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Plan de gestion de la grenouille léopard (Lithobates pipiens), populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale, au Canada [PROPOSITION] – 2012

Loi sur les espèces en péril
Série de Plans de gestion

Photo : Grenouille léopard (populations boréales et l'Ouest et des Prairies).

Table des matières

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Plan de gestion de la grenouille léopard (Lithobates pipiens), populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale, au Canada [PROPOSITION] – 2012

Couverture de la publication : Plan de gestion de la grenouille léopard (Lithobates pipiens), populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale, au Canada [PROPOSITION] – 2012.

Grenouille léopard, populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale

Photo : Grenouille léopard (populations boréales et l'Ouest et des Prairies).

Référence recommandée :

Environnement Canada. 2012. Plan de gestion de la grenouille léopard (Lithobates pipiens), populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale, au Canada [Proposition], Série de Plans de gestion de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa, iii + 30 p.

Pour télécharger le présent plan de gestion ou pour obtenir un complément d’information sur les espèces en péril, incluant les rapports de situation du COSEPAC, les descriptions de la résidence, les plans d’action et d’autres documents connexes sur le rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril.

Photo de la couverture : Kelly Boyle

Also available in English under the title
“Management Plan for the Northern Leopard Frog (Lithobates pipiens), Western Boreal/Prairie Populations, in Canada [Proposed]”

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre de l'Environnement, 2012. Tous droits réservés.
ISBN
No de catalogue

Le contenu du présent document (à l'exception des illustrations) peut être utilisé sans permission, mais en prenant soin d'indiquer la source.


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Préface

En vertu de l’Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d’établir une législation et des programmes complémentaires qui assureront la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) (LEP), les ministres fédéraux compétents sont responsables de l’élaboration des plans de gestion pour les espèces inscrites comme étant préoccupantes et sont tenus de rendre compte des progrès réalisés d’ici cinq ans.

Le ministre de l’Environnement et le ministre responsable de l’Agence Parcs Canada sont les ministres compétents pour le rétablissement de la grenouille léopard, populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale, et ont élaboré le présent plan de gestion conformément à l’article 65 de la LEP. Ce plan a été préparé en collaboration avec les provinces du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta, les Territoires du Nord-Ouest et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC).

La réussite de la conservation de l’espèce dépendra de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des recommandations formulées dans le présent plan. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement Canada, l’Agence Parcs Canada ou sur toute autre compétence. Tous les Canadiens et toutes les Canadiennes sont invités à appuyer ce plan et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien de la grenouille léopard, populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale et de l’ensemble de la société canadienne.

La mise en œuvre du présent plan est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des compétences et organisations participantes.

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Remerciements

Le présent plan de gestion a été préparé par Andrew Didiuk, en collaboration avec : Debbie Nordstrom (entrepreneuse), David Prescott et Lisa Wilkinson (ministère du Développement durable des ressources de l’Alberta), Kris Kendell (Alberta Conservation Association), Cindy Paszkowski (Université de l’Alberta), Jeanette Pepper et Sue McAdam (ministère de l’Environnement de la Saskatchewan), Ken DeSmet (Conservation Manitoba), Robert Gau (ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles des Territoires du Nord-Ouest), Robert Sissons (Parcs Canada), Bill Bristol (Agriculture et Agroalimentaire Canada), Marie-Christine Bélair, Medea Curteanu, Paul Johanson et Mark Wayland (Environnement Canada). Nous remercions le ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles des Territoires du Nord-Ouest, qui a fourni les fichiers de forme pour la production de la carte de la répartition de l’espèce. Des commentaires supplémentaires et de l’aide pour la préparation de l’ébauche ont été généreusement fournis par Diane Casimir (Parcs Canada), Dean Nernberg (ministère de la Défense nationale), Danna Schock (collège Keyano) et Matthew Weiss (ministère de l’Environnement de la Saskatchewan).

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Sommaire

Les populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale de la grenouille léopard sont présentes au Canada, dans les provinces des Prairies et les Territoires du Nord-Ouest. Même si l’espèce a déjà été répandue et abondante dans les provinces des Prairies, on soupçonne que bon nombre de facteurs naturels et anthropiques ont entraîné des baisses importantes de son abondance et de sa zone d’occupation au milieu des années 1970 et 1980. L’espèce semble s’être rétablie considérablement au Manitoba et persiste dans ses zones traditionnelles en Saskatchewan. De grandes parties de son aire de répartition historique en Alberta et dans les Territoires du Nord-Ouest sont inoccupées, et les populations locales restantes sont isolées à cause de la fragmentation de l’habitat, de sorte que le potentiel de recolonisation de l’ancienne aire de répartition est limité. La taille des populations dans les Territoires du Nord-Ouest est incertaine.

La grenouille léopard est une grenouille de taille moyenne qui utilise trois types d’habitat saisonnier : les marais peu profonds pour la reproduction, les hautes terres humides pour l’alimentation en été et les plans d’eau permanents pour l’hivernage. Comme la capacité de dispersion de cette espèce est limitée, ces habitats doivent être disponibles à proximité les uns des autres, et il doit y avoir une certaine connectivité entre eux. La période de reproduction diffère entre les provinces et le territoire, et le taux d’éclosion des œufs varie grandement en fonction de plusieurs facteurs tels que le non-développement, le déplacement, les basses températures, le parasitisme et les maladies.

Les menaces pour les populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale de la grenouille léopard comprennent le drainage et le remplissage des plans d’eau, la conversion de l’habitat des hautes terres, l’urbanisation, les activités liées à l’élevage, la modification des régimes hydrologiques, l’introduction ou l’incidence accrue de maladies et de parasites, la fréquence accrue des épisodes de sécheresse, la présence de contaminants environnementaux, l’empoissonnement, la mortalité causée par la circulation routière, et la récolte commerciale. L’étendue et l’ampleur de ces menaces varient selon les territoires de compétence occupés par l’espèce.

L’objectif du présent plan de gestion est de maintenir et, dans la mesure du possible, d’augmenter la répartition des populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale de la grenouille léopard, par la détermination et la réduction ou l’élimination des menaces pour l’espèce et son habitat. La réalisation de cet objectif passera par le suivi et l’évaluation des populations locales et de leur habitat, la conservation de l’habitat, les mesures d’intendance, l’éducation et la sensibilisation, la recherche et la réintroduction de l’espèce dans la mesure du possible et dans un habitat qui lui serait favorable.

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1. Évaluation de l’espèce par le COSEPAC*

Date de l'évaluation : Avril 20091

Nom commun (population) : Grenouille léopard, populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale

Nom scientifique : Lithobates pipiens

Statut selon le COSEPAC : Préoccupante

Justification de la désignation : L’espèce demeure répandue, mais elle a connu une importante diminution de son aire de répartition et une perte de populations dans le passé, en particulier dans l’ouest. Cette situation a été accompagnée d’un plus grand isolement des populations restantes, dont la taille fluctue grandement, certaines présentant des indications de rétablissement. L’espèce est touchée négativement par la conversion de l’habitat, y compris le drainage des terres humides et l’eutrophisation, l’introduction de poissons pour la pêche sportive, la collecte, la contamination par les pesticides et la fragmentation de l’habitat qui freine la recolonisation et le sauvetage des populations en déclin. L’espèce est également vulnérable aux maladies émergentes.

Présence au Canada : Territoires du Nord-Ouest, Alberta, Saskatchewan, Manitoba

Historique du statut selon le COSEPAC : Espèce désignée « préoccupante » en avril 1998. Réexamen et confirmation du statut en novembre 2002 et en avril 2009.

* COSEPAC : Comité sur la situation des espèces en péril au Canada

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2. Information sur la situation de l'espèce

La grenouille léopard (Lithobates pipiens) a reçu la cote G5 à l’échelle mondiale et la cote N5, soit « non en péril ou démontrée non en péril dans les conditions actuelles » à l’échelle nationale, au Canada (NatureServe, 2011). Cependant, l’espèce n’a pas reçu de cote plus élevée que S4 (apparemment non en péril) dans les provinces qui abritent les populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale : Manitoba – apparemment non en péril (S4), Saskatchewan – vulnérable (S3), Alberta – en péril (S2) et Territoires du Nord-Ouest – non classée (SNR) (voir le tableau 3, à l’annexe A).

La répartition canadienne des populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale de l’espèce représente quelque 15 % de l’aire de répartition mondiale de la grenouille léopard (IUCN et NatureServe, 2004; COSEPAC, 2009). Le Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (2011) a accordé à l’espèce les cotes « non en péril » au Manitoba, « en péril » en Alberta et en Saskatchewan et « possiblement en péril » dans les Territoires du Nord-Ouest. La grenouille léopard, populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale, a également été inscrite sur la liste des espèces préoccupantes en vertu de la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral en 2005. En Alberta, l’espèce est désignée menacée (« threatened ») aux termes de la Wildlife Act de l’Alberta (Alberta Sustainable Resource Development, 2003), mais elle n’a pas été inscrite au Manitoba, en Saskatchewan et dans les Territoires du Nord-Ouest.

Les populations situées plus à l’est au Manitoba et dans l’État adjacent du Minnesota semblent s’être rétablies à la suite de déclins de populations passés ou, du moins, avoir persisté sur une plus grande superficie. On juge cependant que les populations de l’Idaho et du Montana, états adjacents aux Prairies canadiennes, sont en déclin (voir le tableau 4 à l’annexe A).

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3. Information sur l'espèce

3.1 Description de l'espèce

La grenouille léopard est une grenouille semi-terrestre de taille moyenne (d’environ 60 à 110 mm du museau au cloaque) caractérisée par de longues pattes arrière, qui sont très palmées et adaptées au saut et à la nage (Kendell, 2002b; Russell et Bauer, 2000). Son corps présente des taches dorsales foncées bien visibles entourées d’un anneau plus clair. La surface ventrale est blanche, et deux plis dorso-latéraux pâles et distincts s’étendent de chaque côté du dos. Le dos est essentiellement vert, mais il peut être brun ou présenter une combinaison des deux couleurs. Une forme jaune, plus rare, existe également. Au cours de la saison de reproduction, les mâles ont aussi des bosses très foncées à la base des pouces, les durillons nuptiaux.

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3.2 Populations et répartition

Répartition

La répartition de la grenouille léopard en Amérique du Nord est vaste (figure 1). Aux États-Unis, elle est présente depuis le Montana jusqu’en Arizona et au Nouveau-Mexique vers le sud, jusqu’au Nebraska vers le nord-est, jusqu’en Virginie-Occidentale vers l’est et jusqu’au Maine vers le nord. Dans les États de l’ouest, on compte quelques observations isolées ainsi que des régions dans lesquelles l’espèce est aujourd’hui disparue. Au Canada, la grenouille léopard est présente dans toutes les provinces et dans les Territoires du Nord-Ouest (figure 1). Trois unités désignables ont précédemment été définies pour la grenouille léopard au Canada (COSEPAC, 2002; Seburn et Seburn, 1998; COSEPAC, 2009), et les populations locales de l’ouest du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest ont été incluses dans l’unité désignable des Prairies et de l’ouest de la zone boréale. De récentes études génétiques (Hoffman et Blouin, 2004a, 2004b; Fulton et al., 2007; Wilson et al., 2008) n’ont montré aucune différence significative dans la composition génétique des populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale qui justifierait le partitionnement de cette unité désignable. La désignation actuelle du COSEPAC (2009) des populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale est le nouveau nom des populations locales rencontrées en Alberta, en Saskatchewan, dans l’ouest du Manitoba et dans les Territoires du Nord-Ouest.

Figure 1 : Répartition globale de la grenouille léopard, y compris les populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale. Les points d’interrogation indiquent les incertitudes

La figure 1 montre la répartition mondiale de la grenouille léopard qui couvre un vaste territoire de l'Amérique du Nord (de la Nouvelle-Écosse jusqu'au Manitoba et vers le Sud jusque dans les États du Nord et du centre des États-Unis). Cette figure montre également, dans une couleur différente, les populations boréales de l'Ouest et des Prairies.

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Répartition au Canada

La grenouille léopard, populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale, est présente au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et dans les Territoires du Nord-Ouest. L’étendue de ces populations couvre environ 35 % de l’aire de répartition totale de l’espèce au Canada (COSEPAC, 2009).

Historiquement, la grenouille léopard était présente en Alberta au sud du 55° de latitude nord ainsi que dans le coin nord-est de la province (Alberta Northern Leopard Frog Recovery Team [ANFRT], 2005), à l’ouest des contreforts et des versants orientaux inférieurs des Rocheuses. Cependant, nombre d’enregistrements dans les parties plus centrales et septentrionales sont discutables, et l’espèce pourrait ne pas avoir été présente dans les régions situées au nord d’Edmonton, sauf dans les régions du Bouclier canadien. Dans les années 1970, la grenouille léopard avait disparu de la majeure partie du centre de l’Alberta, et sa zone d’occupation avait grandement diminué dans le sud de la province (Roberts, 1992; Seburn, 1992b; Wagner, 1997). Aujourd’hui, la présence de cette espèce est principalement associée à des bassins versants de grands cours d’eau et à des aires d’habitat indigène intact dans la portion sud-est de la province (voir la carte détaillée dans ANFRT, 2005). Les populations locales semblent avoir disparu des bassins de la rivière Saskatchewan Nord et du ruisseau Sounding, en Alberta. Des populations locales isolées sont aussi présentes dans les bassins du lac Athabasca et de la rivière des Esclaves, dans le nord-est de la province (Kendell et al., 2007). On a tenté plusieurs réintroductions par le passé pour réétablir la grenouille léopard dans certaines régions de l’Alberta. Une population locale autosuffisante a été établie près de Magrath (Kendell et Prescott, 2007), et plusieurs autres sites de réintroduction montrent de premiers signes de réussite (D. Prescott, comm. pers., 2011).

En Saskatchewan, l’espèce a été observée dans l’ensemble de la province, sauf dans les régions de l’extrémité nord-est (Secoy, 1987). On ne dispose toutefois que de peu d’information pour déterminer la zone d’occurrence et la zone d’occupation dans les régions de la forêt boréale. L’espèce a aussi été signalée à proximité du lac Athabasca, Saskatchewan (Secoy, 1987), dans une région située entre les lacs Black et Bompas, à l’est du lac Athabasca (Heard, 1985). La plupart des populations locales connues en Saskatchewan sont associées à des bassins versants de grands cours d’eau, dont les rivières Saskatchewan Nord, Saskatchewan Sud, Qu’Appelle, Frenchman et Souris. Il ressort clairement que des mortalités massives se sont produites du début jusqu’au milieu des années 1970 (Seburn, 1992a; Didiuk, 1997).

Au Manitoba, les populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale de la grenouille léopard étaient historiquement répandues à l’ouest et au sud du lac Winnipeg (Preston, 1982) et s’étendaient aussi loin au nord que le lac Southern Indian. L’espèce était particulièrement abondante dans les marais bordant les rives sud des lacs du sud de la province, comme les lacs Winnipeg et Manitoba (Eddy, 1976). L’aire de répartition de l’espèce au Manitoba s’est considérablement contractée à la suite des cas de mortalité massive en 1975 et en 1976 (Koonz, 1992). Les populations locales semblent avoir grandement augmenté au cours des 30 dernières années, mais on dispose de peu de renseignements pour confirmer le degré de rétablissement en ce qui a trait à la taille des populations locales et à leur zone d’occupation (W. Watkins, comm. pers., 2009).

L’espèce a été signalée pour la première fois dans les Territoires du Nord-Ouest à proximité de Fort Smith en 1901 (Fournier, 1997). Les connaissances traditionnelles et locales des collectivités ont permis de définir les régions auparavant occupées et d’établir que la grenouille léopard constituait un appât prisé pour la pêche et la chasse. L’aire de répartition de l’espèce semble comprendre les régions des rivières des Esclaves et Taltson, et elle s’étendait dans le passé aussi loin au nord que le delta de la rivière des Esclaves (Seburn et Seburn, 1998; Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, données inédites).

Populations canadiennes

On ne dispose d’aucune information sur l’abondance au Canada de la grenouille léopard, populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale. Les évaluations les plus approfondies ont été réalisées en Alberta, où des méthodes normalisées de recherche des amphibiens ont été appliquées dans l’ensemble de la province à l’occasion de plusieurs relevés (p. ex. Kendell, 2002b; Kendell et al., 2007), qui comprenaient l’évaluation de sites historiques et de nouveaux sites. Le relevé effectué à l’échelle de la province le plus récent, réalisé en 2005, indique que des populations locales n’ont pas été détectées dans plus de la moitié des sites où elle avait déjà été présente en Alberta, et qu’elle était disparue de nombreux sites qu’elle occupait pourtant dans les 15 années précédentes (Kendell et al., 2007). En Alberta, l’espèce est aujourd’hui absente des bassins de la rivière Battle, de la rivière Saskatchewan Nord et du ruisseau Sounding, qu’elle occupait historiquement. Les populations locales restantes de la province sont fragmentées. D’importants déclins du nombre de populations locales et de l’étendue de leur zone d’occurrence en Alberta ont mené à la mise sur pied de projets de réintroduction à la rivière Raven, près de Caroline, dans la région du lac Pine du centre de l’Alberta, près de Magrath, à la rivière Saskatchewan Nord, près de Rocky Mountain House et à proximité de Red Deer (ANFRT, 2005; Kendell et Prescott, 2007), dans le parc national du Canada des Lacs-Waterton (Boutin et Smith, 2008; Smith et Hewitt, 2007) et dans plusieurs parcs provinciaux du sud de la province. Après la mise en liberté d’individus à proximité de Magrath, en Alberta, en 2002, des jeunes de l’année ont été observés en juillet 2005 et 2006. Une population autosuffisante a été établie à cet emplacement où les œufs sont maintenant utilisés comme source pour d’autres réintroductions. Des signes de succès de reproduction de la grenouille léopard ont été observés dans plusieurs autres sites de réintroduction, et une évaluation complète de la réussite et de la faisabilité du programme de réintroduction se poursuivra au cours des quelques prochaines années (D. Prescott, comm. pers., 2011).

Le suivi de l’espèce est limité en Saskatchewan. On ne dispose pas de renseignements pour déterminer la mesure dans laquelle les cas de mortalité massive enregistrés dans le milieu des années 1970 ont touché la taille des populations locales ni l’étendue du rétablissement qui a eu lieu depuis (Didiuk, 1997; Seburn, 1992a; Weller, et al., 1994).

Les populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale de la grenouille léopard ne font pas l’objet d’un suivi au Manitoba. Historiquement, cette espèce faisait l’objet d’une récolte commerciale, ce qui permettait d’obtenir des indications de la taille des populations locales. Cependant, les estimations de la taille des populations locales doivent être interprétées avec prudence, car la demande du marché et les activités de récolte confondent l’interprétation des statistiques. Les données de récolte ont néanmoins fourni un moyen de documenter les déclins de l’espèce du milieu des années 1970, lorsque l’offre et la demande est demeurée constante et que la récolte a beaucoup diminué. À la suite d’un rétablissement apparent dans les années 1980, les populations locales ont augmenté dans des régions où elles avaient été décimées auparavant. Les taux de récolte qui ont suivi reflétaient ce rétablissement, à un certain degré (COSEPAC, 2009).

Après que l’espèce a été inscrite à l’annexe 1 de la LEP du gouvernement fédéral en 2005, les observations historiques ont été examinées, et les activités d’observation et de suivi de la grenouille léopard ont repris dans les Territoires du Nord-Ouest (Schock, 2009). Après 1994, la première observation confirmée a été réalisée en 2007 (Rob Gau, comm. pers., 2011). Des activités de suivi de la grenouille léopard sont en cours dans le cadre d’autres activités de suivi environnemental entreprises pour des projets d’aménagement hydroélectrique situés dans l’aire de répartition de l’espèce se trouvant dans les Territoires du Nord-Ouest. Des études gouvernementales en cours visent aussi à recueillir des données sur l’emplacement et le nombre de tous les amphibiens dans les Territoires du Nord-Ouest ainsi qu’à fournir de l’information sur la présence possible de maladies et d’infections (Rob Gau, comm. pers., 2011). Cependant, les données sur l’abondance et les tendances des populations locales ne sont pas encore disponibles pour cette région.

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3.3 Besoins de la grenouille léopard

3.3.1 Besoins biologiques et en matière d'habitat

La grenouille léopard est une espèce semi-aquatique, c’est-à-dire qu’elle utilise des milieux aquatiques et terrestres. Trois types d’habitat sont requis pour la reproduction, l’alimentation et l’hivernage de l’espèce (ANFRT, 2005). Comme la capacité de dispersion de cette espèce est limitée, ces habitats doivent être disponibles à proximité les uns des autres (Pope et al., 2000), et il doit y avoir une certaine connectivité entre eux.

Durant l’hiver, la grenouille léopard hiberne dans les plans d’eau qui ne gèlent pas complètement, mais qui sont froids (environ moins de 4 °C) et bien oxygénés (de 7 à 10 ppm) (Hine et al., 1981; Nace et al., 1996). Ces plans d’eau sont habituellement associés à d’autres plans d’eau permanents plus profonds, soit des étangs et des lacs, des rivières et des cours d’eau, et des sources. Différents plans d’eau sont généralement utilisés pour la reproduction et l’hivernage (Souder, 2000).

À partir de leurs sites d’hivernage, les grenouilles adultes parcourent jusqu’à 1,6 km pour se reproduire d’avril à juin (Eddy, 1976; Hine et al., 1981; Kendall, 2002a; Souder, 2000) dans les eaux chaudes et peu profondes de divers milieux humides : marais; sources; fossés inondés; étangs artificiels; emprunts; étangs de castors; bords de lacs; eaux lentes de certains cours d’eau et rivières (Cook, 1984; Hine et al., 1981; Merrell, 1977; Seburn et Seburn, 1998). Les milieux humides optimaux présentent un certain degré de permanence, sont généralement non acides (pH de 6,5 à 8,5; Nace et al., 1996) et ne contiennent pas de poissons prédateurs (Merrell et Rodell, 1968). La végétation émergente est importante, car elle permet à l’espèce de s’abriter et d’y fixer ses masses d’œufs (Hine et al., 1981; Merrill, 1977). La température de l’eau peut aussi être importante, car elle agit sur le taux d’éclosion des œufs et le développement des têtards (Wershler, 1991).

Après la période de reproduction, les adultes et les subadultes peuvent se disperser dans un rayon de 8 km autour des étangs de reproduction (Dole, 1971; Seburn et al., 1997) pour s’alimenter durant l’été dans les habitats riverains ou de hautes terres. Ces régions sont des habitats humides tels que des prés, des pâturages, des arbustaies, des corridors riverains et des fossés de drainage ou d’irrigation (Hine et al., 1981; Merrell, 1977; Wershler, 1991). La grenouille léopard n’utilise généralement pas les milieux très boisés (Merrell, 1977), mais, dans certaines régions, elle peut utiliser le couvert forestier (p. ex. Seburn, 1994). L’espèce évite aussi les zones de végétation très éparse, comme les pâturages faisant l’objet d’un broutage intensif et les champs cultivés (Dole, 1971; Hine et al., 1981; Merrell, 1977). Le retour vers les sites d’hivernage commence à la fin de l’été ou au début de l’automne (COSEPAC, 2009).

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3.3.2 Facteurs limitatifs

La grenouille léopard a besoin de trois types d’habitat distincts pour ses activités saisonnières : des marais peu profonds pour la reproduction; des hautes terres humides pour l’alimentation et la dispersion en été; des plans d’eau permanents pour l’hivernage. Ces trois types d’habitat doivent coexister et être à proximité les uns des autres pour permettre leur utilisation et leur accès saisonnier.

Des épisodes de sécheresse prolongée peuvent se produire dans certaines parties de l’aire de répartition de la grenouille léopard et mener à une forte réduction du recrutement et, possiblement, à une disparition à l’échelle locale. Ces épisodes auraient pour effet d’accentuer la vulnérabilité actuelle de l’espèce à la fragmentation de l’habitat et à l’isolement résultant des déclins et des réductions de la répartition survenus par le passé.

La grenouille léopard termine sa phase de reproduction dans les milieux humides où, comme les autres amphibiens, elle est particulièrement vulnérable aux agents pathogènes qui pourraient y être présents ou être introduits par voies naturelles (p. ex. par d’autres espèces sauvages ou le courant) ou humaines (p. ex. empoissonnement, loisirs aquatiques, etc.).

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4. Menaces

4.1 Évaluation des menaces

Tableau 1. Tableau d'évaluation des menaces
MenaceNiveau de préoccupation1ÉtenduePrésenceOccur- renceGravité2Certitude causale3
Perte ou dégradation de l'habitat
Drainage et remplissage des plans d’eauÉlevéGénéraliséeCouranteContinueÉlevéeÉlevée
Conversion de l’habitat des hautes terresÉlevéGénéraliséeCouranteContinueÉlevéeÉlevée
Urbanisation/
indust- rialisation
MoyenLocaliséeCouranteContinueModéréeMoyenne
Activités d’élevageMoyenLocaliséeCouranteFréquenteModéréeMoyenne
Modification des régimes hydrologiquesMoyenLocaliséeCouranteFréquenteModéréeMoyenne
Changements dans la dynamique écologique ou dans les processus naturels
Introduction ou incidence accrue des maladies et des parasitesMoyenGénéraliséeCouranteInconnueModérée/
élevée
Élevée
Climat et catastrophes naturelles
Fréquence accrue des épisodes de sécheresseMoyenGénéraliséeCourante/
anticipée
RécurrenteModérée/
élevée
Moyenne/
faible
Pollution
Contaminants environ- nementauxMoyenGénéraliséeCourante/
anticipée
SaisonnièreModéréeMoyenne
Espèces exotiques, envahissantes ou introduites
Empois- sonnementFaibleLocaliséeCouranteSaisonnièreFaible/
modérée
Moyenne
Mortalité accidentelle
Mortalité causée par la circulation routièreFaibleLocaliséeCouranteRécurrenteFaibleFaible
Utilisation des ressources biologiques
Récolte commercialeFaibleLocaliséeCouranteRécurrenteFaibleFaible

1 Niveau de préoccupation : signifie que la gestion de la menace représente une préoccupation (élevée, moyenne ou faible) pour la gestion de l’espèce, conforme aux objectifs de gestion. Ce critère tient compte de l’évaluation de toute l’information figurant dans le tableau.

2 Gravité : indique l’effet à l’échelle de la population (Élevée : très grand effet à l’échelle de la population, modérée, faible, inconnue).

3 Certitude causale : indique le degré de preuve connu de la menace (Élevée : la preuve disponible établit un lien fort entre la menace et les pressions sur la viabilité de la population; Moyenne : il existe une corrélation entre la menace et la viabilité de la population, p. ex. une opinion d’expert; Faible : la menace est présumée ou plausible).

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4.2 Description des menaces

Les menaces sont énumérées par ordre décroissant de niveau de préoccupation.

Drainage et remplissage des plans d’eau

Entre autres causes de déclin, on soupçonne que les populations de la grenouille léopard pourraient avoir été réduites ou être disparues de bon nombre de régions de l’Amérique du Nord à cause de la perte, de la dégradation et de la fragmentation de leur habitat (Koch et al., 1996; Lannoo et al., 1994). Comme cette espèce a besoin de la présence de trois types d’habitat distincts à proximité les uns des autres pour la reproduction, l’alimentation en été et l’hivernage, elle est particulièrement vulnérable à la perte et à la dégradation de l’habitat (Pope et al., 2000). Dans le sud de l’Alberta, le drainage des milieux humides à des fins agricoles a été considérable. En effet, on estime que 60 % des bassins versants associés à des milieux humides et 80 % des zones situées en bordure des milieux humides, dans les prairies et les parcs de l’Alberta, ont été touchés par les activités agricoles dans les années 1980 (Turner et al., 1987). Une situation similaire a été observée au Manitoba, où il ne reste aussi peu que 30 % des milieux humides originaux dans de nombreuses régions en raison du drainage et du remplissage à des fins agricoles (Manitoba Eco-Network, 2009). Le Manitoba a perdu 4 305 acres d’habitat en milieux humides au cours de la dernière année (CPAWS, 2011). En Saskatchewan, le drainage des terres humides ainsi que la construction de pipelines et de routes sont continus, ce qui réduit la quantité d’habitat convenable pour la grenouille léopard (J. Pepper, comm. pers., in COSEPAC, 2009). Le remplissage et le drainage des plans d’eau ne sont toutefois pas aussi répandus dans les Territoires du Nord-Ouest que dans les Prairies (D. Schock, comm. pers., 2011).

Conversion de l’habitat des hautes terres

Diverses activités humaines d’utilisation des terres (p. ex. culture, routes) fragmentent l’habitat de la grenouille léopard et réduisent le nombre et la superficie des zones d’habitat convenable, qui sont séparées par des zones d’habitat non convenable de plus en plus grandes. La modification de l’habitat des hautes terres en vue d’avantager d’autres espèces sauvages pourrait aussi nuire à la grenouille léopard, selon la nature des modifications. Comme l’espèce migre parmi une variété d’habitats au cours de ses activités saisonnières (Pope et al., 2000), la conversion de l’habitat des hautes terres peut agir comme barrière à la migration, menant ainsi à la disparition de populations locales. La dispersion des individus entre les populations locales se trouve aussi interrompue (Pope et al., 2000), ce qui compromet la persistance de l’espèce dans les emplacements fragmentés. En outre, la croissance de bon nombre d’amphibiens après la métamorphose est plus faible dans les habitats dégradés (Adama et Beaucher, 2006; Gray et Smith, 2005), ce qui peut agir sur la survie et la performance reproductive subséquentes. Les populations peuvent être susceptibles de disparaître à l’échelle locale en raison de facteurs environnementaux ou naturels, mais une recolonisation peut s’effectuer par la dispersion d’individus au sein de ces populations locales (Hanski et Gilpin, 1991; Hanski, 1998). L’augmentation de la perte et de la fragmentation de l’habitat causée par la conversion de l’habitat des hautes terres accroît l’isolement entre les populations locales, ce qui peut réduire ou prévenir la dispersion des individus ainsi que la recolonisation de l’habitat. De vastes étendues d’habitat non convenable (p. ex. terres cultivées) séparent actuellement bon nombre de populations locales existantes. À long terme, cela peut aussi mener à la disparition de populations locales en raison de la réduction de la dispersion et du flux génétique.

Urbanisation et industrialisation

La destruction et l’altération de l’habitat causées par l’urbanisation et le développement industriel réduisent la disponibilité et le caractère convenable de l’habitat utilisé par les populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale de la grenouille léopard pour l’alimentation estivale, la reproduction et l’hivernage.

Dans les parties du sud des Prairies, l’expansion des centres urbains causée par l’agglomération de la population humaine a mené à une perte et à une dégradation des terres adjacentes. Par exemple, les municipalités d’Okotoks et de Strathmore, dans le sud de l’Alberta, ont vu leur population croître d’environ 40 % entre 1996 et 2001 (Canadian Prairie Partners in Flight, 2004). Johnson et al. (2011) ont constaté que l’occupation des milieux humides par la grenouille léopard au Colorado était négativement associée à l’urbanisation. De même, la richesse des espèces de grenouilles présentes dans les habitats aquatiques situés dans les zones de forte densité humaine serait plus faible que dans les zones moins perturbées, où le couvert végétal est plus élevé (Hamer et Parris, 2011). Les milieux humides situés dans les zones urbanisées sont plus isolés et présentent un couvert végétal moindre (Smallbone et al., 2011), ce qui réduit le caractère convenable de l’habitat et la connectivité entre les habitats requis par l’espèce et entre les populations locales.

L’exploration et l’exploitation des ressources peuvent également influer sur les nappes aquifères par la dégradation de l’habitat de l’espèce, tel que le prélèvement d’eaux superficielles et souterraines (ANFRT, 2005), lequel peut accélérer l’assèchement des habitats de reproduction et la réduction des niveaux d’eau dans les habitats d’hivernage au point d’augmenter les taux de mortalité hivernale, particulièrement si celle-ci est exacerbée par des conditions de sécheresse.

Activités d’élevage

Les animaux d’élevage et le bétail en nombres excessifs qui utilisent les terres comme pâturages peuvent endommager les habitats de reproduction, d’alimentation et d’hivernage de la grenouille léopard dans les prairies (p. ex. Wershler, 1991). On se préoccupe particulièrement de la concentration du broutage dans les zones riveraines, où le bétail peut piétiner et réduire le couvert végétal des milieux humides des hautes terres, réduire le couvert de végétation émergente des rives, perturber les masses d’œufs et avoir une incidence sur la qualité de l’eau en raison de l’érosion des rives, qui se traduit par une augmentation de l’apport en nutriments dans les plans d’eau. L’habitat présent sous forme d’étangs artificiels, de mares de stockage, de bassins de milieux humides naturels permanents et de cours d’eau peut aussi être affecté par des taux élevés d’empoissonnement. Shmutzer et al. (2008) ont constaté que la qualité de l’eau, la diversité des amphibiens et l’abondance des têtards étaient plus faibles dans les milieux humides utilisés par le bétail que dans les milieux humides non perturbés. Par contre, un degré approprié de broutage peut améliorer l’habitat riverain en réduisant la densité de la végétation qui pourrait agir sur les capacités de dispersion et d’alimentation de la grenouille léopard (p. ex. Waye et Cooper, 2001).

Modification des régimes hydrologiques

Les projets hydrauliques qui altèrent ou stabilisent les niveaux d’eau pour améliorer les caractéristiques du paysage liées au développement industriel, agricole, résidentiel ou récréatif, ou qui modifient l’habitat pour répondre aux besoins d’autres espèces (p. ex. gestion des poissons et de la sauvagine) peuvent être néfastes pour la grenouille léopard (p. ex. Wershler, 1991).

L’augmentation des niveaux d’eau (inondation) durant la saison de reproduction peut entraîner de forts courants qui ne sont pas propices à la reproduction ou à la ponte ou qui délogent les masses d’œufs fixées à la végétation émergente des rives. D’autre part, la baisse des niveaux d’eau peut réduire la période de rétention des eaux de surface, ce qui peut entraîner la mortalité des têtards. La modification des régimes hydrologiques peut aussi mener à des changements négatifs de la température de l’eau et des concentrations d’oxygène. L’extraction d’eau à des fins d’exploitation pétrolière et gazière, d’irrigation pour l’agriculture et d’autres activités d’utilisation des terres peut également affecter les aquifères et réduire les niveaux d’eau. Dans les étangs de reproduction et d’hivernage utilisés par la grenouille léopard, cela peut se traduire par des niveaux d’eau insuffisants et par le gel, respectivement.

La création de plans d’eau par l’aménagement de barrages dans les cours d’eau (p. ex. pour l’abreuvement du bétail ou la protection contre les inondations) peut produire de nouveaux habitats d’hivernage et de reproduction pour la grenouille léopard et offrir un nouvel habitat dans certaines régions (p. ex. certains canaux d’irrigation et réservoirs associés). Cependant, la gestion subséquente des régimes hydrologiques peut éliminer l’utilisation pour l’hivernage et la reproduction (p. ex. l’abaissement des niveaux d’eau en hiver pour la protection contre les inondations), et les activités d’utilisation des terres adjacentes aux projets hydrauliques risquent de ne pas convenir à l’alimentation de la grenouille léopard en été (p. ex. maintien d’un couvert végétal extrêmement bas). Des mesures d’intendance appropriées des habitats aquatiques et terrestres associés aux projets hydrauliques peuvent produire et maintenir l’habitat saisonnier de la grenouille léopard.

Introduction ou incidence accrue des maladies et des parasites

On soupçonne que bon nombre de facteurs ont contribué aux mortalités massives de grenouilles léopards survenues dans les Prairies canadiennes au milieu des années 1970, et les maladies seraient l’un de ces facteurs (ANFRT, 2005). Historiquement, des éclosions de maladie se sont produites au sein des populations d’amphibiens, et l’on peut s’attendre à ce qu’elles continuent de se produire à l’échelle locale. Au fil du temps, elles pourraient même se produire à une plus grande échelle.

Des cas de mortalité massive de la grenouille léopard ont été causés par un Ranavirus dans le sud de l’Ontario (Greer et al., 2005) et dans le sud-est de la Saskatchewan (Schock et Bollinger, 2005). Un Ranavirus a été décelé chez la grenouille léopard à quelques sites en Alberta, mais il est considéré peu commun (D. Prescott, comm. pers., 2009). La présence d’un Ranavirus chez d’autres amphibiens a été confirmée dans les Territoires du Nord-Ouest (Schock, 2009; Schock et al., 2009), ce qui laisse croire que cet agent pathogène pourrait aussi toucher la grenouille léopard. D’autre part, le champignon chytride est communément trouvé chez toutes les espèces d’amphibiens, y compris la grenouille léopard, dans la plupart des régions de l’Alberta. Cependant, aucun signe de mortalité de la grenouille léopard causée par ce champignon n’a été observé (D. Prescott, comm. pers., 2011). Le champignon chytride a aussi été décelé chez des grenouilles léopards recueillies au Manitoba pour la recherche. Le suivi du champignon chytride et de son incidence dans les Territoires du Nord-Ouest est en cours d’évaluation (R. Gau, comm. pers., 2011). On a avancé que le syndrome des pattes rouges pouvait être une cause des cas de mortalité massive de la grenouille léopard qui ont eu lieu à la fin des années 1970 en Alberta (Roberts, 1992) et au Manitoba (Koonz, 1992). Ce syndrome, aussi appelé « maladie des pattes rouges » ou dermato-septicémie bactérienne, est une infection bactérienne du sang des amphibiens associée à une rougeur de la peau, et peut être causé par plusieurs bactéries. Les signalements de la maladie des pattes rouges qui datent d’avant le milieu des années 1990 doivent être interprétés avec prudence, car cette maladie était surdiagnostiquée et souvent mal diagnostiquée avant cette date. Par exemple, la maladie des pattes rouges a souvent été systématiquement attribuée à la bactérie Aeromonas hydrophila, mais elle peut être causée par d’autres bactéries (Densmore et Green, 2007). Par conséquent, les signalements de la maladie des pattes rouges faits par Roberts (1992) en Alberta et par Koonz (1992) au Manitoba sont incertains. La maladie de la moisissure d’eau commune, causée par les champignons Saprolegnia ferax et S. parasitica, n’a pas été constatée en Alberta, mais le S. ferax est un agent pathogène commun des poissons. L’introduction de poissons pourrait donc se traduire par l’établissement de cet agent, si ce n’est déjà fait (Kiesecher et al., 2001; Alberta Sustainable Resource Development, 2003). Les espèces du genre Saprolegnia peuvent infecter les masses d’œufs et les têtards d’amphibiens et réduire la productivité (Densmore et Green, 2007). Bien qu’elles soient répandues dans les milieux aquatiques (Densmore et Green, 2007), ces espèces doivent encore faire l’objet de beaucoup de recherches (R. Gau, comm. pers., 2011). En Alberta, le trématode Ribeiroia ondatrae pourrait être responsable des kystes infectés chez la grenouille léopard (K. Kendell, comm. pers., in COSEPAC, 2009).

La transmission de maladies bactériennes, fongiques et virales au sein des populations locales de grenouilles léopards peut se produire par l’utilisation de poissons comme appâts, le transport d’embarcations d’un plan d’eau à un autre et l’introduction de populations de poissons dans de nouveaux plans d’eau.

Le rayonnement ultraviolet (UV) accru causé par l’amincissement de la couche d’ozone a également été associé à des déclins chez les amphibiens, en partie à cause de la réduction de la résistance aux maladies et aux agents pathogènes (Blaustein et al., 1994). La grenouille léopard pond ses œufs à proximité de la surface de l’eau, ce qui pourrait accroître la vulnérabilité de ceux-ci au rayonnement UV, qui est grandement atténué par la profondeur de l’eau.

Fréquence accrue des épisodes de sécheresse

La sécheresse peut affecter la grenouille léopard (Corn et Fogleman, 1984; Koch et al., 1996; Merrell, 1977) lorsqu’il y a perte d’habitat convenable, ce qui peut mener à la disparition de populations locales. L’assèchement de l’habitat de reproduction et la profondeur réduite des plans d’eau utilisés pour l’hivernage, qui peuvent mener au gel ou à la baisse des concentrations d’oxygène, peuvent réduire ou éliminer les populations locales au cours d’années successives de sécheresse. On pense d’ailleurs que les conditions de sécheresse sont liées au déclin des amphibiens dans le sud de l’Alberta dans les années 1930 (Fowler, 1935). Par conséquent, le climat a vraisemblablement contribué aux déclins de la taille des populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale de la grenouille léopard, mais il est peu probable qu’il s’agisse du seul facteur en cause. Dans certaines régions des Prairies, l’accroissement de l’irrigation en raison de la sécheresse peut entraîner la diminution de la nappe aquifère (Seburn, 1992a).

Les conséquences des conditions climatiques prévues sur la grenouille léopard et les autres amphibiens n’ont pas été évaluées adéquatement pour bien comprendre de quelle façon les changements (augmentations et diminutions) des températures saisonnières moyennes et des précipitations moyennes agiront sur les différents stades vitaux.

Contaminants environnementaux

Les amphibiens, y compris la grenouille léopard, sont sensibles aux contaminants environnementaux (p. ex. Bishop, 1992) résultant d’activités humaines, comme l’agriculture et l’exploitation industrielle. La présence de branchies aux premiers stades vitaux et la perméabilité de la peau des amphibiens les rendent particulièrement sensibles aux contaminants environnementaux (Henry 2000), lesquels peuvent agir sur leur survie, leur métamorphose et leur comportement (Leconfort et al., 1998).

Le ruissellement des eaux de surface provenant de terres agricoles peut accroître l’étendue et la densité des algues en prolifération et diminuer la concentration d’oxygène de l’eau, ce qui peut réduire le taux de survie et la croissance des têtards de la grenouille léopard (Kiesecker, 2002; Ouellet et al., 1997). On a signalé que les concentrations de nitrate présentes dans les eaux de ruissellement de surface, qui proviennent des engrais épandus sur les terres agricoles du sud de l’Ontario, seraient assez élevées pour causer des malformations et la mortalité chez les amphibiens (Hecnar, 1995; Rouse et al., 1999). Les déchets d’élevage, quant à eux, agissent sur la qualité de l’eau en augmentant les concentrations de nutriments et en abaissant les concentrations d’oxygène (Alberta Sustainable Resource Development, 2003). Les pesticides introduits dans les milieux humides utilisés pour la reproduction peuvent réduire le nombre d’invertébrés et d’algues dont s’alimente l’espèce, réduire le taux d’éclosion des œufs et le taux de croissance des têtards et entraîner la mortalité de ces derniers. Le taux d’éclosion des œufs d’amphibiens a été négativement associé aux concentrations de plusieurs pesticides, particulièrement l’atrazine, l’endosulfan et le chlorpyrifos, dans les milieux humides situés dans les vergers aspergés de pesticides et dans les milieux humides de référence voisins en Colombie-Britannique (Bishop et al., 2010). Cependant, la pertinence de ces résultats pour les populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale de la grenouille léopard est incertaine, car les types de pesticides trouvés dans les milieux humides présents dans l’aire de répartition de ces populations diffèrent de ceux qui ont été signalés dans l’étude susmentionnée. De plus, les concentrations de la plupart des pesticides constatés dans les milieux humides des prairies susceptibles d’être utilisés comme habitat par la grenouille léopard sont comparativement faibles et souvent sous les seuils de détection (Donald et al., 1999; 2001, Messing et al., sous presse). Néanmoins, même à de faibles concentrations, certains pesticides et autres polluants environnementaux peuvent perturber le système immunitaire (Albert et al., 2007; Brodkin et al., 2007; Vatnick et al., 1999) et le système endocrinien (McDaniel et al., 2008) des larves et des adultes de grenouilles léopards. L’exposition aux composés œstrogènes, comme l’œstrogène synthétique éthinylestradiol, peut retarder le développement des têtards et en modifier le sexe (Hogan et al., 2008).

Les activités industrielles ont aussi le potentiel d’agir négativement sur la grenouille léopard. Les disparitions des populations locales de grenouilles léopards au cours des 30 dernières années dans l’ouest, le centre et le nord de l’État de New York sont associées à des niveaux élevés de dépôt acide (Gibbs et al., 2005). L’acidification des habitats aquatiques peut réduire la fécondation chez les amphibiens en diminuant la motilité spermatique, et accroître la mortalité des embryons d’amphibiens (Pierce, 1987). L’augmentation prévue de l’exploitation du pétrole lourd dans le nord-est de l’Alberta et le nord-ouest de la Saskatchewan peut aussi poser un risque dans l’avenir pour les grenouilles léopards présentes dans ces régions en exacerbant l’acidification des habitats aquatiques. Le secteur énergétique de l’extraction pétrolière et gazière, qui croît rapidement en Alberta et en Saskatchewan (COSEPAC, 2010), a le potentiel d’entraîner le rejet d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans l’environnement. On sait que les HAP augmentent le taux de mortalité des œufs (Marquis et al., 2006), perturbent les échanges gazeux dans les tissus pulmonaires (Stabeneau et al., 2006) et interfèrent avec le système musculaire, ce qui se traduit par une mobilité réduite des grenouilles (Stabeneau et al., 2008). Il est cependant à noter que certaines des études susmentionnées ont été réalisées en laboratoire et pourraient donc avoir exposé les amphibiens à des concentrations de contaminants plus élevées que ce qu’on trouve habituellement dans l’environnement.

Les anoures[1] exposés à des contaminants pourraient aussi être plus vulnérables aux agents pathogènes (Kiesecker 2002; Taylor et al., 1999). L’immunosuppression qui peut se produire chez les têtards des grenouilles léopards exposés à certains pesticides (Gilbertson et al., 2003) risque aussi d’accroître la vulnérabilité de ceux-ci à l’infection par des parasites comme les vers trématodes (Rohr et al., 2008) et le strongle pulmonaire Rhabdias ranae (Gendron et al., 2003).

Empoissonnement

La grenouille léopard se reproduit généralement dans les plans d’eau sans poissons (Merrell, 1968), et l’espèce n’a vraisemblablement pas développé de moyen de défense naturel contre la prédation par les poissons introduits (Smith et Keinath, 2007). Elle peut coexister dans des habitats avec des poissons prédateurs, même s’il est probable qu’il y ait une baisse considérable des populations à l’échelle locale.

L’introduction de poissons dans les plans d’eau aux fins de la pêche sportive représente une menace pour la grenouille léopard et d’autres amphibiens dans les Prairies canadiennes (ANFRT, 2005; Emery et al., 1972; Pearson, 2004; Saskatchewan Conservation Centre, 2006). En effet, les poissons introduits peuvent entraîner la disparition à l’échelle locale de la grenouille léopard par l’intermédiaire de la prédation exercée sur l’ensemble des stades vitaux de l’espèce durant les périodes de reproduction et d’hivernage (Emery et al., 1972). Ils peuvent aussi agir indirectement sur les populations locales en introduisant des agents pathogènes dans les milieux aquatiques (Blaustein et al., 1994; Keisecker et al., 2001). Par exemple, l’introduction de la carpe commune (Cyprinus carpio) est susceptible d’agir négativement sur la grenouille léopard, car cette espèce peut détruire la végétation émergente et submergée et accroître la turbidité. Elle peut aussi réduire ou éliminer les populations d’invertébrés et les algues nécessaires à la survie et à la reproduction (Leonard et McAllister, 1996; McAllister et al., 1999).

Mortalité causée par la circulation routière

Dans les situations locales où des routes très achalandées sont situées à proximité immédiate de l’habitat de reproduction, d’alimentation d’été et d’hivernage, le taux de mortalité de la grenouille léopard causée par la circulation routière peut être élevé (Merrell, 1977). Cette mortalité peut intensifier ou provoquer le déclin des populations locales (Carr et Fahrig, 2001; Eigenbrod et al., 2008; Mazerolle et al., 2005). La mortalité causée par la circulation routière ne constitue pas une grave menace pour l’espèce en Alberta (ANFRT, 2005). De tels cas de mortalité sont cependant souvent signalés près d’Estevan, en Saskatchewan (A. Didiuk, données inédites), mais cette menace est vraisemblablement peu courante dans le reste de l’aire de répartition de l’espèce.

Récolte commerciale

La récolte commerciale de la grenouille léopard en Alberta à des fins de recherche et d’apprentissage a déjà été exercée par le passé. Cependant, cette pratique est limitée dans la province depuis de nombreuses années (Alberta Sustainable Resource Development, 2003). Certains individus ont été recueillis pour être utilisés comme appâts, et la capture à des fins récréatives est exercée en Alberta, notamment par les enfants. Compte tenu du faible nombre de grenouilles léopards en Alberta, même ces cas relativement isolés peuvent avoir une certaine incidence sur les populations locales (ANFRT, 2005).

Aucune récolte commerciale de grenouilles léopards n’a été pratiquée dans le passé en Saskatchewan (Seburn, 1992a) et dans les Territoires du Nord-Ouest, et l’utilisation de l’espèce comme appât est interdite en Saskatchewan. La capture à des fins récréatives se produit probablement à un très faible degré dans cette province et dans les Territoires du Nord-Ouest.

Au Manitoba, la grenouille léopard fait l’objet d’une récolte commerciale depuis au moins les années 1920 (COSEPAC, 2009). Au début des années 1970, avant les cas de mortalité massive, la récolte annuelle approchait les 50 000 kg, ce qui pouvait représenter, au total, plus d’un million d’individus (Koonz, 1992). À la suite des cas de mortalité massive du milieu des années 1970, la récolte a diminué à quelque 6 000 kg malgré une demande du marché soutenue, ce qui reflète le déclin considérable de la grenouille léopard. Au milieu des années 1990, la récolte a augmenté, sans toutefois atteindre les niveaux précédents (J. Duncan, comm. pers., in COSEPAC, 2009). La récolte à des fins commerciales et récréatives est toujours permise dans la province, mais aucun nouveau permis commercial n’est délivré.

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5. Objectif de gestion

À l’heure actuelle, il n’est pas possible d’établir un objectif de gestion quantitatif pour les populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale de la grenouille léopard, car : 1) l’abondance de l’espèce est actuellement inconnue; 2) les tendances de l’espèce sont peu documentées ou inconnues dans une grande partie de son aire de répartition (voir la section 3.2).

L’objectif du présent plan de gestion est de maintenir et, dans la mesure du possible, d’augmenter la répartition des populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale de la grenouille léopard, par la détermination et la réduction ou l’élimination des menaces pour l’espèce et son habitat.

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6. Stratégies générales et mesures de conservation

6.1 Mesures déjà achevées ou en cours

Protection et gestion

On considère que la grenouille léopard est une espèce d’intérêt pour les programmes de conservation dans l’ensemble de son aire de répartition. Cependant, la majeure partie de ces activités ont lieu dans le cadre d’initiatives de conservation plus larges des prairies et des milieux humides. Elles comprennent : l’aménagement de clôtures et l’abreuvement du bétail hors site (Hofman 1992; K. Kendell, comm. pers., 2009), des pratiques de gestion bénéfiques pour les amphibiens (Quinlan et al., 2004), des lignes directrices visant à éviter les perturbations et les répercussions du développement industriel, la réintroduction (Kendell, 2001; 2004; Kendell et Prescott, 2007; Romanchuk, 2003; Wendlandt et Takats, 1999), la compréhension de la tenure des terrains et la formation d’une équipe de rétablissement provinciale en Alberta ainsi que la préparation et la mise en œuvre du plan de rétablissement de la grenouille léopard en Alberta (ANFRT, 2005).

Recherche

Plusieurs projets de recherche réalisés en Alberta ciblent la biologie et la conservation de la grenouille léopard (Butterworth, 1999; Dalgleish, 2001; Fraser, 2008; Kendell, 2000a; Kendell, 2000b; Seburn et al., 1997; Stevens et al., 2010; Wendlandt et Taktats, 1999; Wilson et al., 2008; Wilson et al., 2009). En Saskatchewan, les projets de recherche sont centrés sur l’écologie de l’hivernage, les maladies et la dispersion de la grenouille léopard (Schock et Bollinger 2005; T.K. Bollinger, comm. pers., 2009; G. McMaster et C. White, comm. pers., 2009).

Suivi et évaluation

Le programme national Attention Grenouilles a été mis en œuvre et fait l’objet d’une campagne de promotion (M. Doyle, comm. pers., 2009). Les Territoires du Nord-Ouest disposent aussi d’un programme de déclaration qui encourage le public et les organismes de suivi à signaler leurs observations d’amphibiens et de reptiles. Diverses autres activités ont été mises en œuvre pour effectuer le suivi de l’occurrence, de l’abondance et de la répartition des populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale de la grenouille léopard (Kendell, 2002a; 2002b; Kendell et al., 2007; Parcs Canada, 2008; G. McMaster, comm. pers., 2009; R. Gau, comm. pers., 2011; W. Watkins, comm. pers., 2009; C. White, comm. pers., 2009); des relevés des populations d’amphibiens et des agents pathogènes ont aussi été réalisés (Schock 2009; Schock et al., 2009).

Sensibilisation et communication

La grenouille léopard a reçu de l’attention dans bon nombre de publications de conservation d’organismes gouvernementaux et non gouvernementaux. L’AVAMP (Alberta volunteer amphibian monitoring program) vise à sensibiliser davantage le public aux amphibiens et à recueillir de l’information sur leur occurrence. Le projet RANA, coordonné par le ministère du Développement durable des ressources de l’Alberta (Alberta Sustainable Resource Development), comprend quant à lui un volet d’éducation du public sur la conservation des amphibiens. Le parc national du Canada des Lacs-Waterton a aussi mis sur pied de nombreux programmes sur les amphibiens ciblant le public et les groupes scolaires ainsi que des produits médiatiques fréquents (presse, télévision, radio).

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6.2 Stratégies générales et mesures de conservation

La répartition actuelle des populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale de la grenouille léopard semble être constituée d’un petit nombre de lieux de reproduction localisés dans le sud de l’Alberta, de populations locales isolées dans le nord de l’Alberta, d’une population locale plus dispersée associée à des bassins versants de grands cours d’eau dans le sud de la Saskatchewan, d’une population largement répartie dans le sud du Manitoba et d’une très petite population locale restreinte dans le sud des Territoires du Nord-Ouest. Les populations locales présentes dans les régions de la forêt boréale et en bordure de celle-ci sont peu documentées, et l’orientation des mesures d’intendance évoluera à mesure que de nouveaux renseignements seront recueillis. Par conséquent, l’orientation et la portée des mesures de conservation varieront en fonction des différentes régions, et les données sur la répartition issues de relevés réalisés à l’échelle des provinces et du territoire seront importantes pour cette orientation. Les compétences et les intervenants qui participent à la gestion de la grenouille léopard dans l’ouest du Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et dans les Territoires du Nord-Ouest préciseront les mesures de conservation, au besoin, de façon à tenir compte des différences et des possibilités régionales, selon les contraintes financières et les priorités des compétences locales. Des progrès dans l’atteinte de l’objectif du présent plan de gestion seront réalisés au cours des cinq prochaines années par l’intermédiaire des stratégies générales et des mesures de conservation suivantes :

  1. Suivi et évaluation des populations locales et de leur habitat : Réaliser des relevés ciblés pour déterminer la zone d’occupation de l’espèce, qui serviront de base au suivi des populations locales, des tendances de l’habitat et des agents pathogènes.
  2. Conservation de l’habitat : Déterminer et conserver les habitats essentiels.
  3. Intendance : Élaborer et mettre en œuvre des activités d’intendance visant à renverser les causes de la dégradation de l’habitat ou à maintenir l’habitat de façon à respecter les besoins saisonniers de l’espèce.
  4. Information et sensibilisation : Informer le public, particulièrement les propriétaires fonciers et les intervenants concernés, au sujet de la grenouille léopard et du besoin de maintenir les habitats saisonniers de l’espèce, et encourager la participation aux activités d’intendance.
  5. Recherche : Combler les lacunes en matière de connaissances pour améliorer la conservation et la gestion de la grenouille léopard.
  6. Réintroduction : Au besoin, et dans la mesure du possible, mettre en œuvre des programmes de réintroduction fondés sur les programmes de recherche et de suivi appropriés.
Tableau 2 : Mesures de conservation et calendrier de mise en œuvre
Mesure de conservation*PrioritéMenace abordéeÉchéancier
Stratégie générale : suivi et évaluation des populations locales et de leur habitat
1. Réaliser des relevés pour effectuer le suivi des tendances et de l’abondance des populations locales et de l’habitatÉlevéeLacunes à combler en matière d’information pour mesurer les progrès dans l’atteinte de l’objectif de gestion2012-2017
2. Élaborer et mettre en œuvre un programme de suivi des agents pathogènesMoyenneIntroduction ou incidence accrue de maladies et de parasites2012-2017
Stratégie générale : conservation de l’habitat
3. Déterminer les milieux essentiels et déterminer la tenure, l’état et les menaces de ces régionsÉlevéeDrainage et remplissage des plans d’eau, conversion de l’habitat des hautes terres, urbanisation et industrialisation, activités d’élevage, modification des régimes hydrologiques, contaminants environnementaux, empoissonnement, mortalité causée par la circulation routière2012-2017
4. Mettre en œuvre des pratiques de gestion exemplaires dans les habitats principauxÉlevéeDrainage et remplissage des plans d’eau, conversion de l’habitat des hautes terres, urbanisation et industrialisation, activités d’élevage, modification des régimes hydrologiques, contaminants environnementaux, empoissonnement, mortalité causée par la circulation routière2012-2017
Stratégie générale : intendance
5. Mettre en œuvre des programmes d’intendance clés fondés sur l’habitat avec les propriétaires/
locataires et
gestionnaires fonciers
ÉlevéeDrainage et remplissage des plans d’eau, conversion de l’habitat des hautes terres, urbanisation et industrialisation, activités d’élevage, modification des régimes hydrologiques, contaminants environnementaux, empoissonnement, mortalité causée par la circulation routière2012-2017
6. Collaborer avec les ministères provinciaux des pêches pour évaluer et réduire les menaces liées à l’empoissonnementFaibleEmpoissonnement2012-2017
Stratégie générale : Information et sensibilisation
7. Promouvoir la conservation de la grenouille léopard et les pratiques de gestion exemplaires pour la conservation de l’espèce et de son habitatÉlevéeDrainage et remplissage des plans d’eau, conversion de l’habitat des hautes terres, urbanisation et industrialisation, activités d’élevage, modification des régimes hydrologiques, contaminants environnementaux, empoissonnement, mortalité causée par la circulation routière2012-2017
Stratégie générale : recherche
8. Élaborer des modèles d’habitat spatialement explicites pour soutenir les mesures de conservationÉlevéeDrainage et remplissage des plans d’eau, conversion de l’habitat des hautes terres, urbanisation et industrialisation, activités d’élevage, modification des régimes hydrologiques, contaminants environnementaux2012-2017
9. Déterminer les caractéristiques de l’habitat et de l’utilisation de l’habitatMoyenneLacunes à combler en matière d’information pour mesurer les progrès dans l’atteinte de l’objectif de gestion2012-2017
10. Évaluer les effets des maladies et des parasites sur les populations localesMoyenneIntroduction ou incidence accrue de maladies et de parasites2012-2017
11. Examiner les répercussions à long terme de la sécheresse et du changement climatiqueMoyenneFréquence accrue des épisodes de sécheresse2012-2017
Stratégie générale : réintroduction
12. Mettre en œuvre des programmes de réintroduction au besoin et dans la mesure du possibleFaibleDrainage et remplissage des plans d’eau, conversion de l’habitat des hautes terres, urbanisation et industrialisation, activités d’élevage, modification des régimes hydrologiques, introduction ou incidence accrue de maladies et de parasites, contaminants environnementaux, empoissonnement, mortalité causée par la circulation routière, récolte commerciale, fréquence accrue des épisodes de sécheresse2012-2017

* Les mesures dépendent des contraintes budgétaires et des priorités de la compétence de gestion.

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7. Mesure des progrès

Le succès de la mise en œuvre du présent plan de gestion sera évalué en fonction de l’indicateur de rendement suivant :

D’ici 2017, la répartition des populations des Prairies et de l’ouest de la zone boréale de la grenouille léopard aura été, dans la mesure du possible, maintenue ou accrue, par la détermination et la réduction ou l’élimination des menaces pour l’espèce et son habitat.

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Waye, H.L. et J.M. Cooper. 2001. Status of the Northern Leopard Frog (Rana pipiens) in the Creston Valley Wildlife Management Area 1999 for the Columbia Basin Fish and Wildlife Compensation Program, Nelson (Colombie-Britannique), 51+ p.

Weller, W.F., M.J. Oldham, F.W. Schueler et M.E. Obbard. 1994. Report of the Historical Database Committee: Report of the Historical Populations Trends Subgroup, Canadian Working Group - Declines in Canadian amphibians identified using historical distributional data, in Fourth Annual Meeting of the Task Force on Declining Amphibian Populations in Canada, compte rendu d’un atelier, Manitoba Museum of Man & Nature, Winnipeg (Manitoba).

Wendlandt, M., et L. Takats. 1999. Northern Leopard Frog reintroduction: Raven River-pilot year (1999), Alberta Environment, Fisheries and Wildlife Management Division, Edmonton (Alberta), 22 p.

Werner, J.K., B.A. Maxell, P. Hendricks et D.L. Flath. 2004. Amphibians and Reptiles of Montana, Mountain Press Publishing Company, Missoula (Montana), 262 p.

Wershler, C.R. 1991. Status of the Northern Leopard Frog in Alberta – 1990, rapport inédit réalisé par Sweetgrass Consultants Ltd. pour World Wildlife Fund Canada (Prairie for Tomorrow) et Alberta Forestry, Lands and Wildlife, Edmonton (Alberta), 47+ p.

Wilson, G.A., T.L. Fulton, K. Kendell, G. Scrimgeour, C.A. Paszkowski et D.W. Coltman. 2008. Genetic diversity and structure in Canadian Northern Leopard Frog (Rana pipiens) populations: implications for reintroduction programs, Canadian Journal of Zoology 86:863–874.

Wilson, G.A., T.L. Fulton, K. Kendell, G. Scrimgeour, C.A. Paszkowski et D.W. Coltman. 2009. Genetic assessment of potential source populations for the reintroduction of northern leopard frogs (Rana pipiens) to sites in Alberta, rapport technique T-2009-001, produit par l’Alberta Conservation Association, Sherwood Park (Alberta), Canada, 32 p.

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9. Communications personnelles

Bollinger, T.K. – Western College of Veterinary Medicine (Saskatchewan)

Doyle, M. – Environnement Canada (Ontario)

Gau, R. – Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest

Kendell, K. – Alberta Conservation Association (Alberta)

McMaster, G. – Saskatchewan Watershed Authority (Saskatchewan)

Prescott, D. – Alberta Fish and Wildlife Division (Alberta)

Schock, D. – Keyano College (Alberta)

Watkins, W. – Conservation Manitoba (Manitoba)

White, C. – Saskatchewan Watershed Authority (Saskatchewan)

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Annexe A : Statut de conservation et tendances des populations de grenouilles léopards

Tableau 3. Statut de conservation de la grenouille léopard au Canada et dans les États du nord des États-Unis adjacents aux Prairies canadiennes
ÉtatStatut*
IdahoS2 (NatureServe, 2011)
MontanaS1, S4 (Montana Natural Heritage Program et Montana Fish, Wildlife and Parks, 2011)
Dakota du NordSNR (NatureServe, 2011)
MinnesotaS4 (NatureServe, 2011)
ManitobaS4 (NatureServe, 2011)
SaskatchewanS3 (NatureServe, 2011)
AlbertaS2 (NatureServe, 2011)
Territoires du Nord-OuestSNR (NatureServe, 2011)

* S = à l’échelle subnationale; 1 = gravement en péril; 2 = en péril; 3 = vulnérable; 4 = apparemment non en péril; SNR = non classée

Tableau 4. Abondance actuelle et tendances des populations de grenouilles léopards dans les États du nord des États-Unis adjacents aux Prairies canadiennes (Smith et Keinath 2007, in COSEPAC, 2009).
ÉtatAbondance actuelleTendanceRéférences
IdahoPeu couranteEn déclinKoch et Peterson (1995)
MontanaPeu couranteEn déclinReichel (1996), Werner et al. (2004)
Dakota du NordInconnueInconnue 
MinnesotaCouranteEn déclinMoriarty (1998)

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Annexe B : Effets sur l'environnement et sur les espèces non ciblées

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée pour tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP, conformément à La directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes. L’objet de l’EES est d’incorporer les considérations environnementales à l’élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairées du point de vue de l’environnement.

La planification du rétablissement vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que des plans peuvent, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur des espèces ou des habitats non ciblés. Les résultats de l’EES sont directement inclus dans le plan lui-même, mais également résumés ci-dessous.

On s’attend à ce que le présent plan de gestion ait un effet global positif sur d’autres espèces, car il est centré sur la conservation des milieux humides et de divers habitats naturels des hautes terres. Le plan vise à décourager la conversion des milieux humides en habitats où la biodiversité est plus faible, comme les zones d’agriculture intensive. La manipulation des niveaux d’eau à des fins d’activités humaines et de gestion des espèces sauvages pourrait, dans bien des cas, accommoder les besoins en matière d’habitat de la grenouille léopard. Les pratiques d’intendance visant à maintenir et à améliorer l’habitat d’alimentation d’été de l’espèce, notamment les habitats riverains, auront des effets bénéfiques pour bon nombre d’autres espèces sauvages et la végétation indigène.


1 Amphibiens de l’ordre Anura, qui regroupent les grenouilles, les crapauds et les rainettes. Ils sont caractérisés par l’absence de queue au stade adulte et par de longues pattes arrière souvent adaptées au saut et à la nage.