Sommaire du statut de l’espèce du COSEPAC sur le Pleurobème écarlate Pleurobema sintoxia au Canada - 2014

En voie de disparition
2014

Table des matières

Liste des figures

Liste des tableaux


Information sur le document

COSEPAC
Comité sur la situation
des espèces en péril
au Cananda

Logotype du COSEPAC

COSEWIC
Committee on the Status
of Endangered Wildlife
in Canada

Les sommaires du statut de l’espèce du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages au Canada que l’on croit en péril. On peut citer le présent document de la façon suivante :

COSEPAC. 2014. Sommaire du statut de l’espèce du COSEPAC sur le pleurobème écarlate (Pleurobema sintoxia) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. xxvii p. (Registre public des espèces en péril site Web).

Note de production :

Le COSEPAC remercie Daelyn Woolnough d’avoir rédigé le sommaire du statut du pleurobème écarlate (Pleurobema sintoxia) au Canada, aux termes d’un marché conclu avec Environnement Canada. La supervision et la révision du sommaire ont été assurées par Gerry Mackie, coprésident du Sous-comité de spécialistes des mollusques du COSEPAC.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819-938-4125
Téléc. : 819-938-3984
Courriel : COSEPAC courriel
Site web : COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC Status Appraisal Summary on the Round Pigtoe Pleurobema sintoxia in Canada.


COSEPAC sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation - mai 2014

Nom commun
Pleurobème écarlate
Nom scientifique
Pleurobema sintoxia
Statut
En voie de disparition
Justification de la désignation
Cette espèce de moule occupe une petite zone dans le bassin hydrographique du lac Sainte-Claire et trois autres bassins hydrographiques dans le sud de l’Ontario, où l’étendue et la qualité de son habitat sont en déclin. Le développement urbain, le ruissellement agricole et les impacts de la moule zébrée et du gobie à taches noires menacent la survie de l’espèce au Canada.
Répartition
Ontario
Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2004. Réexamen et confirmation du statut en mai 2014.

COSEPAC sommaire du statut de l’espèce

Espèce sauvage

Changement quant à l’admissibilité, à la taxinomie ou aux unités désignable
non

Explication :

La population canadienne du Pleurobema sintoxia n’est représentée que par une seule unité désignable, et il n’y a eu aucun changement quant à la taxinomie officielle. L’ouvrage de Turgeon et al. (1998) fait autorité en matière de classification des mollusques aquatiques du Canada. Bien que depuis 2004 (COSEPAC, 2004) d’importants renseignements aient été publiés au sujet de la tribu des Pleurobemini des Unionidés, cette tribu est peu connue sur le plan phylogénétique (Campbell et al. 2005, 2008). Campbell et Lydeard (2012) indiquent que, selon les données moléculaires, un nouveau genre, Sintoxia, pourrait être créé pour inclure le Pleurobema sintoxia et les espèces apparentées, notamment le P. cordatum, le P. riddellii et le P. rubrum. Le changement quant au genre Sintoxia n’a pas encore été établi officiellement.

Répartition

Changement de la zone d’occurrence
oui
Changement de l’indice de zone d’occupation (IZO)
oui
Changement du nombre de localités actuelles connues ou inférées
oui
Nouvelles données importantes issues de relevés
oui

Explication :

Zone d’occurrence

Le COSEPAC (2004) a estimé que la superficie de la zone d’occurrence était de 12 360 km2. Compte tenu des données tirées du COSEPAC (2004), la superficie de la zone d’occurrence sur le territoire canadien a été recalculée à 10 224 km2; la superficie de la zone d’occurrence sur le territoire canadien et états-unien serait de 10 309 km2 (figure 1). La superficie de la zone d’occurrence actuelle calculée selon les données de 2003 à 2012 est de 3 018 km2 (figure 2). Le déclin apparent de 70,5 % de la superficie de la zone d’occurrence depuis la publication du dernier rapport est en partie inféré d’après les disparitions présumées à un certain nombre de sites pour lesquels il manque de données issues de relevés récents, y compris la rivière Niagara (voir Nombre de localités), l’île Pelée et l’aire de conservation de la plage Holiday (lac Érié) et la pointe Long. Les communautés d’Unionidés de la rivière Niagara ont été touchées par la moule zébrée (Dreissena polymorpha), et les relevés menés en 2011 du côté américain de la rivière (deux sites) n’ont révélé aucune indication de coquilles vivantes ou de vieilles coquilles du P. sintoxia (Zanatta, comm. pers., 2014). Les deux sites américains se trouvaient à moins de 5 km des deux sites historiques les plus au sud de la rivière Niagara (tous deux en amont des chutes Niagara) (Zanatta, comm. pers., 2014). Bien que la superficie de la zone d’occurrence historique (avant 2002, qui comprend les données antérieures à 1994) fût de 26 592 km2 (COSEPAC, 2004) et que la superficie de la zone d’occurrence actuelle soit de 3 018 km2, on ne connaît pas le pourcentage de la réduction de la superficie au cours de trois générations (une génération > 10 ans), mais il est probablement supérieur à 70,5 % pour les 20 dernières années. Le pourcentage de la réduction de la superficie sur 20 ans étant attribuable en partie à l’intensification des activités de recherche au fil des ans (ces activités n’ont pas été toujours consignées), mais aussi à la disparition de certaines sous-populations, une réduction de la superficie de 70,5 % a été établie d’après les meilleures données disponibles.

Populations très fragmentées

Selon critère de l’UICN, les populations ne sont pas très fragmentées.

Indice de zone d’occupation (IZO)

L’indice de zone d’occupation (IZO) n’a pas été calculé aux fins du rapport de situation de 2004, mais la superficie de la zone d’occupation a été estimée à environ 15 km2, qui comprennent 8 km2 dans le delta du lac Sainte-Claire, un tronçon de 0,5 km du ruisseau Bear et de la rivière Sydenham Nord (superficie d’environ 0,01 km2), un tronçon de 75 km de la rivière Sydenham Est (superficie d’environ 2 km2), un tronçon de 0,5 km de la rivière Middle Thames (superficie d’environ 0,02 km2) et un tronçon de 45 km du cours inférieur de la rivière Grand (superficie d’environ 5 km2). Le nouvel IZO historique calculé (grille à carrés de 2 km de côté) (avant 2002) est de 300 km2 (75 sites particuliers) (figure 3), et l’IZO actuel est de 140 km2 pour 2003 à 2012 (35 sites particuliers) (figure 4), ce qui représente une réduction de 53,3 %. Cependant, étant donné que les sites de la rivière Niagara et du lac Érié n’ont pas été inclus dans le rapport de situation de 2004, on ne connaît pas le pourcentage du déclin historique de l’IZO.

Nombre de localités

Le COSEPAC (2004) a décrit cinq localités (delta du lac Sainte-Claire, ruisseau Bear [rivière Sydenham Nord], rivière Sydenham Est, rivière Middle Thames, cours inférieur de la rivière Grand).

Bien que la rivière Niagara n’ait pas fait l’objet de relevés au cours des 10 dernières années (du côté canadien), elle abritait d’importantes populations de moules zébrées et, par conséquent, l’habitat est considéré comme non favorable à la réussite du recrutement ou à la survie du P. sintoxia (COSEPAC, 2004) et n’est donc pas considéré comme une localité.

Les sites du delta du lac Sainte-Claire et de la rivière Sydenham se trouvent dans des milieux physiques très différents (c.-à-d. milieux lotiques par rapport à milieux lentiques), qui présentent diverses menaces. Les populations de ces deux localités semblent se reproduire et, étant donné que les menaces qui pèsent sur ces populations diffèrent, les deux sites sont considérés comme des localités distinctes (nos 1 et 2 dans la figure 2). Le pleurobème écarlate au site no 5 de la rivière Sydenham Nord n’a montré aucun signe de reproduction (figure 2). Les sites de la rivière Grand (no 4 dans la figure 2) et les sites de la rivière Thames (no 3 dans la figure 2) ne sont représentés que par 3 individus et, bien que ces individus soient probablement non reproducteurs et sénescents, ils pourraient être comptés comme deux autres localités. Le pleurobème écarlate a été trouvé dans le ruisseau McGregor pour la première fois en 2010 et correspond au site no 6 dans la figure 2, mais les spécimens n’ont montré aucun signe de reproduction. Selon les menaces les plus graves, à savoir le ruissellement agricole et les espèces envahissantes, le nombre maximal de localités du P. sintoxia pourrait être égal à six; cependant, deux de ces localités semblent non viables (nos 5 eto6), ce qui donne quatre localités (delta du lac Sainte-Claire, rivière Sydenham, rivière Thames et rivière Grand); étant donné que deux de ces quatre localités pourraient correspondre à des individus non reproducteurs (rivières Thames et Grand) (figure 2), le nombre minimal de localités est égal à deux. Les sites du lac Érié n’étant représentés que par de vieilles coquilles au cours des 10 dernières années (tableau 2), ils n’ont pas été comptés dans le nombre de localités.

Nouvelles données issues de relevés
Relevés par quadrat

Depuis la publication du rapport de situation du COSEPAC en 2004, d’importants relevés ont été menés de 2003 à 2012, dans le cadre desquels 11 relevés par quadrat (excavation quantitative; méthode beaucoup plus intensive que les relevés minutés classiques) ont permis de trouver des individus vivants du P. sintoxia dans la rivière Sydenham (n = 8), la rivière Thames (n = 2) et la rivière Grand (n = 1) (tableau 1). Dans un relevé par quadrat mené dans la rivière Sydenham avant 2002 (voir COSEPAC [2004]), le P. sintoxia a été trouvé à huit sites échantillonnés par quadrat. Lors des relevés récents menés de 2003 à 2012, l’espèce a été signalée à sept de ces huit sites. Un autre site (SR-07, à 0,8 km à l’ouest de Shetland [Ontario]) a depuis fait l’objet d’un relevé, et un individu vivant y a été trouvé. Le site du ruisseau Bear (affluent de la rivière Sydenham Nord), où le P. sintoxia avait déjà été trouvé, a fait l’objet d’un second relevé par quadrat en 2012, et un individu vivant du P. sintoxia a été trouvé. Deux relevés par quadrat ont été réalisés dans le bassin hydrographique de la rivière Thames, où la présence du P. sintoxia n’avait pas été signalée dans le rapport de situation de 2004, et des individus vivants du P. sintoxia ont été trouvés aux deux sites. Le ruisseau McGregor, affluent de la rivière Thames, est l’un des sites du bassin hydrographique de la rivière Thames échantillonnés en 1996 par M. Todd Morris (MPO; site TR-47), et aucun individu du P. sintoxia n’y a été trouvé. Cependant, au cours d’un relevé par quadrat mené en 2010 au même site, deux individus vivants du P. sintoxia ont été trouvés. Le second site de la rivière Thames se trouvait dans la rivière Middle Thames, au sud de Thamesford, et 25 individus vivants du P. sintoxia y ont été trouvés durant un relevé par quadrat mené en 2004. De plus, six individus vivants ont été trouvés durant un relevé par quadrat mené en 2010 au GR-21, à 1,5 km en aval de York, près de Mount Healey, dans la rivière Grand, au même endroit où des individus vivants du P. sintoxia avaient déjà été signalés.

Relevés minutés

Durant la période 2003-2012, 49 activités d’échantillonnage distinctes ont permis de trouver le P. sintoxia (individus vivants ou coquilles, voir le tableau 2). Près de la moitié de ces activités d’échantillonnage (n = 24) ont été menées dans le lac Sainte-Claire, lors de plongées avec tuba. Les relevés du lac Sainte-Claire ont tous été réalisés dans le delta à 11 sites distincts. La baie Bass et ses environs semblent un bastion du P. sintoxia, même en présence de Dreissenidés, parce que durant cette période, 251 individus vivants du P. sintoxia ont été trouvés. L’échantillonnage du lac Sainte-Claire n’a pas entraîné d’expansion du P. sintoxia au-delà des localités générales figurant dans le rapport de situation de 2004. Quinze activités d’échantillonnage menées dans la rivière Sydenham ont permis de trouver le P. sintoxia à sept sites durant la période 2003-2012. La présence du P. sintoxia avait déjà été signalée dans l’ensemble de ces sites dans le rapport de situation de 2004. Sept des activités d’échantillonnage menées dans la rivière Sydenham ont permis de trouver plus de un et moins de cinq individus vivants; un seul individu vivant du P. sintoxia a été trouvé au cours des huit autres activités d’échantillonnage. Le bassin hydrographique de la rivière Thames a fait l’objet de cinq activités d’échantillonnage distinctes au cours desquelles des individus vivants du P. sintoxia ont été trouvés à quatre sites. Un site a été échantillonné deux fois au cours d’une même année (2004), et 36 individus vivants y ont été trouvés (au sud de Thamesford, TR-31); chacun des deux sites comportait un individu vivant du P. sintoxia; un des individus a été trouvé dans la rivière Middle Thames, l’autre dans la rivière Thames Sud, et un site (à 3,35 km en aval du pont Muncey à un site des Premières Nations) ne comportait que deux vieilles valves du P. sintoxia. Les relevés menés durant la période 2003-2012 dans la rivière Grand ont été réalisés dans le cadre de trois activités d’échantillonnage, toutes effectuées en 2011, qui ont permis de découvrir la présence du P. sintoxia, toujours dans le tronçon des mentions historiques de l’espèce. Un site (GR-06, à 4,5 km au nord de Cayuga) a été échantillonné deux fois par année, le premier relevé de 4,5 heures-personnes (h-p.) ayant permis de trouver une vieille valve et le deuxième relevé (5,75 h-p.), six individus vivants. Au deuxième site de la rivière Grand (GR-05, en amont de York à environ 2,5 km), les relevés ont mené à la découverte de deux individus vivants du P. sintoxia en 6 h-p. Le lac Érié a été échantillonné à deux sites; le premier relevé a été fait par plongée avec tuba et a permis de trouver deux vieilles valves du P. sintoxia; l’autre relevé consistait seulement en un relevé de plage qui a permis de trouver deux vieilles coquilles du P. sintoxia qui s’étaient déposées sur la plage.

Des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) sur le P. sintoxia ont été demandées, mais aucune CTA n’était disponible, et il n’en était pas fait mention dans le rapport de situation du COSEPAC (2004).

Information sur la population

Changement du nombre d’individus matures
inconnu
Changement de la tendance de la population totale
oui
Changement de la gravité de la fragmentation de la population
non
Changement de la tendance de la superficie et/ou de la qualité de l’habitat
oui
Nouvelles données importantes issues de relevés
oui

Explication :

Bien que le nombre d’individus semble avoir changé à certains sites particuliers, les changements globaux du nombre d’individus matures du P. sintoxia depuis la publication du dernier rapport de situation ne sont pas connus. Avec des activités de recherche comparables (environ 4,5 h-p.) associées à des relevés minutés, un changement du nombre d’individus vivants du P. sintoxia a été observé aux sites où des individus vivants avaient été trouvés auparavant. Depuis la publication du rapport de situation du COSEPAC en 2004, il y a eu intensification des activités de recherche associées aux relevés par quadrat (figure 6; tableau 1). En général, le nombre d’individus vivants trouvés était moins important aux sites du lac Sainte-Claire, des rivières Sydenham et Middle Thames, à l’exception de nouveaux sites pour lesquels on ne peut faire de comparaison. Cependant, le nombre d’individus vivants aux nouveaux sites de la rivière Grand est plus élevé qu’à bon nombre d’autres sites ayant fait l’objet de relevés dans le passé, mais ces individus sont tous des individus de grande taille ou âgés; cette augmentation de l’abondance par rapport à d’autres sites ayant fait l’objet de relevés auparavant est probablement attribuable, en partie, à l’intensification des activités de recherche associées aux relevés par quadrat menées en 2010. Depuis la publication du dernier rapport de situation, les relevés effectués dans des zones se trouvant entre les sites où des individus vivants du P. sintoxia avaient déjà été trouvés n’ont révélé la présence d’aucun individu vivant. Aucun nouveau barrage, aucune nouvelle traversée ni aucune nouvelle construction ne semblent avoir eu des incidences négatives sur les populations du P. sintoxia.

L’étendue, la superficie et la qualité de l’habitat du P. sintoxia sont en déclin dans le lac Sainte-Claire, le lac Érié et la rivière Niagara (s’il y existe des individus vivants), ainsi que dans les rivières Sydenham, Thames et Grand (voir Menaces).

Pour consulter les nouvelles données issues de relevés, voir Répartition.

Menaces

Changement de la nature ou de la gravité des menaces
non

Explication :

Bien que le calculateur des menaces n’ait pas été utilisé dans le rapport de situation du P. sintoxia de 2004 (COSEPAC, 2004), le rapport a fait ressortir les quatre catégories de menaces suivantes pour le P. sintoxia : moules zébrées; facteurs de stress anthropiques (c.-à-d. charge en nutriments, toxines et sédimentation); possibilité d’une récolte commerciale; changement dans la communauté hôte.

Selon le calculateur des menaces, douze menaces possibles influeront probablement sur la survie future du P. sintoxia (annexe A). Une autre menace, associée aux effets des barrages sur les déplacements de l’hôte (p. ex. de possibles limites aux déplacements du P. sintoxia aux premiers stades vitaux), est inconnue et ne pourrait pas être évaluée; elle est néanmoins répertoriée à l’annexe A. Ces douze menaces particulières sont classées dans sept principales catégories de menaces. Les changements climatiques et les phénomènes météorologiques extrêmes constituent une des menaces prévues dans les documents examinés par des pairs, mais cette menace se situe au-delà de la période visée par le présent sommaire du statut de l’espèce. Deux menaces à impact élevé sont associées aux espèces envahissantes – notamment le gobie à taches noires (Neogobius melanostomus), les moules zébrées et les moules quagga (Dreissena rostriformis bugensis) – et à la pollution, causée par le forage pétrolier et les traversées de pipelines dans le sud-ouest de l’Ontario, comme l’a montré le déversement de pétrole dans la rivière Kalamazoo située non loin au Michigan. Trois millions de litres de sables bitumineux ont été déversés et ont couvert environ 48 km de la rivière. Deux années plus tard, il existe encore des signes du déversement de pétrole dans la zone benthique (Woolnough et Parker, 2013). Le pipeline qui a causé le déversement de pétrole dans la rivière Kalamazoo traverse au Canada dans le sud-ouest de l’Ontario, où il traverse les rivières Sydenham et Thames (Association canadienne des producteurs pétroliers, 2014). Les intrants agricoles sont présents dans l’ensemble des bassins hydrographiques dans lesquels le P. sintoxia est présent (voir COSEPAC [2004]), et particulièrement aux sites riverains. Pour de plus amples précisions au sujet de ces menaces à impact élevé, voir l’annexe A. Des précisions sur les menaces à impact faible et négligeable sont présentées à l’annexe A.

Le résumé du calculateur des menaces met en évidence le bassin hydrographique dans lequel les menaces pesant sur le P. sintoxia pourraient survenir à l’avenir. Lorsque le ou les bassins hydrographiques ne sont pas mentionnés de manière explicite, on considère qu’une menace donnée touche l’ensemble des sites. Des références autres que celles qui sont citées dans COSEPAC (2004) (p. ex. changements climatiques) et qui sont liées directement au P. sintoxia ou aux Unionidés en général sont incluses dans la section des commentaires du calculateur des menaces (annexe A).

Les menaces passées et persistantes ont entraîné des effets négatifs sur les populations du P. sintoxia et les communautés d’Unionidés sympatriques. Les menaces persistantes comprennent les réservoirs de retenue dans la rivière Grand, qui influent probablement sur les déplacements des hôtes et qui, par conséquent, ont eu un effet par le passé sur la dispersion du P. sintoxia. De plus, les espèces envahissantes (moules zébrées et moules quagga) ont touché la population du delta du lac Sainte-Claire par le passé, et leur influence est persistante; cependant, les sites du P. sintoxia semblent compter des individus reproducteurs, comme l’indique la présence d’individus de petite taille. Les espèces envahissantes constituent une importante menace persistance pour les populations du lac Sainte-Claire alors que, aux sites riverains, c’est l’agriculture qui est la plus grande menace.

Protection

Changement quant à la protection effective
oui

Explication :

Le Pleurobema sintoxia figure à l’annexe 1 (paragraphes 2[1], 42[2] et 68[2])de la Loi sur les espèces en péril (LEP) qui prévoit des mesures de protection et de rétablissement de l’espèce; l’habitat essentiel du P. sintoxia doit être protégé en vertu de la LEP. En 2007, le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario a adopté la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition (LEVD). Le Pleurobema sintoxia est inscrit comme espèce en voie de disparition en vertu de la LEVD, et les individus sont davantage protégés qu’ils ne l’étaient en vertu de la précédente loi de l’Ontario, et la protection générale de l’habitat est entrée en vigueur le 30 juin 2013 (articles 9 et 10). En juin 2012, l’adoption du projet de loi C38 a entraîné des modifications à la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral, desquelles a découlé un changement quant à la protection efficace du P. sintoxia. La Loi sur les pêches ne porte actuellement que sur les poissons (et les mollusques) qui sont visés par une pêche commerciale, récréative ou autochtone (paragraphe 35[1]); par conséquent, le P. sintoxia ne serait plus protégé par la Loi.

Comme il est mentionné dans COSEPAC (2004), la population du pleurobème écarlate dans le lac Sainte-Claire se trouve entièrement dans le territoire de la Première Nation de l’île Walpole. Étant donné qu’un permis d’utilisateur spécial est requis pour pouvoir avoir accès au territoire et aux eaux des Premières Nations, les perturbations d’origine humaine sont donc limitées dans cette zone. Des programmes de rétablissement des écosystèmes ont été élaborés pour les espèces de moules en péril, y compris le P. sintoxia, dans la rivière Sydenham (Dextrase et al., 2003) et la rivière Thames (Thames River Recovery Team [2003]; voir Cudmore et al. [2004]). Un plan d’action visant le rétablissement de la rivière Sydenham a été établi en 2003 (Sydenham River Recovery Action Group, 2003). Un programme de rétablissement de cinq espèces (Morris et Burridge, 2010) et un programme de rétablissement du ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (Morris et Burridge, 2010) visent le P. sintoxia et mettent en évidence la faisabilité biologique et technique du rétablissement de l’espèce. Bien que le plan de gestion des pêches de la rivière Grand mette l’accent sur les espèces de poissons, il est probable que les mesures prévues assureront une certaine protection au P. sintoxia et à ses hôtes (Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, 2004).

Effet d'une immigration de source externe

Changement de l’immigration externe constatée
non

Explication :

Outre les populations du Pleurobema sintoxia de l’Ontario, la présence de l’espèce est encore signalée dans 19 États américains. Une certaine protection est accordée à l’espèce dans les États où elle figure sur la liste des espèces en voie de disparition (Iowa, Pennsylvanie), menacées (Minnesota) et préoccupantes (Michigan, Wisconsin). Bien que le P. sintoxia soit protégé dans ces États, ses effectifs n’ont pas changé dans l’ensemble des États-Unis, où de nombreuses occurrences sont associées à des populations viables (NatureServe, 2013). De récents relevés menés du côté américain de la rivière Niagara (à moins de 5 km des sites d’échantillonnage historiques du côté canadien) n’ont permis de trouver aucun individu vivant qui pourrait participer à l’immigration de source externe d’origine naturelle (Zanatta, comm. pers., 2014). Les populations du Kentucky semblent les plus importantes et présentent des signes de recrutement (Cicerello et Schuster, 2003). Cependant, l’immigration de source externe d’origine naturelle est probablement peu importante, et il n’existe aucune indication actuelle d’immigration de source externe en raison des espèces envahissantes qui empêchent la reproduction et donc l’immigration aux populations canadiennes (voir Autres points à examiner pour ce qui est d’une augmentation possible de l’immigration de source externe).

Analyse quantitative

Changement quant à la probabilité estimée de disparition du pays
non

Explication :

Précisions

La possibilité d’une analyse quantitative n’a pas été considérée dans le précédent rapport de situation (COSEPAC, 2004).

Bien que le P. sintoxia n’ait pas été modélisé de manière explicite, des progrès ont été accomplis en ce qui concerne l’estimation des probabilités de disparition des moules d’eau douce indigènes. Ricciardi et Rasmussen (1999) ont estimé que le taux de disparition récente des moules d’eau douce correspondait à une perte de 1,2 % par décennie compte tenu des données du présent siècle, et que le taux de disparition future (siècle prochain) correspondait à une perte de 6,4 % par décennie. De plus, Spooner et al. (2011) ont estimé que plus de 60 % des Unionidés du bassin hydrographique des Grands Lacs et, en moyenne, 35 % de la communauté des Unionidés pourraient disparaître en raison des effets cumulatifs des changements dans le régime d’écoulement (c.-à-d. une modification de la quantité d’eau attribuable aux changements climatiques) et de la disparition des poissons-hôtes. De plus, Berg et al. (2008) ont décrit un modèle servant à associer les données démographiques et la génétique des populations des moules d’eau douce pour créer des analyses de la viabilité des populations (AVP). Les renseignements disponibles sur le P. sintoxia pourraient être utilisés aux fins d’une éventuelle AVP du P. sintoxia, en particulier pour associer la génétique (voir Espèces sauvages) et les données démographiques (COSEPAC, 2004) concernant le P. sintoxia.

Sommaire et autres points à examiner

Le Pleurobema sintoxia est présent dans19 États américains et dans la province de l’Ontario. Les tendances à l’échelle de l’aire de répartition de l’espèce sont à la stabilité relative et même à la hausse au Minnesota (Sietman, 2003; NatureServe, 2013). Le P. sintoxia pourrait disparaître de la rivière Niagara et du lac Érié, et les relevés menés en 2011 à deux sites du côté américain de la rivière Niagara n’ont permis de trouver ni individu ni aucune vieille valve du P. sintoxia (des individus vivants de trois autres espèces, de taille semblable, ont été trouvés) qui soutiendraient la disparition possible du P. sintoxia dans la rivière Niagara; cependant, d’autres relevés devront être menés du côté canadien de la rivière Niagara aux fins de confirmation. La taille des populations du lac Sainte-Claire et des rivières Sydenham, Thames et Grand semble variable (figure 6), sans doute en raison de la variabilité des menaces et des diverses activités de recherche; cependant, aucune donnée quantitative n’est disponible à l’appui de ces observations générales.

Au Kentucky, le Center for Mollusk Conservation a réussi à produire en captivité des juvéniles du P. sintoxia (Owen, comm. pers., 2013). L’Université de Guelph et la Central Michigan University sont deux établissements qui se spécialisent dans les essais sur les poissons-hôtes et dans la propagation de certaines espèces des Grands Lacs; il existe donc des possibilités de production de juvéniles élevés en laboratoire en vue d’éventuels lâchers visant à faire augmenter les populations actuelles du P. sintoxia lorsque les essais sur l’habitat et sur la génétique auront été réalisés. Hoftyzer et al. (2008) ont exposé les précautions à prendre dans pareil cas ainsi que les conséquences de la réintroduction de juvéniles élevés en laboratoire dans les milieux naturels.


Experts contactés

Personnes ou établissements contactés pour obtenir des renseignements à jour aux fins du sommaire du statut de l’espèce

i Indique que des renseignements ont été fournis par les experts contactés.

Benoit, Dan. Décembre 2012, Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones.

iMackie, Gerald. Décembre 2012, janvier et février 2013, professeur émérite. Department of Integrative Biology, University of Guelph, ou Water Systems Analysts, 23, Avra Court, Guelph (Ontario) N1H 7B2, gerry.mackie@sympatico.ca.

iMcNichols-O’Rourke, Kelly. Décembre 2012, janvier 2013, technicien en sciences aquatiques, Pêches et Océans Canada, Laboratoire des Grands Lacs pour les pêches et les sciences halieutiques, Pêches et Océans Canada, Burlington (Ontario), Kelly.McNichols-O’Rourke@dfo-mpo.gc.ca.

iMorris, Todd. Décembre 2012, chercheur scientifique, Pêches et Océans Canada, Laboratoire des Grands Lacs pour les pêches et les sciences halieutiques, Burlington (Ontario), Morrist@dfo-mpo.gc.ca.

iOwen, Christopher. 21 juin 2012, Kentucky Department of Fish and Wildlife Resources, Frankfort (Kentucky), christopher.owen@ky.gov.

iZanatta, David, décembre 2012, janvier 2013, professeur auxiliaire, Institute for Great Lakes Research, Biology 83 Department, Central Michigan University, 156, Brooks Hall, Mount Pleasant, MI 48859, zanat1d@cmich.edu.


Sources d’information

Association canadienne des producteurs pétroliers. 2014. Map of Canadian and U.S. pipelines and refineries (consulté en février 2014; en anglais seulement).

Berg, D.J., T.D. Levine, J.A. Stoeckel et B.K. Lang. 2008. A conceptual model linking demography and population genetics of freshwater mussels, Journal of the North American Benthological Society 27:395-408.

Campbell, D.C., et C. Lydeard. 2012. The genera of Pleurobemini (Bivalvia: Unionidae: Ambleminae), American Malacological Bulletin 30(1):19-38.

Campbell, D.C., P.D. Johnson, J.D. Williams, A.K. Rindsberg, J.M. Serb, K.K. Small et C. Lydeard. 2008. Identification of ‘extinct’ freshwater mussel species using DNA barcoding, Molecular Ecology Resources 8:711-724.

Campbell, D.C., J.M. Serb, J.E. Buhay, K.J. Robe, R.L. Minton et C. Lydeard. 2005. Phylogeny of North American amblemines (Bivalvia, Unionoida): Prodigious polyphyly proves pervasive across genera, Invertebrate Biology 124:131-164.

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Tableau 1. Relevés par quadrat ayant permis de trouver le Pleurobema sintoxia au Canada de 2003 à 2012. Les relevés par quadrat sont des relevés par excavation d’une superficie égale à environ 20 % de 400 m2. Les coquilles ont été non consignées ou non trouvées durant ces relevés. La colonne des individus vivants présente le nombre total de P. sintoxia vivants trouvés à ce site pour l’ensemble des relevés d’une localité donnée. Les sites d’échantillonnage sont numérotés en fonction de la date du premier relevé plutôt qu’en fonction d’une localité particulière (p. ex. latitude et longitude); les renseignements précis concernant les localités se trouvent dans la base de données de Pêches et Océans Canada. Les numéros des sites ne correspondent pas à ceux de la figure 2; voir l’explication dans le texte.
Plan d’eauNuméro du siteNombre de relevés
(2003-2012)
Individus vivants
Rivière Grand116
Rivière Sydenham113
Rivière Sydenham222
Rivière Sydenham312
Rivière Sydenham4129
Rivière Sydenham511
Ruisseau Bear6 (ruisseau Bear)11
Rivière Sydenham716
Rivière Middle Thames1110
Rivière Thames – ruisseau McGregor212
Tableau 2. Relevés ayant permis de trouver le Pleurobema sintoxia au Canada de 2003 à 2012. La colonne des individus vivants présente le nombre total de P. sintoxia vivants trouvés à ce site pour l’ensemble des relevés d’une localité donnée. Les sites d’échantillonnage sont numérotés en fonction de la date du premier relevé plutôt qu’en fonction d’une localité particulière (p. ex. latitude et longitude); les renseignements précis concernant les localités se trouvent dans la base de données de Pêches et Océans Canada. Bien que les méthodes ou activités de recherche ne soient pas toutes consignées, les meilleures données disponibles sont présentées dans la colonne Méthode ou activité de recherche. Un « ? » indique qu’on ne connaît pas ou qu’on n’a pas consigné le nombre total d’heures-personnes par relevé. Les numéros des sites ne correspondent pas à ceux de la figure 2; voir le texte pour obtenir des précisions supplémentaires.
Plan d’eauNuméro du siteNombre de relevés (2003-2012)Individus vivantsCoquilles fraîches (entières)Vieilles coquilles (entières)Vieilles coquilles (valves)Méthode ou activité de recherche (heures-personnes)
Rivière Grand126010Relevé minuté/10,25
Rivière Grand21-000Relevé minuté/6
Lac Érié110002Plongée avec tuba/1,5
Lac Érié210002Recherche visuelle sur la plage/?
Lac Sainte-Claire111000Plongée avec tuba/3,5
Lac Sainte-Claire2387000Piquet et corde (x 2)/? + 0,5 hectare/?
Lac Sainte-Claire3315000Piquet et corde (x 2)/? + 3 transects de 100 m/?
Lac Sainte-Claire4145000Plongée avec tuba/4
Lac Sainte-Claire5379000Piquet et corde/? + relocalisation non minutée de l’espèce + relevé de nature inconnue
Lac Sainte-Claire6574000Piquet et corde (x 2)/? + 0,5 hectare/?
Lac Sainte-Claire7467000(x 2)/? + méthode quantitative/2 + 0,5 hectare (x 2)/2+ piquet et corde/?
Lac Sainte-Claire824000Piquet et corde (x 2)/?
Lac Sainte-Claire913000Plongée avec tuba/3
Lac Sainte-Claire10310000Relevé minuté/(3 x 30 min) + piquet et corde (x 2)/?
Lac Sainte-Claire1110100Piquet et corde/?
Lac Sainte-Claire1210100Piquet et corde/?
Lac Sainte-Claire1311000Piquet et corde/?
Rivière Middle Thames1236000Relevé minuté/4,5 + méthode quantitative/?
Rivière Middle Thames111000Observation fortuite/?
Rivière Thames Sud111000Relevé minuté/4,5
Rivière Sydenham1613000Relevé minuté/26,25 + méthodes inconnues (x 2)/?
Rivière Sydenham212000Relevé minuté/5,1
Rivière Sydenham333000Relevé minuté/12,75 + méthodes de recherche inconnues (x 2)/?
Rivière Sydenham412000Inconnue/?
Rivière Sydenham511000Inconnue/?
Rivière Sydenham611000Inconnue/?
Rivière Sydenham722000Inconnue/?
Rivière Thames110000Relevé minuté/4,5
Figure 1. Zone d’occurrence historique du Pleurobema sintoxia dans laquelle est montré l’ensemble des observations (coquilles vivantes, coquilles fraîches et vieilles coquilles) de 1885 à 2012 et qui est fondée sur le polygone convexe minimal en territoire canadien. Selon COSEPAC (2004), la superficie de la zone d’occurrence est de 12 360 km2; la superficie de la zone d’occurrence sur le territoire canadien et états-unien recalculée est de 10 309 km2, et la superficie de la zone d’occurrence sur le territoire canadien recalculée est de 10 224 km2.
Map of occurrence for Pleurobema sintoxia 1 (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 1

Carte indiquant la zone d’occurrence historique (de 1885 à 2012) du Pleurobema sintoxia, qui est fondée sur les observations de coquilles vivantes, de coquilles fraîches et de vieilles coquilles au Canada. Les symboles indiquent les localités où l’espèce a été observée, et la zone d’occurrence est montrée au moyen d’un polygone convexe minimal.

Figure 2. Zone d’occurrence actuelle du Pleurobema sintoxia dans laquelle sont montrés les sites où ont été trouvées des coquilles vivantes et des coquilles fraîches (entières) de 2003 jusqu’à présent. Zone d’occurrence = 3 018 km2. Les cercles rouges indiquent des localités viables et des localités de reproduction. Les localités 1 et 2 comportent un grand nombre d’individus reproducteurs. Les cercles violets indiquent les localités qui comportent des individus de grande taille et âgés et qui n’affichent aucun signe de reproduction ou dont les effectifs sont faibles. La localité 3 représente seulement des individus de grande taille et âgés qui sont susceptibles de ne pas se reproduire. La localité 4 ne comporte que 2 sites où se trouvent 8 individus de grande taille et âgés. La localité 5, ruisseau Bear de la rivière Sydenham Nord, représente seulement 2 individus qui ne semblaient pas viables. La localité 6, ruisseau McGregor de la rivière Thames, représente deux individus vivants vraisemblablement non viables.
Map of occurrence for Pleurobema sintoxia 2 (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 2

Carte indiquant la zone d’occurrence actuelle du Pleurobema sintoxia au Canada, qui est fondée sur les observations de coquilles vivantes et de coquilles fraîches (entières) de 2003 jusqu’à présent. Les symboles indiquent les localités où l’espèce a été observée, et la zone d’occurrence est montrée au moyen d’un polygone convexe minimal. Les cercles qui englobent deux groupes de sites (numéros 1 et 2) indiquent que ces sites comportent des individus viables et reproducteurs. Les cercles qui englobent deux autres groupes de sites (numéros 3 et 4) indiquent que les sites comportent des individus de grande taille ou âgés qui n’affichent aucun signe de reproduction ou dont les effectifs sont faibles.

 

Figure 3. Indice de zone d’occupation historique du Pleurobema sintoxia (avant 2002). La valeur de l’IZO établie à partir d’une grille à carrés de 2 km de côté est fondée sur les données susmentionnées; les répétitions de sites exacts ont été regroupées en un seul site.
Map of occurrence for Pleurobema sintoxia 3 (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 3

Carte indiquant l’indice de zone d’occupation (IZO) historique du Pleurobema sintoxia au Canada avant 2002. Les symboles indiquent les sites où des coquilles vivantes ou fraîches ont été trouvées, et l’IZO est montré au moyen d’une grille à carrés de 2 kilomètres de côté.

Figure 4. Indice de zone d’occupation du Pleurobema sintoxia de 2002 à 2012. La valeur de l’IZO établie à partir d’une grille à carrés de 2 km de côté est fondée sur les données susmentionnées; les répétitions de sites exacts ont été regroupées en un seul site.
Map of occurrence for Pleurobema sintoxia 4 (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 4

Carte indiquant l’indice de zone d’occupation (IZO) du Pleurobema sintoxia au Canada, de 2002 à 2012. Les symboles indiquent les sites où des coquilles vivantes ou fraîches ont été trouvées, et l’IZO est montré au moyen d’une grille à carrés de 2 kilomètres de côté.

Figure 5. Indice de zone d’occupation (regroupé) du Pleurobema sintoxia de 2002 à 2012. La valeur de l’IZO établie à partir d’une grille à carrés de 2 km de côté est fondée sur les données susmentionnées; les répétitions de sites exacts ont été regroupées en un seul site faisant partie d’une localité, et les aires de recoupement de la grille ont été comptées une seule fois (voir l’exemple dans l’encart).
Map of occurrence for Pleurobema sintoxia 5 (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 5

Carte indiquant l’indice de zone d’occupation (regroupé) du Pleurobema sintoxia au Canada, de 2002 à 2012. Les symboles indiquent les sites où des coquilles vivantes ou fraîches ont été trouvées, et l’IZO est montré au moyen d’une grille à carrés de 2 kilomètres de côté sans recoupement. Une carte en médaillon montre comment les aires de recoupement de la grille ont été comptées une seule fois pour le lac Sainte‑Claire. Pour obtenir des renseignements supplémentaires au sujet de la méthode, voir la légende de la figure 5.

Figure 6. Individus vivants du Pleurobema sintoxia trouvés durant des relevés menés à chacun des sites (relevés minutés et par quadrat) avant 2003 (en rouge) et durant la période 2003 2012 (en vert).
Map of occurrence for Pleurobema sintoxia 6 (voir longue description ci-dessous)
Description longue pour la figure 6

Carte montrant les localités (indiquées par des symboles) où des individus vivants du Pleurobema sintoxia ont été trouvés durant des relevés minutés et par quadrat menés à chacun des sites avant 2003 et entre 2003 et 2012. La taille du symbole indique le nombre d’individus vivants.

Annexe A. Calculateur des menaces
MenaceDescription de la menaceCode de impact de la menaceImpact de la menacePortéeGravitéImmédiatetéCommentaires
1.1Habitations et zones urbainesCMoyenRestreinte (11-30 %)Élevée (31-70 %)Élevée (en continu)Bassin hydrographique de la rivière Grand
1.1Habitations et zones urbaines-----Bassin hydrographique de la rivière Grand – voir Pollution en 9.1
1.3Tourisme et espaces récréatifs-----Voir 5.4 et 6.1
2Agriculture et aquacultureDFaiblePetite (1-10 %)Extrême (71-100 %)Élevée (en continu)-
2.3Élevage et élevage à grande échelleDFaiblePetite (1-10 %)Extrême (71-100 %)Élevée (en continu)Dans l’ensemble des bassins hydrographiques des rivières Sydenham et Thames (bassin du lac Sainte-Claire), piétinement des individus dans la rivière (probablement vers le bas de la fourchette de 1-10 %)
4Corridors de transport et de service-NégligeableNégligeable (< 1 %)Modérée (11-30 %)Élevée – modérée-
4.1Routes et voies ferrées-NégligeableNégligeable (< 1 %)Modérée (11-30 %)Élevée (en continu)Nouvelles traversées de routes, nouveaux ponts et ponceaux dans l’ensemble de l’aire de répartition.
5Utilisation des ressources biologiques-NégligeableNégligeable (< 1 %)Négligeable (< 1 %)Élevée (en continu)-
5.4Pêche et récolte de ressources aquatiques-NégligeableNégligeable (< 1 %)Négligeable (< 1 %)Élevée (en continu)Capture et déplacements de poissons-hôtes et de poissons-appâts, impact très élevé sur les juvéniles (survie nulle si l’hôte meurt parce que les juvéniles sont enkystés sur l’hôte), et impact négligeable sur les adultes.
6Intrusions et perturbations humainesDFaiblePetite (1-10 %)Élevée – modérée (11-70 %)Élevée (en continu)-
6.1Activités récréativesDFaiblePetite (1-10 %)Élevée – modérée (11-70 %)Élevée (en continu)Véhicules tout-terrain (VTT) dans les rapides peu profonds de la rivière Sydenham et dans d’autres possibles sites de rapides (p. ex. rivière Thames), effets minimes de la circulation des canots et des kayaks dans la rivière Grand.
7Modification du système naturel-InconnuInconnueInconnueInconnue-
7.2Barrages, gestion et utilisation de l’eau-InconnuInconnueInconnueInconnueRéservoirs de retenue dans le bassin hydrographique de la rivière Grand (n = 32) et dans la rivière Thames – entraves aux déplacements des poissons-hôtes (voir Singer et Gangloff [2011]).
8Espèces et gènes envahissants ou problématiquesBÉlevéGrande (31-70 %)Élevée (31-70 %)Élevée (en continu)-
8.1Espèces exotiques/non indigènes envahissantesBÉlevéGrande (31-70 %)Élevée (31-70 %)Élevée (en continu)Dreissenidés, gobie à taches noires, risque associé à la carpe asiatique, Hemimysis, etc. (Poos et al., 2010; Ricciardi et Rasmussen 1999; Ricciardi et al., 2012).
9PollutionBÉlevéGénéralisée (71-100 %)Élevée (31-70 %)Élevée (en continu)-
9.1Eaux usées domestiques et urbainesBÉlevéGénéralisée (71-100 %)Élevée (31-70 %)Élevée (en continu)L’ensemble des bassins hydrographiques (p. ex. le bassin hydrographique de la rivière Grand sert au traitement des eaux usées de plus de 700 000 personnes). Le lac Sainte-Claire reçoit les effluents des rivières Thames et Sydenham, des sédiments et des sels (Gillis, 2011), et des HAP.
9.2Effluents industriels et militairesBÉlevéGrande (31-70 %)Élevée (31-70 %)Modérée (peut-être à court terme, < 10 ans/ 3 générations)Forage pétrolier et traversées de pipeline dans le sud-ouest de l’Ontario. Vieux pipelines (p. ex. déversement de pétrole en 2010, à Kalamazoo [Michigan], É.-U.; Woolnough et Parker [2013]).
9.3Effluents agricoles et forestiersBÉlevéGénéralisée (71-100 %)Élevée (31-70 %)Élevée (en continu)Drains agricoles dans l’ensemble des bassins hydrographiques des rivières Sydenham et Thames (qui se jettent dans le lac Sainte-Claire). Apport de nutriments provenant des drains agricoles, et apports directs associés à l’utilisation des terres agricoles. Sédiments, bactéries, particules organiques fines, particules organiques grossières.
11Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents-Non calculé (en dehors de la période visée par l’évaluation)Généralisée (71-100 %)Élevée (31-70 %)Faible (peut-être à long terme; > 10 ans/ 3 générations)-
11.1Déplacement et altération de l’habitat-Non calculé (en dehors de la période visée par l’évaluation)Généralisée (71-100 %)Élevée (31-70 %)Faible (peut-être à long terme; > 10 ans/ 3 générations)Déplacement de l’habitat instable durant des activités qui font déplacer les individus adultes vers l’aval et vers un habitat qui est peut-être suboptimal. Déplacement possible dans la communauté de poissons-hôtes. Pertes estimées de moules d’eau douce en raison des changements climatiques en Amérique du Nord jusqu’à 70 % et, dans la région des Grands Lacs, jusqu’à plus de 40 % (Spooner et al., 2008). Il s’agit d’une prédiction sur 60 ans.
11.2Sécheresses-Non calculé (en dehors de la période visée par l’évaluation)Généralisée (71-100 %)Élevée (31-70 %)Faible (peut-être à long terme; > 10 ans/ 3 générations)La quantité d’eau diminue dans les cours d’eau de l’intérieur des Grands Lacs; assèchement, incapacité à se reproduire (réduction de la disponibilité des hôtes propices en raison du déclin des populations et de la perte d’habitat) (Spooner et al., 2008). Il s’agit d’une prédiction sur 60 ans.
11.3Températures extrêmes-Non calculé (en dehors de la période visée par l’évaluation)Généralisée (71-100 %)Élevée (31-70 %)Faible (peut-être à long terme; > 10 ans/ 3 générations)Augmentation des températures attribuable à l’augmentation du CO2 – augmentation des températures de l’eau et changements inconnus dans la reproduction, la survie, et peut-être à des seuils létaux (en particulier dans le cas des glochidies et des juvéniles). Il s’agit d’une prédiction sur 60 ans.
11.4Tempêtes et inondations-Non calculé (en dehors de la période visée par l’évaluation)Généralisée (71-100 %)Élevée (31-70 %)Faible (peut-être à long terme; > 10 ans/ 3 générations)Voir Spooner et al. (2008). Il s’agit d’une prédiction sur 60 ans.

Résumé technique

Nom scientifique :
Pleurobema sintoxia
Nom français :
Pleurobème écarlate
Nom anglais :
Round Pigtoe
Range of occurrence in Canada :
Ontario

Données démographiques

Données démographiques de l'espèce
Éléments du résumé techniqueinformation
Durée d’une génération (généralement, âge moyen des parents dans la population; indiquer si une méthode d’estimation de la durée d’une génération autre que celle qui est présentée dans les lignes directrices de l’UICN [2008] est utilisée). L’âge maximal moyen des Pleurobemini est de 32 ans (Haag et Rypel, 2011) et, bien que l’âge moyen ou l’âge à la reproduction de ces populations soient inconnus, il peut être présumé que la durée d’une génération est probablement de plus de 10 ans.> 10 ans
Y a t il un déclin continu du nombre total d’individus matures? Déclin présumé compte tenu du déclin de l’IZO.Il y aura un déclin.
Pourcentage estimé du déclin continu du nombre total d’individus matures sur deux générations. Incertitude entourant la maturité des individus.Inconnu
Pourcentage inféré de la réduction du nombre total d’individus matures au cours des trois dernières générations. Incertitude entourant la maturité des individus.Inconnu
Pourcentage prévu de la réduction du nombre total d’individus matures au cours des trois prochaines générations. Incertitude entourant la maturité des individus.Inconnu
Pourcentage observé de la réduction du nombre total d’individus matures au cours de toute période de trois générations commençant dans le passé et se terminant dans le futur. Incertitude entourant la maturité des individus.Inconnu
Est ce que les causes du déclin sont clairement réversibles et comprises et ont effectivement cessé? Les espèces envahissantes et les changements climatiques sont des causes non réversibles et comprises, mais n’ont pas cessé. La pollution est probablement réversible et comprise. Pour de plus amples renseignements, consulter le Calculateur des menaces (annexe A).La probabilité de renverser les causes est faible à impossible. Les causes sont comprises.
Y a t il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures? Aucune fluctuation extrême du nombre d’individus matures n’a été observée au cours des relevés récents.Peu probable

Information sur la répartition

Information sur la répartition de l'espèce
Éléments du résumé techniqueinformation
Zone d’occurrence estimée3 018 km2
Indice de zone d’occupation (IZO) (Fournissez toujours une valeur établie à partir d’une grille à carrés de 2 km de côté).140 km2
La population est-elle gravement fragmentée?non

Nombre de localités
(Voir « Définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et IUCN (février 2014) (en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.)

  1. delta du lac Sainte Claire
  2. rivière Sydenham
  3. rivière Thames (cours supérieur) – peut être non viable
  4. rivière Grand – peut être non viable
2 à 4 (localités avec indications de reproduction = 2)
Y a t il un déclin continu observé de la zone d’occurrence? Une réduction de la superficie de 10 224 km2 à 3 018 km2 correspond à un déclin de 70,5 %, mais cette réduction pourrait être attribuable à une insuffisance de relevés à certains sites.oui
Y a t il un déclin continu observé de l’indice de zone d’occupation? Une réduction de la superficie de 300 km2 à 140 km2 correspond à un déclin de 53,3 %, mais cette réduction pourrait être attribuable à une insuffisance de relevés à certains sites.oui
Y a t il un déclin continu observé du nombre de populations? Le site du lac Érié est représenté seulement par de vieilles coquilles, et les sites de la rivière Niagara ont probablement disparu. La population de la rivière Thames est une population non reproductrice, la plupart des sites en amont n’abritent que des adultes, et il n’y a aucune indication de reproduction. Les individus, pour la plupart de grande taille, des populations de la rivière Grand, n’affichent aucun signe de reproduction. La localité d’Oil Springs (rivière Sydenham Nord) ainsi que la rivière Thames Sud n’affichent aucun signe de reproduction, et les effectifs y sont faibles.oui
Y a t il un déclin continu observé du nombre de localités?
(Voir « Définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et IUCN (février 2014) (en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.)
oui
Y a-t-il un déclin continu observé de la superficie, l’étendue ou la qualité de l’habitat? ex. gobie à taches noires) augmentent dans le bassin du lac Sainte-Claire, et les effets de l’agriculture et de la pollution, en particulier en raison des routes, augmentent dans les deux bassins hydrographiques.Oui (superficie, étendue et qualité)
Y a t il des fluctuations extrêmes du nombre de populations?non
Y a t il des fluctuations extrêmes du nombre de localités?
(Voir « Définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et IUCN (février 2014) (en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.)

Voir le commentaire plus haut.
non
Y a t il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence? Les sites de la rivière Niagara et du lac Érié pourraient disparaître, mais d’autres relevés doivent être menés du côté canadien de la rivière.non
Y a t il des fluctuations extrêmes de l’indice de zone d’occupation? On recense 33 sites par comparaison à 75 sites d’échantillonnage où le P. sintoxia a été trouvé; cependant, ces valeurs sont associées aux activités d’échantillonnage, et il n’existe aucune indication de fluctuations extrêmes de l’indice de zone d’occupation.non

Nombre d’individus matures (dans chaque population)

Nombre d’individus matures de l'espèce
Population :Nombre d’individus matures
1) rivière Grand> 100
2) bassin du lac Sainte ClaireDes milliers
TotalDes milliers

Analyse quantitative

Analyse quantitative de l'espèce
Éléments du résumé techniqueinformation
Probabilité de disparition de l’espèce à l’état sauvage. Données insuffisantes pour le calcul.Inconnue

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou leur habitat)

Il existe douze menaces reconnues pesant sur le P. sintoxia. La menace associée aux barrages qui pourraient limiter les déplacements des hôtes du P. sintoxia (p. ex. possibles limites aux déplacements du P. sintoxia aux premiers stades vitaux, alors que les individus sont fixés aux hôtes) est inconnue et ne pourrait pas être évaluée. Ces douze menaces particulières sont classées dans sept principales catégories de menaces. Les changements climatiques et les phénomènes météorologiques extrêmes constituent une des principales menaces prévues dans les documents examinés par des pairs, mais cette menace se situe au-delà de la période visée par le présent sommaire du statut de l’espèce. Les espèces envahissantes et la pollution constituent deux menaces à impact élevé pour le P. sintoxia. Les intrants agricoles sont présents dans l’ensemble des bassins hydrographiques dans lesquels le P. sintoxia est présent, et particulièrement aux sites riverains; les espèces envahissantes constituent la plus importante menace persistante aux sites du lac Sainte-Claire.

Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)

Immigration de source externe de l'espèce
Éléments du résumé techniqueinformation
Situation des populations de l’extérieur? Alabama (S1), Arkansas (S3), Illinois (SNR), Indiana (S3), Iowa (S1), Kansas (S2), Kentucky (S4S5), Michigan (S2S3), Minnesota (S2), Missouri (S4), Nebraska (SNR), New York (S1), Ohio (S3), Oklahoma (S4), Pennsylvanie (S2), Dakota du Sud (S1), Tennessee (S4), Virginie Occidentale (S2), Wisconsin (S3). États Unis : N4N5 (2007)
À l’échelle mondiale : G4G5 (2009)
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Une immigration a t elle été constatée ou est elle possible? Une immigration est possible depuis les populations du Michigan aux localités du lac Sainte Claire. De plus, les populations de l’Ohio (depuis les cours d’eau de l’intérieur et la rive du lac Érié) pourraient immigrer aux localités du côté canadien du lac Érié. Il est possible que les populations (si elles sont viables) du côté américain de la rivière Niagara immigrent aux localités historiques de la rivière Niagara.Elle n’a pas été constatée, mais elle est possible.
Des individus immigrants seraient ils adaptés pour survivre au Canada? Peu probable, parce qu’ils devraient s’adapter aux espèces envahissantes et à la pollution.Inconnu
Y a t il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants? Probablement pas, parce que l’habitat disponible est limité en raison de l’utilisation de l’habitat par les espèces envahissantes.Probablement pas
La possibilité d’une immigration depuis des populations externes existe t elle? Non. Une immigration de source externe d’origine naturelle est très peu probable.Non, aucune immigration de source externe d’origine naturelle.

Nature délicate de l’information sur l’espèce

Les informations sur les données sensibles de l'espèce
Éléments du résumé techniqueinformation
L’information concernant l’espèce est elle de nature délicate?oui

Historique du statut

Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2004. Réexamen et confirmation du statut en mai 2014.

Statut et justification de la désignation :

Statut :
En voie de disparition
Code alphanumérique :
B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v)
Justification de la désignation :
Cette espèce de moule occupe une petite zone dans le bassin hydrographique du lac Sainte Claire et trois autres bassins hydrographiques dans le sud de l’Ontario, où l’étendue et la qualité de son habitat sont en déclin. Le développement urbain, le ruissellement agricole et les impacts de la moule zébrée et du gobie à taches noires menacent la survie de l’espèce au Canada.

Applicabilité des critères

Critère A (déclin du nombre total d’individus matures) :
Sans objet. Les moules zébrées ne sont plus considérées comme une menace dans la région du lac Sainte Claire. La perte de la localité de la rivière Thames Sud peut entraîner une réduction de la superficie de la zone d’occurrence, mais pas nécessairement une réduction de plus de 30 % des individus matures.
Critère B (petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) :
Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition » B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v), parce que la superficie de la zone d’occurrence est inférieure à 5 000 km2, l’IZO est inférieur à 500 km2, l’espèce est tenue pour présente dans moins de 5 localités et qu’il y a un déclin continu de l’lZO, de la superficie, de l’étendue et de la qualité de l’habitat, du nombre de localités et du nombre d’individus matures.
Critère C (nombre d’individus matures peu élevé et en déclin) :
Sans objet. Le nombre d’individus matures est inconnu.
Critère D (très petite population totale ou répartition restreinte) :
Sans objet. Le nombre total d’individus matures pourrait s’élever à plus de 1 000.
Critère E (analyse quantitative) :
Sans objet.

Logotype du COSEPAC

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (2015)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.
Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.
Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
En voie de disparition (VD)
(Remarque : Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.)
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
Préoccupante (P)
(Remarque : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.)
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
Non en péril (NEP)
(Remarque : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.)
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
Données insuffisantes (DI)
(Remarque :Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».)
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

Remarque : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

Le Service canadien de la faune d’Environnement et Changement climatique Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.