Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Goglu des prés Dolichonyx oryzivorus au Canada – 2010

Table des matières

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Liste des figures

Liste des tableaux


Information sur le document

Goglu des prés Dolichonyx oryzivorus

Photo d’un Goglu des prés mâle adulte (Dolichonyx oryzivorus) en plumage nuptial.

Menacée – 2010

COSEPAC – Comité sur la situation des espèces en péril au Canada

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2010. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le goglu des prés (Dolichonyx oryzivorus) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vi + 44 p.

Note de production :

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) remercie Carl Savignac qui a rédigé le rapport de situation provisoire sur le Goglu des prés (Dolichonyx oryzivorus), préparé en vertu d'un contrat avec Environnement Canada. La participation de l'entrepreneur à la rédaction du présent rapport de situation a pris fin avec l'acceptation du rapport provisoire.Marty Leonard, coprésidente du Sous–comité de spécialistes des oiseaux du COSEPAC, a supervisé toutes les modifications apportées au rapport de situation durant la préparation subséquente du rapport de situation provisoire.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819–953–3215
Téléc. : 819–994–3684
Courriel
Site Web

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Status Report on the Bobolink Dolichonyx oryzivorus in Canada.

Illustration/photo de la couverture :
Goglu des prés-- Photo de Carl Savignac, reproduction autorisée.

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2010.
No de catalogue CW69-14/600-2010F-PDF
ISBN978-1-100-94765-5

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COSEPAC – Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation – Avril 2010

Nom commun
Goglu des prés

Nom scientifique
Dolichonyx oryzivorus

Statut
Menacée

Justification de la désignation
Plus de 25 % des effectifs de la population mondiale de cette espèce d’oiseau des prairies se reproduit au Canada, soit la partie nord de l’aire de répartition de l’espèce. L’espèce a subi de graves déclins depuis la fin des années 1960. Ces déclins se sont poursuivis au cours des dix dernières années, particulièrement dans le centre de son aire de répartition dans l’est du Canada. Les menaces qui pèsent sur l’espèce sont la mortalité accidentelle causée par les activités agricoles, la perte et la fragmentation de l’habitat, l’exposition aux pesticides et le contrôle aviaire aux sites de repos dans l’aire d’hivernage.

Répartition
Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador

Historique du statut
Espèce désignée « menacée » en avril 2010.

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COSEPAC – Résumé

Goglu des prés Dolichonyx oryzivorus

Information sur l'espèce

Le Goglu des prés est un passereau de taille moyenne. Le plumage des parties inférieures des mâles est noir, mais celui des parties supérieures est d’une coloration plus pâle. Le plumage des femelles est beige clair liséré de marron et elles peuvent être confondues avec certaines espèces de bruants. Le Goglu des prés a un bec en forme de cône, une queue est raide composée de plumes au bout pointu et des ongles de doigt postérieur longs. Le plumage des mâles, hors de la période de reproduction, et celui des jeunes est semblable au plumage des femelles. Aucune sous–espèce du Goglu des prés n'est actuellement reconnue.

Répartition

En Amérique du Nord, l'aire de reproduction du Goglu des prés comprend la partie sud de toutes les provinces canadiennes (de la Colombie–Britannique à Terre­Neuve­et­Labrador) et s’étend vers le sud jusqu’au nord–ouest, au centre–nord et au nord–est des États-Unis. Cette espèce est absente du Yukon, des Territoires du Nord–Ouest et du Nunavut. Le Goglu des prés hiverne dans le sud de l'Amérique du Sud, à l'est des Andes en Bolivie, au Brésil, au Paraguay et en Argentine.

Habitat

Auparavant, le Goglu des prés nichait dans la prairie à herbes hautes du centre–ouest des États-Unis et du centre–sud du Canada. Une bonne partie de la prairie a été transformée en terres agricoles il y a près d'un siècle. Durant la même période, les forêts de l'est de l'Amérique du Nord ont été transformées en prairies de fauche et en prés offrant un habitat aux oiseaux. Depuis la conversion de la prairie en terres cultivées et le défrichage des forêts de l'est, le Goglu des prés niche dans les cultures fourragères (p. ex. prairies de fauche et pâturages dominés par une diversité d'espèces, notamment le trèfle, la phléole et le pâturin des prés et les plantes à feuilles larges). On retrouve également le Goglu des prés dans différents habitats de prairie, notamment les prairies humides, les tourbières herbacées et les champs abandonnés composés majoritairement d'herbes hautes, les restants de prairie vierge non cultivée (prairie à herbes hautes), les cultures sans labour, les petits champs de grains, les sites d'exploitation minière à ciel ouvert restaurés et les champs irrigués des zones arides. Cette espèce est moins présente dans les prairies à herbes courtes, les luzernières ou les monocultures en rangs (p. ex. maïs, soja, blé), même si son utilisation des luzernières varie selon les régions.

Biologie

Le Goglu des prés est une espèce au comportement semi–colonial souvent polygame (en fonction de la région et de l'habitat). Les premiers adultes reviennent des aires d'hivernage vers la mi–mai. Dès leur arrivée dans les aires de reproduction, les mâles établissent leur territoire par des vols et des chants de parade nuptiale. Les femelles construisent les nids, toujours au niveau du sol, habituellement à la base de grandes plantes latifoliées. Chaque couvée contient en général de 3 à 7 œufs. Les oisillons sont nourris par les deux parents pendant 10 ou 11 jours et les jeunes à l'envol sont nourris pendant au moins une semaine. Le Goglu des prés a une durée de vie de cinq ans.

Taille et tendances des populations

Au Canada, la population du Goglu des prés est estimée se composer de 1,8 à 2,2 millions d'oiseaux nicheurs. Les données du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) d'Amérique du Nord pour la période allant de 1968 à 2008 indiquent un déclin important de l'ordre de 5,2 % par an au Canada, soit une perte de 88 % de la population au cours des 40 dernières années. En ce qui concerne la dernière décennie (1998 à 2008), les données du Relevé indiquent un déclin important de l'ordre de 4,6 % par an, soit une diminution de 38 % de la population au cours de cette période.

Facteurs limitatifs et menaces

On a déterminé que les principales raisons du déclin de la population du Goglu des prés étaient : 1) la mortalité accidentelle liée aux activités agricoles comme la fenaison qui détruit les nids et tue les adultes; 2) la perte de l'habitat causée par la conversion des cultures fourragères en cultures intensives de grains et autres cultures en rangs; 3) la fragmentation de l'habitat, qui conduit à des taux de prédation plus élevés des nids situés près des bordures; et 4) l'utilisation des pesticides dans les aires de reproduction et d'hivernage, qui peut être une cause de mortalité directe et indirecte.

Importance de l'espèce

Compte tenu de sa présence généralement importante dans les cultures fourragères et de la quantité importante d'insectes ravageurs dont il se nourrit, le Goglu des prés peut présenter des avantages pour l'agriculture dans les aires de reproduction.

Protection actuelle ou autres désignations de statut

Au Canada, le Goglu des prés ainsi que ses nids et ses œufs sont protégés en vertu de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs. Cette espèce est considérée comme une espèce non en péril à l'échelle mondiale (cote G5) par NatureServe(2009).

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale–provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous–espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous–comités de spécialistes des espèces et du sous–comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (2010)

Espèce sauvage
Espèce, sous–espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)*
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)**
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)***
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)****
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

* Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.
** Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
*** Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
**** Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
***** Catégorie « DSIDD» (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

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Rapport de situation du COSEPAC sur le Goglu des prés Dolichonyx oryzivorus au Canada – 2010

Information sur l'espèce

Nom et classification

Le nom commun du Dolichonyx oryzivorus (Linnaeus, 1758) est « Goglu des prés » en français et « Bobolink » en anglais. Voici la taxinomie de cette espèce :

Classe : Aves
Ordre : Passériformes
Famille : Icteridae
Genre : Dolichonyx
Espèce : Dolichonyx oryzivorus

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Description morphologique

Le Goglu des prés est un passereau de taille moyenne (longueur totale : de 16,5 à 20,2 cm; Godfrey, 1986) avec une masse corporelle comprise entre 33,9 ± 2,1 g (n = 142 mâles reproducteurs) et 51,7 g(n = 14 mâles migrateurs; Martin et Gavin, 1995). Les sexes sont dimorphes seulement dans le cas du plumage secondaire (Martin et Gavin, 1995). Le Goglu des prés a un bec court en forme de cône et un iris brun foncé. Les mâles en plumage secondaire ont le bec, la tête (calotte, joues, rayure malaire et cou), les parties frontales (poitrine, côtés, flancs, abdomen, bas de l'abdomen, tectrices sous-caudales), la surface inférieure des ailes et la queue de teinte noire (figure 1). Les mâles ont un collier nucal chamois et la coloration du croupion, des scapulaires et des tectrices sus–caudales va du blanc au gris pâle. Les femelles ont un bec rose pâle et le plumage de l'abdomen, de la tête, de la rayure au niveau des yeux, du collier nucal et du croupion est chamois en général. La calotte, la rayure, les ailes et la queue sont brun foncé. Les scapulaires de la femelle sont de couleur beige lisérées de marron foncé. Un certain nombre de rayures marron fines sont visibles sur les côtés de la femelle. Avant la migration, les mâles muent et présentent un plumage de base qui ressemble à celui des femelles sous presque toutes les coutures. Le bec des mâles perd sa coloration noire pour tourner au chamois (Martin et Gavin, 1995). Les Goglus des prés juvéniles ressemblent aux femelles, mais sont plus jaunâtres et n'ont pas de rayures sur les flancs. Les caractéristiques distinctives du plumage communes aux deux sexes sont des rectrices pointues rigides et des ongles de doigt postérieur longs (Martin et Gavin, 1995).

Sur le terrain, le plumage secondaire du mâle est unique. Toutefois, les femelles, de même que les mâles en plumage de base, peuvent avoir des allures de bruants du genre Ammodramus. Contrairement à cette espèce, le Goglu des prés a une taille plus importante, possède des ongles de doigt postérieur longs, des taches malaires pâles, un collier nucal lisse et des ailes pointues (Martin et Gavin, 1995).

Figure 1. Goglu des prés mâle adulte en plumage nuptial. (Photo de Carl Savignac, reproduction autorisée).

Photo d’un Goglu des prés mâle adulte en plumage nuptial.

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Description génétique

Des études ont été réalisées sur la fécondation hors couple chez le Goglu des prés (Bollinger et Gavin, 1991). Le Goglu des prés a également fait l'objet d'études génétiques portant sur les relations entre les oiseaux chanteurs du Nouveau Monde (Klicka et al., 2000) et le codage génétique des oiseaux d'Amérique du Nord (Kerr et al., 2007).

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Unités désignables

Aucune sous–espèce du Goglu des prés n'est reconnue (American Ornithologists' Union, 1998) et aucune autre distinction ne justifie l'évaluation d'unités désignables inférieures à l'espèce. Le présent rapport est fondé sur une seule unité désignable.

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Répartition

Aire de répartition mondiale

Avant l'arrivée des Européens en Amérique du Nord, le cœur de l'aire de répartition du Goglu des prés était la prairie à herbes hautes de la vallée du Mississippi aux États-Unis. Cette espèce était probablement rare au Canada, mais son aire de répartition s'est étendue dès l'arrivée des Européens et la conversion des forêts en cultures fourragères comme les prairies de fauche (Brewer et al., 1991; Martin et Gavin, 1995; Van Damme, 1999).

En Amérique du Nord, l'aire de reproduction actuelle du Goglu des prés comprend la partie sud des provinces canadiennes (de la Colombie–Britannique à Terre­Neuve­et­Labrador en passant par le Québec) ainsi que toutes les provinces Maritimes et vers le sud jusqu’au nord–ouest, au centre–nord et au nord–est des États-Unis. Cette espèce se reproduit de façon continue à l'intérieur de cette aire de répartition (figure 1; Martin et Gavin, 1995). Toutefois, sa répartition au sud et à l'ouest des États américains est irrégulière en général (Martin et Gavin, 1995).

Il est connu que l'aire d'hivernage du Goglu des prés comprend l'est de la Bolivie et le sud–ouest du Brésil au nord, et le Paraguay et le nord–est de l'Argentine au sud (Pettingill, 1983; Ridgely et Tudor, 1989; American Ornithologists' Union, 1998; Di Giacomo et al., 2005). Cette espèce hiverne probablement en petits nombres à l'ouest des Andes sur la côte péruvienne (Howell, 1975). Dans un certain nombre de pays d'Amérique du Sud, la taille de l'aire d'hivernage est susceptible de varier en fonction de la surface des terres dédiées à la riziculture et est probablement en train de s’étendre (Renfrew et Saavedra, 2007).

Figure 2.  Aire de répartition mondiale du Goglu des prés (Ridgely et al., 2005).

Carte montrant l’aire de répartition mondiale du Goglu des prés.

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Figure 3.  Aire de reproduction du Goglu des prés au Canada (d'après le site Web http://birdmap.bsc–eoc.org/maps/birdmap/viewer.htm; Godfrey, 1986; Banville et Gauthier, 1995; Cyr et Larivée, 1995; Campbell et al., 2001; Manitoba Avian Research Committee [MARC], 2003; Cadman et al., 2007; Federation of Alberta Naturalist [FAN], 2007; P. Taylor, comm. pers., 2008; ministère de l'Environnement et de la Conservation de Terre­Neuve­et­Labrador, données non publiées, 2008; Études d'Oiseaux Canada [EOC], [2008, 2009]; ministère de l'Environnement de la Saskatchewan, 2009).
Carte montrant l’aire de reproduction canadienne du Goglu des prés.

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Aire de répartition canadienne

Les aires de reproduction canadiennes du Goglu des prés sont les suivantes : les vallées de Cariboo, Thompson–Nicola, Creston et Okanagan en Colombie–Britannique (Godfrey 1986; Campbell et al., 2001); le centre et le sud de l'Alberta (Beaverhill Lake et les régions frontalières) (FAN, 2007) où sa répartition est irrégulière (l'espèce est absente des piémonts des Rocheuses); le centre et le sud de la Saskatchewan (du parc national de Prince Albert jusqu'aux régions frontalières); le sud du Manitoba (de Swan Lake jusqu'à la frontière américaine) (MARC, 2003; P. Taylor, comm. pers., 2008), le centre et le sud de l'Ontario (de Kenora au nord–ouest et du lac Abitibi au nord–est jusqu'aux régions frontalières) (Cadman et al., 2007); le sud du Québec (lac Abitibi, Lac–Saint–Jean, région de la Côte–Nord, péninsule gaspésienne et îles de la Madeleine au nord; vallées de l'Outaouais et du Saint–Laurent au sud) (Banville et Gauthier, 1995); partout au Nouveau–Brunswick, à l'Île–du–Prince–Édouard et en Nouvelle–Écosse (Erskine, 1992; EOC, 2008); et dans le sud–ouest et le sud–est de Terre–Neuve–et–Labrador (Godfrey, 1986; ministère de l'Environnement et de la Conservation de Terre–Neuve–et–Labrador, données non publiées).

Actuellement, le Canada renferme près de 28 % de la population reproductrice mondiale et 33 % de l'aire de reproduction mondiale du Goglu des prés (P. Blancher, comm. pers., 2009). Au Canada, la zone d'occurrence est de 3,73 millions de km², mesurée par un polygone convexe minimum basé sur la carte de répartition (figure 3). Il est impossible d'estimer précisément l'indice de la zone d'occupation (IZO), toutefois, selon le nombre de couples reproducteurs, cet indice dépasserait le seuil minimum établi à 2 000 km².

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Habitat

Besoins en matière d'habitat

Macrohabitat

Le Goglu des prés niche principalement dans les cultures fourragères (p. ex. prairies de fauche et pâturages; Bollinger et Gavin, 1992; Martin et Gavin, 1995; Jobin et al., 1996) dominées par une diversité d'espèces, notamment le trèfle (les Trifolium), la phléole des prés (Phleum pratense), les herbes hautes (p. ex. pâturin des prés, Poa pratensis) et les plantes à feuilles larges (Dale et al., 1997; Van Damme, 1999; Frei et al., données soumises). Les prairies de fauche et les pâturages associés constituent son habitat de prédilection, en raison de la couverture végétale présente au début de la saison de nidification (Nocera et al., 2007). En général, on ne trouve pas ce type de couverture végétale dans les champs de grains. On retrouve également le Goglu des prés dans les prairies humides, les tourbières herbacées et les champs abandonnés composés majoritairement d'herbes hautes, de restants de prairie vierge non cultivée (prairie à herbes hautes), de cultures sans labour, de petits champs de grains, de roseaux et de champs irrigués des zones arides (Martin, 1971; Martin et Gavin, 1995; Van Damme, 1999; Dechant et al., 2001). On sait également que le Goglu des prés utilise des sites qui ont été restaurés en habitat de prairie (Ingold, 2002; Fletcher et Koford, 2003). Le Goglu des prés est présent en petits nombres dans les prairies à herbes courtes de la Saskatchewan et de l'Alberta (FAN, 2007; ministère de l'Environnement de la Saskatchewan, 2009). Sa répartition dans les monocultures de luzerne (Medicago sativa) est irrégulière à l'intérieur de son aire de répartition (Bollinger et Gavin, 1992; Bollinger, 1995; Martin et Gavin, 1995; Corace et al., 2009). En général, il n'occupe ni les cultures agricoles en rangs, notamment le maïs, le soja et le blé (Sample, 1989; Jobin et al., 1996), ni les pâturages dans les vallées à forte densité d'arbustes ni les pâturages surexploités (Martin et Gavin, 1995; Renfrew et Ribic, 2002).

Microhabitat

En général, le Goglu des prés est sensible à la structure et à la composition de la végétation de son habitat (Wiens, 1969; Wittenberger, 1980; Bollinger et Gavin, 1989; idem, 1992; Nocera et al., 2007). L'abondance et la densité de cette espèce présentent une corrélation positive avec une profondeur moyenne de la litière (Wiens, 1969; Herkert, 1994; Schneider, 1998; Renfrew et Ribic, 2002; Johnson et al., 2004; Warren et Anderson, 2005; Frei et al., données soumises), une couverture haute latérale de la litière et un rapport élevé de graminées et de légumineuses (Bollinger, 1988a; Bollinger et Gavin, 1989; Patterson et Best, 1996; Fritcher et al., 2004), une abondance des arbustes utilisés comme perchoirs (Schneider, 1998) et un pourcentage élevé de couverture de plantes herbacées à feuilles larges (Frei et al., données soumises). Ces caractéristiques sont observées habituellement dans les vieilles cultures fourragères (³ 8 ans) (Bollinger, 1988a; Bollinger et Gavin, 1989; Fritcher et al., 2004). Le Goglu des prés évite de nicher dans les endroits composés d'une végétation d'arbustes extrêmement dense (Bollinger, 1988a; Bollinger et Gavin, 1992), ayant une litière exagérément profonde (>1 à 2 cm, Wiens, 1969; Heckert, 1994; Renfrew et Ribic, 2002; Johnson et al., 2004; Warren et Anderson, 2005) ou ayant une surface importante de sol dénudé (Schneider, 1998; Warren et Anderson, 2005).

Le Goglu des prés est sensible à la taille de l'habitat (Fletcher et Koford, 2003; Murphy, 2003; Bollinger et Gavin, 2004; Horn et Koford, 2006; Renfrew et Ribic, 2008; K. Mozel, comm. pers., 2008). La réussite de la reproduction serait plus faible dans les petits fragments d'habitat (Kuehl et Clark, 2002; Winter et al., 2004). De plus, le Goglu des prés réagit mal à la présence de bordures séparant son habitat, en particulier les bordures de forêts (Helzer et Jelinski, 1999; Fletcher, 2003). Fletcher et Koford (2003) ont indiqué que la densité et la probabilité de la présence du Goglu des prés augmentent en fonction de la distance des bordures de forêt. Cependant, cette espèce n'est pas très sensible aux bordures à proximité des vieux champs ou pâturages (Bollinger et Gavin, 2004). Les études proposent des avis contradictoires en ce qui concerne la sensibilité du Goglu des prés aux bordures de route (Fletcher et Koford, 2003; Bollinger et Gavin, 2004).

Pendant la migration automnale vers l'Amérique du Sud, on trouve le Goglu des prés essentiellement dans les rizières, les petits champs de grains et les herbiers aquatiques qui se trouvent au bord des marais d'eau douce et d'eau salée (Pettingill, 1983; Sick, 1993). Dans les aires d'hivernage, le Goglu des prés occupe essentiellement les pampas (prairies tempérées d'Amérique du Sud), mais également les marais, les berges et les rizières (Sick, 1993; Martin et Gavin, 1995; Di Giacomo et al., 2005; Lopez–Lanus et al., 2007).

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Tendances en matière d'habitat

Depuis l'arrivée des Européens, la surface de la prairie à herbes hautes, habitat naturel du Goglu des prés en Amérique du Nord, a connu un déclin de 88 à 99 % en raison de sa conversion en terres cultivées (Samson et Knopf, 1994; Askins, 1999). Après la conversion des forêts de l'est de l'Amérique du Nord, vers 1800, le Goglu des prés s'est installé dans les cultures fourragères probablement parce que la nouvelle structure ressemble à celle de son habitat naturel (Graber et Graber, 1963; Herkert, 1991). En Amérique du Nord, le déclin de l'habitat secondaire a commencé dans les années 1940, au fur et à mesure que l'agriculture s'intensifiait (Rodenhouse et al., 1995; Murphy, 2003). À titre d'exemple, au nord–est des États-Unis, l'aire composée de terres cultivées et de cultures fourragères est passée de 12,6 à 7,1 millions d'hectares entre 1940 et 1986 (Martin et Gavin, 1995). Au cours de la même période, l'aire composée essentiellement de luzerne, qui n'est pas l'aire préférée du Goglu des prés, est passée de 20 à 60 % (Bollinger et Gavin, 1992). En outre, entre 1964 et 1987, 35 % de l'aire totale des prairies de fauche et des cultures de pâturage (4 200 000 acres) de l'Illinois, de l'Iowa et de l'Indiana ont été converties en cultures en rangs (essentiellement du soja; Podulka et al., 2004). Dans l'État de l'Illinois seulement, l'aire de culture fourragère a connu un déclin de 50 % entre 1960 et 1989 (Herkert, 1991). Par ailleurs, au cours des dernières décennies, il y a eu une croissance importante des forêts sur les terres agricoles abandonnées dans plusieurs régions du nord de l'Amérique du Nord. On s'attend à ce que la couverture forestière moyenne globale dans ces régions, y compris l'Ontario, atteigne 40 % environ (Askins, 1993; ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, 1997).

On pense que les tendances en matière d'habitat au Canada sont similaires à celles des États-Unis. Par exemple, le nombre de fermes laitières des basses terres du Saint–Laurent, qui comprenaient une surface importante de prairies, a baissé de moitié entre 1971 et 1988 en raison de l'abandon des activités agricoles, l'industrialisation et l'urbanisation (Jobin et al., 1996). L'aire totale destinée à l'agriculture de maïs, de soja et de blé a augmenté de près de 23 % depuis 1960 en raison de nouvelles politiques encourageant la production céréalière pour le bétail (Jobin et al., 1996; Bélanger et Grenier, 2002; Jobin et al., 2007). Selon Latendresse et al. (2008), le changement de ce modèle d'utilisation des terres dans les basses terres du Saint–Laurent remonte aussi loin que les années 1950.

Ailleurs au Canada, il y a eu une baisse nette des cultures fourragères pour céder la place aux cultures annuelles, qui sont considérées comme un habitat de qualité moindre pour le Goglu des prés (Ontario : Cadman et al., 2007; Maritimes : EOC, 2008). Par exemple, on pense que le déclin de l'habitat de prairie disponible au sud de la vallée de l'Okanagan en Colombie–Britannique a été causé par la forte croissance urbaine, la conversion des champs de foin et des grands pâturages libres en vergers, en vignobles et en d'autres cultures (Van Damme, 1999; Campbell et al., 2001).

Il existe peu d'études sur les tendances en matière d'habitat sur les aires d'hivernage en Amérique du Sud. Cependant, on sait que l'aire composée de prairies indigènes a diminué dans toute l'Amérique du Sud en raison de sa conversion en zones agricoles et en zones urbaines (Di Giacomo et al., 2005; Renfrew et Saavedra, 2007). Cette diminution de l'habitat naturel peut être équilibrée, toutefois, par une augmentation importante des rizières dans plusieurs pays (Vickery et al., 2003; Renfrew et Saavedra, 2007).

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Protection et propriété

Au Canada, une grande partie de l'habitat aménagé par l’humain acceptable pour la reproduction du Goglu se trouve dans les terres agricoles privées (Ressources naturelles Canada, 2005). La protection de l'habitat repose en grande partie sur des programmes de conservation volontaires, notamment le Plan nord–américain de gestion de la sauvagine (Plan conjoint des habitats des Prairies, 1989). Au Canada, les groupes de conservation privés, comme Canards Illimités Canada et Conservation de la nature Canada, protègent indirectement l'habitat du Goglu des prés sur les terres privées. Enfin, dans le cadre du Programme d'établissement d'une couverture végétale permanente (PECVP, Agriculture et Agroalimentaire Canada, 2008), en vigueur de 1989 à 1992, près de 522 000 ha de prairies improductives ont été restaurées. Cependant, comparativement aux terres cultivées environnantes, le Goglu des prés n'était pas présent en grands nombres dans les terres protégées en vertu du Programme d'établissement d'une couverture végétale permanente (McMaster et Davis, 2001). Cela indique que ces terres converties n'offrent qu'une partie limitée d'habitat propice à cette espèce.

Actuellement, il existe peu de renseignements sur la quantité d'habitat disponible et le niveau de protection de l'habitat sur les terres publiques canadiennes. On retrouve des parcelles d'habitat dans des aires fédérales protégées, comme les parcs nationaux (p. ex. le parc national Forillon au Québec et le parc national des Prairies en Saskatchewan; P. Nantel, données non publiées, 2008), les refuges d'oiseaux migrateurs et les réserves nationales de faune (S. Blaney, comm. pers. 2008), même si ces aires représentent moins de 8 % de l'aire totale canadienne (Ressources naturelles Canada, 2005). Selon la base de données de Parcs Canada (et des observations secondaires), le Goglu des prés est présent dans 25 aires protégées gérées par Parcs Canada (P. Nantel, données non publiées, 2008). On trouverait également cette espèce dans plusieurs parcs provinciaux et aires provinciales protégées dans l'ensemble de son aire de répartition.

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Biologie

Reproduction

Le Goglu des prés est une espèce au comportement semi–colonial qui utilise une stratégie de reproduction mixte (monogame et polygame), en fonction des conditions de la région et de l'habitat (Martin, 1971; Wittenberger, 1978; Wootton et al., 1986; Moskwik et O'Connell, 2006). En général, les femelles monogames se reproduisent plus facilement que les polygames, tandis que les mâles polygames se reproduisent plus facilement que les monogames (Moskwik et O'Connell, 2006).

Au printemps, les adultes reviennent de leur migration, pour les régions plus au sud, dès la fin avril, (Martin et Gavin, 1995), et de mai à début juin, pour les régions plus au nord, notamment le Canada (Banville et Gauthier, 1995; Campbell et al., 2001; FAN, 2007). Les femelles arrivent à peu près une semaine après les mâles (Martin et Gavin, 1995).

Dès leur arrivée dans les aires de reproduction, les mâles établissent leur territoire grâce à des vols et des chants de parade nuptiale (Wittenburger, 1978). La ponte commence dix jours environ après la formation des couples, à raison d'un œuf par jour (Wittenberger, 1978; Weir, 1989; Martin et Gavin, 1995). En général, une seule couvée est produite par an, mais une deuxième, voire une troisième couvée pourrait avoir lieu si le premier nid est détruit (Martin et Gavin, 1995). Les femelles construisent les nids, toujours au niveau du sol, habituellement à la base de grandes plantes latifoliées (Martin et Gavin, 1995). La taille d'une couvée varie entre 4 œufs en Colombie–Britannique (entre 2 et 6 œufs; Campbell et al., 2001) et 5 en Ontario (entre 2 et 7 œufs; Peck et James, 1987). La femelle se charge de l'incubation, qui commence après la ponte de l'avant–dernier œuf et dure 12 jours en moyenne (Martin et Gavin, 1995).

Dans la vallée du Saint–Laurent au Québec, le nombre moyen d'oisillons par nid est 4,3 ± 0,2 (n = 36 nids; Lavallée, 1998). Le succès de l'éclosion (au moins un œuf éclos) dans la vallée du Saint–Laurent varie entre 62 et 85 % (Lavallée, 1998; Frei et al., données soumises). Les oisillons sont nourris par les deux parents pendant une durée moyenne de 10 à 11 jours et les jeunes à l'envol sont nourris pendant au moins une semaine (Martin et Gavin, 1995). En général, les mâles polygames ne nourrissent qu'un seul nid, souvent le premier (Martin, 1974; Wittenberger, 1982). Dans le Mid West américain, deux jeunes à l'envol sont produits en moyenne (Winter et al., 2004). La réussite des jeunes à l'envol varie entre 42 et 57 % dans l'État de New York (Martin, 1971) et de 56 à 77 % au sud du Québec (Lavallée, 1998; Frei et al., données soumises).

La durée d'une génération est estimée à deux ou trois ans, en tenant compte de l'âge de l'espèce à la première reproduction (un an; Martin et Gavin, 1995) et de la durée de vie maximale (neuf ans; Bollinger, 1988b). La durée de vie moyenne est de cinq ans (Martin et Gavin, 1995).

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Survie

Le taux de survie apparent des adultes en Nouvelle–Angleterre est de 0,52 à 0,70 pour les mâles et de 0,19 à 0,55 pour les femelles. On constate que ces taux sont relativement faibles (Perlut et al., 2008). En moyenne, les adultes qui utilisent les terrains fauchés tard ont un taux de survie 25 % plus élevé que ceux qui utilisent les terrains fauchés ou pâturés plus tôt (Perlut et al., 2008). Le taux de survie quotidien est apparemment plus faible pendant l'incubation que pendant la période d'élevage (Scheiman et al., 2007).

Le taux de retour des adultes vers les sites de reproduction varie selon les études. Wittenberger (1978) conclut que le taux annuel de retour vers les sites de reproduction est de 63 % pour les mâles et de 34 % pour les femelles. Bollinger et Gavin (1989) indiquent que le taux de retour est de 70 % pour les mâles et de 44 % pour les femelles. Ces taux de survie doivent être considérés comme des valeurs minimales, car il est possible que certains oiseaux se soient installés ailleurs pour se reproduire. Pour le centre des États-Unis, le taux annuel de retour du Goglu des prés vers les sites de nidification est de 48,2%, ce qui est relativement élevé, tandis que celui des femelles est faible (4,6 %; Fletcher et al., 2006). Une autre étude concernant le Mid West américain indique un taux de retour de 21 % pour les mâles (n = 30/143 mâles; Scheiman et al., 2007). Selon cette étude, le taux de survie des mâles adultes varie entre 0,57 et 0,90.

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Déplacements et dispersion

Le Goglu des prés parcourt près de 20 000 km aller–retour durant sa migration, soit l'une des migrations annuelles les plus longues pour un passereau d'Amérique du Nord (Hamilton, 1962; Ridgely et Tudor, 1989; Martin et Gavin, 1995). La migration automnale commence vers le milieu ou la fin juillet, avec la formation de bandes irrégulières composées d'oiseaux adultes et immatures à proximité des aires de reproduction (Hamilton, 1962). Ensuite, ces oiseaux se dirigent vers les habitats côtiers à l'est, entre le New Jersey et la Floride (Campbell et al., 2001). Les groupes d'oiseaux migrateurs sont composés d'un seul sexe au printemps, mais regroupent des oiseaux de sexe et d'âge variés en automne (Martin et Gavin, 1995). Ces groupes, qui peuvent atteindre jusqu'à 30 000 oiseaux (Martin et Gavin, 1995), quittent la côte à la mi–septembre, et traversent les Caraïbes avant d'atteindre leur aire d'hivernage en Amérique du Sud. Une fois sur les terres d'hivernage, les bandes d'oiseaux sont grégaires et se déplacent sur de longues distances en fonction de la disponibilité de la nourriture (p. ex. des rizières; Renfrew et Saavedra, 2007).

Des oiseaux immatures des deux sexes capturés dans un premier temps dans leur lieu de naissance ont été capturés une nouvelle fois quelques années plus tard à des distances comprises entre 19 et 742 km du lieu de capture initial (Brewer et al., 2000). Dans un paysage agricole fragmenté du centre–ouest de l'Indiana, le Goglu des prés portant des bagues et repéré à nouveau s’est déplacé sur une distance maximale de 14,2 km de leur aire de reproduction initiale (Scheiman et al., 2007).

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Régime et comportement de quête alimentaire

Au cours de la période de reproduction, le Goglu des prés se nourrit d'insectes (57 %) et de plantes (43 %; Martin et Gavin, 1995). Durant cette période, les principaux groupes d'insectes composant son régime sont les lépidoptères (larves et adultes), les orthoptères et les coléoptères (Wittenberger, 1978; 1982; Lavallée, 1998). Les oisillons sont nourris exclusivement d'insectes (lépidoptères et orthoptères; Martin et Gavin, 1995).

Pendant la migration et dans les aires d'hivernage, le régime du Goglu des prés se compose essentiellement de graines (Martin et Gavin, 1995). Au début du printemps, le régime est composé de graines de pissenlit officinal (Taraxacum officinale), de potentilles (Potentilla), d'achillées millefeuille (Achillea millefolium) et de chardons (Cirsium) (Wittenberger, 1978). En hiver, le Goglu des prés se nourrit de riz (76 %; Meanley et Neff, 1953; Pettingill, 1983; Renfrew et Saavedra, 2007), mais aussi de graines de California Bulrush (Schoenoplectus californicus), d'herbes indigènes (p. ex. Paspalumintermedium et P. rufum), et de sorgho d'Alep (Sorghum halepense) (Di Giacomo et al., 2005).

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Relations interspécifiques

Pendant la période de reproduction, les mâles territoriaux sont agressifs et chasseront les autres espèces de passereaux des prairies et plusieurs espèces de rapaces de leur territoire (Martin et Gavin, 1995). En général, le Goglu des prés est dominé par le Carouge à épaulettes (Agelaius phoeniceus; Joyner, 1978) et la Sturnelle des prés (Sturnella magna; Martin et Gavin, 1995).

Étant donné que le Goglu des prés niche à terre dans les habitats ouverts, il est vulnérable à divers prédateurs, notamment les accipitridés, les reptiles et les mammifères (Martin et Gavin, 1995; Van Damme, 1999; Campbell et al., 2001). Dans les pâturages du Wisconsin, les nids du Goglu des prés sont ravagés par plus d’au moins 11 espèces différentes, notamment les ratons laveurs (Procyon lotor), les écureuils terrestres (les Spermophilus) et plusieurs espèces de serpents (les Thamnophis et les Elaphe; Renfrew et Ribic, 2003). Dans le sud du Québec, les prédateurs potentiels et connus incluent notamment le Busard Saint–Martin (Circus cyaneus), le Hibou des marais (Asio flammeus), la Corneille d'Amérique (Corvus brachyrhynchos), le Goéland à bec cerclé (Larus delawarensis; Lavallée, 1998), le raton laveur, la mouffette rayée (Mephitis mephitis) et le renard roux (Vulpes vulpes; Jobin et Picman, 2002). On remarque également que les chats domestiques (Felis catus) sont un prédateur potentiel du Goglu des prés dans plusieurs parties d'Amérique du Nord (Martin et Gavin, 1995; Van Damme, 1999).

Dans les prairies humides d'Argentine, le Goglu des prés rencontre d'autres ictérinés qui cherchent de la nourriture dans les habitats humides (Di Giacomo et al., 2005). En Bolivie, on peut observer une cohabitation entre l'Hirondelle rustique (Hirundo rustica), l'Hirondelle à front blanc (Petrochelidonpyrrhonota) et le Goglu des prés dans les cultures fourragères. Les deux espèces d'hirondelles se nourrissent des restes d'insectes rejetés par les bandes de Goglu des prés dans les champs de soja (Renfrew, 2007).

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Domaine vital et territoire

Le territoire du Goglu des prés est délimité grâce à une parade aérienne qui commence par une parade au sol à l'intérieur des limites territoriales (Martin et Gavin, 1995). Des espèces intruses peuvent parfois pénétrer le territoire, étant donné que la protection de cette aire prend fin après la période d'éclosion (Martin et Gavin, 1995). Au Wisconsin, la taille moyenne des territoires varie entre 0,70 ± 0,008 ha (n = 78) pour l'habitat principal et 2,0 ha (n = 8) pour l'habitat de qualité moindre (Wiens, 1969). Martin (1971) indique qu'au Wisconsin, les tailles de territoire sont comprises entre 0,45 et 0,69 ha dans les terres agricoles dominées par les cultures fourragères. À New York, les tailles de territoires sont comprises entre 0,33 et 0,75 ha (Bollinger et Gavin, 1992). En Orégon, la taille moyenne des territoires est de 0,74 ha (n = 66) dans les habitats de qualité élevée, et de 1,45 ha dans les sites plus secs (Wittenberger, 1978). Dans la vallée du Saint–Laurent, la taille moyenne des territoires est de 0,43 ± 0,03 ha (n = 45 paires; Lavallée, 1998).

En Nouvelle–Écosse, les territoires du Goglu des prés sont regroupés dans des habitats convenables (Nocera et al., 2008). Dans cette étude, les mâles de plus de deux ans ont vécu à l'intérieur de groupes de territoires réduits (de meilleure qualité), tandis que ceux de moins de deux ans ont vécu principalement à l'intérieur de territoires périphériques plus vastes.

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Comportement et adaptabilité

Le Goglu des prés a montré des capacités d'adaptation remarquables à la suite du changement de son habitat après l'arrivée des Européens (Bollinger et Gavin, 1992; Van Damme, 1999; Madden et al., 2000). En outre, cette espèce peut s'adapter au broutage faible ou moyen par le bétail, mais pas au broutage intensif (Kantrud et Kologiski, 1982; Temple et al., 1999). Le Goglu des prés répond aussi de manière favorable au brûlage dirigé effectué régulièrement sur les cultures fourragères en dehors de la saison de nidification (Bollinger et Gavin, 1992; Herkert, 1994; Madden et al., 2000). De manière générale, il répond aussi favorablement aux programmes d'abandon et de mise en réserve des terres agricoles (Renken et Dinsmore, 1987; Patterson et Best, 1996; Lavallée, 1998), de restauration des prairies naturelles (Volkert, 1992) et de restauration des sites d'exploitation minière (Ingold, 2002).

Le Goglu des prés ne s'adapte pas très bien à la coupe de foin pendant la période de reproduction, ni à la conversion des cultures fourragères en monoculture céréalière (Herkert, 1997; Martin et Gavin, 1995; Van Damme, 1999). Il ne tolère pas non plus les perturbations sur le site de nidification au début de l'incubation, dans lequel cas, les femelles adultes abandonnent à l’occasion leurs nids suivant le passage répétitif des humains (Martin et Gavin, 1995).

Sur les aires d'hivernage, le Goglu des prés semble profiter de la conversion des pampas en rizières (Renfrew et Saavedra, 2007).

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Taille et tendances des populations

Activités de recherche

Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) d'Amérique du Nord

Le Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) est un programme volontaire qui dénombre les populations d'oiseaux reproducteurs d'Amérique du Nord (Sauer et al., 2008). Les données sur l'abondance des oiseaux nicheurs sont recueillies dans 50 sites d'un rayon de 400 m situés à 0,8 km de distance les uns des autres le long de parcours permanents de 39,2 km (Downes et Collins, 2008). Au Canada, les relevés ont généralement lieu en juin, soit pendant la période de reproduction de la majorité des oiseaux. Les dénombrements commencent 30 minutes avant le lever du soleil et durent 4,5 heures. Le Relevé des oiseaux nicheurs est une méthode d'observation pertinente, car plusieurs études sont réalisées dans un habitat à ciel ouvert où le Goglu des prés est présent et peut être facilement repéré grâce à son chant et à ses vols. De plus, ce relevé englobe pratiquement toute l'aire de répartition de cette espèce au Canada. Les estimations de l'abondance relative calculée à partir des dénombrements ponctuels du Relevé des oiseaux nicheurs et de l'Atlas des oiseaux nicheurs de l'Ontario (voir ci–dessous) montrent que les plus grandes abondances relatives pour le Goglu des prés ont été enregistrées dans les secteurs échantillonnés par le Relevé des oiseaux nicheurs (P. Blancher, données non publiées, 2008).

Atlas des oiseaux nicheurs de l'Ontario (AONO)

L'Atlas des oiseaux nicheurs de l'Ontario (AONO) compare la répartition et l'abondance des oiseaux nicheurs entre la période de 1981 à 1985 et celle de 2001 à 2005, et est une importante source d'information sur le statut du Goglu des prés en Ontario (Cadman et al., 2007). Les données sont recueillies par des bénévoles qui visitent des parcelles d'habitat représentatif de 10 km sur 10 kmdurant au moins 20 heures pendant la période de reproduction (Cadman et al., 2007). Le pourcentage de changement dans la répartition du Goglu des prés en Ontario sur une période de 20 ans est ensuite calculé en comparant les pourcentages obtenus lors de la première et de la deuxième période pour les carrés de 10 km sur 10 kmoù des preuves de reproduction ont été enregistrées, en ajustant l'effort d'observation déployé (Cadman et al., 2007).

La principale limite de cette méthode réside dans le fait que les données d'analyse des tendances de la première et de la deuxième période de l'Atlas étaient basées sur les changements liés à la probabilité de détecter des espèces dans la parcelle de 10 km sur 10 km après l'ajustement de l'effort d'observation déployé (Blancher et al., 2007). Cependant, cela sous–estime la taille de la population, principalement pour les espèces communes (Francis et al., 2009). Les différences d'effort déployé entre les deux Atlas ont probablement produit des écarts d'estimation du changement (Blancher et al., 2007), car le dénombrement non ponctuel n'a pas été normalisé et cela peut produire des différences importantes dans l'efficacité de l'effort déployé qui ne peuvent pas être saisies en normalisant la quantité de l'effort déployé. Cependant, les comparaisons avec les futurs Atlas, si l'on tient compte du fait qu'ils utilisent les dénombrements ponctuels comme pour le second Atlas, permettront d'obtenir des estimations plus précises sur les changements réels de l'abondance, du moins pour les espèces communes et relativement communes. Une autre limite importante concernant les périodes d'Atlas est qu'elles ne se reproduisent que tous les 20 ans, ce qui veut dire qu'elles ne permettent pas de détecter les changements survenus dans la situation démographique pendant les périodes d'intervention (Francis et al., 2009).

Atlas des oiseaux nicheurs de l'Albert

L'Atlas des oiseaux nicheurs de l'Alberta compare le nombre de Goglu des prés de deux périodes d'inventaire (de 1987 à 1991 et de 2001 à 2005). Un programme de fiches d'observation a été utilisé pour recueillir des données sur des oiseaux reproducteurs de l'Alberta. On a demandé à des observateurs d'oiseaux volontaires d'enregistrer tous les oiseaux rencontrés à un moment sur un site, de même que les conditions météorologiques, l'habitat et la durée de l'observation (FAN, 2007). Les deux projets d'Atlas ont utilisé la même projection Mercator transverse universelle afin de définir les unités d'échantillonnage et de permettre la comparaison avec d’autres projets d'Atlas nord–américains.

Étude des Populations des Oiseaux du Québec (ÉPOQ)

Au Québec, la base de données de l'ÉPOQ, qui gère les fiches d'observation des oiseaux remplies par des milliers de bénévoles depuis 1969 (plus de 200 000 fiches cumulées), est une référence de base pour déterminer les tendances de la population québécoise du Goglu des prés (Cyr et Larivée, 1995; Larivée, 2008). La base de données de l'ÉPOQ couvre toutes les saisons et toutes les régions situées au sud du 52e parallèle (Cyr et Larivée, 1995). L'indice d'abondance est l'une des deux mesures d'abondance produites par l'ÉPOQ et comptabilise le nombre d'oiseaux observés en fonction du nombre de fiches produites.

Le point fort de cette méthode est qu'elle couvre toute l'aire de reproduction de cette espèce au Québec (Cyr et Larivée, 1995). Cependant, la méthode d'analyse actuelle ne tient pas compte de l'effort d'observation déployé (c'est-à-dire nombre d'observateurs par fiche), des conditions météorologiques ni de la variation spatiale, mais seulement du nombre total d'heures d'observation (Cyr et Larivée, 1995). Néanmoins, les tendances produites par la base de données de l'ÉPOQ présentent une corrélation avec celles du Relevé des oiseaux nicheurs, et cette base de données offre des évaluations pertinentes sur les tendances (Cyr et Larivée, 1995; Dunn et al., 1996).

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Abondance

Les données du Relevé des oiseaux nicheurs indiquent qu'entre 1987 et 2006, le Goglu des prés a atteint l'indice d'abondance le plus élevé au sud du Manitoba, à l'extrême sud de l'Ontario (lac Simcoe–Rideau et les régions caroliniennes) et dans les régions de la Montérégie, de l'Outaouais et d'Abitibi dans le sud du Québec. Cette espèce n'était pas très abondante en Saskatchewan, en Alberta ou en Colombie–Britannique (figure 4).

Figure 4.  Abondance relative du Goglu des prés, selon des données sur l'abondance du Relevé des oiseaux nicheurs calculées pour chaque carré de latitude et de longitude entre 1987 et 2006, en relation avec la portion de l'aire de reproduction échantillonnée par le Relevé. Zones grises = non échantillonnées par le Relevé des oiseaux nicheurs, zones blanches = échantillonnées, mais aucun Goglu des prés décelé (P. Blancher, données non publiées, 2008).

Carte montrant l’abondance relative du Goglu des prés, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs, de 1987 à 2006.

Grâce à des calculs du Relevé des oiseaux nicheurs des années 1990 (Blancher et al., 2007), la population canadienne du Goglu des prés a été estimée à environ 4,3 millions d'adultes ou 2,1 millions de couples reproducteurs (Blancher et al., 2007). Après une mise à jour des calculs basés sur les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour la période comprise entre 1998 et 2007, on constate une baisse des estimations, qui correspondent à environ 2,2 millions d'adultes ou à 1,1 million de couples reproducteurs (P. Blancher, comm. pers., 2009). Près de 86 % de ces oiseaux se trouvent surtout en Ontario (45 %), au Québec (24 %) et au Manitoba (17 %), le reste étant dispersé en quantités relativement faibles dans l’ensemble des autres provinces.

Les données de l'Atlas des oiseaux nicheurs de l'Ontario, recueillies entre 2001 et 2005, indiquent la présence d'une population de 800 000 oiseaux ou 400 000 couples reproducteurs dans la province (Blancher et Couturier, 2007). En extrapolant les estimations de l'Atlas de l'Ontario pour le Canada, selon la population en Ontario, on obtient une estimation d'environ 1,8 million d'oiseaux ou 900 000 couples reproducteurs au Canada. Ce résultat est similaire aux estimations mises à jour du Relevé des oiseaux nicheurs.

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Fluctuations et tendances

Tendances historiques

Dès le début des années 1900, on a pu observer un déclin des populations de Goglu des prés (Bollinger et Gavin, 1992). À cette époque, l'espèce était considérée comme un ravageur de rizières au sud des États-Unis et était souvent abattue (Martin et Gavin, 1995). Par exemple, des rapports indiquent que plus de 700 000 oiseaux ont été tués en une seule année en Caroline du Sud (Forbush, 1927, in Bent, 1958). De plus, cet oiseau a souvent été chassé pour sa chair (Bent, 1958). En 1917, à la suite de la promulgation de la Loi sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, les populations de Goglu des prés ont reris en nombre dans la partie est d'Amérique du Nord, notamment en Ontario, au Québec, au Nouveau–Brunswick et en Nouvelle–Écosse (Robbins et al., 1986). Cependant, depuis le milieu des années 1980, les populations ont baissé en nombre en Ontario, au Québec, dans les Maritimes et en Alberta (Cadman et al., 2007; FAN, 2007; EOC, 2008; Larivée, 2008). Les populations sont stables au Manitoba depuis 1970 (MARC, 2003) et stables ou en croissance en Colombie–Britannique depuis 1940 (Campbell et al., 2001).

Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) d'Amérique du Nord

Au Canada, les données du Relevé des oiseaux nicheurs à long terme montrent un déclin important, soit de l'ordre de 5,2 % par an entre 1968 et 2008 (tableau 1, figure 5) (Downes et Collins, 2009), ce qui correspond à une perte démographique de 88 % au cours des 40 dernières années. En ce qui concerne la dernière décennie (1998 à 2008), les données du Relevé indiquent un déclin important de l'ordre de 4,6 % par an (tableau 1), soit une perte démographique de 38 % au cours des 10 dernières années ou près de trois générations. Les populations de la Nouvelle–Écosse, du Nouveau–Brunswick, du Québec et de l'Ontario présentent les déclins les plus importants à court et à long terme (tableau 1; Downes et Collins, 2009). Les populations du Manitoba et de la Saskatchewan montrent des baisses négligeables entre 1968 et 2008, tandis que celles de l'Alberta et de la Colombie–Britannique montrent des augmentations négligeables (tableau 1). Toutefois, l'information disponible pour les deux dernières provinces correspond seulement aux analyses à long terme.

Atlas des oiseaux nicheurs de l'Ontario (AONO)

Lorsque l'on compare la répartition de l'espèce en Ontario entre la première (de 1981 à 1985) et la deuxième (de 2001 à 2005) période de l'Atlas, on constate que la seconde période présente 141 carrés (9,3 %) de moins que la première où le Goglu des prés a été enregistré. Ce déclin (9,1 %) concerne principalement les régions du sud et du nord du Bouclier, où l'espèce n'est présente que sporadiquement. Dans le cœur de l'aire de répartition (lac Simcoe–Rideau et les régions caroliniennes), l'espèce a été enregistrée dans trois carrés de moins que dans la seconde période de l'Atlas. La probabilité d'observation (probabilité normalisée de détection d'une espèce à l'intérieur d'un carré après une surveillance de 20 heures) a montré un déclin important de l'ordre de 28 % dans les cinq régions de l'Ontario entre les deux périodes de l'Atlas (Cadman et al., 2007). La baisse de la probabilité d'observation était plus importante pour le sud (28 %) et le nord du Bouclier (68 %), mais moins importante pour le lac Simcoe–Rideau (5 %) et les régions caroliniennes (10 %) (Cadman et al., 2007).

Atlas des oiseaux nicheurs de l'Alberta

Lorsque l'on compare la répartition de l'espèce entre la première (de 1987 à 1991) et la deuxième (de 2001 à 2005) période de l'Atlas, on constate que l'aire de répartition de l’espèce s'est rétrécie, mais il existe très peu de fiches permettant de déterminer du point de vue statistique s'il y a un déclin des occurrences (FAN, 2007).

Tableau 1. Indices annuels de changements démographiques du Goglu des prés selon le Relevé des oiseaux nicheurs (Downes et Collins, 2009).
 1968–20081998–2008
RégionTaux de diminution annuelPaNaTaux de diminution annuelPN
Canada–5,2*410–4,6*364
Nouvelle–Écosse–5,1*303,2 27
Nouveau–Brunswick–5,2*32–3,6 26
Québec–6,1*81–5,7*70
Ontario–2,6*115–7,1*106
Manitoba–2,1n48–1,1 48
Saskatchewan–0,8 536,6 38
Alberta5,4 24––  
Colombie–Britannique0,3 18––  

a *= P <0,05; n = 0,05

 

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Figure 5.  Indices annuels de changements démographiques entre 1968 et 2008 selon le Relevé des oiseaux nicheurs (Downes et Collins, 2009)

Graphique présentant les indices annuels de changements démographiques du Goglu des prés entre 1968 et 2008, selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs.

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Étude des Populations des Oiseaux du Québec (ÉPOQ)

La base de données de l'ÉPOQ montre qu'il y a eu au Québec un déclin significatif à long terme de l'abondance du Goglu des prés de 4,6 % par année (P ≤ 0,0001) entre 1970 et 2007, ce qui représente une baisse de 83 % sur 37 ans. Cette base de données montre également un déclin significatif à court terme de 4,0 % par année (P = 0,026) entre 1997 et 2007, ce qui représente une baisse de 34 % de la population au cours des dix dernières années.

En résumé, les données du Relevé des oiseaux nicheurs montrent des déclins significatifs des populations canadiennes du Goglu des prés à court et à long terme. Des déclins d'importance variée ont également été mis en évidence par des relevés régionaux effectués en Ontario (p. ex. Atlas des oiseaux nicheurs de l'Ontario) et au Québec (p. ex.Étude des populations des oiseaux du Québec), où l'on retrouve la plus grande partie de la population.

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Immigration de source externe

Les données à long terme (de 1966 à 2007) du Relevé des oiseaux nicheurs pour les États-Unis, où l'on retrouve la plus grande partie de la population reproductrice du Goglu des prés, montrent des taux de diminution annuels significatifs de 0,8 % (P = 0,01, n = 953 parcours) (Sauer et al., 2008). Si ce taux de diminution se maintient, la population aura diminué de 28 % au cours des 41 dernières années (Sauer et al.,2008). À court terme (de 1997 à 2007), le taux de diminution annuel est de l'ordre de 0,41 % (P = 0,50, n = 700 parcours) (Sauer et al., 2008), ce qui équivaut à une perte démographique de 4 % au cours des dix dernières années. Même si une immigration depuis les populations des États-Unis est possible, les probabilités sont faibles, en raison des diminutions enregistrées dans cette partie de l’aire de répartition.

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Facteurs limitatifs et menaces

Mortalité accidentelle liée à l’exploitation agricole

On pense que la modernisation des techniques d'agriculture favorisant la coupe précoce et plus fréquente de foin pendant la saison de reproduction est l'une des principales menaces qui pèsent sur les populations de Goglu des prés dans leur aire de reproduction (Bollinger et Gavin, 1992; Martin et Gavin, 1995; Nocera et al., 2005; Perlut et al., 2006; Frei et al., données soumises). Comme le climat permet une période de croissance rapide, les cultures fourragères sont de plus en plus fauchées tôt dans la saison (avant la fin juin) et fréquemment (jusqu'à trois fois) (Bollinger et Gavin, 1989; Jobin et al., 1996; MARC, 2003) alors que les nids de Goglu des prés contiennent encore des œufs ou des oisillons (Bollinger et Gavin, 1992; Martin et Gavin, 1995; Herkert, 1997; Ingold, 2002; Perlut et al., 2006). Aujourd'hui, la coupe de foin en Amérique du Nord est réalisée environ deux semaines plus tôt par rapport aux années 1950 (Bollinger et al., 1990). Lorsque que des champs contenant des nids actifs sont coupés, le fauchage détruit 51 % des œufs et des oisillons dans un premier temps (Bollinger et al., 1990). La mortalité subséquente liée à l'abandon et à la prédation des nids ainsi que l'andainage et la mise en balles ont accru la mortalité pour la faire passer à 94 % (Bollinger et al., 1990). Les oiseaux adultes qui couvent la nuit et perchent au sol dans les champs de foin peuvent également être tués par la fenaison de nuit (Rodenhouse et al., 1992). Récemment, un exercice de modélisation a été réalisé afin de déterminer le nombre d'oiseaux jeunes et adultes tués par les activités de fauchage, d'ensemencement et de labourage dans différents types de régions géographiques et d'habitats agricoles (p. ex. foin, céréales; Tews et al., 2009). Les résultats d'un modèle préliminaire ont montré que plus de 600 000 œufs et oisillons de Goglu des prés sont probablement détruits tous les ans par ces exploitations agricoles au Canada (Tews et al., 2009).

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Perte de l'habitat

Une autre cause importante du déclin de la population dans l'aire de reproduction est la perte de l'habitat de l'est et du Mid West américain depuis les années 1950 (Bollinger et Gavin, 1992; Rodenhouse et al., 1995; Murphy, 2003). Cette baisse est en grande partie attribuable à la conversion des cultures artisanales (p. ex. pâturages et prairies de fauche) en cultures céréalières intensives (p. ex.soja et maïs), l'abandon des fermes, l'augmentation de l'utilisation des luzernes en tant que principale plante fourragère (Bollinger et Gavin, 1992; Jobin et al., 1996) et à l'avancée de l'urbanisation sur les terres agricoles (Herkert, 1991). La perte de l'habitat est également un facteur de grande importance sur les terres d'hivernage (Di Giacomo et al., 2005), mais on ne sait pas dans quelle mesure la conversion de l'habitat naturel en cultures a des effets sur les populations de Goglu des prés, étant donné que cette espèce semble bien s'adapter à l'expansion des nouvelles rizières (Renfrew et Saavedra, 2007).

La perte de l'habitat dans plusieurs parties du nord–est de l'Amérique du Nord est également attribuable à l'afforestation des prairies de fauche et des pâturages abandonnés (Brennan et Kuvleski, 2005; Cadman et al., 2007).

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Fragmentation de l'habitat et prédation des nids

Le principal effet de la fragmentation de l'habitat dans l'ensemble de l'aire de reproduction est une augmentation de la prédation des nids par différentes espèces aviaires et terrestres (Johnson et Temple, 1990; Lavallée, 1998; Van Damme, 1999; Renfrew et Ribic, 2003; Bollinger et Gavin, 2004; Renfrew et al., 2005). Les taux de prédation des nids pour les oiseaux des prairies, notamment le Goglu des prés, ont reculé seulement dans les grands fragments d'habitat (≥ 1 000 ha; Herkert et al., 2003). En général, ces taux sont plus élevés à proximité des lisières de forêt et baissent au fur et à mesure que l'on s'éloigne de ces lisières (Johnson et Temple, 1990; Bollinger et Gavin, 2004; Renfrew et al., 2005). Dans les prairies du Wisconsin, les prédateurs s'attaquent principalement aux nids situés à proximité des lisières de forêt et jusqu'à 190 m à l'intérieur des pâturages. Il semblerait que ces prédateurs préfèrent les lisières de boisés et se servent peu des autres types de bordures de terres agricoles, notamment celles formées par plusieurs types de cultures (Renfrew et Ribic, 2003).

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Utilisation des pesticides sur les aires de reproduction et d'hivernage

Peu d'études ont été réalisées sur les effets potentiels des pesticides sur le Goglu des prés pendant la période de reproduction. Vickery et al. (1994) indiquent une diminution de la population de Goglu des prés sur une période de 2 à 5 ans après l'utilisation de l'herbicide hexazinone destiné à limiter les arbustes. Ils ont également indiqué un lien direct entre la diminution de plusieurs espèces d'oiseaux des prairies et l'utilisation généralisée des pesticides granulaires sur les terres agricoles canadiennes (Potts, 1986; Mineau et al., 2005; Mineau et Whiteside, 2006). Il était connu que les organophosphates et les carbamates (inhibiteurs de cholinestérase comme le carbofuran et le terbufos) utilisés dans les provinces des Prairies pour contrôler les insectes ravageurs dans le canola étaient très toxiques pour les oiseaux qui ingéraient ces composants sous forme de granules. Désormais, le carbofuran est interdit au Canada sous forme de granules. Toutefois, ce produit n'est pas interdit sous forme liquide et il semblerait qu'il soit aussi toxique pour les oiseaux (Martin et Forsyth, 1993). De plus, Mineau et Whiteside (2006) ont trouvé qu'aux États-Unis, la luzerne est l'une des cinq cultures qui présente le plus grand risque de mortalité pour les passereaux des prairies, en raison de l'utilisation importante des pesticides sur ce type de culture. Toutefois, les répercussions sur le Goglu des prés dépendent de leur utilisation des luzernes, qui varie dans l'aire de répartition. En général, on s'attend à ce que la mortalité liée à l'exposition aux pesticides soit un facteur important de la diminution des oiseaux des prairies et des terres agricoles en Amérique du Nord (Mineau, 2009).

Les populations de Goglu des prés subissent également des menaces au cours de leur migration et sur leur aire d'hivernage en Amérique du Sud. Cette espèce a un comportement grégaire dans les rizières, ce qui conduit à une exposition d'une grande partie de ces oiseaux aux insecticides hautement toxiques (inhibiteurs de cholinestérase comme le carbofuran, le monocrotophos, le phorate) utilisés sur les récoltes rizicoles (Renfrew et al., 2007; Renfrew et Saavedra, 2007; Parsons et al., sous presse). Par exemple, des populations de Goglu des prés se nourrissant dans les rizières boliviennes ont été exposées au monocrotophos, utilisé pour contrôler les insectes. Près de 40 % des oiseaux capturés dans les filets sur les sites de perchoir loin des champs présentaient des concentrations létales et sublétales de cholinestérase dans le sang (Renfrew et al., 2007). Les oiseaux capturés dans les filets offrent probablement une estimation prudente de la proportion réelle d'oiseaux souffrant d'une inhibition due à la cholinestérase, car les filets ne permettent pas de capturer les oiseaux présentant un déficit moyen voire sévère des capacités motrices. (Renfrew et al., 2007; Renfrew et Saavedra, 2007). Les répercussions de ce pesticide peuvent causer la mortalité directe, des contraintes physiologiques empêchant le début de la migration et des perturbations de la reproduction chez le Goglu des prés (Hooper et al., 1999).

De plus, étant donné que le Goglu des prés est également considéré comme une espèce envahissant les rizières et qui se rassemble en grands nombres dans les sites de perchoir d'Amérique du Sud (p. ex. >130 000 oiseaux en Bolivie; Renfrew et al., 2007), le contrôle chimique utilisé dans ces aires peut avoir d'importantes répercussions sur cette espèce (Basili et Temple, 1999; Temple, 2002; Renfrew et Saavedra, 2007; Parsons et al., en presse).

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Surpâturage et dommages causés par le piétinement du bétail

Le Goglu des prés répond négativement au broutage intensif ou au surpâturage par le bétail (Kantrud, 1981; Bock et al., 1993). Le surpâturage réduit non seulement l'abondance des plantes utilisées pour recouvrir les nids, mais altère également la composition et la structure de la végétation des prairies (Kantrud et Kologiski, 1982; Baker et Guthery, 1990). De plus, il modifie la diversité et la disponibilité des insectes herbivores qui constituent la nourriture de plusieurs espèces d'oiseaux (Jepson–Innes et Bock, 1989; Quinn et Walgenbach, 1990). Sheiman et al. (2007) indiquent qu'une population reproductrice de Goglu des prés a disparu du Mid West américain lorsque du bétail a été introduit dans une prairie de fauche pendant deux années consécutives, rendant la couverture végétale trop courte pour la nidification. Cependant, le Goglu des prés réagit positivement au broutage faible voire modéré du bétail (Bock et al., 1993; Bélanger et Picard, 1999; Renfrew et Ribic, 2001), étant donné que le taux de charge du broutage faible peut former des pâturages ayant une structure horizontale et verticale plus diversifiée (Patterson et Best, 1996; Delisle et Savidge, 1997; Hughes et al., 2000). Toutefois, sur des sites plus secs (p. ex. produisant des plantes moins denses et moins hautes), même le broutage modéré peut avoir des répercussions négatives sur le Goglu des prés.

Les dommages causés par le piétinement ont des répercussions sur la croissance des plantes, ce qui réduit la couverture des nids (Holechek et al., 1982). Plus le bétail est dense dans un pâturage et plus le risque d'endommager des œufs et des oisillons est élevé (Jensen et al., 1990). Des études ont indiqué des pertes de l'ordre de 7,7 % (3/39 nids) des nids, causées par le piétinement, exposés à différents taux de charge des pâturages au sud du Québec (Lavallée, 1998), et des pertes de l'ordre de 9 % (n = 85 nids) au Wisconsin (Renfrew et al., 2005).

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Parasitisme par le vacher à tête brune

En général, le Goglu des prés ne cohabite pas souvent avec le vacher à tête brune (Molothrus ater) en Amérique du Nord (Peck et James, 1987; Winter et al., 2004; Renfrew et al., 2005). Cependant, le taux de parasitisme peut varier selon les endroits. Les taux de parasitisme sont les suivants : 37 % (n = 47 nids) au Wisconsin (Johnson et Temple, 1990); 5,9 % (n = 136 nids) en Ontario (Peck et James, 1987); et 10,8 % au nord–ouest du Minnesota et au sud–est du Dakota du Nord (Winter et al., 2004).

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Changements climatiques

Dans certaines parties de l'aire de reproduction, l'exposition des nids à de fortes pluies ou à des périodes de gel au cours de la saison de reproduction peut causer une mortalité importante chez le Goglu des prés (Martin et Gavin, 1995). Dans le Mid West américain, l'abondance du Goglu des prés est fortement influencée par la variation des précipitations annuelles, qui peuvent avoir des incidences sur la disponibilité de la nourriture (insectes), le degré de couverture végétale et la distribution des prédateurs et des espèces concurrentes (Thogmartin et al., 2006). En outre, il est probable que l'augmentation de la fréquence des tempêtes tropicales dans le Golfe du Mexique ait des répercussions négatives sur le Goglu des prés durant la migration automnale. Des études supplémentaires sont nécessaires pour évaluer les répercussions des changements climatiques sur l'environnement du Goglu des prés.

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Commerce illégal

Depuis le début des années 1900, des nombres inconnus de Goglu des prés ont été capturés dans plusieurs pays d'Amérique du Sud destinés au commerce illégal dans les marchés locaux d'animaux de compagnie (Martin et Gavin, 1995; Di Giacomo et al., 2005). L'ampleur de cette menace n'est toujours pas connue, mais il se peut que le commerce illégal touche certaines populations hivernantes du Goglu des prés.

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Importance de l'espèce

Le Goglu des prés peut présenter des avantages dans certaines zones agricoles, car il se nourrit d'une grande variété d'insectes ravageurs (Martin et Gavin, 1995). Le chant et le plumage distinctifs du Goglu des prés mâle, en font l'un des membres les plus facilement reconnaissables de la communauté des oiseaux des prairies.

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Protection actuelle ou autres désignations de statut

Au Canada, le Goglu des prés ainsi que ses nids et ses œufs sont protégés en vertu de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs (Environnement Canada, 2004). Cette espèce est également protégée par différentes lois provinciales de protection de la faune. En effet, en Colombie–Britannique, cette espèce est protégée en vertu de la Wildlife Act et de la Forest Practices Code of British Columbia Act (Van Damme, 1999). En Saskatchewan, le Goglu des prés est protégé en vertu de la Loi de 1998 sur la faune. Au Québec, il l’est en vertu de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune (R.S.Q., c. C–61.1) et au Nouveau–Brunswick, en vertu de la Loi sur le poisson et la faune du Nouveau–Brunswick.

NatureServe (2009) classe cette espèce « non en péril à l'échelle mondiale » (cote G5, tableau 2). Aux États-Unis, elle n'est pas protégée en vertu de l'Endangered Species Act et est considérée comme non en péril (N5B; tableau 2). Elle est inscrite sur une liste d'espèces préoccupante dans certains États américains et est considérée comme menacée au New Jersey (http://www.nj.gov/dep/fgw/ensp/pdf/end–thrtened/bobolink.pdf; Martin et Gavin, 1995). Compte tenu de sa cote de 11/20, le Goglu des prés n'est pas inscrit sur la liste de surveillance de la North American Landbird Conservation Plan, 20 correspondant aux espèces ayant le niveau de préoccupation le plus élevé (Rich et al., 2004). L'espèce est considérée comme non en péril d'après la Liste rouge de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (NatureServe, 2009). Dans les États du Mid West américain, le Goglu des prés est considéré comme une espèce préoccupante faisant l'objet d'une conservation régionale (Thogmartin et al, 2006). Le Goglu des prés est considéré comme gravement en péril (S1) ou en péril (S2) dans 11 États américains (NatureServe, 2008), et comme espèce préoccupante dans trois régions de conservation des oiseaux (RCO 12, 13 et 23) par le United States Fish and Wildlife Service (USFWS, 2002). Au Canada, cette espèce est considérée comme non en péril et commune (N5). Dans la plupart des provinces, elle est considérée comme vulnérable (S3) ou apparemment non en péril (S4) (tableau 2). Dans plusieurs provinces canadiennes, le Goglu des prés n'est pas considéré comme une espèce en péril et n'est pas surveillé par les centres de données sur la conservation (Saskatchewan, gouvernement de la Saskatchewan, 2008); Manitoba, gouvernement du Manitoba, 2009; ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, 2009; Québec, Gouvernement du Québec, 2009; Maritimes, S. Blaney, comm. pers., 2008). Le Goglu des prés est considéré comme étant sensible en Alberta (FAN, 2007), mais n'est surveillé par aucun programme. En Colombie–Britannique, le centre de données sur la conservation effectue le suivi des occurrences de l'espèce et de sa reproduction, qui sont répertoriées et mises à la disposition sur le BC Species and Ecosystems Explore.

Tableau 2. Cotes accordées au Goglu des prés en Amérique du Nord, selon NatureServe (2009) et les classifications de la situation générale (Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril, 2006)
RégionRang*Situation générale
MondialG5–––
États­UnisN5B–––
CanadaN5BEn sécurité
Colombie–BritanniqueS3BSensible
AlbertaS2S3Sensible
Terre–Neuve–et–LabradorS2BPossiblement en péril
Nouveau–BrunswickS3S4BSensible
Nouvelle–ÉcosseS3BSensible
Île–du–Prince–ÉdouardS3BSensible
SaskatchewanS5BEn sécurité
ManitobaS4BEn sécurité
OntarioS4BEn sécurité
QuébecS4En sécurité
Nunavut Accidentelle

* G = est une cote de situation mondiale; S = est une cote infranationale attribuée par une province ou un État; N = est une cote de situation nationale. La cote S1 signifie que l'espèce est gravement en péril en raison de son extrême rareté (généralement cinq occurrences ou moins) ou parce que certains facteurs, comme de très forts déclins, rendent l'espèce particulièrement vulnérable à la disparition du pays. La cote S2 signifie que l'espèce est en péril en raison de sa rareté ou d'autres facteurs qui la rendent très vulnérable à la disparition du pays (de 6 à 20 occurrences ou quelques individus restants, soit de 1 000 à 3 000). La cote S3 signifie que l'espèce est vulnérable à l’échelle infranationale parce qu'elle est rare ou peu commune, parce qu'elle occupe une aire de répartition restreinte ou en raison d'autres facteurs qui la rendent vulnérable à la disparition du pays. La cote S4 signifie que l'espèce est apparemment non en péril. La cote S5 signifie que l'espèce est en sécurité parce qu'elle est commune, répandue et abondante dans un État ou une province.

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Résumé technique

Dolichonyx oryzivorus

Goglu des prés – Bobolink
Répartition au Canada :  Colombie–Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Terre–Neuve–et–Labrador, Nouveau–Brunswick, Nouvelle–Écosse, Île-du-Prince–Édouard.

Données démographiques

Durée d'une génération (généralement âge moyen des parents dans la population; indiquer si une méthode d'estimation de la durée d’une génération autre que celle qui est présentée dans
des lignes directrices de l'UICN [2008] est utilisée).
De 2 à 3 ans
Y a–t–il un déclin continu [observé, inféré ou estimé] du nombre d'individus matures? Oui
Pourcentage estimé du déclin continu du nombre total d'individus matures pendant [cinq ans ou deux générations]. Inconnu
Pourcentage estimé de la réduction du nombre total d'individus matures au cours
des [dix dernières années ou trois dernières générations].
Baisse de 38 %
  • Selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs qui affichent un déclin de 4,6 % par an entre 1998 et 2008
  • On observe aussi un déclin à long terme de 5,2 % par an entre 1968 et 2008, ce qui correspond à une baisse de la population de 88 % pour cette période
Pourcentage [prévu ou présumé] de [la réduction ou l'augmentation] du nombre total d'individus matures au cours des [dix prochaines années ou trois prochaines générations]. Inconnu
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] de [la
réduction ou l'augmentation] du nombre total d'individus
matures au cours de toute période de [dix ans ou trois
générations] couvrant une période antérieure et ultérieure.
Inconnu
Est–ce que les causes du déclin sont clairement réversibles et comprises et ont effectivement cessé? Ne sont pas réversibles, sont généralement comprises et n'ont pas cessé
Y a–t–il des fluctuations extrêmes du nombre d'individus matures? Non

Information sur la répartition

Superficie estimée de la zone d'occurrence
Selon un polygone convexe minimum de la carte de l'aire de répartition de l'espèce (figure 2)
3,73 millions km²
Indice de la zone d'occupation (IZO) >2 000 km²
La population totale est–elle très fragmentée? Non
Nombre de « localités*» s.o.
Y a–t–il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de la zone d'occurrence? Il pourrait y avoir une baisse en Alberta
Y a–t–il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de l'indice
de la zone d'occupation?
Oui
Y a–t–il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre
de populations?
s.o.
Y a–t–il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre
de localités?
s.o.
Y a–t–il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de [la superficie, l'étendue ou la qualité] de l'habitat? Oui
Y a–t–il des fluctuations extrêmes du nombre de populations? s.o.
Y a–t–il des fluctuations extrêmes du nombre de localités? s.o.
Y a–t–il des fluctuations extrêmes de la zone d'occurrence? Non
Y a–t–il des fluctuations extrêmes de l'indice de la zone d'occupation? Non

* Voir les documents : Instructions pour la préparation des rapports de situation du COSEPAC et Définitions et abréviations approuvées par le COSEPAC.

Nombre d'individus matures (dans chaque population)

PopulationNombre d’individus matures
Total : Selon les estimations du Relevé des oiseaux nicheurs et une extrapolation de l'Atlas des oiseaux nicheurs de l'Ontario De 1,8 à 2,2 millions

Analyse quantitative

La probabilité de disparition de l'espèce de la nature est d'au moins [20 % sur 20 ans ou 5 générations, ou 10 % sur 100 ans]. Analyse non effectuée

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • Prise accidentelle des jeunes et des adultes liée aux activités d’exploitation agricole durant la saison de nidification;
  • Perte de l'habitat causée par la conversion des cultures fourragères en cultures intensives de graines et autres cultures en rangs, et par la reforestation;
  • Fragmentation de l'habitat, qui favorise des taux de prédation plus élevés des nids situés près des lisières;
  • Utilisation des pesticides sur les aires de reproduction et d'hivernage.

Immigration de source externe (immigration de l'extérieur du Canada)

Statut des populations de l'extérieur États-Unis : déclin important de 0,8 % par an (de 1966 à 2007)
Une immigration a–t–elle été constatée ou
est–elle possible?
Probablement
Des individus immigrants seraient–ils adaptés pour survivre au Canada? Oui
Y a–t–il suffisamment d'habitat disponible au Canada pour les individus immigrants? Oui
La possibilité d'une immigration de populations externes existe–t–elle? Possible, mais les populations américaines sont également en déclin

Statut existant

COSEPAC : Menacée (avril 2010)

Statut et justification de la désignation

Statut : Menacée
Code alphanumérique : A2b

Justification de la désignation :
Plus de 25 % des effectifs de la population mondiale de cette espèce d’oiseau des prairies se reproduit au Canada, soit la partie nord de l’aire de répartition de l’espèce. L’espèce a subi de graves déclins depuis la fin des années 1960. Ces déclins se sont poursuivis au cours des dix dernières années, particulièrement dans le centre de son aire de répartition dans l’est du Canada. Les menaces qui pèsent sur l’espèce sont la mortalité accidentelle causée par les activités agricoles, la perte et la fragmentation de l’habitat, l’exposition aux pesticides et le contrôle aviaire aux sites de repos dans l’aire d’hivernage.

Applicabilité des critères

Critère A (déclin du nombre total d'individus matures) : Correspond au critère de la catégorie « menacée », A2b, car la population a connu un déclin de plus de 30 % au cours des dix dernières années (près de trois générations) selon un indice d'abondance approprié (b).

Critère B (petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : Ne correspond pas au critère; l'aire de répartition dépasse les seuils établis.

Critère C (petite population et déclin du nombre d'individus matures) : Ne correspond pas au critère, la taille de la population dépasse les seuils établis.

Critère D (très petite population ou aire de répartition limitée) : Ne correspond pas au critère, la population et la répartition dépassent les seuils établis.

Critère E (analyse quantitative) : Aucune analyse réalisée.

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Remerciements

Le rédacteur remercie Benoît Jobin, Gilles Falardeau, Jocelyne Lavallée, Sean Blaney, Peter Taylor, Ken De Smet et Brenda Dale pour avoir fait part de leurs connaissances sur l'environnement du Goglu des prés. Il remercie également Pete Blancher, Kristin Mozel et Barbara Frei pour la mise à la disposition des données non publiées sur l'abondance et l'habitat, et Jacques Larivée pour la mise à la disposition de données sur les tendances de cette espèce au Québec. Le rapport a été financé par le Service canadien de la faune d'Environnement Canada.

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Experts contactés

La liste suivante ne comprend que les personnes qui ont apporté une grande contribution au présent rapport. Cependant, le rédacteur souhaite également remercier tous les autres intervenants qui ont fourni des données pour ce rapport, notamment les centres de données sur la conservation, les centres d'information sur le patrimoine naturel et l'Agence Parc Canada, ainsi que les représentants des provinces et des territoires dans lesquels l'aire de répartition de l'espèce se situe.

  • Blancher, P. Scientifique pour Partenaires d’Envol, Service canadien de la faune, Environnement Canada, 49, Camelot Drive, Nepean (Ontario) K1A 0H3, correspondance par courriel adressée à C. Savignac, novembre 2008.
  • Blaney, S. Botaniste et directeur adjoint. Centre de données sur la conservation du Canada atlantique, C.P. 6416, Sackville (Nouveau-Brunswick) E4L 1C6, correspondance par courriel adressée à C. Savignac, novembre 2008.
  • Dale, B. Biologiste des espèces sauvages. Service canadien de la faune, Environnement Canada, 200 4999 98th Ave NW. Edmonton (Alberta) T6B 2X3, correspondance par courriel adressée à C. Savignac, novembre 2008.
  • DeSmet. K. Biologiste des espèces sauvages. Conservation Manitoba, gouvernement du Manitoba, Winnipeg (Manitoba), correspondance par courriel adressée à C. Savignac, novembre 2008.
  • Farlardeau, G. Biologiste des espèces sauvages. Service canadien de la faune, Environnement Canada, Région du Québec, 1141, route de l’Église, C.P. 10100, Sainte-Foy (Québec) G1V 4H5, correspondance par courriel adressée à C. Savignac, novembre 2008.
  • Jobin, B. Biologiste des espèces sauvages. Service canadien de la faune, Environnement Canada, Région du Québec, 1141, Route de l’Église, C.P. 10100, Sainte-Foy (Québec) G1V 4H5, correspondance par courriel adressée à C. Savignac, novembre 2008.
  • Koper, N. Professeur, Natural Resources Institute, Université du Manitoba, Winnipeg, correspondance par courriel adressée à C. Savignac, novembre 2008.
  • Lavallée, J. Biologiste des espèces sauvages. Service canadien de la faune, Environnement Canada, Gatineau, correspondance par courriel adressée à C. Savignac, novembre 2008.
  • Mozel, K. Étudiant de dernier cycle en écologie des oiseaux de prairie, sous la supervision de Nicola Koper. Natural Resources Institute, Université du Manitoba, Winnipeg, correspondance par courriel adressée à C. Savignac, novembre 2008.
  • Pepper, J. Biologiste des espèces sauvages. Ministère de l’Environnement de la Saskatchewan, correspondance par courriel adressée à Marty Leonard, mai 2009.
  • Schmelzer I., comm. pers. Biologiste principal et écologiste terrestre (A). Department of Environment and Conservation de Terre-Neuve, correspondance par courriel adressée à Marty Leonard, mai 2009.
  • Stipec, K., comm. pers. Centre de conservation des données de la Colombie-Britannique, ministère de l’Environnement, correspondance par courriel adressée à C. Savignac, décembre 2005.
  • Taylor, P., comm. pers. Rédacteur en chef, The Birds of Manitoba, correspondance par courriel adressée à C. Savignac, novembre 2008.
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Sommaire biographique du rédacteur du rapport

Carl Savignac est directeur de Dendroica Environnement et Faune, une société d'experts–conseils qui se spécialise dans les études sur la conservation des espèces en péril, la conservation des terres humides et sur l'évaluation des répercussions des projets de développements industriels sur les oiseaux. Il étudie les oiseaux depuis plus de 19 ans et a mené de nombreuses études sur le terrain dans plusieurs provinces et territoires du Canada, autant dans les forêts tempérées que dans les forêts boréales. Il a préparé plusieurs rapports et publications scientifiques sur les pics, les accipitridés, les passereaux et les espèces menacées et six rapports de situation fédéraux et provinciaux sur des espèces. Actuellement, il coordonne des projets d'intendance liés à la conservation sur les terres humides boisées et sur le Pic à tête rouge sur les terres privées du sud du Québec.