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Évaluation et de situation du COSEPAC sur le Caribou Rangifer tarandus Population de Terre-Neuve Population de la Gaspésie-Atlantique Population boréale au Canada - 2014

Caribou
Caribou
Caribou -- Photo du haut : caribou de Terre Neuve – Photo/illustration : Mahoney, S. P. Photo du centre : caribou de la Gaspésie Atlantique – Photo/illustration : Programme de rétablissement fédéral. Photo du bas : caribou boréal – Photo/illustration : Gilles Duchesne.

 

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Information sur le document

COSEPAC
Comité sur la situation
des espèces en péril
au Cananda

Logotype du COSEPAC

COSEWIC
Committee on the Status
of Endangered Wildlife
in Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2014. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le caribou (Rangifer tarandus), population de Terre-Neuve, population de la Gaspésie-Atlantique et population boréale, au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. xxiv + 144 p. (www.registrelep-sararegistry.gc.ca/default_f.cfm).

Rapport(s) précédent(s) :

COSEPAC. 2014. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le caribou (Rangifer tarandus), population des montagnes du Nord, population des montagnes du Centre et population des montagnes du Sud au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. xxiii + 132 p. (www.registrelep-sararegistry.gc.ca/default_f.cfm).

COSEPAC. 2002. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa. xii + 112 p.

Thomas, D.C., et D.R. Gray. 2002. Rapport de situation du COSEPAC sur le caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) au Canada – Mise à jour, in Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) au Canada – Mise à jour, Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. 1-111 p.

Kelsall, J.P. 1984. COSEWIC status report on the Woodland Caribou Rangifer tarandus caribou in Canada. Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada. Ottawa. 103 p.

Note de production :

Le COSEPAC remercie Serge Couturier, Liv S. Vors et Issac Hébert d’avoir rédigés le rapport de situation sur le caribou (Rangifer tarandus), population de Terre-Neuve, population de la Gaspésie-Atlantique et population boréale, au Canada, aux termes d’un marché conclu avec Environnement Canada. La supervision et la révision du rapport ont été assurées par Graham Forbes, coprésident du Souscomité de spécialistes des mammifères terrestres du COSEPAC.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819-938-4125
Téléc. : 819-938-3984
Courriel : COSEPAC courriel
Site web : COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Status Report on the Caribou Rangifer tarandus, Newfoundland population, Atlantic-Gaspésie population and Boreal population, in Canada. Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada.

Illustration/photo de la couverture :

Caribou -- Photo du haut : caribou de Terre Neuve – Photo/illustration : Mahoney, S. P. Photo du centre : caribou de la Gaspésie Atlantique – Photo/illustration : Programme de rétablissement fédéral. Photo du bas : caribou boréal – Photo/illustration : Gilles Duchesne.

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COSEPAC Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation – novembre 2014

Nom commun
Caribou - population de Terre-Neuve
Nom scientifique
Rangifer tarandus
Statut
Préoccupante
Justification de la désignation
Cette population a été évaluée la dernière fois en 2002 comme étant « non en péril » alors que la population comptait 85 000 individus. L’abondance de cette population a fluctué au cours des 100 dernières années et son nombre d’individus a maintenant diminué d’environ 60 % au cours des trois dernières générations de caribous. Le déclin a été causé par une nourriture limitée alors que la population connaissait une densité, une récolte et une prédation élevées. Différents indices semblent indiquer que la population connait une amélioration, mais on craint que le coyote de l’Est, lequel est récemment arrivé à Terre-Neuve, ne devienne un important prédateur et influence le recrutement de façon à ce que la population continue de diminuer.
Répartition
Terre-Neuve-et-Labrador
Historique du statut
La population de Terre-Neuve a été désignée « non en péril » en avril 1984. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000 et en mai 2002. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en novembre 2014.

Sommaire de l’évaluation – novembre 2014

Nom commun
Caribou - population de la Gaspésie-Atlantique
Nom scientifique
Rangifer tarandus
Statut
En voie de disparition
Justification de la désignation
Cette petite population isolée a chuté à moins de 120 adultes. Historiquement, ces caribous étaient beaucoup plus répandus, étant présents au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard. Aujourd’hui, ils occupent principalement des habitats alpins sur des plateaux montagneux dans la région de la Gaspésie, au Québec. L’habitat a été modifié par l’exploitation des ressources, incluant la gestion forestière qui a rajeuni les forêts, et une densité accrue des prédateurs du caribou. La mortalité des adultes et le faible recrutement continu des petits en raison de la prédation par le coyote de l’Est et l’ours noir contribuent à un déclin continu. Les modèles de population prévoient que la population pourrait disparaître d’ici 2056.
Répartition
Québec
Historique du statut
La population de la Gaspésie-Atlantique a été désignée « menacée » en avril 1984. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en mai 2000. Réexamen de la situation et confirmation du statut en mai 2002 et en novembre 2014.

Sommaire de l’évaluation – novembre 2014

Nom commun
Caribou - population boréale
Nom scientifique
Rangifer tarandus
Statut
Menacée
Justification de la désignation
Cette population est présente naturellement à de faibles densités dans des habitats de forêt boréale mature du Labrador au Yukon, avec de petites populations isolées dans la partie sud de l’aire de répartition, incluant le long de la côte du lac Supérieur et dans la région de Charlevoix au Québec. Au cours du dernier siècle, des sous-populations locales ont disparu; l’aire de répartition s’est contractée à partir du sud résultant ainsi en une perte pouvant atteindre jusqu’à 50 % de l’aire de répartition historique dans certaines régions. Malgré de considérables efforts de conservation, des déclins à l’échelle de l’aire de répartition se sont poursuivis depuis la dernière évaluation en 2002, particulièrement en Alberta, dans le nord-est de la Colombie-Britannique et au Labrador. Certaines populations demeurent peu suivies, particulièrement celles dans la partie nord de l’aire de répartition. Pour 37 des 51 sous-populations où des données sur les tendances sont disponibles, 81 % sont en déclin, tel qu’indiqué par des taux de croissance démographique négatifs. Certaines des sous-populations les plus intensivement gérées peuvent demeurer gravement en péril. Les déclins sont principalement dus à une prédation accrue et à la perte d’habitat, cette dernière découlant de la combinaison de perturbations anthropiques (extraction de ressources naturelles) et naturelles (incendies). La prolifération d’éléments linéaires dans les paysages tels que les routes et les lignes sismiques facilite la prédation par les loups, et la conversion de vieux peuplements matures de conifère en stades de succession plus jeunes favorise une augmentation d’autres proies telles que l’orignal et le cerf de Virginie. Les changements dans la partie nord de l’aire de répartition du cerf de Virginie, en passant par des changements du paysage, apportent également de nouveaux parasites dans des parties de l’aire de répartition de cette population. Dans certaines régions, la chasse excessive constitue une menace pour la conservation à long terme. Les menaces sont étroitement liées et agissent cumulativement pour exercer un impact sur cette population. Les augmentations de population semblent peu probables dans le tiers des sous-populations où les perturbations dépassent un seuil de viabilité. Un déclin >30 % de la population est prévu à court terme.
Répartition
Yukon, Territoires du Nord-Ouest, Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Terre-Neuve-et-Labrador
Historique du statut
La population boréale a été désignée « menacée » en mai 2000. Cette population nouvellement définie se compose d'une partie de la « population de l'Ouest » dont la désignation a été désactivée et de toute la « population Labrador-Ungava » dont la désignation a été désactivée. Réexamen et confirmation du statut en mai 2002 et en novembre 2014.

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COSEPAC Résumé

Caribou Rangifer tarandus Population de Terre-Neuve, Population de la Gaspésie-Atlantique, Population boréale

Description et importance de l’espèce sauvage

Le caribou (Rangifer tarandus) est un cervidé de taille moyenne. Il possède des pattes assez longues et de gros sabots, qui facilitent sa survie dans les environnements nordiques. Le caribou se trouve au centre de la culture, de la vie spirituelle et des modes de subsistance de nombreuses collectivités autochtones et non autochtones partout au Canada. Sa morphologie, son écologie et son comportement sont très variables au sein de l’aire de répartition circumpolaire. En 2011, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a reconnu 12 unités désignables (UD). Trois d’entre elles sont évaluées dans le présent rapport : la population de Terre-Neuve (PTN; UD 5); la population de la Gaspésie-Atlantique (PGA; UD 11) et la population boréale (PB; UD 6).

Répartition

Près de 14 souspopulations sont actuellement reconnues dans la PTN, et on peut encore trouver le caribou dans la majorité de l’aire de répartition historique. La PGA est la seule population de caribous vivant au sud du fleuve SaintLaurent. On la trouve principalement sur les monts McGerrigle et ChicChocs, sur la péninsule gaspésienne, au Québec, et la plupart des individus vivent à l’intérieur des limites du parc national de la Gaspésie. Au cours des 150 dernières années, la PB a disparu de la moitié de l’aire de répartition historique. On la trouve actuellement du sud du Labrador à l’est du Yukon, généralement au sud de la limite septentrionale de la forêt boréale. L’aire de répartition se contracte vers le nord dans la plupart des provinces, ce qui a pour résultat l’isolement et la fragmentation des souspopulations dans certaines régions.

Habitat

Les caribous de la PTN vivent dans les forêts de conifères, la toundra, les zones arbustives et les complexes de milieux humides. La PGA utilise les milieux alpins des plateaux montagneux situés à plus de 700 m audessus du niveau de la mer ainsi que les forêts matures de sapins baumiers et d’épinettes des versants des montagnes. Les milieux alpins sont importants pour la PGA tout au long de l’année. La PB de caribous peut vivre dans de jeunes forêts et des peuplements de feuillus s’ils sont intégrés dans une forêt de conifères, mais elle utilise principalement les peuplements matures ou anciens d’épinettes noires et de pin gris, de même que les tourbières (tant ombrotrophes que minérotrophes). Les rivages et les îles des grands lacs offrent une protection géographique contre les prédateurs pendant la mise bas. Le comportement d’évitement de l’habitat de la PB sert principalement à réduire le plus possible les risques de prédation, qui peuvent être associés aux perturbations anthropiques et, dans une moindre mesure, à trouver de la nourriture. En général, plus les degrés de perturbation augmentent, plus les caribous privilégient les forêts de conifères à couvert fermé. Les perturbations anthropiques ont tendance à mener à la perte fonctionnelle de l’habitat résiduel.

Biologie

Les caribous mâles vivent habituellement moins de 10 ans, et les caribous femelles, moins de 15 ans. Les femelles âgées de 3 ans ou plus donnent naissance à un faon par an, soit un taux de reproduction global inférieur à celui d’autres d’espèces de cervidés d’Amérique du Nord. La durée d’une génération est estimée à 6 ans. Le succès reproducteur est étroitement lié à la disponibilité de la nourriture.

Taille et tendances de la population

Depuis le début du XXe siècle au moins, la PTN connaît des fluctuations exceptionnelles. Après une estimation maximale de 100 000 individus dans les années 1900, la population a chuté d’environ 85 % pour s’établir à 10 000 à 15 000 individus entre 1925 et 1935. Elle a ensuite augmenté d’environ 84 % en 4 décennies, atteignant 94 000 individus au milieu des années 1990. En 2002, la PTN a chuté à 68 000 individus, puis a continué à baisser, pour atteindre 32 000 individus en 2013. La tendance sur 3 générations (18 ans; 1996-2013) est une baisse de 62 %. On pense que le déclin est attribuable à la faible disponibilité de la nourriture, laquelle a réduit la productivité et la survie des juvéniles, à la surchasse pendant la phase de déclin et peutêtre à la prédation additive. Le déclin actuel semble faire partie des fluctuations naturelles de la population, et plusieurs indices de santé et de survie des faons relevés récemment donnent à penser que la population va augmenter.

La PGA fluctue mais, dans l’ensemble, le nombre d’animaux matures baisse depuis les années 1950. La première estimation de cette population réalisée dans les années 1950 faisait état de 700 à 1 500 individus (tous âges confondus). L’amélioration des méthodes de relevé a commencé en 1983. De 1983 à 2013, la population a chuté, d’une estimation de 274 (219 individus matures) en 1983 à 130 (112 individus matures) en 2013 (variation de -49 % chez les individus matures). Les fluctuations sont dues à des facteurs naturels et aux mesures de contrôle des prédateurs, qui améliorent la survie des juvéniles. Le plus haut niveau de la population consigné au cours des 30 dernières années était de 219 animaux matures (1983), et le plus bas, de 65 (2012). Le déclin sur 3 générations est de 25 %, mais il varie beaucoup en fonction de la période de 18 ans considérée.

Il est difficile de recenser les caribous de la PB parce qu’ils vivent en petits groupes, dans des zones étendues sous le couvert forestier. Aucune estimation de la population au fil du temps n’est disponible dans la plupart des régions. Selon l’évaluation de 2002 du COSEPAC, le nombre d’animaux était estimé à 33 000. Selon le programme de rétablissement national de 2012, il était de 34 000 (faons inclus). Toutefois, il s’agit là de valeurs brutes et, selon les relevés détaillés et les degrés de perturbation dans les aires de répartition distinctes, il y aurait des déclins dans la majeure partie du tiers sud de l’aire de répartition de l’UD ainsi que de la taille de la population. On a évalué 50 aires de répartition de la population en fonction de la probabilité de persistance associée aux degrés de perturbation d’origine humaine et naturelle. Quatorze aires de répartition (65 % de l’aire de répartition totale de l’UD, ou 59 % selon la réévaluation de l’Ontario) étaient « autosuffisantes » (c.àd. viables). On estime que 35 % de la superficie occupée par l’UD et 32 % de la population ne sont pas, ou probablement pas, autosuffisantes. La majorité (81 %) des 37 souspopulations qui font l’objet de données sur le taux de croissance fini (lambda) depuis 1996, ce qui représente plus de 90 % de l’aire de répartition de l’UD, sont dans le négatif (lambda moyen = 0,96). Un lambda moyen de 0,92 pour 11 souspopulations sur une période de 3 générations (18 ans) a produit un déclin de 57 % en Alberta. Un lambda moyen inférieur à 0,9 correspond à une baisse de 50 % sur 7 ans. On déduit un déclin continu de plus de 30 % de la PB. Les populations de caribous fluctuent au fil du temps, mais il est peu probable qu’elles augmentent dans les quelque 35 % de l’aire de répartition et au sein des 32 % de la population faisant l’objet de degrés de perturbation égaux ou inférieurs aux seuils de perturbation assurant la viabilité. L’évaluation des menaces laisse également croire que ces populations n’augmenteront pas.

Menaces et facteurs limitatifs

La persistance du caribou est principalement menacée par la perte d’habitat et la mortalité excessive, deux facteurs qui interagissent souvent puisque la prédation s’accroît en zones perturbées. Les perturbations anthropiques (p. ex. extraction et exploitation de ressources naturelles, aménagement de routes) et naturelles (p. ex. incendies de forêt, chablis) cumulatives sont associées au comportement d’évitement et à la baisse du recrutement en raison des taux de prédation accrus. Les activités de déboisement (p. ex. foresterie, exploitation pétrolière et gazière) font augmenter l’abondance d’autres proies (p. ex. orignal, cerf), ce qui peut entraîner une hausse des taux de mortalité du caribou. On estime que la prédation constitue une menace immédiate très importante pour le caribou dans les régions développées fréquentées par la PB ainsi que dans l’ensemble de l’aire de répartition de la PGA et, dans une mesure inconnue, mais probablement moindre, dans l’aire de répartition de la PTN. Dans la plus grande partie de cette dernière, les perturbations semblent moins importantes, car les incendies sont rares, et les activités forestières ou minières, relativement minimales. Si l’on n’intervient pas, la majeure partie de la moitié sud de l’aire de répartition de la PB n’est pas autosuffisante, d’après les degrés de perturbation anthropique. Certaines parties du nord de l’aire de répartition de la PB située dans les Territoires du NordOuest, en Ontario, au Québec et au Labrador sont perturbées par des incendies, mais sont relativement moins touchées par les perturbations anthropiques. Une vaste zone de l’aire de répartition se trouvant dans les Territoires du NordOuest a brûlé en 2014, ce qui en a abaissé la qualité; elle doit faire l’objet d’une évaluation. On en sait un peu moins sur la PB en Saskatchewan et au Manitoba. Dans certaines régions, la surchasse menace la conservation à long terme. On pense que les taux de prédation accrus de la PGA sont liés à des perturbations anthropiques dans les zones adjacentes à l’aire de répartition de cette population. Les activités récréatives (p. ex. motoneige, randonnée, ski et construction de chalets) sont préoccupantes dans certaines parties de l’aire de répartition de chaque UD, particulièrement dans celle de la PGA, qui est petite et isolée. Des facteurs naturels, notamment les changements climatiques et les perturbations environnementales, peuvent avoir des répercussions sur l’habitat du caribou. La PTN, la PB et la PGA sont toutes associées, à diverses échelles, à des peuplements de conifères matures à anciens, qui sont touchés par des incendies. Or, les incendies se multiplieront vraisemblablement, en particulier dans l’aire de répartition de la PB. On connaît moins bien les effets des maladies, mais la propagation du ver des méninges dans certaines parties de l’aire de répartition de la PB ainsi que celle de plusieurs agents pathogènes dans les aires de répartition de la PB et de la PGA sont préoccupantes.

Selon l’évaluation des menaces, l’impact global des menaces est « élevémoyen » pour la PTN, « très élevétrès élevé » pour la PGA et « très élevéélevé » pour la PB.

Protection, statuts et classements

Le COSEPAC a évalué la PTN en 1984, 2000 et 2002 et l’a désignée « non en péril ». La PTN a été classée S4 en 2012 à l’échelle provinciale. Dans l’aire de répartition de cette population, le bois n’a qu’une valeur marginale dans de vastes zones qui, par conséquent, ne risquent pas d’être perturbées à court terme par l’activité industrielle. La PGA a été désignée « menacée » en 1984, puis inscrite dans la catégorie de risque plus élevé « en voie de disparition » en 2002. Au Québec, la PGA est menacée (remarque : il s’agit de la catégorie provinciale la plus élevée). NatureServe l’a désignée « gravement en péril » (N1). La majeure partie de l’aire de répartition de la PGA est située à l’intérieur des limites du parc national de la Gaspésie et des réserves fauniques de Matane et des ChicChocs. Le COSEPAC a évalué la PB pour la première fois en 2000. Il l’a alors désignée « menacée » aux termes de la LEP, et cette désignation a été confirmée en 2002. Au Québec, le caribou boréal est désigné « vulnérable » (statut pratiquement équivalent à la catégorie « espèce menacée » du COSEPAC) et, au Labrador, en Ontario, dans les Territoires du NordOuest et au Manitoba, il est « menacé ». Il figure sur la liste rouge de la ColombieBritannique, et est désigné « non en péril » au Yukon et en Saskatchewan. NatureServe lui a attribué la cote N4 (en 2011) à l’échelle nationale, et les cotes S1 à S4 à l’échelle provinciale. Des plans d’aménagement forestier ont été modifiés pour aider le caribou dans certaines parties des trois UD, mais leur mise en œuvre varie et leur efficacité est inconnue à ce jour. On a recours au contrôle des prédateurs chaque année depuis 2001 dans l’aire de répartition de la PGA et dans certaines parties de l’aire de répartition de la PB. Dans l’aire de répartition de la PTN, la chasse à l’ours noir et au coyote est autorisée, mais on n’a pas recours au contrôle direct des prédateurs.

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Résumé technique – de Terre-Neuve

Nom scientifique :
Rangifer tarandus
Nom français :
Caribou
Nom anglais :
Caribou
Population :
Terre-Neuve
Répartition au Canada :
Terre Neuve et Labrador

Données démographiques

  • Durée d’une génération

    6 ans

    • À l’aide des paramètres des tables de survie, on a estimé la durée d’une génération à 6,2 ans dans le cas de la PTN. On l’a arrondie à 6 ans.
  • Y atil un déclin continu observé du nombre d’individus matures?

    Oui

    • On a observé un déclin annuel de 9 % de 2000 à 2006, et de 5 %, depuis 2007.
  • Pourcentage estimé de déclin continu du nombre total d’individus matures sur deux générations (12 ans, 2001-2013).

    58%

    • Estimation de 68 880 caribous matures en 2001 et de 28 241 en 2013, à partir des taux de recrutement de faons.
  • Pourcentage estimé de réduction du nombre total d’individus matures au cours des 3 dernières générations (18 ans, 1995-2013).

    62%

    • Estimation de 74 912 caribous matures en 1995 et de 28 241 en 2013.
  • Pourcentage prévu de réduction ou d’augmentation du nombre total d’individus matures au cours des trois prochaines générations (18 ans).

    -5,1 % par an (statu quo), -3,5 % par an (chasse interdite), +2,9 % par an (augmentation de la survie des faons)

    • Selon l’analyse de la viabilité des populations (AVP), si les conditions demeurent inchangées, la PTN connaîtra une réduction annuelle moyenne estimée à 5,1 % de 2011 à 2030. La réduction sera de 3,5 % si l’on met un terme à la chasse. Si le taux de survie des faons augmente pour atteindre 49 %, l’AVP prévoit une augmentation de la population de 2,9 % par an.
  • Pourcentage prévu d’augmentation du nombre total d’individus matures au cours de toute période de trois générations (18 ans) commençant dans le passé et se terminant dans le futur.

    Inconnu

    • Les déclins observés de 58 % au cours des 2 dernières générations pourraient s’améliorer ou s’aggraver au cours de la prochaine génération, selon les mesures de gestion (voir cidessus).
  • Est-ce que les causes du déclin sont clairement réversibles et comprises et ont effectivement cessé?

    Probable

    • Les causes du déclin sont comprises et la possible prédation additive a probablement cessé. La cause immédiate est liée à la prédation des faons, et le facteur ultime pourrait être la densité-dépendance. Le déclin de la population a été exacerbé par une réduction tardive de la chasse. La population présente des signes de rétablissement par rapport aux répercussions de la densité-dépendance.
  • Y atil des fluctuations extrêmes (c.àd. d’un facteur de plus de 10) du nombre d’individus matures?

    Non

    • La population a connu un déclin au début du XXe siècle et les densités sont restées faibles avant d’augmenter, passant de 16 589 à 68 880 individus de 1975 à 1993 (augmentation d’un facteur de 4,15), puis de chuter à 28 241 individus en 2013 (réduction d’un facteur de 2,44).

Information sur la répartition

  • Superficie estimée de la zone d’occurrence Tirée de COSEPAC (2004)

    112 000 km2

    • Le caribou est présent sur une grande partie de l’île.
  • Indice de zone d’occupation (IZO; valeurs d’une grille à carrés de 2 km de côté)

    44 781 km2

    • (Fournissez toujours une valeur établie à partir d’une grille à carrés de 2 km de côté).
  • La population totale est-elle gravement fragmentée?

    Non

    • Certaines souspopulations sont relativement isolées, mais la plupart d’entre elles sont géographiquement proches les unes des autres, et il existe des corridors de déplacement dans certaines parties de l’aire de répartition.
  • Nombre de localités

    > 14

    • Il existe près de 14 souspopulations (indigènes et relocalisées) sur l’île de Terre-Neuve. Des échanges sont possibles entre la plupart de ces souspopulations, mais aucune menace unique n’exerce des répercussions égales sur toutes les souspopulations.
  • Y a-t-il un déclin continu observé de la zone d’occurrence?

    Inconnu, mais probablement à échelle limitée

    • La répartition du caribou a changé au fil du temps. De nombreuses souspopulations ont été introduites, entraînant l’augmentation artificielle de la zone d’occurrence.
  • Y a-t-il un déclin continu observé de l’indice de zone d’occupation?

    Inconnu, mais probablement à échelle limitée

    • Voir commentaires précédents.
  • Y atil un déclin continu observé du nombre de populations?

    Non

    • Pas au cours de la dernière décennie.
  • Y atil un déclin continu observé du nombre de localités*?

    Non

  • Y atil un déclin continu observé de l’étendue ou de la qualité de l’habitat?

    Non

    • L’empreinte humaine dans l’aire de répartition de la PTN est relativement faible par rapport à celle observée dans les aires de répartition de la PB et de la PGA; l’exploitation forestière a diminué au cours des dernières années. Bon nombre de caribous ne dépendent pas des forêts matures susceptibles d’être coupées. Les répercussions de la prédation par le coyote ne sont pas visibles, mais sont préoccupantes.
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations?

    • Non
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de localités*?

    • Non
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence?

    • Non
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l’indice de zone d’occupation?

    • Non

Nombre d’individus matures dans chaque population

  • Population nombre d’individus matures :

    Total Estimé à 28 241

    • On estime que la PTN comptait 31 980 caribous en 2013. La population mature est estimée à 28 241 individus selon les valeurs moyennes du taux de recrutement de faons de 2003 à 2011.

Analyse quantitative

  • La probabilité de disparition de l’espèce à l’état sauvage est d’au moins 20 % sur 5 générations (30 ans).

    Non

    • L’AVP indique la possibilité d’un déclin de 90 % en cas de faible recrutement, mais la probabilité de disparition d’ici 2030 était nulle dans les trois scénarios.

Menaces (réelles ou imminentes, pour les populations ou leur habitat)

Existantes :
Possible perte directe et fonctionnelle d’habitat attribuable aux perturbations liées aux activités d’extraction des ressources, mais l’absence de loups réduit vraisemblablement les répercussions des perturbations anthropiques.
Imminentes :
Les taux de prédation élevés constituent une préoccupation si la population de coyotes augmente. Il se peut que des loups s’établissent, mais c’est peu probable.

Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)

  • Situation des populations de l’extérieur?

    L’UD existe au Canada seulement.

    • s.o.
  • Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

    • s.o.
  • Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

    • s.o.
  • Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants dans l’estuaire du Saint-Laurent?

    • s.o.
  • La possibilité d’une immigration depuis des populations externes existe-t-elle?

    • Non

Nature délicate de l’information sur l’espèce

  • L’information concernant l’espèce estelle de nature délicate?

    • Non

Historique du statut

COSEPAC : La population de Terre-Neuve a été désignée « non en péril » en avril 1984. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000 et en mai 2002. Réexamen du statut : l’espèce a été désignée « préoccupante » en novembre 2014.

Statut et justification de la désignation :

Statut :
Espèce préoccupante
Code alphanumérique :
s.o.
Justification de la désignation :
Cette population a été évaluée la dernière fois en 2002 comme étant « non en péril » alors que la population comptait 85 000 individus. L’abondance de cette population a fluctué au cours des 100 dernières années et son nombre d’individus a maintenant diminué d’environ 60 % au cours des trois dernières générations de caribous. Le déclin a été causé par une nourriture limitée alors que la population connaissait une densité, une récolte et une prédation élevées. Différents indices semblent indiquer que la population connait une amélioration, mais on craint que le coyote de l’Est, lequel est récemment arrivé à Terre-Neuve, ne devienne un important prédateur et influence le recrutement de façon à ce que la population continue de diminuer.

Applicabilité des critères

Critère A (déclin du nombre total d’individus matures) :
Sans objet. Les récents déclins sont peutêtre liés à des fluctuations naturelles, ce qui ne respecte pas les lignes directrices de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Critère B (petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) :
Sans objet. La zone d’occurrence, l’IZO et plusieurs localités dépassent les seuils du critère.
Critère C (nombre d’individus matures peu élevé et en déclin) :
Sans objet. Le nombre d’animaux matures dépasse le seuil du critère.
Critère D (très petite population totale ou répartition restreinte) :
Sans objet. La population dépasse le seuil du critère.
Critère E (analyse quantitative) :
Sans objet. Une AVP a établi le déclin, mais pas la disparition. Le résultat dépend largement des taux de recrutement, qui peuvent changer en raison des mesures de gestion.

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Résumé technique – population de la Gaspésie Atlantique

Nom scientifique :
Rangifer tarandus
Nom français :
Caribou
Nom anglais :
Caribou
Population :
Gaspésie Atlantique
Répartition au Canada :
Québec

Données démographiques

  • Durée d’une génération

    6 ans

    • Aucune donnée relative à l’âge n’est disponible en ce qui concerne la PGA. Par conséquent, on utilise la moyenne d’âge de la PTN.
  • Y atil un déclin continu observé du nombre d’individus matures?

    Oui

  • Pourcentage estimé de déclin continu du nombre total d’individus matures sur deux générations (12 ans, 2001-2013).

    Moyenne de 10 % pour 5 périodes de 12 ans (intervalle de +1 à -47 %)

    • La tendance sur 12 ans (2001-2013) est une augmentation de 13 %, mais la valeur varie au sein d’une population qui fluctue, selon la période de 12 ans considérée. On a donc établi une période moyenne de déclin de 12 ans à partir de 5 périodes de 12 ans comprises entre 1997 et 2013. Depuis 1983 (30 ans), on a observé un déclin de 49 %.
  • Pourcentage observé de réduction du nombre total d’individus matures au cours des trois dernières générations (18 ans; 1996-2013).

    Moyenne de 11 % pour 5 périodes de 18 ans (intervalle de +15 à 34 %)

    • La tendance sur 18 ans (1996-2013) est une réduction de 25 %, mais la valeur varie au sein d’une population qui fluctue, selon l’année considérée. On a donc établi une période moyenne de déclin de 12 ans à partir de 5 périodes de 18 ans comprises entre 1991 et 2013. Depuis 1983 (30 ans), on a observé un déclin de 49 %.
  • Pourcentage prévu de réduction du nombre total d’individus matures au cours des trois prochaines générations (18 ans; 2013-2031).

    Inconnu

    • Disparition possible dans 21 ans (2034) si la mortalité des faons demeure à des taux moyens.
  • Pourcentage observé et prévu de réduction du nombre total d’individus matures au cours de toute période de trois générations (18 ans) commençant dans le passé et se terminant dans le futur.

    Inconnu

    • Des mesures de gestion peuvent influer sur la survie des faons.
  • Est-ce que les causes du déclin sont clairement réversibles et comprises et ont effectivement cessé?

    Non

    • Déclin attribuable à la perte d’habitat et à la prédation, qui se sont atténuées grâce aux mesures de gestion, mais qui demeurent une menace.
  • Y atil des fluctuations extrêmes (c.àd. d’un facteur de plus de 10) du nombre d’individus matures?

    Non

    • La population fluctue entre 30 et 60 %.

Information sur la répartition

  • Superficie estimée de la zone d’occurrence Tirée de COSEPAC (2004)

    112 000 km2

    • Le caribou est présent sur une grande partie de l’île.

Information sur la répartition

  • Superficie estimée de la zone d’occurrence Tirée de COSEPAC (2004)

    Environ 1 500 km2

  • Indice de zone d’occupation (IZO)

    44 781 km2

    • (Fournissez toujours une valeur établie à partir d’une grille à carrés de 2 km de côté).
  • La population totale est-elle gravement fragmentée?

    Probable

    • Depuis 1975, aucune preuve de déplacement des caribous marqués entre les trois souspopulations de la PGA n’a été apportée.
  • Nombre de localités

    3

    • La PGA est composée de trois souspopulations confrontées à des impacts différents liés à la prédation, aux activités récréatives et à l’utilisation des terres adjacentes.
  • Y a-t-il un déclin continu observé de la zone d’occurrence?

    Non

    • La répartition du caribou a changé au fil du temps. De nombreuses souspopulations ont été introduites, entraînant l’augmentation artificielle de la zone d’occurrence.
  • Y a-t-il un déclin continu observé de l’indice de zone d’occupation?

    Non

    • Voir commentaires précédents.
  • Y atil un déclin continu observé du nombre de populations?

    Non

    • Pas au cours de la dernière décennie.
  • Y atil un déclin continu observé du nombre de localités*?

    Non

  • Y atil un déclin continu observé de l’étendue ou de la qualité de l’habitat?

    Oui

    • L’exploitation forestière et l’aménagement de routes dans la région ont facilité l’augmentation de la densité des proies du coyote et de l’ours noir, ce qui a entraîné une baisse du recrutement de faons. Les degrés de perturbation anthropique (75 %) sont toujours supérieurs au seuil de viabilité (35 %), mais une nouvelle réglementation sur les forêts ainsi que le contrôle des prédateurs devraient réduire les répercussions de ces derniers.
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations?

    • Non
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de localités*?

    • Non
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence?

    • Non
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l’indice de zone d’occupation?

    • Non

Nombre d’individus matures dans chaque population

  • Population nombre d’individus matures :

    Total 112

    • La population de caribous matures était estimée à 65 individus en 2012 et à 112 en 2013.

Analyse quantitative

  • La probabilité de disparition de l’espèce à l’état sauvage est d’au moins 20 % sur 5 générations (30 ans).

    Oui

    • Selon l’AVP, si le recrutement de faons demeure au niveau moyen observé de 2009 à 2011, la disparition prendra en moyenne 20,5 ans. Tous les modèles de simulation prévoient une disparition d’ici 2056.

Menaces (réelles ou imminentes, pour les populations ou leur habitat)

La persistance de la PGA est principalement menacée par la perte d’habitat et la prédation par les coyotes et les ours noirs. Les modifications de l’habitat, principalement attribuables à l’exploitation forestière pratiquée à l’extérieur du parc, favorisent les prédateurs. Les parcs éoliens sont préoccupants.

Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)

  • Situation des populations de l’extérieur?

    L’UD existe au Canada seulement.

    • s.o.
  • Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

    • s.o.
  • Des individus immigrants seraientils adaptés pour survivre au Canada?

    • s.o.
  • Y atil suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?

    • s.o.
  • La possibilité d’une immigration depuis des populations externes existe-t-elle?

    • Non

Nature délicate de l’information sur l’espèce

  • L’information concernant l’espèce estelle de nature délicate?

    • Non
  • Indice de zone d’occupation (IZO; valeurs d’une grille à carrés de 2 km de côté)

    44 781 km2

    • (Fournissez toujours une valeur établie à partir d’une grille à carrés de 2 km de côté).
  • La population totale est-elle gravement fragmentée?

    Non

    • Certaines souspopulations sont relativement isolées, mais la plupart d’entre elles sont géographiquement proches les unes des autres, et il existe des corridors de déplacement dans certaines parties de l’aire de répartition.
  • Nombre de localités

    > 14

    • Il existe près de 14 souspopulations (indigènes et relocalisées) sur l’île de Terre-Neuve. Des échanges sont possibles entre la plupart de ces souspopulations, mais aucune menace unique n’exerce des répercussions égales sur toutes les souspopulations.
  • Y a-t-il un déclin continu observé de la zone d’occurrence?

    Inconnu, mais probablement à échelle limitée

    • La répartition du caribou a changé au fil du temps. De nombreuses souspopulations ont été introduites, entraînant l’augmentation artificielle de la zone d’occurrence.
  • Y a-t-il un déclin continu observé de l’indice de zone d’occupation?

    Inconnu, mais probablement à échelle limitée

    • Voir commentaires précédents.
  • Y atil un déclin continu observé du nombre de populations?

    Non

    • Pas au cours de la dernière décennie.
  • Y atil un déclin continu observé du nombre de localités*?

    Non

  • Y atil un déclin continu observé de l’étendue ou de la qualité de l’habitat?

    Non

    • L’empreinte humaine dans l’aire de répartition de la PTN est relativement faible par rapport à celle observée dans les aires de répartition de la PB et de la PGA; l’exploitation forestière a diminué au cours des dernières années. Bon nombre de caribous ne dépendent pas des forêts matures susceptibles d’être coupées. Les répercussions de la prédation par le coyote ne sont pas visibles, mais sont préoccupantes.
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations?

    • Non
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de localités*?

    • Non
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence?

    • Non
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l’indice de zone d’occupation?

    • Non

Nombre d’individus matures dans chaque population

  • Population nombre d’individus matures :

    Total Estimé à 28 241

    • On estime que la PTN comptait 31 980 caribous en 2013. La population mature est estimée à 28 241 individus selon les valeurs moyennes du taux de recrutement de faons de 2003 à 2011.

Analyse quantitative

  • La probabilité de disparition de l’espèce à l’état sauvage est d’au moins 20 % sur 5 générations (30 ans).

    Non

    • L’AVP indique la possibilité d’un déclin de 90 % en cas de faible recrutement, mais la probabilité de disparition d’ici 2030 était nulle dans les trois scénarios.

Menaces (réelles ou imminentes, pour les populations ou leur habitat)

Existantes :
Possible perte directe et fonctionnelle d’habitat attribuable aux perturbations liées aux activités d’extraction des ressources, mais l’absence de loups réduit vraisemblablement les répercussions des perturbations anthropiques.
Imminentes :
Les taux de prédation élevés constituent une préoccupation si la population de coyotes augmente. Il se peut que des loups s’établissent, mais c’est peu probable.

Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)

  • Situation des populations de l’extérieur?

    L’UD existe au Canada seulement.

    • s.o.
  • Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

    • s.o.
  • Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

    • s.o.
  • Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants dans l’estuaire du Saint-Laurent?

    • s.o.
  • La possibilité d’une immigration depuis des populations externes existe-t-elle?

    • Non

Nature délicate de l’information sur l’espèce

  • L’information concernant l’espèce estelle de nature délicate?

    • Non

Historique du statut

COSEPAC : La population de Terre-Neuve a été désignée « non en péril » en avril 1984. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000 et en mai 2002. Réexamen du statut : l’espèce a été désignée « préoccupante » en novembre 2014.

Statut et justification de la désignation :

Statut :
Espèce préoccupante
Code alphanumérique :
s.o.
Justification de la désignation :
Cette population a été évaluée la dernière fois en 2002 comme étant « non en péril » alors que la population comptait 85 000 individus. L’abondance de cette population a fluctué au cours des 100 dernières années et son nombre d’individus a maintenant diminué d’environ 60 % au cours des trois dernières générations de caribous. Le déclin a été causé par une nourriture limitée alors que la population connaissait une densité, une récolte et une prédation élevées. Différents indices semblent indiquer que la population connait une amélioration, mais on craint que le coyote de l’Est, lequel est récemment arrivé à Terre-Neuve, ne devienne un important prédateur et influence le recrutement de façon à ce que la population continue de diminuer.

Applicabilité des critères

Critère A (déclin du nombre total d’individus matures) :
Sans objet. Les récents déclins sont peutêtre liés à des fluctuations naturelles, ce qui ne respecte pas les lignes directrices de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Critère B (petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) :
Sans objet. La zone d’occurrence, l’IZO et plusieurs localités dépassent les seuils du critère.
Critère C (nombre d’individus matures peu élevé et en déclin) :
Sans objet. Le nombre d’animaux matures dépasse le seuil du critère.
Critère D (très petite population totale ou répartition restreinte) :
Sans objet. La population dépasse le seuil du critère.
Critère E (analyse quantitative) :
Sans objet. Une AVP a établi le déclin, mais pas la disparition. Le résultat dépend largement des taux de recrutement, qui peuvent changer en raison des mesures de gestion.

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Résumé technique – population de la Gaspésie Atlantique

Nom scientifique :
Rangifer tarandus
Nom français :
Caribou
Nom anglais :
Caribou
Population :
Gaspésie Atlantique
Répartition au Canada :
Québec

Données démographiques

  • Durée d’une génération

    6 ans

    • Aucune donnée relative à l’âge n’est disponible en ce qui concerne la PGA. Par conséquent, on utilise la moyenne d’âge de la PTN.
  • Y atil un déclin continu observé du nombre d’individus matures?

    Oui

  • Pourcentage estimé de déclin continu du nombre total d’individus matures sur deux générations (12 ans, 2001-2013).

    Moyenne de 10 % pour 5 périodes de 12 ans (intervalle de +1 à -47 %)

    • La tendance sur 12 ans (2001-2013) est une augmentation de 13 %, mais la valeur varie au sein d’une population qui fluctue, selon la période de 12 ans considérée. On a donc établi une période moyenne de déclin de 12 ans à partir de 5 périodes de 12 ans comprises entre 1997 et 2013. Depuis 1983 (30 ans), on a observé un déclin de 49 %.
  • Pourcentage observé de réduction du nombre total d’individus matures au cours des trois dernières générations (18 ans; 1996-2013).

    Moyenne de 11 % pour 5 périodes de 18 ans (intervalle de +15 à 34 %)

    • La tendance sur 18 ans (1996-2013) est une réduction de 25 %, mais la valeur varie au sein d’une population qui fluctue, selon l’année considérée. On a donc établi une période moyenne de déclin de 12 ans à partir de 5 périodes de 18 ans comprises entre 1991 et 2013. Depuis 1983 (30 ans), on a observé un déclin de 49 %.
  • Pourcentage prévu de réduction du nombre total d’individus matures au cours des trois prochaines générations (18 ans; 2013-2031).

    Inconnu

    • Disparition possible dans 21 ans (2034) si la mortalité des faons demeure à des taux moyens.
  • Pourcentage observé et prévu de réduction du nombre total d’individus matures au cours de toute période de trois générations (18 ans) commençant dans le passé et se terminant dans le futur.

    Inconnu

    • Des mesures de gestion peuvent influer sur la survie des faons.
  • Est-ce que les causes du déclin sont clairement réversibles et comprises et ont effectivement cessé?

    Non

    • Déclin attribuable à la perte d’habitat et à la prédation, qui se sont atténuées grâce aux mesures de gestion, mais qui demeurent une menace.
  • Y atil des fluctuations extrêmes (c.àd. d’un facteur de plus de 10) du nombre d’individus matures?

    Non

    • La population fluctue entre 30 et 60 %.

Historique du statut

COSEPAC : La population de la Gaspésie-Atlantique a été désignée « menacée » en avril 1984. Réexamen du statut : l’espèce a été désignée « en voie de disparition » en mai 2000. Réexamen et confirmation du statut en mai 2002 et en novembre 2014.

Statut et justification de la désignation :

Statut :
Espèce en voie de disparition
Code alphanumérique :
B1ab (iii,v); C2a (i); D1; E
Justification de la désignation :
Cette petite population isolée a chuté à moins de 120 adultes. Historiquement, ces caribous étaient beaucoup plus répandus, étant présents au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard. Aujourd’hui, ils occupent principalement des habitats alpins sur des plateaux montagneux dans la région de la Gaspésie, au Québec. L’habitat a été modifié par l’exploitation des ressources, incluant la gestion forestière qui a rajeuni les forêts, et une densité accrue des prédateurs du caribou. La mortalité des adultes et le faible recrutement continu des petits en raison de la prédation par le coyote de l’Est et l’ours noir contribuent à un déclin continu. Les modèles de population prévoient que la population pourrait disparaître d’ici 2056.

Applicabilité des critères

Critère A (déclin du nombre total d’individus matures) :
Sans objet. Malgré un déclin de 49 % sur une période de 30 ans, le déclin moyen sur 3 générations (11 %) est supérieur au seuil du critère.
Critère B (petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) :
Correspond au critère de la catégorie « espèce en voie de disparition », B1ab(iii,v), car la zone d’occurrence (1 500 km2) est inférieure au seuil des espèces en voie de disparition (5 000 km2) et la population est présente dans moins de 5 localités, dans lesquelles un déclin de l’habitat est prévu et le nombre d’individus matures est en déclin.
Critère C (nombre d’individus matures peu élevé et en déclin) :
Correspond au critère de la catégorie « espèce en voie de disparition », C2a(i), car la population totale (112) est inférieure au seuil des espèces en voie de disparition (250) et la population est en déclin.
Critère D (très petite population totale ou répartition restreinte) :
Correspond au critère de la catégorie « espèce en voie de disparition », D1, car la population totale (112) est inférieure au seuil des espèces en voie de disparition (250 individus matures).
Critère E (analyse quantitative) :
L’AVP a indiqué une forte probabilité de disparition d’ici 2056, selon la portée des activités de gestion (p. ex. contrôle des prédateurs) qui influent sur le recrutement.

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Résumé technique – population boréale

Nom scientifique :
Rangifer tarandus
Nom français :
Caribou
Nom anglais :
Caribou
Population :
population boréale
Répartition au Canada :
Terre Neuve et Labrador, Québec, Ontario, Manitoba, Saskatchewan, Alberta, Colombie Britannique et Territoires du NordOuest (jusque dans une petite partie du Yukon)

Données démographiques

  • Durée d’une génération

    6 ans

    • Aucune donnée relative à l’âge n’est disponible en ce qui concerne la PB. Par conséquent, on utilise la moyenne d’âge de la PTN.
  • Y atil un déclin continu observé du nombre d’individus matures?

    Oui

    • On ne connaît pas assez bien la taille de la population antérieure dans la plus grande portion de l’aire de répartition totale, mais on a relevé des déclins dans certaines parties. Le déclin inféré est fondé sur la perturbation et la probabilité de déclin. Sur 50 aires de répartition du caribou boréal évaluées dans le cadre du programme de rétablissement fédéral, 35 % de l’aire de répartition de la PB et 32 % de la population n’étaient pas, ou probablement pas, autosuffisantes. On connaît les taux de croissance de 37 souspopulations, qui couvrent plus de 90 % de l’aire de répartition; 81 % d’entre elles affichaient un taux de croissance fini négatif.
  • Pourcentage estimé de déclin continu du nombre total d’individus matures sur deux générations (12 ans, 20010-2013).

    Inconnu; en déclin dans un tiers de l’aire de répartition

    • Voir ci-dessus.
  • Pourcentage estimé et présumé de réduction du nombre total d’individus matures au cours des trois dernières générations (18 ans, 1995-2013).

    Inconnu; en déclin dans un tiers de l’aire de répartition

    • Voir ci-dessus.
  • Pourcentage prévu de réduction ou d’augmentation du nombre total d’individus matures au cours des trois prochaines générations (18 ans).

    -5,1 % par an (statu quo), -3,5 % par an (chasse interdite), +2,9 % par an (augmentation de la survie des faons)

    • Selon l’analyse de la viabilité des populations (AVP), si les conditions demeurent inchangées, la PTN connaîtra une réduction annuelle moyenne estimée à 5,1 % de 2011 à 2030. La réduction sera de 3,5 % si l’on met un terme à la chasse. Si le taux de survie des faons augmente pour atteindre 49 %, l’AVP prévoit une augmentation de la population de 2,9 % par an.
  • Pourcentage présumé de réduction du nombre total d’individus matures au cours des trois prochaines générations (18 ans).

    > 30 %

    • Compte tenu des valeurs négatives de lambda dans la plupart des souspopulations, de même que de la non-autosuffisance des aires de répartition locales dans un tiers de l’aire de répartition et de la population, on prévoit un déclin de la population de plus de 30 %. (Remarque : un lambda moyen inférieur à 0,90 correspond à une baisse de 50 % sur 7 ans.) Étant donné les tendances actuelles relatives à l’habitat et les trajectoires des populations, on prévoit des déclins continus.
  • Pourcentage [observé, estimé, inféré ou soupçonné] de [réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours de toute période de trois générations (18 ans) commençant dans le passé et se terminant dans le futur.

    > 30 %

    • Les déclins observés, les déclins attendus associés aux valeurs négatives de lambda de 81 % de 37 souspopulations, et le fait que la majeure partie des aires de répartition n’est pas, ou probablement pas, autosuffisante, donnent à penser que les déclins survenus ces dernières années se poursuivront.
  • Est-ce que les causes du déclin sont clairement réversibles et comprises et ont effectivement cessé?

    Non

    • La plupart des causes du déclin de la population sont comprises, mais n’ont pas cessé. La plupart des aires de répartition subissent des pertes d’habitat et des perturbations. Des mesures de gestion, notamment le contrôle des prédateurs et des autres proies, et des lignes directrices en matière de gestion des ressources, ont été mises en œuvre à diverses échelles, mais leur capacité à renverser le déclin n’a pas encore été confirmée.
  • Y atil des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures?

    Non

    • Bien qu’aucune fluctuation extrême du nombre de caribous n’ait eu lieu à l’échelle de l’aire de répartition canadienne, certaines aires ont subi des déclins très importants dans certaines provinces.

Information sur la répartition

  • Superficie estimée de la zone d’occurrence

    3 millions de km2

  • Indice de zone d’occupation (IZO) (Fournissez toujours une valeur établie à partir d’une grille à carrés de 2 km de côté).

    2,45 millions de km2

    • Source : Programme de rétablissement fédéral.
  • La population totale estelle gravement fragmentée?

    Non

    • Les sous-populations de caribous sont isolées et très fragmentées en ColombieBritannique et en Alberta. Dans les Territoires du Nord-Ouest, et du Manitoba au Labrador, la majeure partie de la PB est dispersée sur une aire de répartition continue. Certaines populations isolées sont présentes au sud de l’aire de répartition continue au Manitoba, en Ontario et au Québec.
  • Nombre de localités*

    Élevé

    • Le programme de rétablissement fédéral a établi 51 aires de répartition du caribou boréal au Canada. Chaque aire de répartition est soumise à des menaces différentes.
  • Y atil un déclin continu observé de la zone d’occurrence?

    Oui

    • Une contraction de l’aire de répartition de l’espèce vers le nord et une fragmentation des aires de répartition locales ont été décrites dans la plupart des provinces au cours du dernier siècle, et se poursuivent (p. ex. au Manitoba). La tendance au recul vers le nord de la limite sud de l’aire de répartition de la PB est un processus lent (p. ex. 34 km par décennie en Ontario). Les décalages de l’ordre de décennies entre la perturbation et la perte d’aires de répartition rendent difficile l’établissement de la limite dans certaines parties du Canada.
  • Y a-t-il un déclin continu observé de l’indice de zone d’occupation?

    Oui

    • Voir ci-dessus.
  • Y atil un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de populations?

    Oui

    • La disparition d’une souspopulation (lacs SwanPelican) a été récemment confirmée au Manitoba.
  • Y atil un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de localités*?

    Probable

    • Voir ci-dessus.
  • Y atil un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de [la superficie, l’étendue ou la qualité] de l’habitat?

    Oui

    • Les modifications de l’habitat attribuables aux perturbations anthropiques et naturelles ont entraîné une perte directe et indirecte d’habitat dans l’ensemble du Canada.
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations?

    • Non
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de localités*?

    • Non
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence?

    • Non
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l’indice de zone d’occupation?

    Oui

    • La réduction des aires de répartition a été constante. Les zones dans lesquelles l’espèce a disparu n’ont pas été repeuplées.

Nombre d’individus matures dans chaque population

  • Population nombre d’individus matures :

    Inconnu;
    entre 33 000 et 34 000 (nombre inconnu de faons pris en compte)

    • L’estimation du nombre d’animaux matures tient compte d’un nombre inconnu de faons, car certaines compétences responsables, mais pas toutes, incluent les faons dans leurs estimations, et la définition de « faon » varie en fonction des études.
      Source : Environment Canada (2012).

Analyse quantitative

  • La probabilité de disparition de l’espèce à l’état sauvage est d’au moins 20 % sur 5 générations (30 ans).

    Non effectuée

Menaces (réelles ou imminentes, pour les populations ou leur habitat)

La plupart des perturbations de l’habitat dans les aires de répartition de la PB mènent à la disparition de forêts matures de conifères et à la création de jeunes peuplements de forêts mixtes. Ce paysage nouveau favorise l’accroissement des populations d’autres cervidés (orignal et cerf de Virginie), ce qui facilite l’augmentation des populations de prédateurs, comme le loup et l’ours noir. Les menaces sont étroitement liées et agissent de façon cumulative; elles ont une incidence directe ou indirecte sur la PB. Le caribou évite les zones touchées par les perturbations anthropiques, comme les routes, les structures linéaires, les secteurs bruyants et défrichés. Une augmentation des incendies entraînera une perte d’habitat. Certaines souspopulations locales sont en péril en raison de la surchasse, des agents pathogènes et des changements climatiques.

Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)

  • Situation des populations de l’extérieur?

    L’UD existe au Canada seulement.

    • s.o.
  • Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

    • s.o.
  • Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

    • s.o.
  • Y atil suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?

    • s.o.
  • La possibilité d’une immigration depuis des populations externes existe-t-elle?

    • Non

Nature délicate de l’information sur l’espèce

  • L’information concernant l’espèce estelle de nature délicate?

    • Non

Historique du statut

COSEPAC : La population de Terre-Neuve a été désignée « non en péril » en avril 1984. Réexamen et confirmation du statut en mai 2000 et en mai 2002. Réexamen du statut : l’espèce a été désignée « préoccupante » en novembre 2014.

Statut et justification de la désignation :

Statut :
Espèce menacée
Code alphanumérique :
A3bc + 4abc
Justification de la désignation :
Cette population est présente naturellement à de faibles densités dans des habitats de forêt boréale mature du Labrador au Yukon, avec de petites populations isolées dans la partie sud de l’aire de répartition, incluant le long de la côte du lac Supérieur et dans la région de Charlevoix au Québec. Au cours du dernier siècle, des sous-populations locales ont disparu; l’aire de répartition s’est contractée à partir du sud résultant ainsi en une perte pouvant atteindre jusqu’à 50 % de l’aire de répartition historique dans certaines régions. Malgré de considérables efforts de conservation, des déclins à l’échelle de l’aire de répartition se sont poursuivis depuis la dernière évaluation en 2002, particulièrement en Alberta, dans le nord-est de la Colombie-Britannique et au Labrador. Certaines populations demeurent peu suivies, particulièrement celles dans la partie nord de l’aire de répartition. Pour 37 des 51 sous-populations où des données sur les tendances sont disponibles, 81 % sont en déclin, tel qu’indiqué par des taux de croissance démographique négatifs. Certaines des sous-populations les plus intensivement gérées peuvent demeurer gravement en péril. Les déclins sont principalement dus à une prédation accrue et à la perte d’habitat, cette dernière découlant de la combinaison de perturbations anthropiques (extraction de ressources naturelles) et naturelles (incendies). La prolifération d’éléments linéaires dans les paysages tels que les routes et les lignes sismiques facilite la prédation par les loups, et la conversion de vieux peuplements matures de conifère en stades de succession plus jeunes favorise une augmentation d’autres proies telles que l’orignal et le cerf de Virginie. Les changements dans la partie nord de l’aire de répartition du cerf de Virginie, en passant par des changements du paysage, apportent également de nouveaux parasites dans des parties de l’aire de répartition de cette population. Dans certaines régions, la chasse excessive constitue une menace pour la conservation à long terme. Les menaces sont étroitement liées et agissent cumulativement pour exercer un impact sur cette population. Les augmentations de population semblent peu probables dans le tiers des sous-populations où les perturbations dépassent un seuil de viabilité. Un déclin >30 % de la population est prévu à court terme.

Applicabilité des critères

Critère A :
Critère A1 : sans objet; les menaces n’ont pas cessé. Critère A2 : sans objet; on dispose de très peu d’information sur l’effectif antérieur de la population, et les déclins inférés à partir des taux de croissance négatifs datent principalement des 10 dernières années, et non des 18 dernières années. Correspond au critère de la catégorie « espèce menacée », A3bc, parce que l’on prévoit une baisse de la population de plus de 30 % au cours des18 prochaines années en fonction des preuves selon lesquelles la majeure partie de l’aire de répartition affiche des taux de croissance négatifs et qu’aucune augmentation de la population ne devrait se produire dans environ 35 % des aires de répartition dans lesquelles les degrés de perturbation sont égaux ou inférieurs au seuil d’autosuffisance. Correspond au critère de la catégorie « espèce menacée », A4abc, pour les mêmes raisons que ci-dessus et pour les raisons additionnelles suivantes : on a observé des déclins directs de souspopulations en ColombieBritannique, en Alberta et au Labrador ces 10 dernières années, et l’on s’attend à ce qu’ils se poursuivent en raison des taux de croissance négatifs et de la superficie des aires de répartition inférieure ou égale au seuil d’autosuffisance.
Critère B :
Sans objet; l’aire de répartition est supérieure à 20 000 km2.
Critère C :
Sans objet; la population compte plus de 10 000 individus matures.
Critère D (très petite population totale ou répartition restreinte) :
Sans objet; la population compte plus de 1 000 individus matures, dans plus de 5 localités.
Critère E (analyse quantitative) :
Sans objet; l’analyse de la viabilité des populations de la majorité de l’UD n’a pas été réalisée.

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Préface

En 2002, le COSEPAC a établi six « populations importantes à l’échelle nationale » de caribou des bois forestier, qu’il a répertoriées aux termes de la LEP comme suit : population des montagnes du Nord (préoccupante), population des montagnes du Sud (menacée), population boréale (menacée), population toundrique (non évaluée), population de la Gaspésie-Atlantique (en voie de disparition) et population de l’île de Terre-Neuve (non en péril) (COSEWIC, 2002). En 2011, le COSEPAC a adopté une structure d’unités désignables pour l’ensemble des caribous du Canada (COSEWIC, 2011). Le présent rapport porte sur la population boréale (UD 6), la population de la Gaspésie-Atlantique (UD 11) et la population de l’île de Terre-Neuve (UD 5).

Depuis la dernière évaluation, de nombreuses recherches ont été réalisées relativement aux trois UD, pour la plupart en appui aux activités de rétablissement à l’échelle provinciale et nationale. Les renseignements concernant les trois UD sont présentés ensemble, sauf quand ils sont propres à une UD ou qu’ils concernent un sujet plus important aux fins d’évaluation. L’information disponible n’est pas identique d’une UD à l’autre ou au sein de chaque UD, et certaines parties du rapport sont plus détaillées que d’autres.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (2014)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.
Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.
Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
En voie de disparition (VD)
(Remarque : Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.)
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
Préoccupante (P)
(Remarque : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.)
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
Non en péril (NEP)
(Remarque : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.)
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
Données insuffisantes (DI)
(Remarque :Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».)
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

Remarque : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

Introduction