Sommaire du statut de l’espèce du COSEPAC sur L’Hespérie Persius de l’Est Erynnis persius persius au Canada - 2016

En voie de disparition
2016

Table des matières


Information sur le document

COSEPAC
Comité sur la situation
des espèces en péril
au Cananda

Logotype du COSEPAC

COSEWIC
Committee on the Status
of Endangered Wildlife
in Canada

Les sommaires du statut de l’espèce du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages au Canada que l’on croit en péril. On peut citer le présent document de la façon suivante :

COSEPAC. 2016. Sommaire du statut de l’espèce du COSEPAC sur l’Hespérie Persius de l’Est (Erynnis persius persius) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. xii p. (Registre public des espèces en péril site Web).

Note de production :

Le COSEPAC remercie Colin Jones qui a rédigé le sommaire du statut de l’hespérie Persius de l’Est (Erynnis persius persius) au Canada, aux termes d’un marché conclu avec Environnement Canada. La supervision et la révision du rapport ont été assurées par Paul Grant, Ph. D., coprésident du Sous-comité de spécialistes des arthropodes du COSEPAC.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819-938-4125
Téléc. : 819-938-3984
Courriel : COSEPAC courriel
Site web : COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC Status Appraisal Summary on the Eastern Persius Duskywing Erynnis persius persius in Canada.


COSEPAC sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation - mai 2016

Nom commun
Hespérie Persius de l’Est
Nom scientifique
Erynnis persius persius
Statut
En voie de disparition
Justification de la désignation
La présence de ce papillon, qui se nourrit de lupin, a été confirmée à seulement deux endroits au Canada. L’espèce occupe les savanes de chênes dans le sud de l’Ontario, un habitat qui a fait l’objet de modifications et de déclins substantiels. Les populations de plantes hôtes des larves ont grandement diminué. Il n’y a eu aucune mention confirmée de ce papillon depuis 1987, mais l’espèce n’a pas fait l’objet de relevés intensifs depuis 2003. Cela, ainsi que sa similarité avec d’autres hespéries, suggère que l’espèce pourrait encore être présente mais aurait pu passer inaperçue.
Répartition
Ontario
Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006. Réexamen et confirmation du statut en avril 2016.

COSEPAC sommaire du statut de l’espèce

Nom scientifique :
Erynnis persius persius
Nom français :
Hespérie Persius de l’Est
Nom anglais :
Eastern Persius Duskywing
 
Répartition au Canada :
Ontario

Historique du statut

COSEPAC :
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006. Réexamen et confirmation du statut en avril 2016.

Espèce sauvage

Changement quant à l’admissibilité, à la taxinomie ou aux unités désignable
non

Explication :

Aucun changement depuis la dernière évaluation. L’espèce n’a fait l’objet d’aucune autre étude systématique ou taxinomique au cours des dix dernières années, et aucun débat sur le statut de l’espèce n’est présenté dans la documentation. Il n’existe aucune donnée génétique ou donnée de codes à barres sur les sous‑espèces.

Aire de répartition

L’hespérie Persius compte actuellement quatre sous-espèces décrites, dont l’hespérie Persius de l’Est. Au Canada, l’hespérie Persius de l’Est est confinée au sud-ouest de l’Ontario, et son aire de répartition ne chevauche pas les aires des autres sous-espèces.

Changement de la zone d’occurrence
non
Changement de l’indice de zone d’occupation (IZO)
non
Changement du nombre de localités actuelles connues ou inférées
non
Nouvelles données importantes issues de relevés
non

Explication :

L’hespérie Persius de l’Est n’est répertoriée qu’à deux endroits au Canada : le parc provincial Pinery et St. Williams. Bien qu’aucun relevé ciblé sur l’hespérie Persius de l’Est n’ait été mené depuis 2006, des lépidoptéristes amateurs ont visité les deux sites connus à de nombreuses reprises au cours des dix dernières années et aucun n’a confirmé la présence de l’espèce (Kulon, comm. pers., 2015; Yukich, comm. pers., 2015). De plus, l’espèce n’a jamais été répertoriée ailleurs au Canada.

Information sur la population

La population d’hespéries Persius de l’Est a connu une baisse dans une grande partie de son aire de répartition, et l’espèce est largement considérée comme rare. En Ontario, l’espèce n’a été prélevée qu’à deux endroits et elle a été signalée pour la dernière fois en 1987 (COSEWIC, 2006). L’Ontario a désigné l’espèce comme étant disparue du pays en 2008, mais des mentions non confirmées donnent à penser que l’espèce pourrait encore exister au Canada.

Changement du nombre d’individus matures
non
Changement de la tendance de la population totale
non
Changement de la gravité de la fragmentation de la population
non
Changement de la tendance de la superficie et/ou de la qualité de l’habitat
oui
Nouvelles données importantes issues de relevés
non

Explication :

L’espèce a été signalée pour la dernière fois en 1987. Depuis la dernière évaluation du statut, aucune nouvelle donnée issue de relevé n’a été obtenue. Le nombre d’individus matures ou les tendances de la population sont inconnus. La qualité de l’habitat dans le parc provincial Pinery s’est améliorée depuis la dernière évaluation à la suite de mesures de restauration de l’habitat, comme des brûlages dirigés, des exclos pour protéger les populations de lupins contre les cervidés et une réduction gérée de la population de cerfs de Virginie (Odocoileus virginianus) [Matthews, comm. pers.]. La qualité de l’habitat à St. Williams connaît toutefois un déclin en raison d’un manque de mesures de gestion active (Jarvis, 2014).

Menaces

On croit que l’hespérie Persius de l’Est a subi les conséquences de mauvaises mesures de gestion de l’habitat et des changements dans son habitat, ce qui a donné lieu à des baisses subites et à la destruction des populations de plantes hôtes. En Ontario, le lupin vivace (Lupinus perennis) est la seule plante hôte connue pour les chenilles de l’hespérie Persius de l’Est. La succession naturelle dans les boisés clairsemés, la suppression des incendies et la dégradation de l’habitat, causée par des mesures anthropiques directes comme l’extraction des ressources ou la plantation d’arbres, ont eu des conséquences néfastes dans de nombreux endroits susceptibles d’avoir déjà abrité cette hespérie dans le passé.

Changement de la nature ou de la gravité des menaces
non

Explication :

Aucun changement depuis la dernière évaluation.

Protection

Changement quant à la protection effective
non

Explication :

Au Canada, l’hespérie Persius de l’Est est maintenant inscrite en tant qu’espèce en voie de disparition à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril fédérale (elle a été désignée comme étant en voie de disparition par le COSEPAC en 2006). De plus, l’espèce figure maintenant sur la liste des espèces disparue de l’Ontario de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario (2008). Aux États-Unis, l’espèce est désignée comme étant en voie de disparition en Indiana, au New Hampshire, dans l’État de New York et en Ohio, menacée au Michigan et au Massachusetts, et préoccupante au Connecticut et en Pennsylvanie. Dans le Maine, elle est considérée comme étant disparue de l’État.

Immigration de source externe

Changement de l’immigration externe constatée
non

Explication :

Aucun changement depuis la dernière évaluation. Les populations à l’extérieur du Canada sont rares et en déclin, et on ne sait si une immigration depuis de telles populations de l’extérieur est possible, mais elle est peu probable. Les populations les plus proches se trouvent dans le comté de Wayne, au Michigan, à environ 150 km du parc provincial Pinery.

Analyse quantitative

Changement quant à la probabilité estimée de disparition du pays
inconnu

Précisions :

Aucune donnée n’est disponible, et l’espèce n’a fait l’objet d’aucune analyse quantitative.

Sommaire et autres points à examiner

Bien que l’espèce n’ait fait l’objet d’aucun relevé ciblé depuis la dernière évaluation, des lépidoptéristes amateurs ont visité les deux endroits connus à de nombreuses reprises, mais aucun n’a observé l’hespérie Persius de l’Est. L’espèce n’a pas été signalée en Ontario depuis 1987. Elle ne peut toutefois pas encore être désignée comme espèce disparue du pays en raison du fait que les dernières mentions crédibles ont été faites il y a moins de 50 ans.


Remerciements et experts contactés

Brenda Kulon, naturaliste. Sarnia (Ontario).

Jess Matthews, chef de groupe de Natural Heritage Education, parc provincial Pinery, Parcs Ontario.

Bob Yukich, naturaliste. Toronto (Ontario).


Sources d’information

COSEWIC 2006. COSEWIC assessment and status report on the Eastern Persius Duskywing Erynnis persius persius in Canada. Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada. Ottawa. vi + 41 pp. [Également disponible en français : COSEPAC 2006. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’Hespérie Persius de l’Est (Erynnis persius persius) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vi + 45 p.]

Jarvis, J.R. 2014. Assessing Wild Lupine (Lupinus perennis L.) Habitat in Ontario, Canada, for the Feasibility of Reintroduction of the Karner Blue Butterfly (Lycaeides samuelis Nabokov). Mémoire de maîtrise. 83 p.

Matthews, J., comm. pers. 2015. Correspondance par courriel adressée à Colin Jones. 2015. Chef de groupe de Natural Heritage Education en Ontario, parc provincial Pinery (Ontario).

Kulon, B., comm. pers. 2015. Correspondance par courriel adressée à Colin Jones. 2015. Naturaliste. Sarnia (Ontario).

Yukich, B., comm. pers. 2015. Correspondance par courriel adressée à Colin Jones. 2015. Naturaliste. Toronto (Ontario).


Résumé technique

Nom scientifique :
Erynnis persius persius
Nom français :
Hespérie Persius de l’Est
Nom anglais :
Eastern Persius Duskywing
 
Range of occurrence in Canada (province/territoire/océan) :
Ontario

Données démographiques

Données démographiques de l'espèce
Éléments du résumé techniqueinformation
Durée d’une génération (généralement, âge moyen des parents dans la population; indiquez si une méthode d’estimation de la durée d’une génération autre que celle qui est présentée dans les lignes directrices de l’UICN [2011] est utilisée)Un an
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre total d’individus matures?Inconnu
Aucune population existante connue
Pourcentage estimé de déclin continu du nombre total d’individus matures sur [cinq ans ou deux générations]Inconnu
Aucune population existante connue
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix dernières années ou trois dernières générations].Inconnu
Aucune population existante connue
Pourcentage [prévu ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix prochaines années ou trois prochaines générations].Inconnu
Aucune population existante connue
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours de toute période de [dix ans ou trois générations] commençant dans le passé et se terminant dans le futur.Inconnu
Aucune population existante connue
Est-ce que les causes du déclin a) sont clairement réversibles b) et comprises et c) ont effectivement cessé?a. non
b. comprises en partie
c. non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures?Non

Information sur la répartition

Information sur la répartition de l'espèce
Éléments du résumé techniqueinformation
Superficie estimée de la zone d’occurrence500 km2
Indice de zone d’occupation (IZO)
(Fournissez toujours une valeur établie à partir d’une grille à carrés de 2 km de côté).
8 km2
La population totale est-elle gravement fragmentée, c.‑à‑d. que plus de 50 % de sa zone d’occupation totale se trouvent dans des parcelles d’habitat qui sont a) plus petites que la superficie nécessaire au maintien d’une population viable et b) séparées d’autres parcelles d’habitat par une grande distance?Non
Aucune population existante connue
Nombre de localités
(Voir « Définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et IUCN (février 2014) (en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.)
2
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de la zone d’occurrence?Inconnu
Aucune population existante connue
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de l’indice de zone d’occupation?Inconnu
Aucune population existante connue
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de sous-populations?Inconnu
Aucune population existante connue
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de localités*?
(Voir « Définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et IUCN (février 2014) (en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.)
Inconnu
Aucune population existante connue
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de [la superficie, l’étendue ou la qualité] de l’habitat?Oui, un déclin de la superficie, de l’étendue et de la qualité de l’habitat est inféré. Bien qu’il y ait eu des améliorations de l’habitat dans le parc provincial Pinery, l’habitat a connu un déclin à St. Williams.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de sous‑populations?Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de localités*?
(Voir « Définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et IUCN (février 2014) (en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.)
Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence?Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l’indice de zone d’occupation?Non

Nombre d’individus matures (dans chaque sous-population)

Nombre d’individus matures de l'espèce
Sous-population (utilisez une fourchette plausible)Nombre d’individus matures
Parc provincial Pinery (Ontario)Inconnu
St. WilliamsInconnu
TotalInconnu

Analyse quantitative

Analyse quantitative de l'espèce
Éléments du résumé techniqueinformation
La probabilité de disparition de l’espèce à l’état sauvage est d’au moins [20 % sur 20 ans ou 5 générations, ou 10 % sur 100 ans].Sans objet

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou leur habitat)

Aucun calculateur des menaces n’a été effectué pour cette espèce.

7.1 Destruction ou dégradation de l’habitat attribuable à la suppression des incendies.
7.3 Autres modifications de l’écosystème, notamment la succession naturelle, et herbivorie dans le cas des plantes hôtes.
9.3 Application de pesticides.

Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)

Immigration de source externe de l'espèce
Éléments du résumé techniqueinformation
Situation des populations de l’extérieur les plus susceptibles de fournir des individus immigrants au CanadaDéclin et rareté
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?Inconnu, mais peu probable
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?Oui
Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?Possiblement
Les conditions se détériorent-elles au Canada+?
(Voir le tableau 3 (Lignes directrices pour la modification de l’évaluation de la situation d’après une immigration de source externe) 
Oui
Les conditions de la population source se détériorent‑elles+?
Voir le tableau 3 (Lignes directrices pour la modification de l’évaluation de la situation d’après une immigration de source externe) 
Oui
La population canadienne est-elle considérée comme un puits+?
Voir le tableau 3 (Lignes directrices pour la modification de l’évaluation de la situation d’après une immigration de source externe) 
Non
La possibilité d’une immigration depuis des populations externes existe‑t‑elle?Non

Nature délicate de l’information sur l’espèce

Les informations sur les données sensibles de l'espèce
Éléments du résumé techniqueinformation
L’information concernant l’espèce est‑elle de nature délicate?Non

Historique du statut

COSEPAC : Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006. Réexamen et confirmation du statut en avril 2016.

Statut et justification de la désignation :

Statut :
En voie de disparition
Code alphanumérique :
B1ab(iii)+2ab(iii)
Justification de la désignation :
La présence de ce papillon, qui se nourrit de lupin, a été confirmée à seulement deux endroits au Canada. L’espèce occupe les savanes de chênes dans le sud de l’Ontario, un habitat qui a fait l’objet de modifications et de déclins substantiels. Les populations de plantes hôtes des larves ont grandement diminué. Il n’y a eu aucune mention confirmée de ce papillon depuis 1987, mais l’espèce n’a pas fait l’objet de relevés intensifs depuis 2003. Cela, ainsi que sa similarité avec d’autres hespéries, suggère que l’espèce pourrait encore être présente mais aurait pu passer inaperçue.

Applicabilité des critères

Critère A (déclin du nombre total d’individus matures) :
Sans objet. Nombre d’individus matures inconnu. Aucune donnée à l’appui des déclins.
Critère B (petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) :
Correspond aux critères de la catégorie « espèce en voie de disparition », B1ab(iii)+2ab(iii), car la zone d’occurrence (B1) est inférieure à 5 000 km2 (8 km2), l’IZO (B2) est inférieur à 500 km2 (8 km2), il y a moins de cinq localités (2) [a] et il y a un déclin continu (b) sur le plan de la superficie, de l’étendue et de la qualité de l’habitat (iii).
Critère C (nombre d’individus matures peu élevé et en déclin) :
Sans objet. Nombre d’individus matures inconnu.
Critère D (très petite population totale ou répartition restreinte) :
Sans objet. Nombre d’individus matures inconnu.
Critère E (analyse quantitative) :
Sans objet. Aucune donnée disponible.

Logotype du COSEPAC

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (2015)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.
Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.
Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
En voie de disparition (VD)
(Remarque : Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.)
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
Préoccupante (P)
(Remarque : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.)
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
Non en péril (NEP)
(Remarque : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.)
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
Données insuffisantes (DI)
(Remarque :Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».)
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

Remarque : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

Le Service canadien de la faune d’Environnement et Changement climatique Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.