Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Cordulie de Hine Somatochlora hineana au Canada – 2011

Photo d’une cordulie de Hine (Somatochlora hineana) adulte.

En voie de disparition – 2011

Table des matières

Information sur le document

Liste des figures

Liste des tableaux


Information sur le document

COSEPAC - Comité sur la situation des espèces en péril au Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2011. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la cordulie de Hine (Somatochlora hineana) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. x + 44 p.

Note de production :
Le COSEPAC souhaite remercier Colin Jones qui a rédigé le rapport de situation sur la cordulie de Hine (Somatochlora hineana) au Canada en vertu d'un contrat avec Environnement Canada. Paul Catling, coprésident du Sous-comité de spécialistes des arthropodes du COSEPAC, a supervisé le présent rapport et en a fait la révision. Le COSEPAC remercie également Chris Evans pour avoir fourni la photographie de la couverture prise dans les terres humides de Minesing, en Ontario.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819–953–3215
Téléc. : 819–994–3684
Courriel
Site Web

Illustration/photo de la couverture :
Cordulie de Hine -- Photo par C.D. Jones.

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2011.
No de catalogue CW69-14/625-2011F-PDF
ISBN 978-1-100-97382-1

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COSEPAC
Sommaire de l'évaluation

Sommaire de l'évaluation – mai 2011

Nom commun
Cordulie de Hine

Nom scientifique
Somatochlora hineana

Statut
En voie de disparition

Justification de la désignation
Cette libellule, qui est rare dans toute son aire de répartition, n'a été observée que dans une seule localité canadienne où le déclin de l'habitat est considéré comme étant probable en raison de l'expansion urbaine et des espèces envahissantes.

Répartition
Ontario

Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2011.

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COSEPAC
Résumé

Cordulie de Hine
Somatochlora hineana

Description et importance de l'espèce sauvage

La cordulie de Hine, Somatochlora hineana, est une libellule (ordre des odonates) de la famille des Corduliidés. Les adultes ont les yeux verts brillants, un thorax vert métallique muni de deux rayures jaunes latérales et un abdomen brun noirâtre. La cordulie de Hine est une espèce rare à l'échelle mondiale.

Répartition

L'aire de répartition mondiale actuelle de la cordulie de Hine comprend l'Ontario et quatre États des États-Unis : le Wisconsin, le Michigan, l’Illinois et le Missouri. Dans le passé, on l'observait aussi en Ohio, en Indiana et en Alabama, où elle est désormais considérée comme une espèce disparue. En Ontario, la présence de la cordulie de Hine n’est confirmée qu’à un seul site – les terres humides de Minesing dans le comté de Simcoe, à l'ouest de Barrie.

Habitat

L'habitat de la cordulie de Hine se limite aux terres humides calcaires (les marais, les cariçaies et les tourbières) composées surtout de graminoïdes et alimentées en grande partie par les eaux souterraines en provenance de suintements intermittents. La plupart des sites ont une couche sous-jacente de substrat rocheux dolomitique près de la surface. Certains biologistes pensent que l'habitat dans les terres humides de Minesing est devenu de plus en plus sec au cours des 35 dernières années et que le développement urbain anticipé dans la région avoisinante est considéré comme une menace sérieuse en raison des pertes de l'alimentation en eau souterraine. En revanche, le développement urbain semble être restreint. On s’entend généralement pour dire que les plantes envahissantes telles que le roseau commun européen et le nerprun bourdaine constituent des menaces considérables. La présence de trous d'écrevisses représente probablement un élément essentiel de l'habitat de la cordulie de Hine et peut être un facteur limitant sa répartition.

Biologie

La cordulie de Hine subit une métamorphose incomplète de trois stades : œufs, larves (nymphe) et adultes. Les femelles accouplées pondent dans les terres tourbeuses ou les eaux peu profondes, puis les œufs donnent des larves aquatiques qui vivent dans les terres humides de 3 à 5 ans avant que les adultes émergent. Les larves sont des prédateurs généralistes et se nourrissent d'une variété d'autres invertébrés. Lorsqu'elles sont matures, les larves rampent de leur milieu aquatique jusqu'à une plante émergente où les adultes émergent de l'épiderme larvaire. Le moment de l'émergence des adultes dans la partie canadienne de l'aire de répartition commence probablement quelque part entre le début et la mi-juin. À la suite de la période d'une semaine antérieure à la reproduction, les adultes choisissent des sites de reproduction et les utilisent pour s'accoupler et pondre des œufs. Les libellules adultes sont des prédateurs aériens et se nourrissent d'une variété d'insectes.

Taille et tendances des populations

On ne connaît pas la taille de la population au seul site canadien connu. De même, il n'existe aucune donnée sur les fluctuations ou les tendances d'une année à l'autre associées à cette population.

Facteurs limitatifs et menaces

Des changements dans l'hydrologie de surface et de subsurface pourraient nuire aux populations de la cordulie de Hine si les modifications des régimes hydrologiques nuisent à l'eau et réduisent ou éliminent l'habitat potentiel des larves. L'aquifère qui est censé être la source principale d'eau souterraine approvisionnant la partie est des terres humides de Minesing (où se trouve la seule population canadienne connue de la cordulie de Hine) est situé dans les zones sèches à l'est. Les projets d'aménagement de logements dans ces zones sèches réduiront probablement le débit de base de l'eau jusqu'aux terres humides, nuisant ainsi à l'habitat des larves.

La contamination des eaux souterraines constitue également une menace potentielle pour l'habitat de la cordulie de Hine. Les zones sèches contenant l'aquifère qui alimente les terres humides de Minesing sont composées principalement de formations de sable et de gravier perméables. Par conséquent, la source d'eau approvisionnant la partie est des terres humides des Minesing pourrait être contaminée par la gestion des éléments nutritifs et des pesticides agricoles, des champs d'épuration défectueux ou dégradés et des pressions potentielles et futures liées au développement.

Une autre menace est la propagation probable du roseau commun européen, qui forme des peuplements denses dans les tourbières, ce qui entraînerait une quasi-élimination de la biodiversité indigène.

Protection, statuts et classifications

La cordulie de Hine est inscrite comme une espèce en voie de disparition à l'échelle fédérale aux États-Unis et dans les États de l'Illinois, du Michigan, de l'Ohio et du Wisconsin. L'espèce n'est actuellement pas protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada ou de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l'Ontario. Elle est classée par NatureServe comme étant en péril à vulnérable à l'échelle mondiale (G2G3), a reçu la cote N1 à l'échelle nationale au Canada et a reçu la cote S1 à l'échelle provinciale en Ontario. Elle est inscrite comme étant une espèce quasi menacée sur la liste rouge des espèces menacées de l'Union internationale pour la conservation de la nature.

Les terres humides de Minesing sont protégées du développement et de la modification du site par un certain nombre de désignations, de politiques et de règlements provinciaux et municipaux sur le patrimoine naturel. Une bonne partie de la zone est la propriété de l'office de protection de la nature de la vallée Nottawasaga.

Résumé technique

Somatochlora hineana

Cordulie de Hine Hine’s Emerald

Répartition au Canada : Ontario

Données démographiques

 
Durée d'une génération (généralement, âge moyen des parents dans la population; indiquer si une méthode d'estimation de la durée d'une génération autre que celle qui est présentée dans les lignes directrices de l'UICN [2008] est utilisée)De 3 à 5 ans (durée de vie complète)
Y a-t-il un déclin continu observé, inféré ou prévu du nombre total d'individus matures?Inconnu
Pourcentage estimé du déclin continu du nombre total d'individus matures pendant cinq ans ou deux générationsInconnu
Pourcentage observé, estimé, inféré ou présumé de la réduction ou de l'augmentation du nombre total d'individus matures au cours des dix dernières années ou trois dernières générationsInconnu
Pourcentage prévu ou présumé de la réduction ou de l'augmentation du nombre total d'individus matures au cours des dix prochaines années ou trois prochaines générationsInconnu
Pourcentage inféré ou présumé de la réduction du nombre total d'individus matures au cours de toute période de dix ans couvrant une période antérieure ou ultérieureInconnu
Est-ce que les causes du déclin sont clairement réversibles et comprises et ont effectivement cessé?Sans objet
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures?Inconnu

Information sur la répartition

 
Superficie estimée de la zone d'occurrence

La zone d'occurrence au Canada selon un polygone convexe minimum couvre 10 km². D'après la convention du COSEPAC, quand la zone d'occurrence est inférieure à l'indice de la zone d'occupation, la valeur de la zone d'occurrence doit être réglée à la plus grande valeur des deux, ce qui représente, dans le cas présent, 28 km².
28 km²
Indice de la zone d'occupation (IZO)
(selon la grille de 2 km x 2 km)

L'indice maximal de la zone d'occupation (IZO) est de 11 km² basé sur une grille de 1 km x 1 km et de 28 km² basé sur une grille de 2 km x 2 km.
28 km²
La population totale est-elle très fragmentée?
[un seul emplacement au Canada, très fragmentée dans l'ensemble de l'aire de répartition]
Non
Nombre de « localités* »1
Y a-t-il un déclin continu observé, inféré ou prévu de la zone d'occurrence?Non
Y a-t-il un déclin continu inféré de l'indice de la zone d'occupation?Non
Y a-t-il un déclin continu observé, inféré ou prévu du nombre de populations?Non
Y a-t-il un déclin continu inféré du nombre de localités?Non
Y a-t-il un déclin continu inféré de la qualité de l'habitat?Oui
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations?Inconnu
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de localités*?Inconnu
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d'occurrence?Inconnu
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l'indice de la zone d'occupation?Inconnu

* Voir les documents : Instructions pour la préparation des rapports de situation du COSEPAC et Définitions et abréviations approuvées par le COSEPAC.

Nombre d'individus matures (dans chaque population)

 
PopulationNbre d'individus matures
TotalInconnu
 Inconnu
  

Analyse quantitative

 
La probabilité de disparition de l'espèce de la nature est d'au moins [20 % sur 20 ans ou 5 générations, ou 10 % sur 100 ans].Sans objet

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

Les projets d'aménagement de logements dans les zones sèches à l'est de la population connue pourraient réduire le débit de base de l'eau jusqu'aux terres humides, nuisant ainsi à l'habitat des larves. La contamination des eaux souterraines est une autre menace. Cependant, il y a des raisons de croire que les projets d’aménagement sont restreints et que le roseau commun européen et le nerprun bourdaine constituent des menaces plus sérieuses.

Immigration de source externe (immigration de l'extérieur du Canada)

 
Situation des populations de l'extérieur. Probablement stable, mais rare et en voie de disparition dans les zones avoisinantes.
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?Possible
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?Probablement
Y a-t-il suffisamment d'habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?Oui
La possibilité d'une immigration de populations externes existe-t-elle?Non

Statut existant

COSEPAC : Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2011.

Statut et justification de la désignation

 
Statut :
En voie de disparition
Code alphanumérique :
B1ab(iii)+2ab(iii)
Justification de la désignation :
Cette libellule a une très petite zone d'occurrence tout comme une très petite zone d'occupation et elle n'est connue que dans une localité où on prévoit un déclin de l'habitat en raison de changements dans l'eau souterraine associés au développement urbain prévu.

Applicabilité des critères

Critère A (déclin du nombre total d'individus matures) : Sans objet étant donné que le nombre total d'individus matures est inconnu.
Critère B (petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : Correspond aux critères de la catégorie « en voie de disparition », B1ab(iii)+2ab(iii), en raison d'une zone d'occurrence très petite et d'un indice de la zone d'occupation très faible (les deux sont de 28 km²) et parce que l'espèce n'est connue que dans une localité où on prévoit un déclin de l'habitat en raison des espèces envahissantes et de l'aménagement urbain.
Critère C (nombre d'individus matures peu élevé et en déclin) : Sans objet étant donné que le nombre total d'individus matures est inconnu.
Critère D (très petite population totale ou répartition restreinte) : Correspond aux critères de la catégorie « menacée », D2, car il n'y a qu'une seule localité et les menaces énumérées pour cette localité pourraient entraîner la disparition en peu de temps.
Critère E (analyse quantitative) : Non effectuée.

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Historique du COSEPAC
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine la situation, à l'échelle nationale, des espèces, sous-espèces, variétés et populations (importantes à l'échelle nationale) sauvages jugées en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, amphibiens, reptiles, poissons, mollusques, lépidoptères, plantes vasculaires, lichens et mousses.

Composition du COSEPAC
Le COSEPAC est formé de représentants des organismes provinciaux et territoriaux responsables des espèces sauvages, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans et Partenariat fédéral en biosystématique) et de trois organismes non gouvernementaux, ainsi que des coprésidents des groupes de spécialistes des espèces. Le Comité se réunit pour examiner les rapports sur la situation des espèces candidates.

Définitions 2010

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Espèce disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)*
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Espèce menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)**
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Espèce non en péril (NEP)***
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)****
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

* Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.
** Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
*** Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
****Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
***** Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

Le Service canadien de la faune d'Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

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Rapport de situation du COSEPAC sur la Cordulie de Hine Somatochlora hineana au Canada - 2011.

Description et importance de l'espèce sauvage

Nom et classification

Règne : Animalia – animaux
   Embranchement : Arthropoda – arthropodes
Sous-embranchement : Hexapoda – hexapodes
Classe : Insecta – insectes
Sous-classe : Ptérygotes – insectes ailés
Infraclasse : Palaeoptera – paléoptères
Ordre : Odonata Fabricius, 1793 – odonates (libellules et demoiselles)
Sous-ordre : Anisoptera Selys, 1854 – libellules
Famille : Corduliidés – libellulidés
Sous-famille : Corduliinae
Genre : Somatochlora Selys, 1871
Espèces : Somatochlora hineana (Williamson, 1931) – cordulie de Hine

Le Somatochlora hineana (Williamson, 1931), ou cordulie de Hine, est une libellule de l'ordre des odonates (libellules et demoiselles) et de la famille des corduliidés (libellulidés). Williamson (1931) a décrit l’espèce en fonction des spécimens adultes. De nombreuses années plus tard, Cashatt et Vogt (2001) ont décrit les larves.

L'espèce est distincte et il n'existe pas de sous-espèces ni de formes d'espèces.

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Description morphologique

La cordulie de Hine est une libellule assez grosse. Comme toutes les libellules, elle a trois stades de développement : œufs, larves et adultes.

Comme pour tous les insectes, le corps de la cordulie de Hine adulte (figures 1 et 2) comporte trois parties principales : la tête, le thorax et l'abdomen. Pendant les premiers jours au stade adulte, les yeux de la cordulie de Hine sont bruns, mais ils finissent par prendre la couleur vert brillant, ce qui est une caractéristique présente chez la plupart des membres de la famille des Corduliidés. Le thorax, la partie au milieu du corps, est muni de trois paires de pattes et de deux paires d'ailes. Il est vert métallique orné de deux rayures jaunes distinctes de chaque côté. Les ailes sont habituellement claires, bien qu’elles peuvent parfois avoir une teinte jaunâtre vers la base. Le long abdomen mince est brun noirâtre et composé de dix segments et d'un ensemble d'appendices. Le corps des adultes mesure entre 58 et 63 mm (Needham et al., 2000) et l'envergure de leurs ailes mesure entre 90 et 95 mm (USFWS, 2001).

Figure 1. Cordulie de Hine mâle adulte des terres humides de Minesing (44,38° N, 79,85° O), le 27 juin 2007. Photo : C.D. Jones.

Photo d’une cordulie de Hine mâle adulte des terres humides de Minesing.

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Figure 2. Cordulie de Hine femelle adulte des terres humides de Minesing (44,38° N, 79,85° O), le 27 juin 2007. Photo : C.D. Jones.

Photo d’une  cordulie de Hine femelle adulte des terres humides de Minesing.

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Au Canada, il y a 20 espèces du genre Somatochlora et bon nombre d'entre elles ont une apparence générale très semblable. La forme des appendices chez les mâles adultes est toutefois distinctive; les appendices de la cordulie de Hine sont en forme de pince en vue latérale (figure 3). Ces appendices ont une forme et une apparence assez semblables à ceux de la cordulie ténébreuse (Somatochlora tenebrosa (Say), mais ceux de cette dernière espèce finissent graduellement en pointe pour former un bout pointu (figure 4), alors que ceux de la cordulie de Hine se courbent près de la pointe pour former un crochet. L'identification des femelles du genre Somatochlora est problématique, mais en examinant une combinaison de la taille, de la tendance thoracique et de la forme de la plaque génitale (située sur la face inférieure du 9e segment abdominal – vers la pointe de l'abdomen) on peut faire une identification positive. La plaque génitale de la cordulie de Hine a la forme d'une lame (figure 5) alors que celle de la cordulie ténébreuse (l'espèce avec laquelle la cordulie de Hine peut être confondue) est triangulaire et pointe vers le bas de façon perpendiculaire à l'abdomen (figure 6).

Figure 3. Vue latérale (au-dessus) et dorsale (en dessous) des appendices d'une cordulie de Hine mâle. Illustrations par Peter Burke de Jones et al.  (2008).

Illustrations des appendices d'une cordulie de Hine  mâle, vues latérale et dorsale.

Illustrations des appendices d'une cordulie de Hine  mâle, vues latérale et dorsale.

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Figure 4. Vue latérale (au-dessus) et dorsale (en dessous) des appendices d'une cordulie ténébreuse mâle. Illustrations par Peter Burke de Jones et al.  (2008).

Illustrations des appendices d'une cordulie ténébreuse mâle, vues latérale et dorsale.

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Figure 5. Vue latérale de la pointe abdominale d'une cordulie de Hine femelle. Remarquez la plaque génitale de la forme d'une lame. Illustration par Peter Burke de Jones et al.  (2008).

Illustration de la pointe abdominale d'une cordulie de Hine femelle, vue latérale.

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Figure 6. Vue latérale de la pointe abdominale d'une cordulie ténébreuse femelle. Remarquez la plaque génitale triangulaire projetée à la perpendiculaire de l'abdomen. Illustration par Peter Burke de Jones et al.  (2008).

Illustration de la pointe abdominale d'une cordulie ténébreuse femelle, vue latérale.

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Le stade larvaire (figure 7) est beaucoup plus difficile à déterminer, comme les larves des espèces du genre Somatochlora sont très semblables. Une identification fiable ne peut être faite qu'au dernier stade larvaire ou à l'exuvie et elle nécessite un examen minutieux d'un certain nombre de caractéristiques, notamment : la présence d'un crochet au milieu du dos au troisième segment abdominal (généralement présent sur la cordulie de Hine); le nombre de soies nymphales (8-9); le nombre de soies de crénulation (9-12); la longueur totale (entre 23,5 et 25,0 mm); la largeur de la tête (de 6,7 à 6,8 mm); la longueur du métatibia (de 8,1 à 8,4 mm); et le ratio de la longueur du métatibia et de la largeur de la tête (de 1,19 à 1,25). Ces caractéristiques et un élément clé des larves du genre Somatochlora sont fournis dans Cashatt et Vogt (2001).

Figure 7. Cordulie de Hine larvaire des terres humides de Minesing (44,38° N, 79,85° O) le 7 juillet 2008. Photo : C.D. Jones.

Photo d’une cordulie de Hine larvaire des terres humides de  Minesing.

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Structure spatiale et variabilité de la population

On ne dispose d'aucune information concernant la structure spatiale et la variabilité de la population au sein de la population canadienne de la cordulie de Hine. Des études génétiques ont été réalisées sur une partie de la population américaine (Purdue et al., 1996; Purdue et al., 1999). La population en Illinois a la plus grande diversité génétique avec six haplotypes différents; alors que les populations au Michigan et au Wisconsin ont un seul haplotype, ce qui les diffère des spécimens trouvés en Illinois.

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Unités désignables

La seule population canadienne connue se trouve en Ontario, dans une zone écologique nationale dans les plaines des Grands Lacs (COSEPAC, 2009), et il n'existe qu'une seule unité désignable au Canada.

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Importance particulière

La cordulie de Hine est une espèce rare à l'échelle mondiale dont l'aire de répartition est restreinte en Amérique du Nord (NatureServe, 2009). Des connaissances traditionnelles autochtones n'ont pas été trouvées pour cette espèce.

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Répartition

Aire de répartition mondiale

L'aire de répartition mondiale actuelle de la cordulie de Hine comprend l'Ontario et quatre États des États-Unis : Wisconsin, Michigan, Illinois et Missouri (figure 8). Dans le passé, on l'observait aussi en Ohio, en Indiana et en Alabama, où elle est désormais considérée comme une espèce disparue (Vogt et Cashatt, 1994). À l'échelle mondiale, la zone d'occurrence couvre 338 857 km².

Figure 8. Répartition mondiale de la cordulie de Hine; la zone ombragée représente la zone d'occurrence.

Carte illustrant la répartition mondiale de la cordulie de Hine.

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Aire de répartition canadienne

Au Canada, la cordulie de Hine n’est présente que dans un seul site : les terres humides de Minesing dans le comté de Simcoe (figure 9). Ce site se trouve dans l'écozone des plaines à forêts mixtes (Environnement Canada, 2005). On pense que ce site comporte une seule population d'individus interféconds et qu'elle est exposée à la menace associée à l'altération de l'eau souterraine dans l'ensemble de son territoire.

Figure 9. Répartition de la cordulie de Hine au Canada indiquant un seul endroit où elle a été trouvée et d'autres endroits où des recherches dirigées ont été effectuées, mais où elle n'a pas été trouvée.

Carte illustrant la répartition de la cordulie de Hine au Canada  indiquant le seul endroit où elle a été trouvée et d'autres endroits où des  recherches dirigées ont été effectuées, mais où elle n'a pas été trouvée.

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L'indice maximal de la zone d'occupation (IZO) est de 11 km² basé sur une grille de 1 km x 1 km et de 28 km² basé sur une grille de 2 km x 2 km. La zone d'occurrence au Canada selon un polygone convexe minimum couvre 10 km². D'après la convention du COSEPAC, quand la zone d'occurrence est inférieure à l'indice de la zone d'occupation, la valeur de la zone d'occurrence doit être réglée à la plus grande valeur des deux, ce qui représente, dans le cas présent, 28 km². Par conséquent, la valeur de la zone d'occurrence utilisée pour cette évaluation sera de 28 km².

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Activités de recherche

La présence de la cordulie de Hine en Ontario a été longtemps soupçonnée jusqu'à sa découverte en 2007. Depuis le milieu des années 1990, des recherches dirigées, mais infructueuses, ont été menées pour repérer l'espèce dans la province (Steffens, 2000; Jones, 2003; Catling, comm. pers., 2008; Marshall, comm. pers.; tableau 1, figure 9). Le 20 juin 2007, l'espèce a été découverte dans les terres humides de Minesing lorsqu'un seul mâle a été capturé et photographié par Chris Evans le long d'une route à proximité. Des recherches subséquentes dans les terres humides, toujours en 2007, ont permis de découvrir d'autres adultes. Depuis, Colin Jones, Chris Evans et Bob Bowles, avec l'aide de bien d'autres intervenants, ont étudié la population dans le but de mieux délimiter les habitats des adultes et des larves.

Tableau 1. Dates, observateurs, lieux et habitat des sites étudiés pour la cordulie de Hine en Ontario, ainsi que les activités de recherche et les résultats de recherche. Tous les résultats positifs connus sont présentés d'abord, suivis de tous les résultats négatifs connus. Se reporter à la figure 9 pour obtenir la carte.
DateObservateur(s)LieuHabitatActivités de rechercheRésultat de recherche
2007-06-20C. EvansTerres humides de Minesing
Lat. : 44,38
Long. : − 79,84
Vaste complexe de terres humides composées de marais, de marécages, de marches entourées de zones sèches en terrasses.1 adulte : prise accessoirePositif
2007-06-27C.D. Jones, M.J. Oldham, R. Oldham, W.D. BakowskyTerres humides de Minesing
Lat. : 44,38
Long. : − 79,84
Vaste complexe de terres humides composées de marais, de marécages, de marches entourées de zones sèches en terrasses.Deux adultes en quatre heures de relevés des adultesPositif
2007-06-28C. EvansTerres humides de Minesing
Lat. : 44,38
Long. : − 79,84
Vaste complexe de terres humides composées de marais, de marécages, de marches entourées de zones sèches en terrasses.Un adulte en deux heures de relevés des adultesPositif
2007-07-03C. Evans, R. BowlesTerres humides de Minesing
Lat. : 44,38
Long. : − 79,84
Vaste complexe de terres humides composées de marais, de marécages, de marches entourées de zones sèches en terrasses.De deux à sept adultes en cinq heures de relevés d'adultesPositif
2007-07-17C.D. Jones, C. EvansTerres humides de Minesing
Lat. : 44,38
Long. : − 79,84
Vaste complexe de terres humides composées de marais, de marécages, de marches entourées de zones sèches en terrasses.Deux adultes en cinq heures de relevés des adultesPositif
2007-07-21C. EvansTerres humides de Minesing
Lat. : 44,38
Long. : − 79,84
Vaste complexe de terres humides composées de marais, de marécages, de marches entourées de zones sèches en terrasses.Un adulte en deux heures de relevés des adultesPositif
2008-06-19C.D. Jones, C. EvansTerres humides de Minesing
Lat. : 44,38
Long. : − 79,84
Vaste complexe de terres humides composées de marais, de marécages, de marches entourées de zones sèches en terrasses.Trois adultes en 2 h 30 heures de relevés des adultesPositif
2008-06-20C. EvansTerres humides de Minesing
Lat. : 44,38
Long. : − 79,84
Vaste complexe de terres humides composées de marais, de marécages, de marches entourées de zones sèches en terrasses.Cinq adultes en 3 h 30 heures de relevés des adultesPositif
2008-06-25C.D. Jones, C. Evans, R. BowlesTerres humides de Minesing
Lat. : 44,38
Long. : − 79,84
Vaste complexe de terres humides composées de marais, de marécages, de marches entourées de zones sèches en terrasses.Huit adultes en neuf heures de relevés des adultesPositif
2008-06-26C. Evans, Andrew ClaydonTerres humides de Minesing
Lat. : 44,38
Long. : − 79,84
Vaste complexe de terres humides composées de marais, de marécages, de marches entourées de zones sèches en terrasses.Un adulte en 0,5 heure de relevés des adultesPositif
2008-06-27C. Evans, Nikki Grantmyre, Nicole GibsonTerres humides de Minesing
Lat. : 44,38
Long. : − 79,84
Vaste complexe de terres humides composées de marais, de marécages, de marches entourées de zones sèches en terrasses.Un adulte en deux heures de relevés des adultesPositif
2008-07-07C.D. Jones, C. Evans, R. Bowles, T. Vogt, D.A. SutherlandTerres humides de Minesing
Lat. : 44,38
Long. : − 79,84
Vaste complexe de terres humides composées de marais, de marécages, de marches entourées de zones sèches en terrasses.Quatre adultes en six heures de relevés des adultes; deux larves repérées lors du pompage de cinq trous d'écrevisses (environ 1 heure)Positif
2008-07-12Rob Foster, Al Harris, Mark StabbTerres humides de Minesing
Lat. : 44,38
Long. : − 79,84
Vaste complexe de terres humides composées de marais, de marécages, de marches entourées de zones sèches en terrasses.Dix adultes, heures de relevés des adultes inconnuesPositif
2008-08-06C. EvansTerres humides de Minesing
Lat. : 44,38
Long. : − 79,84
Vaste complexe de terres humides composées de marais, de marécages, de marches entourées de zones sèches en terrasses.Deux adultes en deux heures de relevés des adultesPositif
2009-06-10C. EvansTerres humides de Minesing
Lat. : 44,38
Long. : − 79,84
Vaste complexe de terres humides composées de marais, de marécages, de marches entourées de zones sèches en terrasses.Un adulte en une heure de relevés des adultesPositif
2009-06-22Peter MillsTerres humides de Minesing
Lat. : 44,38
Long. : − 79,84
Vaste complexe de terres humides composées de marais, de marécages, de marches entourées de zones sèches en terrasses.Un adulte en une heure de relevés des adultesPositif
2008-06-22R. Bowles, Rebecca Ivanoff, Tim TullyParc provincial Awenda
Lat. : 44,855
Long. : − 79,994
Suintements entourés de forêts de conifères à la base de l'ancienne falaise du lac Algonquin. Un habitat probablement inapproprié pour la cordulie de Hine.3 heuresNégatif
2008-06-24C.D. Jones, C. Evans, R. BowlesTourbière Beaverdale
Lat. : 44,409
Long. : − 80,635
Tourbière pauvre avec des attributs un peu plus riches à l'extrémité sud. Aucune écrevisse fouisseuse n'a été détectée. Un habitat probablement inapproprié pour la cordulie de Hine.9 heuresNégatif
2008-07-11C.D. Jones, C. Evans, R. Bowles, T. VogtTourbière Beaverdale
Lat. : 44,409
Long. : − 80,635
Tourbière pauvre avec des attributs un peu plus riches à l'extrémité sud. Aucune écrevisse fouisseuse n'a été détectée. Un habitat probablement inapproprié pour la cordulie de Hine.6 heuresNégatif
2009-09-01C.D. Jones, C. Evans, K. Ballantyne, T. ZammitTourbière perchée Brantford
Lat. : 43,158
Long. : − 80,342
Tourbière perchée riche sur une pente relativement abrupte. Aucune écrevisse fouisseuse n'a été détectée. Un habitat probablement inapproprié pour la cordulie de Hine.1 heureNégatif
2008-07-10C.D. Jones, C. Evans, R. Bowles, T. Vogt, D.A. SutherlandTerre humide au nord du ruisseau Brinkman
Lat. : 45,122
Long. : − 81,486
Marais à carex avec trous d'écrevisses. Aucune larve présente dans les trous d'écrevisses. Un habitat probablement inapproprié pour la cordulie de Hine.4 heuresNégatif
2002-07-23C.D. JonesChemin Cape Hurd, péninsule Bruce
Lat. : 45,22
Long. : − 81,69
Marais à carex avec mares ouvertes. Habitat potentiel de la cordulie de Hine.1 heureNégatif
2002-08-07C.D. Jones, D.A. SutherlandChemin Cape Hurd, péninsule Bruce
Lat. : 45,22
Long. : − 81,69
Marais à carex avec mares ouvertes. Habitat potentiel de la cordulie de Hine.1 heureNégatif
2002-07-22C.D. JonesBaie Corisande, péninsule Bruce
Lat. : 45,14
Long. : − 81,56
Grand étang à fond de marne peu profond avec de nombreux suintements approvisionnant l'étang. Aucune écrevisse fouisseuse n'a été détectée. Un habitat probablement inapproprié pour la cordulie de Hine.20 minutesNégatif
2002-08-06C.D. Jones, D.A. SutherlandBaie Corisande, péninsule Bruce
Lat. : 45,14
Long. : − 81,56
Grand étang à fond de marne peu profond avec de nombreux suintements approvisionnant l'étang. Aucune écrevisse fouisseuse n'a été détectée. Un habitat probablement inapproprié pour la cordulie de Hine.3,5 heuresNégatif
2008-07-08C.D. Jones, C. Evans, R. Bowles, T. Vogt, D.A. Sutherland, S.M. Robinson, A. DwyerBaie Corisande, péninsule Bruce
Lat. : 45,14
Long. : − 81,56
Grand étang à fond de marne peu profond avec de nombreux suintements approvisionnant l'étang. Aucune écrevisse fouisseuse n'a été détectée. Un habitat probablement inapproprié pour la cordulie de Hine.4 heuresNégatif
2002-07-16C.D. JonesSecteur de la baie Dean, passage dans le lac Huron Drive, île Manitoulin
Lat. : 45,70
Long. : - 82,33
Bord de route adjacent à une tourbière ouverte entourée de forêts de cèdres/mélèzes laricins. Habitat potentiel de la cordulie de Hine.3 heuresNégatif
2002-07-18C.D. JonesSecteur de la baie Dean, passage dans le lac Huron Drive, île Manitoulin
Lat. : 45,70
Long. : - 82,33
Bord de route adjacent à une tourbière ouverte entourée de forêts de cèdres/mélèzes laricins. Habitat potentiel de la cordulie de Hine.2 heuresNégatif
2002-07-19C.D. JonesSecteur de la baie Dean, passage dans le lac Huron Drive, île Manitoulin
Lat. : 45,70
Long. : - 82,33
Bord de route adjacent à une tourbière ouverte entouré de forêts de cèdres/mélèzes laricins. Habitat potentiel de la cordulie de Hine.2 heuresNégatif
1999-07-22W.P. SteffensBaie Dorcas, péninsule Bruce
Lat. : 45,19
Long. : − 81,59
Tourbière riche avec substrat minéral. Il ne semble pas y avoir d'écrevisses fouisseuses et l'habitat peut être inapproprié pour la cordulie de Hine.3 heuresNégatif
2002-07-22C.D. JonesBaie Dorcas, péninsule Bruce
Lat. : 45,19
Long. : − 81,59
Tourbière riche avec substrat minéral. Il ne semble pas y avoir d'écrevisses fouisseuses et l'habitat peut être inapproprié pour la cordulie de Hine.1,5 heureNégatif
2002-07-23C.D. JonesBaie Dorcas, péninsule Bruce
Lat. : 45,19
Long. : − 81,59
Tourbière riche avec substrat minéral. Il ne semble pas y avoir d'écrevisses fouisseuses et l'habitat peut être inapproprié pour la cordulie de Hine.1 heureNégatif
2002-07-24C.D. JonesBaie Dorcas, péninsule Bruce
Lat. : 45,19
Long. : − 81,59
Tourbière riche avec substrat minéral. Il ne semble pas y avoir d'écrevisses fouisseuses et l'habitat peut être inapproprié pour la cordulie de Hine.3 heuresNégatif
2002-08-06C.D. Jones, D.A. SutherlandBaie Dorcas, péninsule Bruce
Lat. : 45,19
Long. : − 81,59
Tourbière riche avec substrat minéral. Il ne semble pas y avoir d'écrevisses fouisseuses et l'habitat peut être inapproprié pour la cordulie de Hine.2 heuresNégatif
2002-08-08C.D. Jones, D.A. SutherlandBaie Dorcas, péninsule Bruce
Lat. : 45,19
Long. : − 81,59
Tourbière riche avec substrat minéral. Il ne semble pas y avoir d'écrevisses fouisseuses et l'habitat peut être inapproprié pour la cordulie de Hine.4 heuresNégatif
2008-07-08C.D. Jones, C. Evans, R. Bowles, T. Vogt, D.A. SutherlandBaie Dorcas, péninsule Bruce
Lat. : 45,19
Long. : − 81,59
Tourbière riche avec substrat minéral. Il ne semble pas y avoir d'écrevisses fouisseuses et l'habitat peut être inapproprié pour la cordulie de Hine.4 heuresNégatif
2008-06-23C.D. Jones, C. Evans, R. BowlesMarécage Dornoch
Lat. : 44,296
Long. : − 80,797
Route de gravier avec forêt/marécage/ruisseau des deux côtés et petit étang marneux du côté sud. Un habitat probablement inapproprié pour la cordulie de Hine.1 heureNégatif
2008-07-11C.D. Jones, C. Evans, R. Bowles, T. VogtMarécage Dornoch
Lat. : 44,296
Long. : − 80,797
Route de gravier avec forêt/marécage/ruisseau des deux côtés et petit étang marneux du côté sud. Un habitat probablement inapproprié pour la cordulie de Hine.3 heuresNégatif
2007-08-14C. EvansCanton Essa, 25e route secondaire, étang de castors
Lat. : 44,312
Long. : − 79,795
Étang de castors sur un petit ruisseau couvert de végétation provenant du marécage de cèdres dense à la base de la colline; étang relativement stagnant. Un habitat probablement inapproprié pour la cordulie de Hine.2 heuresNégatif
2007-09-26C. EvansCanton Essa, 25e route secondaire, étang de castors
Lat. : 44,312
Long. : − 79,795
Étang de castors sur un petit ruisseau couvert de végétation provenant du marécage de cèdres dense à la base de la colline; étang relativement stagnant. Un habitat probablement inapproprié pour la cordulie de Hine.2 heuresNégatif
2008-08-05C. EvansCanton Essa, 25e route secondaire, étang de castors
Lat. : 44,312
Long. : − 79,795
Étang de castors sur un petit ruisseau couvert de végétation provenant du marécage de cèdres dense à la base de la colline; étang relativement stagnant. Un habitat probablement inapproprié pour la cordulie de Hine.2 heuresNégatif
2008-08-21C. EvansCanton Essa, 25e route secondaire, étang de castors
Lat. : 44,312
Long. : − 79,795
Étang de castors sur un petit ruisseau couvert de végétation provenant du marécage de cèdres dense à la base de la colline; étang relativement stagnant. Un habitat probablement inapproprié pour la cordulie de Hine.1 heureNégatif
2008-07-09C.D. Jones, C. Evans, R. Bowles, T. Vogt, D.A. SutherlandBras du lac George à partir du lac Lower Andrew
Lat. : 45,199
Long. : − 81,465
Tourbière en bordure du cours d'eau. Partie principale de la tourbière non accédée. Écrevisses fouisseuses présentes selon les rapports d’autres biologistes (S. Brinker, comm. pers.). Habitat potentiel de la cordulie de Hine.16 heuresNégatif
2008-07-01C. Evans, Kate EvansTerres humides de George Parkway
Lat. : 44,428
Long. : − 79,782
Prairie adjacente à l'étang de castors, aux ruisseaux, au marécage, au marais de Typha/Phragmites et aux suintements. Habitat non évalué pour déterminer s'il y a des écrevisses fouisseuses. Habitat potentiel de la cordulie de Hine.2 heuresNégatif
2009-06-23C. EvansTerres humides de George Parkway
Lat. : 44,428
Long. : − 79,782
Marécage, tourbière de filtration avec carex et massettes. Habitat non évalué pour déterminer s'il y a des écrevisses fouisseuses. Habitat potentiel de la cordulie de Hine.2 heuresNégatif
2002-07-22C.D. JonesSecteur du lac Scugog, péninsule Bruce
Lat. : 45,12
Long. : − 81,53
Un certain nombre de types d'habitats dans cette zone, y compris : un marais à carex côtier avec certains suintements et certaines mares légèrement marneuses; plusieurs petites tourbières, le lac Scugog lui-même est un lac peu profond avec de nombreuses plantes flottantes et émergentes et une baie comportant certaines caractéristiques des tourbières. Il y a un habitat à la rivière Crane (qui approvisionne le lac Scugog) qui peut être plus approprié pour la cordulie de Hine (Marshall, comm. pers.).1,5 heureNégatif
2002-08-07C.D. Jones, D.A. SutherlandSecteur du lac Scugog, péninsule Bruce
Lat. : 45,12
Long. : − 81,53
Un certain nombre de types d'habitats dans cette zone, y compris : un marais à carex côtier avec certains suintements et certaines mares légèrement marneuses; plusieurs petites tourbières, le lac Scugog lui-même est un lac peu profond avec de nombreuses plantes flottantes et émergentes et une baie comportant certaines caractéristiques des tourbières. Il y a un habitat à la rivière Crane (qui approvisionne le lac Scugog) qui peut être plus approprié pour la cordulie de Hine (Marshall, comm. pers.).9 heuresNégatif
2008-07-08C.D. Jones, C. Evans, R. Bowles, T. Vogt, D.A. SutherlandSecteur du lac Scugog, péninsule Bruce
Lat. : 45,12
Long. : − 81,53
Un certain nombre de types d'habitats dans cette zone, y compris : un marais à carex côtier avec certains suintements et certaines mares légèrement marneuses; plusieurs petites tourbières, le lac Scugog lui-même est un lac peu profond avec de nombreuses plantes flottantes et émergentes et une baie comportant certaines caractéristiques des tourbières. Il y a un habitat à la rivière Crane (qui approvisionne le lac Scugog) qui peut être plus approprié pour la cordulie de Hine (Marshall, comm. pers.).6 heuresNégatif
2007-08-26C. EvansParc Little Lake, Barrie
Lat. : 44,417
Long. : − 79,665
Lac approvisionné par des sources à la base de l'ancienne falaise du lac Algonquin, marécage et marais de Typha, champs, résidences et route. Habitat non évalué pour déterminer s'il y a des écrevisses fouisseuses. Habitat potentiel de la cordulie de Hine.1 heureNégatif
2009-09-02C.D. Jones, K. Ballantyne, T. ZammitMarais Luther, Tourbière Wild Lake
Lat. : 43,919
Long. : − 80,408
Tourbière pauvre. Un habitat probablement inapproprié pour la cordulie de Hine.3 heuresNégatif
2008-06-23C.D. Jones, C. Evans, R. BowlesLac Marl
Lat. : 44,514
Long. : − 79,984
Petit lac marneux approvisionné par des suintements et sources entouré d'un marais, de tourbières et de marécages de cèdres/épinettes/frênes noirs. Présence d'écrevisses fouisseuses. Habitat potentiel de la cordulie de Hine.9 heuresNégatif
2008-07-12C.D. Jones, C. Evans, R. Bowles, T. VogtLac Marl
Lat. : 44,514
Long. : − 79,984
Petit lac marneux approvisionné par des suintements et sources entouré d'un marais, de tourbières et de marécages de cèdres/épinettes/frênes noirs. Présence d'écrevisses fouisseuses. Habitat potentiel de la cordulie de Hine.2 heuresNégatif
2008-07-25C. Evans, Nikki Grantmyre, Nicole GibsonLac Marl
Lat. : 44,514
Long. : − 79,984
Petit lac marneux approvisionné par des suintements et sources entouré d'un marais, de tourbières et de marécages de cèdres/épinettes/frênes noirs. Présence d'écrevisses fouisseuses. Habitat potentiel de la cordulie de Hine.3 heuresNégatif
2008-07-25C. Evans, Nikki Grantmyre, Nicole GibsonLac Marl
Lat. : 44,514
Long. : − 79,984
Petit lac marneux approvisionné par des suintements et sources entouré d'un marais, de tourbières et de marécages de cèdres/épinettes/frênes noirs. Présence d'écrevisses fouisseuses. Habitat potentiel de la cordulie de Hine.3 heuresNégatif
2008-08-15C. Evans, Nikki Grantmyre, Amanda DwyerLac Marl
Lat. : 44,514
Long. : − 79,984
Petit lac marneux approvisionné par des suintements et sources entouré d'un marais, de tourbières et de marécages de cèdres/épinettes/frênes noirs. Présence d'écrevisses fouisseuses. Habitat potentiel de la cordulie de Hine.6 heuresNégatif
1999-07-21W.P. SteffensBaie Michael, île Manitoulin
Lat. : 45,60
Long. : - 82,09
Un grand complexe de crêtes et de baissières adjacent au lac Huron. Les baissières les plus près du lac sont en grande partie un pré humide côtier, alors que celles plus loin à l'intérieur des terres ont plus de tourbe et ressemblent davantage à des tourbières. Il ne semble pas y avoir d'écrevisses fouisseuses et l'habitat peut être inapproprié pour la cordulie de Hine.3,5 heuresNégatif
2002-07-17C.D. JonesBaie Michael, île Manitoulin
Lat. : 45,60
Long. : - 82,09
Un grand complexe de crêtes et de baissières adjacent au lac Huron. Les baissières les plus près du lac sont en grande partie un pré humide côtier, alors que celles plus loin à l'intérieur des terres ont plus de tourbe et ressemblent davantage à des tourbières. Il ne semble pas y avoir d'écrevisses fouisseuses et l'habitat peut être inapproprié pour la cordulie de Hine.4 heuresNégatif
2009-07-21C.D. Jones, S. BrinkerBaie Michael, île Manitoulin
Lat. : 45,60
Long. : - 82,09
Un grand complexe de crêtes et de baissières adjacent au lac Huron. Les baissières les plus près du lac sont en grande partie un pré humide côtier, alors que celles plus loin à l'intérieur des terres ont plus de tourbe et ressemblent davantage à des tourbières. Il ne semble pas y avoir d'écrevisses fouisseuses et l'habitat peut être inapproprié pour la cordulie de Hine.4 heuresNégatif
2009-07-28C.D. Jones, C. Evans, F. HeesenStation Midhurst, terre humide au nord et à l'ouest du chemin Nursery
Lat. : 44,455
Long. : − 79,774
Ancien étang de castors, maintenant un mélange de marécage et de prairie humide ouverte. Habitat probablement inapproprié pour la cordulie de Hine.2 heuresNégatif
1999-07-23W.P. SteffensTourbière de la baie Misery, île Manitoulin
Lat. : 45,80
Long. : - 82,75
Tourbière riche avec substrat de minéral et une couche de tourbe très mince. Il ne semble pas y avoir d'écrevisses fouisseuses et l'habitat peut être inapproprié pour la cordulie de Hine.3,5 heuresNégatif
2002-07-15C.D. Jones, Margo HoltTourbière de la baie Misery, île Manitoulin
Lat. : 45,80
Long. : - 82,75
Tourbière riche avec substrat de minéral et une couche de tourbe très mince. Il ne semble pas y avoir d'écrevisses fouisseuses et l'habitat peut être inapproprié pour la cordulie de Hine.7 heuresNégatif
2002-07-19C.D. JonesTourbière de la baie Misery, île Manitoulin
Lat. : 45,80
Long. : - 82,75
Tourbière riche avec substrat de minéral et une couche de tourbe très mince. Il ne semble pas y avoir d'écrevisses fouisseuses et l'habitat peut être inapproprié pour la cordulie de Hine.1,5 heureNégatif
2009-07-22C.D. Jones, S. BrinkerTourbière de la baie Misery, île Manitoulin
Lat. : 45,80
Long. : - 82,75
Tourbière riche avec substrat de minéral et une couche de tourbe très mince. Il ne semble pas y avoir d'écrevisses fouisseuses et l'habitat peut être inapproprié pour la cordulie de Hine.4 heuresNégatif
2009-07-21C.D. Jones, S. BrinkerLac Mud, île Manitoulin
Lat. : 45,715
Long. : - 82,170
Marais à carex considérable avec certaines mares ouvertes. Il ne semble pas y avoir d'écrevisses fouisseuses et l'habitat peut être inapproprié pour la cordulie de Hine.1 heureNégatif
2002-08-09C.D. Jones, D.A. SutherlandTourbière Oliphant, péninsule Bruce
Lat. : 44,73
Long. : − 81,28
Tourbière riche avec substrat minéral. Il ne semble pas y avoir d'écrevisses fouisseuses et l'habitat peut être inapproprié pour la cordulie de Hine.1 heureNégatif
2008-07-10C.D. Jones, C. Evans, R. Bowles, T. Vogt, D.A. SutherlandTourbière Oliphant, péninsule Bruce
Lat. : 44,73
Long. : − 81,28
Tourbière riche avec substrat minéral. Il ne semble pas y avoir d'écrevisses fouisseuses et l'habitat peut être inapproprié pour la cordulie de Hine.1,5 heureNégatif
2002-08-09C.D. Jones, D.A. SutherlandRéserve naturelle Petrel Point, péninsule Bruce
Lat. : 44,81
Long. : − 81,29
Tourbière riche avec substrat minéral. Il ne semble pas y avoir d'écrevisses fouisseuses et l'habitat peut être inapproprié pour la cordulie de Hine.1 heureNégatif
2008-07-10C.D. Jones, C. Evans, R. Bowles, T. Vogt, D.A. SutherlandRéserve naturelle Petrel Point, péninsule Bruce
Lat. : 44,81
Long. : − 81,29
Tourbière riche avec substrat minéral. Il ne semble pas y avoir d'écrevisses fouisseuses et l'habitat peut être inapproprié pour la cordulie de Hine.3 heuresNégatif
2002-07-23C.D. JonesPort Pine Tree, péninsule Bruce
Lat. : 45,08
Long. : − 81,49
Petites tourbières avec certaines mares à fond de marne. Habitat potentiel.1 heureNégatif
2009-09-01C.D. Jones, C. Evans, K. Ballantyne, T. ZammitTourbière Puslinch
Lat. : 43,408
Long. : − 80,261
Tourbière pauvre. Un habitat probablement inapproprié pour la cordulie de Hine.2 heuresNégatif
2008-08-15R. Bowles, Nicole GibsonMarais Tiny
Lat. : 44,594
Long. : − 79,938
En grande partie un marais de massettes. Un habitat probablement inapproprié pour la cordulie de Hine.4 heuresNégatif
2009-07-29C.D. Jones, C. Evans, S.M. Robinson, F. Heesen, S. MeyerMarais Wye, nord-est des tourbières
Lat. : 44,723
Long. : − 79,843
Tourbière ouverte à carex.  Aucune écrevisse fouisseuse n'a été détectée, mais les niveaux d'eau étaient élevés. Habitat potentiel.4 heuresNégatif
2009-07-29C.D. Jones, C. Evans, S.M. Robinson, F. Heesen, S. MeyerMarais Wye, sud des tourbières
Lat. : 44,703
Long. : − 79,864
Tourbière ouverte à carex.  Aucune écrevisse fouisseuse n'a été détectée, mais les niveaux d'eau étaient élevés. Habitat potentiel.4 heuresNégatif

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En 2008, Jones, Evans et Bowles (encore une fois, avec l'aide d'autres intervenants) ont aussi étudié de nombreux autres sites dans les comtés de Bruce, de Grey et de Simcoe, mais ils n'ont pas été en mesure de découvrir d'autres occurrences. En 2009, Jones, avec l'aide d'autres intervenants, a étudié des sites supplémentaires dans les municipalités de Brant, de Simcoe, de Waterloo, de Wellington ainsi que dans le district Manitoulin, mais encore une fois, ces recherches n'ont pas permis de découvrir tout nouveau site.

Les études des adultes comprenaient des visites de l'habitat potentiel (tourbières et habitats semblables) pendant la saison de vol de la cordulie de Hine adulte (de la fin juin au début août) et de l'utilisation d'un filet à insectes volants pour capturer et confirmer l'identité des libellules soupçonnées être des cordulies de Hine. Les études des larves comprenaient l'une ou l'autre des procédures suivantes : 1) utilisation d'un petit panier à friture en grillage métallique (qui sert généralement pour la cuisson) pour passer au crible la végétation et les terres tourbeuses dans les mares et les canaux peu profonds; 2) localisation des trous d'écrevisses (connus pour être utilisés par les larves de la cordulie de Hine – voir la section « Habitat ») et utilisation d'une pompe à soutes modifiée pour pomper le contenu des trous (figure 10).

Figure 10. L'utilisation d'une pompe à soutes modifiée pour pomper le contenu des trous d'écrevisses peut être une façon efficace pour relever les larves de la cordulie de Hine. Photo : C.D. Jones.

Photo d'une pompe à soutes modifiée utilisée pour pomper le contenu des trous d'écrevisses.

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Les études de 2008-2009 n'étaient pas les premières études menées pour cette espèce en Ontario. En 1999, Wayne Steffens a mené des études dans le comté de Bruce et le district de Manitoulin (Steffens, 2000), mais n'a trouvé aucune population de la cordulie de Hine. En 2002, Colin Jones a également mené des études dans le comté de Bruce et le district de Manitoulin (Jones, 2003) et, comme Steffens, il n'a trouvé aucune population.

Tous les sites ci-dessus, les activités d'échantillonnage par site, la date d'échantillonnage, et les résultats des recherches sont énumérés dans le tableau 1. En tout, 28 sites ont été visités et plus de 235 heures-personnes ont été consacrées à la recherche dirigée.

En plus des études susmentionnées, d'autres entomologistes ont cherché la cordulie de Hine en Ontario, mais ils n'ont trouvé aucune population (Marshall, comm. pers., 2008; Catling, comm. pers., 2008). De plus, une étude coopérative continue d'Ontario Odonata a permis de créer 40 000 dossiers sur les libellules (espèces uniques, localité, date) au cours des dix dernières années, mais seulement un site où on a trouvé la cordulie de Hine a été consigné.

Une certaine prudence est nécessaire pour interpréter les résultats négatifs. Même avec des études ciblées, la cordulie de Hine peut être très difficile à trouver, surtout dans les secteurs avec de petites populations. Cependant, les activités de recherche et les études sur la libellule en général dans la province laissent clairement entendre que la cordulie de Hine se trouve dans très peu d’autres localités au Canada, voire aucune.

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Habitat

Besoins en matière d'habitat

La cordulie de Hine est une espèce qui vit dans les terres humides calcaires, y compris les marais, les prés humides et les marécages, composées surtout de graminoïdes (en particulier de carex), et approvisionnées en grande partie par les eaux souterraines en provenance de suintements intermittents. La plupart des sites ont aussi une couche sous-jacente de substrat rocheux dolomitique peu profond (Cashatt et Vogt, 2001; USFWS, 2001).

Les larves de la cordulie de Hine sont aquatiques et vivent dans des canaux peu profonds ou des écoulements en nappe dans des zones de végétation herbacée, comme les massettes (Typha spp.) et les roseaux (Acorus spp.) dans les marais, les prés humides et les marécages (Cashatt et Vogt, 2001). Les types de sol dans ces terres humides varient des terres tourbeuses organiques à des sols minéraux, comme la marne (USFWS, 2001). Ces terres humides d'infiltration sèchent souvent pendant quelques semaines durant les mois d'été, après quoi les larves de la cordulie de Hine utilisent les trous d'écrevisses, y compris le Cambarus diogenes (sites aux États-Unis) et le Fallicambarus fodiens (dans les terres humides de Minesing en Ontario) (Cashatt et Vogt, 2001; Pintor et Soluk, 2006; Soluk et al., 2000; C.D. Jones, obs. pers., 2008). Les larves utilisent également les trous d'écrevisses pendant les mois d'hiver (Pintor et Soluk, 2006; Soluk et al., 2000). La présence de trous d'écrevisses représente probablement un élément essentiel de l'habitat de la cordulie de Hine et peut être un facteur limitant sa répartition (Vogt, comm. pers., 2008).

La cordulie de Hine adulte a besoin de zones de végétation ouvertes (y compris les zones sèches) pour se nourrir, ainsi qu'une forêt à proximité ou adjacente qui fournit des zones ombrées et protégées pour se percher et se reposer (USFWS, 2001).

En Ontario, des larves de la cordulie de Hine ont été trouvées dans des trous d'écrevisses creusés dans de la tourbe et des terres tourbeuses (figure 11) dans les tourbières réticulées ouvertes (ouvertures allongées) des terres humides de Minesing (figure 12). Ces ouvertures sont composées surtout de ményanthes (Menyanthes trifoliata), de cladium faux-mariscus (Cladium mariscoides), d'éléocharides à petit bec (Eleocharis rostellata), de carex (Carex limosa, C. livida, C. chordorrhiza), de troscart maritime (Triglochin maritima) et de roseaux communs (Phragmites australis ssp. americanus). Près des ouvertures se trouvent les « chapelets d'îles » composés de mélèzes laricins (Larix laricina) et de thuyas occidentaux (Thuja occidentalis).

Figure 11. Trous d'écrevisses (trou d'entrée indiqué par la flèche rouge) dans la tourbe et les terres tourbeuses des tourbières réticulées ouvertes des terres humides de Minesing (44,38° N, 79,85° O) le 7 juillet 2008. Remarquez le contenu extrait du trou entourant l'entrée. Photo : C.D. Jones.

Photo d’un trou d’entrée d'écrevisses dans la tourbe et les  terres tourbeuses des tourbières réticulées ouvertes des terres humides de Minesing.

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Figure 12. Tourbières réticulées ouvertes dans les terres humides de Minesing (44,38° N, 79,85° O) le 27 juin 2007 – habitat de larves confirmé pour la cordulie de Hine. Photo : C.D. Jones.

Photo de tourbières réticulées ouvertes dans les terres humides de Minesing, lesquelles  constituent un habitat pour les larves de la cordulie de Hine.

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Les tourbières réticulées ouvertes des terres humides de Minesing forment une partie du « complexe des terres humides boréales » (Hanna, 1982). Ce complexe est maintenu par le débit régulier de l'écoulement des eaux souterraines à partir de la base de la falaise Nipissing (le littoral du lac Nipissing pendant la période postglaciaire) le long de la limite sud-est des terres humides (Hanna, 1982). L'habitat des larves dans les terres humides de Minesing peut également comprendre des canaux d'infiltration qui passent par les ouvertures sous la falaise Nipissing par la « terrasse Payette » à l'est des tourbières réticulées (figure 13). Ces canaux d'infiltration sont semblables à ceux qui sont utilisés par les larves de la cordulie de Hine dans les sites en Illinois (Vogt, comm. pers. 2008).

Figure 13. Les canaux d'infiltration s'écoulant par les ouvertures sous la falaise Nipissing par la terrasse « Payette » des terres humides de Minesing (44,38° N, 79,85° O) sont des sites probables pour les larves de la cordulie de Hine. Photo : Chris Evans.

Photo de canaux d'infiltration s'écoulant par les ouvertures sous la falaise Nipissing  par la terrasse « Payette » des terres humides de Minesing.

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Le substrat rocheux dans les terres humides de Minesing est le calcaire de la formation de Verulum avec un sol sus-jacent d'une profondeur variant de 60 à 90 mètres (Hanna, 1982). Par conséquent, les terres humides de Minesing diffèrent de la plupart des autres sites où se trouve la cordulie de Hine dans la mesure où le substrat rocheux calcaire n'est pas près de la surface. Les processus hydrologiques sont semblables, toutefois, on suppose un débit latéral de l'eau (p. ex. écoulement en nappe) dans le complexe des terres humides boréales de Minesing en raison de limon et d'argile sous-jacents, épais et relativement glacio-lacustres latéralement en continu qui recouvrent le complexe de terres humides (Post, 2009). Comme le substrat rocheux calcaire près de la surface dans la plupart des sites américains, le limon et l'argile qui recouvrent les terres humides de Minesing agissent comme une couche imperméable qui dirige le débit de l'eau latéralement.

Des adultes ont été observés en train de rechercher de la nourriture dans les aires ouvertes situées à l'intérieur et à proximité des terres humides de Minesing. Ces ouvertures à ciel ouvert comprennent les tourbières réticulées ouvertes, celles qui sont situées dans la terrasse Payette, les champs agricoles en jachère, ainsi que les ouvertures le long de sentiers (comme le sentier Ganaraska) et les bords de routes. Les zones arborées à l'intérieur et à proximité des terres humides sont vraisemblablement des importants sites de repos pour les adultes.

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Tendances en matière d'habitat

Depuis le début des années 1800, les régions environnant les terres humides de Minesing ont été exposées au développement urbain et agricole, et certaines zones de ces terres humides ont subi les répercussions du défrichement, du drainage et du brûlage. Toutefois, la majeure partie du complexe de terres humides en tant que tel existe dans un état presque naturel (Bowles et al., 2007; Hanna, 1982).

Étant donné que le complexe de terres humides boréales de Minesing est maintenu principalement par le débit entrant d'eaux souterraines, la conservation de la fonctionnalité hydrogéologique actuelle de ces terres humides dépend d'une gestion efficace future des régions d'alimentation dans les terres sèches adjacentes (Post et al., 2010). Certains biologistes sont d'avis que l'habitat dans les terres humides de Minesing est devenu de plus en plus sec au cours des 35 dernières années (Catling, comm. pers., 2010). L'assèchement des terres humides peut être lié aux niveaux des eaux souterraines ainsi qu'à d'autres facteurs, y compris l’évolution des tendances de l'eau de surface, l'augmentation des températures estivales et les accumulations réduites de neige entraînant une plus petite crue printanière. Bien que les niveaux d'eau souterraine de 2009 n'étaient pas tellement différents de ceux de 1999 (Post et al., 2010), il semble que le développement rapide dans ces régions d'alimentation, plus particulièrement la région des zones sèches de la vallée Snow dans le sud-est, peut modifier l'alimentation importante de l'aquifère (Post et al., 2010). Le fait que le développement urbain dans le sud-ouest des terres sèches soit possiblement restreint laisse croire que cette menace est moins imminente. Le roseau commun européen et le nerprun bourdaine semblent présenter une menace plus sérieuse. Ces deux plantes se sont récemment propagées dans une variété de terres humides de la région des Grands Lacs, ce qui a entraîné des changements aux conditions écologiques ainsi que la perte de la plupart des plantes indigènes (Mitrow et Catling, 2009). À l’heure actuelle, elles empiètent les lieux à une vitesse exponentielle (Catling et Mitrow, 2009; idem, 2011).

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Biologie

Étant donné que la cordulie de Hine a été inscrite comme une espèce en voie de disparition aux États-Unis, elle a fait l'objet d'une part importante de recherches et, par conséquent, sa biologie est mieux connue que celle de nombreuses autres espèces de libellules.

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Cycle vital et reproduction

Comme toutes les libellules, la cordulie de Hine est hémimétabole, c'est-à-dire qu'elle n'a pas de stade nymphal; son développement comporte trois stades – œufs, larves et adultes. Le stade larvaire peut durer de 3 à 5 ans et les adultes vivent pendant quelques mois, au maximum.

Le stade œuf n'a pas été décrit, mais la ponte a été observée et mentionnée dans la documentation (Vogt et Cashatt, 1994; idem., 1997; idem, 1999; Soluk et al., 1996; idem, 1998). Les femelles accouplées pondent probablement un maximum de 500 œufs au cours de leur vie en trempant à maintes reprises la pointe de leur abdomen jusqu'à 200 fois dans les terres tourbeuses ou les eaux peu profondes (USFWS, 2001). La ponte n'a pas été observée en Ontario. Dans les sites aux États-Unis, la ponte par les femelles a été observée dans des marais d'infiltration dominés par la massette, des cariçaies d'infiltration, des collines à carex près des bords de cours d'eau marécageux, près du bord d'une baissière, des terres tourbeuses, dans l'eau à écoulement lent au bord d'une source, de petites flaques, des ruisselets et des mares touchant le fond dans une marne ou terre tourbeuse (Vogt et Cashatt, 1994; Soluk et al., 1996; idem, 1998; USFWS, 2001).

Des larves aquatiques sortent éventuellement des oeufs et vivent dans les habitats humides de 3 à 5 ans avant de se transformer en adultes (Foster et Soluk, 2004; Pintor et Soluk, 2006). Les larves sont des prédateurs généralistes et se nourrissent d'une variété d'autres invertébrés. Une analyse de la boulette fécale des larves du Wisconsin et de l'Illinois a indiqué que les éphéméroptères (ephemeroptera) et les phryganes (Trichoptères) étaient les restes de proies les plus reconnaissables et que les oligochètes étaient aussi généralement ingérés (Soluk et al., 1998). On suppose que les larves de la cordulie de Hine sont des prédateurs d'inaction et d'attente, restant immobiles jusqu'à ce qu'une espèce proie soit suffisamment proche pour être attrapée (USFWS, 2001). Les larves sont considérées comme étant plus actives la nuit que durant le jour (Pintor et Soluk, 2006), ce qui peut réduire le risque de prédation (USFWS, 2001).

Lorsqu'elles sont matures, les larves de la cordulie de Hine rampent de leur milieu aquatique généralement jusqu'à une plante émergente (p. ex. carex, massettes) où les adultes émergent de l'épiderme larvaire. L'épiderme larvaire rejeté (exuvie) est laissé derrière et l'adulte nouvellement émergent (ténéral) s'envole. Le moment d'émergence des adultes est partiellement lié aux conditions météorologiques et peut être prédit à l'aide des données sur la température et les précipitations (Mierzwa et al., 1995). En Illinois, l'émergence des adultes a été observée aussi tôt qu’au début mai lors d'une année chaude (Cashatt et Vogt, 1992) et aussi tard qu'à la fin et au milieu de juin lors d'années plus froides (Cashatt et al., 1992; Cashatt et Sims, 1993). Au Wisconsin, l’émergence commence probablement à la fin juin (Foster et Soluk, 2004, Vogt et Cashatt, 1994). En Ontario, l'observation la plus hâtive d'un adulte a eu lieu le 10 juin. En 2008, les premiers adultes n'ont pas été détectés avant le 19 juin. Par conséquent, l'émergence, en Ontario, commence probablement quelque part entre le début et la mi-juin. Bien que l'émergence s’effectue tout au long de l'été, la grande majorité des adultes émergent au cours des deux à trois premières semaines de la période d'émergence (Foster et Soluk, 2004).

Comme toutes les libellules, la durée de vie adulte de la cordulie de Hine comporte trois stades : la pré-reproduction, la reproduction et la post-reproduction. Au cours du stade de la pré-reproduction, un adulte nouvellement émergent s'envole vers la couverture de végétation protectrice où, au cours de la période de quelques jours, son corps durcit et ses organes sexuels maturent (Corbet, 1999). La période précédant la reproduction s'étend probablement sur 7 à 10 jours chez la cordulie de Hine, au cours de laquelle les individus peuvent voler jusqu'à 3 km des sites d'émergence (Cashatt et al., 1991; USFWS, 2001). Pendant la période avant la reproduction, la cordulie de Hine a été observée effectuant de cours vols de 1 à 3 minutes pour se nourrir et se percher à une hauteur variant de 4 à 15 m dans les arbres (Cashatt et al., 1991). Au cours du stade de la reproduction, qui dure probablement de 2 à 4 semaines, les adultes établissent des sites de reproduction et les utilisent pour se reproduire et pondre des œufs. Les adultes continuent également de rechercher de la nourriture à des distances pouvant aller jusqu'à 2 km de leur aire de reproduction (USFWS, 2001). Après le stade de reproduction, il est possible que les adultes survivent jusqu'à plusieurs semaines.

Les libellules adultes sont des prédateurs aériens et se nourrissent probablement d'une variété d'insectes. Comme la plupart des libellules, il est probable que la cordulie de Hine s'alimente principalement de mouches (ordre des Diptères), comme l'ont signalé Vogt et Cashatt (1994). La recherche de nourriture a principalement lieu dans les aires ouvertes comme les prairies ou les champs ou le long des routes et des sentiers, et bien souvent le long des lisières de forêts (Vogt et Cashatt, 1994). Des observations révèlent que la cordulie s’alimente à tout moment au cours de la journée, bien que le plus souvent le matin (Mierzwa, 1995; Cashatt et Vogt, 1996; Soluk et al., 1998).

Pendant la période de reproduction, les mâles adoptent ce qui est souvent décrit comme le comportement territorial : les mâles patrouillent depuis les airs dans l'habitat possible des larves (p. ex. ruisselets et mares) en effectuant des allers-retours rapides et en voltigeant autour de l'habitat à l'occasion. Les territoires couvrent de 2 à 4 mètres carrés et les mâles volent habituellement entre 0,5 et 2,0 m au-dessus de la surface (Cashatt et Vogt, 1990; Vogt et Cashatt, 1994). Lorsqu'une femelle s'approche du territoire du mâle, le mâle intercepte la femelle et tente de s'accoupler avec elle en serrant l'arrière de sa tête avec ses appendices. Si le mâle est accepté, la femelle courbera l'extrémité de son abdomen vers l'avant afin que son orifice génital touche aux organes génitaux du mâle (situés à la base de son abdomen); le sperme est ensuite transféré.

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Physiologie et adaptabilité

Les besoins physiologiques directs de la cordulie de Hine ne sont pas documentés. On soupçonne toutefois que les larves de la cordulie de Hine sont plus tolérantes à de faibles niveaux d'oxygène dissous par rapport à de nombreuses autres espèces de libellules (Mierzwa et al., 1995) et qu'elles sont adaptées pour persister dans les habitats où il y a des épisodes de sécheresse périodique (Soluk et al., 1998; idem, 2004). Ces adaptations permettent vraisemblablement à la cordulie de Hine de persister dans des sites où les concurrents et les prédateurs sont en grande partie éliminés en raison des épisodes de sécheresse saisonnière (Soluk et al., 2004).

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Dispersion et migration

La cordulie de Hine n'est pas une espèce migratrice et peu de données relatives à la dispersion ont été consignées. La dispersion active des adultes entre les sites et dans des sites a été documentée en Illinois, la plus grande  distance s’inscrivant à 5,4 km (Mierzwa, 1995; Cashatt et Vogt, 1996).

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Relations interspécifiques

Les terres humides qui servent d'infiltration, telles que celles de Minesing, sèchent souvent pendant quelques semaines durant les mois d'été. Pendant ces périodes de sécheresse, les larves de la cordulie de Hine utilisent les trous d'écrevisses, dont ceux du Cambarus diogenes (sites aux États-Unis) et du Fallicambarus fodiens (dans les terres humides de Minesing, en Ontario) (Cashatt et Vogt, 2001, Pintor et Soluk, 2006; Soluk et al., 2000; C.D. Jones, obs. pers., 2008). Les larves utilisent également les trous d'écrevisses pendant les mois d'hiver (Pintor et Soluk, 2006; Soluk et al., 2000). Il est très probable que la présence de trous d'écrevisses représente un élément essentiel de l'habitat de la cordulie de Hine et peut être un facteur limitant sa répartition (Vogt, comm. pers., 2008).

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Taille et tendances des populations

Activités et méthodes d'échantillonnage

Aucun relevé n'a été effectué en Ontario pour estimer la taille des populations. Les seuls renseignements disponibles sont indiqués au tableau 1. Des techniques de marquage et de recapture ont été utilisées afin d'évaluer la taille de la population à plusieurs sites au Wisconsin (Kirk et Vogt, 1995) et en Illinois (Mierzwa, 1995, Vogt et Cashatt, 1997), mais ces estimations variaient grandement et ont été critiquées comme n'étant pas appropriées pour assurer une surveillance à long terme (Soluk et al., 1998). Soluk et al. (1998) laissent entendre qu'une méthode plus appropriée pour surveiller la taille de la population des libellules est la méthode d'élimination. Cependant, il ne semble pas que cette méthode ait déjà été utilisée pour la surveillance des populations de cordulie de Hine. L'utilisation des exuvies a également été proposée pour assurer la surveillance (Foster et Soluk, 2004).

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Abondance

On ne connaît pas la taille de la population au seul site canadien connu. Toutefois, la population pourrait ne pas être petite puisque des adultes ont été observés au cours de chaque recherche dirigée dans les terres humides de Minesing.

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Fluctuations et tendances

Il n'existe aucune donnée sur les fluctuations ou les tendances d'une année à l'autre associées aux populations de cordulie de Hine au Canada.

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Immigration de source externe

La probabilité que la dispersion d'une population extérieure puisse contribuer à repeupler la population en déclin ou disparue de l'Ontario est relativement faible étant donné la distance de 280 km qui sépare le lac Huron des sites du Michigan et des terres humides de Minesing les plus proches. Il y a peu d’études sur la capacité de dispersion de la cordulie de Hine, par conséquent, on ne sait pas si la dispersion entre les populations ou même les sous-populations se produit. La distance de dispersion maximale consignée de 5,4 km (Mierzwa, 1995; Cashatt et Vogt, 1996) laisse entendre que la capacité de dispersion de la cordulie de Hine est probablement limitée. De plus, on croit que les populations séparées par une distance supérieure à 50 km n'auraient pas d'échanges fréquents d'individus (USFWS, 2001).

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Facteurs limitatifs et menaces

Tout changement de l'hydrologie de surface et de subsurface qui a une incidence sur la quantité et la qualité de l'écoulement des eaux souterraines est susceptible de nuire à l'habitat des larves et, par conséquent, de réduire les populations de la cordulie de Hine (USFWS, 2001).

L'aquifère qui semble être la principale source d'eau souterraine  approvisionnant la partie est des terres humides de Minesing (y compris l'habitat de la cordulie de Hine) est situé dans les zones sèches de la vallée Snow, à l'est (Post, 2009; Post, comm. pers., 2010). À l'heure actuelle, les terres dans les zones sèches de la vallée Snow servent à des fins agricoles et résidentielles rurales de faible intensité. Il y a toutefois des projets de construction domiciliaire dans cette région et leurs effets (p. ex. le pavage et les puits d'eau souterraine) pourraient réduire le débit de base de l'eau jusqu'aux terres humides de Minesing (Post, comm. pers., 2010). Les calculs hypothétiques des effets de l'urbanisation laissent supposer qu'un développement résidentiel de faible à moyenne densité dans les zones sèches entraînera une diminution modeste du débit de base de l'eau jusqu'aux terres humides. Ces calculs indiquent aussi qu'une perte d'alimentation dans les zones sèches pourrait réduire de façon significative le débit de base jusqu'aux cours supérieurs de ruisseaux locaux (Beckers, 1998 cité dans Post, 2009). Ces diminutions du débit de base jusqu'aux terres humides de Minesing pourraient avoir des conséquences négatives directes sur les sites de reproduction de la cordulie de Hine en raison de la réduction du niveau d'eau nécessaire pour maintenir l'habitat des larves. Indirectement, le débit réduit d'eau pourrait avoir une incidence sur les sites de reproduction de la cordulie de Hine en modifiant la composition de la communauté végétale (p. ex. la succession dans les tourbières réticulées ouvertes d'un habitat surtout composé de graminoïdes à une communauté d'arbustes ou de taillis).

Il a également été noté que le roseau commun européen (Phragmites australis spp. australis) se propage dans certaines parties des terres humides de Minesing, et qu’il peut envahir les tourbières réticulées ouvertes (Catling, comm. pers., 2010). Bien que la variété du roseau commun présente dans les terres humides de Minesing semble être principalement de la sous-espèce indigène americanus, la propagation de la sous-espèce européenne australis, qui tient à l’écart les plantes et les animaux indigènes et élimine le substrat nu, pourrait toutefois avoir des effets négatifs sur l'hydrologie et la présence d’écrevisses fouisseuses dans les sites de reproduction actuels de la cordulie de Hine. Cette sous-espèce a grandement modifié les habitats des terres humides, y compris les tourbières et les prairies semblables, les marais et les prés interdunaires (Mitrow et Catling, 2009), et prend de l’expansion à une vitesse exponentielle (Catling et Mitrow, 2009; idem, 2011). Le nerprun bourdaine s’étend lui aussi rapidement et, en développant des peuplements denses qui tiennent à l’écart la faune et la flore indigènes, a entraîné des répercussions sur les tourbières et les habitats semblables.

La contamination des eaux souterraines constitue également une menace potentielle pour l'habitat de la cordulie de Hine (USFWS, 2001), y compris l'habitat dans les terres humides de Minesing (Post, comm. pers., 2010). Les zones sèches de la vallée Snow sont composées principalement de formations de sable et de gravier perméables et, par conséquent, la source d'eau approvisionnant la partie est des terres humides de Minesing pourrait être contaminée par l’utilisation de pesticides agricoles, la gestion des éléments nutritifs agricoles, des champs d'épuration défectueux ou dégradés et des pressions potentielles et futures liées au développement (Post, 2009).

On sait très peu de choses au sujet des maladies et de la prédation chez cette espèce, mais rien n'indique que ces facteurs peuvent contribuer à son déclin (USFWS, 2001).

Les insectes rares sont souvent considérés par les collectionneurs comme ayant une grande valeur, toutefois, dans le cas de la cordulie de Hine, il est peu probable que la collecte des adultes constitue une menace importante (USFWS, 2001). Les dommages causés à l'habitat des larves découlant du piétinement par des naturalistes bien intentionnés voulant observer cette espèce rare pourraient être une menace potentielle.

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Protection, statuts et classifications

Protection et statut légaux

Le 26 janvier 1995, la cordulie de Hine a été inscrite comme espèce en voie de disparition aux États-Unis en vertu de l'Endangered Species Act of 1973 des États-Unis (USFWS, 2001). Elle est également inscrite comme une espèce en voie de disparition dans les États de l'Illinois, du Michigan, de l'Ohio et du Wisconsin (IDNR, 2008, MDNRE, 2009, ODNR, 2009, WDNR, 2009). À l'heure actuelle, l'espèce n'est pas protégée au Canada en vertu de la Loi sur les espèces en péril ni de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l'Ontario. Elle n'est pas répertoriée en vertu de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).

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Statuts et classifications non prévus par la loi

Cette espèce est classée G2G3 à l'échelle mondiale. Il s'agit d'un classement variant entre « en péril » (risque élevé de disparition ou d'élimination causée par une aire de répartition très restreinte, très peu de populations, des déclins rapides ou d'autres facteurs) et « vulnérable » (risque modéré de disparition ou d'élimination causée par une aire de répartition restreinte, relativement peu de populations, des déclins récents ou généralisés, ou d'autres facteurs) de NatureServe (2009).

Elle est classée N2N3 à l'échelle nationale (en péril à vulnérable) aux États-Unis et N1 (gravement en péril –risque très élevé de disparition en raison de son extrême rareté [souvent cinq populations ou moins], déclins très rapides, ou autres facteurs) au Canada (NatureServe, 2009).

À l'échelle infranationale, l'espèce a reçu la cote SX (disparue) en Indiana (InDNR, 2005) et en Ohio (NatureServe, 2009), la cote SH (historique) en Alabama (NatureServe, 2009), la cote S1 en Illinois (Kieninger, comm. pers., 2009), au Michigan (MNFI, 2007), au Wisconsin (WDNR, 2009) et en Ontario (Jones, 2009) et la cote S2 au Missouri (MNHP, 2010). On s'attend à ce que sa cote baisse à S2 au Michigan (Cuthrell, comm. pers., 2009) et au Wisconsin (Smith, comm. pers., 2009) dans un avenir proche.

Cette espèce est inscrite comme étant une espèce « quasi menacée » dans la liste rouge des espèces menacées de l'Union internationale pour la conservation de la nature (Abbott et Cashatt, 2007).

Au Canada, un classement général provincial et national de « possiblement en péril » lui a été attribué (Leah Ramsay, comm. pers., 2011, Donald Sutherland, comm. pers., 2011 : changement au rapport officiel lorsque la citation sera connue).

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Protection de l’habitat et propriété

Les terres humides de Minesing s'étendent sur une superficie de plus de 6 000 hectares et sont reconnues à l'échelle régionale, provinciale et internationale comme un grand complexe (Bowles et al., 2007). Depuis le début des années 1970, des organismes publics, y compris l'office de protection de la nature de la vallée Nottawasaga, Conservation de la nature Canada (CNC) et le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario (MRNO), ont acquis des parcelles de terre dans les terres humides de Minesing pour protéger ses importantes caractéristiques et fonctions naturelles (Bowles et al., 2007). La majorité de la zone (plus de 3 900 hectares) est actuellement la propriété de l'office de protection de la nature de la vallée Nottawasaga ou gérée par ce dernier, et d'autres parcelles continuent d'être acquises avec l'aide et le soutien de Conservation de la nature Canada (CNC) (Bowles et al., 2007). Les autres zones des terres humides de Minesing sont un mélange de terres provinciales transférées au fédéral (environ 775 hectares), de la forêt du comté de Simcoe (environ 160 hectares) et d'une propriété privée (1 200 hectares).

Les parcelles de terre où la cordulie de Hine a bien été observée (y compris l'habitat de reproduction, l'habitat d'alimentation et l'habitat d'avant la reproduction d'adultes confirmés et soupçonnés) comprennent un mélange de terres publiques et privées comme suit : terres provinciales transférées au fédéral (95 hectares), propriété de l'office de protection de la nature de la vallée Nottawasaga (244 hectares), forêt du comté de Simcoe Forest (74 hectares), canton de Springwater (15 hectares) et propriété privée (258 hectares). La grande majorité des sites d'observation ou de l'habitat de reproduction soupçonné sont toutefois contenus dans les parcelles de la propriété privée. Les terres publiques et privées adjacentes aux parcelles susmentionnées abritent probablement aussi la cordulie de Hine.

En Ontario, l'habitat des espèces dont la conservation soulève des inquiétudes (c.-à-d. les espèces jugées rares à l'échelle provinciale et suivies de près par le Centre d'information sur le patrimoine naturel du ministère des Richesses naturelles de l'Ontario), notamment la cordulie de Hine, est protégé stratégiquement en tant qu'habitat faunique important grâce aux dispositions en matière de patrimoine naturel de la Déclaration de principes provinciale (2005), en vertu de la Loi sur l'aménagement du territoire provinciale.

Les terres humides de Minesing sont protégées du développement et de la modification du site par un certain nombre de désignations et de politiques provinciales et municipales sur le patrimoine naturel. Elles sont classées comme étant une importante zone d'intérêt naturel et scientifique pour les sciences de la vie à l'échelle provinciale, ainsi qu'une des terres humides d'importance provinciale. À ce titre, les terres humides de Minesing sont aussi protégées à un niveau stratégique par les dispositions concernant le patrimoine naturel de la Déclaration de principes provinciales (2005) en vertu de la Loi sur l'aménagement du territoire provinciale. Les terres humides font également partie de la désignation de zones de verdure du comté de Simcoe et, par conséquent, elles sont protégées stratégiquement grâce au plan officiel des comtés (comté de Simcoe, 2008).

Des parties des terres humides de Minesing, notamment certaines parties de l'habitat de la cordulie de Hine, sont aussi un habitat pour de nombreuses espèces rares régionales et provinciales, y compris plusieurs espèces en péril comme le Petit blongios (Ixobrychus exilis), le Pygargue à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus), la Paruline azurée (Dendroica cerulea), la Tortue ponctuée (Clemmys guttata), la couleuvre mince (Thamnophis sauritus) et la platanthère blanchâtre de l'Est (Platanthera leucophaea). La Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition provinciale prévoit une protection de l'habitat pour les espèces qui sont menacées ou en voie de disparition.

Une protection de l'habitat pourrait également être assurée par l'office de protection de la nature de la vallée Nottawasaga par le truchement du règlement Development, Interference with Wetlands and Alteration to Shorelines and Watercouses Regulations, en vertu de la Loi sur les offices de protection de la nature provinciale. Certains aspects de la Loi sur la gestion des éléments nutritifs, de la Loi sur les évaluations environnementales, de la Loi sur la protection de l'environnement, de la Loi sur les ressources en eau et de la Loi sur la protection de l'eau à la source peuvent également offrir une protection indirecte à l'habitat de la cordulie de Hine.

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Remerciements et experts contactés

Remerciements

Les études sur le terrain effectuées dans le cadre du présent rapport de situation ont été complétées par les travaux sur le terrain de grande envergure réalisés en 2008, qui ont été financés par le truchement du Fonds d'intendance pour les espèces en péril du ministère des Richesses naturelles de l'Ontario. Il s'agissait d'un projet de partenariat entre Chris Evans, Bob Bowles et Colin Jones. Il a été appuyé par Suzanne Robinson du district de Midhurst, ministère des Richesses naturelles de l'Ontario. Dave Featherstone et Byron Wesson de l'office de protection de la nature de la vallée Nottawasaga, et Suzanne Robinson ont facilité les communications avec les propriétaires fonciers pour les études sur le terrain. Suzanne Robinson a créé des cartes, a fourni des photos aériennes de nombreux sites et a offert un soutien continu important à différentes étapes du projet. Les personnes suivantes ont contribué aux études sur le terrain en 2008 et 2009 : Kate Ballantyne, Bob Bowles, Sam Brinker, Andrew Clayton, Simon Dodsworth, Amanda Dwyer, Chris Evans, Kate Evans, Nicole Gibson, Nikki Grantmyre, Fiona Hessen, Rebecca Ivanoff, Shavonne Meyer, Suzanne Robinson, Don Sutherland, Tim Tully, Tim Vogt et Anthony Zammit. Wasyl Bakowsky, Bob Bowles, Chris Evans, Michael J. Oldham et Robby Oldham ont prêté leur aide au cours d'études antérieures à 2007. Rob Foster a fourni des données et des notes prises lors d'une étude sur le terrain d'une journée dans les terres humides de Minesing en 2008. Des remerciements sont également adressés à Tim Vogt qui a visité l'Ontario en 2008, a participé aux études sur le terrain, a montré la méthode de pompage des trous d'écrevisses et, plus particulièrement, a partagé ses connaissances approfondies sur la biologie et l'écologie de la cordulie de Hine.

Tim Cashatt (Illinois), Dave Cuthrell (Michigan), Emily Groh (Wisconsin), Tara Kieninger (Illinois), William Smith (Wisconsin) et Tim Vogt (Missouri) ont fourni des données et des renseignements sur le statut de l'espèce et les occurrences dans leurs territoires respectifs. Tim Cashatt, Wayne Steffens, Daniel Soluk, Ryan Post, Sophie Foster et, en particulier, Kristopher Law ont donné accès aux nombreux rapports et références utilisés comme contexte pour ce rapport de situation. Ryan Post de l'office de protection de la nature de la vallée Nottawasaga a partagé des renseignements sur les menaces qui pèsent sur l’hydrogéologie des terres humides de Minesing. Il convient également de remercier Jenny Wu du Secrétariat du COSEPAC qui a créé les cartes utilisées dans le présent rapport et calculé la zone d'occurrence et la zone d'occupation. Don Sutherland, Suzanne Robinson, Megan Rasmussen, Vivian Brownell et Ruben Boles ont examiné une ébauche précédente du rapport et ont formulé des commentaires utiles. Remerciements adressés tout spécialement à Chris Evans pour son dévouement, sa passion et son engagement entourant l'étude continue de la cordulie de Hine au Canada.

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Experts contactés

Alan Dextrase, biologiste principal des espèces en péril
Direction des espèces en péril
Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario
Peterborough (Ontario)

Tim Cashatt (Ph.D.), président et conservateur de la zoologie
Illinois State Museum
Research and Collection Center
Springfield (Illinois)

David Cuthrell, scientifique de la conservation
Michigan Natural Features Inventory
Michigan State University Extension
Lansing (Michigan)

Jack Dingledine
U.S. Fish and Wildlife Service
East Lansing Field Office
East Lansing (Michigan)

Chris Evans, ingénieur principal de la protection et du contrôle
Hydro One
Utopia (Ontario)

Sophie Foster
Université de Toronto
Toronto (Ontario)

Barbara Hosler
U.S. Fish and Wildlife Service
East Lansing Field Office
East Lansing (Michigan)

Tara Kieninger, gestionnaire de programmes de base de données
Illinois Natural Heritage Database
Illinois Department of Natural Resources
Springfield (Illinois)

Kristopher Law, coordonnateur des espèces en voie de disparition
U.S. Fish and Wildlife Service
Chicago Field Office
Chicago (Illinois)

Steve Marshall (Ph.D.), professeur
Département de la biologie de l’environnement
Université de Guelph
Guelph (Ontario)

Ryan Post, hydrogéologue et coordonnateur de la protection de l’eau de source
Nottawasaga Valley Conservation Authority
Utopia (Ontario)

Richard Russell
Service canadien de la faune - Ontario
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)

Daniel Soluk (Ph.D.), professeur aggrégé
Department of Biology
University of South Dakota
Vermillion (Dakota du Sud)

William Smith, zoologiste
Natural Heritage Inventory Program
Wisconsin Department of Natural Resources
Madison (Wisconsin)

Don Sutherland, zoologiste
Centre d'information sur le patrimoine naturel
Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario
Peterborough (Ontario)

Tim Vogt, scientifique des parcs
Division of State Parks
Missouri Department of Natural Resources
Jefferson City (Missouri)

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Sources d’information

Abbott, J.C., et E. Cashatt. 2007. Somatochlora hineana. In: UICN 2009. Liste rouge des espèces menacées de l’UICN (en anglais seulement). Version 2009.2. Disponible à l’adresse : (consulté le 14 novembre 2009).

Bowles R.L., J. Laverty et D. Featherstone. 2007. Minesing Wetlands Biological Inventory. Rapport préparé pour le Friends of Minesing Wetlands et Nottawasaga Valley Conservation Authority. 124 p.

Brinker, S., comm. pers. 2008. Correspondance personnelle avecC.D. Jones. Botaniste chargé de projet, Centre d’information sur le patrimoine naturel, Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario.

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Sommaire biographique du rédacteur du rapport

Colin Jones détient un baccalauréat ès sciences avec spécialisation en biologie de l'Université de Guelph et un baccalauréat en éducation de l'Université d'Ottawa. Après avoir obtenu ses diplômes, il a travaillé dans le parc provincial Algonquin à titre de naturaliste des parcs pendant cinq ans. Au cours de cette période, il a effectué de nombreux relevés d'insectes, en concentrant ses efforts surtout sur les lépidoptères et les odonates. Depuis 1999, il travaille en tant que biologiste pour le Centre d'information sur le patrimoine naturel du ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, à Peterborough, en Ontario, où la plus grande partie de son travail est axée sur la conservation des espèces rares, l'accent étant mis sur les invertébrés. Colin est membre du Sous-comité de spécialistes des arthropodes du COSEPAC depuis 2005.

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Collections examinées

Aucune