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Programme de rétablissement de la rainette faux-grillon de l’Ouest (Pseudacris triseriata), population des Grands Lacs et Saint-Laurent et du Bouclier canadien, au Canada [Proposition] -2014

Rainette faux-grillon de l’Ouest

La rainette faux-grillon de l’Ouest (Pseudacris triseriata)

Table of Contents

Document Information


Document Information

Programme de rétablissement de la rainette faux-grillon de l’Ouest (Pseudacris triseriata), population des Grands Lacs et Saint-Laurent et du Bouclier canadien, au Canada [Proposition] -2014

Référence recommandée :

Environnement Canada. 2014. Programme de rétablissement de la rainette faux-grillon de l’Ouest (Pseudacris triseriata), population des Grands Lacs et Saint-Laurent et du Bouclier canadien au Canada [Proposition], Série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa, vi + 46 p.

Additional copies:

Pour télécharger le présent programme de rétablissement ou pour obtenir un complément d’information sur les espèces en péril, incluant les rapports de situation du COSEPAC, les descriptions de la résidence, les plans d’action et d’autres documents connexes sur le rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril.

Illustration de la couverture : © Raymond Belhumeur

Also available in English under the title
Recovery Strategy for the Western Chorus Frog, Great Lakes/St. Lawrence – Canadian Shield Population, in Canada [Proposed]

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre de l’Environnement, 2014. Tous droits réservés.
ISBN
Numéro de catalogue

Le contenu du présent document (à l’exception des illustrations) peut être utilisé sans permission, mais en prenant soin d’indiquer la source.


Préface

En vertu de l’Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d’établir une législation et des programmes complémentaires qui assureront la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) (LEP), les ministres fédéraux compétents sont responsables de l’élaboration des programmes de rétablissement pour les espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et sont tenus de rendre compte des progrès réalisés cinq ans après la publication du document final dans le Régistre public des espèces en péril.

Le ministre de l’Environnement et le ministre responsable de l’Agence Parcs Canada sont les ministres compétents pour le rétablissement de la rainette faux-grillon de l’Ouest (Pseudacris triseriata), population des Grands Lacs et Saint-Laurent et du Bouclier canadien, et ont élaboré le présent programme, conformément à l’article 37 de la LEP. Ce programme a été préparé en collaboration avec le gouvernement du Québec (ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs; ministère des Ressources naturelles) et le gouvernement de l’Ontario (Ontario Ministry of Natural Resources) en vertu du paragraphe 39(1) de la LEP.

La réussite du rétablissement de l’espèce dépendra de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des recommandations formulées dans le présent programme. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement Canada, l’Agence Parcs Canada ou sur toute autre compétence. Tous les Canadiens et toutes les Canadiennes sont invités à appuyer ce programme et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien de la rainette faux-grillon de l’Ouest (Pseudacris triseriata), population des Grands Lacs et Saint-Laurent et du Bouclier canadien, et de l’ensemble de la société canadienne.

Le présent programme de rétablissement sera suivi d’un ou de plusieurs plans d’action qui présenteront de l’information sur les mesures de rétablissement qui doivent être prises par Environnement Canada, l’Agence Parcs Canada et d’autres compétences et/ou organisations participant à la conservation de l’espèce. La mise en œuvre du présent programme est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des compétences et organisations participantes.

Remerciements

Le présent programme de rétablissement a été élaboré par Vincent Carignan (Environnement Canada, Service canadien de la faune - région du Québec) en collaboration avec Krista Holmes, Marie-Claude Archambault, Carolynne Smith (Environnement Canada, Service canadien de la faune, région de l’Ontario) et Barbara Slezak (anciennement avec Environnement Canada, Service canadien de la faune - région de l’Ontario) à partir d’une ébauche de Sébastien Rioux et Michel Saint-Germain (anciennement avec Environnement Canada, Service canadien de la faune - région du Québec). Le document a bénéficié des commentaires des membres actuels de l’équipe de rétablissement de la rainette faux-grillon de l’Ouest du Québec (ÉRRFGOQ): Vincent Carignan (président), Yohann Dubois, Simon Pelletier et Harold Ericksen (ministère du Développement durable de l’Environnement, de la Faune et des Parcs - ministère du Développement durable de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP)), Daniel Toussaint, Lyne Bouthillier et Nathalie Tessier (ministère des Ressources naturelles - MRN); Pierre-André Bernier (biologiste consultant); Caroline Gagné (Nature Conservancy of Canada); Nicole Desroches (Agence des bassins versants des 7); Tommy Montpetit (Centre d’information en environnement de Longueuil), Véronique Michaud (Hydro-Québec) et Karine Lehoux (Nature-Action Québec). D’anciens membres de l’équipe (Claude Daigle [MRN]; Geneviève Ouimet [MDDEFP], François Durand [anciennement avec Hydro-Québec]; Andrée Gendron [Environnement Canada, Direction des sciences et de la technologie de l'eau - région du Québec]) ainsi que de nombreux collaborateurs ont aussi contribué au document : Alain Branchaud, Matthew Wild et Karine Picard (Environnement Canada, Service canadien de la faune - région du Québec), Madeline Austen, Lesley Dunn, Elizabeth Rezek (Environnement Canada, Service canadien de la faune – région de l’Ontario), Manon Dubé (Environnement Canada, Service canadien de la faune – région de la Capitale Nationale), Valéry Hamel (anciennement avec le Centre d’information en environnement de Longueuil) et Marie-José Ribeyron (consultante).

Sommaire

La rainette faux-grillon de l’Ouest est un petit amphibien qui se reproduit dans les milieux humides temporaires entourés de milieux terrestres ouverts ou ayant un couvert forestier discontinu. Au niveau mondial, elle n’est pas considérée en péril. La population des Grands Lacs et Saint-Laurent et du Bouclier canadien (GLSLBC), qui se trouve à la limite nord de la répartition de l’espèce au Canada, a cependant été évaluée comme étant menacée par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en 2008 et a été ajoutée selon le même statut à l’Annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en 2010.

L’abondance de la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) est inconnue mais l’on croit qu’elle fluctue considérablement d’une année à l’autre, notamment en fonction des conditions hydrologiques. Cependant, les données récentes sur l’occupation des milieux humides servant à la  reproduction indiquent un déclin supérieur à 40 % dans l‘est de l’Ontario pour la période 1995 à 2006. Au Québec, c’est entre 14 et 28 % des milieux humides servant à la reproduction qui ont été détruits entre 2004- 2009, ce qui indique un déclin probable de l’abondance.

Les principales menaces sont la perte et la dégradation de l’habitat par l’entremise de l’urbanisation, l’intensification de l’agriculture, les changements climatiques, les fertilisants et pesticides dans les milieux humides, l’expansion du réseau de routes et de sentiers ainsi que la succession végétale.

Le caractère réalisable du rétablissement de la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC), comporte certaines inconnues. Néanmoins, en vertu du principe de précaution, un programme de rétablissement a été élaboré conformément au paragraphe 41(1) de la LEP, comme on l’aurait fait pour une espèce dont le rétablissement est jugé réalisable.

À court terme, les objectifs en matière de population et de répartition sont de maintenir les superficies d’habitats occupés et l’abondance des populations locales de la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) au Canada. À long terme, il s’agit d’assurer la viabilité des populations locales en augmentant les superficies d’habitats occupées et leur connectivité dans l’ensemble de l’aire de répartition canadienne. Les stratégies générales et approches de rétablissement visant à atteindre ces objectifs sont définies à la section sur l’orientation stratégique pour le rétablissement.

L’habitat essentiel de la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) est partiellement désigné dans le présent programme. Il correspond aux superficies d’habitats convenables à l’intérieur de polygones convexes minimaux tracés autour des milieux humides ayant servi à la reproduction à au moins deux reprises dans les derniers 20 ans (incluant au moins une observation dans les derniers 10 ans), des habitats terrestres adjacents jusqu’à une distance de 300 mètres (m) et les corridors de dispersion qui les relient. Un total de 260 parcelles contenant l’habitat essentiel sont désignées, dont 211 sont situés en Ontario et 49 au Québec. Un calendrier des études a été élaboré afin de compléter la désignation de l’habitat essentiel nécessaire à l’atteinte des objectifs en matière de population et de répartition.

Un ou plusieurs plans d’action seront affichés dans le Registre public des espèces en péril avant la fin de 2019.

Résumé du caractère réalisable du rétablissement

Selon les critères établis par les politiques de la LEP (Gouvernement du Canada, 2009), certaines inconnues persistent quant au caractère réalisable du rétablissement de la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC). Néanmoins, en vertu du principe de précaution, un programme de rétablissement a été préparé conformément au paragraphe 41(1) de la LEP, tel qu’il convient de le faire lorsque le rétablissement est jugé réalisable. Le présent programme de rétablissement tient compte des inconnues entourant le caractère réalisable du rétablissement.

  1. Des individus de l’espèce sauvage capables de se reproduire sont disponibles maintenant ou le seront dans un avenir prévisible pour maintenir la population ou augmenter son abondance.
    Oui. Des suivis réalisés au Québec et en Ontario montrent que, malgré les déclins importants dans le nombre de sites occupés, des individus reproducteurs persistent à plusieurs endroits dans l’aire de répartition.

  2. De l’habitat convenable suffisant est disponible pour soutenir l’espèce, ou pourrait être rendu disponible par des activités de gestion ou de remise en état de l’habitat.
    Oui. La disponibilité d’habitats convenables est fortement en déclin dans les régions urbaines et périurbaines. Ces habitats doivent être protégés tout en considérant la remise en état de milieux humides dégradés ou l’aménagement de nouveaux habitats.

  3. Les principales menaces pesant sur l’espèce ou son habitat (y compris les menaces à l’extérieur du Canada) peuvent être évitées ou atténuées.
    Inconnu. Étant donné les pressions importantes pour développer les habitats résiduels dans un contexte urbain, les possibilités de conservation et de restauration y sont sérieusement compromises . Dans le contexte agricole, les possibilités existent, mais sont de plus en plus difficiles à mettre en œuvre avec l’intensification des pratiques agricoles. Il existe également un questionnement sur la possibilité d’assurer la survie de populations locales isolées.

  4. Des techniques de rétablissement existent pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition ou leur élaboration peut être prévue dans un délai raisonnable.
    Inconnu. Bien que la mise en place d’aires protégées, l’acquisition de propriétés ainsi que l’intendance privée ou municipale peuvent être efficaces, il demeure inconnu si ces mesures seront suffisantes pour assurer la viabilité des populations locales (objectifs en matière de population et de répartition à long terme) en raison de menaces externes. Des méthodes de restauration sont présentement à l’essai, mais leur efficacité est inconnue au Canada.

1. Évaluation de l’espèce par le COSEPAC[1]

Date de l'évaluation : Avril 2008

Nom commun (population) : Rainette faux-grillon de l'Ouest, population des Grands Lacs et Saint-Laurent et du Bouclier canadien

Nom scientifique : Pseudacris triseriata

Statut selon le COSEPAC : Menacée

Justification de la désignation : Des pertes continues de l’habitat et de sites de reproduction de cette petite rainette, attribuables à l’expansion suburbaine et à la modification des pratiques agricoles, ont entraîné des pertes de populations et l’isolement des parcelles restantes d’habitat. Un déclin de 37 % a été documenté chez les populations au Québec au cours d’une période de dix ans, déclin qui se poursuivra vraisemblablement. Même si la présence de l’espèce demeure évidente à certains endroits, des relevés des populations en Ontario indiquent une importante diminution de l’abondance atteignant 30 % au cours de la dernière décennie.

Présence au Canada : Ontario, Québec

Historique du statut selon le COSEPAC :L'espèce a été considérée comme une seule unité et a été désignée « non en péril » en mai 2001. Division en deux populations en avril 2008. La population des Grands Lacs / Saint-Laurent et du Bouclier canadien a été désignée «menacée» en avril 2008.

2. Information sur la situation de l’espèce

Environ 9 % de l’aire de répartition mondiale de la rainette faux-grillon de l'Ouest se trouve au Canada (COSEPAC, 2008). La population des Grands Lacs et Saint-Laurent et du Bouclier canadien (GLSLBC) est inscrite comme étant menacée à l’Annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) (L.C. 2002, c. 29) depuis 2010. Au Québec, elle est désignée comme vulnérable en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables (L.R.Q.c. E-12.01) depuis 2001 et son statut est présentement en révision. La Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune (L.R.Q., c. C-61.1) interdit la capture, la vente et la garde en captivité des individus d’une espèce désignée. En Ontario, l’espèce n’est pas inscrite en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition (L.O. 2007, ch. 6).

À l’échelle mondiale, NatureServe (2012) attribue la cote G5 (non en péril) à la rainette faux-grillon de l’Ouest. La population des GLSLBC n’a pas été évaluée aux échelles mondiale et nationale. Cependant, la cote infranationale S4 (apparemment non en péril) lui a été attribuée en Ontario alors qu’au Québec, elle a reçu la cote S2 (en péril).

3. Information sur l’espèce

3.1 Description de l’espèce

Le rapport de situation du COSEPAC (2008) décrit la rainette faux-grillon de l’Ouest comme étant un petit amphibien dont la couleur varie de brun à gris olive, dont le poids est d’environ 1 gramme et dont la taille à l’âge adulte est d’environ 2,5 centimètres. Elle porte trois rayures dorsales foncées, une bande plus large sur les flancs ainsi qu’une bande large à travers les yeux. Son chant, un long crissement semblable au bruit que fait un ongle passant sur les dents d’un peigne métallique « criii-ii-ii-ii-iicc », la distingue des autres espèces de rainettes du Canada. Il est cependant possible de confondre les trilles territoriaux de la rainette crucifère (Pseudacris crucifer) avec le coassement de la rainette faux-grillon de l’ouest. Comme la rainette faux-grillon, la rainette crucifère se reproduit au début du printemps, mais elle est beaucoup plus répandue et abondante. La longévité de la rainette faux-grillon se limite le plus souvent à un an (essentiellement une seule reproduction), mais atteint parfois deux ou trois ans (Whiting, 2004). Suite à l’accouplement et la ponte, le développement des œufs prend généralement entre 3 et 27 jours, dépendamment de la température de l’eau, et la métamorphose des têtards en adultes prend entre 40 et 90 jours (Whitaker, 1971; Whiting, 2004).

3.2 Population et répartition

L’aire de répartition de la rainette faux-grillon de l’Ouest s’étend du sud-ouest au nord-est de l’Amérique du Nord (figure 1). Aux États-Unis, l’espèce occupe un vaste territoire allant du Kansas et de l’Oklahoma jusqu’au nord de New-York et du Michigan. Au Canada, la rainette faux-grillon de l’Ouest occupe les basses terres du sud de l’Ontario et du Québec. Au sein de cette zone, le COSEPAC (2008) définit deux unités désignables (figure 2): la population des Grands Lacs et du Saint-Laurent et du Bouclier canadien, objet du présent programme de rétablissement, et la population carolinienne qui a été désignée comme non en péril. Une grande ressemblance morphologique ainsi que des analyses génétiques récentes de l’ADN mitochondrial suggèrent que les individus de la population des GLSLBC sont en fait des rainettes faux-grillons boréales (Pseudacris maculata) plutôt que des rainettes faux-grillons de l’Ouest (ConservAction ACGT Inc., 2011; Tessier et al., en préparation). Peu importe la conclusion à venir, la situation des populations de rainettes faux-grillon reste précaire dans le sud de l’Ontario et du Québec.

Figure 1. Aire de répartition mondiale de la rainette faux-grillon de l’Ouest (adaptée de COSEPAC, 2008).

Figure 1. Aire de répartition mondiale de la rainette faux-grillon de l’Ouest (adaptée de COSEPAC, 2008). (Voir description longue ci-dessous.)
Description longue pour la figure 1

Carte partielle de l’Amérique du Nord montrant l’aire de répartition mondiale de la rainette faux-grillon de l’Ouest.

Figure 2. Observations canadienne de la rainette faux-grillon de l’Ouest dans les provinces fauniques

Figure 2. Observations canadienne de la rainette faux-grillon de l’Ouest dans les provinces fauniques. (Voir description longue ci-dessous.)
Description longue pour la figure 2

Carte montrant les observations de la rainette faux-grillon de l’Ouest à l’intérieur de trois provinces fauniques. Celles-ci sont la forêt carolinienne, les Grands Lacs et le Saint-Laurent et le Bouclier canadien. Les points au nord de la zone en gris correspondent à la province faunique du Bouclier canadien (adaptée de COSEPAC, 2008).

Au Québec, la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC), était historiquement présente dans le sud de la province, de la vallée de l’Outaouais jusqu’aux contreforts des Appalaches et à l’ouest de la rivière Richelieu (Bonin et Galois, 1996; Picard et Desroches, 2004; figure 3). Aujourd’hui, elle n’occuperait que 10% de cette aire de répartition historique (Bonin et Galois, 1996). En Montérégie, l’espèce a été réduite à un peu plus de  800 sites hautement fragmentés sur une mince bande de 20 kilomètres (km) de large entre les municipalités de Beauharnois au sud et de Contrecoeur au nord (Bonin et Galois, 1996; COSEPAC, 2008; Rioux, 2008). Sa présence est également confirmée dans un peu plus de 220 sites[2] de la région de l’Outaouais sur une bande d’environ 10 km de large et s’étirant sur une distance d’environ 100  km d’est en ouest le long de la rivière des Outaouais entre la ville de Gatineau et l’Île-du-Grand-Calumet (St-Hilaire et Belleau, 2005; COSEPAC, 2008). Au total, l’Équipe de rétablissement de la rainette faux-grillon de l’Ouest du Québec (2010) estime que l’espèce occuperait au moins 102 kilomètres carrés (km²) d’habitat, soit 60 km² en Montérégie et 42 km² en Outaouais.

Figure 3. Aires de répartition historique et actuelle de la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) en Outaouais et en Montérégie (tirée de Gagné, 2010).

Figure 3. Aires de répartition historique et actuelle de la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) en Outaouais et en Montérégie (tirée de Gagné, 2010). (Voir description longue ci-dessous.)
Description longue pour la figure 3

Carte du Québec indiquant l’aire de répartition historique et actuelle de la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) en Outaouais et en Montérégie.

En Ontario, la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) est répartie sur un territoire beaucoup plus vaste allant de la frontière avec les États-Unis jusqu’à la baie Georgienne, au sud du parc Algonquin, dans l’axe de Frontenac, et le long de la vallée de l’Outaouais, jusqu’à Eaganville (Oldham et Weller, 2002). Aucun relevé systématique spécifique à l’espèce et son habitat n’a été réalisé dans cette province (COSEPAC, 2008; mais voir Cook, 1992). Conséquemment, aucune estimation du nombre de sites occupés n’est disponible. Il existe cependant certaines études montrant un déclin du nombre de sites où l’espèce était historiquement présente dans l’est de l’Ontario (- 30 % près d’Ottawa : Seburn et Gunson, 2011; - 95 % près de Cornwall : Seburn et al., 2008). Ces deux études ont été réalisées en milieu périurbain et constituent de bons exemples de la tendance à la perte d’habitat au profit du développement domiciliaire dans ce type de contexte. Elles ne tiennent cependant pas compte du fait que certains milieux de reproduction adjacents ont été colonisés depuis.

Les inventaires de rainettes faux-grillon sont généralement effectués par l’intermédiaire de relevés auditifs qui ne permettent pas de déterminer l’abondance (COSEPAC, 2008). L’abondance des populations canadiennes et mondiales de rainettes faux-grillon est donc inconnue, bien que l’on sache qu’elle fluctue considérablement, pouvant aller du simple au double d’une année à l’autre (COSEPAC, 2008). Outre les limites associées à la  méthodologie d’inventaire, la nature temporaire des milieux humides occupés et la possible existence de variations cycliques dans les populations de rainettes complexifient la détermination des tendances (Skelly et al., 2003; Crewe et al., 2009). Néanmoins, selon une analyse des données du Programme de surveillance des marais[3] pour la période de 1995/96 à 2005/06, l’occupation des sites par la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) aurait subi un déclin de 42,6 % en Ontario (Crewe et al., 2009 - supplément au rapport de situation du COSEPAC, 2008[4]). Au Québec, la nature des données récoltées ne permet pas d’établir quantitativement le déclin des populations. Cependant, l’équipe de rétablissement de la rainette faux-grillon de l’Ouest du Québec (2010) estime qu’il y a un déclin en se basant sur le fait que 14 % des milieux humides servant à la reproduction de la Montérégie et 28 % de ceux de l’Outaouais ont été détruits entre 2004 et 2009.

3.3 Besoins de la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC)

La rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) occupe une variété d’habitats terrestres de basses-terres, ouverts ou à couvert forestier discontinu (ex.: clairières, prairies inondées, friches ou arbustaies humides, etc.) et ponctués de légères dépressions permettant la formation de milieux humides (marais, marécage, fossé de drainage, etc.) s’asséchant généralement en période estivale (Ouellet et Leheurteux, 2007; COSEPAC, 2008). La végétation dans ces habitats est principalement herbacée (ex.: quenouilles [Typha spp.], carex [Carex spp.], phalaris roseau [Phalaris arundinacea], etc.), mais comporte également des arbustes (ex.: cornouiller stolonifère [Cornus stolonifera], saules [Salix spp.], aulne rugueux [Alnus incanassp. rugosa]) ainsi que des arbres qui peuvent être partiellement submergés (ex.: frêne noir [Fraxinus nigra ], érable rouge [Acer rubrum]).

Les besoins spécifiques des individus varient en fonction des différentes phases du cycle vital.

Reproduction

De la fin mars à la fin août, les individus occupent généralement les milieux humides temporaires plutôt que des milieux humides permanents, vraisemblablement en raison de la pression de prédation qui y est moindre (COSEPAC, 2008). En effet, Skelly (1995, 1996) a montré que le nombre de prédateurs, leur grosseur et leur diversité augmentaient avec le caractère permanent d’un milieu humide. La présence réduite ou absence de prédateurs est une caractéristique des milieux humides de plus petite superficie et qui sont généralement physiquement isolés du réseau hydrographique. Dans les paysages agricoles de l’Outaouais (Ouest du Québec), Gagné (2011) a noté que les milieux de reproduction couvraient en moyenne 0,27 ha (jusqu’à 6,12 ha), que 68 % n’étaient pas reliés à un cours d’eau et que seulement 9 % étaient à moins de 50 m d’un milieu humide cartographiable avec les outils géo-spatiaux actuels.

La nature temporaire des milieux de reproduction augmente la susceptibilité de l’espèce à leur assèchement prématuré provoqué par les variations climatiques ou d’autres causes (ex.: températures élevées, faibles précipitations, drainage). Cela explique en partie les grandes variations inter-annuelles observées dans l’abondance des populations. Le maintien d’une population locale dépend donc, minimalement, de la présence d’un nombre suffisant de milieux humides dont l’hydropériode (présence d’eau) permet la métamorphose des têtards vers leur forme adulte.

Alimentation et déplacements à l’intérieur de la population locale

En raison d’une faible capacité de déplacement (moyenne de 3,5 m par jour, maximum de 42 m par jour selon Kramer, 1973), l’alimentation ainsi que les autres activités estivales (ex.: repos) se déroulent généralement en milieux terrestres à l’intérieur d’un rayon de 250 à 300 m des milieux de reproduction (Desroches et al., 2002 ; Semlitsch et Bodie, 2003 ; Ouellet et Leheurteux, 2007). Le domaine vital d’un individu contient ainsi potentiellement plusieurs milieux de reproduction (Mann et al., 1991), ce qui favorise le maintien de la population locale (effet de sauvetage en cas d’extirpation dans un milieu humide en particulier; Hanski et al., 1995) et l’échange de matériel génétique.

La faible capacité de déplacement combinée à la petite taille de la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) la rend susceptible à la dessiccation lorsqu’elle a à traverser des milieux secs (ex.: routes, champs agricoles; Picard et Desroches, 2004; Whiting, 2004; Mazerolle et Desrochers, 2005). Le type d’habitat qui relie les milieux de reproduction est donc susceptible d’influencer la longueur des déplacements des individus. Dans le même ordre d’idée, Gagné (2011) a montré que les sites où la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) est présente comportent moins de cultures intensives annuelles (3 % vs 8 %) et plus de milieux ouverts sans cultures (31 % vs 13 %) dans un rayon de  300 m. Néanmoins, les individus sont souvent présents dans des secteurs pouvant comporter une haute proportion d’agriculture (jusqu’à 86 % dans l’étude de Seburn et al., 2011) ou d’usages urbains si les caractéristiques de la végétation sont convenables.

Hibernation

La rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) hiberne dans la portion terrestre de son domaine vital, dans les sols meubles, sous des pierres, des arbres morts, des feuilles mortes ou encore dans des terriers existant (Froom, 1982). L’étude de Whiting (2004) en Montérégie (Québec) indique que la quasi-totalité des individus hibernait à moins de 100 m des milieux de reproduction, la proximité à ces derniers offrant un avantage reproductif lors du dégel printanier.

Dispersion entre les populations locales

Étant donné que les adultes ne se reproduisent vraisemblablement qu’une seule fois dans leur vie et que le taux de mortalité est élevé à tous les stades vitaux (ex.: 81 à 99 % pour les adultes selon Smith, 1987 et Whiting, 2004), la survie de chaque population locale dépend du recrutement annuel de nouveaux individus soit par reproduction (c.-à-d. provenant de l’intérieur de la population locale) ou par immigration d’individus provenant de l’extérieur de la population locale (dispersion de longue distance). Collectivement, ces populations locales reliées forment une métapopulation.

Chez la rainette faux-grillon de l’Ouest, la diversité génétique observée à l’échelle du paysage suggère que des dispersions allant jusqu’à 750 m se produisent occasionnellement (Spencer, 1964). Une faible occurrence de ces événements est suffisante pour préserver le lien fonctionnel entre les populations locales (c.-à-d. qu’elles constituent une métapopulation). Comme pour les déplacements à l’intérieur des populations locales, les déplacements sur de longues distances dépendent d’un haut niveau de connectivité et de la facilité de mouvement à travers les habitats.

4. Menaces

4.1 Évaluation des menaces

Tableau 1. Évaluation des menaces
Catégorie de menaces
MenaceNiveau de préoccupation1ÉtendueOccurrenceFréquenceGravité2Certitude causale3
Perte et dégradation de l’habitat
UrbanisationÉlevéGénéraliséeCourantecontinuÉlevéÉlevé
Perte et dégradation de l’habitat
Intensification de l’agricultureÉlevéGénéraliséeCourantecontinuÉlevéÉlevé
Perte et dégradation de l’habitat
Expansion du réseau de routes et de sentiersMoyenLocaliséeCourantecontinuInconnueInconnue
Perte et dégradation de l’habitat
Succession végétaleMoyenLocaliséeCourantecontinuInconnueMoyen
Pollution
Fertilisants et pesticidesMoyenGénéraliséeCourantesaisonnierMoyenMoyen
Climat et catastrophes naturelles
Changements climatiquesMoyen/
Élevé
GénéraliséeCourantecontinuInconnueInconnue

1 Niveau de préoccupation : signifie que la gestion de la menace représente une préoccupation (élevée, moyenne ou faible) pour le rétablissement de l’espèce, conforme aux objectifs en matière de population et de répartition. Ce critère tient compte de l’évaluation de toute l’information figurant dans le tableau.
2 Gravité : indique l’effet à l’échelle de la population (Élevée : très grand effet à l’échelle de la population, modérée, faible, inconnue).
3 Certitude causale : indique le degré de preuve connu de la menace (Élevée : la preuve disponible établit un lien fort entre la menace et les pressions sur la viabilité de la population; Moyenne : il existe une corrélation entre la menace et la viabilité de la population, p. ex. une opinion d’expert; Faible : la menace est présumée ou plausible).

4.2 Description des menaces

Urbanisation

Plusieurs populations de rainettes faux-grillons de l’Ouest occupent des terres convoitées pour le développement résidentiel, commercial ou industriel. La perte et la dégradation des habitats convenables causées par ces activités seraient d’ailleurs responsables d’une part prépondérante du déclin observé (COSEPAC, 2008; ÉRRFGOQ, 2010).

Dans la région de la Montérégie au Québec, 14 % des milieux humides connus servant à la reproduction ont été détruits entre 2004 et 2009 (ÉRRFGOQ, 2010). Pendant la même période, à l'île Perrot (ouest de Montréal), le remblayage à des fins de développement domiciliaire a détruit 27 des 80 milieux humides connus servant à la reproduction et 14 de lus sont menacés à court terme (ÉRRFGOQ, 2010). Au Boisé de la Commune à La Prairie, 44 des 99 milieux humides servant à la reproduction recensés ont été détruits et 13 e plus sont menacés à court terme (Lyne Bouthillier, communication personnelle).

Dans la région de l’Outaouais l’espèce a également disparu de plus de 28 % des sites de reproduction répertoriés entre 2004 et 2009, un déclin concentré majoritairement en zone urbaine (COSEPAC, 2008; ÉRRFGOQ, 2010). Des résultats similaires sont observés dans l’est de l’Ontario où l’habitat convenable en région périurbaine subit le même sort qu’au Québec (Sanders, 1970; Seburn et al. 2008, 2011).

En plus de la perte et de la dégradation de l’habitat, la fragmentation de l’habitat qui découle de l’urbanisation mène à l’isolement des populations. La réduction de l’immigration qui en découle accroît la probabilité d’extinction des populations locales (Hanski et al., 1995) via l’absence d’effet de sauvetage. Il peut également y avoir, à plus long terme, une diminution de la diversité génétique et du taux de survie des individus (Hitchings et Beebee, 1997).

Les effets négatifs de la présence humaine à proximité ou à l’intérieur des habitats convenables à la rainette faux-grillon de l’Ouest comprennent aussi les changements hydrologiques engendrés par l’imperméabilité des sols et le drainage, l’augmentation de la sédimentation et de la pollution (incluant les dépôts de déchets), l’augmentation des interactions avec les espèces animales et végétales introduites ou avec des animaux bénéficiant de la présence humaine (ex.: ratons laveurs) et les effets sur le microclimat local (Hamer et McDonnell, 2008). L’ensemble de ces effets de lisière peuvent avoir des impacts négatifs continus sur les habitats et les individus, particulièrement en milieu urbain.

Intensification de l’agriculture

L’agriculture intensive a mené au remblayage, au drainage (incluant le nivellement des terres) et au déboisement des basses-terres du Saint-Laurent entrainant ainsi une perte et une dégradation de l’habitat ainsi qu’une réduction de la connectivité (COSEPAC, 2008). La situation est particulièrement problématique en Montérégie où les milieux naturels n’occupaient plus que 33 % de la superficie totale en 2001 (Latendresse et al., 2008).

En Outaouais, bien que la moitié des populations de rainettes faux-grillon de l’Ouest de la région se situent en milieux agricoles (COSEPAC, 2008), la présence de paysages agroforestiers convenant mieux aux pratiques culturales moins intensives (ex.: cultures pérennes, élevage; Jobin et al., 2004) a fait en sorte que le drainage naturel a mins été affecté  (Bonin et Galois, 1996). En effet, 86 % des champs exploités sont des cultures pérennes et le cycle de rotation des cultures y est généralement relativement long (de 6 à 16 ans) comparativement à la moyenne provinciale de 5 ans (François Biron, Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), communication personnelle (comm. pers.) – dans Gagné, 2011). La valeur élevée de certaines cultures sur le marché pourrait cependant encourager la conversion vers d’agriculture plus intensive (Daniel Toussaint, ministère des Ressources naturelles du Québec, comm. pers.).

Les données permettant d’établir les liens entre la modification de l’agriculture et les populations de rainettes faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) sont peu fréquentes en Ontario. Dans leur étude réalisée près d’Ottawa, malgré un déclin de 35 % de l’occupation des sites inventoriés à quelques reprises depuis les années 1970, Seburn et al. (2011) ont observé que les caractéristiques du paysage n’avaient pas changées significativement dans un rayon de 1 km autour des sites.

Changements climatiques

Les changements climatiques peuvent avoir un impact sur l’habitat de la rainette faux-grillon de l’Ouest en affectant la durée d’inondation (ou hydropériode) des mares temporaires où elle se reproduit (Bonin et Galois, 1996). Une diminution des accumulations sous forme de neige, une fonte plus rapide au printemps et des épisodes prolongés de sécheresse provoqueraient l’assèchement accéléré des mares et une diminution du succès reproducteur des rainettes faux-grillon (Bonin et Galois, 1996; Barnett et al., 2005). Plus généralement, la modification des patrons climatiques (précipitations, sécheresses) peut altérer la dynamique des populations de plusieurs espèces d’amphibiens, incluant la rainette faux-grillon de l’ouest (Walls et al., 2013). Une récente étude a montré que les rainettes faux-grillon boréales, proches-parentes de la rainette faux-grillon de l’Ouest, présentent un potentiel d’adaptation réduit à une hydropériode plus courte (Amburgey et al. 2012). Les changements climatiques pourraient également influencer la structure et la composition de la végétation, incluant les patrons de succession (Blaustien et al. 2010). L’ampleur de cette menace est inconnue pour le moment.

Fertilisants et pesticides

Dans certains secteurs d’agriculture intensive où les bandes végétales de protection des cours d’eau sont peu présentes, le taux de nitrates provenant d’engrais atteint des concentrations qui sont reconnues comme problématiques pour l’éclosion des œufs et la croissance des amphibiens, incluant la rainette faux-grillon de l’Ouest (Hecnar, 1995; COSEPAC, 2008). Des études en laboratoire ont par ailleurs révélé la toxicité de certains pesticides (organo-chlorés) employés au Canada pour les têtards de rainette faux-grillon de l’Ouest (Berrill et al., 1997). Ces produits auraient une action mutagène (ex.: malformations, feminisation des mâles) en plus de modifier les caractéristiques de l’habitat et de diminuer l’abondance des proies (Bishop, 1992).

L’utilisation du pesticide BTi pour contrer le virus du Nil Occidental est en augmentation pour les besoins de confort en milieu urbain mais aussi pour la santé humaine. Bien que les effets de l’épandage à l’intérieur ou près des milieux humides occupés par la rainette faux-grillon soient connus (Mazzacano et Black, 2013), il existe peu d’études concernant les impacts sur la rainette faux-grillon de l’Ouest. Il est cependant probable que cette pratique constitue actuellement une menace.

Expansion du réseau de routes et de sentiers

L’augmentation de la densité du réseau routier et des sentiers ainsi que du nombre de véhicules qui les emprunte constitue une menace pesant sur l’espèce dans l’ensemble de son aire de répartition. En plus de causer une mortalité directe des individus et de contribuer à la dispersion des plantes envahissantes, les routes et les sentiers peuvent également agir comme des barrières à la dispersion et ainsi contribuer à la fragmentation de l’habitat (COSEPAC, 2008). Au Québec, plusieurs milieux humides servant à la reproduction qui sont devenus isolés à la suite de la construction de structures anthropiques ont été abandonnés en quelques années malgré la présence continue d’habitats convenables (Picard et Desroches, 2004). L’entretien des fossés en bordure des routes peut également perturber l’espèce, notamment en rendant l’habitat non-convenable (ex.: pentes trop prononcées; ÉRRFGOQ, 2000).

En ce qui concerne les sentiers, les grenouilles et rainettes utilisent parfois les mares d’eau qui se forment dans les ornières créées par les véhicules récréatifs. Ces milieux peuvent constituer des pièges écologiques, car les risques de mortalité par écrasement sont augmentés (Galois et Ouellet, 2005). Dans certains cas, on peut également penser que ces ornières pourraient s’assécher de façon prématurée, empêchant ainsi la métamorphose des têtards vers leur forme adulte. L’ampleur de cette menace est inconnue pour le moment.

Succession végétale

Bien qu’elle se reproduise parfois dans les forêts matures, la rainette faux-grillon de l’Ouest est essentiellement une espèce d’habitats ouverts, comme les prairies herbacées ou arbustives, les friches et les jeunes peuplements forestiers à futaie discontinue (Bonin et Galois, 1996). À la suite de l’abandon de l’agriculture sur les terres marginales, la succession végétale vers des forêts plus matures s’amorce (COSEPAC, 2008). Cette succession peut affecter l’hydropériode, notamment lorsque les plantes telles les quenouilles et phalaris (qui se développent rapidement au printemps, créant ainsi de l’ombre, et qui laissent des résidus végétaux persistants) augmentent le temps de dégel des milieux humides et leur réchauffement (Skelly et Meir, 1997; Whiting, 2004). Cette transformation de certains milieux de reproduction aurait causé la disparition de certaines populations locales au Québec et en Ontario (Bonin et Galois, 1996; Seburn et Gunson, 2011). L’importance de cette menace est inconnue et pourrait être spécifique à chaque site.

5. Objectifs en matière de population et de répartition

À court terme, les objectifs en matière de population et de répartition sont de maintenir les superficies d’habitats occupées[5] et l’abondance[6] des populations locales de la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) au Canada. À long terme, ils sont d’assurer la viabilité[7] des populations locales en augmentant les superficies d’habitats occupées et leur connectivité dans l’ensemble de l’aire de répartition canadienne. Ces objectifs cadrent bien avec ceux du Plan de rétablissement et Plan d’action provincial de la rainette faux-grillon de l’Ouest au Québec (ÉRRFGOQ, 2000; mise à jour en préparation), qui vise notamment le maintien de l’habitat convenable résiduel, la restauration des habitats dégradés et l’aménagement de nouveaux habitats ou structures (ex.: passages d’amphibiens) permettant de favoriser la viabilité des populations locales en augmentant leur abondance et leur connectivité. Il n’existe aucun document équivalent dans la province de l’Ontario puisque l’espèce n’est pas désignée en péril.

6. Stratégies et approches générales pour l’atteinte des objectifs

6.1 Mesures déjà achevées ou en cours

Québec

  • Plusieurs inventaires ciblés (1993-2013 en Outaouais; 1992-2013 en Montérégie), ainsi qu’un inventaire de l’ensemble des milieux humides connus servant à la reproduction en 2004/2005; inventaires bénévoles via le Programme de suivi des marais (depuis 2004)
  • Création de l’équipe de rétablissement de la rainette faux-grillon de l’Ouest (1998)
  • Publication d’un plan de rétablissement provincial en 2000 ainsi que du bilan 1999-2009 (ÉRRFGOQ, 2000; 2010)
  • Publication et mise en oeuvre de 11 plans de conservation régionaux (Bouthillier et Léveillé, 2002; Centre d’information sur l’environnement de Longueuil et ÉRRFGOQ, 2006; Angers et al., 2007, 2008a, b, c, d, e, f, g; Bernard, 2010; Gagné, 2010; Tanguay et al., 2012)
  • Publication et mise en œuvre d’un protocole uniformisé de suivi des populations (Daigle et al., 2011)
  • Publication d’un protocole d’aménagement de milieux humides temporaires (Montpetit et al., 2010)
  • Réalisation de plusieurs études sur les exigences en terme d’habitat et sur la caractérisation génétique des populations (Ouellet et Leheurteux, 1997; Whiting, 2004)
  • Programme d’élevage d’individus ex situ au Biodôme de Montréal et à l’Ecomuseum de 2008 à 2011
  • Sensibilisation de propriétaires, d’agriculteurs, de municipalités, de citoyens et d’élèves et signature d’accords d’intendance depuis le début des années 2000
  • Signature d’une entente concernant la conservation de la biodiversité sur les propriétés d’Hydro-Québec (2001)
  • Conservation d’habitats d’importance (ex.: boisé du Tremblay qui contient environ 25 % des rainettes de la Montérégie; Bois de Brossard, ~530 hectares (ha); Bois de Boucherville, ~188 ha;  Breckenrigde)

Ontario

  • Suivi des populations par l’entremise du Programme de suivi des marais (depuis 1994)
  • Collecte d’information sur les amphibiens par l’entremise du Frogwatch Ontario (Amphibian Monitoring Project)
  • L’Atlas sommaire de l’herpétofaune de l’Ontario a permis la collecte d’information sur les observations d’amphibiens et de reptiles en Ontario (voir aussi Oldham et Welle, 2000)
  • Le nouvel atlas des reptiles et amphibiens de l’Ontario a permis d’améliorer les connaissances sur la répartition et le statut de plusieurs espèces via la collecte d’information sur les observations existantes dans la province, des inventaires et la consolidation de bases de données existantes

6.2 Orientation stratégique pour le rétablissement

Tableau 2. Planification du rétablissement
Menace ou élément limitatifStratégie générale pour le rétablissementPrioritéDescription générale des approches de recherche et de gestion
  • Urbanisation
  • Intensification de l’agriculture
  • Fertilisants et pesticides
  • Développement du réseau de routes et de sentiers
  • Succession végétale
Intendance et gestion de l’espèce et son habitat convenableÉlevée
  • Appliquer des mesures légales ou d’intendance à l’intérieur de l’habitat convenable ainsi que dans les zones adjacentes afin de réduire les répercussions des menaces
  • Poursuivre ou mettre en œuvre des approches de gestion visant l’augmentation de l’abondance de l’espèce et l’occupation des superficies d’habitats convenables

 

Lacunes dans les connaissancesInventaires et suivisMoyenne
  • Mener des inventaires afin de préciser la zone d’occupation de la population du GLSLBC
  • Adopter une méthode de suivi uniformisée pour l’Ontario et le Québec
  • Procéder à des suivis périodiques de l’occupation de l’habitat (e.g. aux 10 ans)
Lacunes dans les connaissancesInventaires et suivisFaible
  • Inventorier périodiquement l’aire de répartition historique
Lacunes dans les connaissancesRechercheMoyenne
  • Clarifier les caractéristiques de l’habitat et dans quelle mesure les individus réagissent à leurs variations dans l’espace et le temps
  • Déterminer les critères de viabilité des populations
  • Suivre et prédire l’impact des changements climatiques sur l’hydropériode des étangs de reproduction
ToutesCommunication et sensibilisationMoyenne
  • Élaborer et mettre en œuvre une stratégie de communication visant les agences partenaires, les groupes qui s’intéressent à l’espèce, les propriétaires privés et le grand public

7. Habitat essentiel

7.1 Désignation de l’habitat essentiel de la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC)

La LEP définit l’habitat essentiel comme étant « l’habitat nécessaire à la survie ou au rétablissement d’une espèce sauvage inscrite… ». Pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC), l’habitat essentiel est partiellement désigné dans le présent programme de rétablissement dans la mesure du possible en fonction des meilleures données accessibles. Le calendrier des études (section 7.2) établit les activités requises pour compléter la désignation en vue d’atteindre les objectifs en matière de population et de répartition. Au fur et à mesure que la nouvelle information deviendra disponible, les limites de l’habitat essentiel pourront être précisées et de l’habitat essentiel additionnel pourra être désigné.  

La désignation de l’habitat essentiel pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) est fondée sur trois critères : le caractère convenable de l’habitat, l’occupation de l’habitat et la connectivité entre les populations locales.

7.1.1 Caractère convenable de l’habitat

Ce critère réfère aux caractéristiques biophysiques des habitats à l’intérieur desquels les individus peuvent combler leurs besoins liés aux différentes phases de leur cycle de vie (ex.: accouplement, ponte, métamorphose des têtards, alimentation, hibernation, dispersion) au Canada (voir tableau 3). Pour les stades se déroulant en milieux humides, l’ensemble des superficies d’habitats convenables sont incorporées à l’habitat essentiel. Pour les stades se déroulant en milieux terrestres, les superficies convenables sont incorporées jusqu’à une distance de 300 m au-delà des limites des milieux humides servant à la reproduction tel que suggéré par la littérature (Desroches et al., 2002; Ouellet et Leheurteux, 2007) et ce, afin que l’espèce complète son cycle de vie annuel.

Tableau 3. Caractéristiques biophysiques des habitats convenables aux différents stades du cycle de vie de la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC).
Stade du cycle de vieType d’habitatCaractéristiques biophysiques
ReproductionMilieux humides (incluant étangs, cuvettes, marais, marécages, fossés de drainage, etc.)
  • Milieux humides temporaires[8] ou zones de faible profondeur à l’intérieur de milieux humides permanents;

ET

  • Structure et composition de la végétation : généralement herbacée (ex.: quenouilles, carex, phalaris), comportant parfois des secteurs de friches arbustives (ex.: aulne rugueux, cornouiller stolonifère, saules) ou des arbres partiellement submergés formant un couvert forestier ouvert ou discontinu (ex.: frêne noir, érable rouge, érable argenté), bien que certaines populations locales se reproduisent dans des habitats très couverts (ex.: marécages d’érables argentés);

ET

  • Absence ou présence limitée de poissons et autres prédateurs aquatiques
Alimentation et déplacements à l’intérieur d’une population localeMilieux terrestres (basses-terres telles les pâturages, clairières, prairies, friches ou arbustaies)
  • Structure et composition de la végétation correspondant à celles des milieux humides utilisés pendant la reproduction
HibernationMilieux terrestres (basses-terres)
  • Structure et composition de la végétation correspondant à celles des milieux humides utilisés pendant la reproduction et l’alimentation;

ET

  • Disponibilité de sols meubles jonchés de feuilles mortes, de débris ligneux ou de tanières
Dispersion entre les populations localesMilieux humides et/ou Milieux terrestres (basses-terres)
  • Structure et composition de la végétation similaires à celles des milieux utilisés pendant la reproduction ou l’alimentation

ET

  • Mosaïque de milieux humides et terrestres interreliés

 

7.1.2. Occupation de l’habitat

Ce critère réfère aux superficies d’habitats convenables à la reproduction (ainsi que les habitats d’alimentation et d’hibernation adjacents jusqu’à une distance de 300 m) pour lesquelles il y a un degré raisonnable de certitude de leur usage récurrent par l’espèce (un indicateur du caractère convenable de l’habitat) et de leur contribution aux échanges d’individus entre les populations locales adjacentes (un indicateur du maintien des processus de métapopulation).

Le critère d’occupation de l’habitat est établi en sélectionnant les données obtenues pendant le stade de reproduction à partir de points d’écoute :

  • datant de l’année 1992 ou subséquentes; ET
  • couvrant au moins deux années distinctes à l’intérieur d’une période de 20 ans, avec au moins une d’elles dans les derniers 10 ans

La période débutant en 1992 correspond aux premiers inventaires systématiques des milieux humides servant à la reproduction au Québec (1992/1993), mais également au seuil à partir duquel une observation est considérée comme étant historique dans les centres de conservation des données (c.-à-d. 20 ans pour le Natural Heritage Information Centre de l’Ontario (NHIC) et le Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ)). En raison de la nature dynamique de l’habitat, une observation plus récente augmente la confiance que l’habitat convenable est toujours disponible. Les données ayant servies à la désignation de l’habitat essentiel dans ce programme de rétablissement datent de 1992 à 2012.

Mann et al. (1991) indiquent qu’il existe une relation positive entre la probabilité d’occurrence de plusieurs espèces d’amphibiens et le nombre d’étangs de reproduction disponibles à une population locale. Une population locale ayant accès à de multiples milieux humides servant à la reproduction aura donc plus de probabilités de survie. Le seuil minimal pour établir la récurrence de l’occupation d’un habitat convenable à l’intérieur d’une population locale est établit à deux observations de reproduction, à partir de points d’écoute, distante d’un maximum de 600 m (soit deux fois le 300 m d’habitats terrestres convenables pouvant être nécessaires à la complétion du cycle de vie annuel).

7.1.3. Connectivité entre les populations locales

La principale fonction de la connectivité entre les populations locales (corridors de dispersion ci-après) est de soutenir les processus de métapopulation essentiels à leur maintien. Les corridors de dispersion permettent de renforcer la capacité d’assurer un effet de sauvetage en cas d’extinction d’une population locale (ou d’un milieu humide) en plus de favoriser la diversité génétique à plus grande échelle que celle observée au sein même des populations locales. Dans une perspective d’adaptation aux pressions exercées par les conditions environnementales (ex.: hydropériode réduite, pollution, environnement anoxique), les corridors offrent également la possibilité aux individus de se déplacer progressivement vers des secteurs qui ont des caractéristiques biophysiques plus convenables à l’intérieur ou à l’extérieur de leur domaine vital. Ces fonctions sont d’autant plus nécessaires pour une espèce aux faibles capacités de dispersion qui est confinée à des paysages urbains et agricoles hautement fragmentés.

Les corridors de dispersion correspondent à l’habitat qui relie deux milieux de reproduction répondant aux critères d’occupation de l’habitat (section 7.1.2.) et séparés par une distance maximale de 900 m. Cette distance correspondant à trois fois la moyenne des déplacements annuels maximum des individus pendant leur cycle vital annuel (300 m; Desroches et al., 2002; Semlitsch et Bodie, 2003; Ouellet et Leheurteux, 2007) est suggérée par NatureServe (2002) comme valeur de précaution permettant de relier des habitats sur la base des mouvements des individus (ex.: dispersion). Elle est  également dans le même ordre de grandeur que la valeur de 750 m correspondant aux dispersions de longue distance rapportées dans l’étude de Spencer (1964). En ce qui concerne la largeur des corridors, les habitats convenables à la dispersion sont incorporés jusqu’à un maximum de 300 m de chaque côté de l’élément utilisé pour relier deux populations locales (ex.: un ruisseau).  

7.1.4 Application des critères de désignation de l’habitat essentiel

L’habitat essentiel pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) est partiellement désigné dans le présent programme de rétablissement. Il correspond aux superficies d’habitats convenables à l’intérieur de polygones convexes minimaux tracés autour des habitats sélectionnés suite à l’application des critères établis aux sections 7.1.1 à 7.1.3. À l’Annexe A, les tableaux A-1 et A-2 ainsi que les figures A-1 à A-7 présentent les carrés de 10 km x 10 km du quadrillage Universal Transverse Mercator (UTM) de référence[9] (contours rouge) ainsi que les parcelles contenant l’habitat essentiel[10] (polygones jaunes) de la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) au Canada. Un total de 260 parcelles contenant l’habitat essentiel et couvrant approximativement 33 048 ha sont désignées, incluant 211 parcelles en Ontario (16 793 ha) et 49 parcelles au Québec (16 275 ha). Bien que les individus puissent n’occuper qu’une petite portion des habitats convenables à l’intérieur d’une parcelle à un moment précis, l’ensemble du complexe d’habitats convenables qui s’y trouve est désigné habitat essentiel. Cette considération est particulièrement importante puisque les données utilisées pour la cartographie de l’habitat essentiel ne constituent qu’un cliché de la situation dans le temps et qu’il a été observé que la localisation d’une population peut changer sur une période de temps relativement courte (Nathalie Tessier, 2013, comm. pers.). Cela permet également de prendre en compte le fait que les obstacles physiques adjacentes aux milieux de reproduction (ex.: développement domiciliaire, autoroutes) font en sorte que les domaines vitaux peuvent être de formes et de superficies variables. Finalement, cela procure l’espace nécessaire pour la restauration ou l’aménagement d’habitats au sein d’une population locale ou entre des populations locales rapprochées permettant ainsi d’augmenter la superficie des habitats occupés ainsi que leur connectivité (objectifs en matière de populations et de répartition à long terme).

Les structures anthropiques (ex.: maison, surface asphaltée) et les zones qui ne possèdent pas les caractéristiques de l’habitat convenable de la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC)(ex.: champ agricole drainé, étang de traitement des eaux usées, bassin de rétention) ne sont pas désignées habitat essentiel. Toute interruption significative de la continuité de l’habitat engendrant une barrière à la dispersion (ex.: autoroute asphaltée avec plusieurs voies; cours d’eau large) serait considérée comme une limite à l’habitat essentiel à cet endroit (menant à la formation de deux parcelles distinctes si le critère d’occupation de l’habitat est toujours atteint).

7.2 Calendrier des études visant à désigner l’habitat essentiel

Tableau 4. Calendrier des études
Description de l’activitéJustificationÉchéancier
Réaliser des inventaires dans les habitats présentant de l’information partielle (ex. : une seule observation), particulièrement ceux adjacents aux parcelles contenant de l’habitat essentielAjout de parcelles contenant de l’habitat essentiel afin de consolider les populations locales (connectivité) et atteindre les objectifs en matière de populations et de répartition à long terme2014–2019
Réaliser un suivi des habitats aménagés ou restaurés afin d’établir si la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) les utilise de façon récurrenteAjout de parcelles contenant de l’habitat essentiel afin de consolider les populations locales (connectivité) et atteindre les objectifs en matière de populations et de répartition à long terme2014–2024

7.3 Activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel

La destruction de l’habitat essentiel est déterminée au cas par cas. Il y aurait destruction si un élément de l’habitat essentiel était dégradé, de façon permanente ou temporaire, de telle sorte que l’habitat ne pourrait plus remplir son rôle quand l’espèce en aurait besoin. La destruction peut découler d’une activité unique ou d’activités multiples se déroulant à un moment donné, ou des effets cumulatifs d’une activité ou de plusieurs activités au fil du temps (Gouvernement du Canada, 2009; voir exemples au tableau 5).

Tableau 5. Exemples d’activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel de la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC)
Description de l’activitéDescription de l’effet (caractéristiques biophysiques ou autre)Échelle de l’activité susceptible de détruire
(Site)[1]
Échelle de l’activité susceptible de détruire
(Région)[2]
Échelle de l’activité susceptible de détruire
(Paysage)[3]
Occurrence par rapport aux limites de l’habitat essentielConsidérations temporelles
Construction et entretien de structures linéaires (ex.: routes, pipelines, lignes de transport d’énergie)Perte ou dégradation d’habitats convenables pour tous les stades du cycle de vie (ex.: retrait de la végétation jusqu’au niveau du sol; conversion en surfaces asphaltées); modification de l’habitat résultant en l’ajout de barrières à la dispersion (ex.: pentes abruptes, routes à plusieurs voies et terre-plein en béton) et augmente les risque de mortalité (ex.: les routes traversant les milieux humides peuvent canaliser les mouvements vers des zones à haut risque si elles ne sont pas clôturées); dépôt de neige contenant des minéraux (ex. : sels) qui affectent la qualité de l’eauxx Peut se produire à l’intérieur ou à l’extérieur des limites de l’habitat essentielApplicable en tout temps si l’effet est permanent (ex.: asphaltage de l’habitat naturel). L’entretien des structures linéaires (ex.: couper des arbustes sous une ligne de haute tension), lorsqu’effectué à l’extérieur de la période pendant laquelle les individus utilisent ces attributs biophysiques et si l’usage futur n’est pas affecté, pourrait ne pas constituer de la destruction de l’habitat essentiel
Construction d’unités d’habitation ou autres infrastructures urbaines (ex.: bâtiments commerciaux ou industriels, aires de jeux)Perte ou dégradation d’habitats convenables pour tous les stades du cycle de vie (ex.: remblayage de milieux humides; retrait de la végétation utilisée pour l’alimentation); modification de l’habitat résultant en l’ajout de barrières à la dispersion; modification de l’habitat résultant de l’effet de lisière et de l’augmentation de l’utilisation des habitats à des fins récréativesxx Doit se produire à l’intérieur des limites de l’habitat essentielApplicable en tout temps
Reprofilage (aplanissement et ou remblayage), drainage ou canalisation de milieux humides (temporaires ou permanents)Perte ou dégradation d’habitats convenables à la reproduction (ex.: drainage de surfaces adjacentes résultant en un abaissement de la nappe phréatique; augmentation de la profondeur de l’eau; pentes abruptes); connexion d’un milieu humide sans prédatuers avec un habitat du poisson (ex.: via des fossés de drainage) résultant en l’introduction de prédateursxx Peut se produire à l’intérieur ou à l’extérieur des limites de l’habitat essentielApplicable en tout temps
Intensification des pratiques agricolesPerte ou dégradation d’habitats convenables pour tous les stades du cycle de vie (ex.: conversion de cultures pérennes vers des cultures intensives telles le maïs; réduction des opportunités d’alimentation par le retrait de la végétation); modification de l’habitat résultant en l’ajout de barrières à la dispersion; réduction de la qualité de l’eau et de la disponibilité des proies en raison de l’augmentation de la lixiviation de pesticides et de fertilisantsxxxPeut se produire à l’intérieur ou à l’extérieur des limites de l’habitat essentielApplicable en tout temps

1 Site: indique un effet anticipé sur une superficie d’environ 1 x 1 km;
2 Région : indique un effet anticipé sur une superficie d’environ 10 x 10 km;
3 Paysage : indique un effet anticipé sur une superficie d’environ 100 x 100 km

8. Mesure des progrès

Les indicateurs de rendement présentés ci-dessous proposent un moyen de définir et de mesurer les progrès vers l’atteinte des objectifs en matière de population et de répartition.

  • À court terme (5 ans), la superficie d’habitats occupés ainsi que l’abondance des populations locales sont maintenues au Canada;
  • À long terme (20 ans), la viablité des populations locales est atteinte et la superficie d’habitats occupés ainsi que leur connectivité sont augmentées dans l’ensemble de l’aire de répartition canadienne.

9. Énoncé sur les plans d’action

Un ou plusieurs plans d’action pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) seront affichés dans le Registre public des espèces en péril avant la fin de 2019.

10. Références

Amburgey, S., Funk, W.C, Murphy, M., et E. Muths. 2012. Effects of Hydroperiod Duration on Survival, Developmental Rate, and Size at Metamorphosis in Boreal Chorus Frog Tadpoles (Pseudacris maculata). Herpetologica 68: 456–467.

Angers, V.-A., L. Bouthillier, A. Gendron et T. Montpetit. 2007. Plan de conservation de la rainette faux-grillon en Montérégie - Ville Longueuil, Arrondissement Le Vieux Longueuil. Centre d’information sur l’environnement de Longueuil et Équipe de rétablissement de la rainette faux-grillon de l’Ouest au Québec, 38 p.

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Annexe A : Habitat essentiel de la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC)

Tableau A-1. Description des carrés UTM de référence de 10 x 10 km et des parcelles contenant l’habitat essentiel de la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) au Québec.
Identifiant du carré de 10 x 10 km du quadrillage UTM[1]Coordonnées du carré du quadrillage UTM (Abscisse)[2]Coordonnées du carré du quadrillage UTM (Ordonné)[2]Nombre de centroïdes de parcelles renfermant de l’habitat essentiel dans le carré du quadrillage UTM[3]Superficie totale des parcelles renfermant de l’habitat essentiel dans le carré du quadrillage UTM (ha)[4]Tenure des terres[5]Municipalité
18WR605600005000000041Fédérale et non-fédéraleSaint-Stanislas
18WR70570000500000011727Fédérale et non-fédéraleSaint-Louis-de-Gonzague
18WR71570000501000001Fédérale et non-fédéraleSalaberry-de-Valleyfield
18WR72570000502000007Non-fédéraleIle-Perrot
18WR8058000050000000201Fédérale et non-fédéraleSaint-Louis-de-Gonzague
18WR8158000050100002758Fédérale et non-fédéraleBeauharnois
18WR82580000502000031610Non-fédéraleIle-Perrot
18XR1261000050200001627Non-fédéraleCandiac
18XR146100005040000138Non-fédéraleLongueuil
18XR2262000050200000865Non-fédéraleLa Prairie
18XR23620000503000021135Non-fédéraleBrossard
18XR24620000504000031569Non-fédéraleLongueuil
18XR25620000505000011381Non-fédéraleBoucherville
18XR3363000050300001140Non-fédéraleCarignan
18XR3463000050400001344Fédérale et non-fédéraleSaint-Basile
18XR3763000050700001101 Contrecoeur
18VR0440000050400002475Fédérale et non-fédéralePontiac
18VR134100005030000013Non-fédéralePontiac
18VR14410000504000041205Fédérale et non-fédéralePontiac
18VR224200005020000013Non-fédéraleGatineau
18VR2342000050300008915Fédérale et non-fédéralePontiac
18VR2442000050400001166Fédérale et non-fédéralePontiac
18VR324300005020000134Non-fédéraleGatineau
18VR3343000050300002693Fédérale et non-fédéraleGatineau
18VR4344000050300005465Fédérale et non-fédéraleGatineau
18VR5345000050300003557Non-fédéraleGatineau
18UR663600005060000084Non-fédéraleGrand-Calumet
18UR7637000050600002411Non-fédéraleGrand-Calumet
18UR8438000050400002496Non-fédéraleBristol
18UR94390000504000006Non-fédéraleBristol
18UR9539000050500002197Fédérale et non-fédéraleBristol
   Total 16 275 ha
dans 49 parcelles renfermant de l’habitat essentiel
   

1 L’identifiant du carré est fondé sur le système militaire de quadrillage UTM de référence (voir Le quadrillage UTM - Système militaire de quadrillage de référence). Les deux premiers chiffres représentent la zone UTM, les deux lettres suivantes correspondent au quadrillage UTM de référence de 100 x 100 km. Les deux derniers chiffres représentent le quadrillage UTM de référence de 10 x 10 km renfermant toute la parcelle d’habitat essentiel ou une portion de celle-ci. Cette codification alphanumérique se fonde sur la méthodologie utilisée dans le cadre des Atlas d’oiseaux nicheurs du Canada (voir Études d'Oiseaux Canada pour plus d’information sur les atlas d’oiseaux nicheurs).
2 Les coordonnées indiquées sont une représentation cartographique de l’endroit où l’habitat essentiel peut se trouver, présentées telles que le coin sud-ouest du carré du quadrillage UTM de référence de 10 X 10 km renfermant toute la parcelle d’habitat essentiel ou une portion de celle-ci. Les coordonnées peuvent ne pas se situer à l’intérieur de l’habitat essentiel; elles ne servent qu’à des fins de repérage général.
3 Une valeur de « 0 » indique que le carré du quadrillage renferme une portion d’une ou de plusieurs parcelles et non le centroïde de la parcelle.
4 La superficie présentée correspond au cumul des superficies de parcelles renfermant de l’habitat essentiel à l’intérieur du carré du quadrillage UTM (arrondie à l’hectare le plus proche). Il s’agit d’une approximation obtenue en incorporant 300 m de milieux humides et terrestres (qu’ils rencontrent les critères de l’habitat convenable ou non) autour de chaque observation rencontrant les critères d’occupation de l’habitat (section 7.1.2). La superficie réelle de l’habitat essentiel peut être considérablement moindre dépendamment de l’endroit où les critères de l’habitat essentiel sont satisfaits (voir section 7.1). Une validation sur le terrain est nécessaire pour établir les superficies exactes de l’habitat essentiel.
5 La tenure des terres est fournie en tant qu’approximation des types de propriété des terres qui constituent les parcelles renfermant de l’habitat essentiel et ne devrait servir qu’à des fins d’orientation générale. La détermination exacte de la tenure des terres exigera le recoupement des limites de l’habitat essentiel avec les données d’arpentage des parcelles de terres.

Figures de l’habitat essentiel de la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) au Québec.

Figure A-1. Habitat essentiel pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) dans le secteur Montérégie Ouest au Québec.

Figure A-1. Habitat essentiel pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) dans le secteur Montérégie Ouest au Québec. (Voir description longue ci-dessous.)
Description longue pour la figure A-1

Carte des parcelles renfermant de l’habitat essentiel pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) et des carrés du quadrillage UTM de référence pour le secteur Montérégie Ouest au Québec. L’habitat essentiel se trouve dans les carrés de 10 x 10 km du quadrillage UTM de référence (contours rouges). Les parcelles renfermant de l’habitat essentiel (en jaune) indiquent l’étendue approximative des superficies qui satisfont aux critères présentés dans la section 7.1

Figure A-2. Habitat essentiel pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) dans le secteur Montérégie Est au Québec.

Figure A-2. Habitat essentiel pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) dans le secteur Montérégie Est au Québec. (Voir description longue ci-dessous.)
Description longue pour la figure A-2

Carte des parcelles renfermant de l’habitat essentiel pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) et des carrés du quadrillage UTM de référence pour le secteur Montérégie Est au Québec. L’habitat essentiel se trouve dans les carrés de 10 x 10 km du quadrillage UTM de référence (contours rouges). Les parcelles renfermant de l’habitat essentiel (en jaune) indiquent l’étendue approximative des superficies qui satisfont aux critères présentés dans la section 7.1

Figure A-3. Habitat essentiel pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) dans les secteurs Île-du-Grand-Calumet et Shawville au Québec.

Figure A-3. Habitat essentiel pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) dans les secteurs Île-du-Grand-Calumet et Shawville au Québec. (Voir description longue ci-dessous.)
Description longue pour la figure A-3

Carte des parcelles renfermant de l’habitat essentiel pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) et des carrés du quadrillage UTM de référence pour les secteurs Île-du-Grand-Calumet et Shawville au Québec. L’habitat essentiel se trouve dans les carrés de 10 x 10 km du quadrillage UTM de référence (contours rouges). Les parcelles renfermant de l’habitat essentiel (en jaune) indiquent l’étendue approximative des superficies qui satisfont aux critères présentés dans la section 7.1

Figure A-4. Habitat essentiel pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) dans le secteur de Gatineau au Québec.

Figure A-4. Habitat essentiel pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) dans le secteur de Gatineau au Québec. (Voir description longue ci-dessous.)
Description longue pour la figure A-4

Carte des parcelles renfermant de l’habitat essentiel pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) et des carrés du quadrillage UTM de référence pour le secteur de Gatineau au Québec. L’habitat essentiel se trouve dans les carrés de 10 x 10 km du quadrillage UTM de référence (contours rouges). Les parcelles renfermant de l’habitat essentiel (en jaune) indiquent l’étendue approximative des superficies qui satisfont aux critères présentés dans la section 7.1

Tableau A-2. Description des carrés UTM de référence de 10 x 10 km et des parcelles contenant l’habitat essentiel de la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) en Ontario.
10×10-km UTM Square ID[1]Coordonnées du carré du quadrillage UTM (Abscisse)[2]Coordonnées du carré du quadrillage UTM (Ordonné)[2]Nombre de centroïdes de parcelles renfermant de l’habitat essentiel dans le carré du quadrillage UTM[3]Superficie totale des parcelles renfermant de l’habitat essentiel dans le carré du quadrillage UTM (ha)[4]Tenure des terres[5]
17LM823800005120000129Non-fédérale
17MH374300004770000130Non-fédérale
17MH654600004750000139Non-fédérale
17MH764700004760000130Non-fédérale
17MH854800004750000130Non-fédérale
17MJ634600004830000130Non-fédérale
17NH465400004760000264Non-fédérale
17NH565500004760000126Non-fédérale
17NH575500004770000149Non-fédérale
17NH585500004780000130Non-fédérale
17NH595500004790000259Non-fédérale
17NH8958000047900001208Non-fédérale
17NH995900004790000156Non-fédérale
17NJ415400004810000130Non-fédérale
17NJ515500004810000130Non-fédérale
17NJ525500004820000130Non-fédérale
17NJ625600004820000259Non-fédérale
17NJ715700004810000143Non-fédérale
17NJ815800004810000259Non-fédérale
17NJ90590000480000009Non-fédérale
17NJ9159000048100002325Non-fédérale
17NK125100004920000129Non-fédérale
17PJ016000004810000015Non-fédérale
17PJ0460000048400001344Non-fédérale
17PJ05600000485000011023Non-fédérale
17PJ066000004860000166Non-fédérale
17PJ076000004870000145Non-fédérale
17PJ116100004810000146Non-fédérale
17PJ136100004830000022Non-fédérale
17PJ146100004840000157Non-fédérale
17PJ156100004850000285Non-fédérale
17PJ286200004880000144Non-fédérale
17PJ4764000048700002181Non-fédérale
17PJ596500004890000137Non-fédérale
17PJ686600004880000129Non-fédérale
17PJ69660000489000007Non-fédérale
17PK366300004960000129Non-fédérale
17PK416400004910000129Non-fédérale
17PK496400004990000129Non-fédérale
17PK506500004900000022Non-fédérale
17PK526500004920000129Non-fédérale
17PK6066000049000004181Non-fédérale
17PK886800004980000129Non-fédérale
17QJ177100004870000129Non-fédérale
17QJ197100004890000129Non-fédérale
17QJ397300004890000129Federal
17QK0270000049200004518Federal and non-federal
17QK03700000493000051365Federal and non-federal
17QK0470000049400002423Non-fédérale
17QK0670000049600002148Non-fédérale
17QK1171000049100004693Federal and non-federal
17QK1371000049300003304Federal and non-federal
17QK157100004950000167Non-fédérale
17QK2072000049000001135Non-fédérale
17QK2172000049100004535Non-fédérale
17QK2272000049200005562Non-fédérale
17QK2372000049300004427Non-fédérale
17QK2472000049400001121Non-fédérale
17QK307300004900000285Non-fédérale
17QK3173000049100006809Non-fédérale
17QK327300004920000064Non-fédérale
17QK3373000049300003162Non-fédérale
17QK3473000049400001211Non-fédérale
17QK3573000049500001180Non-fédérale
18TP8728000048700002128Non-fédérale
18TP962900004860000014Non-fédérale
18TP972900004870000129Non-fédérale
18TP982900004880000130Federal and non-federal
18TQ612607054910000171Non-fédérale
18TQ6326144049300002195Non-fédérale
18TQ7227000049200003208Non-fédérale
18TQ7427000049400002171Federal and non-federal
18TQ7527000049500001359Non-fédérale
18TQ802800004900000129Non-fédérale
18TQ912900004910000129Non-fédérale
18UP063000004860000116Non-fédérale
18UP083000004880000268Non-fédérale
18UP163100004860000129Non-fédérale
18UP1831000048800004190Non-fédérale
18UP1931000048900002112Non-fédérale
18UP283200004880000129Non-fédérale
18UP363300004860000264Non-fédérale
18UP373300004870000125Non-fédérale
18UP393300004890000129Non-fédérale
18UP463400004860000129Non-fédérale
18UP493400004890000129Non-fédérale
18UP593500004890000129Non-fédérale
18UP693600004890000129Non-fédérale
18UP793700004890000182Federal and non-federal
18UQ003000004900000129Non-fédérale
18UQ023000004920000129Non-fédérale
18UQ033000004930000129Non-fédérale
18UQ103100004900000129Non-fédérale
18UQ303300004900000125Non-fédérale
18UQ31330000491000004Non-fédérale
18UQ363300004960000129Non-fédérale
18UQ553500004950000129Non-fédérale
18UQ60360000490000001Non-fédérale
18UQ613600004910000128Non-fédérale
18UQ7037000049000004175Non-fédérale
18UQ863800004960000129Non-fédérale
18UQ8738000049700002214Non-fédérale
18UQ913900004910000125Non-fédérale
18UQ92390000492000005Non-fédérale
18UR903900005000000175Non-fédérale
18UR933900005030000129Non-fédérale
18VQ174100004970000131Federal and non-federal
18VQ2142000049100003162Federal and non-federal
18VQ234200004930000129Non-fédérale
18VQ284200004980000148Non-fédérale
18VQ294200004990000065Non-fédérale
18VQ314300004910000129Federal and non-federal
18VQ3243000049200004186Federal and non-federal
18VQ3443000049400004299Non-fédérale
18VQ3543000049500006328Non-fédérale
18VQ364300004960000258Non-fédérale
18VQ3743000049700003257Non-fédérale
18VQ3843000049800003298Non-fédérale
18VQ39430000499000001Non-fédérale
18VQ434400004930000132Non-fédérale
18VQ4444000049400002105Non-fédérale
18VQ4644000049600006364Non-fédérale
18VQ4744000049700005272Non-fédérale
18VQ484400004980000145Non-fédérale
18VQ5745000049700001169Non-fédérale
18VQ654600004950000129Non-fédérale
18VQ674600004970000129Non-fédérale
18VQ974900004970000130Non-fédérale
18VQ98490000498000007Non-fédérale
18VR0140000050100001103Non-fédérale
18VR034000005030000290Non-fédérale
18VR1041000050000003133Non-fédérale
18VR114100005010000177Non-fédérale
18VR314300005010000169Non-fédérale
18WQ095000004990000173Non-fédérale
18WR155100005050000129Non-fédérale
   Total 16 793 ha dans 211 parcelles renfermant de l’habitat essentiel  

1 L’identifiant du carré est fondé sur le système militaire de quadrillage UTM de référence (voir Le quadrillage UTM - Système militaire de quadrillage de référence). Les deux premiers chiffres représentent la zone UTM, les deux lettres suivantes correspondent au quadrillage UTM de référence de 100 x 100 km. Les deux derniers chiffres représentent le quadrillage UTM de référence de 10 x 10 km renfermant toute la parcelle d’habitat essentiel ou une portion de celle-ci. Cette codification alphanumérique se fonde sur la méthodologie utilisée dans le cadre des Atlas d’oiseaux nicheurs du Canada (voir Études d'Oiseaux Canada pour plus d’information sur les atlas d’oiseaux nicheurs).
2 Les coordonnées indiquées sont une représentation cartographique de l’endroit où l’habitat essentiel peut se trouver, présentées telles que le coin sud-ouest du carré du quadrillage UTM de référence de 10 X 10 km renfermant toute la parcelle d’habitat essentiel ou une portion de celle-ci. Les coordonnées peuvent ne pas se situer à l’intérieur de l’habitat essentiel; elles ne servent qu’à des fins de repérage général.
3 Une valeur de « 0 » indique que le carré du quadrillage renferme une portion d’une ou de plusieurs parcelles et non le centroïde de la parcelle.
4 La superficie présentée correspond au cumul des superficies de parcelles renfermant de l’habitat essentiel à l’intérieur du carré du quadrillage UTM (arrondie à l’hectare le plus proche). Il s’agit d’une approximation obtenue en incorporant 300 m de milieux humides et terrestres (qu’ils rencontrent les critères de l’habitat convenable ou non) autour de chaque observation rencontrant les critères d’occupation de l’habitat (section 7.1.2). La superficie réelle de l’habitat essentiel peut être considérablement moindre dépendamment de l’endroit où les critères de l’habitat essentiel sont satisfaits (voir section 7.1). Une validation sur le terrain est nécessaire pour établir les superficies exactes de l’habitat essentiel.
5 La tenure des terres est fournie en tant qu’approximation des types de propriété des terres qui constituent les parcelles renfermant de l’habitat essentiel et ne devrait servir qu’à des fins d’orientation générale. La détermination exacte de la tenure des terres exigera le recoupement des limites de l’habitat essentiel avec les données d’arpentage des parcelles de terres.

Figures de l’habitat essentiel de la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) en Ontario

Figure A-5. Habitat essentiel pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) dans la Vallée Rideau en Ontario.

Figure A-5. Habitat essentiel pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) dans la Vallée Rideau en Ontario. (Voir description longue ci-dessous.)
Description longue pour la figure A-5

Carte des carrés du quadrillage UTM de référence renfermant de l’habitat essentiel pour la rainette faux-grillon dans la Vallée Rideau en Ontario. L’habitat essentiel se trouve dans les carrés de 10 x 10 km du quadrillage UTM de référence (contours rouges), là où les critères énoncés à la section 7.1 sont rencontrés. Afin de respecter l’entente de partage des données avec la province, les parcelles renfermant de l’habitat essentiel (jaune) ne sont pas représentées pour l’Ontario.

Figure A-6. Habitat essentiel pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) dans la région du Lac Ontario Est en Ontario.

Figure A-6. Habitat essentiel pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) dans la région du Lac Ontario Est en Ontario. (Voir description longue ci-dessous.)
Description longue pour la figure A-6

Carte des carrés du quadrillage UTM de référence renfermant de l’habitat essentiel pour la rainette faux-grillon dans la région du Lac Ontario Est en Ontario. L’habitat essentiel se trouve dans les carrés de 10 x 10 km du quadrillage UTM de référence (contours rouges), là où les critères énoncés à la section 7.1 sont rencontrés. Afin de respecter l’entente de partage des données avec la province, les parcelles renfermant de l’habitat essentiel (jaune) ne sont pas représentées pour l’Ontario. En raison des différences de projection entre les zones UTM, les carrés du quadrillage n’ont pas tous la même dimension.

Figure A-7. Habitat essentiel pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) dans les régions de Londres, Lac Ontario Ouest, RGT, Lac Simcoe et Lac Ellioten Ontario.

Figure A-7. Habitat essentiel pour la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) dans les régions de Londres, Lac Ontario Ouest, RGT, Lac Simcoe et Lac Ellioten Ontario. (Voir description longue ci-dessous.)
Description longue pour la figure A-7

Carte des carrés du quadrillage UTM de référence renfermant de l’habitat essentiel pour la rainette faux-grillon dans les régions de Londres, du Lac Ontario Ouest, du Grand Toronto, du Lac Simcoe et du Lac Ellioten en Ontario. L’habitat essentiel se trouve dans les carrés de 10 x 10 km du quadrillage UTM de référence (contours rouges), là où les critères énoncés à la section 7.1 sont rencontrés. Afin de respecter l’entente de partage des données avec la province, les parcelles renfermant de l’habitat essentiel (jaune) ne sont pas représentées pour l’Ontario.

Annexe B : Effets sur l’environnement et sur les espèces non ciblées

Une évaluation environnementale stratégique (ÉES) est effectuée pour tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP, conformément à La directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes. L’objet de l’ÉES est d’incorporer les considérations environnementales à l’élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décision éclairée du point de vue de l'environnement et évaluer si les résultats d’un document de planification de rétablissement peuvent affecter un élément de l’environnement ou tout objectif ou cible de la Stratégie fédérale de développement durable.[11]

La planification du rétablissement vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que des programmes peuvent, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur des espèces ou des habitats non ciblés. Les résultats de l’EES sont directement inclus dans le programme lui­même, mais également résumés dans le présent énoncé, ci–dessous.

Plusieurs espèces d’amphibiens et de reptiles sont susceptibles de bénéficier des efforts de conservation visant la rainette faux-grillon de l’Ouest, notamment la rainette versicolore (Hyla versicolor), la rainette crucifère (Pseudacris crucifer), la grenouille verte (Lithobates clamitans melanota), la grenouille léopard (Lithobates pipiens) ainsi que le crapaud d’Amérique (Anaxyrus americanus). Dans les marais permanents, le Petit Blongios (Ixobrychus exilis), le râle élégant (Rallus elegans), la tortue mouchetée (Emydoidea blandingii) et la tortue serpentine (Chelydra serpentina) pourrait partager des habitats similaires. Aucun effet négatif sur d’autres espèces en péril ou l’environnement ne sont anticipés.


1 Comité sur la situation des espèces en péril au Canada
2 Puisqu’un site peut représenter un ou plusieurs milieux humides, il n’y a pas de comparaison possible entre le nombre de sites en Outaouais versus ceux en Montérégie.
3 Le Programme de surveillance des marais est un programme de suivi de la faune des marais côtiers et de l’intérieur basé sur les efforts de bénévoles qui récoltent des données sur les oiseaux, l’habitat ainsi que les grenouilles, les rainettes et les crapauds. Il est important de noter que les milieux humides permanents (ex.: marais) suivis par ce programme ne constituent pas les habitats les plus représentatifs utilisés par la rainette faux-grillon de l’Ouest. L’interprétation des tendances doit tenir compte de ce facteur.
4 Les données disponibles au moment de la rédaction du rapport de situation indiquaient un déclin de 30% (voir section 1).
5 Voir les sections 7.1.1 et 7.1.3 pour la description de ce qui constitue de l’habitat convenable et comment celui-ci est délimité.
6 Estimée par le nombre d’habitats de reproduction occupés et, lorsque disponible, par les indices d’abondance attribués aux chorales et les indices de viabilité des métapopulations (voir ÉRRFGOQ, 2000; 2010).
7 Une population est considérée viable lorsque la qualité de l’environnement dans laquelle elle se trouve et des échanges génétiques possibles avec d’autres populations locales (c-à-d. une métapopulation fonctionnelle), a de fortes chances de se maintenir à moyen et long terme (ÉRRFGOQ, 2000).
8 Ce type d’habitat largement utilisé par la rainette faux-grillon de l’Ouest (GLSLBC) n’est généralement pas répertorié de façon précise ou consistante par les systèmes actuels de classification des usages du territoire en raison des limites imposées par les superficies minimales cartographiables (ex.: les milieux humides occupés sont souvent très petits), de la détectabilité des éléments (ex.: difficulté de détection des éléments convenables sous le couvert forestier) ou de la fréquence de mise à jour (ex.: la variabilité des hydropériodes d’une année à l’autre fait en sorte que l’habitat utilisé n’est pas statique dans l’espace).
9 Ce système national de grilles de référence indique la zone géographique générale à l’intérieur de laquelle se trouve l’habitat essentiel et peut servir à diverses fins incluant la planification de l’usage du territoire et l’évaluation environnementale.
10 Afin de respecter les ententes de partage de données, les polygones détaillés (en jaune dans les figures de l’habitat essentiel au Québec) ne sont pas présentés dans les figures en Ontario. Cette information est cependant disponible et peut être demandée sur une base discrétionnaire en contactant Environnement Canada – Service canadien de la faune à l’adresse suivante : RecoveryPlanning_Pl@ec.gc.ca.
11 Planifier un avenir durable - Stratégie fédérale de développement durable pour le Canada.