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Plan de gestion de l'arnoglosse plantain (Arnoglossum plantagineum) au Canada - 2014 [Proposition]

Loi sur les espèces en péril
Série de Plans de gestion

Arnoglosse plantain

Arnoglosse plantain

2014

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Information sur le document

Plan de gestion de l'arnoglosse plantain (Arnoglossum plantagineum) au Canada - 2014

photo de couverture

Référence recommandée :

Environnement Canada. 2014. Plan de gestion de l'arnoglosse plantain (Phrynosoma hernandesi) au Canada [Proposition], Série de Plans de gestion de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa, iv + 15 p.

Pour télécharger le présent plan de gestion ou pour obtenir un complément d'information sur les espèces en péril, incluant les rapports de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), les descriptions de la résidence, les plans d'action et d'autres documents connexes sur le rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en périlNote 1 de bas de page.

Illustration de la couverture : © Environnement Canada, Service canadien de la faune – Ontario.

Also available in English under the title "Management Plan for the Tuberous Indian-plantain (Arnoglossum plantagineum) in Canada [Proposed]"

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par la ministre de l'Environnement, 2014. Tous droits réservés.

ISBN
N° de catalogue.

Le contenu du présent document (à l'exception des illustrations) peut être utilisé sans permission, mais en prenant soin d'indiquer la source.

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Préface

En vertu de l'Accord pour la protection des espèces en périlNote 2 de bas de page (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d'établir une législation et des programmes complémentaires qui assureront la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) (LEP), les ministres fédéraux compétents sont responsables de l'élaboration des plans de gestion pour les espèces inscrites comme étant préoccupantes et sont tenus de rendre compte des progrès réalisés dans les cinq ans suivant la publication du document final dans le Registre public des espèces en péril.

Le ministre de l'Environnement et le ministre responsable de l'Agence Parcs Canada sont les ministres compétents pour la gestion de l'arnoglosse plantain et ont élaboré le présent plan de gestion, conformément à l'article 65 de la LEP. Dans la mesure du possible, il a été préparé en collaboration avec l'Agence Parcs Canada et le gouvernement de l'Ontario.

La réussite de la conservation de l'espèce dépendra de l'engagement et de la collaboration d'un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des recommandations formulées dans le présent plan. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement Canada, ou sur toute autre compétence. Tous les Canadiens et toutes les Canadiennes sont invités à appuyer ce plan et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien de l'arnoglosse plantain et de l'ensemble de la société canadienne.

La mise en œuvre du présent plan est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des compétences et organisations participantes.

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Remerciements

L'ébauche du présent plan de gestion a été rédigée par Jennie L. Pearce (Pearce and Associates Ecological Research) et David Kirk (Aquila Conservation and Environment). Lee Voisin (Environnement Canada, Service canadien de la faune – Ontario) a fourni son appui pour l'élaboration du plan. Merci à Donna Stewart (Friends of Oliphant Coastal Environments) et Geoff Peach (Lake Huron Centre for Coastal Conservation), pour les renseignements qu'ils ont fournis sur les menaces pesant sur l'arnoglosse plantain dans la tourbière minérotrophe d'Oliphant, à Frank Burrows et John Haselmayer (parc national de la Péninsule Bruce), pour les renseignements qu'ils ont fournis sur l'aire de répartition de l'espèce, à Kate Monk (Office de protection de la nature d'Ausable-Bayfield) et Geoff King (Office de protection de la nature de la vallée de la Maitland), pour l'information qu'ils ont fournie concernant l'arnoglosse plantain dans les aires de conservation Rock Glen et Falls Reserve, respectivement, ainsi qu'à Mark Carabetta et John Urquhart (Ontario Nature), pour l'information qu'ils ont fournie sur l'arnoglosse plantain dans la réserve naturelle de Petrel Point. Les commentaires, révisions et suggestions fournies par les personnes suivantes ont été très utiles pour l'élaboration du présent plan : Madeline Austen, Lesley Dunn, Elizabeth Rezek, Rachel deCatanzaro, Allison Foran (Environnement Canada, Service canadien de la faune – Ontario), Eric Snyder, Amelia Argue (Ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l'Ontario), Michael Patrikeev et Gary Allen (Agence Parcs Canada).

Des remerciements sont également adressés à toutes les autres parties qui, par leurs conseils ou leurs commentaires, ont contribué à l'élaboration du présent plan de gestion, en particulier aux diverses organisations et membres des communautés autochtones et aux nombreux particuliers et intervenants qui ont fourni de précieux renseignements ou ont participé aux rencontres de consultation.

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Sommaire

L'arnoglosse plantain est une plante vivace de la famille des Astéracées (AsteraceaeNote 2 de bas de page). Elle se caractérise par sa rosette de feuilles basilaires et par sa tige florifère centrale qui se termine par une inflorescence aplatie comprenant 30 à 100 capitules blancs, qu'elle produit en juin. Au Canada, l'espèce est présente uniquement dans le sud de l'Ontario, où elle a été observée dans les comtés suivants : Lambton, Middlesex, Huron, Bruce, Simcoe et Grey. En 1998, environ 5000 individus florifères et plusieurs fois plus d'individus végétatifs ont été dénombrés dans une superficie d'environ 20 km2 au Canada. Des relevés menés en 2007-2009 dans le parc national de la Péninsule Bruce et la réserve naturelle Petrel Point donnent à penser que la population d'arnoglosses plantains située le long de la péninsule Bruce pourrait être beaucoup plus grande qu'on le croyait; les effectifs de l'espèce dans les autres régions demeurent toutefois inconnus. 

En Ontario, l'arnoglosse plantain atteint la limite nord-est de son aire de répartition. L'espèce pousse principalement dans les prés marécageux côtiers et les tourbières minérotrophes, des habitats très peu répandus. On ne dispose d'aucune donnée sur la diversité génétique de l'espèce et la viabilité de ses graines ou sur l'effet des conditions climatiques rigoureuses ou des herbivores sur la viabilité et la persistance des populations. L'écologie de l'arnoglosse plantain est mal connue. On croit que les principales menaces pesant sur l'espèce sont l'aménagement des rivages (et l'aménagement et la tonte de pelouses, ainsi que la modification de l'hydrologie qui y sont associés), la circulation des véhicules récréatifs le long des rivages ainsi que le fauchage et le piétinement de la végétation. 

L'objectif de gestion de l'arnoglosse plantain est de maintenir ou, dans la mesure du possible, d'augmenter l'abondance et l'aire de répartition actuels de l'espèce au Canada, et d'accroître les connaissances sur les populations et les menaces. Les stratégies générales requises pour atteindre cet objectif de gestion sont les suivantes : réaliser des relevés visant les populations d'arnoglosses plantains, pour recueillir des données à jour sur leur emplacement et leur abondance, ainsi que sur les menaces qui pèsent sur elles; mener des activités de sensibilisation et de communication auprès des parties concernées, des municipalités et des propriétaires fonciers, pour favoriser l'intendance de l'habitat; favoriser les recherches visant à combler les lacunes dans les connaissances.

Les mesures de rétablissement visant l'arnoglosse plantain seront bénéfiques pour d'autres espèces présentes dans les prés marécageux côtiers et les tourbières minérotrophes. Les mesures de conservation proposées dans le présent plan de gestion ne devraient avoir d'effets négatifs sur aucune espèce préoccupante sur le plan de la conservation.

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1. Évaluation de l'espèce par le COSEPACNote * de bas de page

Date de l'évaluation :
Mai 2002
Nom commun (population) :
Arnoglosse plantain
Nom scientifique :
Arnoglossum plantagineum
Statut selon le COSEPAC :
Espèce préoccupante
Justification de la désignation :
Des occurrences limitées signalées dans cinq zones littorales du lac Huron sont sujettes à l'aménagement et à l'utilisation de nature récréative, mais certaines populations se trouvent dans des zones protégées.
Présence au Canada :
Ontario
Historique du statut selon le COSEPAC :
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1988. Réexamen et confirmation du statut en avril 1999 et en mai 2002.

Footnotes

Footnote *

COSEPAC – Comité sur la situation des espèces en péril au Canada

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2. Information sur la situation de l'espèce

Aux États-Unis, l'arnoglosse plantain est présent depuis le Michigan jusqu'au Dakota du Sud (figure 1). La cote de conservation nationale de l'espèce n'a pas encore été établie (NNR), mais sa cote de conservation à l'échelle mondiale est G4G5 (apparemment non en périlNote 4 de bas de page ou non en périlNote 5 de bas de page). Elle est toutefois classée « vulnérable » Note 6 de bas de page ou « en péril »Note 7 de bas de page au Canada (N3), en Ontario (S3) et dans les États limitrophes de la population canadienne (Michigan, S3; Ohio, S2) (NatureServe, 2014; annexe A).

L'arnoglosse plantain a été inscrit à titre d'espèce préoccupanteNote 8 de bas de page à l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) fédérale. Elle est aussi inscrite à titre « d'espèce préoccupante »Note 9 de bas de page en vertu de la Loi de sur les espèces en voie de disparition de l'Ontario (LEVD, 2007).

Environ 4 % de l'aire de répartition mondiale de l'arnoglosse plantain se trouve au Canada, où l'espèce atteint la limite nord-est de son aire de répartition.

3. Information sur l'espèce

3.1 Description de l'espèce

L'arnoglosse plantain fait partie de la famille des Astéracées. Cette plante vivace produit une rosette de feuilles basilaires. Les feuilles au long pétiole sont glabres, plutôt elliptiques et palmatinervées (nervures partant d'un seul point), et mesurent jusqu'à 17 cm de longueur. En juin, la plante produit une tige florifère centrale qui peut atteindre 50 cm à 100 cm de longueur et se termine par une inflorescence aplatie comprenant 30 à 100 capitules blancs (Anderson, 2006). Les graines, pourvues d'un pappusNote 10 de bas de page, sont dispersées par le vent, de juillet à août (Voss, 1996; COSEPAC, 2002).

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3.2 Population et répartition

L'arnoglosse plantain est présent au Canada et aux États-Unis (figure 1). Aux États-Unis, des occurrences ont été signalées jusqu'au Texas et jusqu'en Louisiane (au sud) et jusqu'au centre du Texas et jusqu'en Ohio (à l'ouest) (NatureServe, 2014; figure 1). Au Canada, l'espèce n'est présente que dans le sud de l'Ontario, dans les comtés de Lambton, de Middlesex, de Huron, de Bruce, de Simcoe et de Grey (figure 2).

En Ontario, on trouve environ 5000 individus florifères et plusieurs fois ce nombre d'individus végétatifs (COSEPAC, 2002). L'abondance et l'aire de répartition de l'espèce étaient jugées stables en 2002 (COSEPAC, 2002). D'autres études de suivi de l'abondance et de l'aire de répartition de la population sont nécessaires pour obtenir des données à jour et suivre les tendances en matière de population.

Dans le cadre de relevés menés en 1998, 506 individus florifères ont été dénombrés dans le parc national de la Péninsule Bruce et la réserve naturelle Dorcas Bay (COSEPAC, 2002). De 2006 à 2008, dans le parc national de la Péninsule Bruce, 1526 individus florifères et 4598 individus végétatifs ont été dénombrés (Jalava, 2009). Selon Jalava et Wilson (2008), l'abondance de la population du chemin Johnson's Harbour (situé dans la péninsule Bruce) avait presque doublé en 2008 par rapport à 2006. 

En 2007, un inventaire visant l'arnoglosse plantain a été réalisé dans la réserve naturelle Petrel Point, dans le sud de la péninsule Bruce, où l'espèce avait déjà été observée (Papoulias, 2008); des milliers d'individus ont été observés dans les prés marécageux à graminoïdes et à potentille frutescente, mais aucun dénombrement complet n'a été effectué.

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Figure 1a. Aire de répartition de l'arnoglosse plantain en Amérique du Nord, selon White et Maher (1983), in Argus et coll., 1982-1987 (COSEPAC, 2002).
Carte
Description longue pour la figure 1a

La figure 1a illustre l'aire de répartition de l'arnoglosse plantain. Selon la carte, on retrouve cette plante depuis l'extrémité sud de l'Ontario, principalement le long des rives du lac Huron et aux États-Unis, depuis les États voisins de l'Ontario, jusqu'au Texas et en Louisiane.

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Figure 1b. Aire de répartition de l'arnoglosse plantain en Amérique du Nord, selon le North American Plant AtlasNote 11 de bas de page (BONAP, 2013).
Carte
Description longue pour la figure 1b

La figure 1b indique si l'espèce est présente dans une région et si elle y est indigène. En Ontario, elle est présente, indigène et rare; elle est absente du reste du Canada.

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Figure 2. Occurrences de l'arnoglosse plantain en Ontario. Carte établie par le Service canadien de la faune – région de l'Ontario à partir des données du Centre d'information sur le patrimoine naturel de l'Ontario (CIPN); données à jour en 2006.
Carte
Description longue pour la figure 2

La figure 2 indique les occurrences de l'espèce et le statut de ces occurrences (existante, historique ou disparue du territoire). Les populations existantes, les populations disparues du territoire et certaines populations historiques occupent les rives du lac Huron. Quelques populations historiques se trouvent également plus à l'intérieur des terres, près du lac Simcoe et près de London.

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3.3 Besoins de l'arnoglosse plantain

3.3.3 Besoins biologiques et besoins en matière d'habitat

En Ontario, l'arnoglosse plantain se trouve le plus souvent dans des secteurs ouverts et ensoleillés de tourbières minérotrophes riveraines ou de prés calcaires humides (COSEPAC, 2002). L'espèce n'est pas présente dans les prairies en Ontario, mais elle a été observée dans des prairies à herbes hautes et des pâturages en Oklahoma (Winter et coll., 2013). L'arnoglosse plantain est vivace et se multiplie uniquement par graines. 

Dans le parc national de la Péninsule Bruce (Jalava et Wilson, 2008) et la réserve naturelle Petrel Point (Papoulias, 2008), l'habitat de l'arnoglosse plantain a été décrit selon la classification écologique des terres de l'Ontario (Lee et coll., 1998). Dans ces deux emplacements, un grand nombre d'individus de l'espèce ont été observés dans les prés marécageux côtiers à graminoïdes (Graminoid Coastal Meadow Marsh – MAM4-1) et les prés marécageux côtiers à potentille frutescente (Shrubby Cinquefoil Coastal Meadow Marsh – MAM4-2). Dans le parc national de la Péninsule Bruce, l'arnoglosse plantain a été observé dans :

  • le pré d'alvar ouvert, frais-humide, à deschampsie cespiteuse
    (Fresh-Moist Tufted Hairgrass Open Alvar Meadow Type –  ALO1-5);
  • le pré d'alvar ouvert, frais-humide, à trichophore cespiteux
    (Fresh-Moist Tufted Clubrush Open Alvar Meadow Type – ALO1);
  • la tourbière minérotrophe ouverte à carex
    (Slender Sedge Open Fen Type – FEO1-2);
  • le marécage minéral arbustif à cornouiller stolonifère
    (Red Osier Dogwood Mineral Thicket Swamp – SWT2­5);
  • la tourbière minérotrophe arbustive à potentille frutescente
    (Shrubby Cinquefoil Shrub Fen Type – FES1-3);
  • la tourbière minérotrophe boisée à mélèze laricin et à thuya occidental
    (Tamarack-White Cedar Treed Fen Type – FET1-2).

L'écologie de l'arnoglosse plantain est encore mal connue. En effet, on ne dispose d'aucune donnée sur la viabilité des graines, les prédateurs et les pollinisateurs de l'espèce.

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3.3.2 Facteurs biologiques limitatifs

L'arnoglosse plantain pousse principalement dans les prés marécageux côtiers et les tourbières minérotrophes, des habitats peu répandus au Canada. On ne dispose d'aucune donnée sur la diversité génétique de l'espèce et la viabilité de ses graines ou sur l'effet des conditions climatiques rigoureuses ou des herbivores sur la viabilité et la persistance des populations.

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4. Menaces

4.1 Évaluation des menaces

Tableau 1. Tableau d'évaluation des menaces
MenaceSous-MenaceNiveau de préoccu-pationNote 1 du tableau 1ÉtendueOccurrenceFréquenceGravitéNote 2 du tableau 2Certitude causaleNote 3 du tableau 3
Perte ou dégradation de l'habitatAménagement riverainÉlevéGénéraliséeCouranteContinueInconnueInconnue
Perte ou dégradation de l'habitatVéhicules récréatifs (p. ex. VTT)MoyenLocaliséeCouranteContinueInconnueMoyenne
Perturbation ou dommagePiétinementÉlevéGénéraliséeCouranteContinueÉlevéeÉlevée
Perturbation ou dommageFauchageMoyenLocaliséeCouranteContinueModéréeÉlevée

Note du tableau 1

Note 1 du tableau 1

Niveau de préoccupation : signifie que la gestion de la menace représente une préoccupation (élevée, moyenne ou faible) pour la conservation de l'espèce, conforme aux objectifs de gestion. Ce critère tient compte de l'évaluation de toute l'information figurant dans le tableau.

Retour à la référence de la note 1 du tableau 1

Note 2 du tableau 1

Gravité : indique l'effet à l'échelle de la population (Élevée : très grand effet à l'échelle de la population, modérée, faible, inconnue).

Retour à la référence de la note 2 du tableau 1

Note 3 du tableau 1

Certitude causale : indique le degré de preuve connu de la menace (Élevée : la preuve disponible établit un lien fort entre la menace et les pressions sur la viabilité de la population; Moyenne : il existe une corrélation entre la menace et la viabilité de la population, p. ex. une opinion d'expert; Faible : la menace est présumée ou plausible).

Retour à la référence de la note 3 du tableau 1

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4.2 Description des menaces

Perte ou dégradation de l'habitat

L'aménagement des rivages de la péninsule Bruce pourrait constituer la plus grave menace pesant sur l'arnoglosse plantain s'il provoquait la perte ou la dégradation des habitats de prédilection de l'espèce (prés marécageux côtiers et tourbières minérotrophes) en raison de la modification de leur hydrologie. La modification de l'hydrologie des tourbières minérotrophes peut mener à une altération radicale de la végétation et rendre l'habitat plus vulnérable aux espèces envahissantes (Environnement Canada et Environmental Protection Agency des États-Unis, 2009). Les prés marécageux côtiers sont souvent soumis à une forte pression associée à la construction de chalets et d'immeubles en copropriété, à l'aménagement routier municipal et à l'amélioration du drainage (Bakowsky, 1995); toute construction réalisée à proximité des communautés des prés marécageux côtiers peut entraîner une modification de l'hydrologie et, ainsi, une parte d'habitat. On ne connaît pas l'impact de l'aménagement des rivages sur l'écosystème de prés marécageux côtiers La perte d'habitat provoquera la fragmentation des populations d'arnoglosses plantains qui se trouvent le long de la péninsule Bruce.

Selon le COSEPAC (2002), les principales populations situées le long de la péninsule Bruce sont menacées par la construction résidentielle et les activités connexes, comme l'aménagement et la tonte des pelouses ou l'utilisation de VTT. Les rivages occupés par la grande population d'arnoglosses plantains de la réserve naturelle Oliphant Fen et les rivages situés à proximité sont très fréquentés par les utilisateurs de VTT et d'autres véhicules, ces rivages étant communément utilisés comme stationnement par les visiteurs des plages. Récemment, des véhicules lourds sont passés par ce secteur pour rejoindre des îles côtières. De nombreux sentiers ont été aménagés et entretenus en raison de la circulation libre des véhicules dans la tourbière minérotrophe. L'hydrologie des tourbières minérotrophes et des prés marécageux côtiers est très particulière, et les ornières créées par les véhicules peuvent modifier le ruissellement de surface et rendre le système vulnérable aux espèces envahissantes (Environnement Canada et Environmental Protection Agency des États-Unis, 2009).

Dans le parc national de la Péninsule Bruce, la circulation illégale de VTT a été observée (Brinker, 2007; Jalava et Wilson, 2008). En outre, il peut arriver que des visiteurs du parc piétinent la végétation (COSEPAC, 2002) et tuent ou endommagent ainsi des plants. Le suivi actuel des populations dans cet emplacement ne permet pas de déterminer les répercussions de ces activités sur l'arnoglosse plantain.

Perturbation ou dommage

On sait peu de chose sur les populations qui subsistent en bordure des rivières Maitland, Ausable et Thames, et les populations des zones de protection de la nature Rock Glen et Falls Reserve ne font l'objet d'aucune mesure de suivi ou de gestion (COSEPAC, 2002). Selon COSEPAC (2002), les sites se trouvant en bordure des rivières Ausable et Maitland sont susceptibles d'être piétinés par les pêcheurs sportifs et les chercheurs de fossiles, et les sites qui se trouvent sur les rivages du lac Huron sont menacés par le fauchage et l'aménagement de pelouses.

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5. Objectifs de gestion

L'objectif de gestion de l'arnoglosse plantain est de maintenir ou, dans la mesure du possible, d'augmenter l'abondance et l'aire de répartition actuelles de l'espèce au Canada, et d'accroître les connaissances sur les populations et les menaces.

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6. Stratégies générales et mesures de conservation

6.1 Mesures déjà achevées ou en cours

L'Agence Parcs Canada (1998) a publié un plan de gestion pour le parc national de la Péninsule Bruce. L'Agence travaille actuellement à la mise à jour de ce plan, pour s'assurer que l'habitat des espèces indigènes, y compris l'arnoglosse plantain, soit activement protégé.

Un plan de gestion de la zone côtière d'Oliphant a été rédigé par le Lake Huron Centre for Coastal Conservation (2009); il est disponible sur le site Web de l'organisme Friends of Oliphant Coastal Environments [en anglais seulement] (http://www.fooce.org/?page_id=40). Ce plan vise principalement l'identification des menaces pesant sur l'écosystème côtier d'Oliphant et recommande des mesures de gestion visant une sensibilisation accrue du public et la réduction des menaces associées à l'utilisation par l'humain de cet écosystème. L'arnoglosse plantain fait partie des espèces ciblées dans ce plan. 

En 1998, la réserve naturelle Petrel Point, qui longe la côte du lac Huron, avait une superficie de 24 ha, et 1400 individus florifères de l'espèce y avaient été dénombrés (COSEPAC, 2002). En 2009, 9 ha ont été ajoutés à la réserve, pour servir de zone tampon pour la végétation côtière (Ontario Nature, 2010). En 2011, un don de 0,7 ha a été fait, de sorte que la superficie approximative de la réserve est maintenant de 34 ha (Ontario Nature, 2011).

Plusieurs relevés, mentionnés dans le présent document, ont été réalisés en vue de combler les lacunes dans les connaissances sur les populations d'arnoglosses plantains.

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6.2 Stratégies générales

Les stratégies générales proposées dans le présent plan de gestion sont les suivantes :

  • Réaliser des relevés visant les populations d'arnoglosses plantains, pour recueillir des données à jour sur leur emplacement et leur abondance, ainsi que sur les menaces qui pèsent sur elles;
  • Mener des activités de sensibilisation et de communication auprès des parties concernées, des municipalités et des propriétaires fonciers, pour favoriser l'intendance de l'habitat;
  • Favoriser les recherches visant à combler les lacunes dans les connaissances.

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6.3 Mesures de conservation

Tableau 2. Mesures de conservation et calendrier de mise en œuvre
Mesure de conservationSous-Mesure de conservationPrioritéNote 12 de bas de pageMenaces ou préoccupations cibléesÉchéancier
1. Réaliser des relevés et recueillir des données à jourRecueillir les données actuelles sur l'aire de répartition et l'abondance de la population existante.ÉlevéePerturbation ou dommage2014-2019
1. Réaliser des relevés et recueillir des données à jourFaire le suivi des populations.ÉlevéePerturbation ou dommage2014-2019
1. Réaliser des relevés et recueillir des données à jourFaire le suivi des menaces connues.Élevée à moyennePerte ou dégradation de l'habitat2014-2019
2. Mener des activités de sensibilisation et de communication auprès des parties concernéesFavoriser la sensibilisation à l'égard de l'arnoglosse plantain, des prés marécageux côtiers, des tourbières minérotrophes et de la recherche de nouvelles populations.MoyenneToutes les menaces2014 – En cours
2. Mener des activités de sensibilisation et de communication auprès des parties concernéesFavoriser la sensibilisation à l'égard de la population canadienne de l'espèce dans chaque emplacement, dans les comtés énumérés à la section 3.2.ÉlevéePerturbation ou dommage2014 – En cours
3. Favoriser les recherches visant à combler les lacunes dans les connaissancesMener des recherches sur l'espèce et son habitat dans les sites existants et, s'il y a lieu, dans les sites d'où l'espèce a disparu, pour améliorer les connaissances sur les menaces (y compris leur gravité) qui pèsent sur l'espèce.ÉlevéeToutes les menaces2014-2019

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7. Évaluation des progrès

La réussite de la mise en œuvre du présent plan de gestion sera évaluée tous les cinq ans, en fonction des indicateurs de rendement suivants :

  • Des données supplémentaires sur l'abondance et l'aire de répartition de l'arnoglosse plantain au Canada ainsi que sur les menaces qui pèsent sur l'espèce ont été recueillies.
  • Les populations connues d'arnoglosses plantains et leur habitat actuel ont été maintenus ou, dans la mesure possible, augmentés.
  • Les menaces pesant sur les populations d'arnoglosses plantains au Canada ont diminué.

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8. Références

Agence Parcs Canada. 1998. Plan directeur du parc national de la Péninsule Bruce, Agence Parcs Canada. 

Anderson, L.C. 2006. Arnoglossum, Flora of North America, 20:621-625.

Bakowsky, W. 1995. Rare communities of Ontario: Great Lakes Coastal Meadow Marshes, NHIC Newsletter vol. 2, no 2, printemps 1995.

Brinker, S. 2007. Hydro-riparian Species at Risk Inventory - Bruce Peninsula National Park, préparé pour l'Agence Parcs Canada, parc national de la Péninsule Bruce, Tobermory (Ontario), par Dougan & Associates Ecological Consulting and Design, 84 p. + annexes.

COSEPAC 2002. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l'arnoglosse plantain (Arnoglossum plantagineum) au Canada − Mise à jour, Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa, vi + 14 p.

Environnement Canada et Environmental Protection Agency des États-Unis. 2009. Eaux littorales des Grands Lacs 2009 – Conférence sur l'état de l'écosystème des Grands Lacs : document d'information, Environnement Canada et Environmental Protection Agency des États-Unis.

Jalava, J.V, et P.L. Wilson. 2008. Hydro-riparian Species at Risk Inventory – Bruce Peninsula National Park, Phase II, préparé pour l'Agence Parcs Canada, parc national de la Péninsule Bruce / parc marin national Fathom Five, Tobermory (Ontario), iv + 74 p.

Jalava, J.V. 2009. Hydro-riparian Species at Risk Inventory – Bruce Peninsula National Park, Final Report, January 2009, préparé pour l'Agence Parcs Canada, parc national de la Péninsule Bruce / parc marin national Fathom Five, Tobermory (Ontario), vi + 152 p.

Lake Huron Centre for Coastal Conservation. 2009. Protecting Oliphant's Coast, Coastal Stewardship, Friends of Oliphant Coastal Environments [en anglais seulement].

Lee, H.T., W.D. Bakowsky, J. Riley, J. Bowles, M. Puddister, P. Uhlig et S. McMurray. 1998. Ecological Land Classification for Southern Ontario: First Approximation and its Application, Ontario Ministry of Natural Resources, Southcentral Science Section, Science Development and Transfer Branch, SCSS Field Guide FG-02.

NatureServe. 2014. NatureServe Explorer: An online encyclopedia of life [en anglais seulement] [application Web], version 7.1, NatureServe, Arlington (Virginie) [consulté le 17 avril 2014].

Ontario Nature. 2010. 2009-2010 Annual Report (PDF; 3.86 Mo) [en anglais seulement].

Ontario Nature. 2011. Nature Network News [en anglais seulement] (consulté le 25 avril 2014).

Papoulias, M. 2008. Biological inventory report for the Petrel Point Nature Reserve, Results of a 2007 survey of vascular plants and vegetative communities, Ontario Nature (Federation of Ontario Naturalists), Toronto (Ontario), 37 p. + v + annexes.

Voss, E.G. 1996. Michigan Flora, Part III: Dicots (Pyrolaceae-Compositae), Cranbrook Institute of Science Bulletin 61 and University of Michigan Herbarium, Ann Arbor (Michigan), 622 p.

Winter, P.L., K.R. Hickman, C.L. Groad, S.D. Fuhlendorf et M.S. Murphy. 2013. Seasonal fires, bison grazing and the tallgrass prairie forb Arnoglossum plantagineum Raf, Natural Areas Journal 33(3): 327-338.

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Annexe A. Cotes de conservation infranationales attribuées à l'arnoglosse plantain aux États-Unis

Tableau 3. Cotes de conservation attribuées par NatureServe pour les États des États Unis (NatureServe, 2014); S1 - gravement en péril, S2 - en péril, S3 - vulnérable, S4 apparemment non en péril, SNR - non classée.
ÉtatCoteÉtatCote
AlabamaS1MississippiSNR
ArkansasSNRMissouriSNR
IllinoisSNRNebraskaS4
IndianaSNROhioS2
IowaS4OklahomaSNR
KansasSNRTennesseeS2
LouisianeSNRTexasSNR
MichiganS3WisconsinS3
MinnesotaS2--

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Annexe B. Effets sur l'environnement et sur les espèces non ciblées

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée pour tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP, conformément à La directive du Cabinet sur l'évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes. L'objet de l'EES est d'incorporer les considérations environnementales à l'élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairées du point de vue de l'environnement et d'évaluer si les résultats d'un document de planification du rétablissement peuvent affecter un élément de l'environnement ou la réalisation de tout objectif ou cible de la Stratégie fédérale de développement durableNote 13 de bas de page (SFDD).

La planification de la gestion vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que la mise en oeuvre de plans de gestion peut, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur des espèces ou des habitats non ciblés. Les résultats de l'EES sont directement inclus dans le plan de gestion lui-même, mais également résumés dans le présent énoncé, ci-dessous.

Ce plan de gestion aura des effets bénéfiques pour l'environnement puisqu'il favorisera la conservation de l'arnoglosse plantain. On a tenu compte de l'éventualité que le plan entraîne par inadvertance des effets néfastes sur d'autres espèces. L'évaluation environnementale stratégique (EES) a mené à la conclusion que le présent plan sera manifestement bénéfique pour l'environnement et qu'il n'entraînera aucun effet néfaste important. Le lecteur trouvera des précisions à cet égard en consultant les sections du présent document intitulées « Besoins biologiques et besoins en matière d'habitat », « Mesures de conservation » et « Mesures déjà achevées ou en cours ».

Les mesures de rétablissement visant l'arnoglosse plantain auront des retombées particulièrement positives sur les communautés des prés marécageux côtiers (et des tourbières minérotrophes), milieux rares à l'échelle mondiale. Parmi les espèces en péril qui vivent dans les prés marécageux côtiers et les tourbières minérotrophes bordant la péninsule Bruce, on compte la platanthère blanchâtre de l'Est (Platanthera leucophaea), l'iris lacustre (Iris lacustris), le massasauga (Sistrurus catenatus), la couleuvre royale (Regina septemvittata), la tortue ponctuée (Clemmys guttata), la couleuvre fauve de l'Est (Pantherophis gloydi) et la couleuvre mince (Thamnophis sauritus). Aucune espèce préoccupante sur le plan de la conservation ne devrait subir d'effets négatifs.

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Note de bas de page

Note 1 de bas de page

http://www.registrelep.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=24F7211B-1

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Note 2 de bas de page

http://www.ec.gc.ca/media_archive/press/2001/010919_b_f.htm

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Note 3 de bas de page

Cette famille comprend les asters, les marguerites, les verges d'or, les tournesols et beaucoup d'autres espèces.

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Note 4 de bas de page

Apparemment non en péril (G4/N4/S4) : Espèce peu susceptible de disparaître du territoire en raison de la vaste étendue de son aire de répartition ou du grand nombre de populations ou d'occurrences, mais pour laquelle il existe des sources de préoccupations en raison de déclins localisés récents, de menaces ou d'autres facteurs.

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Note 5 de bas de page

Non en péril (G5/N5/S5) : Espèce très peu susceptible de disparaître du territoire en raison de la très vaste étendue de son aire de répartition ou de l'abondance de populations ou d'occurrences et ne suscitant aucune préoccupation associée à des déclins ou des menaces ou n'en suscitant que très peu.

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Note 6 de bas de page

Vulnérable (G3/N3/S3) : Espèce modérément susceptible de disparaître du territoire en raison d'une aire de répartition plutôt limitée, d'un nombre relativement faible de populations ou d'occurrences, de déclins récents et généralisés, de menaces ou d'autres facteurs.

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Note 7 de bas de page

En péril (G2/N2/S2) : Espèce très susceptible de disparaître du territoire en raison d'une aire de répartition limitée, d'un nombre restreint de populations ou d'occurrences, de déclins marqués, de menaces graves ou d'autres facteurs.

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Note 8 de bas de page

Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou une espèce en voie de disparition par l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces signalées à son égard.

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Note 9 de bas de page

Espèce qui vit à l'état sauvage en Ontario et qui n'est pas en voie de disparition ou menacée, mais qui peut le devenir par l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces signalées à son égard.

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Note 10 de bas de page

Chez les Astéracées, le pappus (ou aigrette) est un calice modifié qui entoure la base de chaque fleuron tubulé et de chaque fleuron ligulé des capitules. Le pappus peut être présent ou non et se composer de soies (parfois plumeuses), d'arêtes ou d'écailles. Chez certaines espèces, notamment l'arnoglosse plantain, les soies plumeuses du pappus servent de « parachute » à la graine et lui permettent d'être transportée par le vent.

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Note 11 de bas de page

Brun - espèce absente; vert – espèce présente et indigène; jaune - espèce présente, indigène et rare.

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Note 12 de bas de page

Le niveau de priorité est une expression de la mesure dans laquelle une mesure contribue directement à la conservation de l'espèce ou est un précurseur essentiel à une telle mesure. Les mesures de priorité élevée sont celles qui sont les plus susceptibles d'avoir une influence immédiate et/ou directe sur l'atteinte de l'objectif de gestion de l'espèce. Les mesures de priorité moyenne peuvent avoir une influence moins immédiate ou moins directe sur l'atteinte des objectifs de gestion en matière de population et de répartition, mais sont tout de même importantes pour la gestion de la population. Les mesures de faible priorité auront probablement une incidence indirecte ou graduelle sur l'atteinte des objectifs de gestion, mais elles sont tout de même considérées comme étant des contributions importantes aux connaissances et/ou à la participation du public et à son acceptation de l'espèce.

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Note 13 de bas de page

http://www.ec.gc.ca/dd-sd/default.asp?lang=Fr&n=F93CD795-1

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