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Plan de gestion de la couleuvre agile à ventre jaune de l’Ouest (Coluber constrictor mormon) au Canada [Proposition] - 2014

Loi sur les espèces en péril
Série de Plans de gestion
Adoption en vertu de l’article 69 de la LEP
Couleuvre agile à ventre jaune de l’Ouest

Agile à ventre jaune de l’Ouest

Table des matières – Partie 1

Information sur le document

Partie 1 - Addition du gouvernement fédéral au « Plan de gestion de la couleuvre agile (Coluber constrictor) en Colombie Britannique », préparée par Environnement Canada.

Partie 2 – « Plan de gestion de la couleuvre agile (Coluber constrictor) en Colombie Britannique », préparé par le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique.


Information sur le document

Agile à ventre jaune de l’Ouest

Référence recommandée

Environnement Canada. 2014. Plan de gestion de la couleuvre agile à ventre jaune de l’Ouest (Coluber constrictor mormon) au Canada [Proposition], Série de Plans de gestion de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa, III + annexe.

Pour télécharger le présent plan de gestion ou pour obtenir un complément d’information sur les espèces en péril, incluant les rapports de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), les descriptions de la résidence, les plans d’action et d’autres documents connexes sur le rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril.

Illustration de la couverture

Jarred Hobbs

Également disponible en anglais sous le titre
Management Plan for the Western Yellow-bellied Racer (Coluber constrictor mormon) in Canada [Proposed]

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre de l’Environnement, 2014. Tous droits réservés.

ISBN:
No de catalogue :

Le contenu du présent document (à l’exception des illustrations) peut être utilisé sans permission, mais en prenant soin d’indiquer la source.


Plan de gestion de la couleuvre agile à ventre jaune de l’ouest
(Coluber constrictor mormon) au Canada
2014

En vertu de l’Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont convenu de travailler ensemble pour établir des mesures législatives, des programmes et des politiques visant à assurer la protection des espèces sauvages en péril partout au Canada.

Dans l’esprit de collaboration de l’Accord, le gouvernement de la Colombie-Britannique a donné au gouvernement du Canada la permission d’adopter le « Plan de gestion de la couleuvre agile à ventre jaune de l’Ouest (Coluber constrictor) en Colombie-Britannique » (partie 2), en vertu de l’article 69 de la Loi sur les espèces en péril (LEP).Environnement Canada a inclus une addition à ce plan de gestion afin qu’il réponde aux exigences de la LEP.

Le plan de gestion du gouvernement fédéral de la couleuvre agile à ventre jaune (Coluber constrictor) de l’Ouest au Canada comprend deux parties :

Partie 1 – Addition du gouvernement fédéral au « Plan de gestion de la couleuvre agile (Coluber constrictor) en Colombie Britannique », préparée par Environnement Canada.

Partie 2 – « Plan de gestion de la couleuvre agile (Coluber constrictor) en Colombie-Britannique », préparé par le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique.


Partie 1 - Addition du gouvernement fédéral au « Plan de gestion de la couleuvre agile (Coluber constrictor) en Colombie-Britannique » , préparée par Environnement Canada

Préface

En vertu de l’Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d’établir une législation et des programmes complémentaires qui assureront la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) (LEP), les ministres fédéraux compétents sont responsables de l’élaboration des plans de gestion pour les espèces inscrites comme étant préoccupantes et sont tenus de rendre compte des progrès réalisés dans les cinq ans suivant la publication du document final dans le Registre public des espèces en péril.

Le ministre de l’Environnement est le ministre compétent en vertu de la LEPpour la gestion de la couleuvre agile à ventre jaune et a préparé le présent plan de gestion (partie 1), conformément à l’article 65 de la LEP. Ce plan a été préparé en collaboration avec le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique.

L’article 69 de la LEP autorise le Ministre à adopter un plan existant pour l’espèce, en partie ou en totalité, s’il estime que ce dernier est conforme aux exigences de la LEP en matière de contenu. Le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique a dirigé l’élaboration du plan de gestion de la couleuvre agile (partie 2) ci-joint, en collaboration avec Environnement Canada.

La réussite de la conservation de l’espèce dépendra de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des recommandations formulées dans le présent plan de gestion. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement Canada, ou sur toute autre compétence. Tous les Canadiens et toutes les Canadiennes sont invités à appuyer ce plan et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien de la couleuvre agile à ventre jaune de l’Ouest et de l’ensemble de la société canadienne.

La mise en œuvre du présent plan de gestion est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des compétences et organisations participantes.

Ajouts et modifications apportés au document adopté

La section qui suit a été ajoutée pour satisfaire à certaines exigences relatives aux documents de rétablissement fédéraux qui ne sont pas abordées dans le Plan de gestion de la couleuvre agile (Coluber constrictor) en Colombie‑Britannique.

Les noms scientifique et commun de la couleuvre agile à ventre jaune de l’Ouest utilisés dans la présente addition du gouvernement fédéral (partie 1) suivent les conventions d’appellation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ces noms peuvent différer de ceux qui sont utilisés dans le plan de gestion de la Colombie-Britannique (partie 2).

Effets sur l’environnement et sur les espèces non ciblées

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée pour tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP, conformément à La directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes. L’objet de l’EES est d’incorporer les considérations environnementales à l’élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairée du point de vue de l’environnement, et d’évaluer si les résultats d’un document de planification du rétablissement pourraient avoir une incidence sur un élément de l’environnement ou sur l’atteinte de tout objectif et/ou cible de la Stratégie fédérale de développement durable (SFDD).

La planification du rétablissement vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que la mise en œuvre de plans de gestion peut, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur des espèces ou des habitats non ciblés. Les résultats de l’EES sont directement inclus dans le plan de gestion lui-même, mais également résumés dans le présent énoncé, ci-dessous.

On ne prévoit aucune répercussion négative sur l’environnement ni sur d’autres espèces. Les mesures de conservation et de gestion de l’habitat de la couleuvre agile à ventre jaune de l’Ouest (p. ex. inventaire et suivi, atténuation des menaces, conservation de l’habitat, éducation, recherche) favoriseront la conservation des autres espèces qui utilisent cet habitat, y compris d’autres espèces inscrites ;a la LEP (p. ex. crotale de l’Ouest (Crotalus oreganus), couleuvre à nez mince du Grand Bassin (Pituophis catenifer deserticola)).


Partie 2 - « Plan de gestion de la couleuvre agile (Coluber constrictor) en Colombie-Britannique », préparé par le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique

Agile à ventre jaune de l’Ouest

Préparé par le Groupe de travail de l’équipe de gestion de la couleuvre agile

British Columbia -- Ministry of Environment

Février 2013

Table des matières – Partie 2

Information sur le document

Liste des tableaux

Liste des figures


Information sur le document

La série de Plans de gestion de la Colombie-Britannique

La présente série réunit les plans de gestion qui sont préparés en tant qu’avis à l’intention de la province de la Colombie-Britannique. Ils sont élaborés conformément aux priorités et aux mesures de gestion établies dans le Conservation Framework (cadre de conservation) de la Colombie-Britannique (British Columbia Conservation Framework). La province prépare des plans de gestion pour les espèces susceptibles de devenir menacées ou en voie de disparition en raison de leur sensibilité aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels, ou pour les espèces pour lesquelles une gestion est requise afin d’atteindre des cibles démographiques dans le contexte de la gestion des écosystèmes, de l’utilisation de ces espèces par l’homme, ou de services écologiques.

Qu’est ce qu’un plan de gestion?

Un plan de gestion établit un ensemble coordonné de mesures relatives à la conservation et à l’affectation des terres qui doit à tout le moins garantir que l’espèce ciblée ne deviendra pas menacée ou en voie de disparition, ou qu’elle est gérée dans une perspective d’utilisation, de buts relatifs aux écosystèmes ou de services écologiques. Un plan de gestion résume la meilleure information scientifique connue sur la biologie et les menaces pour guider l’élaboration d’un cadre de gestion. Enfin, le plan doit fixer des buts et des objectifs, et recommander des approches pour la conservation de l’espèce ou de l’écosystème.

Et ensuite?

Le plan de gestion contient des renseignements importants sur les menaces qui pèsent sur l’espèce et des lignes directrices sur les mesures de conservation que peuvent appliquer les particuliers, les collectivités, les utilisateurs des terres, les conservationnistes, les universitaires et les gouvernements qui s’intéressent à la conservation des espèces et des écosystèmes.

Pour en savoir plus

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le rétablissement des espèces en péril en Colombie-Britannique, veuillez consulter le site Web du ministère de l’Environnement portant sur la planification du rétablissement (en anglais seulement) (Ministry of Environment Recovery Planning).

Référence recommandée :

Le rapport original (en anglais) dont la traduction française est présentée ici doit être cité comme suit :

Racer Management Team Working Group. 2013. Management plan for the Racer (Coluber constrictor) in British Columbia. Prepared for the B.C. Ministry of Environment, Victoria, BC. 25 pp.

Illustration/photographie de la couverture

Jared Hobbs

Exemplaires supplémentaires

Il est possible de télécharger la version anglaise du présent document à partir de la page Web du ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique portant sur la planification du rétablissement, à l’adresse suivante : B.C. Ministry of Environment Recovery Planning.

Données de publication anglaise

Données de catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada

Racer Management Team Working Group (Canada)
Management plan for the racer
(Coluber constrictor) in British Columbia
[electronic resource] / prepared by the Racer Management Team Working Group.

(British Columbia management plan series)
Includes bibliographical references.
Electronic monograph in PDF format.

ISBN : 978-0-7726-6657-4

1. Racer snake--Conservation--British Columbia.  2. Racer snake--British
Columbia.  I. British Columbia. Ministry of Environment  II. Title.  III. Series:
British Columbia management plan series

QL666.O636 R32 2013  333.95'7962  C2013-980009-3

Avis

Le présent plan de gestion a été préparé par le Groupe de travail de l’équipe de gestion de la couleuvre agile en tant qu’avis à l’intention des compétences et des organismes responsables qui peuvent participer à la gestion de l’espèce.

Le présent document établit les mesures de gestion jugées nécessaires, d’après les meilleures connaissances scientifiques et traditionnelles accessibles, pour empêcher que les populations de couleuvres agiles de la Colombie-Britannique ne deviennent menacées ou en voie de disparition. Les mesures de gestion visant à atteindre le but et les objectifs énoncés dans le présent document sont assujetties aux priorités et aux contraintes budgétaires des agences et des organismes participants. Ces buts, ces objectifs et ces approches en matière de gestion peuvent être modifiés dans le futur afin de répondre aux nouveaux objectifs et aux nouveaux résultats des recherches.

Les compétences responsables et tous les membres de l’équipe de gestion ont eu l’occasion d’examiner le présent document. Cependant, le document ne représente pas nécessairement les positions officielles des organismes ni les opinions personnelles de tous les membres de l’équipe de gestion.

La réussite de la conservation de l’espèce dépend de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties concernées qui pourraient participer à la mise en œuvre des recommandations formulées dans le présent plan de gestion. Le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique invite tous les citoyens de la province à participer à la conservation de la couleuvre agile.

Membres du groupe de travail

  • Ted Antifeau, Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations(MFLNRO)[1], biologiste de la faune, Nelson, (Colombie-Britannique)
  • Orville Dyer, MFLNRO, biologiste de la faune, Penticton, (Colombie-Britannique)
  • Purnima Govindarajulu, spécialiste des petits mammifères et de l’herpétofaune, Ministry of Environment (MoE)[2], Victoria, (Colombie-Britannique)
  • Jared Hobbs, MFLNRO, spécialiste des écosystèmes, Victoria, (Colombie-Britannique)
  • Francis Iredale, MFLNRO, biologiste de la faune, Kamloops, (Colombie-Britannique)
  • Julie Steciw, MFLNRO, biologiste de la faune, Williams Lake, (Colombie-Britannique)
  • John Surgenor, MFLNRO, biologiste de la faune, Kamloops, (Colombie-Britannique)
  • Lisa Tedesco, MFLNRO, biologiste de l’habitat, Nelson, (Colombie-Britannique)

Remerciements

Le présent plan de gestion a été préparé par Francis Iredale (MFLNRO). Il est fondé sur l’ébauche initiale élaborée par Lita Gomez (M.Sc.). Le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique a financé l’ébauche. Le Groupe de travail de l’équipe de gestion de la couleuvre agile a élaboré le tableau des menaces, fourni des commentaires supplémentaires et examiné l’ébauche.

Nous remercions les personnes suivantes d’avoir fourni leurs connaissances sur l’écologie de la couleuvre agile en Colombie-Britannique : Orville Dyer (MFLNRO), John Sugenor (MFLNRO), Christine Bishop Service canadien de la faune (SCF), Jared Hobbs (MFLNRO), Francis Iredale (MFLNRO), Ted Antifeau (MFLNRO), Lisa Tedesco (MFLNRO) et Purnima Govindarajulu (MoE).

Nous tenons également à remercier les collaborateurs suivants : Leah Westereng (MoE), qui a coordonné la révision, l’examen et les mises à jour du tableau des menaces; Mike Sarell (Ophiuchus Consulting) et Pete Wise (Wise Wildlife Control), qui ont apporté de nombreuses observations; Marlene Machmer, qui nous a fourni les données sur la mortalité routière dans la région de Kootenay; Katy Williams, qui a transmis ses connaissances sur l’écologie de la couleuvre agile et de la couleuvre à nez mince; Jared Hobbs (Hobbs Photo Images), qui a fourni la photographie de la couverture; Amber Cowie (Grassland Conservation Council), qui nous a permis d’utiliser la plus récente carte de l’aire de répartition de la couleuvre agile. Enfin, nous remercions toutes les personnes qui ont signalé leurs observations de couleuvres agiles au Conservation Data Centre et sur le site Web de l’inventaire des espèces. Le présent document respecte le guide de planification du rétablissement de la Colombie-Britannique (Ministry of Environment 2010a).

Sommaire

La couleuvre agile est un serpent relativement mince qui mesure normalement moins de un mètre de longueur. Les adultes, uniformément gris ou vert olive, ont le ventre jaune, tandis que les juvéniles ont, sur le dos, une série de bandes brunes en forme de selle qui pâlissent à mesure que les individus approchent de la maturité. La couleuvre agile est inoffensive pour l’être humain et se nourrit principalement d’insectes. On rencontre l’espèce dans la partie intérieure méridionale et centrale de la Colombie-Britannique, et son aire de répartition comprend au moins cinq zones distinctes près de Trail, de Grand Forks et de Midway, ainsi qu’à l’intérieur des bassins hydrographiques des rivières Okanagan et Similkameen ainsi que de ceux de la rivière Thompson et du fleuve Fraser.

La couleuvre agile a été désignée comme étant une espèce préoccupante par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Elle est inscrite comme espèce préoccupante au Canada à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP). En Colombie-Britannique, la couleuvre agile est cotée S3 (vulnérable) par le Conservation Data Centre et figure sur la liste bleue provinciale. Dans le contexte du Conservation Framework (cadre de conservation) de la Colombie-Britannique, on a attribué à la couleuvre agile la priorité 2 sous le but 2 (empêcher que les espèces et les écosystèmes deviennent en péril). La Wildlife Act de la Colombie-Britannique protège l’espèce en interdisant de la capturer et de la tuer.La couleuvre agile est également inscrite sur la liste des espèces en péril en vertu de la Forest and Range Practices Act, qui prévoit des outils de gestion de l’habitat, conformément à la stratégie de gestion des espèces sauvages désignées (Identified Wildlife Management Strategy).

Les couleuvres agiles sont communément associées aux zones biogéoclimatiques à graminées cespiteuses, à pin ponderosa, à douglas taxifolié de l’Intérieur et sèche à thuya et à pruche de l’Intérieur situées à moins de 900 m d’altitude. Des sites de nidification et d’hibernation adéquatement reliés à des aires d’alimentation estivales font partie des besoins essentiels de la couleuvre agile. Les sites de nidification sont souvent construits sur des pentes à végétation clairsemée ainsi que sur des talus. La couleuvre agile partage son gîte d’hivernage (aussi appelés « hibernacula » ou « hibernacle ») avec la couleuvre à nez mince, le crotale de l’Ouest, la couleuvre nocturne, la couleuvre rayée ou la couleuvre de l’Ouest. Les gîtes d’hivernage collectifs sont souvent associés à des reliefs rocheux exposés au sud. Les principales menaces pesant sur la couleuvre agile sont la mortalité routière et l’agriculture.

Le but en matière de population et de répartition est de maintenir la zone d’occupation et l’aire de répartition actuelles de la couleuvre agile en Colombie-Britannique.

Les objectifs de gestion sont les suivants :

  1. Protéger[3] et conserver l’habitat convenable pour la couleuvre agile dans les cinq zones de population;
  2. Réduire la mortalité routière – principale menace pesant sur la couleuvre agile dans trois sites prioritaires,[4] idéalement dans trois des cinq zones de population;
  3. Quantifier les besoins en matière d’habitat de la couleuvre agile, les données démographiques et la viabilité dans les cinq zones de population, et approfondir la connaissance des menaces moins bien comprises qui pèsent sur la couleuvre agile (p. ex. pollution et agriculture).

1. Évaluation de l’espèce par le COSEPAC

Date d’évaluation : novembre 2004

Nom commun :* couleuvre agile à ventre jaune de l’Ouest

Nom scientifique :* Coluber constrictor mormon

Statut selon le COSEPAC:espèce préoccupante

Justification de la désignation : Cette couleuvre est présente dans cinq vallées du centre-sud de la Colombie-Britannique. La perte et la fragmentation de l’habitat aux dépens de l’agriculture et le développement urbain menacent l’espèce, surtout que l’espèce s’adapte particulièrement mal à l’urbanisation. Le réseau routier toujours en expansion et l’accroissement du trafic augmentent le taux de mortalité et fragmentent encore plus l’habitat. L’épandage de pesticides dans les zones agricoles pourrait nuire à l’espèce, soit par contamination directe ou contamination des insectes dont elle se nourrit. Il est peu probable qu’une immigration d’individus des États-Unis soit suffisante pour avoir un effet salvateur en raison de la perte considérable d’habitats dans la zone adjacente à la frontière.

Présence au Canada : Colombie-Britannique

Historique du statut selon le COSEPAC:Espèce désignée « non en péril » en avril 1991. Réexamen du statut : l’espèce a été désignée « préoccupante » en novembre 2004. Dernier examen fondé sur une mise à jour du rapport de situation.

* Les noms communs et scientifiques utilisés dans le présent document suivent les conventions d’appellation du Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique; ils peuvent différer des noms utilisés par le COSEPAC.

2. Information sur la situation de l’espèce

Couleuvre agile[a]

Cotes de conservation[d]

  • Liste de la C. B. : Bleue
  • Cote en C.-B. : S3 (2007)
  • Cote nationale : N4 (1998)
  • Cote mondiale : G5 (2006)
  • Autres cotes infranationales : [e] Alberta : S1, Ontario : S1, Saskatchewan : S3, Idaho : S5, Montana : S5, Washington : S5, Oregon : S4?

Conservation Framework (cadre de conservation) de la Colombie­Britannique[f]

  • But 1 : Participer aux programmes mondiaux de conservation des espèces et des écosystèmes
    Priorité[g] : 6 (2009)
  • But 2 : Empêcher que les espèces et les écosystèmes deviennent en péril
    Priorité : 2 (2009)
  • But 3 : Maintenir la diversité des espèces et des écosystèmes indigènes.
    Priorité : 3 (2009)

Catégories de mesures du Conservation Framework : Élaboration du rapport de situation; planification; transmission au COSEPAC; protection de l’habitat; remise en état de l’habitat; intendance des terres privées; gestion de l’espèce et des populations

a Source de données : Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique (2011), sauf indication contraire.
b Espèce en péril : espèce inscrite dont la gestion requiert une attention particulière afin de contrer les répercussions des activités d’exploitation forestière et d’élevage (pâturage) menées en vertu de la FRPA (Province of British Columbia, 2002) et/ou les répercussions des activités pétrolières et gazières menées en vertu de la OGAA (Province of British Columbia, 2008) sur les terres provinciales de la Couronne (conformément à la stratégie de gestion des espèces sauvages désignées [Identified Wildlife Management Strategy]; Province of British Columbia, 2004).
c Annexe A = espèce désignée comme étant une espèce sauvage aux termes de la Wildlife Act de la Colombie-Britannique, qui offre une protection contre la persécution et la mortalité directes (Province of British Columbia, 1982).
d S = infranational; N = national; G = mondial; B = population reproductrice; X = espèce vraisemblablement disparue du territoire; H = possiblement disparue du territoire; 1 = gravement en péril; 2 = en péril; 3 = préoccupante, susceptible de disparaître du territoire; 4 = apparemment non en péril; 5 = manifestement répandue, abondante et non en péril; NA = sans objet; NR = non classée; U = non classable. Données des États-Unis provenant de NatureServe (2011).
e Source des données : NatureServe (2011).
f Source des données : Ministry of Environment(2010b).
g Échelle à six niveaux : de la priorité 1 (la plus élevée) à la priorité 6 (la plus faible).

3. Information sur l’espèce

3.1 Description de l’espèce

La couleuvre agile (Coluber constrictor) est adaptée à un mode de vie diurne et actif. C’est un serpent agile, capable de se trouver rapidement un abri et de grimper aux petits arbustes. L’espèce possède un long corps mince et mesure généralement 100 cm du museau au cloaque (Matsuda et coll., 2006). Les adultes ont le dos uniformément gris ou vert olive et le ventre jaune. Les jeunes ont, sur le dos, une série de bandes brunes en forme de selle qui pâlissent à mesure que les individus approchent de la maturité (Matsuda et coll., 2006). La couleuvre agile a des yeux relativement grands; cette couleuvre soulève la tête lorsqu’elle se déplace (Gregory et Campbell, 1984). À l’approche d’une autre créature, ce serpent non venimeux se cache ou frappe et fait vibrer sa queue de façon agressive.

En raison de la nature discrète des serpents, il est plus probable de trouver des exuvies que des couleuvres dans les champs. L’exuvie des couleuvres agiles se distingue de celle des autres serpents sympatriques par la longue queue ressemblant à un fouet, les écailles lisses, la plaque anale divisée et le nombre de rangées d’écailles (moins de 21) à mi-corps (Gregory et Campbell, 1984).

3.2 Populations et répartition

L’aire de répartition de la couleuvre agile couvre une vaste région de l’ouest de l’Amérique du Nord et atteint sa limite septentrionale en Colombie-Britannique et sa limite méridionale en Californie (figure 1).

L’espèce vit dans les régions méridionale et centrale de l’intérieur de la Colombie-Britannique, et son aire de répartition comprend au moins cinq zones distinctes (figure 2). Les quatre zones les plus au sud pourraient être contiguës avec les zones occupées par les populations de l’État de Washington et sont situées près de Trail, de Grand Forks et de Midway ainsi que dans les bassins hydrographiques des rivières Okanagan et Similkameen. Une immigration en provenance d’une population stable des États-Unis serait possible, et les individus immigrants seraient capables de survivre en Colombie-Britannique; cependant, on ne sait pas s’il existe suffisamment d’habitat convenable pour soutenir les individus immigrants (COSEPAC, 2004). La cinquième zone se trouve dans les bassins hydrographiques de la rivière Thompson et du fleuve Fraser et se trouve à la limite nord de l’aire de répartition de l’espèce. Les cinq zones ont été provisoirement délimitées aux fins de la planification de la gestion et seront appelées « zones de population » dans le présent document.

En Colombie-Britanique, la zone d’occurrence de la couleuvre agile a une superficie d’environ 8 300 kilomètres carrés (km²), et la zone d’occupation, une superficie de moins de 210 km², si l’on considère seulement les gîtes d’hivernage (COSEPAC, 2004). L’aire de répartition canadienne de la couleuvre agile représente probablement moins de 5 % de l’aire de répartition mondiale (valeur fondée sur un résultat similaire pour la couleuvre à nez mince du Grand Bassin [Pituophis catenifer deserticola]), ci-après appelée « couleuvre à nez mince »; SIRART, 2008a).

Les effectifs exacts des populations de couleuvres agiles en Colombie-Britannique sont inconnus. Même à défaut de données historiques, on peut affirmer que le nombre de couleuvres agiles en Colombie-Britannique a vraisemblablement diminué en raison de la réduction de l’étendue et de la qualité de l’habitat. La diminution, en pourcentage, de la superficie des prairies indigènes évaluée à l’échelle des écosections dans l’intérieur méridional de la Colombie-Britannique montre les tendances suivantes : le bassin versant de l’Okanagan Nord a perdu 52 % de sa couverture de prairies indigènes, le bassin versant de l’Okanagan Sud, 29 %, et le bassin de la Thompson, 23 % (Grassland Conservation Council, données inédites, 2009). Étant donné l’incapacité des couleuvres agiles à survivre sans cet habitat, on peut raisonnablement estimer le déclin passé à 45 % (COSEPAC, 2004).

Figure 1. Aires de répartition mondiales de Coluber constrictor mormon (en bleu) et de Coluber constrictor flaviventris (en rose) (COSEPAC, 2004)

Figure 1. Aires de répartition mondiales de Coluber constrictor mormon et de Coluber constrictor flaviventris. (Voir description longue ci-dessous.)
Description longue pour la figure 1

La figure 1 montre les aires de répartition mondiales de Coluber constrictor mormon et de Coluber constrictor flavicentris, qui se trouvent respectivement dans l’ouest et le centre de l’Amérique du Nord.

Figure 2. Aire de répartition de la couleuvre agile en Colombie-Britannique (Grassland Conservation Council, données inédites, 2010)

Figure 2. Aire de répartition de la couleuvre agile en Colombie-Britannique (Voir description longue ci-dessous.)
Description longue pour la figure 2

La figure 1 montre les aires de répartition mondiales de Coluber constrictor mormon et de Coluber constrictor flavicentris, qui se trouvent respectivement dans l’ouest et le centre de l’Amérique du Nord.

3.3 Besoins de la couleuvre agile

3.3.1 Besoins biologiques et besoins en matière d’habitat

En Colombie-Britannique, la couleuvre agile est communément associée aux zones biogéoclimatiques à graminées cespiteuses, à pin ponderosa, à douglas taxifolié de l’Intérieur et sèche à thuya et à pruche de l’Intérieur situées à moins de 900 m d’altitude. À l’intérieur de ces écosystèmes, la couleuvre agile se rencontre dans une grande variété de types de milieux, dont les fonds humides de vallées et les zones riveraines, les pentes rocheuses et les terrasses sablonneuses se trouvant à une altitude maximale de 900 m (COSEPAC, 2004).

Des sites de nidification et d’hibernation adéquatement reliés à des aires d’alimentation estivales font partie des besoins essentiels de la couleuvre agile. Les sites de nidification sont souvent construits sur des pentes à la végétation clairsemée ainsi que sur des talus (COSEPAC, 2004; M. Sarell, comm. pers., 2010). À Osoyoos, un nid collectif a été retrouvé dans un terrier de rongeur abandonné sur une colline sablonneuse à la couverture végétale clairsemée. Le site de nidification était utilisé par des couleuvres agiles et des couleuvres à nez mince, ce qui indique un chevauchement des besoins en matière de nidification de ces deux espèces (COSEPAC, 2004).

La couleuvre agile partage parfois son gîte d’hivernage avec la couleuvre à nez mince, le crotale de l’Ouest (Crotalus oreganus), la couleuvre nocturne (Hypsiglena chlorophaea), la couleuvre rayée (Thamnophis sirtalis) ou la couleuvre de l’Ouest (Thamnophis elegans) (COSEPAC, 2004). Les gîtes d’hivernage collectifs sont souvent associés à des reliefs rocheux exposés au sud pourvus de fissures qui permettent aux couleuvres de se rendre sous la ligne de gel (Hobbs et Sarell, 2002).

Dans l’Utah, les couleuvres agiles hibernent en groupes dans des amas de débris rocheux, où chaque roche fait en moyenne 30 cm de diamètre (Brown et Parker, 1976). L’habitat d’hivernation des juvéniles peut différer de celui des adultes. Chez la couleuvre agile bleue (Coluber constrictor foxii), les nouveau-nés et les jeunes de l’année hibernent dans des milieux très épars plutôt qu’avec les adultes (Rosen, 1991). L’habitat d’alimentation estival doit contenir suffisamment de proies pour toutes les classes d’âge ainsi que des abris adéquats les protégeant contre les prédateurs. Les couleuvres agiles sont des prédateurs généralistes (voir Rôle écologique). En Utah, les couleuvres agiles se servent des terriers des petits mammifères comme refuges (Brown et Parker, 1976).

3.3.2 Facteurs limitatifs

En Colombie-Britannique, les couleuvres agiles se trouvent à la limite nord de leur aire de répartition mondiale, et leur présence est limitée par un éventail de facteurs biologiques. Les femelles atteindraient la maturité sexuelle vers 3 ou 4 ans et se reproduiraient tous les ans ou tous les deux ans, selon leur état physique; une couvée peut compter de 4 à 12 œufs, mais la mortalité des œufs et des petits serait élevée (COSEPAC, 2004). Les couleuvres agiles sont limitées aux habitats qui leur fournissent les ressources nécessaires à leur survie durant l’hiver et l’été, et ces ressources doivent être réparties dans une zone où elles leur sont accessibles au cours de la brève saison d’activité. La capacité de dispersion de l’espèce pourrait être faible. De plus, l’espèce a besoin de microhabitats particuliers, qui sont peu disponibles. Le fait que l’espèce hiberne en groupes donne à penser que les sites d’hivernation convenables seraient peu nombreux (Gregory, 1984). La grande fidélité à l’égard des gîtes d’hivernage des populations de couleuvres agiles de l’Utah est indicatrice d’un comportement rigide qui pourrait avoir des répercussions sur la conservation de l’espèce (Brown et Parker, 1976).

4. Menaces

Les menaces sont définies comme étant les activités ou des processus immédiats qui ont causé, causent ou pourraient causer la destruction, la dégradation et/ou l’altération de l’entité à l’étude (population, espèce, communauté ou écosystème) dans la zone d’intérêt (à l’échelle mondiale, nationale ou infranationale) (Salafsky et coll., 2008). Dans le cadre de l’évaluation des menaces, seules les menaces actuelles et futures sont prises en considération[5] Les menaces présentées ici ne comprennent pas les caractéristiques biologiques de l’espèce ou de la population, comme la dépression de consanguinité, la petite taille des populations et l’isolement génétique, ni la probabilité de régénération ou de recolonisation des écosystèmes, qui sont considérées comme étant des facteurs limitatifs.[6]

La plupart des menaces sont liées aux activités humaines, mais elles peuvent aussi être d’origine naturelle. L’impact des activités humaines peut être direct (p. ex. destruction de l’habitat) ou indirect (p. ex. introduction d’espèces envahissantes). L’impact des phénomènes naturels (p. ex. incendies, ouragans ou inondations) peut être particulièrement important lorsque l’espèce ou l’écosystème est concentré en un emplacement ou que les occurrences sont peu nombreuses, parfois à cause des activités humaines (Master et coll., 2009). Les phénomènes naturels sont, par définition, considérés comme étant une menace, mais en pratique, certaines conditions s’appliquent. En fait, les événements stochastiques ne devraient être considérés comme étant une menace que lorsqu’une espèce (ou un habitat) a subi des dommages si grands (attribuables à d’autres menaces) qu’elle en a perdu sa résilience et qu’elle est, par conséquent, vulnérable aux perturbations provoquées par les événements stochastiques (Salafsky et coll., 2008), au point que l’impact d’un tel événement sur la population ou l’écosystème serait infiniment plus grand que ce qu’il aurait été autrefois.

4.1 Évaluation des menaces

La classification des menaces présentée ci dessous est fondée sur le système unifié de classification des menaces de l’UICN-CMP (Union mondiale pour la nature et Conservation Measures Partnership) et elle est compatible avec les méthodes utilisées par le Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique et le Conservation Framework (cadre de conservation) de la province. Pour obtenir une description détaillée du système de classification des menaces, consulter le site Web du CMP (CMP, 2010). Les menaces peuvent être observées, inférées ou attendues à court terme. Ici, les menaces sont caractérisées en fonction de leur portée, de leur gravité et de leur imminence. L’impact est établi en fonction de la portée et de la gravité des menaces. Pour en savoir plus sur la façon dont les valeurs sont déterminées, voir Master et coll (2009) et les notes qui figurent au bas du tableau. Les menaces qui pèsent sur la couleuvre agile ont été évaluées pour l’ensemble de la province (tableau 1).

Tableau 1: Classification des menaces qui pèsent sur la couleuvre agile.
Numéro de la menaceDescription de la menaceImpactaPortéebGravitécImminenced
1Développement résidentiel et commercialFaiblePetiteExtrêmeÉlevée
1.1Zones résidentielles et urbainesFaiblePetiteExtrêmeÉlevée
1.2Zones commerciales et industriellesFaiblePetiteExtrêmeÉlevée
2Agriculture et aquacultureFaibleGénéraliséeFaibleÉlevée
2.1Cultures annuelles et pérennes de végétaux non ligneuxFaiblePetiteExtrêmeÉlevée
2.3Élevage et pâturageFaibleGénéraliséeFaibleÉlevée
4Transport et corridors de serviceGraveGrandeConsidérableÉlevée
4.1Routes et voies ferréesGraveGrandeModéréeÉlevée
5Utilisation des ressources biologiquesNégligeableNégligeableNégligeableÉlevée
5.1Chasse et prélèvement d’animaux terrestresNégligeableNégligeableNégligeableÉlevée
6Intrusions et perturbations humainesFaibleGrandeFaibleÉlevée
6.1Activités récréativesFaibleGrandeFaibleÉlevée
7Modification du système naturelNégligeableNégligeableInconnueÉlevée
7.1Incendies et extinction des incendiesNégligeableNégligeableInconnueÉlevée
7.2Barrages, gestion et utilisation de l’eauNégligeableNégligeableNégligeableModérée
8Espèces envahissantes et autres espèces et gènes problématiquesInconnuGénéraliséeInconnueÉlevée
8.1Espèces non indigènes/exotiques envahissantesInconnuGénéraliséeInconnueÉlevée
9PollutionInconnuMoyenneInconnueÉlevée
9.3Effluents agricoles et forestiersInconnuMoyenneInconnueÉlevée
11Changements climatiques et épisodes de temps violentInconnuGénéraliséeInconnueÉlevée
11.1Déplacement et altération de l’habitatInconnuGénéraliséeInconnueÉlevée

a Impact– Mesure dans laquelle on observe, infère ou soupçonne que l’espèce est directement ou indirectement menacée dans la zone d’intérêt. L’impact de chaque menace est déterminé selon les valeurs de la gravité et la portée et ne tient compte que des menaces actuelles et futures. L’impact d’une menace se traduit par une baisse des effectifs de l’espèce ou par la disparition ou la dégradation d’une certaine superficie d’un écosystème. Le taux médian du déclin de la population ou de la superficie correspondant à chaque combinaison des valeurs de la portée et de la gravité se range dans les classes d’impact suivantes : très grave (déclin de 75 %), grave (40 %), moyen (15 %) et faible (3 %). Inconnu : il est impossible de déterminer l’impact (p. ex. si la valeur de la portée ou de la gravité est « inconnue »).
b Portée– Proportion des effectifs de l’espèce, généralement dans la zone d’intérêt, qui sera vraisemblablement touchée par la menace d’ici 10 ans. (Généralisée = 71-100 %; grande = 31- 70 %; moyenne = 11- 30 %; petite = 1-10 %; négligeable < 1 %).
c Gravité– Niveau de dommage que causera vraisemblablement la menace à l’effectif touché (portée) d’ici dix ans ou en trois générations. Habituellement une mesure de l’ampleur de la réduction de la population. (Extrême = 71-100 %; considérable = 31-70 %; modérée = 11-30 %; faible = 1-10 %; négligeable < 1 %).
d Imminence– Élevée = menace constante; modérée = menace future seulement (menace susceptible de se manifester à brève échéance – dans moins de dix ans ou de trois générations) ou en suspens pour l’instant (mais susceptible de se manifester de nouveau à brève échéance); faible = menace future seulement (susceptible de se manifester à longue échéance) ou en suspens (susceptible de se manifester de nouveau à longue échéance); sans importance/négligeable = menace qui s’est manifestée dans le passé et qui est peu susceptible de se manifester de nouveau, ou menace qui n’aurait aucun effet direct, mais qui pourrait être limitative.
e Stress– Conditions ou aspects (caractéristiques écologique, démographique ou individuelle essentielles) d’une cible de conservation qui sont altérés ou réduits par une menace (p. ex. impacts directs ou indirects des activités humaines).

4.2 Description des menaces

À l’échelle de la province, l’impact des menaces pesant sur la couleuvre agile est « grave »[7]. Le transport et les corridors de service constituent la plus grande menace (tableau 1). Les détails sont exposés ci dessous, par catégorie de menace de niveau 1.

4.2.1 Impact de la menace : grave
Menace 4 (UICN-CMP) – Transport et corridors de service (impact grave)

L’expansion continue du réseau routier et l’augmentation de la circulation dans l’intérieur méridional de la Colombie-Britannique modifient la démographie et le flux génique au sein des populations de reptiles par l’intermédiaire de la mortalité directe et de la création d’obstacles aux déplacements et à la dispersion (COSEPAC, 2004; Row et coll., 2007). Les serpents sont des animaux ectothermes qui utilisent les routes pour la thermorégulation; ils sont donc très vulnérables aux collisions puisque leur corps allongé couvre une bonne partie de la largeur de la route (Agence Parcs Canada, 2010). La mortalité routière peut limiter le recrutement chez la couleuvre agile, et affecter fortement la dispersion des juvéniles et des femelles reproductrices qui se déplacent vers les sites de ponte (Bonnet et coll., 1999). Des reptiles tués sur la route ont été répertoriés dans plusieurs secteurs (Hobbs et Sarell, 2002; Dulisse, 2006a, 2006b; Davis et Wise, données inédites, 1990-2009; Machmer, données inédites, 2006-2011; M. Machmer, comm. pers., 2012). Les données sur la mortalité routière des amphibiens et des reptiles de la région de West Kootenay corroborent la valeur attribuée à la gravité de cette menace. Lorsque l’on compare la situation qui existait avant les travaux associés à un grand projet (2006-2009) à celle qui prévalait pendant les travaux (2011), lesquels ont fait doubler la circulation, on constate que la mortalité routière chez les animaux a quintuplé, les serpents, dont la couleuvre agile, étant les espèces les plus vulnérables (M. Machmer, comm. pers., 2012). De façon générale, le nombre de routes et le volume de trafic ont augmenté au cours des dernières années dans la région du sud de l’Okanagan, et on s’attend à ce que cette tendance se maintienne (MWLAP, 2004a). De plus, le trafic routier le long du fleuve Fraser, dans la partie de la région de Cariboo qui chevauche l’aire de répartition de la couleuvre agile, connaît une augmentation du volume de véhicules en raison de l’exploitation minière et forestière; aucun renseignement de base n’est actuellement accessible pour déterminer l’importance de la mortalité chez les serpents découlant de cette augmentation du trafic (J. Steciw, comm. pers., 2012). Cette menace pourrait avoir des impacts importants sur les populations locales; elle est répandue et s’accroît.

4.2.2 Impact de la menace : faible, négligeable ou inconnu
Menace 1 (UICN CMP) – Développement résidentiel et commercial (impact faible)

Une superficie importante de l’habitat convenable de la couleuvre agile a disparu au profit du développement rural et urbain, en particulier dans la vallée de l’Okanagan, où se situe la population principale (COSEPAC, 2004). Cependant, après une évaluation de l’aire de répartition actuelle de la couleuvre agile en Colombie-Britannique et de son chevauchement avec les territoires municipaux et les possibilités d’aménagement de ces territoires, on a considéré l’impact du développement sur les populations locales de couleuvres agiles était faible. L’approche en matière d’urbanisme sera axée sur la densification, en raison du coût croissant des infrastructures, des terrains abrupts ne convenant pas à la construction et des coûts environnementaux associés au développement (City of Kamloops, 2004; City of Vernon, 2008). L’existence de la réserve de terres agricoles, qui constitue 20 % du territoire de Penticton, réduira également l’étalement urbain (City of Penticton, 2002). De plus, en vertu de la Local Government Act, les municipalités recourent à des zones nécessitant un permis d’aménagement et établissent des zones écosensibles (Environmental Law Centre, 2007). Les éventuels projets de développement urbain et commercial seront localisés, mais le niveau de gravité sera extrême, puisqu’ils entraîneront la fragmentation et la conversion de l’habitat et, par conséquent, une perte d’habitat de la couleuvre agile et d’individus de l’espèce.

Menace 2 (UICN-CMP) – Agriculture et aquaculture (impact faible)

La plus grande partie de l’habitat convenable des couleuvres agile n’est pas protégée contre les activités agricoles (COSEPAC, 2004). Une superficie importante de l’habitat convenable a été perdue au profit du développement agricole, en particulier dans la vallée de l’Okanagan, où le nombre de vignobles s’est récemment accru (COSEPAC, 2004). L’aménagement de vignobles devrait se poursuivre sur les terres privées et les terres des Premières Nations dans l’Okanagan, et de petites entreprises viticoles s’établiront à Lillooet (City of Penticton, 2002; Francis Iredale, observation personnelle (obs. pers.), 2011).

Les pratiques agricoles intensives entraînent vraisemblablement la perte d’habitat essentiel, dont les sites de ponte et d’alimentation. De plus, les couleuvres agiles, qui recherchent souvent de la nourriture dans les habitats agricoles, sont fréquemment tuées par la machinerie agricole, notamment les faucheuses et les botteleuses mécaniques (COSEPAC, 2004). Les activités agricoles mécanisées ont le potentiel de réduire les populations en éliminant les adultes reproducteurs.

Le pâturage par le bétail existe depuis longtemps en Colombie-Britannique, et cette pratique d’utilisation des terres est omniprésente dans l’aire de répartition actuelle de la couleuvre agile. Le pâturage peut avoir une grande incidence sur les populations d’animaux, principalement en raison d’effets indirects sur la structure de l’habitat et la disponibilité des proies (Szaro et coll., 1985).Le pâturage intensif par le bétail réduit la couverture végétale et compacte le sol; le contrôle de la végétation ligneuse et l’intensité du pâturage sont des éléments importants du maintien des caractéristiques thermiques convenables de l’habitat des reptiles (Michael et coll., 2008). Par exemple, le compactage élevé des sols et la trop faible hauteur des chaumes étaient importants dans la circonscription forestière Okanagan-Shuswap lors des évaluations de l’efficacité des pâturages naturels de 2004 menées par des agronomes spécialisés (Fraser, 2005). La perte de la couverture herbacée résiduelle et l’altération de l’habitat peuvent influer directement sur l’aptitude phénotypique (fitness) des couleuvres agiles, tout comme le piétinement et l’entrave des déplacements au cours des périodes critiques d’alimentation, mais l’impact du pâturage par le bétail sur les populations de couleuvres agiles est actuellement considéré comme faible en raison d’un manque de données sur les liens de causalité (COSEPAC, 2004; MWLAP, 2004a).

Menace 5 (UICN-CMP) – Utilisation des ressources biologiques (impact négligeable)

En vertu de la Wildlife Act de la Colombie-Britannique, il est interdit de capturer et de tuer les serpents indigènes sans permis approprié. On observe cependant que les serpents, surtout les crotales de l’Ouest, font souvent l’objet de persécution par les humains (SIRART, 2008b). Comme la livrée et le comportement défensif des couleuvres agiles juvéniles ressemblent à ceux du crotale de l’Ouest, les couleuvres pourraient théoriquement être mal identifiées et tuées (COSEPAC, 2004). La persécution, plus susceptible de survenir dans les régions à forte densité humaine, pourrait entraîner une diminution des populations de couleuvres agiles, en éliminant des juvéniles et des adultes. Par exemple, il a fallu installer des clôtures à serpents sur tout le périmètre du complexe résidentiel de Batchelor Heights, à Kamloops, pour atténuer la persécution directe des crotales de l’Ouest, des couleuvres agiles et des couleuvres à nez mince (F. Iredale, communication personnelle (comm. pers.), 2012). De façon générale, la portée et la gravité de cette menace localisée sont inconnues, mais sont jugées négligeables. Selon les avis des experts consultés pour l’estimation de la certitude causale, cette menace aurait un impact négligeable.

Menace 6 (UICN-CMP) – Intrusions et perturbations humaines (impact faible)

Les activités récréatives intensives, incluant l’utilisation de véhicules tout-terrain, ont le potentiel de causer une mortalité directe, d’entraîner des dommages à l’habitat et de perturber les serpents (SIRART, 2008a, 2008b). Dans une étude sur l’espèce Pituophis melanoleucus (Pine Snake), une espèce ovipare, on a constaté que le passage répété des véhicules tout-terrain (VTT) avait un impact direct sur la reproduction en détruisant les sites de ponte fragiles (Burger et coll., 2007). Cependant, cet impact est vraisemblablement réduit dans l’aire de répartition de la couleuvre agile en Colombie-Britannique, mais d’autres recherches sur les impacts de l’usage des VTT près des sites de ponte sont nécessaires. L’utilisation des VTT par le grand public augmente rapidement dans l’intérieur méridional (F. Iredale, obs. pers., 2012). Elle commence au printemps (généralement au début du mois d’avril) et se poursuit jusqu’à la fin de l’automne, après la saison de la chasse. La période d’utilisation coïncide donc avec l’émergence des couleuvres au printemps, leur déplacement vers les sites d’alimentation et de ponte estivaux, et leur déplacement vers les gîtes d’hivernage collectifs à l’automne. La vulnérabilité et l’exposition des couleuvres agiles aux VTT peuvent dépendre de la capacité de dispersion et des tendances de déplacement de chaque individu. L’utilisation réglementée des VTT au site du projet de gestion Tunkwa-Duffy sera limitée aux réseaux de sentiers existants loin des prairies et des milieux humides fragiles. L’utilisation de VTT dans les zones de prairies ouvertes hors des routes et des sentiers désignés est encore courante. Toutefois, ces activités sont limitées près des gîtes d’hivernage collectifs connus des crotales de l’Ouest et des couleuvres à nez mince, que les couleuvres agiles partagent souvent (MWLAP, 2004a). L’impact de cette menace sur la couleuvre agile est actuellement faible (grande portée et faible gravité).

Menace 7 (ICUN-CMP) – Modification du système naturel (impact négligeable)

Les incendies de forêt de haute intensité peuvent avoir des effets nuisibles sur les couleuvres agiles, mais ces effets n’ont jamais été documentés (COSEPAC, 2004). L’extinction des incendies modifie l’habitat, favorise l’empiètement des arbres sur les prairies et accroît la probabilité d’incendies de haute intensité qu’on croit susceptibles d’être nuisibles aux populations de serpents (Smith et coll., 2001). Dans la circonscription forestière de 100 Mile House, il on assiste à une perte de prairies ouvertes à cause de l’empiétement par la forêt, ce qui a pour effet de concentrer le broutage par le bétail sur les prairies restantes, avec les conséquences suivantes : surpâturage, diminution de la hauteur des chaumes et croissance de communautés végétales caractéristiques des premiers stades de succession (Fraser, 2005). L’élimination des charges combustibles maintenues artificiellement élevées afin de réduire l’intensité des incendies peut aider à réduire la mortalité chez les serpents (Smith et coll., 2001). Les brûlages dirigés réduisent le couvert végétal, ce qui pourrait augmenter l’importance de la prédation sur les couleuvres agiles à court terme. Les tentatives de prédation sur des serpents artificiels étaient beaucoup plus nombreuses dans les systèmes de prairies récemment brûlées que dans les prairies où il n’y avait pas eu d’incendie (Wilgers et Horne, 2007). Cependant, compte tenu de la portée négligeable et de la gravité inconnue de cette menace plausible, l’impact de celle-ci est considéré comme négligeable.

Les projets de barrages tels que ceux de Waneta et de Brilliant, dans la région de Kootenay, peuvent avoir un impact direct sur la disponibilité de l’habitat. Les projets de barrages ont une incidence sur les sites occupés par les scinques de l’Ouest, une espèce dont l’aire de répartition chevauche celle de la couleuvre agile dans les Kootenays (Dulisse, 2006c). Le projet d’expansion du barrage Waneta entraînera la perte d’habitat convenable à la couleuvre agile (J. Dulisse, comm. pers., 2012). L’empreinte du barrage pourrait faire disparaître des sites convenables pour l’alimentation, la ponte et l’hibernation; toutefois, à l’heure actuelle, l’impact de la menace sur la couleuvre agile est présumé négligeable.

Menace 8 (UICN) –Espèces envahissantes et autres espèces et gènes problématiques (impact inconnu)

L’impact des espèces envahissantes sur les populations de couleuvres agiles en Colombie-Britannique n’est pas bien compris à l’heure actuelle. L’introduction d’espèces non indigènes de plantes herbacées non graminoïdes et de graminées telles que la centaurée maculée (Centaurea maculosa), la linaire à feuilles larges (Linaria dalmatic) et les bromes (Bromusspp.) a déplacé la végétation indigène, mais la gravité de cette menace pour la population de couleuvres agiles reste incertaine. Il est seulement possible de présumer que les changements de végétation à l’échelle des peuplements peuvent modifier la base de proies, notamment les insectes, composante importante du régime alimentaire de la couleuvre agile.

On croit que les animaux de compagnie, surtout les chats, peuvent chasser la couleuvre agile, en particulier près des centres ruraux et urbains. Cependant, cette menace peut être partiellement atténuée en raison de l’excellente vision, de la vitesse et de la grande taille des adultes ainsi que de la livrée tachetée des juvéniles (COSEPAC, 2004). La gravité de cette menace est inconnue, mais peut être négligeable.

Menace 9 (UICN-CMP) – Pollution (impact inconnu)

L’utilisation de la strychnine dans les zones agricoles mérite une attention particulière et pourrait constituer une menace pour la population de couleuvres agiles. Les pesticides utilisés dans les zones agricoles peuvent réduire la disponibilité de la nourriture et contaminer les insectes et les rongeurs. Cependant, les effets de l’ingestion de pesticides par les couleuvres agiles par l’entremise de proies contaminées n’ont jamais été évalués (COSEPAC, 2004). Dans le bassin versant de l’Okanagan, les zones agricoles sont principalement occupées par des vignobles et des vergers. La strychnine est couramment utilisée pour lutter contre les gaufres gris (Thomomys talpoides) (White, 2009) et protéger ainsi les vignes et les arbres contre les dommages que ces rongeurs causent en mangeant les jeunes racines et l’écorce. La strychnine ne se bioaccumule pas et se biodégrade dans l’environnement. C’est donc par exposition secondaire que les couleuvres agiles ingèrent cette substance, en se nourrissant des gaufres gris dans les intestins desquels le poison s’est accumulé (White, 2009). Les rongeurs ne constituant qu’une petite partie du régime alimentaire des couleuvres agiles, cette menace se limite peut-être aux adultes de grande taille capables d’ingérer de grandes proies.

Comme tous les serpents sont des prédateurs de premier, deuxième et troisième ordre, ils sont tous susceptibles de bioaccumuler des contaminants environnementaux (Campbell et Campbell, 2001). L’absorption de substances toxiques par les œufs à coquille molle des reptiles est un phénomène connu qui a une incidence sur la survie des embryons d’autres reptiles (Marco et coll., 2004). Selon les avis des experts consultés pour l’estimation de la certitude causale, l’impact de cette menace est inconnu et représente une lacune importante dans les connaissances.

Menace 11 (UICN-CMP) – Changements climatiques et épisodes de temps violent (impact inconnu)

Il est difficile de faire des prévisions à long terme des changements climatiques qui toucheront l’aire de répartition actuelle de la couleuvre agile en Colombie-Britannique. On convient qu’il y aura un impact sur les espèces endémiques ayant une aire de répartition restreinte, comme la couleuvre agile; cependant, la portée de l’impact est actuellement inconnue. Comme la couleuvre agile est un animal ectotherme, il est plausible que des changements dans les périodes d’ensoleillement perturbent la thermorégulation, un besoin essentiel, ce qui réduirait la capacité des couleuvres de s’alimenter (Inkley et coll., 2004). De plus, une sécheresse à long terme pourrait faire diminuer les effectifs des insectes et, les insectes étant les principales proies de l’espèce, réduire l’aptitude phénotypique (fitness) de la couleuvre agile, et en empêcher possiblement la reproduction. En outre, les aires de répartition des espèces seront décalées vers des latitudes et des altitudes plus élevées; or, nombre d’espèces, y compris les espèces proies, ne seront pas en mesure de changer leur aire de répartition à ce rythme (Hannah et coll., 2005). De façon générale, en raison de la nature complexe de cette menace et du manque de preuves adéquates en ce qui concerne la gravité et l’impact, il est actuellement impossible de prédire avec exactitude les effets à long terme des changements climatiques sur la couleuvre agile en Colombie-Britannique.

5. But et objectifs de gestion

5.1 But en matière de population et de répartition

Le but en matière de population et de répartition est de maintenir la zone d’occupation et l’aire de répartition actuelles de la couleuvre agile en Colombie-Britannique.

5.2 Justification du but en matière de population et de répartition

Le but en matière de population et de répartition vise, à tout le moins, à empêcher que la situation de l’espèce (espèce préoccupante) ne se dégrade. Il est actuellement impossible de quantifier le but en matière de population et de répartition de la couleuvre agile en Colombie-Britannique à cause des lacunes dans les connaissances, plus précisément du manque d’estimations exactes de l’abondance des populations, de cartes de l’habitat convenable et de connaissances sur les capacités de dispersion et de recolonisation, ainsi que de l’absence de seuils quantitatifs d’habitats dans le domaine vital de l’espèce et d’analyses en bonne et due forme de viabilité des populations. La gestion et la protection de l’habitat et l’occupation des gîtes d’hivernage dans les talus exposés au sud, combinées à la réduction des menaces identifiées, suffiront vraisemblablement à maintenir la zone d’occupation et l’aire de répartition actuelles de la couleuvre agile en Colombie-Britannique.

5.3 Objectifs de gestion

Les objectifs de gestion pour les cinq prochaines années (2012-2017) sont les suivants :

  1. Protéger[8] et conserver l’habitat convenable pour la couleuvre agile dans les cinq zones de population;
  2. 2. Réduire la mortalité routière – principale menace pesant sur la couleuvre agile dans trois sites prioritaires,[9] idéalement dans trois des cinq zones de population;
  3. Quantifier les besoins en matière d’habitat de la couleuvre agile, les données démographiques et la viabilité dans les cinq zones de population, et approfondir la connaissance des menaces moins bien comprises qui pèsent sur la couleuvre agile (p. ex. pollution et agriculture).

6. Approches pour l’atteinte des objectifs

6.1 Mesures déjà achevées ou en cours

Les mesures suivantes ont été classées selon les catégories de mesures du Conservation Framework (cadre de conservation) de la Colombie-Britannique (Ministry of Environment, 2010b). Leur état d’avancement pour l’espèce est indiqué entre parenthèses.

Élaboration du rapport de situation (terminée)
  • Le rapport du COSEPACterminé (COSEPAC, 2004).
Transmission au COSEPAC(terminée)
  • L’espèce est évaluée et désignée comme étant une espèce préoccupante (COSEPAC, 2004).
Planification (en cours)
  • Le plan de gestion de la Colombie-Britannique terminé (présent document, 2012).
Protection de l’habitat et intendance des terres privées (en cours)
  • Plusieurs inventaires ont été réalisés avec succès dans les zones de population des bassins versants de l’Okanagan et de la Similikameen (Sarell, 1993; Sarell et coll., 1996, 1997; Sarell et Alcock, 2000; Hobbs et Sarell, 2001). Moins d’efforts ont été déployés dans les bassins de la Thompson et du Fraser (Hobbs et Sarell, 2002; Iredale et Ferguson, 2007; Gomez, 2008) et dans la zone de population Trail (Dulisse, 1999, 205, 2006a, 2006b, 2007).

  • Protection de l’habitat existant[10] :
    • En 2006, la couleuvre agile a été inscrite sur la liste des espèces en péril en vertu de la Forest and Range Practices Act (FRPA), qui prévoit des outils de gestion de l’habitat, conformément à la stratégie de gestion des espèces sauvages désignées (MWLAP, 2004b).
    • Parmi les aires d’habitat faunique (Wildlife Habitat Areas, ou WHA)[11] établies pour les serpents dans l’habitat de la couleuvre agile de la région de Thompson, 16 sont pour le crotale de l’Ouest, et 2, pour la couleuvre à nez mince. Ces aires couvrent une superficie d’environ 3 623 hectares (Ministry of Environment, 2010c). Ces désignations de gestion tiennent également compte du chevauchement de l’aire de répartition de la couleuvre agile avec celle de ses espèces sympatriques.
    • Parmi les aires d’habitat faunique établies pour les serpents dans l’habitat de la couleuvre agile situé dans la région de l’Okanagan, 10 visent la couleuvre à nez mince, 2, le crotale de l’Ouest, et 1, la couleuvre agile. Ces aires d’habitat fauniques couvrent une superficie approximative de 2 349 hectares (Ministry of Environment, 2010c).
    • Les trois aires de gestion de la faune (Wildlife Management Areas ou WMA)[12] de la région de Kamloops (Dewdrop, Rosseau et Tranquille) et celle de l’Okanagan Sud protègent environ 4 882 hectares d’habitat de la couleuvre agile.
    • En Colombie-Britannique, l’habitat de la couleuvre agile chevauche 13 aires protégées[13](p. ex. les parcs provinciaux White Lake, Lac du Bois et Churn Creek). Ces aires protégées couvrent 80 732 hectares d’habitat qui bénéficie d’une protection en vertu de dispositions légales telles que la Park Act de la Colombie-Britannique.
    • Teck Cominco a créé une zone de conservation des reptiles de 40 hectares. Ce covenant a été établi pour protéger l’habitat fragile des reptiles.
    • Afin d’accommoder l’utilisation des véhicules tout-terrain tout en maintenant l’intégrité écologique des prairies fragiles, le ministère des Forêts, des Terres et de l’Exploitation des Ressources naturelles a appliqué l’alinéa 58(1)b) de la FRPA dans la région du lac Tunkwa, en vertu duquel il interdit l’utilisation non autorisée de véhicules tout-terrain (VTT) dans les prairies et les milieux humides. D’autres dispositions similaires de la FRPA sont appliquées dans la zone de VTT de Bear Creek.
    • Le rapport sur les pratiques exemplaires de gestion (PEG) visant les amphibiens et les reptiles en milieux urbains et ruraux en Colombie-Britannique est terminé (Ovaska et coll., 2003).

Gestion de l’espèce et des populations : en cours

  • Le rapport sur les PEG visant les amphibiens et les reptiles en milieux urbains et ruraux en Colombie-Britannique est terminé (Ovaska et coll., 2003). Les PEG favorisent le développement de logements loin des sites où on trouve des gîtes et des affleurements rocheux fragiles exposés au sud, l’installation de clôtures et la sensibilisation du public. Ces PEG réduiront la présence de serpents dans les zones périurbaines et les mortalités localisées de couleuvres agiles.
  • Shewchick et Austin (2001) ont documenté les habitudes alimentaires de la couleuvre agile. L’identification des proies importantes permettra l’application de mesures de gestion qui protégeront l’habitat de l’espèce.

6.2 Mesures de gestion recommandées

Tableau 2: Mesures de gestion recommandées.
ObjectifCatégories de mesures du Conservation FrameworkMesures de gestionMenacea ou préoccupation viséePrioritébDébut
1Protection de l’habitat; intendance des terres

Élaborer et mettre en œuvre une stratégie de recensement et de suivi des populations :

  • Utiliser la modélisation de l’habitat convenable pour élaborer une stratégie de recensement en vue de préciser l’aire de répartition et l’abondance dans les zones de population discrètes.
Lacunes dans les connaissancesEssentielle2013
1Protection de l’habitat; intendance des terres
  • Mener des relevés dans les zones de population conformément à la stratégie de recensement.
Lacunes dans les connaissancesEssentielle2014
1Protection de l’habitat; intendance des terres
  • Déterminer les sites prioritaires pour la protection de l’habitat à partir des données de recensement.
Lacunes dans les connaissancesEssentielle2016
1Protection de l’habitat; intendance des terres

Préserver les sites prioritaires :

  • sur les terres provinciales de la Couronne, en appliquant les outils appropriés (p. ex. création d’aires d’habitat faunique ou application de l’article 16 de la Land Act);
1.1, 1.2, 2.1, 2.3, 4.1, 6.1Essentielle2014
1Protection de l’habitat; intendance des terres
  • sur les terres privées, en fournissant des renseignements sur les sites prioritaires aux programmes de communication avec les propriétaires fonciers et aux programmes d’acquisition de l’habitat, et en encourageant l’intendance volontaire, la mise en œuvre de pratiques exemplaires de gestion et la conservation des acquisitions sur des terres privées;
1.1, 1.2, 2.1, 2.3, 4.1, 6.1Essentielle2014
1Protection de l’habitat; intendance des terres
  • en travaillant avec les administrations municipales et régionales à conserver l’habitat en faisant appel à des mesures législatives, au zonage et aux directives d’aménagement.
1.1, 1.2, 2.1, 2.3, 4.1, 6.1Nécessaire2013
1Protection de l’habitat; intendance des terres
  • Protéger les sites prioritaires de la couleuvre agile contre les VTT en appliquant l’alinéa 58(1)b) de la FRPA, s’il y a lieu.
6.1Bénéfique2017
3Protection de l’habitat
  • Préciser les tendances saisonnières des déplacements (à toutes les échelles spatiales), déterminer la superficie du domaine vital, la capacité de dispersion et les caractéristiques des sites d’hibernation et de nidification.
Lacunes dans les connaissances; toutes les menacesEssentielle2014
3Protection de l’habitat
  • Élaborer un programme de suivi dans chacune des cinq zones de population pour détecter les changements dans l’abondance et la répartition des populations au fil du temps.
Lacunes dans les connaissancesNécessaire2015
2Gestion de l’espèce et des populations
  • Identifier les sites où le taux de mortalité routière est élevé et appliquer la stratégie d’atténuation appropriée.
Lacune dans les connaissances; 4.1Essentielle2014
3Gestion de l’espèce et des populations
  • Évaluer les répercussions de l’exposition aux effluents agricoles et à la strychnine sur les populations de couleuvres agiles.
Lacunes dans les connaissances; 9.3Essentielle2015

a Les numéros de menace sont ceux des catégories de l’UICN-CMP (voir le tableau 1).
b Essentielle = urgente et importante; la mesure doit être prise immédiatement; nécessaire = importante, mais non urgente; la mesure peut être prise dans les 2 à 5 prochaines années; bénéfique = la mesure est bénéfique ou peut être prise à tout moment convenable.

7. Mesure des progrès

Les indicateurs de rendement qui suivent proposent un moyen de définir et de mesurer les progrès accomplis vers l’atteinte du but en matière de population et de répartition et des objectifs de gestion. Le succès global sera assuré si le suivi continu confirme que l’occupation de l’habitat convenable par la couleuvre agile est stable. Les indicateurs de rendement pour chaque objectif sont présentés ci dessous.

Objectif 1

  • La modélisation de l’habitat convenable pour la couleuvre agile dans les cinq zones de population est achevée (d’ici 2014).
  • Un plan de recensement de la couleuvre agile a été élaboré et mis en œuvre (d’ici 2014).
  • Les sites prioritaires de la couleuvre agile dans chacune des cinq zones de population sont repérés (d’ici 2016).
  • 10 750 ha d’habitat de la couleuvre agile sur les terres provinciales de la Couronne a été conservé (d’ici 2017) par la création d’aires d’habitat faunique et/ou l’application de la Land Act.
  • Trois covenants de conservation visant la couleuvre agile sur les terres privées ont été conclus (d’ici 2017).
  • Des pratiques exemplaires de gestion municipales ont été adoptées dans les centres urbains et intégrées aux permis d’aménagement dans deux villes (d’ici 2017).

Objectif 2

  • Trois sites de mortalité élevée de la couleuvre agile dans trois des cinq zones de population ont été délimités (d’ici 2014) et une stratégie d’atténuation a été mise en œuvre (d’ici 2015).

Objectif 3

  • Des études radiotélémétriques ont été menées dans les sites occupés afin de mieux comprendre les habitudes de déplacements et évaluer les zones protégées et aménagées pour la couleuvre agile (d’ici 2017).
  • Des mémoires de maîtrise ont été entrepris pour évaluer les répercussions de l’exposition à la strychnine présente dans les effluents agricoles sur les populations de couleuvres agiles (d’ici 2015).
  • Un programme de suivi a été entrepris (d’ici 2014).

8. Effets sur les espèces non ciblées

Les mesures de gestion visant à assurer une diversité d’habitats adéquatement reliés à l’échelle du paysage et à faire face aux menaces propres aux sites devraient être bénéfiques aux espèces ayant un cycle biologique et/ou des besoins écologiques semblables à ceux de la couleuvre agile. Les habitats utilisés par les couleuvres agiles, les crotales de l’Ouest et les couleuvres à nez mince semblent se chevaucher considérablement dans la plus grande partie de l’aire de répartition de la couleuvre agile en Colombie-Britannique. Les activités de protection de l’habitat et d’intendance décrites dans le présent plan de gestion seront donc vraisemblablement bénéfiques à ces espèces. La conservation et la gestion de l’habitat d’alimentation de la couleuvre agile profiteront aussi au mouflon d’Amérique.

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Communications personnelles

  • Jackob Dulisse, consultant privé (2012)
  • Francis Iredale, Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations (2012)
  • Marlene Machmer, Pandion Ecological Research (2012)
  • Mike Sarell, Ophiuchus Consulting, Okanagan (2010)
  • Julie Steciw, Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations (2012)

1 MFLNRO = Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operation = ministère des Forêts, des Terres et de l’Exploitation des ressources naturelles de la Colombie-Britannique
2 MoE = Ministry of Environment = ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique
3 La protection et la gestion peuvent être assurées par divers mécanismes, dont la création d’aires d’habitat fauniques, la mise en œuvre de covenants de conservation et d’accords d’intendance volontaires, et l’application de pratiques exemplaires de gestion.
4 La désignation des sites prioritaires, endroits où sont concentrés les cas de mortalité routière, reposera sur les informations disponibles (p. ex. données d’inventaire, modèles d’habitat et travaux en génétique). Les sites prioritaires doivent tenir compte des éléments importants de l’habitat tels que les gîtes d’hivernage, les habitats d’alimentation et de ponte, et les corridors de déplacement.
5 Les menaces passées peuvent avoir été répertoriées, mais elles ne sont pas utilisées dans le calcul de l’impact des menaces. On tient compte des impacts des menaces passées (s’ils ne persistent pas) pour déterminer les facteurs de tendance à long terme et à court terme (Master et coll., 2009).
6 Il est important de faire la distinction entre les facteurs limitatifs et les menaces. Les facteurs limitatifs ne sont généralement pas anthropiques et comprennent des caractéristiques qui rendent l’espèce ou l’écosystème moins susceptible de répondre aux efforts de rétablissement ou de conservation.
7 L’impact global des menaces a été calculé conformément à Master et coll. (2009) en utilisant seulement les grandes classes de menaces (« niveau 1 ») pour cette espèce pour lesquelles l’imminence est « élevée ». On obtient ainsi 1 menace dont l’impact est grave et 3 dont l’impact est faible; pour 3 menaces, l’impact est inconnu (tableau 1). L’impact global est une évaluation de l’impact cumulatif de multiples menaces.
8 La protection et la gestion peuvent être assurées par divers mécanismes, dont la création d’aires d’habitat fauniques, la mise en œuvre de covenants de conservation et d’accords d’intendance volontaires, et l’application de pratiques exemplaires de gestion.
9 La désignation des sites prioritaires, endroits où sont concentrés les cas de mortalité routière, reposera sur les informations disponibles (p. ex. données d’inventaire, modèles d’habitat et travaux en génétique). Les sites prioritaires doivent tenir compte des éléments importants de l’habitat tels que les gîtes d’hivernage, les habitats d’alimentation et de ponte, et les corridors de déplacement.
10 Le résumé de la protection de l’habitat de la couleuvre agile ne tient pas compte des chevauchements de protection ou d’appellations de gestion.
11 Les aires d’habitat faunique sont des zones cartographiées qui sont nécessaires pour atteindre les exigences en matière d’habitat d’un élément de l’habitat d’une espèce faunique désignée comme, par exemple, un gîte de serpent. Les aires d’habitat faunique désignent les habitats essentiels dans lesquels les activités sont gérées afin de limiter leur incidence sur l’élément de l’habitat identifié. Voir le document sur les couleuvres agiles en Colombie-Britannique 2004 (PDF, 115 Ko, disponible en anglais seulement).
12 Une aire de gestion de la faune (Wildlife Management Area ou WMA) est une superficie du territoire réservée à l’intention d’une espèce sauvage (incluant les poissons) d’importance régionale à internationale ou de son habitat. L’activité prioritaire d’une aire de gestion de la faune est la conservation et la gestion du poisson ou de toute espèce faunique et de leurs habitats, mais d’autres utilisations compatibles du territoire peuvent être autorisées.
13 Les aires protégées sont des terres publiques désignées en vertu de la Park Act ou de la Protected Areas of British Columbia Act, dans lesquelles la gestion et le développement sont encadrés par la Park Act.