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Plan de gestion de la verge d'or de Houghton (Solidago houghtonii) au Canada [Proposition] - 2014

Loi sur les espèces en péril
Série de Plans de gestion

Verge d'or de Houghton

Verge d'or de Houghton

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Information sur le document

Plan de gestion de la verge d'or de Houghton (Solidago houghtonii) au Canada [Proposition] – 2014

Houghton's Goldenrod

Référence recommandée :

Service canadien de la faune. 2014. Plan de gestion de la verge d'or de Houghton (Solidago houghtonii) au Canada [Proposition], Série de Plans de gestion de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa, v + 26p.

Pour télécharger le présent plan de gestion ou pour obtenir un complément d'information sur les espèces en péril, incluant les rapports de situation du COSEPAC, les descriptions de la résidence, les plans d'action et d'autres documents connexes sur le rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en périlNote de bas de page 1.

Illustration de la couverture :Verge d'or de Houghton, photographiée par Michael Patrikeev/Wild Nature Images. Cette photo ne peut pas être reproduite séparément du présent document sans la permission du photographe.

Also available in English under the title
"Management Plan for the Houghton's Goldenrod (Solidago houghtonii) in Canada [Proposed] - 2014"

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par la ministre de l'Environnement, 2014. Tous droitsréservés.
ISBN
No de catalogue

Le contenu du présent document (à l'exception des illustrations) peut être utilisé sans permission, mais en prenant soin d'indiquer la source.

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Préface

En vertu de l'Accord pour la protection des espèces en péril (1996)Note de bas de page2, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d'établir une législation et des programmes complémentaires qui assureront la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) (LEP), les ministres fédéraux compétents sont responsables de l'élaboration des plans de gestion pour les espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées, et sont tenus de rendre compte des progrès réalisés cinq ans après la publication du document final dans le Registre public des espèces en péril.

Le ministre de l'Environnement est le ministre compétent en vertu de la LEP pour la verge d’or de Houghton et a préparé ce plan de gestion conformément à l’article 65 de la LEP. Dans la mesure du possible, il a été préparé en collaboration avec le gouvernement de l’Ontario.

La réussite de la conservation de l’espèce dépendra de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des recommandations formulées dans le présent plan. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement Canada, ou toute autre compétance. Tous les Canadiens et toutes les Canadiennes sont invités à appuyer ce plan et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien de la verge d’or de Houghton et de l’ensemble de la société canadienne.

La mise en œuvre du présent plan de gestion est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des compétences et organisations participantes.

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Remerciements

La première ébauche du présent plan de gestion a été élaborée par Judith Jones (Winter Spider Eco-Consulting). Bruna Peloso (Environnement Canada, Service canadien de la faune – Ontario), Elizabeth Rezek, Krista Holmes, Madeline Austen, Lesley Dunn (Environnement Canada, Service canadien de la faune – Ontario), Amelia Argue, Amanda Fracz, Aileen Rapson, Gillian Ferguson-Martin, Eric Snyder, Jay Fitzsimmons, Nikki Boucher (MRNFONote de bas de page3) et Michael J. Oldham (Centre d'information sur le patrimoine naturel de l'Ontario) ont examiné le présent document au cours de son élaboration et ont transmis leurs observations et leurs avis.

Certains éléments utilisés dans le présent document proviennent de versions antérieures élaborées par Judith Jones, Jarmo Jalava et Holly Bickerton, sous la direction de l’Équipe de rétablissement des alvars de Bruce-Manitoulin et de l’Agence Parcs Canada.

Merci aux personnes et organismes suivants pour les renseignements qu’ils ont fournis : Theodore Flamand (Wikwemikong Department of Lands and Natural Resources), G’mewin Migwans (Chefs et conseils unis de M’nidoo M’nising), Will Kershaw (Parcs Ontario) et Ruth Steedman (MRNFO, district de Sudbury). Merci aussi à Michael Patrikeev/Wild Nature Images, qui a autorisé l’utilisation de sa photo.

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Sommaire

La verge d’or de Houghton (Solidago houghtonii) est inscrite à titre d’espèce préoccupante à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’espèce est également désignée comme « espèce menacée » en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario.

La verge d'or de Houghton est une plante vivace de la famille des AstéracéesNote de bas de page4.  Au cours des premières années de sa croissance, la plante produit une rosette de feuilles effilées à marge entière. Les années suivantes, elle produit une tige florifère dressée de 30 cm à 60 cm de hauteur se terminant par des capitulescences au sommet plat comptant de 5 à 50 capitules. La verge d'or de Houghton ne peut être identifiée avec certitude que lorsqu'elle porte des parties fertiles, soit à la fin d'août et en septembre. La verge d'or de Houghton peut facilement être confondue avec la verge d'or d'Ohio, parce que les deux espèces poussent parfois dans les mêmes habitats. Le faible pouvoir germinatifNote de bas de page5 des graines, le faible transfert de pollen, le faible taux de mise à fruit et la floraison très tardive constituent probablement des facteurs limitatifs naturels de l'espèce.

La verge d’or de Houghton pousse uniquement sur les rives nord des lacs Michigan et Huron et de la baie Georgienne ou à proximité. Il existe 33 occurrencesde l’espèce au Canada, toutes situées en Ontario. On ne dispose actuellement d’aucun renseignement sur les tendances en matière d’abondance des populations. Plusieurs populations se trouvent sur des terres appartenant à la réserve indienne non cédée de Wikwemikong et à la Première nation de Whitefish River. Environ le tiers des populations sont situées sur des terres appartenant à des entreprises.

On trouve principalement la verge d'or de Houghton dans les alvarsNote de bas de page6 et sur les rivages au substrat rocheux. La population de l'île Cockburn, qui occupe des dunes basses, fait exception. En outre, la verge d'or de Houghton persiste dans certains anciens alvars dégradés et envahis par les mauvaises herbes. L'espèce a besoin d'un microhabitat humide dans tous les types de communautés végétales où elle pousse.

Les menaces pesant sur la verge d’or de Houghton sont l’utilisation intensive des alvars à des fins récréatives, l’utilisation de véhicules hors route, l’aménagement et la construction, l’exploitation forestière et les activités industrielles, l’exploitation de carrières et l’extraction de granulats, l’invasion par des espèces exotiques ainsi que le pâturage et le broutage. L’utilisation d’herbicides pourrait aussi être une menace pour l’espèce. En outre, le manque de sensibilisation du public sous-tend les menaces énumérées ci-dessus. 

Les objectifs de gestion de la verge d'or de Houghton sont de maintenir la répartition et l'abondance de toutes les populations à leurs niveaux actuels, par le maintien de l'habitat et la réduction des menaces. Les stratégies générales requises pour l'atteinte de l'objectif de gestion sont les suivantes : évaluation des menaces en vue de leur atténuation et de leur réduction, utilisation des politiques de protection de la verge d'or de Houghton, mesures de communication et d'éducation visant une sensibilisation accrue à l'égard de la verge d'or de Houghton et de son habitat, recherche permettant d'orienter les approches de suivi et de gestion visant à favoriser la protection de la verge d'or de Houghton et de son habitat. Un certain nombre de mesures de conservation sont proposées dans la section 6.3.  Le gouvernement de l'Ontario prépare actuellement un programme de rétablissement de la verge d'or de Houghton, et l'habitat de l'espèce est protégé aux termes des dispositions provinciales générales en matière d'habitat.

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1. Évaluation de l'espèce par le COSEPACNote de bas de page *

Date de l'évaluation : Mai 2005

Nom commun (population) :
Verge d'or de Houghton
Nom scientifique :
Solidago houghtonii
Statut selon le COSEPAC :
Espèce préoccupante
Justification de la désignation :
Il s'agit d'une espèce endémique des Grands Lacs présente en Ontario à l'extrémité de la péninsule Bruce et dans l'île Manitoulin. Les quelques populations occupent de très petites zones dans ces habitats de type alvar, rares en Ontario, et qui sont menacés par l'extraction d'agrégats, l'utilisation de véhicules récréatifs et l'expansion possible des plantes nuisibles envahissantes.
Présence au Canada :
Ontario
Historique du statut selon le COSEPAC:
Espèce désignée « préoccupante » en mai 2005.

Notes relatives aux tableaux

*

COSEPAC – Comité sur la situation des espèces en péril au Canada

Retour à la référence de la note *

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2. Information sur la situation de l'espèce

La cote de conservation à l'échelle mondiale de la verge d'or de Houghton (Solidago houghtonii) G3 (vulnerableNote de bas de page7); l'espèce est inscrite à l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril à titre d'espèce préoccupanteNote de bas de page8 et à l'annexe 3 de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition (LEVD) de l'Ontario à titre d'espèce menacéeNote de bas de page 9. Sa cote de conservation nationale au Canada est N2 (en périlNote de bas de page10) et sa cote de conservation nationale aux États-Unis est N3 (vulnérableNote de bas de page 7). En outre, elle est cotée S2 (en périlNote de bas de page 10) en Ontario, S3 (vulnérableNote de bas de page7) au Michigan et S1Note de bas de page 11 (gravement en péril) dans l'État de New York (NatureServe, 2013a).

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3.  Information sur l'espèce

3.1 Description de l'espèce

La verge d’or de Houghton est une plante vivace de la famille des Astéracées. Au cours des premières années de sa croissance, la plante produit une rosette de feuilles effilées (1 à 2 cm de largeur) à marge entière. Les années suivantes, elle produit une tige florifère dressée de 30 cm à 60 cm de hauteur pourvue de feuilles étroites dont la taille décroit du bas vers le haut de la tige. À l’instar des autres Astéracées, chaque capitule est constitué de nombreux très petits fleurons. Chez la verge d’or de Houghton, les capitules sont regroupés en corymbes(inflorescence au sommet plat), et les pédoncules sont rugueux. On compte généralement de 5 à 50 capitules par plant. Chaque capitule comporte en son centre de 8 à 15 fleurons tubulés, entourés de 6 à 12 fleurons ligulés; tous les fleurons sont jaune vif (Semple et Cook, 2006; Reznicek et coll., 2011).

L'identification de la verge d'or de Houghton requiert une certaine expertise, et même un expert ne peut identifier avec certitude les individus de l'espèce que par leurs parties fertiles. Ainsi, la présence de la verge d'or de Houghton ne peut être déterminée que d'août à septembre, lorsque les plants portent des fleurs ou des fruits. Quelques années de suivi peuvent être nécessaires pour que l'absence de la verge d'or de Houghton puisse être déterminée, puisque les individus ne fleurissent normalement pas deux années de suite (Jolls et Tolley, en préparation). La verge d'or de Houghton peut facilement être confondue avec la verge d'or d'Ohio (Solidago ohioensis), parce que les deux espèces poussent parfois dans les mêmes habitats et qu'elles sont pourvues de capitulescencesNote de bas de page12 en corymbes. Toutefois, certains caractères morphologiques permettent de distinguer les deux espèces (voir le tableau 1).

Tableau 1. Différences morphologiques entre la verge d'or de Houghton et la verge d'or d'Ohio (Semple et Cook, 2006; Voss et Reznicek, 2012).
CaractéristiquesVerge d'or de HoughtonVerge d'or d'Ohio
Feuilles basilairesÉtroitesOvées
Ligules3 mm à 4,5 mm, max. 7 mm de longueur1,5 mm à 3 mm de longueur
Involucres5 mm à 7 mm, max. 8 mm de longueur33,5 mm à 5,5 mm, max. 6,5 mm
PédonculesRugueuxLisses
CapitulesGros et peu nombreuxPetits et nombreux
FloraisonDe la fin d'août à fin de septembreD'août au début de septembre

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Il importe de noter qu’il n’est pas toujours possible d’identifier la verge d’or de Houghton sur le terrain au moyen des méthodes habituellement utilisées pour les relevés des espèces végétales. Des analyses génétiques peuvent être nécessaires pour confirmer l’identification de l’espèce (voir la section ci-dessous).

Génétique

Dans l'ensemble de son aire de répartition, la verge d'or de Houghton présente certaines variations quant à ses préférences en matière d'habitat et à ses caractères morphologiques. Pringle (USFWS, 1997) s'est fondé sur ces variations pour définir quatre entités distinctes au sein de l'espèce : 1. au Michigan, sur les deux rives du détroit de Mackinac, et en Ontario, sur l'île Cockburn; 2. en Ontario, sur les substrats calcaires ou dolomitiques; 3. population isolée située dans le centre du Michigan; 4. une seule occurrence située dans l'État de New York. Cette division a suscité des débats sur les caractères de l'espèce désignée S. houghtonii et a mené plusieurs chercheurs à avancer que l'espèce pourrait être un hybride entre divers ancêtres potentiels (Morton, 1979; Edwards Wilson, 1999; Pringle, dans USFWS, 1997; Semple et coll., 1999).

Selon une récente étude génétique (Laureto et Barkman, 2011), S. houghtonii serait un hybride, et plusieurs ancêtres auraient contribué à son génomeNote de bas de page 13.  Les données relatives aux séquences d'ADN nucléaire montrent que S. riddellii (verge d'or de Riddell), S. ptarmicoides (verge d'or faux-ptarmica) et S. ohioensis (verge d'or d'Ohio) auraient probablement contribué au génome nucléaireNote de bas de page 14 de S. houghtonii. Les données d'analyse de l'ADN chloroplastiqueNote de bas de page 15 donnent à penser que S. gigantea (verge d'or géante) serait la source du génome maternel. En outre, ces données semblent indiquer que l'origine de S. houghtonii est unique et que l'espèce a connu une évolution complexe et réticuléeNote de bas de page16 comprenant différents types d'événements génétiques. Contrairement aux entités 1, 3 et 4, l'entité 2 (alvars de l'Ontario) ne présentait aucune séquence provenant de S. ptarmicoides.

Laureto et Barkman (2011) proposent quelques facteurs pouvant expliquer l'absence de séquences de S. ptarmicoides chez l'entité 2, notamment des problèmes associés à la PCRNote de bas de page 17 (Rauscher et coll., 2002), l'échantillonnage incomplet des clones et certains processus évolutifs, comme l'évolution concertéenNote de bas de page18. Les auteurs expliquent que, même s'ils ont soumis 22 clones à des analyses, il en faudrait probablement davantage (Small et coll., 2004) pour expliquer la différence. En outre, ils considèrent que les gènes de S. ptarmicoides ont pu subir une élimination ou un silençage au cours de l'évolution de l'espèce dans cette région géographique. Il serait aussi possible que S. ptarmicoides ne fasse pas partie de la généalogie de S. houghtonii dans cette région géographique, bien que la morphologie de l'espèce semble contredire cette hypothèse.

De plus, selon Laureto (2010), S. houghtonii est une espèce hexaploïdeNote de bas de page19 qui se reproduit par voie sexuée, de sorte qu'on peut s'attendre à ce qu'il existe trois génomes. Les génomes de S. ohioensis et de S. riddellii ont pu être isolés à partir des individus provenant des alvars de l'Ontario, mais le troisième génome parental demeure inconnu. Le clonage d'individus additionnels provenant de cette région géographiqu pourrait révéler la présence du génome de S. ptarmicoides, qui serait l'espèce ayant le plus probablement donné au S. houghtonii ses grosses fleurs ligulées.

Les individus purs de l'espèce S. houghtonii sont hexaploïdes (Semple et coll., 1981; Semple et coll., 1984), comme ceux de l'entité 1 (populations du détroit de Mackinac, au Michigan, et de l'île Cockburn, en Ontario). Les individus de l'entité 3 (située dans le centre du Michigan) sont octoploïdesNote de bas de page20, et des données génétiques montrent que cette entité a subi des événements évolutionnaires distincts; c'est pourquoi cette entité a été désignée comme étant une nouvelle espèce, S. vossii (Laureto et Pringle, 2010).

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3.2 Population et répartition

La verge d’or de Houghton est endémique des Grands Lacs; elle pousse uniquement sur les rives nord des lacs Michigan et Huron et de la baie Georgienne ou à proximité (Guire et Voss, 1963; Morton, 1979; USFWS, 1997; Semple et coll., 1999; COSEPAC, 2005; Jones, 2007; Jones, 2010; Jones, données inédites; NatureServe, 2013a). Dans l’aire de répartition nord-américaine de l’espèce (voir la figure de l’aire de répartition mondiale de l’espèce dans COSEPAC, 2005), un grand groupe de populations se trouve au Michigan, dans le détroit de Mackinac et sur les îles Beaver et Drummond. La population de l’île Cockburn, en Ontario, fait probablement partie de ce groupe. On trouve un autre groupe de populations à l’extrémité est de la région de l’île Manitoulin. En outre, il existe des populations isolées sur la péninsule Bruce et dans l’ouest de l’État de New York.

Il existe 33 occurrencesNote de bas de page 21 de verges d'or de Houghton au Canada (Morton et Venn, 2000; Brownell et Riley, 2000; Jalava, 2008; Jones, 2004; Jones, 2005; Jones, 2007; Jones, 2010; Jones, données inédites; W. D. Bakowsky, comm. pers., 2014). Elles sont toutes situées en Ontario (figure 1). Les tendances en matière d'abondance des populations ne sont pas connues car, pour la plupart des sites, une seule observation a été effectuée ou aucune donnée sur l'abondance n'a été recueillie. Des recommandations relatives aux études sur les tendances démographiques et la dynamique des populations et aux relevés visant à cartographier toutes les populations existantes qui devraient être réalisés figurent à la section 6.3 du présent document. Plusieurs populations et des milliers d'individus sont présents sur des terres appartenant à deux communautés autochtones de la région de Manitoulin, soit celles de la réserve indienne non cédée de Wikwemikong et de la Première nation de Whitefish River. Environ le tiers des populations sont situées sur des terres appartenant à des entreprises.

Figure 1: Aire de répartition de la verge d'or de Houghton au Canada. (carte tirée de l'ébauche inédite du Programme de rétablissement de la verge d'or de Houghton en Ontario et utilisée avec la permission du ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l'Ontario).

La description longue de la figure 1 fournissait ci-dessous

Description longue pour la figure 1

La figure 1 illustre l'aire de répartition de la verge d'or de Houghton : les régions côtières de l'île Cockburn, de l'île Manitoulin et de la péninsule Bruce.

 3.3. Besoins de la verge d'or de Houghton

Biologie

La verge d'or de Houghton est une plante herbacée vivacesNote de bas de page 22 à rhizomeNote de bas de page23. Chaque plant peut produire de 2 à 12 rametsNote de bas de page 24, qui peuvent se détacher du plant et s'établir individuellement. Avant leur première floraison, les jeunes plants peuvent passer de 1 à 6 années sous forme de rosette basilaire de feuilles; les individus ayant fleuri peuvent vivre plusieurs années après avoir produit des fruits (Semple et Ringius, 1992; USFWS, 1997). L'âge maximal pouvant être atteint par la verge d'or de Houghton est inconnu, mais on croit qu'il pourrait être de 10 ans ou plus (J. Jones, comm. pers., 2014). Les plants ne fleurissent normalement pas deux années de suite (Jolls et Tolley, en préparation). La floraison survient tard dans la saison, parfois même à la fin de septembre (J. Jones, comm. pers., 2014). Chaque fleur du disque central, si elle a été pollinisée convenablement, produit un seul fruit ressemblant à une graine. Ce fruit porte à son sommet un faisceau de poils (pappus) grâce auquel il peut être dispersé par le vent (Semple et coll., 1999).

Selon Penskar (1997), on n’aurait pas identifié d’insectes pollinisateurs spécifiques pour S. houghtonii. Jolls (1994) a identifié certains arthropodes associés à l’espèce, qui appartenaient à plusieurs familles des ordres des coléoptères (Phalacridae), des diptères (Bombyliidae, Syrphidae), des hémiptères (Nabidae), des hyménoptères (Formicadae, Halictidae), des lépidoptères (Coliophoridae) et des orthoptères (Cercophidae). 

Toutefois, la reproduction de l'espèce par voie sexuée est rare et probablement limitée par le transfert du pollen. Les auteurs ont observé que l'autopollinisation est largement infructueuse et que la pollinisation libreNote de bas de page25 donne généralement lieu à un faible taux de mise à fruit (17 %). Des expériences en phytotron ont révélé que les graines de verge d'or de Houghton avaient un faible pouvoir germinatif (56 %), sur lequel le type de substrat et le taux d'humidité ne semblaient pas avoir d'effet (Jolls et Tolley, en préparation). Les graines ont besoin de lumière et d'avoir été exposées au froid pour germer, et le pouvoir germinatif diminue considérablement en quelques mois.

La verge d’or de Houghton a des inflorescences très voyantes et fleurit très tard dans la saison, ce qui donne à penser qu’elle pourrait jouer un certain rôle écologique pour les populations d’insectes en fin de saison; toutefois, cette floraison tardive pourrait faire en sorte que, certaines années, les gels précoces empêchent la pollinisation (J. Jones, comm. pers., 2014)

La verge d’or de Houghton peut se reproduire par voie végétative grâce à ses rhizomes souterrains. Elle peut apparemment survivre à la transplantation, chaque ramet pouvant s’établir séparément, comme en témoigne une population créée par transplantation à l’intérieur des terres, au Michigan (Penskar, 1997; USFWS, 1997).

Certaines des caractéristiques de la reproduction décrites ci-haut, notamment le faible pouvoir germinatif des graines, le faible transfert de pollen et le faible taux de mise à fruit, pourraient constituer des facteurs limitatifs naturels pour la verge d’or de Houghton. On ignore encore beaucoup de choses sur la biologie reproductive de l’espèce, notamment au sujet de la pollinisation, de la dispersion et de la viabilité des graines et des conditions nécessaires à leur germination. Les études recommandées pour combler ces lacunes dans les connaissances sont présentées dans la section 6.3.

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Habitat

Au Canada, sauf sur l'île Cockburn (voir plus loin), la verge d'or de Houghton occupe des milieux ouverts presque dépourvus d'arbres, sur du calcaire de l'OrdovicienNote de bas de page26 ou de la dolomie du SilurienNote de bas de page27 dans des alvars ou sur des rivages au substrat rocheux, le long du lac Huron ou de la baie Georgienne (Reschke et coll., 1999; Brownell et Riley, 2000; Jones, 2004; Jones, 2005; Jones, 2007; Jones, 2010; Jones, données inédites transmises au Centre d'information sur le patrimoine naturel (CIPN); Jalava, 2008; Reznicek et coll., 2011). Les communautés végétales de la classification écologique des terres (Lee et coll. 1998) qui forment l'habitat de l'espèce dans ces types de sites : plage dégagée à potentille frutescente sur substrat rocheux carbonaté (BBO2-1); pré d'alvar ouvert à barbon à balais sur substrat sec et frais (ALO1-3); pré d'alvar ouvert à deschampsie cespiteuse sur substrat sec et frais (ALO1-5); alvar à arbustes nains, à genévrier horizontal et à potentille frutescente (ALS1-2); alvar à boisé de pin gris, de thuya occidental et d'épinette blanche (ALT1-4) à faible couverture arborée (Bakowsky, 1996; Reschke et coll., 1999; Brownell et Riley, 2000; Jones, données inédites).

Ces communautés peuvent être dominées par la potentille frutescente (Dasiphora fruticosa), le sporobole à glumes inégales (Sporobolus heterolepis), le barbon à balais (Schizachyrium scoparium), la deschampsie cespiteuse (Deschampsia cespitosa) ou le genévrier horizontal (Juniperus horizontalis) (Reschke et coll., 1999; Brownell et Riley, 2000; Jones, 2004; Jones, 2005; Jones, 2010; Jones, données inédites). Dans la communauté ALT1-4, la végétation basse peut être dominée par l’une ou l’autre de ces cinq espèces.

Dans l’île Cockburn, la verge d’or de Houghton pousse dans des dunes basses dominées par le barbon à balais et le grand calamovilfa (Calamovilfa longifolia var. magna). Cette communauté végétale peut être classée dans la catégorie « dune dégagée à agropyre, à barbon à balai et à grand calamovilfa (SDO1-2). Dans les alvars et les dunes, la verge d’or de Houghton est fréquemment associée à la verge d’or d’Ohio, à la verge d’or faux-ptarmica (Solidago ptarmicoides), à la lobélie de Kalm (Lobelia kalmii), au marisque inerme (Cladium mariscoides) et à la tofieldie glutineuse (Triantha glutinosa), en plus des espèces dominantes déjà énumérées (Penskar et coll., 2000; J. Jones, données inédites).

En outre, la verge d’or de Houghton est capable de survivre à des perturbations modérées et est même abondante dans certains anciens alvars qui ont été dégradés et envahis par les mauvaises herbes, comme les alvars utilisés pour le pâturage du bétail et les alvars qui longent des fossés routiers ou des corridors des services publics (J. Jones, comm. pers., 2014; J. Jones, données inédites). Les communautés végétales de ces régions peuvent être classées dans les catégories « pré de culture sur substrat rocheux (CUM2) » ou « alvar de culture à taillis de genévrier commun (CUT2-1) ».

La verge d’or de Houghton a besoin d’un microhabitat humide à l’intérieur de ces types de végétation. Elle a tendance à pousser dans les zones humides des alvars et des rivages rocheux, en bordure de zones marécageuses et dans les endroits où l’eau s’accumule pendant un certain temps avant de s’évaporer. Souvent, l’accumulation d’eau dans ces endroits s’explique par la présence de dépressions peu profondes dans le substrat ou par l’absence dans la roche de fissures ou de fractures permettant le drainage. Dans les milieux sableux, la verge d’or de Houghton se rencontre le plus souvent dans les endroits plats et humides, entre les cordons de dunes basses et en bordure des zones marécageuses (Jones, 2004; Jones, 2005; Jones, 2007; Jones, 2010; Jones, données inédites).

Les alvars, comme tous les autres types de milieux ouverts, notamment les prairies et les savanes à chêne, étaient maintenus ouverts par des incendies périodiques (Tester, 1989; Riley, 2013). Par conséquent, on a beaucoup débattu du rôle des incendies pour le maintien des alvars (Catling et Brownell, 1998; Reschke et coll., 1999; Brownell et Riley, 2000; Catling et coll., 2001; Catling, 2009). Selon certains chercheurs, les incendies sont nuisibles pour les alvars (Gilman, 1995; Gilman, 1997), alors que selon d’autres, ils sont bénéfiques, voire essentiels, pour ce type de milieu (Catling et Brownell, 1998; Catling et coll., 2001; Catling, 2009). Des signes d’incendie ont été observés dans certains types d’alvars, alors qu’aucun signe d’incendie n’a pu être observé dans d’autres types, ce qui donne à penser que le rôle des incendies pourrait varier selon le type d’alvar (Jones et Reschke, 2005).

Dans la plupart des alvars où pousse la verge d’or de Houghton, on n’a pas observé de signe d’incendie ayant eu lieu dans le passé (Jones, données inédites transmises au CIPN). Il est possible que ces alvars ouverts n’aient pas été créés par des incendies et soient plutôt le résultat d’une croissance extrêmement lente et clairsemée de la végétation depuis l’époque postglaciaire (Jones et Reschke, 2005). Il est aussi possible que d’autres processus écologiques, comme le cycle sécheresses-inondations et la création de sols minces, inhibent la croissance des végétaux ligneux dans ces alvars et y maintiennent des conditions ouvertes même en l’absence d’incendies (Rosén, 1995; Reschke et coll., 1999).

Par contre, quelques alvars où pousse la verge d’or de Houghton présentent des signes d’incendies passés (Jones, données inédites transmises au CIPN). Toutefois, dans la plupart des cas, on n’y trouve aucun indice d’incendies survenus au cours des 130 dernières années (Jones, données inédites); il est donc possible qu’ils aient été créés par un seul incendie ou que les intervalles entre les incendies y soient très longs. Selon Jones (2000), dans un des cantons de l’île Manitoulin, des savanes à chêne ont été créées par un seul incendie catastrophique, mais n’ont subi aucun autre incendie par la suite et se sont finalement transformées en boisés. Dans l’ensemble, la végétation de savane à chêne est demeurée présente (c.-à-d. qu’elle a été recréée périodiquement) dans le paysage de l’île Manitoulin, mais les parcelles ou leur emplacement ont pu changer au fil du temps. Les alvars connaissent peut-être un développement semblable à celui des savanes à chêne, mais leur croissance est beaucoup plus lente. On ignore encore si la réalisation de brûlages dirigés dans les alvars serait bénéfique ou dommageable pour la verge d’or de Houghton.

La verge d’or de Houghton se rencontre parfois dans les mêmes alvars que la gérardie de Gattinger (Agalinis gattingeri, désignée « espèce en voie de disparition » au Canada) et le chardon de Hill (Cirsium hillii, désigné « espèce menacée » au Canada) et dans les mêmes milieux dunaires que le chardon de Pitcher (Cirsium pitcheri, désigné « espèce préoccupante » au Canada). Toutefois, on ne trouve aucune de ces espèces en association dans le même microhabitat (Jones, données inédites transmises au CIPN). Selon Catling (1995), la verge d’or de Houghton est fortement (de 85 % à 100 %) confinée aux alvars, mais cette étude ne portait que sur des populations canadiennes. Dans l’aire de répartition actuellement considérée comme occupée par S. houghtonii (voir la partie « Génétique » dans la section 3.1), bien des populations se trouvent en milieu sableux (Penskar et coll., 2000; Reznicek et coll., 2011; NatureServe, 2013a).

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4. Menaces

Parmi les menaces potentielles pesant sur la verge d’or de Houghton, on compte l’utilisation intensive de l’habitat à des fins récréatives, le manque de sensibilisation du public, l’utilisation de véhicules hors route, l’utilisation d’herbicide, l’aménagement et la construction, l’exploitation forestière et les activités industrielles, l’exploitation de carrières et l’extraction de granulats, le pâturage et le broutage ainsi que l’invasion par des espèces exotiques. En outre, les événements climatiques ou météorologiques extrêmes, comme les sécheresses, peuvent entraîner la disparition d’une espèce ou d’un milieu naturel vulnérables. Plusieurs de ces menaces concernent les alvars, milieux dont dépend la verge d’or de Houghton. Selon Catling (2013), il est peu probable que des alvars puissent être créés artificiellement ou restaurés après qu’ils ont été détruits. Ainsi, il est important que les alvars existants ne subissent aucune destruction ou dégradation. Les menaces pesant sur la verge d’or de Houghton sont présentées dans le tableau 2.

4.1  Évaluation des menaces

Tableau 2. Tableau d'évaluation des menaces
MenaceDescription de la menaceNiveau de préoccupa-tion Note de bas de page aÉtendueOccurrenceFréquenceGravité Note de bas de pagebCertitude causale Note de bas de pagec
Perturbation ou dommageUtilisation intensive à des fins récréativesÉlevéLocaliséeCouranteContinueModéréeÉlevée
Perturbation ou dommageUtilisation de véhicules hors routeÉlevéGénéraliséeCouranteContinueModéréeÉlevée
Perte ou dégradation de l'habitatAménagement et constructionÉlevéGénéraliséeCouranteContinueÉlevéeÉlevée
Perte ou dégradation de l'habitatExploitation forestière et activités industriellesÉlevéPlusieurs emplacementsCouranteContinueÉlevéeÉlevée
Perte ou dégradation de l'habitatExploitation de carrières et extraction de granulatsMoyenLocaliséeCouranteContinueModéréeÉlevée
Perte ou dégradation de l'habitatPâturage et broutageMoyenLocaliséeCouranteSaisonnièreModéréeÉlevée
PollutionUtilisation d'herbicideInconnuLocaliséePotentiellePériodiqueInconnueInconnue
Espèce ou génome exotique, envahissant ou introduitInvasion par des espèces exotiquesMoyenGénéraliséeCouranteContinueÉlevéeÉlevée
Climat et catastrophes naturellesChangements climatiquesFaibleGénéraliséeCouranteInconnueInconnueInconnue

Notes relatives aux tableaux 2

Note a

Niveau de préoccupation : signifie que la gestion de la menace représente une préoccupation (élevée, moyenne ou faible) pour la conservation de l'espèce, conforme aux objectifs de gestion. Ce critère tient compte de l'évaluation de toute l'information figurant dans le tableau.

Retour à la référence de la note a

Note b

Gravité : indique l'effet à l'échelle de la population (Élevée : très grand effet sur l'ensemble de la population, modérée, faible, inconnue).

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Note c

Certitude causale : indique le degré de preuve connu de la menace (Élevée : la preuve disponible établit un lien fort entre la menace et les pressions sur la viabilité de la population; Moyenne : il existe une corrélation entre la menace et la viabilité de la population, p. ex. une opinion d'expert; Faible : la menace est présumée ou plausible; Inconnue).

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4.2 Description des menaces

Perturbation ou dommage

Utilisation intensive à des fins récréatives

La verge d’or de Houghton se rencontre dans les alvars et les milieux humides interdunaires. Ces milieux sont fréquemment utilisés pour des activités récréatives, comme le camping non surveillé (installation de tentes et aménagement de latrines et feux de camp dans les alvars), et sont sujets à la circulation d’un nombre élevé de randonneurs (associée au piétinement de la végétation et possiblement au dépôt d’ordures; COSEPAC, 2005). Le manque de sensibilisation du public concernant l’importance des habitats d’alvars occasionne d’autres menaces et peut accélérer la dégradation de ces milieux. Les alvars, peut-être parce qu’ils ont une végétation clairsemée et sont dépourvus d’arbres, sont souvent vus comme des terres sans valeur pouvant être utilisées sans discernement puisqu’il « n’y a rien à cet endroit ». Comme ils sont jugés sans valeur, les alvars sont souvent utilisés pour plusieurs des activités énumérées ci-dessous, qui sont considérées comme étant des menaces (Jones et Jalava, 2006)

Utilisation de véhicules hors route

L'utilisation de véhicules tout-terrain (VTT) et d'autres véhicules hors route constitue une menace pour la verge d'or de Houghton et son habitat. En effet, elle peut perturber ou détruire la végétation, déplacer la mince couche de sol et introduire des mauvaises herbes et des espèces végétales envahissantes. Les ornières créées par les véhicules dans le sol ou le sable humides ont tendance à canaliser l'eau et peuvent modifier le régime hydrique et le drainage (Reschke et coll., 1999).

Perte ou dégradation de l'habitat

Aménagement et construction

La plupart des sites occupés par la verge d'or de Houghton se trouvent très près des littoraux du lac Huron et de la baie Georgienne, qui sont des secteurs en demande pour la construction de résidences ou de chalets. En outre, les activités industrielles et commerciales menacent actuellement l'habitat de l'espèce dans une région de l'île Manitoulin (COSEPAC, 2005). La construction de bâtiments, de cours, de stationnements et de routes dans les alvars et les dunes pourrait éliminer complètement l'habitat convenable de l'espèce. L'aménagement pourrait avoir des effets négatifs sur l'espèce, notamment en raison du débroussaillage, du dynamitage du substrat rocheux pour le nivellement des fondations ou l'ancrage de structures, le remblayage – susceptible d'introduire des espèces végétales envahissantes et recouvrir le substrat convenable à l'espèce –, le déplacement de la mince couche de sol et le compactage de la végétation par la machinerie lourde (COSEPAC, 2005; Jones et Jalava, 2006).  

Kraus et coll. (2009) ont étudié la biodiversité et la conservation des îles du lac Huron (y compris les îles Manitoulin et Cockburn). Ils ont déterminé que l'aménagement incompatible y constituait une des principales menaces, car il entraîne la destruction et la fragmentation de l'habitat ainsi qu'une dégradation des processus naturels des eaux, incluant les eaux sublittorales. Selon ces auteurs, les habitats situés sur les îles Les Cheneaux (situées aux États-Unis), dans sud-est de la baie Georgienne et le long de la péninsule Bruce et de l'île Manitoulin sont particulièrement vulnérables à cette menace.

Exploitation forestière et activités industrielles

Les alvars sont fréquemment utilisés comme aires d'entreposage temporaire des exploitations forestières menées dans les forêts adjacentes ainsi que pour l'entreposage des matériaux et de la machinerie utilisés à des fins industrielles. Le déplacement des grumes et des matériaux ainsi que la circulation de la machinerie lourde dans les alvars provoquent la compression des végétaux, la perturbation de la mince couche de sol et l'introduction d'espèces exotiques qui dégradent l'habitat. Ces activités ont des répercussions sur les alvars ainsi que sur les végétaux proprement dits (Jones et Jalava, 2006).

Exploitation de carrières et extraction de granulats

Les alvars sont souvent recherchés pour l'exploitation de carrières, car la roche calcaire se trouve près de la surface, et peu de déboisement et de déblaiement sont nécessaires (Reschke et coll., 1999). Généralement, l'exploitation d'une carrière entraîne la destruction de l'alvar. Dans la région de l'île Manitoulin, plusieurs populations de verge d'or de Houghton se trouvent dans une région pour laquelle des permis d'extraction de granulats ont été accordés. Les titulaires de ces permis délivrés en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l'Ontario doivent toutefois se conformer à certaines conditions : ils doivent, avant toute expansion, mener des relevés pour déterminer si l'espèce est présente et, le cas échéant, mettre en œuvre des mesures d'atténuation appropriées (Steedman. R., comm. pers., 2014). Dans cette région, une vaste superficie de l'habitat de l'espèce a été gravement dégradée par des activités d'extraction menées entre 1996 et 2007, et on ignore si les populations qui s'y trouvaient existent encore.

Pâturage et broutage

Le pâturage du bétail dégrade l'habitat, réduit les populations d'espèces végétales et propage des espèces végétales exotiques et nuisibles (Reschke et coll. 1999). Dans le passé, plusieurs alvars occupés par la verge d'or de Houghton étaient utilisés pour le pâturage, et la présence d'espèces végétales nuisibles (notamment la fléole des prés et le mélilot blanc) et de grandes graminées d'Eurasie (roseau commun - Phragmites australis ssp. australis) témoigne de la dégradation de l'habitat. En 2013, un seul des sites occupés par la verge d'or de Houghton qui ont été visités était utilisé pour le pâturage (J. Jones, obs. pers.), mais cette activité demeure une menace potentielle dans quelques endroits. En outre, on trouve une abondance exceptionnelle de cerfs de Virginie (Odocoileus virginianus) dans certaines régions où pousse la verge d'or de Houghton. Des études ont montré que le broutage exercé par les cerfs a une incidence sur la composition de plusieurs communautés végétales dans le centre-nord et le nord-est des États-Unis (Russel et coll., 2001). En outre, selon des recherches sur l'effet du broutage par les cerfs sur les alvars (Reschke et coll., 1999, Jones, données inédites), les cerfs consomment fréquemment les tiges florifères d'autres espèces de verges d'or. La réduction intentionnelle des populations de prédateurs des cerfs et I'absence de mesures appropriées de gestion des populations de cerfs font en sorte que le broutage par ces animaux menace la verge d'or de Houghton.

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Pollution

Utilisation d'herbicide

L'utilisation d'herbicide constitue une menace potentielle dans les alvars et les milieux occupés par la verge d'or de Houghton le long des routes et des abords des routes, des fossés, des lignes électriques ou des corridors des services publics. Les municipalités ou les entreprises responsables de ces voies épandent parfois de l'herbicide pour réduire la végétation et ne sont pas toujours informées de la présence de la verge d'or de Houghton, ce peut représenter une menace pour l'espèce (J. Jones, comm. pers., 2014).

Espèce ou génome exotique, envahissant ou introduit

Invasion par des espèces exotiques

La présence d'espèces exotiques dans les alvars et les dunes est généralement associée à des perturbations passées qui sont responsables de l'introduction de graines ou d'autres propagulesNote de bas de page 28. Les espèces exotiques, particulièrement les graminées, poussent rapidement et empiètent sur l'habitat nécessaire à la verge d'or de Houghton.Quatorze des espèces exotiques les plus couramment rencontrées dans les alvars (Reschke et coll.,1999) sont énumérées dans le tableau 3, selon un ordre décroissant de fréquence.

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Tableau 3. Espèces exotiques les plus fréquemment présentes dans les alvars (Reschke et coll.,1999)
Nom françaisNom scientifique
Pâturin compriméPoa compressa
Millepertuis communHypericum perforatum
Potentille dresséePotentilla recta
Grande molèneVerbascum thapsus
Fléole des présPhleum pratense
Marguerite blancheChrysanthemum leucanthemum
Épervière des FlorentinsHieracium piloselloides
Patience crépueRumex crispus
ÉpervièresHieracium sp.
Carotte sauvageDaucus carota
Vipérine communeEchium vulgare
Mélilot blancMelilotus albus
Pâturin des présPoa pratensis
Nerprun cathartiqueRhamnus cathartica

Le tableau 3 fait état des espèces exotiques qui ont fréquemment été relevées dans les alvars en 1995-1996. Si la même étude était réalisée aujourd’hui, les espèces et leur fréquence relative pourraient être différentes. Par exemple, on sait que le roseau commun (Phragmites australis spp. australis), l’orpin âcre (Sedum acre) et le mélilot blanc (Melilotus alba) sont maintenant présents dans les alvars occupés par la verge d’or de Houghton (Jones et Jalava, 2006; Kraus et coll., 2009).

Selon Kraus et coll. (2009), la propagation des espèces envahissantes est l’une des principales menaces dans les îles du lac Huron, particulièrement dans la baie de Saginaw, aux États-Unis, où les îles qui sont propriétés de l’État sont envahies par des espèces végétales et animales non indigènes, notamment le roseau commun (Phragmites australis spp. australis), la moule zébrée (Dreissena polymorpha) et la carpe commune (Cyprinus carpio).

Climat et catastrophes naturelles

Changements climatiques

Les changements dans les températures et le régime des précipitations pourraient avoir des répercussions sur les alvars et les espèces occupant ces habitats. Les espèces des alvars sont soumises à des inondations saisonnières au moment de la fonte des neiges et à des épisodes de sécheresse et de chaleur extrême durant l’été (COSEPAC, 2005; Jones et Jalava, 2006). Les changements climatiques pourraient entraîner une modification de la fréquence ou de l’intensité de ces événements, et on ignore quels effets ces changements pourraient avoir sur la verge d’or de Houghton et les autres espèces des alvars.

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5. Objectifs de gestion

L'objectif de gestion de la verge d'or de Houghton est de maintenir la répartition et l'abondance de toutes les populations canadiennes à leurs niveaux actuels par le maintien de l'habitat et la réduction des menaces.

6. Stratégies générales et mesures de conservation

6.1. Mesures déjà achevées ou en cours

Dans le cadre de l’International Alvar Conservation Initiative (IACI), des relevés et des recherches visant les alvars ont été menés de 1995 à 1999 dans l’ensemble du bassin des Grands Lacs (Reschke et coll., 1999). Des données ont ainsi été recueillies sur l’emplacement et les caractéristiques des alvars, les types de communautés végétales qui les occupent et la dynamique écologique de ces habitats. Des relevés visant la verge d’or de Houghton ont été menés dans plusieurs sites dans le cadre de l’IACI. En outre, des activités de sensibilisation à l’intention des propriétaires fonciers, de l’industrie des granulats et du grand public ont été menées en vue de les renseigner sur l’importance des alvars, par l’entremise d’articles publiés dans des revues et d’autres médias.

Des renseignements concernant les alvars de l’Ontario ont été compilés dans le cadre de l’Ontario Alvar Theme Study (Brownell et Riley, 2000); les alvars ont été classés selon leur importance relative (présence d’espèces en péril, par exemple), et il a été recommandé que certains alvars deviennent des zones d’intérêt naturel et scientifique (ZINS). On trouve la verge d’or de Houghton dans plusieurs alvars importants.

Des travaux de terrain visant la verge d’or de Houghton et son habitat ont été menés dans plusieurs emplacements, dans le cadre de divers projets (Jones, 2004; Jones, 2005; Jalava, 2008).

Depuis 2007, la réserve indienne non cédée de Wikwemikong et les Chefs et conseils unis de Mnidoo MnisingNote de bas de page29 ont mené des travaux de terrain visant la verge d'or de Houghton et ont recueilli des données sur l'emplacement des occurrences de l'espèce. Ces communautés des Premières Nations travaillent à la protection et à la gestion de l'habitat de la verge d'or de Houghton (T. Flamand, comm. pers., 2014; G. Migwans, comm. pers., 2014). Ces deux organismes poursuivent leurs activités de sensibilisation sur les espèces en péril, incluant la verge d'or de Houghton. La réserve indienne non cédée de Wikwemikong a élaboré des livrets éducatifs sur les espèces en péril, notamment la verge d'or de Houghton (Wikwemikong Department of Lands and Natural Resources, 2012). En outre, ces deux organisations ont fait des présentations sur les espèces en péril pour divers publics, notamment des groupes d'aînés, des groupes scolaires, des étudiants de collèges communautaires, le public de conférences sur la langue Anishinaabe et des clubs locaux de naturalistes (T. Flamand, comm. pers., 2014; Madahbee et coll., 2010).

En Ontario, l’île Strawberry, où se trouvent trois populations de verges d’or de Houghton, est devenue un parc provincial (réserve naturelle) en 2014; elle est donc protégée.

La réserve indienne non cédée de Wikwemikong élabore actuellement un plan d’utilisation des terres destiné à guider l’aménagement futur de son territoire. Les alvars et les autres habitats où on trouve des espèces en péril, dont la verge d’or de Houghton, ont été désignés « secteurs préoccupants » et seront protégés dans une certaine mesure au moment de la planification (J. Manitowabi, comm. pers., 2014a,b). En outre, depuis les cinq dernières années, la communauté cartographie les occurrences de verges d’or de Houghton et évalue l’habitat convenable possible de l’espèce. Elle a aussi mis en œuvre un protocole interne visant à ce que l’habitat potentiel et confirmé des espèces en péril soit pris en compte dans le cadre des processus d’évaluation et d’approbation des nouveaux projets d’aménagement (J. Manitowabi, comm. pers., 2014a).

Dans la région de l’île Manitoulin, un nouveau plan officiel destiné à guider l’utilisation et l’aménagement des terres est en cours d’approbation en 2014-2015. Ce nouveau plan officiel interdit toute modification des habitats d’alvars à moins qu’une étude environnementale ne prouve que le projet proposé n’aura aucune répercussion sur cet habitat (Manitoulin Planning Board, 2013). Les municipalités de la région doivent encore adopter des règlements leur permettant d’appliquer le nouveau plan, mais ces règlements devraient être adoptés au cours des deux prochaines années.

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6.2. Stratégies générales

Les stratégies générales requises pour atteindre l'objectif de gestion sont les suivantes :

  • Suivi de l'espèce, évaluation des menaces qui pèsent sur elle, et atténuation et réduction de ces menaces.
  • Utilisation des politiques de protection de la verge d'or de Houghton.
  • Mesures de communication, de promotion de l'intendance et d'éducation visant une sensibilisation accrue à l'égard de la verge d'or de Houghton et de son habitat.
  • Recherche permettant d'orienter les approches de suivi et de gestion visant à favoriser la protection de la verge d'or de Houghton et de son habitat.

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6.3. Mesures de conservation

Tableau 4. Mesures de conservation et calendrier de mise en œuvre
Stratégies généralesMesure de conservationPrioritéNote de bas de page30Menaces ou préoccupations abordéesÉchéancier
Suivi de l'espèce, évaluation des menaces qui pèsent sur elle, et atténuation et réduction de ces menaces.Effectuer des suivis pour évaluer l’abondance des populations et suivre les menaces; réaliser un relevé pour cartographier toutes les populations existantes.ÉlevéeRepérage des populations; situation actuelle des populations et des menaces actives; état de l'habitat; effet des mesures de gestion sur les individus et les populations de l'espèce.2015 - 2020
Suivi de l'espèce, évaluation des menaces qui pèsent sur elle, et atténuation et réduction de ces menaces.Favoriser l'établissement des liaisons nécessaires à la mise en œuvre des mesures de gestion élaborées par la réserve indienne non cédée de Wikwemikong et les Chefs et conseils unis de Mnidoo Mnising.ÉlevéeAménagement et construction
Exploitation forestière et activités industrielles
Utilisation de véhicules hors route
Invasion par des espèces exotiques
Manque de sensibilisation du public
2015 - 2025
Suivi de l'espèce, évaluation des menaces qui pèsent sur elle, et atténuation et réduction de ces menaces.Favoriser l'élaboration d'un protocole de suivi uniforme pour l'ensemble de l'aire de répartition de l'espèce, pour s'assurer que les données recueillies sont compatibles.ÉlevéeUne menace ou toutes2015-2017
Suivi de l'espèce, évaluation des menaces qui pèsent sur elle, et atténuation et réduction de ces menaces.Favoriser l'établissement des liaisons nécessaires pour soutenir les entreprises et les particuliers propriétaires de terrains dans la mise en œuvre des mesures de gestion.ÉlevéeUne menace ou toutes2015 - 2025
Suivi de l'espèce, évaluation des menaces qui pèsent sur elle, et atténuation et réduction de ces menaces.Favoriser l'adoption d'un zonage et de mesures de protection adéquats dans les parcs et les aires protégées.MoyenneInvasion par des espèces exotiques
Utilisation de véhicules hors route
Manque de sensibilisation du public
Pâturage et broutage
2015 - 2025
Suivi de l'espèce, évaluation des menaces qui pèsent sur elle, et atténuation et réduction de ces menaces.Favoriser l'adoption de mesures de rétablissement appropriées pour chaque site (maintien de la population, augmentation de l'abondance, gestion appropriée de l'habitat) au moyen d'outils tels que les plans de gestion.MoyenneUne menace ou toutes2015-2025
Utilisation des politiques de protection de la verge d'or de Houghton.Inciter les municipalités à tenir compte des alvars et les espèces en péril dans leurs plans officiels et leurs règlements.ÉlevéeAménagement et construction
Exploitation de carrières et extraction de granulats
Exploitation forestière et activités industrielles
Manque de sensibilisation du public
2019 - 2025
Utilisation des politiques de protection de la verge d'or de Houghton.Favoriser la reconnaissance des alvars comme zones d'intérêt naturel et scientifique (ZINS) dans le plan officiel du district de Manitoulin.ÉlevéeAménagement et construction
Exploitation de carrières et extraction de granulats
Exploitation forestière et activités industrielles
Manque de sensibilisation du public
2019 - 2025
Utilisation des politiques de protection de la verge d'or de Houghton..Favoriser l'établissement des liaisons nécessaires pour soutenir les Premières Nations dans l'élaboration de politiques communautaires visant à protéger les alvars et la verge d'or de Houghton.MoyenAménagement et construction
Exploitation de carrières et extraction de granulats
Exploitation forestière et activités industrielles
Manque de sensibilisation du public
2015 - 2025
Mesures de communication et d'éducation visant une sensibilisation accrue à l'égard de la verge d'or de Houghton et de son habitat.Mener des activités de communication relatives à la verge d'or de Houghton et aux habitats d'alvars où elle vit (y compris des ressources d'identification conviviales) auprès des entreprises propriétaires de terres et des extracteurs de granulats.ÉlevéeExploitation de carrières et extraction de granulats
Exploitation forestière et activités industrielles
Pâturage(animaux d'élevage) Invasion par des espèces exotiques
Aménagement et construction Manque de sensibilisation du public
Utilisation d'herbicide e
2015 - 2025
Mesures de communication et d'éducation visant une sensibilisation accrue à l'égard de la verge d'or de Houghton et de son habitat.Mener des activités de communication relatives à la verge d'or de Houghton et aux habitats d'alvars où elle vit (y compris des ressources d'identification conviviales) auprès des propriétaires de terres privées, des municipalités et des agents chargés de l'application de la loi.MoyenUne menace ou toutes2015 - 2025
Mesures de communication et d'éducation visant une sensibilisation accrue à l'égard de la verge d'or de Houghton et de son habitat.Appuyer la mise à jour ou l'élaboration de documents de sensibilisation et d'éducation à l'intention des Premières Nations que l'espèce préoccupe, dans la mesure du possible et sur demande.FaibleUne menace ou toutes2015 - 2025
Recherches visant à ce que les mesures de protection visant la verge d'or de Houghton et son habitat soient adéquates.Favoriser la recherche sur la verge d'or de Houghton, notamment la taxonomie, la génétique et la biologie reproductive (pollinisation et dispersion, viabilité et conditions de germination des graines), de façon à ce que le plan de gestion réponde à tous les besoins biophysiques de l'espèce.ÉlevéeBesoins en matière d'habitat et dynamique de l'habitat; succès accru des mesures de gestion2015 - 2025
Recherches visant à ce que les mesures de protection visant la verge d'or de Houghton et son habitat soient adéquates.Appuyer la tenue d'études sur la détectabilité de l'espèce, la dynamique et la viabilité de la population et les tendances démographiques en Ontario.ÉlevéeUne menace ou toutes2015 - 2025
Recherches visant à ce que les mesures de protection visant la verge d'or de Houghton et son habitat soient adéquates.Étudier divers outils de gestion de l'habitat potentiels, comme les brûlages dirigés, l'installation d'exclos pour empêcher le broutage par les cerfs et l'élimination des espèces végétales nuisibles.MoyenBesoins en matière d'habitat et dynamique de l'habitat; succès accru des mesures de gestion2015 - 2025
Recherches visant à ce que les mesures de protection visant la verge d'or de Houghton et son habitat soient adéquates.Étudier le régime hydrique de l'habitat de la verge d'or de Houghton pour mieux comprendre les principales caractéristiques de l'habitat convenable de l'espèceMoyenBesoins en matière d'habitat et dynamique de l'habitat; succès accru des mesures de gestion2015 - 2025
Recherches visant à ce que les mesures de protection visant la verge d'or de Houghton et son habitat soient adéquates.Appuyer la tenue d'études sur les techniques de multiplication et de transplantation.MoyenPossibilité de rétablir la viabilité de la population2015 - 2025

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7. Mesure des progrès

La réussite de la mise en œuvre des mesures proposées dans le présent plan de gestion sera évaluée tous les cinq ans en fonction des indicateurs de rendement suivants :

  • Les populations connues de verge d'or de Houghton et l'habitat connu de l'espèce ont été conservés.

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8. Références

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  • Bakowsky, Wasyl D. 2014. Conversation téléphonique avec Judith Jones le 11 février 2014, Community Ecologist, Centre d'information sur le patrimoine naturel, ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l'Ontario, Peterborough (Ontario).
  • Brownell, V.R. and J.L. Riley 2000. The Alvars of Ontario: Significant Natural Areas in the Ontario Great Lakes Region. Federation of Ontario Naturalists, Don Mills, (Ontario). 269 p.
  • Catling, P. 1995. The extent of confinement of vascular plants to alvars in southern Ontario, Canadian Field Naturalist 109(2) 172-181.
  • Catling, P. 2009. Vascular plant diversity in burned and unburned alvar woodland: more evidence of the importance of disturbance to biodiversity and conservation. Canadian Field Naturalist123(3) 240-245.
  • Catling, P. M., et V.R. Brownell. 1998. Importance of fire in alvar ecosystems-evidence from the Burnt Lands, eastern Ontario, Canadian Field Naturalist 112(4):661-667.
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  • Catling, Paul M. 2013. Can we create alvars or fully restore those damaged? Canadian Field-Naturalist 127(1): 97–101.
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Annexe A: Eeffets sur l'environnement et sur les espèces non ciblées

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée pour tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP conformément à La directive du Cabinet de 1999 sur l'évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmesNote de bas de page31. L'objet de l'EES est d'incorporer les considérations environnementales à l'élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairées du point de vue de l'environnement et d'évaluer si la mise en œuvre d'un document de planification du rétablissement pourrait avoir une incidence sur un élément de l'environnement ou sur l'atteinte d'un objectif et/ou d'une cible de la Stratégie fédérale de développement durableNote de bas de page32 (SFDD).

La planification de la gestion vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que la mise en oeuvre de plans de gestion peut, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur des espèces ou des habitats non ciblés. Les résultats de l’EES sont directement inclus dans le plan de gestion lui-même, mais également résumés dans le présent énoncé, ci-dessous.

La principale approche de gestion visant la verge d’or de Houghton est axée sur le maintien de l’état et des processus écologiques naturels de l’habitat de l’espèce. Ainsi, le présent plan de gestion devrait entraîner très peu de modifications de l’environnement et, globalement, n’avoir aucune répercussion négative. Les approches secondaires de gestion font appel à des outils de communication et des outils législatifs qui n’ont pas d’incidence sur l’environnement.

Quelques activités potentielles visant à préserver l’habitat de la verge d’or de Houghton pourraient avoir de faibles répercussions sur des espèces plus communes. Par exemple, si l’élimination des espèces envahissantes était nécessaire, ces espèces non indigènes seraient touchées, mais cette mesure pourrait avoir des effets bénéfiques sur l’habitat et sur les espèces indigènes des alvars et des dunes. De petites quantités de substrat pourraient être déplacées par l’arrachage des plantes envahissantes, mais cette activité ne devrait pas avoir d’effet négatif. Le maintien des processus naturels pourrait entraîner la densification de la végétation sous l’effet de la succession végétale naturelle, ce qui serait dommageable pour les espèces des alvars et la verge d’or de Houghton. Toutefois, on espère que les processus naturels permettront le maintien de l’habitat convenable à la verge d’or de Houghton dans l’ensemble du paysage. En outre, on espère que les lacunes dans les connaissances relatives à la succession et à l’utilisation du brûlage dirigé dans les habitats d’alvars ainsi qu’à leurs impacts sur la verge d’or de Houghton seront comblées. On peut supposer qu’une étude sur le brûlage dirigé dans les alvars comprendrait une évaluation des impacts globaux, positifs et négatifs, de cette mesure sur cet habitat et sur les espèces qui y vivent. Le tableau 5 présente certaines espèces en péril qui pourraient être présentes dans l’habitat de la verge d’or de Houghton en Ontario.

Tableau 5. Exemples d'espèce en péril susceptibles de bénéficier des mesures de conservation visant la verge d'or de Houghton.
Nom françaisNom scientifique (latin)Statut selon la LEPProvince
Gérardie de GattingerAgalinis gattingeriEn voie de disparitionOntario
Hyménoxys herbacéTetraneuris herbaceaMenacéeOntario
Iris lacustreIris lacustris MenacéeOntario
Chardon de HillCirsium hilliiMenacéeOntario
Arnoglosse plantainArnoglossum plantagineumPréoccupanteOntario
Massasauga
(population des Grands Lacs et du Saint-Laurent)
Sistrurus catenatus catenatusMenacéeOntario
Couleuvre tachetéeThamnophis sauritusPréoccupanteOntario, Québec
Couleuvre mince
(population des Grands Lacs et du Saint-Laurent)
Thamnophis sauritusPréoccupanteOntario, Québec

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Note de bas de page s

Note de bas de page 1

Registre public des espèces en péril(http://sararegistry.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=24F7211B-1)

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Note de bas de page 2

Accord pour la protection des espèces en péril (1996)
(http://registrelep-sararegistry.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=6B319869-1

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Note de bas de page 3

Ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l'Ontario [MRNFO] (ancienne appellation : ministère des Richesses naturelles de l'Ontario [MRNO]).

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Note de bas de page 4

Cette famille comprend les asters, les marguerites, les verges d'or, les tournesols et beaucoup d'autres espèces. .

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Note de bas de page 5

Degré de capacité d'une graine de germer et de produire une pousse.

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Note de bas de page 6

Les alvars sont des écosystèmes ouverts où les arbres sont clairsemés ou absents, et où le sol est très mince et repose sur un substrat plat de calcaire ou de dolomie. La végétation des alvars peut être dominée par des graminées et des carex ou par des arbustes rampants bas. Il existe différents types d'alvars, comme il existe différents types de forêts (Jones et Jalava, 2006).

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Note de bas de page 7

G3/N3/S3 – Espèce vulnérable : Espèce modérément susceptible de disparaître du territoire en raison d'une aire de répartition plutôt limitée, d'un nombre relativement restreint de populations ou d'occurrences, de déclins récents et généralisés, de menaces ou d'autres facteurs.

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Note de bas de page 8

Espèce préoccupante : Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou une espèce en voie de disparition par l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces signalées à son égard.

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Note de bas de page 9

Espèce menacée : Espèce qui vit à l'état sauvage en Ontario et qui n'est pas en voie de disparition, mais qui le deviendra vraisemblablement si des mesures ne sont pas prises en vue de faire face à des facteurs menaçant de la faire disparaître de l'Ontario ou de la planète.

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Note de bas de page 10

N2/S2 – Espèce en péril : Espèce très susceptible de disparaître du territoire en raison d'une aire de répartition limitée, d'un nombre restreint de populations ou d'occurrences, de déclins marqués, de menaces graves ou d'autres facteurs.

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Note de bas de page 11

Espèce gravement en péril : Espèce extrêmement susceptible de disparaître du territoire en raison d'une aire de répartition très limitée, d'un nombre très restreint de populations ou d'occurrences, de déclins très marqués, de menaces graves ou d'autres facteurs.

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Note de bas de page 12

Inflorescence composée de capitules (très petits fleurons portés par un réceptacle ressemblant à un plateau) plutôt que de fleurs individuelles.

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Note de bas de page 13

Génome : Ensemble des gènes d'un organisme.

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Note de bas de page 14

Génome nucléaire : Matériel génétique contenu dans le noyau de la cellule.

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Note de bas de page 15

Chloroplaste : Organelle spécialisée qui renferme la chlorophylle (pigment vert des végétaux essentiel à leur survie).

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Note de bas de page 16

L'évolution réticulée se caractérise par des hybridations occasionnelles et la combinaison de deux espèces.

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Note de bas de page 17

La PCR (réaction en chaîne de la polymérase – Polymerase Chain Reaction) est une technique biochimique qui consiste à produire des milliards d'exemplaires d'une séquence d'ADN précise. Elle a de nombreuses applications, notamment la phylogénie fondée sur l'ADN (étude des relations évolutives au sein de groupes d'organismes; Metzker et coll., 2009).

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Note de bas de page 18

L'évolution concertée est un processus génétique par lequel des séquences répétitives d'ADN sont homogénéisées de sorte que, au sein d'une espèce, une séquence d'une famille multigénique donnée présente une homogénéité beaucoup plus élevée que la famille génique homologue de deux espèces différentes (Liao, 2008).

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Note de bas de page 19

Hexaploïde : Organisme qui possède six exemplaires de chaque chromosome dans son noyau.

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Note de bas de page 20

Octoploïde : Organisme qui possède huit exemplaires de chaque chromosome dans son noyau.

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Note de bas de page 21

Une occurrence est un regroupement de populations, de sous-populations ou de peuplements distants de moins de 1 km les uns des autres (NatureServe, 2013b).

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Note de bas de page 22

Plantes ayant un cycle vital de plus de 2 ans.

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Note de bas de page 23

Rhizome : tige souterraine qui ressemble à une racine et qui pousse habituellement à l'horizontale. En général, des racines poussent depuis la face inférieure du rhizome, et des pousses se forment progressivement sur sa face supérieure.

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Note de bas de page 24

Ramet : individu faisant partie d'un clone.

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Note de bas de page 25

Pollinisation libre : pollinisation par les insectes, les oiseaux, le vent ou d'autres mécanismes naturels.

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Note de bas de page 26

L'Ordovicien est la période géologique qui s'étend de -485 ± 1,9 à -443 ± 1,5 millions d'années.

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Note de bas de page 27

Le Silurien est la période géologique qui s'étent de la fin de l'Ordovicien (environ -443 ± 1,5 millions d'années) au début du Dévonien (environ -419 ± 3 millions d'années).

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Note de bas de page 28

Propagule : structure de dissémination, assimilable à une structure de reproduction.

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Note de bas de page 29

Chefs et conseils unis de Mnidoo Mnising est un organisme de coordination qui s'occupe de la plupart des questions relatives à la gestion des terres. La Première Nation de Whitefish River, mentionnée auparavant, est membre de ce conseil.

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Note de bas de page 30

Le niveau de priorité est une expression de la mesure dans laquelle une mesure contribue directement à la conservation de l'espèce ou est un précurseur essentiel à une telle mesure. Les mesures de priorité élevée sont celles qui sont les plus susceptibles d'avoir une influence immédiate et/ou directe sur l'atteinte de l'objectif de gestion de l'espèce. Les mesures de priorité moyenne peuvent avoir une influence moins immédiate ou moins directe sur l'atteinte des objectifs en matière de population et de répartition du plan de gestion, mais sont tout de même importantes pour la gestion de la population. Les mesures de faible priorité auront probablement une incidence indirecte ou graduelle sur l'atteinte des objectifs de gestion, mais elles sont tout de même considérées comme étant des contributions importantes aux connaissances et/ou à la participation du public et à son acceptation de l'espèce.

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Note de bas de page 31

Directive du Cabinet de 1999 sur l'évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes
[http://www.ceaa.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=B3186435-1]

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Note de bas de page 32

Stratégie fédérale de développement durable
[http://www.ec.gc.ca/dd-sd/default.asp?lang=Fr&n=F93CD795-1]

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