Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Sébaste tacheté Sebastes crameri au Canada – 2009

Table des matières

Information sur le document

Liste des figures

Liste des tableaux

Liste des annexes


Information sur le document

Sébaste tacheté Sebastes crameri

Dessin au trait d’un sébaste tacheté adulte (Sebastes crameri)

Préoccupante - 2009

COSEPAC – Comité sur la situation des espèces en péril au Canada

Les rapports de situation du COSEPACsont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2009. Évaluation et Rapport de situation du COSEPACsur le sébaste tacheté (Sebastes crameri)au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. viii + 53 p.

Note de production :
Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) remercie Andrea L. Smith pour la rédaction du rapport de situation sur le sébaste tacheté (Sebastes crameri) au Canada en vertu d’un contrat avec Environnement Canada. Howard Powles, coprésident du Sous–comité de spécialistes des poissons marins du COSEPACet Robin Waples, membre du Sous–comité, ont supervisé le présent rapport et en ont fait la révision.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819–953–3215
Téléc. : 819–994–3684
Courriel
Site Web

Also available in English under the title COSEWICAssessment and Status Report on the Darkblotched Rockfish Sebastes crameri in Canada.

Illustration/photo de la couverture :
Sébaste tacheté -- Matarese et al. 1989.

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2009.
No de catalogue CW69–14/590–2010F–PDF
ISBN978–1–100–93903–2

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COSEPAC - Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation – Novembre 2009

Nom commun
Sébaste tacheté

Nom scientifique
Sebastes crameri

Statut
Préoccupante

Justification de la désignation
Cette espèce longévive (âge maximal de 100 ans; durée de génération de 23 ans) présente des recrutements épisodiques. L’espèce est capturée en nombres assez faibles dans des pêches visant d’autres sébastes plus abondants. Les relevés de recherche ne montrent aucune tendance précise en matière d’abondance, bien que les données sur les tendances en matière d’abondance présentent une incertitude relativement élevée. Dans les eaux adjacentes des États–Unis, l’espèce a connu un déclin de 84 % de 1928 à 1999 et elle est considérée comme ayant fait l’objet d’une pêche excessive, même s’il y a eu récemment un certain rétablissement en matière de population. Les relevés récents ne tiennent pas compte des déclins de population résultant de la pêche étrangère ayant eu lieu avant les années 1970.

Répartition
Océan Pacifique

Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en novembre 2009.

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COSEPAC - Résumé

Sébaste tacheté Sebastes crameri

Information sur l’espèce

Le sébaste tacheté, membre de la famille des Scorpénidés (rascasses), se trouve sur le littoral du Pacifique de l’Amérique du Nord, tout comme plus de 60 autres espèces de sébastes (dont plus de 35 en Colombie–Britannique). Le sébaste tacheté porte les noms vernaculaires anglais de « darkblotched rockfish », « blackblotched rockfish », « blackmouth rockfish » et « blotchie ». Les adultes se distinguent par la présence de quatre à cinq bandes foncées discrètes d’un bord à l’autre du dos. Leur coloration va du blanc au rouge en passant par le rose. Les épines du sébaste tacheté sont munies de glandes venimeuses. La croissance est plus rapide chez les mâles mais, à la maturité, les femelles sont de plus grande taille que ces derniers. Le sébaste tacheté atteint une longueur maximale de 58 cm. Aucune étude génétique de la population canadienne n’a été réalisée, mais des recherches menées sur les populations de la côte ouest des États–Unis (du nord de la Californie à l’État de Washington) montrent qu’elles ont une importante structure génétique et que le flux génétique est restreint aux populations voisines. Les niveaux globaux de différenciation génétique sont toutefois faibles parmi ces populations américaines. Une seule population ou unité désignable est présente au Canada.

Répartition

L’aire de répartition du sébaste tacheté s’étend de l’Alaska à la Californie, mais ce sébaste se trouve en plus grande abondance de la Colombie–Britannique au centre de la Californie. Au Canada, il est largement répandu dans les eaux de la pente et du plateau continentaux le long de la côte de la Colombie–Britannique. Le sébaste tacheté est capturé en densités élevées à la bordure du plateau au nord–ouest de l’île de Vancouver et dans le goulet de l’île Moresby, au sud–est des îles de la Reine–Charlotte. La zone d’occupation du sébaste tacheté en eaux canadiennes est estimée comme se situant entre 9 000 et 31 000 km².

Habitat

Les individus immatures du sébaste tacheté sont pélagiques; ils vivent au large dans les eaux de surface. Les juvéniles s’établissent dans un habitat benthique, soit sur fond vaseux ou rocheux. À mesure que les individus avancent en âge et en taille, ils migrent vers des eaux plus profondes, mais ils restent au fond, habituellement dans des endroits parsemés de galets ou de rochers. En Colombie–Britannique, les adultes sont généralement capturés à des profondeurs se situant entre 150 et 435 m. D’après les préférences évidentes de l’espèce en matière de profondeur et de substrat, on estime qu’il existe en eaux canadiennes un habitat potentiel pour le sébaste tacheté de 43 000 km² environ.

L’habitat du plateau continental où vit le sébaste tacheté est soumis à une activité de pêche intense en Colombie–Britannique, en particulier au chalutage commercial par le fond. Une très petite partie de l’habitat de cette zone hauturière est protégé. L’espèce a été désignée surexploitée dans les eaux de l’État de Washington, de l’Oregon et de la Californie en 2000 et, à ce titre, son habitat dans les eaux de ces États est protégé par la mise en place d’aires de conservation des sébastes où la pêche est interdite. Des aires semblables établies dans les eaux de l’Alaska et du Canada dans le but de protéger d’autres espèces de poissons de fond peuvent aussi offrir un certain niveau de protection à l’habitat du sébaste tacheté.

Biologie

Peu de recherches ont été menées sur le sébaste tacheté. La période de reproduction est longue : l’accouplement a lieu d’août à décembre, la fertilisation d’octobre à mars et la libération des larves vivantes de novembre à juin (pour atteindre un pic en février en Colombie–Britannique). Chaque femelle donne naissance à 20 000 à 610 000 jeunes à la fois chaque saison.

L’âge et la taille auxquelles le sébaste tacheté atteint la maturité semble varier selon la latitude. En Colombie–Britannique, la plupart des individus atteignent la maturité à l’âge de 8 ou 9 ans environ. L’âge maximum enregistré pour l’espèce est 48 ans au Canada et 105 ans aux États–Unis. La durée de génération (âge moyen des parents dans la population) est 23 ans.

Le sébaste tacheté s’associe avec plusieurs autres espèces de poissons de fond, y compris le sébaste à longue mâchoire, la plie à grande bouche et le sébaste à bouche jaune. Les adultes se nourrissent principalement d’invertébrés. Les juvéniles sont la proie du germon ou thon blanc, du saumon et du merlu du Pacifique. Comme les autres sébastes, le sébaste tacheté possède une vessie natatoire fermée, ce qui le rend vulnérable aux problèmes de décompression lorsqu’il est capturé en eau profonde et ramené à la surface. Par conséquent, on suppose que la mortalité imputable à la prise accessoire se rapproche de 100 %. Les individus immatures ont une faible capacité de dispersion (< 100 km) alors que les adultes semblent hautement sédentaires.

Taille et tendances des populations

Le sébaste tacheté est pêché au Canada mais il n’est pas soumis à un quota par espèce. Les données sur les prises de poissons de fond pendant la plus grande partie de l’histoire de la pêche sont relativement mauvaises, et ce jusqu’au milieu des années 1990. Depuis les années 1930, les prises totales de sébaste tacheté réalisées par les bateaux canadiens et les bateaux étrangers à l’échelle de la côte atteignent au moins 4 200 tonnes (3 millions de poissons). Les prises annuelles moyennes depuis que la vérification des débarquements à quai a été appliquée en 1994 sont estimées à 74 tonnes. Les prises de sébaste tacheté aux États–Unis sont considérablement plus élevées; elles se situent en moyenne à environ 550 tonnes/an depuis 1994.

Les séries chronologiques de données des relevés de recherche obtenues à l’aide de méthodes bien adaptées à cette espèce sont généralement trop courtes pour révéler des tendances. Dans le cas d’autres relevés, les indices varient fortement, ce qui fait qu’il est difficile d’estimer de manière fiable l’abondance du sébaste tacheté en eaux canadiennes. En outre, les relevés ne sont pas effectués dans les zones de densité élevée de l’espèce. Les changements apportés au régime de gestion de la pêche commerciale ont eu un effet sur les données sur les prises par unité d’effort pour la période 1996–2006. Ces données ne sont donc pas considérées comme un bon indice de l’abondance.

Aux États–Unis, le stock reproducteur du sébaste tacheté a accusé un recul de 84 % entre 1928 et 1999. Un plan de rétablissement de l’espèce est en place. La population montre de signes de rétablissement récent.

Facteurs limitatifs et menaces

Plusieurs caractéristiques du cycle vital du sébaste tacheté le rendent vulnérable aux effets de l’activité humaine, notamment un âge tardif de maturité et une très grande longévité.

La pêche commerciale constitue la principale menace pour le sébaste tacheté. Ce poisson est principalement une prise accessoire, en quantités relativement faibles, de la pêche du sébaste à longue mâchoire au chalut. Aucune pêche dirigée du sébaste tacheté n’a lieu au Canada.

Il n’y a aucune donnée historique et contemporaine fiable sur l’abondance du sébaste tacheté et cela pose un défi pour ce qui est de déterminer le statut actuel de la population de cette espèce au Canada. Un plan de rétablissement de l’espèce a été mis en œuvre aux États–Unis en 2003 et une évaluation des stocks, menée en 2005, a révélé des signes de rétablissement graduel, bien que la biomasse du stock reproducteur se situe encore à des niveaux très faibles sur la côte ouest américaine. Il reste plusieurs éléments incertains dans cette évaluation des stocks, qui peuvent mener à une sous–estimation du nombre de poissons âgés dans la population.

Importance de l’espèce

Le sébaste tacheté est une espèce d’importance commerciale aux États–Unis. Il constituait la quatrième espèce la plus souvent capturée dans la pêche commerciale au chalut en 2004. Aucune pêche dirigée du sébaste tacheté n’a toutefois lieu au Canada, mais l’espèce fait l’objet d’une prise accessoire dans le cadre de la pêche du sébaste à longue mâchoire. Les prises totales canadiennes de sébaste tacheté récoltées durant la saison de pêche de 2007–2008 ont représenté une valeur au débarquement d’environ 61 000 $.

Protection actuelle

Il n’existe aucune mesure de protection qui s’applique directement au sébaste tacheté au Canada, mais des règlements généraux sur les pêches commerciales sont en vigueur. L’espèce a été désignée comme surexploitée aux États–Unis et elle est maintenant gérée en vertu d’un plan de rétablissement qui réglemente les lieux de pêche, les saisons de pêche et les niveaux des prises.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale–provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC(alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPACest un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous–espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPACest composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous–comités de spécialistes des espèces et du sous–comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (2009)

Espèce sauvage
Espèce, sous–espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)*
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)**
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)***
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)****
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

* Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.
** Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
*** Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
**** Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
***** Catégorie « DSIDD» (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

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Rapport de situation du COSEPAC sur le Sébaste tacheté Sebastes crameri au Canada - 2009

Information sur l’espèce

Nom et classification

Le sébaste tacheté (Sebastes crameri; Jordan, 1896) appartient à la famille des Scorpénidés, de l’ordre des Scorpéniformes. Le genre Sebastes est présent partout dans le monde, mais sa diversité est la plus grande le long de la côte du Pacifique de l’Amérique du Nord, où plus de 60 espèces de sébastes ont été identifiées (Clay et Kenchington, 1986). Les noms vernaculaires anglais de l’espèce sont « darkblotched rockfish », « blackblotched rockfish », « blackmouth rockfish » et « blotchie » (Love, 2002).

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Description morphologique

La coloration de l’adulte va du blanc au rouge en passant par le rose. Le dos porte d’un bord à l’autre quatre à cinq bandes brun foncé ou noires discrètes, qui traversent la ligne latérale (figure 1). Les juvéniles, de couleur blanche, portent une tache foncée sur l’opercule, ainsi que quatre à cinq larges barres verticales brunes ou brun rougeâtre, dont l’une sur la tête et les autres s’étendant de la nageoire dorsale au ventre presque (Love, 2002). Les adultes portent de 7 à 8 épines céphaliques, ainsi que 13 épines dorsales et 3 épines anales. Les épines dorsales sont dotées de glandes venimeuses (Smith et Wheeler, 2006).

Le sébaste tacheté manifeste un dimorphisme sexuel : les mâles atteignent une longueur maximale plus tôt que les femelles, mais les femelles matures sont de plus grande taille à n’importe quel âge donné que les mâles (Love, 2002). Les mâles ont toutefois tendance à avoir des épines, une mâchoire supérieure et des rayons de nageoire plus longs (Lenarz et Wyllie Echeverria, 1991). La longueur maximale se situe à 58 cm (Love, 2002).

Figure 1. Dessin au trait d’un sébaste tacheté adulte (Matarese et al., 1989).

Dessin au trait d’un sébaste tacheté adulte.

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Description génétique

Aucune étude génétique de la population de sébaste tacheté de la Colombie–Britannique n’a été menée jusqu’à maintenant. Toutefois, d’après les caractéristiques du cycle vital (voir la section sur la biologieci–dessous) et les études génétiques des populations américaines de l’espèce, il est peu probable que la population de la Colombie–Britannique soit panmictique. Gomez–Uchida et Banks (2005) ont constaté que les populations de sébaste tacheté trouvées du nord de la Californie à l’État de Washington montraient une structure génétique faible mais significative à trois loci microsatellites (FST = 0,001, P de Fisher = 0,0017) et ont présenté un modèle de l’isolation selon la distance du flux génétique, qui indique que l’échange génétique se limite aux populations voisines (r = 0,16, P = 0,04). Le faible niveau de différenciation génétique entre les populations et l’absence de groupes phylogénétiques évidents selon des arbres UPGMA laissent supposer que des cas de dispersion occasionnels à longue distance peuvent se produire entre des populations isolées sur le plan géographique.

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Unités désignables

On considère qu’il existe une seule population ou unité désignable au Canada.

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Répartition

Aire de répartition mondiale

Le sébaste tacheté se trouve dans le nord–est du Pacifique, depuis le sud–est de la mer de Béring et les îles Aléoutiennes, en Alaska, jusqu’à l’île Santa Catalina, en Californie (Allen et Smith, 1988) (figure 2). Il est présent en plus grande abondance de la Colombie–Britannique à la côte centrale de la Californie (Rogers, 2005).

Figure 2. Aire de répartition mondiale du sébaste tacheté (aire à l’intérieur de la ligne; Love, 2002).

Carte illustrant l’aire de répartition mondiale du sébaste tacheté.

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Aire de répartition canadienne

Les données des relevés de recherche au chalut et par submersible indiquent que le sébaste tacheté est répandu dans les eaux de la pente et du plateau continentaux de l’ensemble du littoral de la Colombie–Britannique (figure 3; Wilkins et al., 1998; Fleischer, 2005; Yamanaka, 2005; Haigh et Starr, 2008). Aucune information sur la répartition historique de l’espèce n’est disponible, car le sébaste tacheté était souvent groupé avec d’autres espèces de sébastes dans les données des relevés de recherche et les registres des prises commerciales. Selon des données sur la répartition recueillies entre 1996 et 2007 par des observateurs présents à bord des chalutiers de pêche du poisson de fond, les concentrations les plus fortes de sébaste tacheté se trouvent à la lisière du plateau au nord–ouest de l’île de Vancouver et dans le goulet de l’île Moresby, au sud–est des îles de la Reine–Charlotte (Haigh et Starr, 2008). L’espèce a été recensée dans les eaux de la réserve de parc national Pacific Rim et la réserve de parc national et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas. Dans l’ensemble de son aire de répartition canadienne, le sébaste tacheté est le plus souvent capturé à des profondeurs se situant entre 150 et 435 m (figure 4).

La zone d’occupation (ZO) du sébaste tacheté, calculée à partir des données recueillies de 1996 à 2007 sur les prises par unité d’effort (PUE) par trait observé de pêche commerciale au chalut et d’une cellule de grille de 0,1 degré de longitude x 0,075 degré de latitude se chiffre à 30 760 km² (figure 3)1. La taille de la cellule de grille varie selon la latitude avec cette méthode, mais elle couvre environ 59 km² (7,7 km x 7,7 km). Une taille de cellule de grille de Mercator transverse universelle (UTM) de 2 km x 2 kmappliquée aux mêmes données sur les PUE donne une ZO de 9 232 km². La divergence entre les méthodes vient du fait que, même si un trait de chalut couvre des dizaines de kilomètres, il est représenté dans les données par un point ou deux seulement (c.-à-d. au début et peut–être à la fin du trait) (tableau 1). La taille de cellule de grille plus petite peut ne pas coïncider avec l’un ou l’autre de ces points d’échantillonnage (Haigh et Starr, 2008).

Figure 3. PUE (kg/h) moyennes de sébaste tacheté dans la pêche au chalut pratiquée le long du littoral de la Colombie–Britannique, ventilées par cellule de grille de 0,1 degré de longitude x 0,0075 degré de latitude. Les isobathes illustrées sont les isobathes de 200 m et de 1 000 m(tiré de Haigh et Starr, 2008).

Carte des prises par unité d'effort moyennes (en kilogrammes par heure) de sébaste tacheté dans la pêche au chalut pratiquée le long du littoral de la Colombie-Britannique, ventilées par cellule de grille de 0,1 degré de longitude par 0,0075 degré de latitude.

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Figure 4. Fréquence des profondeurs des traits produisant du sébaste tacheté d’après les registres de la pêche commerciale au chalut (1996–2007). Les traits pleins verticaux dénotent les quantiles de 2,5 % et 97,5 %. L’histogramme ombré illustre l’effort relatif de chalutage pour toutes les espèces. Les prises cumulatives de sébaste tacheté, superposées sur l’histogramme dans l’espace relatif (0 à 1), confirment que la plus grande partie des prises de sébaste tacheté provient de ces profondeurs. La profondeur de capture des prises cumulatives médianes est représentée par un triangle inversé en haut. N = nombre total de traits; C = prises totales (t) (tiré de Haigh et Starr, 2008).
Graphique de la fréquence des profondeurs des traits produisant du sébaste tacheté. Les données sont tirées des registres de la pêche commerciale au chalut faite entre 1996 et 2007.

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Tableau 1. Estimations de la zone d’occupation (km²) du sébaste tacheté reposant sur deux tailles de cellules de grilles différentes : la cellule de grille géographique du MPO (0,1 degré de longitude x 0,075 degré de latitude) et la cellule de grille UTM du COSEPAC(2 km x 2 km) (tiré de Haigh et Starr, 2008).
Année de pêche MPOCOSEPAC
1996
15 361
2 760
1997
13 544
2 384
1998
11 935
2 000
1999
14 055
2 492
2000
13 161
2 352
2001
11 659
2 072
2002
11 281
2 072
2003
9 698
1 736
2004
11 902
2 036
2005
11 273
1 972
2006
12 258
2 360
1996–2006
30 760
9 232

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Habitat

Besoins en matière d’habitat

Les larves et les jeunes de l’année du sébaste tacheté sont pélagiques et se trouvent typiquement en eaux hauturières près de la surface (Rogers, 2005). Les juvéniles s’établissent dans un habitat benthique, souvent sur des fonds boueux mous ou encore sur des rochers ou des galets (Love et al., 1991). Des juvéniles ont également été observés à la base de plates-formes pétrolières installées en eau profonde (Love, 2002). Dans les eaux du centre de la Californie, les jeunes de l’année se trouvent fréquemment sur des affleurements rocheux à des profondeurs de 9 à 20 m. Ils restent démersaux à mesure que leur taille et leur âge augmentent, mais ils migrent vers des eaux plus profondes. Les adultes se trouvent généralement à des profondeurs de 140 à 210 m, bien que la présence d’un certain nombre d’individus dans des eaux aussi peu profondes que 25 m et aussi profondes que 900 m ait été documentée (Love, 2002). Les adultes semblent préférer un habitat rocheux fortement accidenté aux sédiments mous de relief émoussé (Yoklavich etal., 2002). Les individus trouvés dans des parcelles d’habitat sur des fonds mous se tiennent habituellement à proximité de galets ou de rochers (Rogers, 2005).

La morphologie bathymétrique entre 155 et 435 m (soit la gamme de profondeurs où les prises les plus fortes de sébaste tacheté au chalut sont réalisées), une fois établie, permet d’obtenir une estimation grossière de la superficie de l’habitat disponible pour le sébaste tacheté en Colombie-Britannique (figure 5). Il est évident que tous les éléments de la morphologie bathymétrique à cette gamme de profondeurs ne constituent pas un habitat du sébaste tacheté (comme la baie Masset Inlet de l’île Graham). De plus, cette méthode ne tient pas compte des profondeurs se situant à l’extérieur de l’intervalle interquartile de 95 % où l’espèce a été signalée. Quoi qu’il en soit, la superficie bathymétrique mise en relief (42 848 km²) donne un aperçu général de la répartition spatiale de l’habitat potentiel du sébaste tacheté dans la province et peut être utilisée comme indicateur de la zone d’occurrence de l’espèce.

Barrie et al. (1991) ont décrit la géologie des dépôts meubles du bassin de la Reine-Charlotte et du détroit d’Hécate. La superposition des activités de pêche du sébaste tacheté (pondérées en fonction des prises et normalisées selon une grille de 1 km²) et de la géologie des dépôts meubles de ces régions permet de déterminer la fréquence de l’occurrence du sébaste tacheté sur des substrats différents (Haigh et Starr, 2008). À la différence des études menées en eaux américaines (qui situent le sébaste tacheté sur des sédiments mous à proximité de galets ou de rochers), l’espèce a été trouvée principalement sur des fonds de sable, de gravier et de till, au moins dans le bassin de la Reine-Charlotte (tableau 2).

Figure 5. Habitat potentiel du sébaste tacheté sur la côte de la Colombie-Britannique, représenté par la bathymétrie par ombres portées entre 150 et 435 m (tiré de Haigh et Starr, 2008).

   Carte de l’habitat potentiel du sébaste tacheté sur la côte de la Colombie-Britannique, représenté par la bathymétrie par ombres portées entre 150 et 435 mètres.

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Tableau 2. Fréquence des prises de sébaste tacheté selon la catégorie géologique des dépôts meubles dans le bassin de la Reine-Charlotte (tiré de Haigh et Starr, 2008).
Catégories géologiques des dépôts meublesFréquence (%)
Sable fluvio-glaciaire et gravier
20,8
Till
16,3
Boue glaciomarine
15,4
Roche en place
11,3
Sable et gravier de l’Holocène
10,3
Boue de l’Holocène
9,6
Sable et gravier / boue glaciomarine
9,0
Sable et gravier / roche en place
7,3
Sable et gravier
0,2

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Tendances en matière d’habitat

Aucune information sur les tendances en matière d’habitat pour le sébaste tacheté n’est disponible. Les eaux marines constituant son aire de répartition canadienne sont la scène d’une activité humaine intense, y compris le déversement d’eaux résiduaires industrielles, le transport maritime et la pêche commerciale. Toutes ces activités ont des effets variables sur l’habitat marin. L’activité humaine touche environ 83 % de la pente et du plateau continentaux de la Colombie–Britannique; le chalutage commercial par le fond est l’activité ayant le plus grand impact (Ban et Alder, 2008). L’habitat rocheux fortement accidenté où vivent les adultes du sébaste tacheté semble hautement sensible au chalutage par le fond (Bellman et al., 2005). Le chalutage intense dans un tel habitat peut entraîner des impacts comme la réduction de la complexité de l’habitat et la perte de biodiversité (y compris des espèces de sébastes) (Engel et Kvitek, 1998; Bellman et al., 2005). Une très faible proportion du milieu marin de la Colombie–Britannique est actuellement protégée; seulement 1,5 % de la zone économique exclusive de la province et 4,7 % du plateau continental sont interdits aux activités commerciales (Ban et Alder, 2008).

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Protection et propriété

Au Canada, le ministère des Pêches et des Océans (MPO) établit des aires de conservation des sébastes (ACS) le long du littoral de la Colombie–Britannique depuis 2002, essentiellement afin de protéger les sébastes côtiers et la morue–lingue. Pour la saison de pêche de 2007, 164 ACS ont été établies, la plupart près des côtes (comme le détroit de Georgia et le détroit de Johnstone). Ces aires peuvent protéger l’habitat des juvéniles du sébaste tacheté, mais il est peu probable qu’elles aient un effet sur l’habitat des adultes, qui se trouve généralement en eaux profondes.

En l’an 2000, le sébaste tacheté a été désigné surexploité le long de la côte ouest des États–Unis (État de Washington, Oregon, Californie). Dans le cadre du programme de conservation pour le poisson de fond surexploité, le Conseil de gestion des pêches du Pacifique (Pacific Fishery Management Council ou PFMC) a établi des ACS le long de ce littoral en 2002. Les ACS, où la pêche est interdite, sont situées dans des secteurs reconnus pour abriter la biomasse la plus forte d’espèces surexploitées (Roberts et Stevens, 2006). L’emplacement des ACS varie tout au long de l’année et selon le type d’engin. Par exemple, sur l’ensemble de la côte ouest américaine, une superficie d’environ 14 000 km² du plateau continental, entre 183 et 274 m de profondeur, est fermée au chalutage par le fond (Roberts et Stevens, 2006). L’État de Washington et la Californie ont également interdit la pêche du poisson de fond au chalut dans leurs eaux (qui s’étendent jusqu’à environ 4 km du littoral). D’autres ACSs’étendent du littoral jusqu’à 450 m de profondeur à différents moments de l’année (Roberts et Stevens, 2006).

En Alaska, le Conseil de gestion des pêches du Pacifique Nord (North Pacific Fishery Management Council ou NPFMC) a limité ou interdit l’activité de pêche dans plusieurs secteurs renfermant un habitat du poisson de fond. Ces secteurs comprennent la réserve marine Sitka Pinnacles (Sitka Pinnacles Marine Reserve), où la pêche du poisson de fond est interdite, des zones de fermeture de la pêche du crabe royal à proximité de l’île Kodiak, où le chalutage par le fond est interdit à l’année longue dans certains secteurs et de février à juin dans d’autres; les aires de conservation de l’habitat du talus du golfe d’Alaska (Gulf of Alaska Slope Habitat Conservation Areas), où le chalutage non pélagique est interdit; les aires de protection de l’habitat des coraux du golfe d’Alaska (Gulf of Alaska Coral Habitat Protection Areas), où l’utilisation d’engins de pêche de fond est interdite; et les aires de protection de l’habitat des monts sous–marins de l’Alaska (Alaska Seamount Habitat Protection Areas), où l’utilisation d’engins de pêche de fond est également interdite (NPFMC, 2006).

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Biologie

Peu d’études ont été menées sur la biologie du sébaste tacheté en particulier. La plupart portent sur les populations de la côte ouest des États–Unis et du golfe d’Alaska (voir par exemple Nichol et Pikitch, 1994; Gunderson et al., 2003; Shanks et Eckert, 2005). Étant donné que les caractéristiques du cycle vital peuvent varier selon la latitude (Love, 2002; Rogers, 2005), il faut faire preuve de prudence dans l’extrapolation de données sur la population de sébaste tacheté de la Colombie–Britannique.

Cycle vital et reproduction

Tout comme les autres espèces de sébastes, le sébaste tacheté est vivipare, ce qui signifie que la fertilisation des oeufs est interne et que la femelle, après avoir fourni les nutriments nécessaires aux embryons, libère des alevins déjà en mesure de mener une vie autonome (Wourms, 1991). La période de reproduction est longue : l’insémination a lieu d’août à décembre, la fertilisation d’octobre à mars et la libération des larves de novembre à juin (Nichol et Pikitch, 1994). En Colombie–Britannique, la libération des larves atteint un pic en février; elle a été observée aussi tard qu’en juin (Westrheim, 1975; Love, 2002). La période de gestation exacte pour le sébaste tacheté est inconnue; elle dure toutefois de un à deux mois chez la plupart des espèces de sébastes (Wourms, 1991). La femelle a une portée par année et libère toutes ses larves d’un seul coup (Shanks et Eckert, 2005). Elle produit de 20 000 à 610 000 larves en Colombie–Britannique et de 19 000 à 500 000 larves en Oregon (Nichol et Pikitch, 1994; Love, 2002). La fécondité augmente avec l’âge et la taille (Roberts et Stevens, 2006). Plus la femelle est âgée, plus tôt elle libère ses alevins. Le recrutement fructueux peut se produire durant un intervalle relativement court de la période de reproduction (Nichol et Pikitch, 1994).

Les larves de sébaste mesurent de 4 à 9 mm de longueur au moment de leur libération et sont relativement bien développées (Wourms, 1991). Mais comme elles ne sont pas de puissantes nageuses, leur survie est étroitement liée aux facteurs environnementaux tels les courants océaniques et la remontée des eaux profondes (Shanks et Eckert, 2005). Il en résulte que la mortalité est élevée durant les premiers stades du cycle vital. Le stade de larve pélagique des sébastes est de longue durée; il s’étend en moyenne de la fin décembre à août sur la côte ouest des États–Unis (Shanks et Eckert, 2005). Sa durée varie de plusieurs mois à un an chez différentes espèces de sébastes. Durant cette période, les larves se transforment en juvéniles, qui s’établissent sur le plancher océanique (Wourms, 1991). Des données recueillies en Colombie–Britannique indiquent que le sébaste tacheté arrive au stade adulte de mai à novembre (Haigh et Starr, 2008).

D’une année à l’autre, le un succès du recrutement des espèces de sébastes est généralement très variable. En Colombie–Britannique, on estime que des épisodes de recrutement exceptionnel se produisent tous les 15 à 20 ans chez les sébastes côtiers (Yamanaka et Lacko, 2001).

L’âge et la taille à la maturité varient selon le lieu géographique. En Oregon, l’âge à 50 % de maturité se situe à environ 5 ans chez les mâles (29,6 cm de longueur totale) et à 8 ans chez les femelles (36,5 cm de longueur totale) (Nichol et Pikitch, 1994). En Californie, les femelles peuvent atteindre 50 % de maturité à l’âge de 4 ans (Roberts et Stevens, 2006). En Colombie–Britannique, l’âge à 50 % de maturité se situe à environ 8 ans chez les mâles (32,1 cm de longueur totale) et à 9 ans chez les femelles (35 cm de longueur totale) (figure 6; Haigh et Starr, 2008).

Westrheim (1975) a établi que la taille à 50 % de maturité diminue de l’Oregon à l’Alaska à mesure que la latitude est plus élevée. Le long de la côte ouest des États–Unis, au sud du Canada, la tendance contraire (la taille à 50 % de maturité augmente à mesure que la latitude est plus élevée) semble se produire car les individus capturés dans les eaux de la Californie sont généralement plus petits que les individus d’âge équivalent capturés dans les eaux de l’Oregon et de l’État de Washington (Rogers, 2005). La différence de taille entre ces populations n’est cependant pas statistiquement significative (Rogers, 2005).

L’âge maximum enregistré en Colombie–Britannique pour le sébaste tacheté est 48 ans (Archibald et al., 1981). Le coefficient de croissance de von Bertalanffy (k) pour le sébaste tacheté a été estimé comme se chiffrant à 0,25 chez les mâles (n = 1 505) et à 0,20 chez les femelles (n = 1 263) d’après une fourchette d’âges limitée (de 1 à 40 ans; Rogers, 2005)2. Haigh et Starr (2008) ont calculé des courbes de croissance de von Bertalanffy à partir de 99 spécimens capturés au chalut de fond en 1969 dans les eaux de la Colombie–Britannique (figure 7). Tous les otolithes ont été analysés par lecture de leur surface entière qui, au contraire de la technique des moitiés cassées et brûlées, a tendance à sous–estimer l’âge des individus (Munk, 2001). Il est notoire qu’il est difficile d’utiliser les otolithes pour déterminer l’âge de poissons abyssaux comme les sébastes (Caillet etal., 2001). Néanmoins, des otolithes ont été utilisés pour déterminer l’âge de sébastes tachetés capturés au sud de 48° de latitude nord; l’individu le plus vieux avait 105 ans (Love, 2002).

En utilisant trois différents modèles, Gunderson et al. (2003) ont estimé le taux instantané de mortalité naturelle (M) du sébaste tacheté comme se situant entre 0,05 et 0,30. Le taux de mortalité basé sur la longévité (M = 0,05) se situait à l’extérieur des intervalles de confiance à 95 % pour les deux autres modèles, d’après l’effort de reproduction (M = 0,11) et le taux de croissance (M = 0,30). Le Service national des pêches maritimes des États–Unis (National Marine Fisheries Service ou NMFS) recommande 0,07 comme une valeur appropriée de Mpour le sébaste tacheté (Rogers, 2005). D’après des estimations de l’âge à 50 % de maturité (A = 8–9 ans) et un taux de mortalité naturelle (M = 0,07) chez l’espèce en Colombie–Britannique, la durée d’une génération (G = A + 1/M) est d’environ 23 ans.

Les données recueillies dans le cadre du relevé triennal du poisson de fond au chalut de fond mené par le Service national des pêches maritimes des États–Unis indiquent que, chez le sébaste tacheté, le nombre de mâles et de femelles est presque égal au large de la côte ouest de l’Amérique du Nord (figure 7). La composition par âge est toutefois asymétrique, les individus de moins de 20 ans, tant mâles que femelles, étant les plus abondants. La plupart des individus dont l’âge a été déterminé avaient moins de 5 ans, alors que l’âge maximum établi dans le cadre de ce relevé était 64 ans (figure 8). Le poisson de fond devient généralement disponible au chalut de relevé et au chalut de pêche commerciale entre l’âge de 3 et 6 ans. Avant l’âge de 3 ans, il n’est décelé dans les relevés que s’il est présent en quantité suffisamment élevée.

On connaît peu de choses sur la stratégie d’alimentation des sébastes tachetés immatures. Les adultes s’alimentent principalement en mi–eau d’amphipodes, de copépodes, d’euphausiacés, de gammaridés, de salpes et à l’occasion de pieuvres et d’autres poissons (Love, 2002). Il a été établi que les euphausiacés constituaient le principal aliment du sébaste tacheté depuis l’île de Vancouver jusqu’au nord de la Californie (Brodeur et Pearcy, 1984).

Figure 6. Ogives de maturité pour le sébaste tacheté reposant sur les longueurs groupées à des intervalles de 5 cm. La longueur de chaque groupe est exprimée comme la moyenne des longueurs observées dans chaque groupe. Les lignes verticales tiretées indiquent les longueurs à 50 % de maturité pour les mâles, les femelles et tous les spécimens disponibles, y compris ceux dont le sexe n’a pas été déterminé (tiré de Haigh et Starr, 2008).

Graphique montrant les ogives de maturité pour le sébaste tacheté reposant sur les longueurs groupées à des intervalles de 5 centimètres.

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Figure 7. Relations longueur–âge pour le sébaste tacheté prélevé dans le cadre de sorties de pêche commerciale non observées en eaux canadiennes, d’après l’équation de croissance de von Bertalanffy. M + F = mâles et femelles combinés; n = nombre de spécimens (tiré de Haigh et Starr, 2008).

Graphiques indiquant les relations longueur-âge pour le sébaste tacheté (spécimens mâles, femelles, mâles et femelles combinés) prélevé dans le cadre de sorties de pêche commerciale non observées en eaux canadiennes, d’après l’équation de croissance de von Bertalanffy.

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Figure 8. Composition par âge des prises de sébaste tacheté dans la pêche au chalut de fond pratiquée au large de la Californie, de l’Oregon, de l’État de Washington et de la Colombie–Britannique en 1995 (tiré du relevé triennal au chalut de fond du Service national des pêches maritimes des États–Unis, Wilkins et al., 1998).

Graphique de la composition par âge des prises de sébaste tacheté dans la pêche au chalut de fond pratiquée au large de la Californie, de l’Oregon, de l’État de Washington et de la Colombie-Britannique en 1995.

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Prédateurs

Les juvéniles du sébaste tacheté sont la proie du germon ou thon blanc (Thunnus alalunga), du saumon quinnat (Oncorhynchus tshawystscha) et du merlu du Pacifique (Merluccius productus) (Love, 2002; Harvey et al., 2008). Les sébastes juvéniles constituent une partie importante de l’alimentation des oiseaux de mer dans le système du courant de Californie (Mills et al., 2007).

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Physiologie

Toutes les espèces du genre Sebastes sont des physoclistes, c’est–à–dire qu’ils sont dotés d’une vessie natatoire fermée, ce qui les empêchent de s’adapter à des changements rapides de pression. Par conséquent, les sébastes sont extrêmement sensibles au barotraumatisme lorsqu’ils sont capturés en eaux profondes et ramenés à la surface, y compris la rupture de la vessie natatoire et des embolies gazeuses artérielles (Jarvis, 2007). La mortalité imputable à la prise accessoire est considérée comme s’approchant de 100 % chez la plupart des espèces de sébastes (Fort et al., 2006).

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Déplacements et dispersion

Les larves et les jeunes de l’année du sébaste tacheté ont un comportement de dispersion. Le moment de leur séjour en milieu pélagique expose les individus immatures aux épisodes de plongée d’eau en hiver et de remontée d’eau au printemps et en été. Il en résulte que la dérive littorale nette peut être minimisée (Shanks et Eckert, 2005). En utilisant des estimations de la densité des populations et des données sur l’isolation génétique selon la distance, Gomez–Uchida et Banks (2005) ont calculé la distance de dispersion moyenne des individus immatures du sébaste tacheté comme se chiffrant à 0,87 km. Toutefois, les estimations de la densité supposent une abondance uniforme, ce qui peut ne pas être réaliste dans le cas des populations de sébastes. Ces chercheurs ont également utilisé une fonction de dispersion de rechange indépendante de la densité, ce qui a donné une estimation de la distance de dispersion des individus immatures de sébaste tacheté de 100 km. La dispersion apparemment faible de cette espèce porte à penser que des mécanismes océanographiques et/ou comportementaux jouent un rôle dans la rétention des larves malgré la durée relativement longue du premier stade de développement en eaux pélagiques (Gomez–Uchida et Banks, 2005). En général, les sébastes matures, après s’être établis à un endroit, ont tendance à être extrêmement sédentaires (Roberts et Stevens, 2006).

Les prises nocturnes de sébaste tacheté au chalut de fond à la lisière de la pente continentale de la côte ouest des États–Unis étaient faibles (État de Washington, Oregon et Californie), ce qui donne à penser qu’il se produit une migration verticale diurne chez cette espèce (Hannah et al., 2005).

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Relations interspécifiques

Le sébaste tacheté forme, avec de nombreuses autres espèces de poissons de fond, des assemblages plurispécifiques. Dans le golfe de l’Alaska, il s’associe avec le bocaccio (S. paucispinis), le sébaste de Goode (S. goodei), le sébaste à bandes vertes (S. elongates), le sébaste arlequin (S. variegates), le sébaste pygmée (S. wilsoni), le sébaste à bandes rouges (S. babcocki), le sébaste à raie rouge (S. proriger), le sébaste à menton pointu (S. zacentrus), le sébaste argenté (S. brevispinis), le bec–de–lièvre (S. diploproa), le sébaste à queue rayée (S. saxicola), le sébaste vermillion (S. miniatus) et le sébaste à bouche jaune (S. reedi) (Roberts et Stevens, 2006). Au large de la côte ouest des États–Unis, le sébaste tacheté forme des agrégations avec le sébaste amarante (S. rufus), le sébaste à taches vertes (S. chlorostictus), le sébaste à longue mâchoire (S. alutus), le sébaste rosacé (S. helvomaculatus), le sébaste à menton pointu, le sébastolobe à courtes épines (Sebastolobus alascanus), le bec–de–lièvre, le sébaste échiquier (S. hopkinsi), la veuve (S. entomelas), le sébaste aux yeux jaunes (S. ruberrimus) et le sébaste à bouche jaune (Jay, 1996; Yoklavich et al., 2002; Rogers, 2005). En Colombie–Britannique, la gamme des profondeurs où le sébaste tacheté est le plus souvent capturé (150–435 m, 1,7 % du poids total des prises dans les traits de chalut) est dominée par le sébaste à longue mâchoire (36,0 %), la plie à grande bouche (Atheresthes stomias; 20,6 %), le sébaste à bouche jaune (6,4 %) et la limande–sole (Microstomus pacificus; 5,6 %) (Haigh et Starr, 2008).

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Adaptabilité

Au cours de son évolution, il se peut très bien que le sébaste tacheté se soit adapté à des périodes prolongées de stress environnemental en raison de sa longévité et de sa viviparité. Sa longévité le rend toutefois vulnérable à la surpêche du potentiel reproducteur (ponctions excessives de reproducteurs dans la population, ce qui réduit la probabilité d’un recrutement fructueux) (Roberts et Stevens, 2006). La viviparité améliore la survie des embryons en développement et des larves et, chez des espèces hautement fécondes comme le sébaste, peut promouvoir la colonisation de nouvelles parcelles d’habitat (Wourms, 1991). Il se peut cependant qu’il soit rare que le sébaste tacheté colonise des endroits non peuplés à cause de son rayon de dispersion apparemment petit.

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Taille et tendances des populations

Activités de recherche

Les renseignements sur la taille et les tendances des populations de sébaste tacheté en Colombie–Britannique proviennent de la pêche commerciale au chalut et de relevés de recherche. Mais comme ce sébaste n’est pas une espèce ciblée par les pêcheurs et que les programmes de surveillance des sébastes ont généralement été irréguliers et incomplets jusqu’à récemment, on ne dispose pas de données historiques robustes sur l’abondance de l’espèce. En outre, aucun des relevés de recherche effectués le long de la côte de la province ne vise les zones connues de densité élevée du sébaste tacheté (c.-à-d. le long du plateau nord–ouest de l’île de Vancouver et dans le goulet de l’île Moresby, au sud–est des îles de la Reine–Charlotte).

Au milieu des années 1990, un programme de surveillance en mer et à quai de toutes les prises de sébaste a été mis en œuvre, ce qui a mené à de grandes améliorations dans la qualité des données. Avant la mise en œuvre de ce programme, les rejets globaux, les rejets sélectifs et les erreurs de déclaration des prises de poisson de fond n’étaient pas enregistrés. En 1997, le système des quotas individuels de bateau (QIB) a été introduit dans la pêche au chalut en Colombie–Britannique; ce système permet de fixer, pour chaque bateau, des limites des prises annuelles par zone (prises débarquées et prises rejetées) des espèces soumises à un total autorisé des captures (TAC). Bien que le sébaste tacheté ne soit pas une espèce soumise à un TAC, sans un TAC fixe, ses niveaux de capture dépendent des limites des prises par sortie pour l’ensemble des espèces de sébastes non soumises à un TAC dans diverses pêches. Par exemple, dans la pêche au chalut, des prises maximales de 15 000 lb de sébaste appartenant à des espèces non soumises à un TAC (y compris le sébaste tacheté) sont autorisées par sortie.

Les données sur les prises de sébaste tacheté remontent à l’année 1977 seulement. Auparavant, l’espèce se trouvait dans la catégorie « autres sébastes » des statistiques sur les prises de la pêche. Pour estimer les prises réalisées avant 1977, les données sur la pêche au chalut pour 1996–2006 portant sur la proportion de sébaste tacheté capturé par rapport aux autres sébastes (ST/AS) et la proportion de sébaste tacheté rejeté par rapport au nombre gardé (STr/ST) ont été appliquées aux données historiques sur les prises. Bien que ces rapports soient demeurés relativement constants au cours de cette décennie, il est probablement irréaliste de supposer que les rapports contemporains, provenant d’une pêche moderne soumise à des QIB, ressemblent aux patrons de pêche passés. Des estimations de l’abondance historique ont été faites à l’aide de cette méthode pour les bateaux américains qui ont pêché dans les eaux de la Colombie–Britannique de 1930 à 1975 et pour les bateaux canadiens, de 1945 à 1982. Il est plus difficile de calculer des estimations des prises pour les grandes flottilles de chalutiers soviétiques et japonaises, qui ont pêché le long de la côte de la province de 1965 à 1976, étant donné que des renseignements sur la composition des prises par espèce et le lieu de capture ne sont pas disponibles (Haigh et Starr, 2008). Toutefois, l’application du rapport ST/ASci–dessus utilisé pour les pêches canadiennes à l’année de plus forte activité de la flottille soviétique (1966) donne une estimation grossière de l’impact de cette pêche sur la population de sébaste tacheté.

Des estimations contemporaines de l’abondance du sébaste tacheté ont été faites à partir de données recueillies dans le cadre d’une panoplie de relevés de recherche (relevés au chalut de fond, traits semi–pélagiques sur la crevette) et de données sur les PUE de la pêche commerciale au chalut.

Des relevés synoptiques au chalut de fond sont effectués tous les deux ans dans le détroit de la Reine–Charlotte (relevé synoptique au chalut de fond du DRC, depuis le nord de l’île de Vancouver jusqu’au sud du détroit d’Hécate), le long de la côte ouest de l’île de Vancouver (relevé synoptique au chalut de fond de la COIV) et à l’ouest des îles de la Reine–Charlotte (relevé synoptique au chalut de fond à l’OIRC). Ces relevés ciblent toutes les espèces de poissons de fond. Les traits sont répartis de façon aléatoire selon les strates et couvrent les profondeurs entre 50 et 1 300 m.

Des données trait par trait provenant des relevés historiques du détroit de la Reine–Charlotte effectués à partir du G.B. Reed sont disponibles pour neuf années entre 1965 et 1984 (1965–1967, 1969, 1971, 1973, 1976, 1977 et 1984). Bien que ces relevés couvrent diverses régions géographiques dans les limites ou à l’extérieur de la Colombie–Britannique, seuls les traits effectués dans le goulet de l’île Goose (traits effectués entre 50,9° et 51,6° de latitude nord; figure 9) ont été utilisés pour faire des estimations de l’abondance afin d’assurer l’uniformité entre relevés. Puisque peu d’individus ont été capturés à des profondeurs inférieures à 146 m, les estimations reposent sur les traits effectués entre 146 et 256 m. Les données résultantes couvrent sept années entre 1967 et 1984 (les relevés de 1965 et 1966 sont omis).

Deux relevés des crevettes au chalut sont une source de données additionnelles sur l’abondance trait par trait du sébaste tacheté le long de la côte ouest de l’île de Vancouver (relevé au chalut sur les crevettes de la COIV; figure 10) et dans le sud du détroit de la Reine–Charlotte (relevé au chalut sur les crevettes du DRC; figure 11). Le relevé au chalut sur les crevettes de la COIV couvre 33 années entre 1972 et 2007. Les sébastes ont commencé à être identifiés au niveau de l’espèce en 1975. Comme tel, cet ensemble de données constitue la plus longue série chronologique de données sur les tendances dans l’abondance du sébaste tacheté en eaux canadiennes. La couverture des traits au chalut dans les strates de 80–100 m et 160–180 m de profondeur était sporadique lors du relevé de la COIV. Pour toutes les années du relevé, l’analyse s’est limitée aux données pour la gamme des profondeurs se situant entre 80 et 160 m, ce qui signifie probablement que les juvéniles du sébaste tacheté, plutôt que les adultes, prédominaient. Le relevé au chalut sur les crevettes du DRC est effectué depuis 1999 et échantillonne uniformément les profondeurs jusqu’à 220 m. Ce relevé est divisé en trois strates spatiales : la strate 109 (située à l’ouest des îles du large et se prolongeant dans le goulet de l’île Goose), la strate 110 (située au sud de l’île Calvert et du continent) et la strate 111 (située entre l’île Calvert et le continent). La strate 111 n’a pas été prise en compte dans l’analyse de l’abondance parce qu’il est peu probable que cette zone côtière constitue un habitat du sébaste tacheté (figure 11; Haigh et Starr, 2008).

Le relevé triennal au chalut de fond effectué par le Service national des pêches maritimes des États–Unis le long de la côte ouest du pays s’étendait jusqu’en eaux canadiennes pendant sept années entre 1980 et 2001. Le relevé couvre la région de Vancouver relevant de la compétence de la Commission des poissons anadromes du Pacifique Nord (CPAPN) (figure 12), que le Service national divise en strates. La taille et la définition des strates ont varié au fil du temps. Pour normaliser les données du relevé, les strates qui n’ont pas été recensées de la même manière d’une année à l’autre n’ont pas été prises en compte dans l’analyse et les indices pour deux années (1980 et 1983) ont été augmentés à l’échelle de sorte à ce que leur aire de couverture puisse être comparée aux années ultérieures (Haigh et Starr, 2008).

Une analyse, portant sur la période allant d’avril 1996 à mars 2007, par modèle linéaire général (MLG) des PUE de la pêche commerciale au chalut de fond a été menée. La date de début de l’analyse coïncide avec la date d’entrée en vigueur du Programme des observateurs en mer. La plupart des données précédentes sur les taux de capture sont considérées peu fiables en raison des erreurs de déclaration des prises et des limites variables par sortie au fil du temps.

Parce que les pêches commerciales visent à maximiser les taux de capture des espèces ciblées et qu’elles sont assujettis aux règlements sur les pêches en vigueur, leurs indices des PUE peuvent ne pas forcément refléter précisément l’abondance du poisson, en particulier pour ce qui est des espèces non soumises à un TAC, comme le sébaste tacheté. Divers facteurs peuvent expliquer la variabilité observée dans les valeurs des PUE, y compris la date de capture, le bateau de pêche, la profondeur et le lieu de capture, ainsi que le comportement de pêche (comme l’évitement) (Schnute et al., 1999). Toutefois, si la répartition spatiale du sébaste tacheté correspond étroitement à celle d’autres espèces soumises à un quota (comme par exemple le sébaste à longue mâchoire, ce qui est hautement probable), les estimations des PUE peuvent alors représenter de manière assez juste les tendances dans l’abondance (Haigh et Starr, 2008).

Seuls les traits de fond ont été pris en compte dans l’analyse des PUE et toutes les observations dans lesquelles on ne retrouvait pas le sébaste tacheté ont été enlevées. Bien que ces traits nuls puissent fournir des renseignements importants, le modèle lognormal utilisé pour l’analyse nécessitait des valeurs positives pour les observations dépendantes (Haigh et Starr, 2008).

Figure 9. Emplacement de tous les traits de relevé au chalut effectués par le G.B. Reed entre 1967 et 1984 dans lesquels du sébaste tacheté était présent. Seuls les traits effectués dans le goulet de l’île Goose utilisés pour le calcul de l’indice de biomasse sont illustrés. La taille des cercles est proportionnelle à la densité des prises (cercle le plus grand = 0,57 kg/km²). Les isobathes de 100, 200 et 300 mm sont également illustrées (tiré de Haigh et Starr, 2008).

Carte montrant l’emplacement de tous les traits de relevé au chalut effectués par le G.B. Reed entre 1967 et 1984 dans lesquels du sébaste tacheté était présent.

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Figure 10. Emplacement de tous les traits de relevé au chalut sur les crevettes de la côte ouest de l’île de Vancouver (tiré de Haigh et Starr, 2008).

Carte montrant l’emplacement de tous les traits de relevé au chalut sur les crevettes de la côte ouest de l’île de Vancouver de 1975 à 2007.

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Figure 11. Emplacement des traits de relevé au chalut sur les crevettes du détroit de la Reine–Charlotte (DRC) (1999–2007). Les traits effectués du côté intérieur de l’île Calvert représentent la strate 111, qui n’a pas été utilisée dans l’analyse portant sur le sébaste tacheté (tiré de Haigh et Starr, 2008).

Carte montrant l’emplacement des traits de relevé au chalut sur les crevettes du détroit de la Reine-Charlotte de 1999 à 2007.

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Figure 12. Emplacement des traits effectués dans la région de Vancouver de la CPAPNpour chacune des sept éditions du relevé triennal du NMFS des États–Unis s’étendant en eaux canadiennes. La position approximative de la frontière maritime américano–canadienne est indiquée (ligne tiretée). Les lignes horizontales correspondent aux limites des strates : 47° 30’ N, 47° 50’ N, 48° 20’ N et 49° 50’ N. Les traits effectués au sud de la ligne du 47° 30’ N ne sont pas pris en compte dans l’analyse. Les isobathes sont les limites des profondeurs des strates à 55, 183, 220, 366 et 500 m(tiré de Haigh et Starr, 2008).

Cartes montrant l’emplacement des traits effectués dans la région de Vancouver de la Commission des poissons anadromes du Pacifique Nord (CPAPN) pour chacune des sept éditions du relevé triennal du National Marine Fisheries Service (NMFS) des États-Unis s’étendant en eaux canadiennes.

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Abondance

Les prises totales estimatives de sébaste tacheté le long des côtes au Canada (y compris toutes les pêches canadiennes et américaines) depuis les années 1930 se chiffrent à environ 4 200 tonnes (annexe 1) ou trois millions de poissons (d’après le poids moyen ŵ du sébaste tacheté capturé dans la pêche commerciale au chalut observée : ŵ = 1,32 kg,  σ = 0,41, n = 208; Haigh et Starr, 2008).

Aucune estimation de la taille réelle de la population canadienne de sébaste tacheté n’a été effectuée. Cependant, le long de la côte ouest des États–Unis, entre l’État de Washington et le nord de la Californie, la population en âge de reproduction est estimée comme étant de plusieurs ordres de grandeur plus petite que la taille recensée des populations (Ne = 9 157 en comparaison de N = 24 376 210; Gomez–Uchida et Banks, 2006). Le faible rapport Ne/N résulte probablement d’une combinaison d’un succès de reproduction hautement variable entre les individus, de la structure génétique des populations et des perturbations démographiques causées par la surpêche. Les pratiques de pêche historiques le long de la côte ouest des États–Unis, en particulier, ont tronqué la structure par âge et réduit la taille des populations (Gomez–Uchida et Banks, 2006).

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Fluctuations et tendances

Deux programmes expérimentaux ont été menés dans les années 1980 dans le but d’évaluer des stratégies de gestion adaptative pour les stocks de sébaste à longue mâchoire. Les résultats de l’un de ces programmes ont révélé que la pêche intensive pouvait décimer les populations de sébaste tacheté, comme dans le cas d’autres espèces (Leaman et Stanley, 1993), mais ces expériences ne s’appliquaient autrement pas à l’évaluation de la situation du sébaste tacheté.

Les trois relevés synoptiques au chalut de fond couvrent des périodes relativement courtes. Les coefficients de variation (CV) des estimations de la biomasse sont élevés (il n’y a essentiellement aucune différence significative entre les indices pour les diverses années des relevés; figures 13 et 14). Les indices de biomasse supposent un coefficient du potentiel de capture de q = 1 (c.-à-d. que chaque individu dans la trajectoire de chalutage est capturé). Ce coefficient est probablement trop élevé dans le cas du sébaste tacheté, bien que son potentiel de capture soit inconnu. Il est donc probable que les valeurs des relevés sont des sous–estimations des niveaux d’abondance actuels (Haigh et Starr, 2008).

Dans le cadre des relevés effectués à partir du G.B. Reed dans le goulet de l’île Goose (figure 15 et annexe 2), on a constaté que le sébaste tacheté a été capturé en quantités relativement faibles mais constantes, à l’exception des prises élevées obtenues en 1976. Le CV des estimations de la biomasse pour toutes les années est élevé (au moins 30 %), le CVpour certaines années dépassant 60 % ou s’en approchant (1969, 1973, 1976). La proportion de traits contenant du sébaste tacheté variait entre 35 et 50 % au cours des six premières années des relevés, mais est passée sous 20 % en 1984. Le sébaste tacheté a principalement été capturé le long de l’isobathe de 200 m, dans la fosse du goulet (figure 9). Une régression log–linéaire de la série chronologique a donné une estimation non significative de la pente de – 0,023 an–1(p = 0,76).

Les estimations de la biomasse du sébaste tacheté capturé dans le relevé au chalut sur les crevettes de la COIV ont augmenté de façon non monotone jusqu’à la fin des années 1990, mais sont à la baisse depuis (figure 16 et annexe 3). Les CV de ces indices sont toutefois élevés et, dans la plupart des cas, les prises ne diffèrent pas de manière significative d’une année à l’autre. Le sébaste tacheté a été capturé dans la zone 124 en plus grande abondance que dans la zone 125 (figure 17), et cela principalement à des profondeurs se situant entre 120 et 160 m. Les estimations de la biomasse d’après le relevé au chalut sur les crevettes du DRC sont hautement variables et relativement faibles aussi, sauf pour les prises élevées en 2001 et 2002 (figure 18et annexe 4). La proportion de traits contenant du sébaste tacheté variait aussi (Haigh et Starr, 2008). Les prises de sébaste tacheté au cours des neuf années du relevé étaient concentrées dans la fosse du goulet de l’île Goose et à la lisière du plateau continental des îles du large (figure 19), principalement à des profondeurs se situant entre 150 et 210 m. Une régression log–linéaire de la série chronologique a donné une estimation non significative de la pente de – 0,13 an–1 (p = 0,52).

Les données du relevé triennal au chalut de fond du NMFS des États–Unis révèlent une tendance croissante non significative des estimations de la biomasse relative du sébaste tacheté dans la partie canadienne de la région de Vancouver de la CPAPN, mais aucune tendance semblable dans la partie américaine de cette région (figure 20 et annexe 5). Les plus fortes prises de l’espèce en eaux américaines ont été réalisées en 2001. Au fil du temps, et cela sans exception, une proportion plus élevée de traits contenant du sébaste tacheté a été relevée aux États–Unis que dans la partie canadienne de la région (de 23 à 37 % des traits aux États–Unis en comparaison de 11 à 33 % au Canada; Haigh et Starr, 2008). En général, aucune tendance fiable ne peut être dégagée de l’ensemble de données. Tous les indices d’abondance pour le sébaste tacheté dérivés de cet ensemble sont hautement variables. En outre, les CV obtenus par la méthode du bootstrap ne tiennent pas compte des ratios élargis appliqués aux relevés de 1980 et 1983. Par conséquent, l’incertitude entourant ces estimations est probablement plus grande qu’indiquée. Une régression log–linéaire de la série chronologique a donné une estimation non significative de la pente de – 0,032 an–1 (p = 0,66).

Une régression log–linéaire combinée des différentes séries chronologiques de données du relevé du G.B. Reed, du relevé triennal du NMFS des États–Unis et des relevés sur les crevettes du DRC et de la COIV a été effectuée. Une analyse de covariance a été utilisée, avec des points d’intersection séparés pour les séries de relevés et une pente commune. L’estimation de la pente n’était pas statistiquement significative (0,04 ± 0,044, p < 0,075). Cela semble indiquer que la biomasse a quintuplé au cours de la période de 40 ans que couvrent les relevés.

Les indices des PUE de la pêche commerciale sont uniformément faibles pour le sébaste tacheté; ils se situent en moyenne à < 50 kg/h de chalutage (Haigh et Starr, 2008). Les PUEles plus élevées sont concentrées le long de la côte nord–ouest de l’île de Vancouver, dans le goulet de l’île Goose et le goulet de l’île Moresby, et le long des côtes nord et nord–ouest des îles de la Reine–Charlotte. Comme il l’a déjà été mentionné, il faut faire preuve de prudence dans l’interprétation des indices des PUE, étant donné que les pratiques de pêche peuvent avoir une incidence sur ceux–ci. Dans le présent cas, deux stratégies de gestion distinctes ont été appliquées à différents moments au fil de la série chronologique des PUE. De février 1996 à mars 1997, un système de trimestre a été utilisé pour la pêche commerciale au chalut, selon lequel les navires pouvaient choisir deux de trois trimestres pour maximiser leurs prises de sébaste. Ainsi, durant cette période, le sébaste tacheté pouvait être ciblé simplement parce qu’il représentait une partie des prises totales de sébaste. Par contre, suite à la mise en place du système des QIB en 1997, le sébaste tacheté pouvait soudainement être évité car les navires ont commencé à cibler plutôt des espèces soumises à un quota individuel (Haigh et Starr, 2008). Le déclin annuel apparent des PUE de sébaste tacheté entre 1996 et 2006 (figure 21), qui se chiffrait à 3,9 %, n’est pas considéré comme représentatif de l’abondance parce qu’il est déterminé en grande partie par les deux premiers points en 1996–1997, après quoi les changements décrits ci–dessus se sont produits dans la pêche. L’indice ne montre essentiellement aucune tendance après 1997. Un indice des PUE inférieur à la moyenne est typiquement observé de juin à août, et l’indice des PUE le plus élevé se situe à des profondeurs entre 150 et 375 m (figure 22).

Des relevés de navire de recherche, des relevés de navires affrétés et des sorties observées de pêche commerciale au chalut effectués depuis 1967 fournissent des renseignements discontinus sur les tendances de la longueur du sébaste tacheté dans le temps (figure 23). En général, la plupart des individus capturés chaque année mesurent entre 30 et 40 cm, bien que les données de navires affrétés pour 2005 indiquent que les juvéniles capturés cette année–là étaient de plus grande taille (~ 10 cm).

Figure 13. Indice de la biomasse relative du sébaste tacheté dans le détroit de la Reine–Charlotte provenant du relevé synoptique au chalut de fond de cette région. Les traits verticaux indiquent les intervalles de confiance à 95 % basés sur 1 000 essais de rééchantillonnage selon la méthode du bootstrap (tiré de Haigh et Starr, 2008).

Carte indiquant l’indice de la biomasse relative du sébaste tacheté dans le détroit de la Reine Charlotte provenant du relevé synoptique au chalut de fond de cette région effectué de 2003 à 2007.

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Figure 14. Indice de la biomasse relative du sébaste tacheté sur la côte ouest de l’île de Vancouver provenant du relevé synoptique au chalut de fond de cette région. Les traits verticaux indiquent les intervalles de confiance à 90 % basés sur 1 000 essais de rééchantillonnage selon la méthode du bootstrap (tiré de Haigh et Starr, 2008).

Graphique de l’indice de la biomasse relative du sébaste tacheté sur la côte ouest de l’île de Vancouver provenant du relevé synoptique au chalut de fond de cette région effectué de 2004 à 2008.

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Figure 15. Estimations de la biomasse relative du sébaste tacheté d’après les relevés au chalut effectués dans le goulet de l’île Goose à partir du G.B. Reed (1967–1984). Les intervalles de confiance à 95 % à biais corrigés dérivés de 1 000 essais de rééchantillonnage selon la méthode du bootstrap sont illustrés (tiré de Haigh et Starr, 2008).
Graphique présentant les estimations de la biomasse relative du sébaste tacheté d’après les relevés au chalut effectués dans le goulet de l’île Goose à partir du G.B. Reed de 1967 à 1984.

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Figure 16. Estimations de la biomasse relative du sébaste tacheté d’après le relevé au chalut sur les crevettes de la COIV (1975–2007). Les intervalles de confiance à 95 % à biais corrigé dérivés de 1 000 essais de rééchantillonnage selon la méthode du bootstrap sont illustrés (tiré de Haigh et Starr, 2008).

Graphique présentant les estimations de la biomasse relative du sébaste tacheté d’après le relevé au chalut sur les crevettes de la côte ouest de l’île de Vancouver de 1975 à 2007.

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Figure 17. Emplacement de tous les traits effectués dans le cadre du relevé au chalut sur les crevettes de la COIV (1975–2007) contenant du sébaste tacheté. La taille des cercles est proportionnelle à la densité des prises (plus grand cercle = 2,2 kg/km²). Les principales limites des zones 123 et 124 relevant de la compétence du Conseil de gestion des pêches du Pacifique sont illustrées, ainsi que les isobathes de 100, 200 et 300 m (tiré de Haigh et Starr, 2008).

Carte montrant l’emplacement de tous les traits effectués dans le cadre du relevé au chalut sur les crevettes de la côte ouest de l’île de Vancouver de 1975 à 2007 qui contenaient du sébaste tacheté.

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Figure 18. Estimations de la biomasse relative du sébaste tacheté d’après le relevé au chalut sur les crevettes du DRC (1999–2007). Les intervalles de confiance à 95 % à biais corrigé dérivés de 1 000 essais de rééchantillonnage selon la méthode du bootstrap sont illustrés (tiré de Haigh et Starr, 2008).

Graphique présentant les estimations de la biomasse relative du sébaste tacheté d’après le relevé au chalut sur les crevettes du détroit de la Reine-Charlotte de 1999 à 2007.

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Figure 19. Emplacement de tous les traits effectués dans le cadre du relevé au chalut sur les crevettes du détroit de la Reine–Charlotte (1999–2007) contenant du sébaste tacheté. La taille des cercles est proportionnelle à la densité des prises (cercle le plus grand = 0,35 kg/km²). Les limites des strates pour le relevé synoptique au chalut de fond du DRC, ainsi que les isobathes de 100, 200 et 300 m, sont illustrées (tiré de Haigh et Starr, 2008).

Carte montrant l’emplacement de tous les traits effectués dans le cadre du relevé au chalut sur les crevettes du détroit de la Reine-Charlotte de 1999 à 2007 qui contenaient du sébaste tacheté.

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Figure 20. Estimations de la biomasse relative du sébaste tacheté dans la région de Vancouver de la CPAPNd’après le relevé triennal du NMFS des États–Unis (Total Vancouver, Canada Vancouver et États–Unis Vancouver) et barres d’erreur de correction du biais à 95 % estimées d’après 5 000 essais de rééchantillonnage selon la méthode du bootstrap (tiré de Haigh et Starr, 2008).

Graphiques présentant les estimations de la biomasse relative du sébaste tacheté dans la région de Vancouver de la Commission des poissons anadromes du Pacifique Nord (CPAPN) d’après le relevé triennal du National Marine Fisheries Service (NMFS) des États-Unis. Les estimations concernent le total pour la région puis uniquement le Canada et uniquement les États-Unis.

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Figure 21. Indices annuels des PUE de la pêche commerciale du sébaste tacheté au chalut (1996–2006). Les barres d’erreur illustrent les intervalles de confiance à 95 %. La ligne verticale tiretée indique la phase d’ajustement durant laquelle un système de trimestres a été utilisé, suivi de l’introduction du programme des quotas individuels par bateau (QIB) (voir le texte pour des détails; tiré de Haigh et Starr, 2008).

Graphique des indices annuels des prises par unité d’effort de la pêche commerciale du sébaste tacheté au chalut de 1996 à 2006.

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Figure 22. Tendance des indices annuels et des coefficients pour l’analyse par MLG des données sur les PUE de la pêche commerciale du sébaste tacheté au chalut (avril 1996–mars 2007). (A) indices annuels des PUE selon l’année de pêche, la droite d’ajustement indiquant un déclin instantané; (B) effet du mois sur les PUE; (C) effet de la profondeur sur les PUE, où la profondeur est divisée en zones de profondeur de 75 m entre 75 et 525 m; (D) effet de la latitude sur les PUE, où COIV = 48° N à 50,1° N, CNIV = 50,1° N à 50,8° N, DRC = 50,8° N à 51,6° N, GIM = 51,6° N à 52,2° N, DH = 52,2° N à 53,8° N, et Dixon = 53,8° N à 54,8° N; (E) effet du navire sur les PUE lorsque les navires comptent pour 3 % ou plus des prises de sébaste tacheté au cours de la période de l’analyse. Les barres d’erreur illustrent les intervalles de confiance à 95 % (tiré de Haigh et Starr, 2008).

Graphiques de la tendance des indices annuels et des coefficients pour l’analyse par modèle linéaire général des données sur les prises par unité d’effort (PUE) de la pêche commerciale du sébaste tacheté au chalut d’avril 1996 à mars 2007. Les graphiques indiquent les indices annuels des prises par unité d’effort selon l’année de pêche, l’effet du mois sur les prises par unité d’effort, l’effet de la profondeur sur les PUE, l’effet de la latitude sur les prises par unité d’effort, et l’effet du navire sur les prises par unité d’effort.

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Figure 23. Fréquence relative des longueurs (cm) du sébaste tacheté selon l’année civile et le type de sortie. Les longueurs sont groupées en intervalles de 2 cm; n = nombre d’individus, L = longueur moyenne (cm) (tiré de Haigh et Starr, 2008).

Graphiques présentant la fréquence relative des longueurs (en centimètres) du sébaste tacheté selon l’année civile et le type de sortie. Les types de sorties sont : navire de recherche, navire affrété et sortie observée de pêche commerciale au chalut.

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Tableau 3. Résumé des indices de biomasse disponibles pour le sébaste tacheté de la Colombie–Britannique.
Nom de l’indiceTypeAnnéesDéclin ou tendanceNiveau de fiabilité
Relevé synoptique au chalut de fond du DRCRelevé de navire de recherche2003–2007Aucune tendance (figure 13)Courte série chronologique, variabilité élevée
Relevé synoptique au chalut de fond de la COIVRelevé de navire de recherche2004–2006Aucune tendance (figure 14)Courte série chronologique, variabilité élevée
Relevé synoptique au chalut de fond à l’OIRCRelevé de navire de recherche2006Aucune tendanceCourte série chronologique, variabilité élevée
Relevé historique du DRC à partir du G.B. ReedRelevé de navire de recherche1967–1984Aucune tendance significative (figure 15)Indice hautement variable, la proportion des traits contenant du sébaste tacheté variant de < 20 % à > 50 %
Relevé au chalut des crevettes de la COIVRelevé de navire de recherche1975–2007Aucune tendance significative (figure 16)CV élevés, prises ne diffèrent généralement pas de façon significative d’une année à l’autre, peut cibler les juvéniles du fait qu’il couvre des eaux peu profondes
Relevé au chalut des crevettes du DRCRelevé de navire de recherche1999–2007Aucune tendance (figure 18)CV élevés (allant de < 20 % à 65 %) et proportion hautement variable de traits contenant du sébaste tacheté
Relevé triennal au chalut de fond du NMFS des États–UnisRelevé de navire de recherche1980–2001Tendance à la hausse non significative en eaux canadiennes de 1980 à 1998 (figure 20)CV élevés, variabilité élevée de la proportion de traits contenant du sébaste tacheté (de 11 à 33 %)
Régression log–linéaire combinée : DRC, G. B. Reed, COIV, NMFS des États–UnisRelevés de navire de recherche combinés1967–2007Tendance à la hausse non significativeComme dans le cas des relevés individuels; meilleure analyse possible des données de relevés combinées
PUE de la pêche commerciale au chalutPUE de la pêche commerciale1996–2007Déclin de l’indice de 3,9 % par année (figure 21)Changements dans les pratiques de pêche pendant la période de relevé ont un effet sur l’indice

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Immigration de source externe

Les sébastes tachetés de la côte ouest des États–Unis, présents depuis la Californie jusqu’à l’État de Washington, sont considérés comme constituant un seul stock. Ils sont capturés principalement au chalut de fond. Le stock accuse une tendance à la baisse depuis longtemps; le stock reproducteur (individus d’âge 1+) a subi un déclin estimatif de 84 % entre 1928 et 1999 (Rogers, 2005). La plus grande partie du déclin est imputable à la pêche à grande échelle pratiquée par les flottilles étrangères dans les années 1960 et aux prises américaines élevées dans les années 1980 et 1990 ( Rogers, 2005). La ponte chez cette espèce se situe au–dessous de la cible de gestion actuelle de 40 % de la biomasse non exploitée (S40 %) depuis 1984. Le S40 % est l’indicateur par défaut du Conseil de gestion des pêches du Pacifique pour la ponte et constitue le niveau auquel le rendement maximal soutenu est atteint. Dans le cas du sébaste tacheté, il est estimé à 10 660 x 107 œufs. En 1989, la ponte a chuté au–dessous du seuil minimum de la biomasse non exploitée de 25 % (S25 %), seuil où les stocks sont considérés comme étant surexploités. La biomasse non exploitée du stock de sébaste tacheté est maintenant considérée comme se situant à 16 % (Roberts et Stevens, 2006).

Étant donné la nature plutôt sédentaire du sébaste tacheté (rayon de dispersion maximum de 100 km le long de la côte ouest des États–Unis; Gomez–Uchida et Banks, 2005), il semble peu probable que des individus issus des populations de l’Alaska ou de la côte ouest des États–Unis pourraient réussir à coloniser des parcelles d’habitat en Colombie–Britannique advenant que l’espèce disparaisse du Canada, du moins à court  terme (moins de 50 ans). En outre, à cause des faibles effectifs du stock de la côte ouest des États–Unis, ces eaux ne semblent pas constituer une bonne source d’individus pour la colonisation future des eaux canadiennes.

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Facteurs limitatifs et menaces

Plusieurs caractéristiques du cycle vital du sébaste tacheté font que ce poisson est peu résistant à la mortalité résultant d’activités humaines. La capacité de dispersion en apparence faible des jeunes individus et la nature hautement sédentaire des adultes, combinées à une maturité tardive et à une croissance très lente, signifient que les populations de sébaste tacheté peuvent ne pas se rétablir facilement des incidences d’agents stressants, comme la surpêche et la dégradation ou la perte d’habitat. De plus, les conditions océanographiques variables ont un effet sur la survie des larves pélagiques, ce qui mène à un succès de reproduction très variable. À la limite, cela pourrait résulter en un faible nombre d’individus de chaque génération transmettant leurs gènes à la génération suivante. L’activité de pêche peut exacerber davantage la faible diversité génétique, comme le révèle le faible rapport Ne/N estimé pour les populations de la côte ouest des États–Unis (Gomez–Uchida et Banks, 2006).

La pêche commerciale constitue actuellement la principale menace pour le sébaste tacheté, même si l’espèce n’est pas ciblée et que les prises sont faibles par rapport à d’autres espèces. Comme dans le cas d’autres sébastes, les pratiques de pêche intensive peuvent cibler d’une façon disproportionnée les individus les plus gros, les plus âgés et les plus féconds, ce qui pourrait mener à une répartition par âge tronquée, à la réduction de la biomasse de reproducteurs et à la diminution du succès du recrutement (Berkeley et Markle, 1999), alors que la chalutage par le fond peut abîmer l’habitat fortement accidenté de l’espèce.

Le sébaste tacheté est capturé principalement dans le cadre de la pêche au chalut, comme une prise accessoire de la pêche du sébaste à longue mâchoire, bien que de faibles quantités soient également capturées dans le cadre de la pêche aux lignes et de la pêche du flétan (annexe 1). Les prises annuelles moyennes depuis la mise en place de la surveillance à quai des prises de la pêche au chalut en 1994 se chiffrent à environ 74 tonnes (annexe 1).

En Colombie–Britannique, la pêche au chalut des sébastes du talus continental a débuté au milieu des années 1930. Le sébaste tacheté a toujours été une espèce peu représentée dans les prises accessoires, comme le montrent les prises annuelles moyennes relativement constantes par décennie (figure 24). Les navires étrangers dominaient dans cette pêche jusqu’au milieu des années 1970. Les navires américains en particulier y ont participé depuis son début jusqu’au milieu des années 1970, alors que les navires japonais et les navires soviétiques ont ciblé les sébastes du talus continental de la Colombie–Britannique de 1965 à 1976. En 1966, les chalutiers soviétiques ont capturé entre 29 000 et 63 000 tonnes de poisson de fond dans les eaux de la province. En supposant que le ratio du sébaste tacheté par rapport aux autres sébastes est le même que celui calculé pour les pêches intérieures contemporaines au chalut, ces prises se traduisent par des prises de 400 à 800 tonnes environ de sébaste tacheté en 1966. Ce volume est un ordre de grandeur plus élevé que les niveaux de prises annuelles moyennes des navires canadiens depuis 1994 (Haigh et Starr, 2008). Les prises aux États–Unis sont considérablement plus élevées qu’au Canada. Le relevé triennal au chalut effectué dans le golfe d’Alaska a révélé que les prises annuelles ont varié fortement entre 1984 et 1999; elles allaient de 6 à 272 tonnes, la moyenne annuelle s’élevant à 153 tonnes environ (Heifetz et al., 2000, cité dans Haigh et Starr, 2008). Les prises annuelles le long de la côte ouest des États–Unis ont également fluctué entre 1994 et 2004. Elles allaient de 127 à 1 041 tonnes, la moyenne annuelle s’élevant à 550 tonnes environ (tableau 4), ce qui représente un volume de plus de sept fois plus élevé qu’en Colombie–Britannique.

Le sébaste tacheté a été désigné comme surexploité le long de la côte ouest des États–Unis en 2000. Un plan de rétablissement de l’espèce y a été mis en œuvre en 2003. Les mesures de conservation prévoient des fermetures de zones de pêche à l’année longue et de durée limitée, des restrictions et des règlements sur les engins, ainsi que des limites de prises extrêmement faibles (près de 0 le long de la côte de la Californie et de l’État de Washington) (Roberts et Stevens, 2006). L’évaluation des stocks de 2005 indique que le sébaste tacheté montre des signes de rétablissement graduel. La biomasse de reproducteurs a à peu près doublé depuis 1999 (de 2 136 x 107 oeufs à 4 453 x 107 oeufs), bien qu’elle demeure à des niveaux très faibles. Le Conseil de gestion des pêches du Pacifique estime que la biomasse cible de S40 % sera reconstituée à un niveau de probabilité de 90 % d’ici 2030.

Figure 24. Historique des prises de sébaste tacheté par les flottilles du Canada et des États–Unis le long de la côte de la Colombie–Britannique. Les prises annuelles moyennes par décennie sont indiquées dans les cases horizontales (tiré de Haigh et Starr, 2008).

Graphique de l’historique des prises de sébaste tacheté (en tonnes) par les flottilles du Canada et des États-Unis le long de la côte de la Colombie-Britannique.

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Tableau 4. Prises annuelles de sébaste tacheté réalisées dans le cadre de la pêche au chalut de fond pratiquée le long des côtes de la Californie, de l’Oregon et de l’État de Washington (tiré de Rogers, 2005).
Année de pêchePrises totales (t)
1994
918
1995
790
1996
790
1997
862
1998
1 041
1999
434
2000
436
2001
272
2002
192
2003
127
2004
227

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Importance de l’espèce

Le sébaste tacheté a toujours été une prise accessoire de la pêche du sébaste à longue mâchoire dans les eaux canadiennes du Pacifique, bien que les prises canadiennes soient considérablement moins élevées que les prises américaines. Au cours de la saison de pêche 2007–2008, les chalutiers canadiens ont débarqué 55 t de sébaste tacheté, d’une valeur approximative de 61 000 $ au débarquement d’après un prix du marché de 0,50 $/lb(MPO, 2008). Par contre, le sébaste tacheté constitue une composante importante de la pêche du poisson de fond aux États–Unis. Par exemple, en 2004, il constituait la quatrième espèce la plus commune capturée par les chalutiers commerciaux le long de la côte ouest américaine (Roberts et Stevens, 2006).

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Protection actuelle ou autres désignations de statut

NatureServe (NatureServe, 2008), le Conservation Data Centre de la Colombie–Britannique (Prescott, comm. pers., 2007) et la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN(Liste rouge de l’UICN) n’ont pas attribué un statut au sébaste tacheté.

Il n’existe aucune mesure de gestion de la pêche qui s’applique particulièrement au sébaste tacheté au Canada. Sa pêche est réglementée collectivement avec d’autres espèces de sébastes non soumises à un TAC. Les mesures de gestion en vigueur pour toutes les espèces de sébastes prévoient des quotas de pêche commerciale pour une combinaison d’espèces non soumises à un TAC, ainsi que des restrictions sur les engins de pêche commerciale et les saisons, des limites des prises récréatives et des aires de conservation des sébastes (cependant, comme celles–ci sont principalement situées en eaux côtières, elles ont relativement peu d’effet sur le sébaste tacheté). La gestion de la pêche commerciale plurispécifique des sébastes a été considérablement renforcée depuis le milieu des années 1990 par la présence accrue d’observateurs en mer, la vérification des débarquements à quai et la surveillance vidéo des prises et des rejets à bord des bateaux qui ne transportent pas des observateurs. Aux États–Unis, l’espèce est actuellement considérée comme surexploitée et elle est gérée selon un plan de rétablissement qui réglemente les lieux de pêche, les saisons de pêche et les niveaux des prises le long de la côte ouest du pays.

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Résumé technique

Sebastes crameri

Sébaste tacheté – Darkblotched Rockfish

Aire d’occurrence au Canada : Eaux de la pente continentale de la Colombie–Britannique

Données démographiques

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population)
- reposant sur l’atteinte de la maturité à 50 % à 8,5 ans et un taux de mortalité naturelle instantané de 0,07
23 années
Pourcentage observé de la réduction du nombre total d’individus matures au cours des 10 dernières années OU des 3 dernières générations
- voir le tableau des indices (tableau 3, p.. 31)
- aucune tendance significative uniforme dans les relevés de recherche
- les PUE de la pêche commerciale ont diminué, mais subissent l’effet des changements dans la pêche
Aucune tendance significative observée
Pourcentage [prévu ou soupçonné ] de la [réduction ou de l’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours
des [5 ou 10 prochaines années ou 2 ou 3 dernières générations]
Inconnu
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou soupçonné] de la [réduction ou de l’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours de toute période de [5 ou 10 ans ou 2 ou 3 générations], couvrant une période antérieure et ultérieure Inconnu
Est–ce que les causes du déclin sont clairement réversibles? Aucun déclin observé
Est–ce que les causes du déclin sont comprises? Aucun déclin observé
Est–ce que les causes du déclin sont ont cessé? Sans objet
Tendance [observée, prévue ou inférée] du nombre de
populations
Sans objet – une seule population
Y a–t–il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures? Non
Y a–t–il des fluctuations extrêmes du nombre de populations? Sans objet

Information sur la répartition

Superficie estimée de la zone d’occurrence 43 000 km²
Tendance [observée, prévue ou inférée] de la zone d’occurrence Inconnu
Y a–t–il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence? Probablement pas
Indice de la zone d’occupation (IZO) 9 000 à 31 000 km²
Tendance [observée, prévue ou inférée] de la zone d’occupation Inconnu
Y a–t–il des fluctuations extrêmes de la zone d’occupation? Probablement pas
La population totale est–elle très fragmentée? Non
Nombre de localités actuelles Sans objet (répartition continue)
Tendance du nombre de localités Sans objet
Y a–t–il des fluctuations extrêmes du nombre de localités? Sans objet
Tendance de l’aire et/ou de la qualité de l’habitat Inconnu

Nombre d’individus matures dans chaque population

Population Nombre d’individus matures
Total Inconnu
Nombre de populations (localités) Sans objet

Analyse quantitative

Non menée

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

La pêche commerciale est la principale menace connue, étant donné que cette espèce est prélevée dans le cadre de pêches commerciales ciblant d’autres espèces, mais ses prises sont faibles. Le chalutage par le fond peut endommager l’habitat rocheux très accidenté où vit l’espèce.

Immigration de source externe

Statut ou situation des populations de l’extérieur?
États–Unis : Populations de l’État de Washington, de l’Oregon et de la Californie déclarées surexploitées en 2000 en raison d’un déclin approximatif du stock reproducteur de 84 % entre 1928 et 1999. La biomasse de reproducteurs a à peu près doublé depuis 1999, mais elle demeure à un très faible niveau.
Une immigration a–t–elle été constatée? Possible au stade des larves pélagiques, bien que la capacité de dispersion soit considérée comme limitée
Des individus immigrants seraient–ils adaptés pour survivre au Canada? Probablement
Y a–t–il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants? Probablement
La possibilité d’une immigration de populations externes existe–t–elle? Peu probable car la population adjacente est décimée et la capacité de dispersion peut être limitée

Statut existant

COSEPAC: Espèce désignée préoccupante (novembre 2009)

Statut et justification de la désignation

Statut : Préoccupante
Code alphanumérique : Sans objet
Justification de la désignation :

Cette espèce longévive (âge maximal de 100 ans; durée de génération de 23 ans) présente des recrutements épisodiques. L’espèce est capturée en nombre assez faible dans des pêches visant d’autres sébastes plus abondants. Les relevés de recherche ne montrent aucune tendance précise en matière d’abondance, bien que les données sur les tendances en matière d’abondance présentent une incertitude relativement élevée. Dans les eaux adjacentes des États–Unis, l’espèce a connu un déclin de 84 % de 1928 à 1999 et elle est considérée comme ayant fait l’objet d’une pêche excessive, même s’il y a eu récemment un certain rétablissement de population. Les relevés récents ne tiennent pas compte des déclins de population résultant de la pêche étrangère ayant eu lieu avant les années 1970.

Applicabilité des critères

Critère A (Population globale en déclin) : Non satisfait – Aucun signe constant de déclin dans les indices d’abondance disponibles.

Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : Non satisfait – La zone d’occurrence et la zone d’occupation excèdent les valeurs minimales.

Critère C (Petite population et déclin du nombre d’individus matures) : Non satisfait – Une estimation de la taille de la population n’est pas disponible, mais la taille excède certainement les valeurs minimales.

Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) : Non satisfait.

Critère E (Analyse quantitative) : Non menée.

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Remerciements et experts contactés

La rédactrice remercie Rowan Haigh (ministère des Pêches et des Océans) et Paul Starr (Canadian Groundfish Research and Conservation Society). Leur aide dans la rédaction du rapport est grandement appréciée. Environnement Canada a fourni financement et soutien.

Liste des experts contactés

  • Barry Ackerman, coordonnateur, Poissons de fond au chalut, ministère des Pêches et des Océans, Vancouver (Colombie–Britannique).
  • David Clark, spécialiste en information écologique, Parcs Canada, Gatineau (Québec).
  • Ann Clarke, agent scientifique, Secrétariat du COSEPAC, Ottawa (Ontario).
  • Lara Cooper, Secrétariat canadien de consultation scientifique, ministère des Pêches et des Océans, St. Andrews (Nouveau–Brunswick).
  • Courtney Druce, agent de programme des espèces en péril, ministère des Pêches et des Océans, Vancouver (Colombie–Britannique).
  • Jeff Fargo, chef, Programme d’évaluation des poissons plats, Station biologique du Pacifique, ministère des Pêches et des Océans, Nanaimo (Colombie–Britannique).
  • Alain Filion, agent de projets scientifiques, Secrétariat du COSEPAC, Ottawa (Ontario).
  • Kevin Fort, biologiste des espèces en péril, Service canadien de la faune, Delta (Colombie–Britannique).
  • David Fraser, spécialiste des espèces en péril, ministère de l’Environnement de la Colombie–Britannique, Victoria (Colombie–Britannique).
  • Monique Goit, chargée de projets scientifiques, Secrétariat du COSEPAC, Ottawa (Ontario).
  • Gloria Goulet, coordonnatrice, Connaissances traditionnelles autochtones, Secrétariat du COSEPAC, Ottawa (Ontario).
  • Rowan Haigh, biologiste en recherche des sébastes du talus continental, Station biologique du Pacifique, ministère des Pêches et des Océans, Nanaimo (Colombie–Britannique).
  • Heather Holmes, spécialiste de l’écologie marine, réserve de parc national du Canada Pacific Rim, Parcs Canada, Ucluelet (Colombie–Britannique).
  • Vicki Marshall, coordonnatrice de l’évaluation des stocks de poissons, ministère de l’Environnement de la Colombie–Britannique, Victoria (Colombie–Britannique).
  • Patrick Nantel, biologiste de la conservation, Programme des espèces en péril, Parcs Canada, Gatineau (Québec).
  • Harry Nyce, père, Nisga’a Wildlife Committee and Joint Fisheries Management Committee(comité conjoint de gestion des pêches et comité de la faune Nisga’a), Gitwinksihlkw (Colombie–Britannique).
  • Sue Pollard, spécialiste des espèces aquatiques en péril, ministère de l’Environnement de la Colombie–Britannique, Victoria (Colombie–Britannique).
  • Howard Powles, Sous–comité de spécialistes des poissons marins du COSEPAC, Gatineau (Québec).
  • Erin Prescott, spécialiste de l’information, Conservation Data Centre de la Colombie–Britannique, ministère de l’Environnement de la Colombie–Britannique, Victoria (Colombie–Britannique).
  • Norm Sloan, coordonnateur spécialiste de l’écosystème et de l’écologie marine, réserve de parc national et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas, Parcs Canada, Queen Charlotte (Colombie–Britannique).
  • Paul Starr, scientifique, Canadian Groundfish Research and Conservation Society, (société de conservation et de recherche sur les poissons de fond du Canada) Nanaimo (Colombie–Britannique).
  • Jenny Wu, spécialiste en gestion de données et d’outils cartographiques, Secrétariat du COSEPAC, Ottawa (Ontario).
  • Lynn Yamanaka, chef du Programme de sébastes côtiers, Station biologique du Pacifique, ministère des Pêches et des Océans, Nanaimo (Colombie–Britannique).

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Sources d’information

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Sommaire biographique du rédacteur du rapport

Andrea L. Smith détient une maîtrise en sciences de la biologie de conservation et un doctorat en sciences de l’écologie évolutionniste de l’Université Queen’s. Elle a participé à une gamme de projets de recherche, notamment l’étude de l’écologie des oiseaux de mer en Colombie–Britannique, dans l’Arctique canadien et aux îles Galápagos, d’espèces en péril à Hawaii et dans le désert de Mojave, ainsi que de communautés d’oiseaux forestiers au Mexique. Andrea est l’auteure de plusieurs articles sur des questions liées à l’environnement publiés dans la revue ON Nature et a mené une analyse de carence de la politique provinciale sur le patrimoine naturel pour Ontario Nature. Elle travaille à l’heure actuelle comme chercheuse à l’Institut de recherche et d’innovation en durabilité (Institute for Research and Innovation in Sustainability ou IRIS) de l’Université York. Ses travaux portent sur l’examen des défis interdisciplinaires que posent la prévention de l’introduction d’espèces envahissantes et la lutte contre celles–ci.

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Collections examinées

Aucune collection n’a été examinée pour ce rapport.

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Annexe 1. Prises annuelles de sébaste tacheté réalisées dans le cadre de diverses pêches menées dans les eaux de la Colombie–Britannique. Les prises sont arrondies à la tonne près. Les entrées marquée indiquent des prises nulles (tiré de Haigh et Starr, 2008).
AnnéeChalut CANChalut EULignes ZNAnnexe IIFlétanLignes/TotalTotal
Total2,3131,89720464,216
1930       
1931       
1932       
1933       
1934 0    0
1935 0    0
1936 0    0
1937 0    0
1938 1    1
1939 1    1
1940 2    2
1941 1    1
1942 11    11
1943 35    35
1944 15    15
194512153    166
1946477    81
1947040    41
1948066    66
1949080    80
1950172    73
1951270    72
1952360    64
1953126    26
1954327    29
1955229    31
1956129    30
1957128    30
1958122    23
1959442    46
1960143    43
1961153    54
1962578    83
1963255    57
1964435    39
1965446    49
1966363    66
1967249    51
1968464    68
19696104    110
1970890    98
19711075    85
19721973    91
19731384    96
19741157    68
19751343    55
1976L26     26
197744     44
197877     77
1979L73     73
198048     48
198138     38
198253     53
198357     47
198447     47
198525     25
198638     38
198788     88
198883     83
1989100     100
199081     81
1991D45     45
1992L68     68
199392     92
1994D108     108
1995T117 0.29 0.080.36118
1996D,O88 1.07 0.051.1289
1997Q,T77 0.13 0.110.2477
199862 0.08 0.120.2163
199973 0.09 0.140.2373
2000T72 0.04 0.080.1272
200166 0.15 0.220.3766
200272 0.06 0.290.3572
200356 0.14 0.320.4556
200453 0.120.010.810.9354
200555 0.02 0.470.4855
200670 0.00 0.840.8471
200757 0.02 0.530.5557
UNK76     76

D Lancement du Programme de vérification à quai (PVQ) : 1991 – flétan; 1994 – chalut; 1996 – pêche aux lignes ZN

O Lancement du Programme des observateurs : 1996 – chalut

L Accès limité : 1976 – chalut; 1979 – flétan; 1992 – pêches aux lignes ZN

Q Lancement du système de quota individuel par bateau (QIB) pour les espèces soumises à un TAC : 1997 – chalut

T Mise en place de limites par sortie : 1995 – limite mensuelle sur l’agrégat de sébastes pris en vertu d’un permis ZN; 1997 – limite par sortie de pêche au chalut de 15 000 lb de sébastes combinés non soumis à un TAC; 2000 – option D pour le flétan avec limite annuelle de 20 000 lb d’agrégat de sébastes

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Annexe 2. Estimations de la biomasse relative du sébaste tacheté d’après les relevés au chalut effectués dans le goulet de l’île Goose à partir du G.B. Reed (1967–1984). Les intervalles de confiance à biais corrigé et les coefficients de variation (CV) ont été établis d’après 1 000 essais de rééchantillonnage selon la méthode du bootstrap (tiré de Haigh et Starr, 2008).
Année de relevéBiomasse relative (t)Biomasse moyenne bootstrap (t)Biomasse à la limite inférieure de 95 %Biomasse à la limite supérieure de 95 %CV bootstrapCV analytique
196721.121.27.939.40.3950.396
196936.135.85.4118.80.7320.722
197128.828.914.449.00.3230.320
197323.321.32.955.40.5960.595
1976204.6205.743.4554.40.6570.649
197741.240.916.079.90.3780.368
19849.69.83.518.20.3780.378

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Annexe 3. Estimations de la biomasse relative du sébaste tacheté d’après le relevé au chalut sur les crevettes de la COIV. Les intervalles de confiance à biais corrigé et les coefficients de variation (CV) ont été établis d’après 1 000 essais de rééchantillonnage selon la méthode du bootstrap (tiré de Haigh et Starr, 2008).
Année de relevéBiomasse relative (t)Biomasse moyenne bootstrap (t)Biomasse à la limite inférieure de 95 %Biomasse à la limite supérieure de 95 %CV bootstrapCV analytique
197512.612.70.043.60.8990.910
19760.70.60.01.80.7040.705
19776.76.63.014.70.4120.411
19781.81.80.26.40.8340.790
197911.511.40.046.00.9771.000
198000---0.000
1981257.5258.5165.5388.00.2190.218
198212.112.03.226.20.4930.479
198319.220.30.070.80.9571.000
198588.890.644.2146.30.2980.306
198792.390.943.7169.70.3590.363
198822.923.19.344.20.3720.358
198930.530.010.660.70.4220.392
199063.264.126.7136.70.4220.417
199138.038.221.057.80.2470.264
199211.010.41.235.10.76003.74
1993121.9122.675.5183.90.2250.222
199461.762.035.390.00.2300.239
199513.213.23.826.80.4380.452
199691.491.648.6149.00.2800.279
1997275.2278.0153.4458.90.2800.284
1998110.3611.734.4236.30.4590.468
199938.137.36.7108.20.6610.673
200082.882.251.3127.70.2320.226
2001118.0116.974.1179.60.2230.223
200265.163.716.3185.50.6510.666
200328.028.77.864.90.5170.517
200438.438.410.197.20.5600.579
200516.616.58.528.60.3040.315
200642.343.47.0121.50.7080.698
20078.28.22.520.10.5510.558

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Annexe 4. Estimations de la biomasse relative du sébaste tacheté d’après les relevés au chalut des crevettes du DRC (1999–2007). Les intervalles de confiance à biais corrigé et les coefficients de variation (CV) ont été établis d’après 1 000 essais de rééchantillonnage selon la méthode du bootstrap (tiré de Haigh et Starr, 2008).
Année de relevéBiomasse relative (t)Biomasse moyenne bootstrap (t)Biomasse à la limite inférieure de 95 %Biomasse à la limite supérieure de 95 %CV bootstrapCV analytique
199921.921.98.644.70.4080.403
20002.12.12.110.60.3970.389
200168.067.241.3108.20.2470.241
200248.748.832.069.70.1930.200
20030.70.70.21.40.4180.403
20042.92.90.95.60.4130.424
20057.37.11.220.10.6410.656
200619.619.59.232.40.3020.309
20077.37.33.811.40.2610.271

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Annexe 5. Estimations de la biomasse relative du sébaste tacheté dans la région de Vancouver relevant de la compétence de la CPAPN(Vancouver Total, Vancouver Canada et Vancouver États–Unis). Les intervalles de confiance à 95 % ont été établis à partir de la distribution bootstrap de la biomasse. Les estimations reposent sur 5 000 essais de rééchantillonnage selon la méthode du bootstrap (tiré de Haigh et Starr, 2008).
Type d’estimationAnnée de relevéBiomasse relative (t)Biomasse moyenne bootstrap (t)Biomasse à la limite inférieure de 95 %Biomasse à la limite supérieure de 95 %CV bootstrapCV analytique
Total Vancouver1980180180603840.4560.470
 19835265092011,1420.4440.437
 19894324232237740.3180.341
 19927227252891,3820.3800.397
 19959169144051,5940.3290.339
 19981,0001,0864852,0250.3550.363
 20011,1601,009532,2990.8280.921
Canada Vancouver1980127128153370.6440.668
 1983233234545290.5050.506
 1989132132243590.6400.654
 1992358359889350.5930.603
 19955965981901,1630.4160.430
 19987407412131,5640.4530.463
 200125258510.4210.426
États–Unis Vancouver19805554101140.4870.510
 1983272257507420.6730.651
 19893002921554750.2890.336
 19923563671087640.4550.487
 19953203161375530.3340.331
 19983503451556920.3850.386
 20011,135984282,2710.8490.942

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1 Il est à noter que toutes les figures renfermant des cellules de grille de la ZO visant moins de trois bateaux de pêche ont été exclues à cause de préoccupations concernant les renseignements personnels. Ces cellules de grille sont toutefois prises en compte dans tous les calculs de la ZO.

2 Rogers (2005) a limité ses calculs à une fourchette d’âges restreinte parce que la courbe de von Bertanlaffy correspond mal à la croissance du sébaste tacheté.