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Programme de rétablissement du méné camus (Notropis anogenus) au Canada

Méné camus

Table des matières

Liste des figures

  • Figure 1. Méné camus (Notropis anogenus).
  • Figure 2. Aire de répartition nord-américaine du méné camus
  • Figure 3a. Aire de répartition du méné camus dans le sud-ouest de l’Ontario.
  • Figure 3b. Aire de répartition du méné camus dans le sud-ouest de l’Ontario.
  • Figure 4. Zone dans laquelle se trouve l’habitat essentiel du méné camus dans la rivière Teeswater.
  • Figure 5. Zone dans laquelle se trouve l’habitat essentiel du méné camus dans le chenal Old Ausable.
  • Figure 6. Zone dans laquelle se trouve l’habitat essentiel du méné camus dans le lac Mouth.
  • Figure 7. Zone dans laquelle se trouve l’habitat essentiel du méné camus dans la Réserve nationale de faune de Sainte Claire.
  • Figure 8. Zone dans laquelle se trouve l’habitat essentiel du méné camus dans le petit ruisseau Bear.
  • Figure 9a. Zone dans laquelle se trouve l’habitat essentiel du méné camus dans la baie Long Point.
  • Figure 9b. Zone dans laquelle se trouve l’habitat essentiel du méné camus dans le ruisseau Big.
  • Figure 10. Zone dans laquelle se trouve l’habitat essentiel du méné camus dans la baie Wellers .
  • Figure 11. Zone dans laquelle se trouve l’habitat essentiel du méné camus dans les lacs West et East.
  • Figure 12. Zone dans laquelle se trouve l’habitat essentiel du méné camus dans la baie Waupoos.
  • Figure 13a. Zone dans laquelle se trouve l’habitat essentiel du méné camus dans le fleuve Saint-Laurent.
  • Figure 13b. Zone dans laquelle se trouve l’habitat essentiel du méné camus dans le fleuve Saint-Laurent.

Liste des tableaux

  • Tableau 1. Rangs de priorité attribués au méné camus à l’échelle nationale et infranationale au Canada et aux États-Unis
  • Tableau 2. Situation de chaque population de ménés camus au Canada et niveau de certitude qui leur est associé
  • Tableau 3. Sommaire des menaces pesant sur les populations de méné camus au Canada
  • Tableau 4. Résumé des relevés ciblant des assemblages de poissons récents (depuis 2000) dans les zones d’occurrence connues du méné camus. Il convient de noter qu’il ne s’agit pas d’une liste exhaustive
  • Tableau 5. Planification du rétablissement – Recherche et surveillance
  • Tableau 6. Planification du rétablissement – Gestion et coordination
  • Tableau 7. Planification du rétablissement – Intendance, vulgarisation et sensibilisation
  • Tableau 8. Objectifs de rétablissement et indicateurs de rendement pertinents
  • Tableau 9. Fonctions, caractéristiques et attributs essentiels de l’habitat essentiel pour chaque stade de développement du méné camus
  • Tableau 10. Comparaison de la zone dans laquelle se trouve l’habitat essentiel pour chaque population de ménés camus à l’estimation de la superficie minimale pour une population viable (SMPV)
  • Tableau 11. Calendrier des études relatives à l’habitat essentiel
  • Tableau 12.Activités humaines susceptibles de se traduire par la destruction de l’habitat essentiel du méné camus

Photo de méné camus

Programme de rétablissement du méné camus (Notropis anogenus) au Canada

La série des plans de gestion de la Loi sur les espèces en péril

Qu’est-ce que la Loi sur les espèces en péril (LEP)?

La LEP est la loi que le gouvernement fédéral a promulguée à titre de contribution majeure à l’effort commun déployé à l’échelon national pour protéger et conserver les espèces en péril au Canada. Entrée en vigueur en 2003, elle a notamment pour but de « permettre le rétablissement des espèces sauvages qui, par suite de l’activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées ».

Qu'est-ce que le rétablissement?

Dans le contexte de la conservation des espèces en péril, le rétablissement est un processus qui permet d’arrêter ou de renverser le déclin d’une espèce en voie de disparition, menacée ou disparue du pays et de supprimer ou de réduire les menaces qui pèsent sur elle afin d’améliorer ses chances de survie à l’état sauvage. L’espèce est considérée comme rétablie lorsque son maintien à long terme à l’état sauvage est assuré.

Qu'est-ce qu'un programme de rétablissement?

Un programme de rétablissement est un document de planification qui établit les mesures à prendre pour mettre un terme au déclin d’une espèce ou le renverser. Il fixe des buts et des objectifs et définit les principaux domaines dans lesquels des mesures doivent être prises. La planification détaillée se déroule à l’étape de la mise en œuvre du plan d’action.

Les provinces et les territoires de même que trois organismes fédéraux (Environnement Canada, Parcs Canada et Pêches et Océans Canada) se sont engagés à élaborer des programmes de rétablissement dans le cadre de l’Accord pour la protection des espèces en péril. Les articles 37 à 46 de la LEP énoncent les éléments fondamentaux des programmes de rétablissement publiés dans la présente série et leur processus d’élaboration.

Selon la situation de l’espèce et la date à laquelle elle a été évaluée, un programme de rétablissement doit être préparé dans un délai d’un à deux ans suivant l’inscription de l’espèce à la liste des espèces sauvages en péril. Un délai de trois à quatre ans est accordé pour les espèces qui ont été inscrites automatiquement lorsque la LEP est entrée en vigueur.

Prochaines étapes

Dans la plupart des cas, on élaborera un ou plusieurs plans d’action pour préciser et orienter la mise en œuvre du programme de rétablissement. Toutefois, les orientations exposées dans le présent programme sont suffisantes pour que l’on puisse commencer à solliciter la participation des collectivités, des responsables de la conservation ainsi que des utilisateurs du territoire aux activités de rétablissement. En outre, l’absence de certitude scientifique ne saurait justifier le report de l’application de mesures efficaces pour prévenir la disparition ou le déclin de l’espèce.

La série

La présente série réunit les programmes de rétablissement produits ou adoptés par le gouvernement fédéral en vertu de la LEP. De nouveaux documents s’ajouteront régulièrement à la série à mesure que de nouvelles espèces seront inscrites et que des programmes seront mis à jour.

Pour en savoir plus sur la Loi sur les espèces en péril et les initiatives de rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril.

Référence à citer

Edwards, A.L., S.P. Matchett, A. Doherty et S.K. Staton. 2012. Programme de rétablissement du méné camus (Notropis anogenus) au Canada [proposition]. Série des programmes de rétablissement publiés en vertu de la Loi sur les espèces en péril. Pêches et Océans Canada, Ottawa. Ont. ix + 82 p.

Exemplaires supplémentaires

Vous pouvez télécharger des exemplaires de la présente publication à partir du Registre public des espèces en péril.

Illustration de la couverture

© Konrad Schmidt

Also available in English under the title:
“Recovery strategy for the Pugnose Shiner (Notropis anogenus) in Canada [Proposed]”

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre des Pêches et des Océans Canada, 2011. Tous droits réservés.
ISBN En3-4/129-2012E-PDF.
Numéro de catalogue 978-1-100-19999-3

Le contenu du présent document (sauf les illustrations) peut être utilisé sans permission, à condition que la source soit adéquatement citée.

Préface

Le méné camus est un poisson d’eau douce qui relève de la compétence du gouvernement fédéral. Conformément à la Loi sur les espèces en péril (LEP, article 37), le ministre compétent doit produire des programmes de rétablissement pour les espèces qui ont été désignées comme étant disparues du pays, en voie de disparition et menacées. Le méné camus a été désigné en tant qu’espèce en voie de disparition en vertu de la LEP en juin 2003. L’élaboration du présent programme de rétablissement a été dirigée par Pêches et Océans Canada, Région du Centre et de l’Arctique, en collaboration et en consultation avec un grand nombre de personnes, d’organismes et d’agences gouvernementales, comme on l’indique ci-après. Le présent programme respecte les exigences de la LEP sur le plan du contenu et du processus (articles 39-41).

La réussite du rétablissement de cette espèce dépendra de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties qui s’associeront à la mise en œuvre des orientations formulées dans le présent programme. Cette réussite ne pourra reposer sur Pêches et Océans Canada, sur Environnement Canada, sur le Service canadien de la faune – Ontario et sur l’Agence Parcs Canada ou sur toute autre instance uniquement. Le présent programme formule des avis à l’intention des autorités et des organismes qui peuvent ou qui désirent participer au rétablissement de l’espèce. Dans l’esprit de l’Accord national pour la protection des espèces en péril, le ministre des Pêches et des Océans ainsi que le ministre de l’Environnement invitent toutes les autorités responsables ainsi que tous les Canadiens à se joindre à Pêches et Océans Canada, à Environnement Canada, au Service canadien de la faune – Ontario et à l’Agence Parcs Canada pour appuyer le présent programme de rétablissement et le mettre en œuvre au profit du méné camus et de l’ensemble de la société canadienne. Pêches et Océans Canada, Environnement Canada, le Service canadien de la faune – Ontario et l’Agence Parcs Canada s’appliqueront à soutenir, dans la mesure du possible, l’exécution du présent programme de rétablissement avec les ressources disponibles et compte tenu de leurs responsabilités générales à l’égard de la conservation des espèces en péril.

Le but, les objectifs et les méthodes de rétablissement présentés dans le présent programme sont fondés sur les meilleures connaissances actuelles et pourront être modifiés à la lumière de nouvelles informations. Les ministres compétents rendront compte des progrès réalisés d’ici cinq ans.

Un ou plusieurs plans d’action détaillant les mesures de rétablissement particulières qu’il faudra prendre pour appuyer la conservation de cette espèce viendront s’ajouter au présent programme. Le ministre des Pêches et des Océans mettra en œuvre des moyens pour s’assurer, dans la mesure du possible, que les Canadiens intéressés ou touchés par ces mesures seront consultés.

Autorités responsables

  • Pêches et Océans Canada
  • Environnement Canada, Service canadien de la faune – Ontario
  • Agence Parcs Canada

Auteurs

Ce document a été préparé par Andrea Doherty (Pêches et Océans Canada), Amy L. Boyko (Pêches et Océans Canada), Sarah P. Matchett (agente contractuelle) et Shawn K. Staton (Pêches et Océans Canada) au nom de Pêches et Océans Canada.

Remerciements

Pêches et Océans Canada aimerait exprimer ses remerciements aux organismes suivants pour leur soutien à l’élaboration du programme de rétablissement du méné camus : l’Équipe de rétablissement des poissons d’eau douce de l’Ontario, le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Parcs Ontario, l’Office de protection de la nature d’Ausable-Bayfield, l’Office de protection de la nature de la région d’Essex, l’Université Trent, Environnement Canada (Service canadien de la faune), l’Université de Western Ontario, l’Agence Parcs Canada, l’Office de protection de la nature de la région de St. Clair, l’Office de protection de la nature de la région de Cataraqui, l’Office de protection de la nature de la région de Quinte et l’Office de protection de la nature de la vallée Saugeen.

Évaluation environnementale stratégique

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, le but de l’évaluation environnementale stratégique (EES) est d’incorporer les considérations environnementales dans l’élaboration de projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairée sur le plan environnemental.

La planification du rétablissement profitera aux espèces en péril et à la biodiversité en général. Il est toutefois reconnu que des programmes peuvent produire, sans que cela soit voulu, des effets environnementaux négatifs qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des impacts possibles sur les espèces ou les habitats non ciblés.

Le présent programme de rétablissement sera nettement bénéfique pour l’environnement en favorisant le rétablissement du méné camus. La possibilité que ce programme ait des effets négatifs non voulus sur d’autres espèces a été prise en considération. L’EES conclut que ce programme profitera manifestement à l’environnement et n’entraînera aucun effet négatif important. Se reporter notamment aux sections suivantes du document : Besoins biologiques et besoins en matière d’habitat; Rôle écologique; Facteurs limitatifs; Effets sur d’autres espèces; Approches recommandées pour l’atteinte des objectifs de rétablissement.

Résidence

Dans la LEP, la « résidence » est définie comme suit : « Gîte – terrier, nid ou autre aire ou lieu semblable – occupé ou habituellement occupé par un ou plusieurs individus pendant tout ou partie de leur vie, notamment pendant la reproduction, l’élevage, les haltes migratoires, l’hivernage, l’alimentation ou l’hibernation » [paragraphe 2(1)].

Selon l’interprétation du Ministère des pêches et océans Canada (MPO), une résidence doit être construite par l’organisme. Dans ce contexte, le méné camus ne construit pas de résidence pendant son cycle biologique et, par conséquent, le concept ne s’applique pas (Bouvier et Mandrak, 2010).

Sommaire

Le méné camus est un petit poisson qui se distingue des espèces qui lui ressemblent par sa minuscule bouche retroussée et par la membrane intérieure noire de sa cavité stomacale. Sa couleur est surtout argentée avec des nuances de jaune et d’olive au-dessus de la bande noire latérale, où les écailles sont fortement définies. Le méné camus mâle peut atteindre une longueur totale (LT) de 50 mm, tandis que les femelles peuvent atteindre 60 mm de LT. On observe cette espèce dans des eaux fortement végétalisées, claires et calmes, et on estime que sa répartition et son potentiel de rétablissement sont limités par la répartition et la disponibilité de ce type d’habitat. À l’échelle mondiale, on considère que le méné camus est de rare à non commun (G3), et il a été désigné en tant qu’espèce en voie de disparition au Canada en novembre 2002 par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. À l’échelle étatique, sa désignation varie de celle de population disparue d’un endroit donné (SX – Ohio) à celle de population vulnérable (S3 au Michigan et au Minnesota).

Au Canada, l’aire de répartition du méné camus est limitée à quatre principales régions de l’Ontario : le bassin hydrographique sud du lac Huron, le lac Sainte-Claire, le lac Érié, le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent. Historiquement, on observait l’espèce dans le lac Érié (parc national de la Pointe-Pelée, baie Rondeau et baie Long Point) et dans le fleuve Saint-Laurent (Gananoque). Des prises récentes confirment la présence de l’espèce dans les zones suivantes :

  • rivière Teeswater;
  • chenal Old Ausable;
  • lac Mouth;
  • rivière aux Canards;
  • lac Sainte-Claire (y compris l’île Walpole) et deux de ses tributaires (fossé Whitebread/fossé Grape Run et petit ruisseau Bear);
  • Réserve nationale de faune (RNF) de Sainte-Claire;
  • baie Long Point/ruisseau Big (y compris la RNF de Long Point [unités Thoroughfare Point et Long Point] et la RNF du ruisseau Big [unité du ruisseau Big uniquement]);
  • baie Wellers (y compris les terres parfois exposées de la réserve nationale faunique de la baie Wellers situées entre la laisse de haute mer et le bord de l’eau dans la baie Wellers, qui forme la limite de la RNF de la baie Wellers et varie selon les fluctuations du niveau de l’eau du lac Ontario);
  • lac West;
  • lac East;
  • baie Waupoos;
  • fleuve Saint-Laurent (d’Eastview à Mallorytown Landing, y compris le parc national des Îles-du-Saint-Laurent).

Les populations de l’Ontario subsistent dans des zones vulnérables au déclin de la qualité de l’habitat. La perte et la dégradation de l’habitat sont les principales menaces pesant sur le méné camus et peuvent être causées par différents facteurs, notamment l’utilisation accrue des terres agricoles qui provoque de l’envasement et de la turbidité, l’accroissement de l’aménagement côtier et l’enlèvement de la végétation aquatique ainsi que les changements observés dans la qualité et la disponibilité de l’eau en raison de l’activité humaine. La nature fragmentée de l’habitat de prédilection de l’espèce nuit à la connectivité entre les populations et peut faire obstacle au flux génétique ou inhiber la colonisation d’autres habitats appropriés. Les changements observés dans les communautés de poissons où l’on trouve le méné camus peuvent avoir des effets négatifs sur l’espèce en raison de l’augmentation de la prédation ou de la concurrence pour les ressources entre les espèces. L’augmentation de l’abondance des espèces exotiques, comme la carpe commune et le myriophylle en épi, peut également avoir une incidence sur le méné camus en raison des impacts négatifs que ces espèces peuvent avoir sur la végétation aquatique indigène.

Le but du rétablissement à long terme (pour les 20 prochaines années) est de maintenir des populations viables de ménés camus aux emplacements actuellement occupés par l’espèce et de rétablir des populations viables aux emplacements qu’elle occupait autrefois, lorsque cela est possible.

Les objectifs à court terme suivants seront appliqués sur une période variant de cinq à dix ans pour contribuer à l’atteinte de l’objectif de rétablissement à long terme.

  1. Préciser les objectifs relatifs à la population et à la répartition.
  2. Préciser et protéger l’habitat essentiel.
  3. Déterminer les tendances à long terme affichées par la population et l’habitat.
  4. Évaluer et réduire au minimum les menaces pesant sur l’espèce et son habitat.
  5. Évaluer la faisabilité de l’ensemencement ou de la réintroduction d’une population qui peut avoir disparu du pays ou dont l’abondance peut être réduite.
  6. Améliorer l’efficacité des efforts de rétablissement en coordonnant les équipes de rétablissement des écosystèmes aquatiques et terrestres et les autres initiatives/groupes appropriés ou complémentaires.
  7. Mieux sensibiliser le public à l’égard du méné camus, du rôle que jouent les écosystèmes aquatiques de qualité et de leur importance pour les humains.

L’équipe de rétablissement a relevé plusieurs approches qui sont nécessaires à l’atteinte des objectifs de rétablissement établis pour le méné camus. Ces approches ont été classées en trois catégories : recherche et surveillance; gestion et coordination; intendance, vulgarisation et sensibilisation. Les stratégies de recherche et de surveillance sont essentielles pour le rétablissement du méné camus du fait que de nombreuses caractéristiques de son cycle biologique et de sa biologie sont méconnues, y compris sa capacité à se rétablir sur le plan démographique. Les relevés initiaux permettront de vérifier les effectifs des populations subsistantes de ménés camus qui n’avaient pas été corroborés jusqu’ici dans l’ensemble de l’aire de répartition, tandis qu’un programme de surveillance détaillé et permanent permettra d’observer la santé de l’espèce et son habitat ainsi que les prédateurs potentiels, les compétiteurs et les espèces exotiques. Les projets de recherche contribueront à pallier certaines incertitudes liées aux besoins particuliers en matière d’habitat, à la faisabilité de la réintroduction d’une population et aux mesures d’atténuation des menaces. Les stratégies de gestion et de coordination comprennent le travail avec d’autres groupes, des équipes de rétablissement et des programmes de rétablissement de l’écosystème aquatique qui sont présentement mis en œuvre dans un certain nombre de bassins hydrographiques où le méné camus est présent, notamment le chenal Old Ausable, le lac Sainte-Claire (île Walpole) et la région Essex-Érié. Ces stratégies permettront aux équipes et aux groupes concernés de partager de l’information et de mettre en œuvre les mesures de rétablissement. Enfin, par l’intermédiaire des approches générales d’intendance, de vulgarisation et de sensibilisation, l’importance du rétablissement du méné camus sera communiquée à la collectivité en général ainsi qu’aux groupes d’intervenants en particulier dans le but d’obtenir un soutien à la mise en œuvre du rétablissement.

L’habitat essentiel a été désigné, dans la mesure du possible, à la lumière de la meilleure information disponible concernant les emplacements où le méné camus est présent dans les zones suivantes :

  • rivière Teeswater;
  • chenal Old Ausable;
  • lac Mouth;
  • réserve nationale de faune de Sainte-Claire;
  • petit ruisseau Bear (tributaire du lac Sainte-Claire);
  • baie Long Point/ruisseau Big (y compris la RNF de Long Point [unités Thoroughfare Point et Long Point] et la RNF du ruisseau Big [unité du ruisseau Big uniquement]);
  • baie Wellers (y compris les terres parfois exposées de la réserve nationale faunique de la baie Wellers situées entre la laisse de haute mer et le bord de l’eau dans la baie Wellers, qui forme la limite de la RNF de la baie Wellers et varie selon les fluctuations du niveau de l’eau du lac Ontario);
  • lac West;
  • lac East;
  • baie Waupoos;
  • fleuve Saint-Laurent (d’Eastview à Mallorytown Landing, y compris le parc national des Îles-du-Saint-Laurent).

On a élaboré un calendrier des études qui indique les étapes nécessaires pour obtenir l’information qui contribuera à préciser davantage ces descriptions de l’habitat essentiel.

On adoptera une approche en deux volets pour la mise en œuvre du rétablissement, le premier fondé sur l’écosystème et le deuxième axé sur une seule espèce. L’exercice sera réalisé grâce aux efforts coordonnés des équipes de rétablissement écosystémique concernées (rivière Ausable, région Essex-Érié, île Walpole) et de leurs groupes de mise en œuvre du rétablissement connexes. Le programme de rétablissement sera complété par un ou plusieurs plans d’action qui seront élaborés dans les cinq ans suivant la publication de la version finale du programme de rétablissement dans le Registre public. L’efficacité des mesures de rétablissement au chapitre de l’atteinte des objectifs de rétablissement sera évaluée par l’entremise des mesures du rendement prévues. Le programme de rétablissement sera réévalué dans son ensemble tous les cinq ans, ce qui nous permettra de faire le point sur les progrès accomplis et d’incorporer de nouvelles données.

Introduction