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Programme de rétablissement du carex faux-lupulina (Carex lupuliformis) au Canada [Proposition]

Loi sur les espèces en péril
Série de Programmes de rétablissement

Carex faux-lupulina

Photo du Carex faux-lupulina ©  Matthew Wild, Environnement Canada, Service canadien de la faune – Région du  Québec

Table des matières

Information sur le document

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Information sur le document

Référence recommandée

Environnement Canada. 2013. Programme de rétablissement du carex faux-lupulina (Carex lupuliformis) au Canada [Proposition], Série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa, v + 24 pages.

Pour télécharger le présent programme de rétablissement ou pour obtenir un complément d’information sur les espèces en péril, incluant les rapports de situation du COSEPAC, les descriptions de la résidence, les plans d’action et d’autres documents connexes sur le rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril.

Illustration de la couverture : © Matthew Wild, Environnement Canada, Service canadien de la faune – Région du Québec

Also available in English under the title:
“Recovery strategy for the False Hop Sedge (Carex lupuliformis) in Canada [Proposed]” 

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre de l’Environnement, 2013. Tous droits réservés.

ISBN
No de catalogue

Le contenu du présent document (à l’exception des illustrations) peut être utilisé sans permission, mais en prenant soin d’en indiquer la source.

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Préface

En vertu de l’Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d’établir une législation et des programmes complémentaires qui assureront la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) (LEP), les ministres fédéraux compétents sont responsables de l’élaboration des programmes de rétablissement pour les espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et sont tenus de rendre compte des progrès réalisés dans un délai de cinq ans.
                                  
Le ministre de l’Environnement est le ministre compétent pour le rétablissement du carex faux-lupulina et a élaboré le présent programme, conformément à l’article 37 de la LEP. Ce programme a été préparé en collaboration avec les gouvernements de l’Ontario (ministère des Richesses naturelles) et du Québec (ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs).

La réussite du rétablissement de l’espèce dépendra de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des recommandations formulées dans le présent programme. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement Canada ou toute autre compétence. Tous les Canadiens et toutes les Canadiennes sont invités à appuyer le programme et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien du carex faux-lupulina et de l’ensemble de la société canadienne.

Le présent programme de rétablissement sera suivi d’un ou de plusieurs plans d’action qui présenteront de l’information sur les mesures de rétablissement qui doivent être prises par Environnement Canada et d’autres compétences et/ou organisations participant à la conservation de l’espèce. La mise en œuvre du présent programme est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des compétences et organisations participantes.

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Remerciements

Le présent programme de rétablissement a été révisé par Vincent Carignan et Matthew Wild (Environnement Canada, Service canadien de la faune – Région du Québec) à partir de la version préliminaire rédigée par Nicole Lavoie (botaniste conseil), à la lumière des conseils fournis par les membres du Comité aviseur pour le rétablissement du carex faux-lupulina au Canada [(Vincent Carignan, Patricia Désilets (ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec), Kate MacIntyre et Allen Woodliffe (ministère des Richesses naturelles de l’Ontario), et Andrée Nault (Division de la recherche scientifique du Biodôme de Montréal)].

Le présent programme de rétablissement a également bénéficié des observations des personnes suivantes : Alain Branchaud et Karine Picard (Environnement Canada, Service canadien de la faune - Région du Québec), Kate Hayes (anciennement d’Environnement Canada, Service canadien de la faune – Région de l’Ontario), Kathy St. Laurent, Angela Darwin, Madeline Austen, Graham Bryan, Lesley Dunn et Dalia Al-Ali (Environnement Canada, Service canadien de la faune – Région de l’Ontario), Marie-José Ribeyron et Tanys Uhmann (Environnement Canada, Service canadien de la faune – Région de la capitale nationale), Jacques Labrecque, Nadia Cavallin, Jacques Cayouette, Guy Jolicœur et Line Couillard (ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec), Jacinthe Letendre, Bree Walpole, Eric Snyder et Michael J. Oldham (ministère des Richesses naturelles de l’Ontario), Stéphanie Pellerin (Institut de recherche en biologie végétale) ainsi que Diane Amirault-Langlais et Marjorie Mercure (anciennement d’Environnement Canada, Service canadien de la faune - Région du Québec).

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Sommaire

Le carex faux-lupulina (Carex lupuliformis) est une plante herbacée vivace de la famille des Cypéracées qui croît en touffes en bordure de milieux humides (marécages, marais, plaines inondables, étangs printaniers). L’espèce a été évaluée comme étant en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en 2000 et inscrite à ce titre dans l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril en 2003.

L’espèce est répartie de façon sporadique dans l’est de l’Amérique du Nord et atteint la limite nord de son aire de répartition au Canada, où elle est présente seulement dans l’extrême sud de l’Ontario et du Québec. Elle compte au Canada 20 populations connues, et des individus poussant à l’état naturel ont été détectés dans 12 de ces populations depuis 2009. Des transplantations ont été réalisées dans le cas de 4 populations, et des réintroductions ont été faites dans l’habitat de 2 populations qui étaient disparues. En 2009-2010, il y avait environ 361 touffes de carex faux-lupulina au Canada, dont la moitié résultait d’une réintroduction ou d’une transplantation. À la suite d’une grave inondation survenue au Québec au printemps 2011, seulement 2 touffes poussaient encore à l’état naturel dans cette province.

Il a été établi que les principales menaces auxquelles est exposé le carex faux-lupulina sont la modification du régime hydrologique, la fermeture du couvert végétal, la présence de plantes exotiques envahissantes, les activités récréatives ou menées par les propriétaires fonciers, les parasites, le dépôt d’ordures et le développement résidentiel. Il convient d’ajouter que le petit nombre des populations existantes, leur faible effectif et leur répartition restreinte constituent des obstacles importants à la persistance à long terme de l’espèce au Canada.

Le rétablissement du carex faux-lupulina est jugé techniquement et biologiquement réalisable. L’objectif en matière de population et de répartition est de maintenir ou dans la mesure du possible accroître l’effectif et la zone d’occupation du carex faux-lupulina au Canada. Les stratégies générales à adopter contre les menaces à la survie et au rétablissement de l’espèce sont présentées dans la section « Orientation stratégique pour le rétablissement ».

L’habitat essentiel du carex faux-lupulina au Canada est partiellement désigné dans le présent programme de rétablissement. Cet habitat correspond à l’habitat convenable dans 13 des 20 localités où des populations de l’espèce se trouvent et sont décrites, y compris toutes les populations ayant bénéficié de mesures de réintroduction ou de transplantation ou au sein desquelles la présence d’habitat convenable a récemment été confirmée. Le calendrier d’études proposé vise à compléter la désignation de l’habitat essentiel aux localités de Lambeth, Amherstburg et Galt en Ontario ainsi qu’à la localité d’Oka au Québec.

Un ou plusieurs plans d’action pour le carex faux-lupulina seront élaborés à l’intérieur d’un délai de cinq ans suivant la publication du programme de rétablissement dans le Registre public des espèces en péril.

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Résumé du caractère réalisable du rétablissement

En vertu du paragraphe 41(1) de la LEP, le ministre compétent est tenu de déterminer si le rétablissement de l’espèce sauvage inscrite est réalisable au point de vue technique et biologique. En se fondant sur les critères fixés dans l’ébauche des Politiques de la Loi sur les espèces en péril (Gouvernement du Canada, 2009), le rétablissement du carex faux-lupulina est jugé réalisable au point de vue technique et biologique, puisque la réponse aux énoncés suivants est « oui » ou « inconnu ».

  1. Des individus de l’espèce sauvage capables de se reproduire sont disponibles maintenant ou le seront dans un avenir prévisible pour maintenir la population ou augmenter son abondance.

    Oui. Des inventaires menés depuis 2005 ont permis de repérer de nouvelles populations de carex faux-lupulina, et la production de graines et de pousses a récemment été observée chez 12 populations canadiennes existantes. Des plantules sont actuellement produites ex situ au Québec et en Ontario.

  2. De l’habitat convenable suffisant est disponible pour soutenir l’espèce, ou pourrait être rendu disponible par des activités de gestion ou de remise en état de l’habitat.

    Oui. En Ontario, de l’habitat convenable existe dans au moins 7 des 9 localités actuellement occupées par des populations, et plus de 35 milieux humides présentant des similitudes avec l’habitat abritant des populations existantes ont été repérés ailleurs dans la province. Au Québec, 9 milieux humides potentiels ont été repérés le long de la rivière des Outaouais, et 3 l’ont été le long de la rivière Richelieu (Bachand-Lavallée et Pellerin, 2006). Ces milieux humides sont situés près de populations actuelles ou historiques, sur 10 km linéaires le long de la rivière des Outaouais et 20 km linéaires le long de la rivière Richelieu.

  3. Les principales menaces pesant sur l’espèce ou son habitat (y compris les menaces à l’extérieur du Canada) peuvent être évitées ou atténuées.

    Oui. Les menaces présentant les niveaux de préoccupation les plus élevés (p. ex. fermeture du couvert végétal, modification du régime hydrologique) peuvent être évitées ou atténuées par des activités de rétablissement telles que l’intendance et la protection de l’habitat. Il convient également de noter que le nombre limité des populations (14), leur faible effectif (moins de 400 individus en tout) ainsi que leur répartition restreinte constituent des obstacles importants à la persistance à long terme de l’espèce.

  4. Des techniques de rétablissement existent pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition ou leur élaboration peut être prévue dans un délai raisonnable.

    Oui. Bien que la restauration de l’habitat (p. ex. élimination de la végétation concurrente) ainsi que la réintroduction ou transplantation d’individus aient été réalisées avec succès sur le terrain (Bachand-Lavallée et Pellerin, 2006; Letendre et al., 2007), il faut tenir compte du fait que l’espèce atteint au Canada la limite nord de son aire de répartition. En 2010, le taux de survie des individus transplantés variait de 17 à 82 % selon les populations, et le taux de survie des individus produisant des graines allait de 15 à 60 % (COSEPAC, 2011).

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Introduction