Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur Pholcide de l'Ouest Psilochorus hesperus au Canada - 2014

Photo d'un pholcide de l'Ouest (Psilochorus Hesperus) femelle (vue antérieure en plongée) sur un substrat rocheux. Cette araignée, qui porte un sac d'oeufs, a une couleur beige pâle
Vue dorsale d'un mormon adulte, Apodemia mormo, dans son milieu naturel
Photo: © Darren Copley

NON EN PÉRIL
2014

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Liste des figures

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Liste des tableaux

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Information sur le document

Logotype du COSEPAC

Les rapports de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2014. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur lePholcide de l’Ouest ( Psilochorus hesperus) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. xi + 50 p. (Registre public des espèces en péril).

Note de production :

Le COSEPAC remercie Robb Bennett (Ph.D.) d’avoir rédigé le rapport sur la situation du pholcide de l’Ouest ( Psilochorus hesperus) au Canada, en vertu d’un contrat avec Environnement Canada. Jennifer Heron, coprésidente du Sous-comité de spécialistes des arthropodes du COSEPAC, a supervisé la préparation du rapport et l’a édité.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819-953-3215
Téléc. : 819-994-3684
COSEPAC Courriel
COSEPAC site Web

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Status Report on the Species Name Psilochorus hesperus in Canada.

Illustration/photo de la couverture :
Pholcide de l’Ouest -- Photo fournie par Darren Copley.

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2014.

No de catalogue
ISBN

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Logotype du COSEPAC

COSEPAC Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation - mai 2014

Nom commun
Pholcide de l’Ouest
Nom scientifique
Psilochorus hesperus
Statut
Non en peril
Justification de la désignation
Cette petite araignée rare est l’une des deux espèces indigènes de pholcides que l’on trouve au Canada. L’espèce possède une aire de répartition restreinte dans des écosystèmes dominés par les graminées cespiteuses et le pin ponderosa et se trouve seulement dans un habitat spécifique au sein de ces écosystèmes. Elle a besoin d’un microhabitat frais et humide situé sous de grosses roches qui lui permettent de survivre dans des milieux autrement chauds et secs. La capacité de dispersion de l’espèce est limitée, et la taille de ses populations est petite dans ces habitats rocheux isolés. Les sites et les habitats sont potentiellement menacés par l’urbanisation et l’exploitation agricole, la construction de routes et les activités d’entretien des corridors de services publics. Cependant, les menaces générales pesant sur les habitats rocheux spécifiques de cette espèce sont considérées comme étant faibles en ce moment. De plus, il existe un vaste habitat potentiel dans les vallées de la Similkameen et de l’Okanagan où il n’y a pas eu de recherches pour trouver l’espèce. Ces considérations ont mené à la désignation « non en péril ».
Répartition
Colombie-Britannique
Historique du statut
Espèce désignée « non en péril » en mai 2014.

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COSEPAC Résumé

Pholcide de l'Ouest
Psilochorus hesperus

Population des montagnes du Sud
Population des Prairies

Description et importance de l’espèce sauvage

Le Psilochorus hesperus (pholcide de l’Ouest) est une araignée de la famille des Pholcidés qui se caractérise par des organes de copulation spécialisés, des chélicères fusionnés à leur base et la paire distinctive de triades que forment six de ses yeux. Il a de longues pattes filiformes, un petit corps, un sillon en forme de Y sur la tête, des éperons distinctifs sur les chélicères du mâle et des organes génitaux femelles qui ressemblent au pis d’une vache. L’espèce a une capacité de dispersion limitée. 

Un petit nombre des 1 350 espèces nommées de pholcidés vivent dans des fissures sombres non perturbées de bâtiments, notamment dans des sous-sols et des caves. La plupart des espèces de pholcidés vivent toutefois dans des milieux naturels, notamment dans des cavernes, sous des roches et dans des terriers de mammifères abandonnés. Le Psilochorus hesperus n’a pas été trouvé dans des caves ou des sous-sols

Répartition

L’aire de répartition du Psilochorus hesperus s’étend depuis l’est de la Californie jusque dans le sud de l’intérieur de la Colombie‑Britannique, en passant par le Nevada, l’Idaho, l’Utah et l’État de Washington. Au Canada, l’espèce est restreinte à une petite région du bassin intérieur de l’Ouest de la Colombie‑Britannique, soit dans la vallée de la basse Similkameen et le sud de la vallée de l’Okanagan. Il s’agit d’une des deux seules espèces de pholcidés indigènes au Canada. La province compte une autre espèce de pholcidé qui est non indigène.

Habitat

Le Psilochorus hesperus vit au fond de vallées dans les écosystèmes à graminées cespiteuses, à douglas de Menzies et à pin ponderosa, au climat chaud et sec, du sud de l’intérieur de la Colombie‑Britannique. Elle occupe un microhabitat à la surface inférieure de grosses roches relativement stables qui la protègent des températures extrêmes. On la trouve habituellement dans des zones rocheuses (pierriers) relativement fraîches, orientées vers le nord ou l’est et ombragées par une forêt claire ou des arbustes. L’espèce s’aventure sans doute hors de sa résidence rocheuse la nuit quand la température est plus fraiche et a donc besoin de végétation ou d’autres éléments d’habitat non qualifiés à proximité.

Biologie

Le Psilochorus hesperus complète son cycle vital en un an. Les individus occupent de petits territoires sous des roches qui leur conviennent. Les femelles adultes et les juvéniles survivent l’hiver. Des femelles adultes sont présentes toute l’année (diverses classes d’âges) et certaines peuvent survivre deux hivers. Les mâles et les femelles atteignent la maturité au début du printemps; les mâles adultes sont peu susceptibles d’être présents après la fin de l’été. Une femelle fécondée peut produire plusieurs sacs d’œufs, un à la fois. Elle porte dans ses chélicères le sac qui peut contenir jusqu’à deux douzaines d’œufs. La longue période de production d’œufs donne lieu à plusieurs classes d’âge de juvéniles dans une population. L’espèce se disperse et colonise de nouveaux habitats rocheux en se déplaçant la nuit sur de courtes distances.

Taille et tendances des populations

Les tailles et les tendances des populations sont inconnues.

Menaces et facteurs limitatifs

Les principales menaces pour l’espèce sont le développement urbain ou agricole, la construction de routes et les activités d’entretien le long des corridors de transport et de service. Les feux de forêt, les activités de gestion de l’eau, les glissements de terrain et les pesticides sont d’autres menaces. Les facteurs limitatifs comprennent la petite taille des populations, leur isolement par rapport aux autres populations (de grandes étendues de milieux non propices les séparant) et la capacité de dispersion limitée de l’espèce qui pourraient l’empêcher de (re)coloniser de nouveaux habitats.

On compte au moins 16 localités de l’espèce : huit dans la vallée de la basse Similkameen et huit dans le sud de la vallée de l’Okanagan. Un site à Summerland (vallée de l’Okanagan) est constitué d’un muret de blocs de ciment dans un cimetière. Comme on considère que l’espèce occupe encore ce site, il compte parmi les localités de l’espèce. Dans un autre site de la vallée de l’Okanagan qui a été converti à l’agriculture, on présume que l’espèce a disparu, mais on n’a pas vérifié. Il est possible qu’il y ait d’autres populations non signalées à proximité.

Protection, statuts et classements

Le Psilochorus hesperus a été trouvé dans des aires protégées provinciales, notamment l’aire protégée South Okanagan Grasslands (site d’East Chopaka) et la réserve écologique Haynes Lease. Un site se trouve sur une emprise de route adjacente à une propriété privée vouée à la conservation qui appartient à The Nature Trust, et l’espèce est sans doute également présente dans cette aire protégée. La plupart des sites se trouvent sur des terres de la Couronne provinciale non protégées (p. ex. bords de routes ou terres forestières) ou sur des terres autochtones.

Aucune loi fédérale ou provinciale ne protège le Psilochorus hesperus. Aucune cote de conservation mondiale ne lui a été attribuée (GNR). Une cote de situation générale « 2 » (possiblement en péril) s’appliquait à l’échelle du Canada et de la Colombie‑Britannique. On lui a provisoirement attribué la cote nationale N2 (en péril) et la même cote (S2) à l’échelle provinciale.

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Résumé technique

Psilochorus hesperus

Pholcide de l’Ouest

Northwestern Cellar Spider (Nom anglais)

Répartition au Canada :
 Colombie-Britannique

Données démographiques

Durée d’une génération
Un an
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre total d'individus matures?
Déclin inféré en raison de la destruction/dégradation cumulée de l'habitat dans la vallée de l'Okanagan, d'une ampleur inconnue.
Déclin inféré, mais d'une ampleur inconnue.
Pourcentage estimé de déclin continu du nombre total d'individus matures sur [cinq ans OU deux générations]
Inconnu
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix dernières années ou trois dernières générations].
Inconnu
[Pourcentage [prévu ou présumé] [de réduction ou d'augmentation] du nombre total d'individus matures au cours des [dix prochaines années ou trois prochaines générations].
Inconnu
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d'augmentation] du nombre total d'individus matures au cours de toute période de [dix ans ou trois générations] commençant dans le passé et se terminant dans le futur.
Pas de données temporelles sur les populations. Réduction inférée en raison du développement urbain et agricole.
Réduction inférée d'après la destruction/dégradation de l'habitat.
Est-ce que les causes du déclin sont clairement réversibles et comprises et ont effectivement cessé?
La menace du développement urbain et agricole est comprise et elle se poursuivra.
Causes du déclin non réversibles et partiellement comprises; elles n'ont pas cessé.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d'individus matures?
On ne sait pas.

Information sur la répartition

Superficie estimée de la zone d'occurrence
2 376 km² - pour toutes les mentions au Canada
1 773 km² - en excluant le site du cimetière dans le nord de la vallée de l'Okanagan
1773 - 2376 km2
Indice de zone d'occupation (IZO) (valeur selon la grille à carrés de 2 km de côté)
68 km² pour les 17 sites connus;
On s’attend à trouver de 5 à 10 sites actuellement inconnus dans de futurs relevés.
68 km2
La population totale est-elle très fragmentée?
On ne sais pas
Nombre de localitésExtent and Occupancy Information Footnote 1
L'espèce occupe probablement dix autres localités.
> 16
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de la zone d'occurrence?
Déclin inféré en raison de la destruction/dégradation de l'habitat.
Oui, déclin inféré.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de l'indice de zone d'occupation?
• Déclin inféré en raison de la destruction/dégradation de l'habitat, bien qu'il y ait de l'habitat potentiel non inventorié.
Oui, déclin inféré.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de populations?
On ne sait pas.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de localitésExtent and Occupancy Information Footnote 1?
Le nombre de sites dans la vallée de la Similkameen est probablement stable. Il y a un déclin inféré du nombre de sites dans la vallée de l'Okanagan en raison de la destruction/dégradation de l'habitat.
On ne sait pas.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de [la superficie, l'étendue ou la qualité] de l'habitat?
Déclin observé de la qualité et de la superficie d'habitat; la destruction d'habitat par le développement résidentiel, industriel et (surtout) agricole se poursuit.
Oui, déclin observé et inféré.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations?
Peu probable.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de localitésExtent and Occupancy Information Footnote 1?
Peu probable.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence?
Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l'indice de zone d'occupation?
Non

Note de bas de information sur la répartition

Note de bas de information sur la répartition 1

Voir « Définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et IUCN 2010 (en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.

Retour à la première référence de la note de bas de information sur la répartition 1

Nombre d’individus matures (dans chaque population)
PopulationNombre d’individus matures
TotalInconnu

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Analyse quantitative

La probabilité de disparition de l’espèce à l’état sauvage est d’au moins [20 % sur 20 ans ou 5 générations, ou 10 % sur 100 ans]
On ne sait pas.

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou leur habitat)

La principale menace est la destruction d’habitat par le développement résidentiel, industriel et agricole. Des pertes d’habitat pourraient résulter du défrichage à grande échelle (p. ex. pour des lotissements résidentiels), de l’extraction de matériaux rocheux (p. ex. pour la construction de routes) ou de la construction de routes (p. ex. dynamitage). Les feux de forêt, les glissements de terrain, la construction et l’entretien de gazoducs et l’application de pesticides sont d’autres menaces importantes à la plupart des sites. .

Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)

Situation des populations de l’extérieur?
Aucune cote de conservation n'a été attribuée à l'espèce dans les États adjacents (Washington et Oregon).
Les mentions de l'espèce sont plus largement répandues aux États Unis.
Inconnue.
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?
L'espèce pourrait être transportée par l'humain. On ignore s'il y a immigration par des mécanismes de dispersion naturels.
Immigration inconnue, mais possible.
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?
Survie d'immigrants inférée d'après les mentions au site du cimetière de Peach Orchard, dans un milieu par ailleurs non propice à l'espèce.
Oui
Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?
Oui
La possibilité d’une immigration depuis des populations externes existe-t-elle?
On ne sait pas, mais c'est possible.

Nature délicate de l'information sur l'espèce

L'information concernant l'espèce est-elle de nature délicate?
Non

Historique du statut

COSEPAC :
Espèce désignée « non en péril » par le COSEPAC en 2014

Statut et justification de la désignation

Statut
Espèce non en péril
Code alphanumérique
Ne s’applique pas.
Justification de la désignation
Cette petite araignée rare est l’une des deux espèces indigènes de pholcides que l’on trouve au Canada. L’espèce possède une aire de répartition restreinte dans des écosystèmes dominés par les graminées cespiteuses et le pin ponderosa et se trouve seulement dans un habitat spécifique au sein de ces écosystèmes. Elle a besoin d’un microhabitat frais et humide situé sous de grosses roches qui lui permettent de survivre dans des milieux autrement chauds et secs. La capacité de dispersion de l’espèce est limitée, et la taille de ses populations est petite dans ces habitats rocheux isolés. Les sites et les habitats sont potentiellement menacés par l’urbanisation et l’exploitation agricole, la construction de routes et les activités d’entretien des corridors de services publics. Cependant, les menaces générales pesant sur les habitats rocheux spécifiques de cette espèce sont considérées comme étant faibles en ce moment. De plus, il existe un vaste habitat potentiel dans les vallées de la Similkameen et de l’Okanagan où il n’y a pas eu de recherches pour trouver l’espèce. Ces considérations ont mené à la désignation « non en péril ».
Critère A(déclin du nombre total d'individus matures) :
Sans objet. Aucune donnée sur le déclin.
Critère B(petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) :
Sans objet. Bien que la zone d’occurrence et l’IZO zone soient inférieurs aux seuils fixés pour une espèce en voie de disparition et que la qualité globale de l’habit diminue, il y a plus de 10 localités, la population n’est pas gravement fragmentée, et, pour autant qu’on sache, elle ne présente pas de fluctuations extrêmes.
Critère C(nombre d'individus matures peu élevé et en déclin) :
Sans objet. Aucune donnée sur les effectifs de population.
Critère D(très petite population totale ou répartition restreinte) :
Sans objet. Aucune donnée sur les effectifs de population.
Critère E(analyse quantitative) :
Sans objet. Aucune donnée disponible.

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Logotype du COSEPAC

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

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Définitions (2014)

Espèce sauvage

Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.
Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
En voie de disparition (VD)Note de bas de définition a
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
Préoccupante (P)Note de bas de définition b
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
Non en péril (NEP)Note de bas de définition c
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
Données insuffisantes (DI)Note de bas de définition d
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

Note de bas de définition

Note de bas de définition a

Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.

Retour à la référence de la note de bas de définition a

Note de bas de définition b

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

Retour à la référence de la note de bas de définition b

Note de bas de définition c

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

Retour à la référence de la note de bas de définition c

Note de bas de définition d

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

Retour à la référence de la note de bas de définition d

Note de bas de définition e

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

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Description et importance de l’espèce sauvage

Nom et classification

Classe :
Arachnides
Ordre :
Aranéides
Sous-ordre :
Opisthothélés : Aranéomorphes : Haplogynés
Famille :
Pholcidés
Sous-famille :
Modisiminés
Genre :
Psilochorus Simon 1893
Espèce :
Psilochorus hesperus Gertsch et Ivie 1936
Nom commun français :
Pholcide de l'Ouest
Nom commun anglais :
Northwestern Cellar Spider
Northwestern Longlegged Pholcid

Le genre Psilochorus fait partie d’un clade d’araignées pholcidés du Nouveau Monde (Huber, 2005, 2011a) et comprend plus de 40 espèces décrites (Platnick, 2012). La majorité de ces espèces présentent des aires de répartition restreintes dans la région néarctique. Simon (1893) a décrit le genre, Gertsch et Ivie (1936) ont décrit le Psilochorus hesperus, et Slowik (2009) a révisé la nomenclature des espèces néarctique présentes au nord du Mexique. Huber (2000, 2011a) a analysé la phylogénie des pholcidés à l’échelle mondiale. Aucune sous‑espèce du P. hesperus n’a été décrite.

Bien qu’en anglais on appelle lespholcidés des « cellar spiders » (araignées de cave), ce nom s’explique par l’histoire taxinomique de la famille plutôt que par une association particulière avec cet habitat. En effet, le premier genre de la famille des pholcidés qui a été décrit était le genre européen Pholcus (en 1805). Comme le Pholcus phalangioides est étroitement associé aux habitations humaines, il a été accidentellement introduit partout au monde, où il occupe des caves et des sous‑sols. C’est pourquoi on désigne souvent la famille comme les araignées de cave, malgré le fait que la plupart des plus de 1 300 espèces nommées qui en font partie vivent dans des milieux naturels, notamment dans des cavernes, sous des roches et dans des terriers de mammifères abandonnés. Au Canada, le Pholcus phalangioides non indigène est le seul pholcidé qu’on trouve dans des maisons. Il n’y a aucune mention du P. hesperus ou d’une autre espèce de pholcidé associé à des habitations humaines.

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Description morphologique

Les pholcidés sont dépourvus de cribellum (organe de production de soie large et plat situé devant les filières chez diverses araignées) et possèdent des organes génitaux mâles haplogynes (avec un bulbe génital exposé) sur le tarse (le dernier segment) de chaque pédipalpe (les pédipalpes sont une paire d’appendices qui ressemblent à des pattes devant la première paire de pattes de toutes les araignées et qui sont modifiés pour la copulation chez les mâles, mais pas chez les femelles; figure 1b). Les organes génitaux femelles forment une simple plaque ventrale sur l’abdomen et sont dépourvus de l’appareil copulateur complexe de la plupart des araignées femelles. Les pholcidés se distinguent également par leurs chélicères fusionnés à la base et leurs yeux disposés en trois groupes, soit une paire d’yeux médians (absente chez certaines espèces, mais présente chez les Psilochorus)et les six autres yeux formant deux triades caractéristiques.

Les Psilochorus ont de longues pattes filiformes (longueur de chaque tibia de la première paire de pattes > longueur du corps [vs < longueur du corps]; figures 1 et 2), un petit corps (< 4 mm [vs > 4 mm]) et une carapace qui présente un sillon dorsal médian en forme de Y. Chez les mâles, les pédipalpes présentent une structure pointue au bout du fémur qui est fin (vs structure pointue absente et fémur plus gros) et une excroissance fine et simple à l’extrémité du pédipalpe (vs excroissance beaucoup plus grosse et complexe).

Figure 1. Pholcide de l'Ouest mâle (qui a perdu trois pattes, deux sur sa gauche et une sur sa droite) sur un avant bras humain. Remarquez les organes copulateurs (pédipalpes modifiés) devant la tête. Son corps (pattes exclues) mesure environ 2,5 mm. Photo prise par Darren Copley
Pholcide de l'Ouest mâle sur un avant bras humain
Photo: © Darren Copley
Description longue pour la figure 1

Photo d'un pholcide de l'Ouest mâle (vue dorsale) sur un avant-bras humain. Cet individu a perdu trois pattes, deux sur sa gauche et une sur sa droite. On voit les organes copulateurs (pédipalpes modifiés) devant la tête. La carapace est plus pâle que l'abdomen, et celui ci présente une marque centrale allongée entre plusieurs paires de taches sombres. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

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Le mâle a une paire d’éperons pointus et allongés, recourbés vers l’intérieur et semblables à des cornes de bœuf, à la base de ses chélicères fusionnés. Les femelles présentent une paire de bosses rapprochées sur une grande protubérance ventrale de la région copulatoire de l’abdomen qui ressemble à un pis de vache.

Voici un résumé de la description du P. hesperus faite par Slowik (2009). Les spécimens sont petits (longueur du corps de 2,5 mm [mâles, figure 1] à 3,3 mm [femelles; figure 2]). Leur coloration varie du jaune pâle (presque translucide) au brun foncé, l’abdomen étant plus foncé que la carapace; la plupart des spécimens sont pâles. La région des yeux apparaît quelque peu élevée en raison d’un sillon en forme de Y au milieu de la carapace. Le clypéus (situé entre les chélicères et les yeux) fait fortement saillie vers l’avant. La surface dorsale de l’abdomen présente vers l’avant une marque foncée centrale allongée entre plusieurs paires de taches foncées latérales sur un fond pâle. Ces motifs abdominaux peuvent être indistincts ou absents. Gertsch et Ivie (1936), Huber (2000) et Slowik (2009) présentent de plus amples détails sur la morphologie de l’espèce.

Figure 2. Femelle à l'abdomen pâle qui porte un sac d'œufs. Les lignes blanche et noires indiquent les longueurs approximatives du corps et du tibia de la première patte, respectivement. Cette femelle a été photographiée telle que trouvée, s'agrippant à la surface inférieure d'une roche. La longueur du corps (pattes non incluses) est d'environ 3,3 mm. Photo prise par Darren Copley
Femelle à l'abdomen pâle qui porte un sac d'œufs
Photo: © Darren Copley
Description longue pour la figure 2

Photo d'un pholcide de l'Ouest femelle (vue latérale en plongée) sur une roche. Cet individu a une couleur jaune pâle presque translucide et porte un sac d'œufs. Les lignes blanche et noires indiquent les longueurs approximatives du corps et du tibia de la première patte. . De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

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Il existe deux espèces de pholcidés indigènes au Canada. Le Pholcophora americana est commun et répandu dans le sud de l’intérieur de la Colombie‑Britannique et une petite partie du sud de l’Alberta. Le Psilochorus hesperus n’est présent que dans le centre-sud de la Colombie‑Britannique (voir Répartition). Un troisième pholcidé, non indigène, le Pholcus phalangioides (Fuesslin), occupe des bâtiments et d’autres ouvrages anthropiques dans le sud de la Colombie‑Britannique. Les caractères morphologiques qui distinguent ces trois espèces sont évidents. Le Psilochorus hesperus se distingue des autres araignées du même genre par sa répartition, car il s’agit de la seule espèce de Psilochorus présente au nord du centre de l’Oregon dans l’ouest de l’Amérique du Nord (figure 4).

Structure spatiale et variabilité de la population

Aucune étude n’a été menée sur la structure de population ou la génétique du P. hesperus. L’espèce forme probablement des populations génétiquement distinctes (voir p. ex. Keith et Hedin 2012).

Unités désignables

En l’absence de données sur le caractère distinct ou l’importance évolutionnaire des populations, le Psilochorus hesperus est évalué en tant qu’unique unité désignable. L’espèce est présente dans l’aire écologique des montagnes du Sud du COSEPAC (2011).

Importance de l’espèce

Les pholcidés constituent une grande famille d’araignées (plus de 1 300 espèces) (Platnick, 2012) caractérisée par une forte spécialisation de l’habitat. La plupart des espèces ont des aires de répartition restreintes (p. ex. Huber 2000, 2001, 2011b; Slowik, 2009) sous des climats tropicaux humides relativement frais.

Le Psilochorus hesperus est une des deux espèces de pholcidés indigènes au Canada. La majeure partie de l’aire de répartition de l’espèce se trouve dans le Grand Bassin (Slowik, 2009), l’écosystème chaud et sec du centre‑ouest de l’Amérique du Nord qui s’étend au nord jusque dans le bassin intérieur de l’Ouest de la Colombie‑Britannique. L’espèce est adaptée à des microhabitats frais et humides à la surface inférieure de grandes roches dans un milieu par ailleurs chaud et sec.

L’aire de répartition du P. hesperus dans les vallées de l’Okanagan et de la Similkameen chevauche celles d’au moins 204 espèces en péril (Conservation Data Centre de la Colombie‑Britannique, 2013), dont au moins 65 ont été évaluées par le COSEPAC (COSEPAC, 2013).

À ce que l’on sache, l’espèce ne revêt aucune importance culturelle pour les Premières nations de la région (Jones, comm. pers., 2012).

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Répartition

Aire de répartition mondiale

Se trouvant principalement dans la région chaude et sèche du Grand Bassin de l’Amérique du Nord, l’aire de répartition mondiale du Psilochorus hesperus s’étend depuis l’extrême centre‑sud de la Colombie‑Britannique jusqu’à l’est de la Californie, en passant par le centre de l’État de Washington et le sud‑ouest de l’Idaho (figure 3) (Slowik, 2009). Dans l’État de Washington, l’aire de répartition de l’espèce couvre l’intérieur aride de l’État à l’est de la chaîne des Cascades et se rétrécit vers le nord à un seul bassin versant, soit la vallée de la rivière Okanagan (comté d’Okanagan). À  Oroville, l’aire de répartition suit les bassins versants des rivières Similkameen et Okanagan vers le nord en Colombie‑Britannique. L’aire de répartition mondiale de l’espèce couvre moins de 700 000 km2.

Aire de répartition canadienne

Au Canada, le P. hesperus est présent dans le centre‑sud de la Colombie‑Britannique, à la limite nord de son aire de répartition (Slowik, 2009). On a observé l’espèce dans 17 sites (16 où elle est encore présente et un où l’on présume qu’elle a disparu; tableau 2) situés à faible altitude (de 280 à 760 mètres au‑dessus du niveau de la mer) dans les vallées de la Similkameen et de l’Okanagan (figure 4). Moins de 5 % de son aire de répartition mondiale se trouve au Canada.

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Figure 3. Aire de répartition mondiale du Psilochorus hesperus. Les sites aux États Unis sont localisés de façon approximative d'après la carte de répartition de Slowik (2009)
Aire de répartition mondiale du Psilochorus hesperus
Carte: © Slowik, 2009
Description longue pour la figure 3

Carte montrant l'aire de répartition mondiale du pholcide de l'Ouest par des symboles indiquant les endroits où l'on a observé l'espèce. L'espèce est surtout présente dans la région chaude et sèche du Grand Bassin de l'Amérique du Nord, son aire de répartition s'étendant depuis l'extrême centre sud de la Colombie Britannique jusqu'à l'est de la Californie, en passant par le centre de l'État de Washington et le sud ouest de l'Idaho. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

Figure 4. Aire de répartition canadienne du Psilochorus hesperus. Cercles sombres = sites d'occurrence de l'espèce; cercles pâles = sites où l'on a cherché l'espèce. Flèche verte = site du cimetière à Summerland. Flèches rouges = sites de la vallée de l'Okanagan où l'on a récemment cherché l'espèce : (du nord au sud) rive est du lac Skaha (espèce présente en 1996, non trouvée en 2012), McIntyre Rd. (non trouvée en 2001-2011, présente en 2012), Kennedy Flats (présente en 1995, non trouvée en 2009), Haynes Lease/« The Throne » (présente en 1992 à Haynes Lease) et en 2001 et en 2009 à « The Throne », non trouvée en 2012), réserve indienne d'Osoyoos no 1 (présente en 1995, site converti en vignoble plus tard dans cette décennie) et lac Kilpoola (présente en 2007, non trouvée en 2012)
Aire de répartition canadienne du Psilochorus hesperus
Carte : © Slowik, 2009
Description longue pour la figure 4

Carte montrant l'aire de répartition canadienne du pholcide de l'Ouest dans le centre sud de la Colombie Britannique, où il est présent dans les vallées de la Similkameen et de l'Okanagan. Les symboles distinguent les sites d'occurrence de l'espèce et les sites où on l'a cherchée en vain. Des flèches indiquent le site du cimetière à Summerland et les sites de la vallée de l'Okanagan où l'on a récemment effectué des relevés.. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

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Dans la vallée de la Similkameen (figure 4, tableau 2), on a trouvé le P. hesperus à huit sites dans un corridor qui s’étend sur 75 km le long de la rivière Similkameen, depuis les environs du ruisseau Hayes (quelque 10 km à l’est de Princeton, site no 2) jusqu’à la frontière internationale dans le secteur East Chopaka de l’aire protégée South Okanagan Grasslands (site no 5).

Dans la vallée de l’Okanagan (figure 4), on a trouvé l’espèce à neuf sites de Summerland (site no 12, site le plus au nord) à Osoyoos (site no 11, site le plus au sud). Le site de Summerland se trouve dans un cimetière loin des autres sites (voir les sections Importance de l’espèce et Déplacements et dispersion).

Les sites des vallées de la Similkameen et de l’Okanagan pourraient représenter des populations isolées. Ces rivières sont des tributaires du réseau hydrographique du fleuve Columbia et se rejoignent environ 12 km au sud de la frontière à Oroville (État du Washington). L’espèce a été observée près d’Oroville (tableau 2) et dans des sites situés à environ 30 km au sud, vers la vallée du Columbia (figure 3).

Zone d’occurrence et zone d’occupation

Lorsqu’elle est calculée pour toutes les mentions (17 sites), la superficie de la zone d’occurrence de l’espèce au Canada se chiffre à 2 376 km2 (Filion, comm. pers., 2012). Si l’on exclut le site du cimetière (site no 12 à Summerland) et un site où l’on présume que l’espèce a disparu en raison du développement agricole (site no 11 dans la réserve indienne d’Osoyoos no 1), la superficie de la zone d’occurrence est réduite à 1 429 km2.

L’indice de la zone d’occupation (IZO), calculée selon un quadrillage à carrés de 2 km de côté, se chiffre à 68 km2 (Filion, comm. pers., 2012). Si l’on exclut le site où l’on présume que l’espèce a disparu, l’IZO est de 64 km2. Ces valeurs sont sans doute des sous‑estimations, car l’espèce pourrait être présente dans des sites non découverts du côté est de la vallée de l’Okanagan entre Oliver et Osoyoos et dans la vallée de la Similkameen, en particulier sur des terres autochtones entre Hedley et la frontière internationale. D’après des images Google Earth (Google Inc., 2011) et les zones classées « rock/talus/sandbar » (roches, talus et barres de sable) dans la cartographie des types de végétation et d’habitat du Public Utility District No. 1 of Okanogan County (2009), on estime à 2 km2 la superficie des milieux rocheux qui pourraient convenir à l’espèce (Bennett, comm. pers., 2012).

Activités de recherche

Les premiers relevés des araignées dans la province remontent aux années 1970, mais aucune araignée de la famille des pholcidés n’a été signalée en Colombie‑Britannique avant les années 1980 (voir West et al., 1984, 1988). Des relevés des pholcidés ont été réalisés de 2001 à 2012 dans le sud de la province (tableau 3; figure 5) dans des milieux connus pour abriter le P. hesperus, notamment des prairies, des forêts claires de douglas de Menzies (Pseudotsuga menziesii) et de pins ponderosas (Pinus ponderosa) et des milieux rocheux relativement xériques (tableau 1). La plupart des sites des relevés se trouvaient au bord de routes ou à quelques centaines de mètres de routes.

Tableau 1. Tableau résumant les renseignements généraux sur les secteurs xériques de la Colombie Britannique où l'on a cherché des pholcidés de 2001 à 2012. Les renseignements présentés sont le nom du bassin hydrographique, le nom du cours d'eau et la zone générale visée par le relevé.

Tableau 1. Renseignements généraux sur les secteurs xériques de la Colombie Britannique où l'on a cherché des pholcidés de 2001 à 2012. Tous les relevés ont été réalisés par R.G. Bennett et al. Le Pholcophora americana était largement répandu dans la plupart des secteurs visés, tandis que le Psilochorus hesperus n'était présent que dans la vallée de la Similkameen et certaines parties du sud de la vallée de l'Okanagan. Voir à la figure 5 les autres sites des relevés des araignées en Colombie Britannique.
Bassin hydrographiqueCours d'eauZone générale visée par le relevé
Fraser/ThompsonFleuve FraserDe Lytton à Williams Lake, y compris quelques petits tributaires
Fraser/ThompsonRivière ThompsonDe Lytton à Cache Creek, Kamloops et Salmon Arm, y compris quelques petits tributaires
Fraser/ThompsonRivière NicolaDe Spences Bridge aux lacs Stump et Douglas
Fraser/ThompsonRivière ChilcotinDu ruisseau Riske/Beecher Prairie au canyon Farwell
Fraser/ThompsonRivière SetonDu lac Anderson à Mission Ridge
Fraser/ThompsonRivière Bridge Du barrage du lac Carpenter à Lillooet
Fraser/ThompsonRivière YalakomDu ruisseau Ore à Moha
SimilkameenRivière SimilkameenDu ruisseau Whipsaw à Chopaka
SimilkameenRivière TulameenDu lac Otter/Tulameen à Princeton
SimilkameenRuisseau AllisonDe 7 Mile à Princeton
SimilkameenRivière AshnolaDu site récréatif Buckhorn à la rivière Similkameen
OkanaganRivière OkanaganNombreux sites entre Armstrong et Osoyoos
KettleRivière KettleChristian Valley au ruisseau Rock et de Grand Forks au lac Christina
KettleRivière GranbyDu ruisseau Volcanic à Grand Forks
Columbia/KootenayFleuve ColumbiaDe Trail à Waneta
Columbia/KootenayRivière KootenayDu lac Whiteswan/Canal Flats au lac Koocanusa/Grasmere; Grohman Narrows (Nelson); divers tributaires

Comme les pholcidés indigènes du Canada sont de petites araignées discrètes qui se déplacent rapidement, ils nécessitent une recherche ciblée et des techniques d’échantillonnage particulières. Les relevés du Psilochorus hesperus combinent la collecte manuelle (en fouillant l’habitat) et la capture au piège-fosse. La collecte manuelle est la meilleure façon de déterminer la présence des pholcidés et la principale méthode utilisée dans les relevés de ces araignées (Bennett, données inédites). La capture au piège‑fosse est une méthode d’échantillonnage passif qui consiste à enfoncer un contenant au ras du sol, d’y verser un agent de conservation et de le laisser en place jusqu’à un mois pour déterminer les arthropodes présents. Il s’agit d’une méthode efficace pour la surveillance à long terme des pholcidés et la détection de populations inconnues.

Depuis 15 ans, on a effectué plus de 195 heures-personnes de recherche manuelle du P. hesperus, la majeure partie de ces activités de recherche ayant été menées ces quelques dernières années par un à trois spécialistes des araignées dans des habitats potentiels de l’espèce. On dispose également des résultats d’échantillonnages au piège-fosse (dans au moins 12 sites) pour les années 1991, 1994 et 1995 (tableaux 2 et 3).

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Tableau 2. Tableau résumant les mentions du pholcide de l'Ouest dans le sud de la Colombie Britannique. Le tableau présente pour chaque site son numéro, la date de récolte des spécimens, la réalisation ou non d'un relevé en 2012, la localisation du site, ses coordonnées géographiques, une description de l'habitat, le nom de la personne qui a récolté les spécimens et l'effort de recherche.

Tableau 2. Mentions du Psilochorus hesperus dans le sud de la Colombie Britannique et activité de recherche en 2012. Abréviations : CDD – C.D. Dondale; GGES – G.G.E. Scudder; LR – L. Ramsay; RGB – R.G. Bennett; WDC – W.D. Charles. Les données de latitude, de longitude et d'altitude proviennent de Google Earth 6.1 (Google Inc., 2011). Tous les spécimens ont été déposés au Royal British Columbia Museum à Victoria (Colombie Britannique) sauf ceux recueillis par WDC et GGES et identifiés par CDD qui se trouvent dans la Collection nationale canadienne d'insectes et d'arachnides à Ottawa (Ontario).
No du siteAnnéeDate de récolteRelevé de 2012SitePropriété
foncière
Altitude (m)HabitatRécolteur (R) et
identificateur (ID)
Effort de recherche (heures)
1200126 sept.
2001
Aucun relevé effectuéCAN. : C.‑B. : à l'est de Hedley, près d'un petit cours d'eau franchi par l'extrémité sud de la route Hedley-NickelplateInconnue540Dessous de roches, forêt claire de pins ponderosa, beaucoup de LatrodectusRGB1
220081er mai
2008
Espèce présenteCAN. : C.‑B. : à l'est de Princeton, Bromley Rock, Old Hedley Road, ~8 km à l'ouest du pont de la route 3.Couronne provinciale : parc571Dessous de roches  en tas au bord de la route, forêt claire de douglasRGB1
-201217 juillet
2012
Espèce présenteCAN. : C.‑B. : à l'est de Princeton, Bromley Rock, Old Hedley Road, ~8 km à l'ouest de l'intersection avec la route 3.Couronne provinciale : parc571Dessous de roches  en tas au bord de la route, forêt claire de douglas, site orienté au sud et ombragé par des douglas et des arbustesCC, DC, RGB3
3201217 juillet 2012Espèce présenteCAN. : C.‑B. : à l'est de Princeton, Old Hedley Road, ~ 12,5 km à l'est de la jonction avec la route 5AProbable-ment Couronne provinciale (MoTH)600Dessous de roches, à la base d'un talus stabilisé le long de la route, forêt claire de douglas, site orienté au sud et ombragé par des douglas et des herbes hautes.CC, DC, RGB3
4201020 juillet 2010Espèce présenteCAN. : C.‑B. : à l'est de Princeton, Old Hedley Road, ~ 2 km au nord-ouest de Bromley Rock, à l'intersection avec le gazoduc et les lignes électriquesProbable-ment Couronne provinciale (MoTH)580Dessous de rochesRGB, CC, DC (R)
RGB (ID)
3
-201217 juillet 2012Espèce présenteCAN. : C.‑B. : à l'est de Princeton, Old Hedley Road, ~ 2 km au nord-ouest de Bromley Rock, à l'intersection avec le gazoduc et les lignes électriquesProbable-ment Couronne provinciale (MoTH)580Dessous de roches, à la base d'un talus stabilisé le long de la route, forêt claire de douglas, site orienté au sud et ombragé par des douglas et des arbustes.CC, DC, RGB3
520083 mai 2008Espèce présenteCAN. : C.‑B. : East Chopaka, aire protégée South Okanagan Grasslands, ~2 km au sud‑ouest du lac KilpoolaCouronne provinciale : parc890Dessous de roches, affleurement rocheux, pente orientée vers l'est.RGB1
-201217 juillet 2012Espèce présenteCAN. : C.‑B. : East Chopaka, aire protégée South Okanagan Grasslands, ~2 km au sud‑ouest du lac KilpoolaCouronne provinciale : parc890Dessous de roches, affleurement rocheux, pente orientée vers l'est (la pente orientée vers l'ouest de l'autre côté de la crête n'abritait pas le P. hesperus)CC, DC, RGB3
619968 août
1996
Espèce pas trouvéeCAN. : C.‑B. : rive est du lac Skaha, ~ 4,5 km au sud de PentictonInconnue; très près d'une propriété de Nature Trust346Pièges-fosses dans un peuplement de purshies tridentéesGGES (R)
RGB (ID)
Inconnu
7200731 mai
2007
Espèce pas trouvéeCAN. : C.‑B. : rive nord du lac Kilpoola, à l'ouest d'Osoyoos, près de la routeProbable-ment Couronne provinciale821Dessous de roches  en tas, milieu ouvertRGB3
819929 avril – 8 sept. 1995Aucun relevé en 2012; espèce pas trouvée en 2009CAN. : C.‑B. : près d'Oliver, Kennedy Flats / canyon McIntyreInconnue340-450Pièges-fosses dans des peuplements de purshies tridentées, plusieurs sites autour des coordonnées géographiques indiquées.GGES (R)
RGB (ID)
Inconnu
9200128 sept.
2001
Espèce pas trouvéeCAN. : C.‑B. : à côté de la route 22, Haynes Lease, paroi rocheuse sur « The Throne », au sud d'OliverCouronne provinciale; réserve écologique390Dessous de roches, site dégagé exposé au sud.RGB2
-200923 juin
2009
Espèce pas trouvéeCAN. : C.‑B. : à côté de la route 22, Haynes Lease, paroi rocheuse sur « the Throne », au sud d'OliverCouronne provinciale : réserve écologique390Dessous de roches, site dégagé exposé au sud.RGB2
-19928 août -9 sept.
1992
Espèce pas trouvéeCAN. : C.‑B. : Oliver, Haynes LeaseCouronne provinciale : réserve écologique360Pièges-fosses dans un peuplement de purshies tridentées et de cactus.GGES (R)
CDD (ID)
Inconnu
1019927 sept. -4 oct.
1992
Aucun relevéCAN. : C.‑B. : Osoyoos, East BenchPrivée?393Pièges-fosses dans un peuplement de purshies tridentées près d'une conduite d'irrigation dans une zone agricole et résidentielle.GGES (R)
CDD (ID)
Inconnu
1119957 juillet -3 oct.
1995
Site converti à l'agricultureCAN. : C.‑B. : Osoyoos, réserve indienne d'Osoyoos no 1Terre fédérale : réserve indienne350Pièges-fosses dans des peuplements de purshies tridentées, plusieurs sites autour des coordonnées géographiques indiquées.GGES (R)
RGB (ID)
Inconnu
12198210 août 1982Espèce présenteCAN. : C.‑B. : Summerland, cimetière Peach OrchardPrivée372Pièges-fosses dans un peuplement d'armoises en haut du cimetière.WDC (R)
RGB (ID)
Inconnu
-201216 juillet 2012Espèce présenteCAN. : C.‑B. : Summerland, cimetière Peach OrchardPrivée372Dessous de blocs de cimentCC, DC, RGB3
13201216 juillet 2012Espèce présenteCAN. : C.‑B. : lac Vaseux, McIntyre Road, talus ~ 0,2 km à l'est de la route 97Inconnue; peut-être dans une aire protégée376Dessous de roches, éboulis orienté vers le sud‑ouest, ombragé par un peuplement dense d' Amelanchier alnifolia. Site visité plusieurs fois de 2001 à 2011 sans qu'on y trouve le P. hesperus.CC, DC, RGB3
14201217 juillet 2012Espèce présenteCAN. : C.‑B. : à l'ouest de Hedley, Old Hedley Road, ~1 km à l'ouest de l'intersection avec la route 3Couronne provinciale (MoTH)548Dessous de roches, au sud de l'emprise des lignes électriques, forêt claire de douglas, pente ombragée orientée vers le sud.CC, DC, RGB3
15200530 août 2005Espèce présenteCAN. : C.‑B. : à l'ouest de Hedley, Old Hedley Road, ~2 km à l'ouest de l'intersection avec la route 3Couronne provinciale (MoTH)549Dessous de roches, au sud de l'emprise des lignes électriques, forêt claire de douglasRGB2
16200629 mai 2006Espèce présenteCAN. : C.‑B. : à l'ouest de Hedley, Old Hedley Road, 3,2 km à l'ouest du pont de la route 3Couronne provinciale (MoTH)552Dessous de roches, au sud de l'emprise des lignes électriques, forêt claire de douglasRGB, LR (R) RGB (ID)2
-201217 juillet 2012Espèce présenteCAN. : C.‑B. : à l'ouest de Hedley, Old Hedley Road, site récréatif du Forest Service, ~3,2 km à l'ouest de l'intersection avec la route 3Couronne provinciale552Dessous de roches, au sud de l'emprise des lignes électriques, forêt claire de douglasCC, DC, RGB3
17201217 juillet 2012Espèce présenteCAN. : C.‑B. : à l'ouest de Keremeos, Ashnola River Rd, pente orientée vers l'est, rive ouest de la rivière au-dessus de la gorge, ~1,7 km en amont du premier pontCouronne provinciale (MoTH)571Dessous de roches, forêt claire de douglas, site ombragé orienté vers l'estCC, DC, RGB3
-201217 juillet 2012Espèce présenteCAN. : C.‑B. : à l'ouest de Keremeos, Ashnola River Rd, pente orientée vers l'ouest, rive est de la rivière près de son embouchureBC Crown (MoTH)469Dessous de roches, site ombragé orienté vers l'ouest CC, DC, RGB3
Sans objet19957 juillet -10 sept. 1995Aucun relevéÉ.-U. : État de Washington : Oroville, juste au sud de la frontière internationaleSans objet360Pièges-fosses dans un milieu inconnuGGES (R)
RGB (ID)
Inconnu

Tableau 3. Tableau résumant les activités de recherche infructueuses du P. hesperus dans des habitats potentiels. Le tableau présente pour chaque site la période au cours de laquelle les relevés ont été effectués, les coordonnées géographiques, l'altitude, les remarques, le ou les auteurs des relevés et l'effort de recherche.

Tableau 3. Activités de recherche infructueuses du P. hesperus dans des habitats potentiels. Abréviations : CC – C. Copley; DC – D. Copley; MF – M. Fairbarns; RGB – R.G. Bennett. Les données de latitude, de longitude et d'altitude proviennent de Google Earth 6.1 (Google Inc., 2011). Les spécimens de référence d'autres espèces recueillies dans ces sites se trouvent au Royal British Columbia Museum, à Victoria (Colombie Britannique).
PériodeSite où l'espèce a été cherchéeAltitude (m)RemarquesAuteur(s) des relevésEffort de recherche (heures)
----Heures totales147
2001-2011CAN. : C.‑B. : près du lac White, Fairview/White Lake Road~ 540Dessous de roches et autres habitats potentielsRGB et al.12
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : White Lake Ranch630Dessous de roches, de bois et de débris du ranchRGB1
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : route 3A, rive sud du lac Yellow800Dessous de roches et de boisRGB4
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : White Lake Rd, lits de schiste, au nord de la station de radiotélescope572Dessous de rochesRGB1
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : près du lac Mahoney, Green Lake Road475Dessous de roches et de boisRGB3
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : près du parc provincial Okanagan Falls~ 340Dessous de roches et de boisRGB2
1994 - 2011CAN. : C.‑B. :  le long de la rive ouest du lac Vaseux340Dessous de roches et de boisRGB3
2001-2011CAN. : C.‑B. : lac Vaseux, McIntyre Road, talus ~ 0,2 km à l'est de la route 97~350-390Dessous de roches et de bois (le P. hesperus était présent au site en 2012 – voir le tableau 2)RGB9
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : près d'Oliver, Kennedy Flats / canyon McIntyre450Dessous de roches et de boisRGB3
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : près du lac Vaseux, divers sites  le long de la McIntyre Ck. Road~ 360-500Dessous de roches et de boisRGB et al.12
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : Oliver, près de la station de géologie de l'UBC~ 480Dessous de roches et de boisRGB et al.3
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : Osoyoos, divers endroits du côté est du lac Osoyoos (« Nk'Mip Pocket Desert »)~ 340Dessous de roches et de boisRGB et al.6
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : Osoyoos, divers endroits sur le versant est du mont Kruger au-dessus du terrain de golf~ 360-470Dessous de roches et de bois et vache en décompositionRGB, MF3
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : Osoyoos, entre le col Richter et le sommet du mont Kobau~ 660-1800Dessous de roches et de bois. (Site également échantillonné dans l'étude de Blades et Maier, 1996)RGB, MF6
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : près de la rive nord-est du lac Kilpoola, à l'ouest d'Osoyoos, près de la route830Dessous de roches et de boisRGB1
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : ~1,1 km au sud du lac Kilpoola, pâturage, près de la route800Dessous de roches et de boisRGB1
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : ~1,3 km au sud du lac Kilpoola, sommet d'une crête, à l'ouest de la route990Dessous de roches et de boisRGB, MF4
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : aire protégée East Chopaka, ~3,5 km au sud‑ouest du lac Kilpoola940Dessous de rochesRGB1
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : aire protégée East Chopaka, ~4,5 km à l'ouest du lac Kilpoola1000Dessous de rochesRGB1
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : aire protégée East Chopaka, ~3,6 km à l'ouest du lac Kilpoola, ferme abandonnée940Dessous de bois et de débris de la fermeRGB1
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : aire protégée East Chopaka, ~3,6 km à l'ouest du lac Kilpoola, juste à l'ouest de la ferme abandonnée950Dessous de rochesRGB1
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : aire protégée East Chopaka, ~3,4 km à l'ouest du lac Kilpoola970Dessous de roches et de bois, zone perturbée (débris de coupe forestière et pâturage de bovins)RGB1
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : Chopaka, route 3 à l'intersection de la Chopaka/Nighthawk Rd, à l'ouest de celle‑ci470Dessous de bois et d'autres débris dans un pâturage intensément broutéRGB, MF2
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : juste au nord‑ouest du poste frontalier Chopaka/Nighthawk460Dessous de roches et de bois dans des ravins peu profondsRGB, MF3
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : Cawston, divers endroits le long de l'Old Fairview Rd et du ruisseau Blind~ 490- 900Dessous de roches et de boisRGB et al.8
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : Hedley, Hedley/Nickelplate Rd, sommet de l'éboulis en haut de la première série de lacets de la route980Dessous de roches, de bois et d'autres débrisRGB, CC, DC3
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : près de Keremeos, plusieurs sites dans la vallée de la rivière Ashnola~ 700-1000Dessous de roches, de bois et d'autres débrisRGB et al.18
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : Princeton, ~ 14 km au nord sur la route 5a760Dessous de rochesRGB, CC, DC3
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : Princeton, ~ 9 km au nord sur la route 5a, à l'intersection de la Summers Ck. Road725Dessous de roches et de boisRGB, CC, DC3
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : Tulameen, à l'entrée sud du village, le long du sentier transcanadien780Dessous de roches et de boisRGB1
1994 - 2011CAN. : C.‑B. : Coalmont, du côté nord du village, le long du sentier transcanadien750Dessous de roches et de boisRGB1
16.vii.
2012
CAN. : C.‑B. : Summerland, mont Giants Head820Dessous de roches et de bois, versants nord et sud près du sommet, forêt claire de douglas, sites ombragésCC, DC et RGB3
16.vii.
2012
CAN. : C.‑B. : Penticton, lac Madeline/Max500Dessous de roches, de bois et d'autres débris, pente orientée vers l'est au bord d'un champ abandonné, forêt claire de douglas, site ombragéCC, DC et RGB3
16.vii.
2012
CAN. : C.‑B. : rive est du lac Skaha, ~ 4,5 km au sud de Penticton, propriété de NatureTrust à un étang au bord de la route346Dessous de roches, de bois et d'autres débris, pentes orientées vers l'ouest et le nord‑ouest au sud de l'étang, forêt claire de douglas, site perturbéCC, DC et RGB3
16.vii.
2012
CAN. : C.‑B. : Okanagan Falls, Allendale Rd, au nord des vignobles Blue Mtn446Dessous de roches et de bois, pentes orientées vers l'ouest, forêt claire de douglas, sites ombragésCC, DC et RGB3
17/vii.
2012
CAN. : C.‑B. : au bord de la route 22, Haynes Lease, paroi rocheuse sur « The Throne », au sud d'Oliver390Dessous de roches, milieu ouvert exposé au sud ( P. hesperus présent dans des relevés antérieurs)CC, DC et RGB2
17.vii.
2012
CAN. : C.‑B. : Oliver, Haynes Lease360Dessous de bois et d'autres débris, peuplement de cactus à l'ouest du Throne ( P. hesperus présent dans des relevés antérieurs)CC, DC et RGB1
17.vii.
2012
CAN. : C.‑B. : rive nord du lac Kilpoola, à l'ouest d'Osoyoos, près de la route82Dessous de roches empilées, milieu ouvert ( P. hesperus présent dans des relevés antérieurs)CC, DC et RGB3
17.vii.
2012
CAN. : C.‑B. : aire protégée East Chopaka, ~2 km au sud‑ouest du lac Kilpoola890Dessous de roches, affleurement rocheux, pente orientée vers l'ouest (le P hesperus est présent sur la pente orientée vers l'est de l'autre côté de la crête)CC, DC et RGB3

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Figure 5. Carte de la Colombie Britannique montrant toutes les mentions du Psilochorus hesperus (carrés orange) et du pholcidé indigène apparenté Pholocophora americana (triangles bleus), ainsi que les sites des inventaires des araignées menés dans la province de 2006 à 2013 (points noirs; chaque point représente au moins 1,5 heure d'effort de recherche, tout comme bon nombre des autres symboles). Carte produite par Alain Filion
Carte de la Colombie Britannique montrant toutes les mentions du Psilochorus hesperus
Photo : © Alain Filion
Description longue pour la figure 5

Carte de la Colombie Britannique montrant par des symboles 1) toutes les mentions du Psilochorus hesperus (carrés orange), 2) toutes les mentions du pholcidé indigène apparenté Pholocophora americana (triangles bleus) et 3) les sites des inventaires des araignées menés en Colombie Britannique de 2006 à 2013. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

Tableau 4. Tableau qui présente les menaces pesant sur le pholcide de l'Ouest (17 sites) au Canada, d'après le calculateur des menaces IUCN-CMP. .

Tableau 4. Résumé des menaces pesant sur le Psilochorus hesperus à chaque site, d'après le calculateur des menaces IUCN-CMP.
Numéro du siteNom du sitePropriété foncière1.12.13.24.14.27.18.29.310.311.3
Total des sites--41911817173617
1CAN. : C.‑B. : à l'est de Hedley, près d'un petit cours d'eau franchi par l'extrémité sud de la route Hedley-NickelplateInconnue--x?xxxx-xx
2CAN. : C.‑B. : à l'est de Princeton, Bromley Rock, Old Hedley Road, ~8 km à l'ouest du pont de la route 3.Couronne provinciale--x?xxxx-xx
3CAN. : C.‑B. : à l'est de Princeton, Old Hedley Road, ~ 12,5 km à l'est de la jonction avec la route 5AProbablement Couronne provinciale (Ministry of Transportation)--x?xxxx-xx
4CAN. : C.‑B. : à l'est de Princeton, Old Hedley Road, ~ 2 km au nord‑ouest de Bromley Rock, à l'intersection avec le gazoduc et les lignes électriquesProbablement Couronne provinciale (Ministry of Transportation)--x?xxxx--x
5CAN. : C.‑B. : East Chopaka, aire protégée South Okanagan Grasslands, ~2 km au sud‑ouest du lac KilpoolaCouronne provinciale-----xx--x
6CAN. : C.‑B. : rive est du lac Skaha, ~ 4,5 km au sud de PentictonInconnue; près d'une aire de conservation de Nature Trustx--x-xx--x
7CAN. : C.‑B. : rive nord du lac Kilpoola, à l'ouest d'Osoyoos, près de la routeProbablement Couronne provinciale-----xx--x
8CAN. : C.‑B. : près d'Oliver, Kennedy Flats / canyon McIntyreInconnue---x-xx--x
9CAN. : C.‑B. : à côté de la route 22, Haynes Lease, paroi rocheuse sur « the Throne », au sud d'OliverCouronne provinciale : réserve écologique-----xxx-x
10CAN. : C.‑B. : Osoyoos, East BenchPrivée?x----xxx-x
11CAN. : C.‑B. : Osoyoos, réserve indienne d'Osoyoos no 1Terre fédérale : réserve indiennex?x?---x?x?x?-x?
12CAN. : C.‑B. : Summerland, cimetière Peach OrchardPrivéex----xx-xx
13CAN. : C.‑B. : lac Vaseux, McIntyre Road, talus ~ 0,2 km à l'est de la route 97Inconnue; peut‑être dans une aire protégée--x?x-xx-xx
14CAN. : C.‑B. : à l'ouest de Hedley, Old Hedley Road, ~1 km à l'ouest de l'intersection avec la route 3Couronne provinciale--x?xxxx-xx
15CAN. : C.‑B. : à l'ouest de Hedley, Old Hedley Road, ~2 km à l'ouest de l'intersection avec la route 3Couronne provinciale--x?xxxx-xx
16CAN. : C.‑B. : à l'ouest de Hedley, Old Hedley Road, site récréatif du Forest Service, ~3,2 km à l'ouest de l'intersection avec la route 3Couronne provinciale--x?xxxx-xx
17CAN. : C.‑B. : à l'ouest de Keremeos, Ashnola River Rd, pente orientée vers l'ouest, rive est de la rivière Ashnola près de son embouchureCouronne provinciale--x?xxxx-xx

Les relevés confirment que le P. hesperus est restreint à des habitats rocheux dans une étroite bande de basse altitude dans la vallée de la Similkameen et à des sites dispersés dans le sud de la vallée de l’Okanagan (figure 5). Des relevés ont été réalisés dans des milieux urbains de la région, et l’espèce n’a pas été signalée dans des caves ou d’autres structures anthropiques en milieu urbain par le passé, ni dans des relevés récents la visant expressément.

Jusqu’à maintenant, les relevés réalisés dans la vallée de la basse Similkameen visaient la partie nord‑est de la vallée, y compris la vallée de la rivière Ashnola. On ignore la répartition du P. hesperus sur les terres de la bande indienne de la basse Similkameen qui sont situées dans la partie sud‑ouest de la vallée (plus de 17 000 ha de Hedley jusqu’à la frontière internationale, en passant par Keremeos et Cawston [Statistique Canada, 2012a]). Toutefois, les habitats rocheux propices à l’espèce sont peut‑être largement séparés au sud de Cawston (voir les types d’habitats désignés « Other » dans Public Utility District No. 1 of Okanogan County [2009]).

Les relevés effectués dans la vallée de l’Okanagan ont visé les sites connus et les habitats potentiels pour lesquels on a obtenu une permission d’accès. De grandes étendues de terrain du côté est de la vallée (p. ex. environ 13 000 ha de terres autochtones près d’Oliver, d’Osoyoos et du lac Osoyoos [Statistique Canada, 2012a]) contiennent peut-être un habitat potentiel du P. hesperus, d’après certaines mentions antérieures (p. ex. dans la réserve indienne d’Osoyoos no 1).

Les talus d’éboulis non stabilisés ne sont pas considérés comme propices à l’espèce. On a peu cherché l’espèce dans la partie de la vallée de la Similkameen située dans l’État de Washington (Crawford, comm. pers., 2012). Il y a toutefois dans cette région beaucoup de milieux non propices à l’espèce, comme la plaine basse alcaline au sud du poste frontalier Chopaka/Nighthawk, des prairies à armoise et des pentes de limon érodées entre le village de Nighthawk près de la frontière et Shanker’s Bend (États‑Unis) (voir les types de végétation et d’habitats dans Public Utility District No. 1 of Okanogan County [2009]).

Par contre, le Pholcophora americana, qui est plus commun et plus répandu que le P. hesperus, a été largement signalé dans le sud de la Colombie‑Britannique (figure 5). Depuis 2006, beaucoup d’activités de recherche ont visé les araignées dans l’ensemble de la province (Copley, comm. pers., 2013) (figure 5). Chaque point noir sur la figure 5 représente un effort de recherche d’au moins 1,5 heure par site depuis 2008.

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Habitat

Besoins en matière d’habitat

Le Psilochorus hesperusest associé à des milieux chauds et secs caractéristiques de l’écosystème du Grand Bassin. En Colombie‑Britannique, les écosystèmes sont décrits comme des zones biogéoclimatiques selon un système de classification de la végétation mis au point par le Ministry of Forests (2009) de la province. L’habitat du Psilochorus hesperus se trouve dans les zones biogéoclimatiques à graminées cespiteuses (steppe à armoise) et à pin ponderosa (forêt-parc) de l’Écoprovince intérieure sud (Southern Interior Ecoprovince) dans les parties les plus méridionales des vallées de la Similkameen et de l’Okanagan (Demarchi, 2011; figure 4). L’espèce occupe des sites xériques de la variante la plus sèche de la zone à graminées cespiteuses (sous-zone BGxh1 : Very Hot Dry Bunchgrass) et des bordures de la zone à pin ponderosa (sous-zone PPxh1 : Very Hot Dry Ponderosa Pine) (Ministry of Forests de la Colombie‑Britannique, 2009).

Le Psilochorus hesperusest associé à la surface inférieure de roches qui lui offrent des conditions microclimatiques stables, fraîches et humides dans un milieu par ailleurs chaud (figures 7 à 12 et 14) (Bennett, données inédites; Crawford, comm. pers., 2013). La surface inférieure de ces roches n’épouse pas la surface du substrat sous‑jacent, ce qui laisse de l’espace dans lequel les individus peuvent se déplacer (Bennett, données inédites). Les roches occupées sont stables et peu susceptibles d’être délogées (c.‑à‑d. que les roches dans les talus d’éboulis actifs ne constituent pas un milieu propice à l’espèce). Il est difficile de généraliser les dimensions de l’habitat rocheux de l’espèce, mais il semblerait que chaque femelle ait besoin d’un espace de 10 à 15 cm de diamètre (Bennett, données inédites).

Les roches occupées par le P. hesperus sont habituellement abritées contre l’exposition au soleil toute la journée (figures 6 à 9) (Bennett, données inédites) par une forêt claire dominée par le douglas de Menzies (Pseudotsuga menziesii), le pin ponderosa [Pinus ponderosa]), des arbustes comme l’holodisque discolore (Holodiscus discolor) et d’autres végétaux caractéristiques de ces écosystèmes. On trouve plus rarement l’espèce dans des milieux rocheux à graminées cespiteuses sans couvert forestier. En l’absence de végétaux qui offrent de l’ombre, les roches sur des pentes orientées vers le nord ou l’est sont plus susceptibles d’abriter l’espèce que des roches semblables sur des pentes orientées vers le sud ou l’ouest.

Les mentions du Psilochorus hesperus sur des substrats de bois sont considérées comme des anomalies (Bennett, données inédites; R. Crawford, comm. pers., 2013).

Figure 6. Site Chopaka East de l'aire protégée South Okanagan Grasslands situé à environ 2 km au sud ouest du lac Kilpoola (à l'ouest d'Osoyoos), à une altitude d'environ 890 m, en juillet 2012. Cette population a été signalée pour la première fois en 2008. Bon nombre de ces roches abritent le P. hesperus sur une pente orientée vers le nord est, et l'ombre des arbustes lui assure une bonne protection
Site Chopaka East de l'aire protégée South Okanagan Grasslands
Photo : juillet, 2012
Description longue pour la figure 6

Photo du site Chopaka East qui abrite le pholcide de l'Ouest dans l'aire protégée South Okanagan Grasslands, au sud ouest du lac Kilpoola. La photo montre une pente rocheuse orientée vers le nord est où des arbustes et d'autres végétaux offrent de l'ombre. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

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Figure 7. Habitat du Psilochorus hesperus le long de l'Old Hedley Road, juste à l'est du ruisseau Hayes, environ 12,5 km à l'est de la jonction avec la route 5A près de Princeton, à une altitude d'environ 600 m, en juillet 2012. Vue vers l'est. De nombreuses roches sur la photo abritent le P. hesperus.
Habitat du Psilochorus hesperus le long de l'Old Hedley Road
Photo : juillet 2012
Description longue pour la figure 7

Photo de l'habitat du pholcide de l'Ouest le long de l'Old Hedley Road, à l'est du ruisseau Hayes. La photo montre des roches ainsi que des graminées et d'autres végétaux qui procurent de l'ombre. Bon nombre de ces roches ont une surface inférieure qui n'épouse pas le substrat et offrent ainsi à l'espèce un microclimat stable et frais. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

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Figure 8. Milieux propices et non propices au P. hesperus à l'escarpement de la McIntyre Road, juste à l'est du lac Vaseux, à une altitude d'environ 380 m, en juillet 2012. La pente rocheuse est orientée vers le sud ouest. On a fouillé ce site à la recherche de pholcidés et d'autres araignées à plusieurs reprises de 2001 à 2012. On y a observé le Psilochorus hesperus pour la première fois en 2012 et seulement à un endroit (ovale jaune) où les roches sont abritées par un dense fourré d'amélanchiers alnifoliés. Le reste de cette pente (ovale blanc) contient des milieux exposés non propices à l'espèce et des milieux apparemment propices ombragés par des arbustes et des pins ponderosa, mais aucun P. hesperus n'y a été trouvé. On peut présumer que l'exposition au sud ouest rend ce site très chaud et donc généralement non propice à l'espèce
Milieux propices et non propices au P. hesperus
Photo : juillet, 2012
Description longue pour la figure 8

Photo d'une partie de l'escarpement de la McIntyre Road, juste à l'est du lac Vaseux, montrant des milieux propices et non propices au pholcide de l'Ouest. Il y a un milieu propice (délimité en jaune) où les roches sont abritées par un dense fourré d'amélanchiers alnifoliés. Le reste de la pente (délimité en blanc) contient des milieux exposés non propices et une bonne superficie de milieux apparemment propices ombragés par des arbustes et des pins ponderosa. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

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Figure 9. Murets de blocs de ciment abritant le P. hesperus dans un milieu par ailleurs non propice à l'espèce, dans le cimetière Peach Orchard, à Summerland, à une altitude d'environ 370 m, en juillet 2012. Le cimetière se trouve sur une pente abrupte, exposée, chaude et orientée vers l'est; le milieu environnant consiste en un sol limoneux sans roches où poussent surtout des armoises (Artemesia sp.). Dans ce site, on ne trouve des P. hesperus qu'à la surface inférieure de quelques dalles couronnant les murs de soutènement en blocs de ciment (les autres espaces interstitiels sont remplis de limon). Il s'agit du site connu le plus au nord qui abrite le P. hesperus, à plus de 35 km au nord de l'escarpement de la McIntyre Road, le site occupé connu le plus près. Une seule femelle mature (portant un sac d'œufs) et plusieurs juvéniles ont été observés en 2012
Murets de blocs de ciment abritant le P. hesperus
Photo : © Bennett unpubl. data, R. Crawford pers. comm., 2013
Description longue pour la figure 9

Photo du cimetière Peach Orchard, à Summerland, montrant le mur de soutènement qui abrite le pholcide de l'Ouest dans un milieu par ailleurs non propice à l'espèce. Le cimetière se trouve sur une pente abrupte, exposée et orientée vers l'est; le milieu environnant consiste en un sol limoneux sans roches où poussent surtout des armoises. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

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Tendances en matière d’habitat

On a documenté des pertes historiques considérables de milieux naturels dans les écosystèmes de prairie de basse altitude dans les vallées de l’Okanagan et de la Similkameen (voir Lea, 2008). Il est difficile de quantifier les tendances en matière d’habitat rocheux (résidence) du P. hesperus et d’habitat de déplacement et de dispersion reliant ces sites rocheux. L’exploitation passée et actuelle d’affleurements rocheux et d’autres milieux rocheux pour y extraire des matériaux de construction de routes et d’autres ressources n’est pas bien documentée dans les vallées de l’Okanagan et de la Similkameen.

On peut toutefois inférer certaines tendances générales en matière d’habitat. La majeure partie de l’aire de répartition canadienne du P. hesperus se trouve dans le district régional Okanagan-Similkameen, dont la population humaine se chiffre actuellement à 81 000 et devrait augmenter de 34 % pour atteindre 108 000 en 2031 (Regional District of Okanagan-Similkameen, 2012; Statistique Canada, 2012b). Cette hausse de la population humaine nécessitera davantage de développement urbain, rural et agricole. Selon une étude cartographique, ce développement a déjà causé la perte de 67,4 % de la superficie des écosystèmes à pershie tridentée et à graminées cespiteuses dans la région (Iverson, 2012).

L’agriculture est un des principaux moteurs économiques dans l’aire de répartition du P. hesperus. Par exemple, la vallée de la basse Similkameen et le sud de la vallée de l’Okanagan présentent la plus forte concentration de vignobles au Canada (Regional District of Okanagan-Similkameen 2012). La superficie des vignobles en Colombie‑Britannique est passée de 445 ha en 1989 à 3 946 ha en 2011, soit une hausse de presque 900 % (British Columbia Ministry of Agriculture, Food and Fisheries 2004; Lea, 2008; Simms, 2012). La majorité des vignobles de la province se trouvent dans le sud de la vallée de l’Okanagan et la vallée de la basse Similkameen (voir Menaces).

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Biologie

L’information sur le P. hesperus présentée dans cette section est tirée de Huber (2005), de Slowik (2009) et de données inédites (Bennett, comm. pers., 2012; Huber, comm. pers., 2012; Slowik, comm. pers., 2012).

Cycle vital et reproduction

Les cycles vitaux des pholcidés sont peu connus. Les données sur la recherche et la collecte de spécimens (voir les tableaux 2 et 3) portent à croire que le P. hesperus a une durée de vie d’un an, bien que des femelles adultes sont généralement présentes toute l’année. Les femelles adultes et les juvéniles survivent l’hiver; les mâles et les femelles atteignent la maturité au début du printemps; les mâles adultes sont peu susceptibles d’être présents après la fin de l’été (Bennett, données inédites; Slowik, 2009).

Les araignées du genre Psilochorus vivent dans de petites toiles composées de quelques fils de soie (Bennett, données inédites; Huber, 2005; Slowik, 2009). L’accouplement n’a pas été observé chez ces araignées. Comme chez la plupart des espèces d’araignées, le mâle mature tisse une petite toile spermatique sur laquelle il dépose une goutte de spermatozoïdes, puis transfère le tout sur les bulbes copulateurs de ses pédipalpes avant d’effectuer sa parade nuptiale et de s’accoupler. La femelle fécondée produit généralement plusieurs sacs d’œufs, dont elle assure la garde, durant plusieurs mois, ce qui donne des jeunes de plusieurs classes d’âges (Huber, comm. pers., 2012). Le P. hesperus femelle produit un sac d’œufs à la fois; ce sac consiste en une boule lâche contenant jusqu’à deux douzaines d’œufs qu’elle porte dans ses chélicères.

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Physiologie et adaptabilité

On ne sait rien de la physiologie et de l’adaptabilité du P. hesperus. Des objets artificiels comme des blocs de ciment (figure 9) peuvent satisfaire les besoins de l’espèce en matière de conditions microclimatiques et d’espace (p. ex. site no 12 à Summerland).

Le grand public et les arachnologues échantillonnent régulièrement des milieux non naturels partout au monde. Cet effort de recherche n’est pas quantifiable, mais il est considérable, et on peut présumer qu’il aurait permis de trouver d’éventuels P. hesperus synanthropes. Dans son aire de répartition canadienne (ainsi que dans la vallée de l’Okanagan dans l’État de Washington), la seule mention synanthropique de l’espèce a été faite dans le cimetière Peach Orchard à Summerland (site no 12). Cette population résulte peut‑être d’une dispersion anthropique passive sur un substrat artificiel (blocs de ciment d’origine inconnue). Le cimetière est le site d’occurrence du P. hesperus situé le plus au nord et est entouré de milieux non propices à l’espèce qui ont été fouillés (Copley, comm. pers., 2013); le site le plus proche où l’espèce est présente se trouve à plus de 35 km au sud. 

Déplacement et dispersion

On sait que le Psilochorus hesperusse disperse sur de courtes distances en marchant sur le sol à partir des sites qu’il occupe (Bennett, données inédites). Des données de capture au piège‑fosse (sites 6, 8, 9, 10 et 11, tableau 2) portent à croire que les adultes mâles et femelles et les juvéniles s’éloignent de leur substrat rocheux durant les nuits d’été. La dispersion se produit sans doute en réaction au surpeuplement (qui mène au cannibalisme) ou à un manque de proies convenables, comme il a été montré chez d’autres espèces d’araignées (Duffey, 1998; Foelix, 2011). Les mâles matures se déplacent à la recherche de femelles matures réceptives (Foelix, 2011).

Plusieurs espèces de pholcidés, y compris au moins une espèce de Psilochorus, sont des synanthropes bien connus qui sont facilement dispersés par des humains (Bennett, données inédites; Huber, 1994, 2005, comm. pers.; Slowik, 2009, comm. pers.). Des Psilochorus hesperus pourraient être dispersés passivement par le transport de roches ou de substrats artificiels (Bennett, données inédites; J. Slowik, comm. pers., 2013) (voir Physiologie et adaptabilité). La dispersion synanthropique de P. hesperus est peu probable dans le nord de son aire de répartition, principalement parce que les habitats occupés sont éloignés les uns des autres et que ses populations sont petites.

La capacité du P. hesperus à recoloniser de grosses roches dans des milieux perturbés n’a pas été étudiée. En Colombie‑Britannique, au moins 10 des 17 sites occupés par l’espèce (59 %) se trouvent au bord d’une route, ce qui laisse croire que l’espèce pourrait lentement recoloniser la surface inférieure de grosses roches dans des milieux perturbés à partir d’habitats naturels adjacents. Dans 9 des 82 sites de collecte (environ 11 %) dans l’État de Washington, on a trouvé l’espèce sous des roches dans des milieux perturbés comme des emprises de routes et de voies ferrées. On présume que l’espèce a colonisé ces milieux perturbés à partir d’habitats naturels adjacents.

Le vol par suspension à un fil de soie emporté par le vent est un mécanisme de dispersion commun chez de nombreuses familles d’araignées (Greenstone et al., 1987; Bennett, données inédites, 2003; Foelix, 2011), mais il n’a pas été observé et est peu probable chez les pholcidés (Huber, comm. pers., 2012; Bennett, données inédites).

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Relations interspécifiques

Les relations interspécifiques du P. hesperus sont peu documentées. On trouve souvent des araignées du genre Psilochorus étroitement associées aux toiles d’autres araignées (Gertsch, 1979), en particulier des membres de la famille des théridiidés qui peuvent être communs dans les mêmes habitats rocheux. Par exemple, Slowik (2009) a observé des P. imitatus vivant dans des toiles d’une espèce de Steatoda. R. Bennett (données inédites) a observé des P. hesperus vivant dans des toiles de veuves noires de l’Ouest (Latrodectus hesperus).

Le Psilochorus hesperusest un prédateur généralistequi se nourrit d’insectes et d’autres araignées. Les guêpes pompilidés (hyménoptères) sont d’importants prédateurs des araignées (Gertsch, 1979; Foelix, 2011). D’autres insectes, d’autres araignées, des grenouilles, des oiseaux et des petits mammifères comme les musaraignes sont d’autres prédateurs des araignées. Des infections fongiques et des nématodes s’attaquent souvent aux araignées (Gertsch, 1979; Foelix, 2011). Les P. hesperus qui s’éloignent de leur habitat rocheux la nuit sont particulièrement vulnérables à la prédation par les chauves-souris et d’autres animaux nocturnes. 

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Taille et tendances des populations

Activités et méthodes d’échantillonnage

Aucune étude n’a été effectuée sur la taille et les tendances des populations. L’échantillonnage du P. hesperus jusqu’à maintenant (2012) visait principalement à déterminer sa présence et sa répartition en Colombie‑Britannique (tableau 2).

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Abondance

Les données disponibles ne permettent pas d’estimer l’abondance de l’espèce.

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Fluctuations et tendances

On ignore les fluctuations et les tendances des populations, mais on peut tirer des inférences des données de présence/absence (non-détection) de l’espèce (tableau 2 et 3). Les sites dans la vallée de la Similkameen sont restés occupés de 2001 à 2012. Par contre, les populations des sites suivants dans la vallée de l’Okanagan n’ont pas été trouvées en 2012 : site no 7 – lac Kilpoola (espèce présente en 2007, mais pas trouvée en 2012); site no 9a – Haynes Lease (présente en 1992, mais pas trouvée en 2012); site no 9b – Haynes Lease « The Throne » (présente en 2001 et en 2009, mais pas trouvée en 2012); site no 8 – Kennedy Flats (présente en 1995, mais pas trouvée en 2009); site no 6 – rive est du lac Skaha (présente en 1996, mais pas trouvée en 2012). Au site no 13 – McIntyre Road, on n’a trouvé l’espèce qu’en 2012 après l’avoir cherchée en vain plusieurs fois de 2001 à 2011). Les populations connues dans la vallée de l’Okanagan occupent des habitats rocheux exposés (p. ex. figures 6 et 8), tandis que celles dans la vallée de la Similkameen occupent des habitats rocheux abrités par des végétaux (figure 7). Ces facteurs peuvent expliquer les données de présence/absence dans les sites de la vallée de l’Okanagan.

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Immigration de source externe

Les vallées de l’Okanagan et de la Similkameen se poursuivent au sud de la frontière et se joignent pour former la vallée de l’Okanagan dans l’État de Washington. On a capturé le Psilochorus hesperus au piège‑fosse en 1995 à moins de 1,5 km au sud de la frontière (tableau 2); la population connue la plus proche dans l’État de Washington se trouve à 35 km au sud, près de Tonasket (Crawford, données inédites) (voir Répartition). L’habitat potentiel de l’espèce dans la vallée de l’Okanagan entre la frontière et Tonasket est en milieu agricole (Google Inc., 2011), mais on a peu inventorié les araignées dans cette partie de la vallée de l’Okanagan et les vallées de ses tributaires, particulièrement la partie américaine de la vallée de la Similkameen entre Oroville et la frontière. Ce secteur contient un peu d’habitat potentiel qui pourrait assurer un lien important entre les populations aux États‑unis et au Canada (voir les types d’habitats et de végétation dans Public Utility District No. 1 of Okanogan County [2009]).

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Menaces et facteurs limitatifs

Contexte

On s’est servi du calculateur des menaces de l’Union internationale de la conservation de la nature et du Partenariat pour les mesures de conservation (International Union of Conservation-Conservation Measures Partnership [IUCN-CMP], 2006) pour classer les menaces pesant sur le P. hesperus (Salafsky et al., 2008; Master et al., 2009). Les résultats obtenus indiquent que les menaces auraient un faible impact global (tableau 5). Les menaces qui s’appliquent à l’espèce sont abordées plus bas.

Tableau 5-a. Tableau des comptes des menaces de niveau 1 selon l'intensité de leur impact

Nom de l'espèce :
Pholcide de l'Ouest ( Psilochorus hesperus)
Date :
10 septembre 2013; mise à jour le 28 février 2014
Évaluation faite par :
Évaluation faite par : Jennifer Heron (coprésidente du Sous-comité des spécialistes des arthropodes), Claudia Copley (Royal British Columbia Museum), Orville Dyer (BC Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations) et Dave Fraser (BC Ministry of Environment).
Tableau 5-a. Tableau des comptes des menaces de niveau 1 selon l'intensité de leur impact
Impact des menacesComptes des menaces de niveau 1 selon l'intensité de leur impact
Maximum de la plage d'intensité
Comptes des menaces de niveau 1 selon l'intensité de leur impact
Minimum de la plage d'intensité
Impact global des menaces calculé :FaibleFaible
Très élevé00
Élevé00
Moyen00
Faible33

Tableau 5-b. Matrice résumant les résultats du calculateur de menaces IUCN-CMP pour le pholcide de l'Ouest. .

Tableau 5-b. Système unifié de classification des menaces de l'Union internationale de la conservation de la nature et du Partenariat pour les mesures de conservation (International Union of Conservation-Conservation Measures Partnership, ou IUCN CMP). Les menaces peuvent être observées, inférées ou prévues à court terme. L'« impact » d'une menace est calculé à partir de sa portée et de sa gravité. Pour de plus amples informations sur les modalités d'assignation des valeurs, voir Master et al. (2009) et CMP (2010).
Numéro de la
Menace
Description de la
Menace
Impact (calculé)Portée
(10 prochaines années)
Gravité
(10 ans ou 3 généra-tions)
ImmédiatetéCommentaires
1Développement résidentiel et commercialFaiblePetite (1‑10 %)Légère (1‑10 %)Élevée (menace constante)Impacts cumulatifs du développement résidentiel et industriel autour des centres urbains du Canada, particulièrement dans les régions du sud du pays à moins de 200 km de la frontière américaine.
1.1Habitations et zones urbainesFaiblePetite (1‑10 %)Légère (1‑10 %)Élevée (menace constante)Certains sites se trouvent sur des terres privées qui présentent un potentiel de développement urbain : autour du lac Skaha, secteur East Bench d'Osoyoos et réserve indienne d'Osoyoos no 1 (bien qu'on présume que l'espèce ait disparu de ce site).
1.2Zones commerciales et industrielles-InconnueInconnueInconnueCette menace s'applique à de l'habitat potentiel où la présence de l'espèce n'a pas été vérifiée. Par exemple, dans une prairie située entre Oliver et Osoyoos du côté est de la vallée de l'Okanagan, on construit un pénitencier et un parc industriel. On ignore quels en seront les impacts sur les habitats rocheux propices à l'espèce.
1.3Tourisme et espaces récréatifs----Sans objet.
2Agriculture et aquacultureFaiblePetite (1‑10 %)Extrême (71‑100 %)Élevée (menace constante)-
2.1Cultures annuelles et pluriannuelles de produits autres que le boisFaiblePetite (1‑10 %)Extrême (71‑100 %)Élevée (menace constante)Cette menace s'applique à l'habitat potentiel où la présence de l'espèce n'a pas été vérifiée. Poursuite de l'intensification de l'agriculture dans les zones de basse altitude autour des centres urbains.
2.2Plantations pour la production de bois et de pâte----Sans objet.
2.3Élevage et élevage à grande échelle----Sans objet.
2.4Aquaculture en mer et en eau douce----Sans objet.
3Production d'énergie et exploitation minièreNégligeableNégligeable (< 1 %)Modérée (11‑30 %)Modérée (peut‑être à court terme, < 10 ans)-
3.1Forage pétrolier et gazier----Sans objet.
3.2Exploitation de mines et de carrièresNégligeableNégligeable (< 1 %)Modérée (11‑30 %)Modérée (peut‑être à court terme, < 10 ans)Extraction possible de matériaux de construction routière le long des routes : impact mineur peu susceptible de toucher tout le polygone d'habitat. 
3.3Énergie renouvelable----Sans objet.
4Corridors de transport et de serviceFaiblePetite (1‑10 %)Légère (1‑10 %)Modérée (peut‑être à court terme, < 10 ans)-
4.1Routes et voies ferréesFaiblePetite (1‑10 %)Légère (1‑10 %)Modérée (peut‑être à court terme, < 10 ans)Extraction de matériaux d'entretien et de construction de routes dans des zones rocheuses au bord des routes. Cette menace pourrait détruire un habitat précis occupé par l'espèce, mais il est peu probable qu'elle détruise tous les habitats potentiels le long d'un tronçon de route. La menace pèse sur 11 sites sur 16, mais on a évalué que sa gravité est légère parce qu'elle est peu susceptible de toucher tout l'habitat rocheux.
4.2Lignes de services publicsFaiblePetite (1‑10 %)Légère (1‑10 %)Modérée (peut‑être à court terme, < 10 ans)La construction et l'entretien de pipelines peuvent menacer directement l'habitat du P. hesperus, particulièrement dans leurs emprises. Dans certains cas, la végétation et les débris qui se sont accumulés dans l'emprise pourraient être déposés à côté de celle‑ci, touchant l'habitat de résidence et de dispersion de l'espèce. Des données d'observation laissent croire que lorsque l'espèce est présente à côté d'une emprise de pipeline ou de ligne électrique, elle peut se disperser dans l'emprise et y occuper de nouveaux milieux qui lui sont propices au bout d'un certain temps après la perturbation causée par les travaux de construction ou d'entretien. Par exemple, on trouve l'espèce sous des roches stabilisées à côté des chemins longeant un gazoduc et des lignes électriques dans les sites nos 1 et 2, le long de l'Old Hedley Road. Il faut une étude approfondie à cet égard. Cette menace pèse sur huit sites.
4.3Transport par eau----Sans objet.
4.4Trajectoires de vol----Sans objet.
5Utilisation des ressources biologiques----Sans objet.
5.1Chasse et prélèvement d'animaux terrestres----Sans objet.
5.2Cueillette de plantes terrestres----Sans objet.
5.3Exploitation forestière et récolte du bois----Sans objet.
5.4Pêche et récolte de ressources aquatiques----Sans objet.
6Intrusions et perturbations humaines-----
6.1Activités récréatives----Sans objet.
6.2Guerre, troubles civils et exercices militaires----Sans objet.
6.3Travaux et autres activités----Sans objet.
7Modification du système naturelPas une menace
(au cours de la période évaluée)
Petite (1‑10 %)Extrême (71‑100 %)Faible (peut‑être à long terme, > 10 ans)-
7.1Incendies et lutte contre les incendies-Généralisée (71‑100 %)InconnueModérée (peut‑être à court terme, < 10 ans)Des feux de végétation sont possibles dans l'aire de répartition de l'espèce. Ils toucheraient les arbres et arbustes qui ombragent les zones rocheuses occupées, éliminant leur effet de refroidissement qui assure les conditions microclimatiques dont l'espèce a besoin.
7.2Barrages, gestion et utilisation de l'eauPas une menace
(au cours de la période évaluée)
Petite (1‑10 %)Extrême (71‑100 %)Faible (peut‑être à long terme, > 10 ans)Il y a des projets de construction de barrages sur la basse Similkameen aux États‑Unis.
7.3Autres modifications de l'écosystème----Sans objet.
8Espèces et gènes envahissants ou problématiques-Généralisée (71‑100 %)InconnueÉlevée (menace constante)-
8.1Espèces exotiques/non indigènes envahissantes-Généralisée (71‑100 %)InconnueÉlevée (menace constante)Des plantes envahissantes sont sans doute présentes dans tous les sites, mais on ignore leur effet sur l'espèce.
8.2Espèces indigènes problématiques----Sans objet.
8.3Introduction de matériel génétique----Sans objet.
9Pollution-Restreinte (11‑30 %)InconnueÉlevée (menace constante)-
9.1Eaux usées domestiques et urbaines----Sans objet.
9.2Effluents industriels et militaires----Sans objet.
9.3Effluents agricoles et forestiers-Restreinte (11‑30 %)InconnueÉlevée (menace constante)La dérive de pesticides à partir de zones agricoles voisines constitue une menace pour trois sites occupés par l'espèce.
9.4Détritus et déchets solides----Sans objet.
9.5Polluants atmosphériques----Sans objet.
9.6Énergie excessive----Sans objet.
10Phénomènes géologiquesNégligeableRestreinte (11‑30 %)Négligeable (< 1 %)Modérée (peut‑être à court terme, < 10 ans)À court terme, des glissements ou affaissements de terrain pourraient entraîner la disparition locale de certaines populations, mais à long terme, l'espèce pourrait recoloniser des roches propices à partir de zones non perturbées dans le polygone d'habitat. 
10.1Volcans----Sans objet.
10.2Tremblements de terre et tsunamis----Sans objet.
10.3Avalanches et glissements de terrainNégligeableRestreinte (11‑30 %)Négligeable (< 1 %)Modérée (peut‑être à court terme, < 10 ans)Des glissements ou affaissements de terrain sont possibles dans certains sites. L'impact sur l'espèce dépendrait du type de débris dans le glissement : s'il s'agit de limon ou d'argile, ce matériau pourrait colmater les espaces occupés par l'espèce sous les roches. Cette menace pèse sur six sites.
11Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents----Sans objet.
11.1Déplacement et altération de l'habitat----Sans objet.
11.2Sécheresses----Sans objet.
11.3Températures extrêmes-InconnueInconnueÉlevée (menace constante)Certains sites peuvent connaître des températures extrêmes, en particulier si leur végétation est détruite (construction ou entretien de route, feu, etc.).
11.4Tempêtes et inondations----Sans objet.

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Développement résidentiel et commercial (menace 1)

1.1 Habitations et zones urbaines

On prévoit que la population humaine du district régional Okanagan-Similkameen augmentera de plus de 30 % de 2011 à 2031 (Regional District of Okanagan-Similkameen, 2012) (voir tendances en matière d’habitat). La stratégie de croissance du district vise à protéger les milieux naturels sensibles, mais comme l’immobilier de la région compte parmi les plus recherchés du Canada, la pression pour construire y est constante (voirp. ex. http://www.regalridge.com/). On ne dispose pas de données sur les tendances de la construction dans les milieux rocheux en particulier, mais le développement résidentiel continue sur des pentes dégagées (habitat de dispersion) et des affleurements rocheux (habitat de nidification).

Cette menace s’applique à l’habitat potentiel. Par exemple, il y a eu du développement résidentiel dans un milieu rocheux situé sur le versant ouest du mont Anarchist où l’on n’a pas cherché l’espèce. Il y a eu du dynamitage et du remblayage d’affleurements rocheux à l’est du lac Skaha (Dyer, comm. pers., 2013).

Agriculture et aquaculture (menace 2)

2.1 Cultures annuelles et pluriannuelles autres que le bois

Le développement agricole (création de vignobles) a considérablement augmenté de 1989 à 2011 (Voir Tendances en matière d’habitat) (British Columbia Ministry of Agriculture, Food and Fisheries, 2004; Lea, 2008; Simms, 2012). Ce développement a touché de grandes superficies d’habitat de dispersion du P. hesperus. Par exemple, la superficie des prairies à graminées cespiteuses de basse altitude a diminué d’environ 70 % depuis le XIXe siècle (voir Lea, 2008), particulièrement du côté est de la vallée de  l’Okanagan, du lac Vaseux à Osoyoos (voir les figures 8 et 9 dans Lea, 2008), soit le secteur qui abrite tous les sites connus d’occurrence du P. hesperus dans cette vallée. Bon nombre de secteurs au fond de la vallée de la basse Similkameen entre Keremeos et la frontière internationale ont également été convertis à l’agriculture (Google Earth, 2011).

Cette menace s’applique à l’habitat potentiel de l’espèce. Par le passé, le développement agricole a éliminé le site no 11, situé sur la réserve indienne d’Osoyoos no 1.

Production d'énergie et exploitation minière (menace 3)

3.2 Exploitation de mines et de carrières

Des projets de mines et de gravières dans l’aire de répartition du P. hesperus font actuellement l’objet d’examens, et on demande régulièrement à des employés du gouvernement d’évaluer l’effet que ces projets auraient sur les valeurs de conservation. Ces fonctionnaires ne sont probablement pas au courant de l’espèce et de l’importance de la conservation de milieux rocheux pour elle.

Cette menace s’applique à des sites adjacents à des routes, lesquels pourraient servir de sources de gravier ou de roches pour l’entretien des routes dans le secteur. Cette menace s’applique également à l’habitat potentiel de l’espèce.

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Corridors de transport et de service (menace 4)

4.1 Routes et voies ferrées

Les principales routes dans la vallée de la basse Similkameen (route 3), dans la vallée de l’Okanagan près du lac Skaha, du lac Vaseux et de l’escarpement McIntyre (route 97) et à Osoyoos (routes 3 et 97) constituent des obstacles à la dispersion du P. hesperus. La route 3 traverse de l’habitat connu ou potentiel de l’espèce entre Princeton et le côté ouest du col Richter, sur le mont Kobau, et traverse la vallée de l’Okanagan entre ce col et le mont Anarchist. Dans la vallée de l’Okanagan, la route traverse des sites d’occurrence de l’espèce, particulièrement aux abords du mont Anarchist, à l’ouest d’Osoyoos. La route 97 traverse de l’habitat connu ou potentiel de l’espèce dans le secteur du lac Skaha, du lac Vaseux et de l’escarpement McIntyre.

Les travaux d’entretien et d’expansion des routes peuvent détruire des habitats adjacents. Par exemple, environ 6 km en amont de Hedley, le P. hesperus occupe un habitat juste à côté du pont sur la rivière Similkameen. Dans les années 1990, le remplacement du pont et le détournement de la circulation qu’il a nécessité ont sans doute détruit des milieux rocheux propices à l’espèce.

Cette menace s’applique à la plupart des sites d’occurrence de l’espèce au bord des routes (11 sites). Dans certains sites, l’habitat rocheux occupé n’est probablement pas propice, mais des zones de dispersion adjacentes où l’espèce a été cherchée en vain pourraient être touchées dans le futur.

4.2 Lignes de services publics

La construction et l’entretien de pipelines peuvent toucher directement l’habitat du P. hesperus. Un gazoduc traverse la vallée de l’Okanagan à Manuel Flats/Oliver, entre dans la vallée de la basse Similkameen à Keremeos, puis se sépare en deux trajets vers le nord (Fortis BC, 2011). Un trajet traverse l’embouchure de la rivière Ashnola et passe dans le bassin versant du ruisseau Paul pour rejoindre la vallée de la  Similkameen près de Princeton. L’autre trajet emprunte le fond de la vallée de la  Similkameen du côté nord‑est jusqu’à Princeton, en longeant la route 3 et l’Old Hedley Road. Ce trajet traverse tous les sites occupés par le P. hesperus au bord de l’Old Hedley Road (sites nos 1, 2, 3, 4, 14, 15 et 16). Le tronçon du gazoduc allant d’Oliver jusqu’à la rivière Ashnola et le ruisseau Paul fait partie des 161 km de gazoduc dont les travaux de mise à niveau devraient commencer à la fin de 2014 (FortisBC, 2011). Ces travaux comprendront beaucoup d’excavation et d’autres activités perturbantes dans l’habitat du P. hesperus ou à côté, particulièrement près de l’embouchure de la rivière Ashnola (site no 17). Cette menace touchera probablement huit sites, mais l’espèce pourrait lentement les recoloniser si elle est présente dans des habitats adjacents non perturbés.

Un corridor de transport d’électricité traverse des habitats du P. hesperus entre Keremeos et Princeton, et les activités d’entretien du corridor pourraient toucher ces sites. 

Des données d’observation laissent croire que lorsque l’espèce est présente à côté d’une emprise de pipeline ou de ligne électrique, elle peut se disperser dans l’emprise et y occuper de nouveaux milieux qui lui sont propices au bout d’un certain temps après la perturbation causée par les travaux de construction ou d’entretien (Bennett, données inédites). Par exemple, on trouve l’espèce sous des roches stabilisées à côté des chemins longeant un gazoduc et des lignes électriques dans les sites nos 1 et 2, le long de l’Old Hedley Road.

Modifications du système naturel (menace 7)

7.1 Incendies et suppression des incendies

Des incendies de végétation se produisent dans le tiers sud de la province, brûlant chaque année de vastes étendues de forêt et de prairie dans l’intérieur, y compris dans le district régional Similkameen-Okanagan (voir BC Ministry of Forests and Range, 2012c). Par exemple, les 2 500 feux signalés en Colombie‑Britannique en 2003 se concentraient dans l’intérieur sud de la province et ont brûlé de grandes superficies de milieu naturel dans le sud de la vallée de l’Okanagan, y compris d’importants habitats du P. hesperus près du lac Vaseux (BC Ministry of Forests and Range, 2012b), de la McIntyre Road et de Haynes Lease. Les feux dans l’habitat de dispersion peuvent détruire des individus de l’espèce ainsi que les structures de l’habitat qui leur offrent de l’abri durant la dispersion. Les feux souterrains détruisent des individus dans leur résidence. 

7.2 Barrages, gestion et utilisation de l’eau et 7.3 Autres modifications de l’écosystème

Par le passé, la rivière Okanagan et bon nombre de ses tributaires ont été modifiés par la construction de barrages, l’aménagement de leur lit et d’autres activités de gestion de l’eau. Aujourd’hui, la rivière Okanagan ne reste intacte que sur environ 7 % de son cours (Lea, 2008).

Il n’est pas possible de quantifier l’impact des activités historiques de gestion de l’eau sur le P. hesperus. Dans la vallée de la Similkameen, on envisage de construire des barrages à des fins de stockage d’eau et de production hydroélectrique à Shanker’s Bend (en amont d’Oroville dans l’État de Washington) et à Copper Mountain (en amont de Princeton en Colombie‑Britannique). La construction d’un barrage à Copper Mountain (Garstin, 2012) n’aurait pas d’impact sur l’habitat du P. hesperus. Par contre, la construction du barrage proposé depuis les années 1920 à Shanker’s Bend pourrait avoir un impact important sur l’habitat du P. hesperus au Canada. En 2006, l’Okanogan Public Utility District a entamé les procédures menant à la construction du barrage (Boyer, 2009; Washington State Department of Ecology, 2011), mais le projet a été abandonné en 2011 en raison d’une forte opposition publique (Washington State Department of Ecology, 2011).

Pollution (menace 9)

9.3 Effluents agricoles et forestiers

L’application de pesticides dans le corridor entre l’escarpement McIntyre et Osoyoos continue. L’étude des effets des pesticides sur les araignées n’a commencé que récemment, mais ces effets néfastes sont déjà bien documentés (voir p. ex. la synthèse de Maloney et al., 2003). La modification du sol et les opérations culturales rendent les zones agricoles inutilisables comme habitat de dispersion, empêchant ainsi la migration d’individus et l’établissement de populations dans des milieux propices inoccupés.

Phénomènes géologiques (menace 10)

10.3 Avalanches et glissements de terrain

Le Psilochorus hesperus n’occupe pas les milieux rocheux instables, comme les talus escarpés d’éboulis ou les zones qui reçoivent souvent des chutes de pierres. La plupart des sites d’occurrence connus se trouvent dans des milieux rocheux stabilisés à côté de pierriers actifs. Le site du cimetière Peach Orchard à Summerland, qui est situé sur une pente de limon abrupte en milieu résidentiel, est menacé par des affaissements de terrain ou l’érosion hydrique qui entraînerait le colmatage des résidences de l’espèce. 

Facteurs limitatifs

Le Psilochorus hesperuspossède des capacités de dispersion limitées, forme de petites populations, souvent isolées en raison de son habitat de roches, et peut devenir cannibale en situation de surpeuplement.

Nombre de localités

Le P. hesperus est présent dans au moins 16 localités au Canada, soit huit sites dans la vallée de la basse Similkameen et huit sites dans le sud de la vallée de l’Okanagan. Une population, celle du site no 12 à Summerland, occupe un muret de blocs de ciment dans un cimetière et a probablement été établie par des individus transportés par l’humain. Dans un autre site dans la vallée de l’Okanagan, on présume que l’espèce a disparu en raison de la conversion de l’habitat à l’agriculture. Il est possible que l’espèce puisse persister dans de petites zones rocheuses intactes autour de cette zone agricole, mais on ne l’y a pas cherchée. D’après les données sur les activités de recherche et les zones d’habitat potentiel, on estime qu’il y aurait de 5 à 10 autres localités.

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Protection, statuts et classements

Statuts et protection juridiques

Aucune loi fédérale ou provinciale ne protège le Psilochorus hesperus. Les invertébrés désignés espèces menacées, en voie de disparition ou disparues par le COSEPAC seront protégés par la Wildlife Act et la Wildlife Amendment Act une fois que les règlements énumérant ces espèces auront été adoptés. La Parks Act et la Ecological Reserves Act de la Colombie‑Britannique protègent les espèces en péril dans les parcs et les réserves écologiques : lorsqu’on aura attribué une cote de conservation au P. hesperus, il y sera protégé par ces lois. L’espèce est candidate au statut d’espèce sauvage désignée (Identified Wildlife) en vertu de la Forest and Range Practices Act de la province en raison de la possibilité d’extraction de matériaux rocheux dans son habitat pour la construction de routes.

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Statuts et classements non juridiques

On a provisoirement attribué au Psilochorus hesperusune cote de conservation de N2S2 (en péril à l’échelle nationale et provinciale) au Canada (NatureServe Canada, 2010), mais pas de cote mondiale. En 2010, le Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (2012) lui a attribué la cote de situation générale « 2 » (possiblement en péril) au Canada et en Colombie‑Britannique. Aux États‑Unis, on ne lui a pas attribué de cote de conservation nationale ou infranationale. Aucune loi internationale ne protège l’espèce dans d’autres parties de son aire de répartition mondiale.

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Protection et propriété de l’habitat

Le Psilochorus hesperus est présent dans trois aires protégées provinciales, soit la réserve écologique Haynes Lease, le parc provincial Bromley Rock et l’aire protégée South Okanagan Grasslands (site d’East Chopaka), une aire de conservation privée (aire de conservation Skaha appartenant à The Nature Conservancy) et une aire protégée fédérale (réserve nationale de faune Vaseux-Bighorn, unités Northeast Uplands et Southeast Uplands).

Les sites se trouvant sur des terres de la Couronne provinciale sont gérés en vertu de la Forest and Range Practices Act de la Colombie‑Britannique, mais l’espèce ne figure pas à la liste des espèces sauvages désignées(Identified Wildlife) en vertu de cette loi et n’est donc pas protégée dans ces sites (p. ex. les sites nos 3 et 4 au bord de l’Old Hedley Road, le site no 7 au lac Kilpoola et le site no 17 à la rivière Ashnola).

Quelques sites sont gérés par des Premières nations (site no 17 à la rivière Ashnola et site no 11 sur la réserve indienne d’Osoyoos no 1) ou se trouvent sur des propriétés privées (p. ex. le site no 10 à Osoyoos - East Bench et le site no 12 au cimetière Peach Orchard à Summerland).

Le district régional Okanagan-Similkameen a élaboré sa stratégie de croissance (Regional District of Okanagan-Similkameen, 2012) qui présente des lignes directrices et des politiques visant à protéger les écosystèmes sensibles. Ce document met l’accent sur la protection des milieux humides, avec des limitations comme le « droit à l’exploitation agricole ». Toutefois, la valeur de conservation de la région de la vallée de la basse Similkameen et du sud de la vallée de l’Okanagan en tant que haut lieu de biodiversité à l’échelle nationale est bien connue, et le comité directeur de la stratégie comprend des représentants d’Environnement Canada, de Ressources naturelles Canada et du Ministry of Environment de la Colombie‑Britannique.

Remerciements et experts contactés

Nous remercions les personnes suivantes d’avoir contribué à la préparation du présent rapport en fournissant des renseignements de base, du soutien logistique, des données, de la cartographie, des opinions d’expert ou du soutien sur le terrain : du gouvernement de la Colombie‑Britannique – Orville Dyer (Ecosystems Biologist, Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations, Penticton), Dave Fraser (Scientific Authority Assessment, Ministry of Environment, Victoria), Jennifer Heron (Invertebrates Specialist, Ministry of Environment, Vancouver) et Leah Ramsay (Program Zoologist, Conservation Data Centre, Victoria); du Secrétariat du COSEPAC à Gatineau (Québec) – Angèle Cyr (chargée de projets scientifiques), Wendy Dunford (gestion du rétablissement), Alain Filion (agent de projets scientifiques et de SIG, soutien pour la cartographie), Monique Goit (chargée de projets scientifiques), Neil Jones (chargé de projets scientifiques et coordonnateur des CTA), Sonia Schnobb (spécialiste en soutien des projets) et Shirley Sheppard (spécialiste en administration); du Royal British Columbia Museum, Victoria (Colombie‑Britannique) – Rob Cannings (Curator of Entomology), Claudia Copley (Collections Manager) et Darren Copley; de l’University of British Columbia – Launi Lucas (Department of Zoology), Karen Needham (Collections Manager, Spencer Entomological Museum) et Geoff Scudder (Professor Emeritus, Department of Zoology).

Nous sommes également reconnaissants à Paul Catling (Sous-comité des spécialistes des arthropodes du COSEPAC, Ottawa, Ontario), J. Coddington et D. DeRoche (Entomology, Smithsonian Institution, National Museum of Natural History, Washington, DC), R.C. Crawford (spécialiste des araignées de la région Pacific Northwest des États‑Unis, Burke Museum of Natural History and Culture, Seattle, État de Washington), B. Huber (spécialiste des pholcidés, Zoologisches Forschungsmuseum Alexander Koenig, Bonn, Allemagne), L. Leibensperger (Invertebrate Zoology, Museum of Comparative Zoology, Harvard, Massachussets), N. Platnick et L. Sorkin (Entomology, American Museum of Natural History, New York, New York), J. Slowik (spécialiste des Psilochorus néarctiques, University of Alaska Museum of the North, Fairbanks, Alaska) et D. Ubick (California Academy of Sciences, San Francisco, Californie). Toutes les photos de l’espèce ont été prises par Darren Copley.

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Sources d’information

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Sommaire biographique du ou des rédacteurs du rapport

Robb Bennett détient une maîtrise ès sciences et un doctorat pour ses études sur la taxinomie et la systématique des araignées. Il est membre de la Société d’entomologie du Canada et travaille actuellement comme chercheur associé au Royal British Columbia Museum et comme expert‑conseil en entomologie, en arachnologie et en espèces envahissantes. Auparavant, il a travaillé comme spécialiste de la gestion des insectes forestiers et a agi comme mentor auprès de plus de deux douzaines d’étudiants de cycles supérieurs et d’un étudiant de premier cycle. Il a siégé à divers comités administratifs professionnels et était membre du Sous-comité des spécialistes des arthropodes du COSEPAC et rédacteur en chef de la revue The Canadian Entomologist.

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Collections examinées

American Museum of Natural History. Courriels échangés entre R. Bennett et N. Platnick et L. Sorkin, octobre 2012 (aucun spécimen du Canada).

California Academy of Sciences. Courriels échangés entre R. Bennett et D. Ubick, octobre 2012 (aucun spécimen du Canada).

Collection nationale canadienne d'insectes et d'arachnides, Ottawa (Ontario). Collections examinées par R. Bennett, mai 2012.

Museum of Comparative Zoology. Courriels échangés entre R. Bennett et L. Leibensperger, octobre 2012 (aucun spécimen du Canada).

Royal British Columbia Museum, Victoria m(Colombie‑Britannique. Collections examinées par R. Bennett et C. Copley, September 2012.

Smithsonian Institution. Courriels échangés entre R. Bennett et J. Coddington et D. DeRoche, octobre 2012 (aucun spécimen du Canada).

Spencer Entomological Museum. Collections examinées par R. Bennett et D. Copley, août 2010 (aucun spécimen).

University of Washington Burke Museum. Courriels échangés entre R. Bennett et R. Crawford, septembre 2012 (aucun spécimen du Canada).