Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur L'oxytrope patte-de-lièvre Oxytropis lagopus au Canada - 2014

Photo d'une touffe d'oxytrope patte-de-lièvre (Oxytropis lagopus) vue du dessus. Cette plante herbacée vivace possède de longues feuilles argentées qui mesurent 1 à 5 cm de long. Les inflorescences (quelques douzaines dans le cas de la touffe présentée) sont violettes et relativement grosses et mesurent 15 à 19 mm de long.
Photo d'une touffe d'oxytrope patte-de-lièvre.

Menacé
2014

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Information sur le document

Logotype du COSEPAC

Les rapports de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2014. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’oxytrope patte-de-lièvre (Oxytropis lagopus) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. xii + 68 p. (Registre public des espèces en péril).

Rapport(s) précédent(s) :
COSEWIC. 1995. COSEWIC status report on the Hare-footed Locoweed Oxytropis lagopus in Canada. Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada. Ottawa. 24 pp.

Smith, Bonnie. 1995. COSEWIC status report on the Hare-footed Locoweed Oxytropis lagopus in Canada. Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada. Ottawa. 24 pp.

Note de production :

Le COSEPAC remercie Juanita Ladyman d’avoir rédigé le rapport de situation sur l’oxytrope patte-de-lièvre (Oxytropis lagopus) au Canada, aux termes d’un marché conclu avec Environnement Canada. La supervision et la révision du rapport ont été assurées par Bruce Bennett, coprésident du Sous-comité de spécialistes des plantes vasculaires du COSEPAC.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819-953-3215
Téléc. : 819-994-3684
COSEPAC Courriel
COSEPAC site Web

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Status Report on the Hare-footed Locoweed Oxytropis lagopus in Canada.

Illustration/photo de la couverture :
Oxytrope patte-de-lièvre -- Photo : Cheryl Bradley (reproduction autorisée).

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2014.

No de catalogue CW69-14/388-2014F-PDF
ISBN 978-0-660-22220-2

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Logotype du COSEPAC

COSEPAC Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation - mai 2014

Nom commun
Oxytrope patte-de-lièvre
Nom scientifique
Oxytropis lagopus
Statut
Menacée
Justification de la désignation
Ce membre de la famille des papilionacées se trouve dans un habitat très restreint à l’intérieur d’une petite zone de prairie de fétuques scabres sur les sols graveleux du sud de l’Alberta et de l’ouest du Montana. Les occurrences en Alberta représentent une importante portion de la population mondiale. Cette plante fait face à de nombreuses menaces, dont la compétition avec des espèces de plantes exotiques envahissantes, l’exploitation de mines et de carrières, la mise en culture, le forage pétrolier et gazier, la construction routière et le broutage intensif par le bétail. Toutes ces menaces n’ont pas été atténuées et contribuent à la perte et à la dégradation continues de l’habitat.
Répartition
Alberta
Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1995. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en mai 2014.

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COSEPAC Résumé

Oxytrope patte-de-lièvre
Oxytropis lagopus

Description et importance de l’espèce sauvage

L’oxytrope patte-de-lièvre (Oxytropis lagopus var. conjugans) fait partie de la famille des Fabacées (Légumineuses). Il s’agit d’une plante herbacée vivace qui possède une grosse racine pivotante surmontée de rosettes de feuilles et de jolies fleurs violettes proportionnellement grosses. Malgré sa beauté, l’oxytrope patte-de-lièvre fait l’objet de peu d’intérêt pour le commerce horticole. La plante peut être toxique pour le bétail, plus particulièrement les chevaux. Certaines parties de la plante possèdent des propriétés médicinales et étaient utilisées par les membres des Premières Nations pour le traitement de plusieurs troubles.

Répartition

Il existe trois variétés d’Oxytropis lagopus : atropurpurea, conjugans et lagopus. La variété conjugans ne se rencontre que dans les prairies du sud de l’Alberta et de l’ouest du Montana. Les deux autres variétés sont présentes au Montana, au Wyoming et en Idaho, aux États-Unis. Au Canada, 11 sous-populations d’oxytrope patte-de-lièvre ont été signalées, dans une région d’environ 229 km2 comprenant les hautes terres du chaînon de la rivière Milk et du plateau de Del Bonita, dans le sud de l’Alberta. On ignore le nombre de sous-populations présentes au Montana. Les occurrences des États-Unis les plus proches se trouvent à environ 48 km au sud de celles d’Alberta, dans le comté de Glacier, au Montana.

Habitat

Au Canada, l’oxytrope patte-de-lièvre pousse dans les sous-régions naturelles de la prairie à fétuques des Foothills et de la prairie mixte, au sud de Lethbridge. En Alberta, l’oxytrope patte-de-lièvre se rencontre dans des sites à sol mince et graveleux, dans des prairies dégagées, à des altitudes allant de 1 189 à 1 995 m (3 900 à 6 545 pi). Les communautés de fétuques indigènes des prairies, dont l’oxytrope patte-de-lièvre fait partie, sont de plus en plus rares et considérées comme hautement prioritaires pour les efforts de conservation. Parmi les principales caractéristiques de l’habitat communes aux diverses descriptions, on compte la présence d’une croûte microbiotique (principalement composée de lichens) presque continue ainsi que de la sélaginelle dense (Selaginella densa). Selon certaines indications, la présence de carbonate de calcium (calcaire) dans le substrat pourrait être importante pour le taxon.

Biologie

L’oxytrope patte-de-lièvre fleurit de la fin avril au début juin. Les fleurs sont pollinisées par les insectes. Les plantes tirent avantage de l’humidité du sol au printemps, et les gousses parviennent à maturité tôt dans l’année. La prédation des graines par les insectes pourrait être importante certaines années, et la production de graines fluctue probablement d’une année à l’autre et d’une localité à l’autre. Les graines sont principalement dispersées par gravité; le vent et les rongeurs peuvent aussi contribuer à leur dispersion. La longévité des graines dans le sol et l’état du réservoir de semences sont inconnus.

Taille et tendances des populations

Les occurrences d’oxytrope patte-de-lièvre sont fragmentées, et les sites, qui comprennent un à plusieurs douzaines d’individus, peuvent être séparés par plusieurs kilomètres. Une sous-population, située au sud de Cardston, est disparue au cours des 40 dernières années. On compte actuellement 11 sous-populations connues, mais on doit encore confirmer l’existence d’une de ces sous-populations.

Menaces et facteurs limitatifs

L’extraction de gravier, le développement énergétique (pétrole et gaz), l’agriculture, la circulation de véhicules tout-terrain, la construction de chemins et le pâturage intensif du bétail ont déjà et pourraient continuer de contribuer à la destruction et à la modification de l’habitat du taxon. Selon de récentes observations, l’agropyre à crête, espèce envahissante, a des répercussions négatives sur l’effectif d’au moins cinq occurrences. Cette espèce exerce probablement une compétition directe pour les nutriments, l’eau et la lumière et pourrait contribuer à la modification de l’habitat de l’oxytrope patte-de-lièvre.

Protection, statuts et classements

L’oxytrope patte-de-lièvre ne bénéficie d’aucune protection juridique en Alberta et aux États-Unis.La dernière évaluation de l’oxytrope patte-de-lièvre par le COSEPAC remonte à avril 1995; le taxon a alors été désigné « espèce préoccupante ». En outre, il figure à l’annexe 3 de la Loi sur les espèces en péril (LEP). NatureServe lui a attribué la cote N1 (gravement en péril) à l’échelle du Canada et S1 en Alberta (gravement en péril).

En Alberta, trois sous-populations se trouvent sur des terrains privés (y compris celle qui est disparue), quatre sous-populations se trouvent en partie sur des terrains privés et en partie sur des terres publiques, trois sont situées sur des terrains qui sont gérés par une fiducie foncière, une est située dans une aire protégée provinciale (aire naturelle Ross Grassland nord) et une se trouve en partie dans une aire protégée provinciale (aire naturelle Ross Grassland), sur des terrains qui sont gérés par une fiducie foncière et sur des terrains privés.

Selon NatureServe, la variété conjugans est vulnérable au Montana (S3), aux États-Unis (N3) et à l’échelle mondiale (G4G5T3).L’Oxytropis lagopus n’a pas encore été évalué aux fins de la plus récente Liste rouge de l’UICN.

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Résumé technique

Oxytropis lagopus

oxytrope patte-de-lièvre

hare-footed locoweed (Nom anglais)

Répartition au Canada :
 Alberta

Données démographiques

Durée d’une génération (généralement, âge moyen des parents dans la population; indiquer si une méthode d’estimation de la durée d’une génération autre que celle qui est présentée dans les lignes directrices de l’UICN [2008] est utilisée)
Cette estimation est fondée sur la longévité estimée pour les plantes herbacées vivaces du genre Astragalus.
≥ 10 ans
Y a-t-il un déclin continu inféré du nombre total d’individus matures?
Probable
Pourcentage estimé de déclin continu du nombre total d’individus matures sur [cinq ans ou deux générations]
Inconnu
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d'augmentation] du nombre total d'individus matures au cours des [dix dernières années ou trois dernières générations].
Inconnu
Pourcentage [prévu ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix prochaines années ou trois prochaines générations].
Inconnu
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours de toute période de [dix ans ou trois générations] commençant dans le passé et se terminant dans le futur.
Inconnu
Est-ce que les causes du déclin sont clairement réversibles et comprises et ont effectivement cessé?
La menace associée au déclin continu inféré est comprise mais n'a pas cessé.
Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures?
Selon certaines observations, on peut inférer qu'il y a des fluctuations, mais il faudrait réaliser des relevés de surveillance pour le confirmer.
Non

Information sur la répartition

Superficie estimée de la zone d’occurrence
229 km2
Indice de zone d’occupation (IZO)
(Fournissez toujours une valeur établie à partir d'une grille à carrés de 2 km de côté).
La superficie réellement occupée pourrait être inférieure à 1 km2 à l'intérieur d'une zone de 14 km2.
124 km2
La population totale est-elle gravement fragmentée?
Non
Nombre de localitésNote de bas de information sur la répartition 1
On croit qu'une sous-population est disparue au cours des 40 dernières années.
9-11
Y a-t-il un déclin continu observé de la zone d’occurrence?
Non
Y a-t-il un déclin continu observé de l’indice de zone d’occupation?
Non
Y a-t-il un déclin continu observé du nombre de populations?
On croit qu'une sous-population est disparue au cours des 40 dernières années.
Non
Y a-t-il un déclin continu observé du nombre de localitésNote de bas de information sur la répartition 1?
Non
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de [la superficie, l’étendue ou la qualité] de l’habitat?
Oui
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations?
Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de localitésNote de bas de information sur la répartition 1?
Les fluctuations ne sont probablement pas « extrêmes », mais elles semblent exister.
Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence?
On dispose de peu de données. Les fluctuations observées sont probablement attribuables aux activités de recherche. Il est peu probable qu'il y ait des fluctuations extrêmes, étant donné le cycle vital du taxon.
Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l’indice de zone d’occupation?
Non

Note de bas de information sur la répartition

Note de bas de information sur la répartition 1

Voir « Définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et IUCN 2010 (en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.

Retour à la première référence de la note de bas de information sur la répartition 1

Nombre d’individus matures dans chaque population
Population
Nom du site (voir le tableau 3)
(Le stade du cycle vital des individus n'est pas indiqué dans le cas de tous les sites; le nombre total final d'individus est fondé sur une estimation, selon un rapport individus matures sur individus juvéniles de 3/1 pour chaque occurrence)
Nombre d’individus matures
date de la dernière observation
Whiskey Gap sudPrésent; 1992
Whiskey Gap nord-est1; 2011
Whiskey Gap nord341; 2011
Chaînon de la rivière Milk-CNC838; 2011
Chaînon de la rivière Milk2 540; 2011
Aire naturelle Ross Lake~200; 2011
Terrasse de la branche nord de la rivière Milk>50; 1996
Ranch Sandstone940; 2011
Lac Shanks ouest10 300; 2011
Lac Shanks sud820; 2011
Del Bonita est18 400; 2011
Total~34 430

Analyse quantitative

La probabilité de disparition de l’espèce à l’état sauvage est d’au moins [20 % sur 20 ans ou 5 générations, ou 10 % sur 100 ans]
On ne sait pas. Aucune analyse n'a été faite.

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou leur habitat)

Les menaces pesant actuellement sur les individus et les sous-populations d’oxytrope patte-de-lièvre sont les plantes exotiques envahissantes, l’exploitation minière et l’exploitation des carrières, les cultures annuelles et pluriannuelles de produits autres que le bois (particulièrement l’Agropyron cristatum), l’agriculture, les forages pétroliers et gaziers, la construction de chemins (y compris les sentiers non aménagés empruntés par des véhicules) ainsi que l’élevage et l’élevage à grande échelle. L’aménagement de parcs éoliens et l’exploitation du méthane de houille sont considérés comme des menaces potentielles futures.

Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)

Situation des populations de l’extérieur?
Vulnérable (S3) au Montana, aux États-Unis Selon NatureServe, le taxon est vulnérable à l'échelle des États-Unis (N3).
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?
On ne sait pas
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?
Probablement
Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?
Les milieux convenant au taxon sont limités au Canada.
On ne sait pas
La possibilité d’une immigration depuis des populations externes existe-t-elle?
Non
L'information concernant l'espèce est-elle de nature délicate?
Non

Historique du statut

COSEPAC :
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1995. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en mai 2014

Statut et justification de la désignation

Statut
Espèce menacée
Code alphanumérique
B1ab(iii)+2ab(iii)
Justification de la désignation
Ce membre de la famille des papilionacées se trouve dans un habitat très restreint à l’intérieur d’une petite zone de prairie de fétuques scabres sur les sols graveleux du sud de l’Alberta et de l’ouest du Montana. Les occurrences en Alberta représentent une importante portion de la population mondiale. Cette plante fait face à de nombreuses menaces, dont la compétition avec des espèces de plantes exotiques envahissantes, l’exploitation de mines et de carrières, la mise en culture, le forage pétrolier et gazier, la construction routière et le broutage intensif par le bétail. Toutes ces menaces n’ont pas été atténuées et contribuent à la perte et à la dégradation continues de l’habitat.
Critère A(déclin du nombre total d'individus matures) :
Sans objet. L’ampleur du déclin est inconnue.
Critère B(petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) :
Correspond au critère de la catégorie « menacée », B1ab(iii)+2ab(iii), car la zone d’occurrence (229 km²) et l’indice de zone d’occupation (124 km²) sont inférieurs aux seuils fixés pour cette catégorie. Même si 11 sous-populations existantes sont connues, certaines d’entre elles pourraient compter seulement un individu et ne sont peut-être pas viables. Il y a un déclin continu observé, prévu et inféré de la superficie, de l’étendue et de la qualité de l’habitat. La population n’est pas considérée comme gravement fragmentée et ne subit pas de fluctuations extrêmes.
Critère C(nombre d'individus matures peu élevé et en déclin) :
Sans objet. Le nombre d’individus matures dépasse les seuils établis.
Critère D(très petite population totale ou répartition restreinte) :
Sans objet. La taille de la population et l’IZO dépassent les seuils pour ce critère.
Critère E(analyse quantitative) :
Aucune n’a été faite.

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Préface

 
Depuis la dernière évaluation de l’oxytrope patte-de-lièvre (Oxytropis lagopus) par le COSEPAC, en 1995, quatre sous-populations additionnelles ont été découvertes, ce qui explique la légère augmentation de la zone d’occurrence. L’aire de répartition actuelle du taxon est tout de même bien inférieure à son aire de répartition historique. De nombreux nouveaux individus ont été observés. Le taxon n’a fait l’objet d’aucune gestion active, et l’augmentation de la zone d’occurrence et du nombre d’individus s’explique par les activités de recherche intensives. Les données disponibles ne permettent pas d’évaluer les tendances en matière de population. Des études de surveillance des populations doivent être réalisées pour qu’on puisse comprendre les caractéristiques démographiques du taxon et effectuer des analyses quantitatives de la dynamique de la population.

Les menaces et l’ampleur des menaces auxquelles est exposé le taxon sont essentiellement les mêmes que ce qui était indiqué dans l’évaluation de 1995. Les menaces sont : l’empiètement des plantes exotiques envahissantes, l’agriculture, l’extraction de gravier, le développement énergétique, l’utilisation de véhicules récréatifs et les perturbations causées par le bétail. L’extraction de gravier a cessé dans une sous-population, en vue de protéger l’habitat du taxon. Cependant, l’empiètement de l’agropyre à crête(Agropyron cristatum), espèce envahissante, semble avoir augmenté et nuit aux occurrences d’oxytrope patte-de-lièvre en causant une compétition directe et une perte d’habitat dans au moins 5 des 11 sous-populations.

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Logotype du COSEPAC

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

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Définitions (2014)

Espèce sauvage

Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.
Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
En voie de disparition (VD)Note de bas de définition a
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
Préoccupante (P)Note de bas de définition b
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
Non en péril (NEP)Note de bas de définition c
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
Données insuffisantes (DI)Note de bas de définition d
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

Note de bas de définition

Note de bas de définition a

Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.

Retour à la référence de la note de bas de définition a

Note de bas de définition b

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

Retour à la référence de la note de bas de définition b

Note de bas de définition c

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

Retour à la référence de la note de bas de définition c

Note de bas de définition d

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

Retour à la référence de la note de bas de définition d

Note de bas de définition e

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

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Description et importance de l’espèce

Nom et classification

Nom scientifique :
Oxytropis lagopus Nutt. var. conjugans Barneby.
Synonymes :
Aragallus lagopus (Nutt.) Greene, Astragalus blankinshipii (A. Nelson) Tiderstr., Astragalus lagopus (Nutt.) Tidestr., Oxytropis blankinshipii (A. Nelson) K. Schum. et Spiesia lagopus (Nutt.) Kuntze (ITIS, 2012).
Noms anglais :
Hare’s-foot Locoweed, Hare’s-foot Crazyweed, Hare’s-foot Point-vetch, Rabbit-foot Crazyweed, Hare Oxytrope (Welsh, 2001; Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, 2012).
Nom français :
oxytrope patte-de-lièvre.
Famille :
Fabacées (Légumineuses).
Sous-famille :
Papilionoïdées.
Grand groupe végétal :
Dicotylédones.

Le genre Oxytropis fait partie de la famille des Fabacées (Légumineuses). Il existe 310 à 350 espèces d’Oxytropis dans le monde, réparties en Afrique, en Asie, en Europe et en Amérique du Nord (Xiangyun et al., 2010; Li et al., 2012). Selon Moss (1983), on trouve 9 espèces ainsi que 4 variétés ou sous-espèces d’Oxytropis en Alberta.

En 1833, Nathanial Wyeth a récolté une plante « remarquable » dans l’ouest du Montana (Barneby, 1952). Ce spécimen a été décrit par Thomas Nuttall (1834), qui a nommé l’espèce Oxytropis lagopus Nutt. L’épithète « lagopus » vient du grec et signifie « en patte de lièvre » (Stearn, 1992). Ce nom fait probablement référence aux sépales velus qui, avec un peu d’imagination, peuvent faire penser à la patte d’un lièvre ou d’un lapin (Taylor, 1992). Les sépales forment le verticille externe de la fleur. Le spécimen type de l’Oxytropis lagopus se trouve dans l’herbier de la Montana State University (MONT); il a été récolté le 4 juillet 1898 par J. W. Blankinship (s.n.) à Middle Creek, à 15 miles au sud-ouest de Bozeman, dans le comté de Gallatin, au Montana, aux États-Unis.

Il existe trois variétés d’Oxytropis lagopus :lagopus, atropurpurea et conjugans. Les variétés lagopus et atropurpurea sont plus répandues que la variété conjugans. Un isotype de la variété conjugans a été récolté le 1er juin 1921 par E.O. Wooton (s.n.) « à proximité de Helena », dans le comté de Lewis and Clark, au Montana, aux États-Unis, et a été déposé dans l’herbier du New York Botanical Garden. Dans le cadre de la préparation du présent rapport, il a été impossible de déterminer ce qui est advenu de l’holotype de la variété conjugans.

Barneby (1952) a décrit une affinité existant entre l’Oxytropis lagopus, l’O. besseyi, l’O. multiceps et peut-être l’O. nana (Barneby, 1952). Dans le passé, il y a eu une certaine confusion entre ces espèces, et de nombreux spécimens ont fait l’objet au fil des années d’annotations multiples les liant à l’une ou l’autre de ces espèces (par exemple, MONTU 104347, 088376, 29044 et 44549 ainsi que MONT 028726, 028734 et 028735).

Une seule variété d’Oxytropis besseyi (var. besseyi) est présente au Canada, en Saskatchewan (USDA, NRCS, 2012). Dans les régions des États-Unis où cette variété et l’O. lagopus sont cooccurrents, l’hybridation est évitée du fait que, à la même altitude, l’O. lagopus fleurit et produit des fruits considérablement plus tôt que l’O. besseyi. L’O. lagopus donne une plante plus petite et à pubescence plus dense que l’O. besseyi, et l’O. lagopus présente sur le calice de courts poils noirs parmi les longs poils blancs, alors que l’O. besseyi ne présente que de longs poils blancs (Barneby, 1952; Welsh, 2001).

Description morphologique

L’oxytrope patte-de-lièvre est une vivace courte et cespiteuse de 5 à 15 cm de hauteur (Figure 1). Il est muni d’une racine pivotante grosse et proportionnellement épaisse, simple ou divisée, surmontée de plusieurs rosettes de feuilles. Les feuilles mesurent 1 à 5 cm de longueur et comportent 5 à 9 folioles très rapprochées. Les feuilles sont oblongues, presque ovales en raison des folioles très compactes. Les feuilles et les tiges sont couvertes de longs poils soyeux argentés. Les stipules sont membraneuses et densément pubescentes. Chaque tige florifère porte 5 à 9 fleurs violet bleu foncé qui mesurent 15 à 19 mm de longueur. Les gousses sont ovales-oblongues, mesurent 8 à 13 mm de longueur et environ 5 mm d’épaisseur et sont densément couvertes de longs poils.

Figure 1. Illustration de l’oxytrope patte-de-lièvre (tirée de Welsh, 2001, reproduite avec l’autorisation de l’artiste, Stanley L. Welsh).
Illustration de l'oxytrope patte-de-lièvre
Photo: © Stanley L. Welsh, 2001
Description longue pour la figure 1

Dessin d'une plante de l'espèce Oxytropis lagopus (vue latérale), montrant la racine pivotante, grosse et proportionnellement épaisse, surmontée de feuilles et de trois tiges florifères. La variété présentée n'est pas identifiée, mais elle possède plus de 5 à 9 folioles par feuille, ce qui est caractéristique de la variété conjugans. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

La variété conjugans se distingue des variétés lagopus et atropurpurea par ses feuilles plus courtes et comportant moins de folioles (5 à 9 comparativement à 9 à 17) et par sa densité plus élevée de poils soyeux (voir le tableau 1).

La variété conjugans est la seule à avoir été signalée en Alberta. Pour de plus amples renseignements et des descriptions, voir Greene (1897), Hitchcock et Cronquist (1961), Boivin (1967), Moss (1983), Dorn (1984, 2001), Looman et Best (1987), Hitchcock et Cronquist (1974) et Welsh (2001). Voir Hitchcock et Cronquist (1961) pour des dessins, notamment des gros plans des feuilles, des stipules et des fleurs, des trois variétés d’Oxytropis lagopus.

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Tableau 1. Tableau présentant les caractères morphologiques qui distinguent les variétés atropurpurea, conjugans et lagopus de l'espèce Oxytropis lagopus. Ces caractères sont le nombre de folioles par feuille, la longueur du rachis et l'abondance de poils.

Tableau 1. Caractères morphologiques distinguant les variétés atropurpurea, conjugans et lagopus de l'espèce Oxytropis lagopus (d'après Nuttall, 1834; Barneby, 1952; Boivin, 1967; Welsh, 2001).
CaractèreVariété
atropurpurea
Variété
conjugans
Variété
lagopus
Nbre de folioles par feuille9 à 175 à 99 à 17
Longueur du rachisPlus long que la foliole la plus longueEnviron de la même longueur que la foliole la plus longueAu moins 2 fois aussi long que les folioles
PoilsPeu abondantsLongs, soyeux et abondantsPeu abondants

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Structure spatiale et variabilité de la population

On ignore quel est le degré de variation génétique entre et à l’intérieur des occurrences (ou sous-populations) d’oxytrope patte-de-lièvre. Aucune sous-population d’O. lagopus n’a été soumise à des analyses génétiques. Les plantes du genre Oxytropis ont un nombre chromosomique de base de x = 8, mais des taxons polyploïdes ont été observés (Welsh, 2001; Chung et al., 2004). Le degré de ploïdie de l’O. lagopus est inconnu.

Les occurrences d’Alberta pourraient présenter des différences génétiques par rapport à celles du Montana, aux États-Unis, car elles se trouvent à la limite nord de l’aire de répartition du taxon et pourraient être relativement isolées des occurrences du Montana. En effet, environ 48 km séparent les occurrences d’Alberta de l’occurrence connue la plus proche au Montana, située dans le comté de Glacier. Toutefois, la répartition de l’espèce est mal connue, et des occurrences du Canada et des États-Unis pourraient se trouver plus près les unes des autres que ce que laissent croire les mentions actuelles. La plupart des régions du comté de Glacier n’ont pas fait l’objet de relevés approfondis.

Selon la plupart des données recueillies, le taxon occupe une niche écologique semblable au Canada et aux États-Unis. Toutefois, certains spécimens d’herbier provenant du Montana, aux États-Unis, ont été récoltés dans des milieux inhabituels pour l’espèce (voir la section « Habitat »); il est donc possible qu’il existe des races distinctes de la variété.

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Unités désignables

Il n’y a qu’une seule unité désignable en Alberta. Onze des 12 occurrences connues se trouvent dans un secteur d’environ 229 km². Toutes les occurrences se situent dans la même aire écologique nationale du COSEPAC, celle des Prairies (Secrétariat du COSEPAC, 2007). Rien n’indique que l’espèce présente un caractère distinct (voir les sections « Structure spatiale et variabilité de la population » et « RÉPARTITION »).

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Importance de l’espèce

En anglais, les espèces des genres Oxytropis et Astragalus sont désignées par le nom commun « locoweeds », en raison de leurs effets toxiques causant un trouble nommé « locoïsme » chez le bétail (Kingsbury, 1964; Stegelmeier et al., 1999). Les plantes de ces deux genres peuvent entraîner les symptômes suivants : hyperactivité, raideur, tête pendante, salivation, convulsions, cécité apparente, troubles de coordination croissants, faiblesse et décès (Ralphs et Stegelmeier, 2011). Plusieurs, mais pas toutes, les espèces des genres Astragalus et Oxytropis renferment des concentrations élevées de swainsonine, l’alcaloïde indolizidine responsable des symptômes du « locoïsme » (Ralphs et Stegelmeier, 2011). Tous les types de bétail, mais plus particulièrement les chevaux, sont sensibles à ces effets toxiques, qui peuvent aussi causer des anomalies des fonctions reproductives. Selon les recherches menées au cours des dix dernières années, la swainsonine est produite par l’Undifilum oxytropis, champignon endophyte, et non par les plantes elles-mêmes (Braun et al., 2003; McLain-Romero et al., 2004; Pryor et al., 2009).

Il est probable que le premier cas de toxicité signalé en lien avec l’Oxytropis lagopus remonte à 1889 (Anderson, 1890). En effet, Kelsey (1889) a rapporté qu’il était surpris qu’une plante qui lui avait été donnée, nommée O. lagopus, entraîne la mort des chevaux. Les récentes recherches ont montré que les concentrations de l’alcaloïde peuvent varier d’un individu à l’autre au sein d’une même espèce et que cette variation peut être considérable, même au sein d’une sous-population (Cook et al., 2009).

McClintock (1909, 1910, 1923) a récolté des spécimens de diverses espèces et a consigné les noms utilisés par les Pieds-NoirsImportance de l’espèce Footnote 1 (Siksika) pour désigner ces espèces. Les spécimens ont été identifiés par O.E. Jennings et déposés dans la collection du Carnegie Institute, à Pittsburgh (McClintock, 1909). Le nom donné par les Pieds-Noirs à l’Oxytropis lagopus, dont le spécimen avait été identifié par Jennings comme appartenant à l’espèce Aragallus lagopus, était « a-sat-chiot-ake » (McClintock, 1909; McClintock, 1923). « A-sat-chiot-ake » signifie « herbe hochet » (Johnson, 1970; Johnson, 1987). McClintock (1909, 1923) a signalé que « certaines fleurs sont violettes, alors que d’autres sont bleues, jaunes ou blanches. L’espèce pousse sur les sols graveleux. Les Peids-Noirs mâchent la plante pour contrer les maux de gorge et atténuer l’enflure » (Moerman, 1998). Ces renseignements ont aussi été rapportés par Murphy (1959), mais ils proviennent probablement directement de McClintock (1909) plutôt que d’observations indépendantes. Les multiples couleurs de fleurs décrites par McClintock (1909) donnent à penser que plus d’une espèce du genre Oxytropis était utilisée à de mêmes fins.

Utilisation horticole

L’Oxytropis lagopus est utilisé dans le commerce horticole, mais apparemment dans une faible mesure. Des graines peuvent être achetées en ligne (par exemple, Alplains, 2012), et un cas où l’espèce a été cultivée avec succès a été signalé en Saskatchewan (Lee, 2012). Toutefois, il est impossible de dire si la culture ou l’intérêt pour la transplantation de l’espèce sont suffisants pour qu’il y ait des risques de dilution génétique ou d’hybridation dans la région où l’oxytrope patte-de-lièvre est indigène.

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Répartition

Aire de répartition mondiale

L’Oxytropis lagopus est indigène et endémique au Wyoming, au Montana et à l’Idaho, aux États-Unis, ainsi qu’à l’Alberta, au Canada. L’espèce se divise en trois variétés : lagopus, atropurpurea et conjugans (tableau 2; Figure 2). La variété lagopus est la plus répandue et se rencontre au Montana, au Wyoming et en Idaho. La variété atropurpurea est moins répandue que la précédente et se rencontre au Montana, au Wyoming et dans l’extrême est de l’Idaho. L’Oxytropis lagopus a été signalé dans le Dakota du Sud (USDA, NCRS, 2012), mais il s’agit probablement d’une erreur; en effet, ce signalement est fondé sur un seul spécimen d’origine incertaine datant d’il y a environ 60 ans (Welsh, comm. pers., 2012).

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Tableau 2. Tableau présentant le nombre de spécimens d'Oxytropis lagopus présents dans les herbiers des États-Unis et du Canada. Les renseignements présentés sont la province ou l'État, l'acronyme de l'herbier, le nombre de spécimens pour lesquels aucune variété n'a été indiquée et le nombre de spécimens de chacune des trois variétés de l'espèce.

Tableau 2. Nombre de spécimens d'Oxytropis lagopus présents dans les herbiers des États-Unis et du Canada. Les chiffres entre parenthèses indiquent le nombre de spécimens uniques à l'herbier.
Province ou État, paysAcronyme de l'herbierAucune variété indiquéeNombre de spécimens
Variété
atropurpurea
Nombre de spécimens
Variété
conjugans
Nombre de spécimens
Variété
lagopus
Alberta, CanadaALTA002 (2)0
Alberta, CanadaBRY004 (2)0
Alberta, CanadaCAFB1 (1)Table 2 Footnote a000
Alberta, CanadaISC0020
Alberta, CanadaLEA0010
Alberta, CanadaUAC0011 (11)0
Montana, États-UnisARIZ1 (1)000
Montana, États-UnisBRY1 (1)04 (3)0
Montana, États-UnisDAO8 (4)001
Montana, États-UnisID2 (2)1 (1)05 (4)
Montana, États-UnisISC01 (1)2 (2)5 (3)
Montana, États-UnisLEA001 (1)0
Montana, États-UnisMONT87 (79)2 (2)2 (1)1
Montana, États-UnisMONTU25 (23)223 (21)36 (32)
Montana, États-UnisNY20 (14)114 (11)Table 2 Footnote b21 (17)Table 2 Footnote c
Montana, États-UnisRM35 (31)7 (5)024 (20)
Montana, États-UnisWTU16 (7)15 (4)2 (92)
Montana, États-UnisPH1 (1)000
Montana, États-UnisSJNM0010
Idaho, États-UnisBRY0200
Idaho, États-UnisDAO0001
Idaho, États-UnisID1 (1)0025 (21)
Idaho, États-UnisISC001 (1)1
Idaho, États-UnisMONT1 (1)001 (1)
Idaho, États-UnisNY7 (7)0019 (14)
Idaho, États-UnisRM09 (6)01 (1)
Idaho, États-UnisWS0002 (1)
Idaho, États-UnisWTU0002
Idaho, États-UnisWWB0001 (1)
Wyoming, États-UnisAC1 (1)000
Wyoming, États-UnisARIZ0200
Wyoming, États-UnisBRY013 (5)00
Wyoming, États-UnisCS0100
Wyoming, États-UnisDAO9 (7)6 (4)d05 (4)
Wyoming, États-UnisID0202
Wyoming, États-UnisISC08 (5) Table 2 Footnote d02 (2)
Wyoming, États-UnisNY17 (15)45 (30) Table 2 Footnote d05 (4) Table 2 Footnote c
Wyoming, États-UnisPH2 (1)000
Wyoming, États-UnisSJNM0100
Wyoming, États-UnisRM9 (9)134 (116)066 (61)
Wyoming, États-UnisUTC0002
Wyoming, États-UnisWTU1 (1)000

Footnotes

Tableau 2 Footnote a

Institution Codes:

Même si ce n'est pas indiqué sur l'étiquette, on sait que le spécimen appartient à la variété conjugans.

Return to a tableau 2 footnote a referrer

Table 2 Footnote b

Isotype.

Return to b tableau 2 footnote b referrer

Table 2 Footnote c

L'herbier NY renferme trois (3) spécimens supplémentaires de la variété lagopus récoltés au 19e siècle, mais dont on ignore l'État d'origine; d'après les descriptions de la région de récolte, il est probable qu'un de ces spécimens provient du Wyoming et deux du Montana.

Return to c tableau 2 footnote c referrer

Table 2 Footnote d

Les herbiers NY et DAO renferment des spécimens dont la variété n'a pas été indiquée, mais des spécimens de l'herbier ISC qui ont le même herborisateur ou numéro de récolte appartiennent à la variété atropurpurea.

Return to d tableau 2 footnote d referrer

Figure 2. Répartition des trois variétés d'Oxytropis lagopus, selon les spécimens présents dans les herbiers énumérés dans le tableau 2 (section « Répartition mondiale »).
Répartition des trois variétés d'Oxytropis lagopus.
Description longue pour la figure 2

Carte de l'Amérique du Nord montrant la répartition de chacune des trois variétés d'Oxytropis lagopus, selon les spécimens présents dans les herbiers énumérés dans le tableau 2. La variété lagopus est la plus répandue et a été signalée au Montana, au Wyoming et en Idaho. La variété atropurpurea est moins répandue et a été signalée au Montana, au Wyoming et dans l'extrême est de l'Idaho. La variété conjugans a été signalée en Alberta (à au maximum 14 kilomètres de la frontière avec les États-Unis) et au Montana. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

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Figure 3. Répartition de l'Oxytropis lagopus var. conjugans au Montana, aux États-Unis. Cette répartition est fondée sur les spécimens d'herbier. La superficie des occurrences d'Alberta est à l'échelle.
Répartition au Montana et aux États-Unis
Photo : © non disponible
Description longue pour la figure 3

Répartition de l'Oxytropis lagopus var. conjugans au Montana, aux États-Unis. Cette répartition est fondée sur les spécimens d'herbier. La superficie des occurrences d'Alberta est à l'échelle. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

L’oxytrope patte-de-lièvre est présent dans le sud de l’Alberta et au Montana, État adjacent (ACIMS, 2012; USDA, NRCS, 2012). On trouve des occurrences de l’espèce jusqu’à environ 14 km (dans le passé 20 km) au nord et jusqu’à environ 425 km au sud de la frontière Alberta-Montana. L’aire de répartition totale connue est d’environ 48 000 km2 (figures 2 et 3). Seule une petite proportion de cette superficie renferme des milieux propices au taxon (voir la section Habitat).

On ignore si les occurrences signalées au Montana existent encore. Il semble qu’aucun spécimen récolté au Montana n’ait été déposé dans un herbier au cours des dix dernières années. Il est impossible de déterminer si ce phénomène est attribuable au déclin général de la récolte de plantes observé au cours des vingt dernières années (Prather et al., 2004) ou est indicateur d’une rareté accrue de la variété conjugans.

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La variété conjugans est la seule des trois variétés d’Oxytropis lagopus signalée au Canada, où elle est limitée au sud de l’Alberta, dans une zone située à environ 14 km de la frontière avec les États-Unis (Figure 4). Même si cette région est relativement petite, le nombre de sites canadiens est proportionnellement élevé par rapport au nombre de sites existants dans le monde.

Aire de répartition canadienne

La variété conjugans est la seule des trois variétés d’Oxytropis lagopus signalée au Canada, où elle est limitée au sud de l’Alberta, dans une zone située à environ 14 km de la frontière avec les États-Unis (Figure 4). Même si cette région est relativement petite, le nombre de sites canadiens est proportionnellement élevé par rapport au nombre de sites existants dans le monde.

Figure 4. Occurrences d'oxytrope patte-de-lièvre en Alberta, au Canada (ACIMS, 2012). Il est à signaler que le taxon est disparu de la ZO 1 et que les numéros de ZO correspondent à ceux du Tableau 5.
Occurrences d'oxytrope patte-de-lièvre en Alberta, au Canada
Photo : © ACIMS, 2012
Description longue pour la figure 4

Carte d'une partie du sud de l'Alberta montrant les 12 occurrences d'éléments de l'oxytrope patte-de-lièvre. Dix de ces sites sont existants; ils sont tous situés à au maximum 14 km de la frontière avec les États-Unis. Chaque occurrence d'élément est identifiée par un numéro qui correspond à celui qui lui est attribué dans le Tableau 5, où le nom de chaque occurrence est aussi indiqué. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

Au total, on trouve 12 occurrences d’oxytrope patte-de-lièvre dans le sud de l’Alberta (ACIMS, 2012; tableau 3). Dix des 12 occurrences (ZO 3 à 12 de la carte, dans le tableau 3) sont existantes et se trouvent à au plus 14 km de la frontière avec les États-Unis. L’existence de 1 occurrence (ZO 2 de la carte, dans le tableau 3) doit être confirmée (ACIMS, 2012). Shaw a récolté les premiers spécimens d’oxytrope patte-de-lièvre au Canada près de Cardston, en Alberta, en 1958 (Shaw, 1966) et dans la même région en 1967 (Tableau 4). Cette occurrence, située immédiatement au sud de Cardston, est isolée des autres occurrences connues et semble être aujourd’hui disparue (Wallis et al., 1986; Smith, 1995; ZO 1 de la carte; Tableau 4). L’extraction de gravier, l’urbanisation et la construction de chemins pourraient avoir contribué à la disparition de cette occurrence (Figure 5). Il est également possible que cette occurrence ait été constituée de plantes introduites dans une région non propice (Wallis [1987], cité dans Smith, 1995). Toutefois, Smith (1995) a visité ce site et a signalé que le milieu convenait à l’oxytrope patte-de-lièvre et que les espèces végétales communément associées à la variété étaient présentes.

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Figure 5. Emplacement des occurrences d'oxytrope patte-de-lièvre, mises en relation avec les ressources en matériaux d'agrégation présentes dans le sud de l'Alberta. Carte de base fournie par l'Alberta Geological Survey (2012).
Emplacement des occurrences d'oxytrope patte-de-lièvre
Photo : © Carte de base fournie par l'Alberta Geological Survey, 2012.
Description longue pour la figure 5

Carte d'une partie du sud de l'Alberta montrant la répartition des occurrences existantes d'oxytrope patte-de-lièvre et les ressources en matériaux d'agrégation situées à proximité (gravier propre, sable propre, gravier propre avec sable, gravier limoneux ou argileux, sable limoneux ou argileux avec gravier et sable et gravier de classe granulométrique inconnue). De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

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Tableau présentant les occurrences d’éléments d’oxytrope patte-de-lièvre en Alberta. Les renseignements présentés sont le numéro de l’occurrence d’élément (site) et son nom, le code de localité de l’ACIMS (Alberta Conservation Information Management System), l’année d’observation et le nombre d’individus.

Tableau 3. Occurrences d’oxytrope patte-de-lièvre en Alberta, au Canada (ACIMS, 2012).
Num. de la ZO sur la carteOccurrenceCode de localité de l'ACIMSAnnée de l'observation; nombre d'individus
1re obs.
Année de l'observation; nombre d'individus
2e obs.
Année de l'observation; nombre d'individus
3e obs.
Année de l'observation; nombre d'individus
4e obs.
Année de l'observation; nombre d'individus
5e obs.
Année de l'observation; nombre d'individus
6e obs.
Année de l'observation; nombre d'individus
7e obs.
1Cardston88741958; taxon présent1966; taxon présent1967; taxon présent1986; 01993; 0--
2Whiskey Gap sud88751986; taxon présent1992; taxon présent-----
3Whiskey Gap nord-est218252011; 1------
4Whiskey Gap nord218302011; 341------
5Chaînon de la rivière Milk-CNC217192007; 2212011; 838-----
6Aire naturelle Ross Lake21912 (8876, 21823)1983; taxon présent1985; taxon présent2009; 1762011; ~200---
7Chaînon de la rivière Milk21916 (21829, 8877, 16972, 21828, 21827, 8880)1986; 500 à 1 0001993; 250 à 3001996; > 501999; taxon présent2002; taxon présent2007; 3102011; 2 540
8Terrasse de la branche nord de la rivière Milk88781996; > 50------
9Sandstone Ranch88791986; taxon présent2010; 1622011; 940----
10Lac Shanks ouest21924 (8884, 21721, 8885, 8881)1976; taxon présent1986; taxon présent1993; > 1 0002001; taxon présent2011; 10 300--
11Lac Shanks sud88821993; 1 0002011; 820-----
12Del Bonita est21933 (8883, 21716)1993; ~ 5002010; 2 0602011; 18 400----

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Tableau présentant les spécimens d'herbier d'oxytrope patte-de-lièvre récoltés en Alberta, avec le code de l'organisation, le nom de l'herborisateur, le numéro de collecte, la date de récolte et la localité.

Tableau 4. Spécimens d'herbier d'oxytrope patte-de-lièvre récoltés en Alberta, au Canada
Code de l'organisation Table 4 Footnote 1Herborisateur, numéro de collecteDate de récolteLocalité
BRYKeith Shaw, 3516 mai 1958Versant sud, près du réservoir de la ville de Cardston, en Alberta.
BRY, ISCS.L. Welsh et G. Moore, 542319 juin 1966Environ 2 miles au sud-ouest de Cardston.
BRY, LEA, ISCKeith Shaw, 3406 juin 19672 miles au sud-ouest de Cardston.
BRYKeith Shaw, 125122 mai 1972À l'est de la branche nord de la rivière Milk, à Whiskey Gap, dans le sud-ouest de l'Alberta.
UACFred Fodor, 181er juin 1976Del Bonita, à 3 miles de la frontière avec les États-Unis. Autoroute 493.
ALTAAllen, L., P. McIsaac et M. Bailey, sans numéro22 juin 1983Aire naturelle Ross Lake
ALTAAllen, L. et S. Myers, sans numéro23 mai 1985Aire naturelle Ross Lake
UACBonnie Smith, 103522 mai 1992Pâturage communautaire de Ross Lake, au nord-est de Whiskey Gap, dans le sud de l'Alberta.
UACBonnie Smith, s.n.23 mai 1993Région du lac Shanks et de la branche nord de la rivière Milk, dans le sud de l'Alberta.
UACBonnie Smith, 107723 mai 1993Sud-est du lac Shanks et chemin menant à Twin Rivers à partir de Del Bonita, dans le sud de l'Alberta.
UACBonnie Smith, 107423 mai 1993Rive sud du lac Shanks, à la jonction des chemins, au nord-est de Del Bonita, dans le sud de l'Alberta.
UACBonnie Smith, 110723 mai 1993Au sud du croisement entre la branche nord de la rivière Milk et de l'autoroute 62, au nord de Del Bonita, dans le sud de l'Alberta.
UACBonnie Smith, 106023 mai 1993Immédiatement au sud du croisement entre la branche nord de la rivière Milk et de l'autoroute 62, au nord de Del Bonita, dans le sud de l'Alberta.
UACBonnie Smith, 107823 mai 1993Belvédère de la branche nord de la rivière Milk, à l'ouest du chemin menant au ranch, au nord-ouest de Del Bonita, dans le sud de l'Alberta.
UACSuzanne Visser, Jamey Podlubny, Reg Ernst, sans numéro10 juin 2007Ranch Nay, Conservation de la nature Canada, au nord de Whiskey Gap, en Alberta.
UACSuzanne Visser, Jamey Podlubny, Reg Ernst, sans numéro3 juin 2007Pâturage communautaire de Ross Lake, au nord de Whiskey Gap, en Alberta.
UACSuzanne Visser, Jamey Podlubny, Reg Ernst, sans numéro3 juin 2007Pâturage communautaire de Ross Lake, au nord de Whiskey Gap, en Alberta.
CAFB Table 4 Footnote 2B. Sommerfeldt, sans numéro24 mai 1986Ranch Sommerfeldt, Whiskey Gap, Alberta.

Footnotes

Tableau 4 Footnote 1

Codes de l'organisation:

ALTA = University of Alberta, Canada
BRY = Brigham Young University, herbier S. L. Welsh, États-Unis
CAFB = Ressources naturelles Canada, Service canadien des forêts, Canada
ISC = Iowa State University Herbarium, États-Unis
LEA = University of Lethbridge Herbarium, Canada
UAC = University of Calgary Herbarium, Canada

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Table 4 Footnote 2

Quatre (4) spécimens sur une même planche, identifiés comme appartenant à l'espèce « O. lagopus » par J. Derek Johnson.

Return to table 4 footnote 2 referrer

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Le nombre de spécimens des trois variétés présents dans divers herbiers a été étudié (voir la section « Collections examinées »). Selon les données d’herbier limitées, on peut conclure que la variété conjugans a manifestement été la moins récoltée et est la plus rare des trois variétés de l’espèce. Son aire de répartition est petite et se limite à une partie du Montana et à une région relativement petite du sud de l’Alberta (Figure 2). L’oxytrope patte-de-lièvre n’a fait l’objet d’aucun effort concerté de relevé au Montana. Il est prévu que le statut de l’O. lagopus sera examiné plus en détail dans le cadre du Montana Natural Heritage Program (Mincemoyer, comm. pers., 2012).

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Zone d'occurrence et zone d'occupation

La zone d’occurrence de l’oxytrope patte-de-lièvre, excluant la sous-population de Cardston (ZO 1 de la carte, tableau 3; Figure 4), considérée comme disparue, est de 229 km2. Cette superficie est légèrement plus élevée que celle présentée dans le dernier rapport de situation (Smith, 1995), en raison de la découverte des sous-populations de Whiskey Gap nord et du chaînon de la rivière Milk-CNC. Les individus sont répartis de façon non uniforme dans la superficie occupée. À l’intérieur de chaque occurrence, les individus peuvent pousser de façon éparse, en groupes ou de manière semi-continue. Toutefois, la répartition variable du taxon n’est peut-être pas caractéristique et pourrait plutôt être attribuable à une question d’échelle (Ludwig et Reynolds, 1988). Aucune analyse rigoureuse du profil de répartition n’a été réalisée pour le taxon.

L’indice de zone d’occupation estimatif est fondé sur les sous-populations actuellement connues et pourrait donc être une sous-estimation, car des relevés supplémentaires pourraient mener à la découverte de nouvelles sous-populations. L’indice de zone d’occupation (IZO) est de 124 km2, selon une grille à carrés de 2 km de côté (31 carrés).

La zone d’occupation biologique, qui comprend les superficies délimitées dans les fichiers de formes fournis par l’ACIMS (2012), est d’environ 14 km2. Les parcelles occupées par des individus du taxon étaient extrêmement petites ou alors longues et étroites. Même les grandes bandes, par exemple celle qui occupait la bordure d’un plateau, faisaient seulement environ 20 m de largeur. Même avec cette méthode, la superficie réellement occupée par les individus pourrait être surestimée, car certaines superficies sans individus étaient incluses dans les fichiers de formes (par exemple dans le cas de la ZO 2 de la carte, Figure 4). Selon des relevés réalisés sur le terrain, la zone d’occupation biologique est évaluée à 0,5 km2 (Bradley, comm. pers., 2012).

Activités de recherche

Les relevés ciblés et les relevés de reconnaissance les plus intensifs ont été réalisés en 1993 par Bonnie Smith, avant la préparation du dernier rapport de situation du COSEPAC sur l’oxytrope patte-de-lièvre ainsi qu’en 2011 par Cheryl Bradley, en vue de la préparation d’un rapport dans le cadre du Alberta Species at Risk Program (Smith, 1995; ACIMS, 2012; Bradley, comm. pers., 2012). Les membres du groupe Adopt-a-Plant Alberta ont réalisé des relevés ciblés en 2010 (Adopt-a-Plant Alberta, 2010; Marsh, 2010; ACIMS, 2012). Aucun relevé de surveillance n’a été réalisé.

Il est nécessaire de réaliser d’autres relevés pour déterminer la situation d’une occurrence située à Whiskey Gap sud (ZO 2 de la carte, Figure 4; tableau 3), où des individus du taxon ont été observés en 1987 et 1992 (Smith, 1995; ACIMS, 2012). Ce site a été incorrectement indiqué sur la carte en 1992; le site erroné a été visité en 1993, mais aucun individu du taxon n’y a été trouvé (Smith, 1995; ACIMS, 2012). Toutefois, on a réussi à clarifier l’emplacement réel du site où le taxon a été observé, qui se trouverait au sud de l’autoroute. Il faut donc réaliser de nouveaux relevés pour confirmer les observations antérieures (Bradley, comm. pers., 2012).

Il n’est pas possible de directement comparer le nombre d’individus observés lors de chaque visite, car la méthode utilisée pour le dénombrement différait chaque fois (voir le Tableau 4; section « Activités et méthodes d’échantillonnage »). Ainsi, on peut seulement conclure que le taxon est demeuré présent dans la plupart des occurrences, mais il est impossible de dégager des tendances à partir des données recueillies.

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Habitat

L’oxytrope patte-de-lièvre est une plante des prairies (Looman et Best, 1987). Il est présent dans le sud de l’Alberta, dans l’aire écologique nationale du COSEPAC de la Prairie (Secrétariat du COSEPAC, 2007).

En Alberta, l’oxytrope patte-de-lièvre se rencontre dans des sites à sol mince et graveleux, dans des prairies dégagées, à des altitudes allant de 1 189 à 1 995 m (3 900 à 6 545 pi; ACIMS, 2012). La carte de la Figure 6 montre le rapport entre les occurrences et les matériaux parentaux du sol; la plupart des occurrences se trouvent dans des sites ayant été épargnés par les glaciations, mais il n’y a aucune forte association entre le taxon et les types de surfaces indiqués sur la carte. Toutefois, la présence de gravier a été signalée dans le cas de toutes les occurrences. Selon Bradley (comm. pers., 2012), des dépôts de carbonate de calcium sont souvent observés en association avec le gravier.

Figure 6. Carte des occurrences, mises en relation avec les matériaux parentaux du sol.
Carte des occurrences
Photo: © non disponible
Description longue pour la figure 6

Carte d'une partie du sud de l'Alberta montrant l'emplacement des occurrences d'éléments d'oxytrope patte-de-lièvre, mises en relation avec les matériaux parentaux du sol (10 types indiqués dans la légende). Même si la plupart des occurrences se trouvent dans des sites ayant été épargnés par les glaciations, il n'y a aucune forte association entre le taxon et les types de surfaces indiqués sur la carte. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

L’ACIMS (2012) a signalé des occurrences d’oxytrope patte-de-lièvredans la sous-région naturelle de la prairie à fétuques des Foothills. Certaines des occurrences les plus à l’est se trouvent dans la zone de transition entre cette sous-région et celle de la prairie mixte, mais il convient davantage de les situer dans la prairie à fétuques des Foothills. Cette sous-région naturelle est une des plus humides des quatre sous-régions qui forment la région naturelle des Prairies (Bailey et al., 2010); la prairie à grandes graminées est la seule sous-région plus humide (Bailey et al., 2010 ). La prairie à fétuques des Foothills se caractérise généralement par des chernozems noirs orthiques (Adams et al., 2004; Adams et al., 2005; Bailey et al., 2010). Cependant, on y trouve aussi d’autres types de sol, et la prairie repose sur des régosols dans les secteurs où le développement du sol est moindre en raison de la présence de proportions importantes de gravier sableux (Bailey et al 2010); c’est ce type de sol qu’on trouve dans les secteurs qui hébergent l’oxytrope patte-de-lièvre.

Les plantes les plus couramment signalées en association avec l’oxytrope patte-de-lièvre sont les fétuques (Festuca spp.). Les communautés de fétuques indigènes des prairies, composées de la fétuque scabre (Festuca campestris) et de la fétuque de Hall (F. hallii), sont de plus en plus rares et sont considérées comme hautement prioritaires pour les efforts de conservation (Rumsey et al., 2003; Bradley, 2008a; Nature Conservancy Canada, 2012). La plus grande parcelle restante de prairie à fétuques des Foothills se trouve en Alberta, mais il ne reste plus qu’environ 17 % de la superficie initiale de ce type de prairie dans la province (Adams et al., 2005; Nature Conservancy Canada, 2012).

Smith (1995) a signalé que certaines espèces étaient généralement observées en cooccurrence avec l’oxytrope patte-de-lièvre. Par exemple, l’armoise douce(Artemisia frigida), le phlox à feuilles d’alysson(Phlox alyssifolia), le phlox de Hood (Phlox hoodii) et l’hyménoxys acaule (Tetraneuris acaulis) ont invariablement été observés dans les sites hébergeant une occurrence du taxon. On ignore s’il existe un type d’association entre l’oxytrope patte-de-lièvre et une ou plusieurs de ces espèces cooccurrentes (annexe 2) ou si elles se rencontrent ensemble simplement parce qu’elles préfèrent les mêmes conditions.

Dans la plupart des cas où l’orientation des terrains hébergeant l’oxytrope patte-de-lièvre a été rapportée (ACIMS, 2012), la pente était orientée vers l’ouest, le sud ou le sud-ouest, ce qui laisse croire que le taxon peut tolérer le plein soleil et pourrait être intolérant à l’ombre. Des individus ont aussi été signalés dans des sites orientés vers le nord, l’est et le nord-ouest. Les données disponibles ne permettent pas d’établir un lien entre l’abondance des individus et l’orientation. L’humidité et les conditions du sol constituent probablement des facteurs plus déterminants que l’orientation pour définir l’habitat du taxon. Smith (1995) a indiqué que, dans l’occurrence du pâturage communautaire de Ross, les individus étaient moins nombreux sur les parcelles orientées vers le sud-ouest, qui sont plus sèches. Cependant, le pâturage était aussi plus intensif dans ces parcelles, ce qui peut fausser l’interprétation des effets des conditions environnementales (Smiths, 1995). La pente des terrains où pousse le taxon va de négligeable à environ 35 % (19,5°; ACIMS, 2012).

Parmi les principales caractéristiques de l’habitat communes aux descriptions de nombreux sites hébergeant une occurrence, on compte la présence d’une croûte microbiotique (principalement composée de lichens) presque continue ainsi que de la sélaginelle dense (Selaginella densa). Dans le cas de nombreuses occurrences, ce type de communauté biotique représentait 70 à 95 % de la couverture, et le gravier occupait les 5 à 30 % restants. L’accumulation de litière est faible dans la plupart des sites (Bradley, comm. pers., 2012).

Au Montana, les occurrences d’oxytrope patte-de-lièvre ont souvent été signalées sur des crêtes ou des pentes sèches orientées vers le sud. Le taxon se rencontre le plus fréquemment dans des prairies à sol graveleux ou sableux semblables à celles décrites en Alberta (22 des 29 étiquettes d’herbier où l’habitat était décrit).

Toutefois, selon les brèves descriptions de l’habitat figurant sur les étiquettes des spécimens d’herbier, l’oxytrope patte-de-lièvre pousse dans une gamme légèrement plus vaste de milieux au Montana qu’au Canada. En outre, une association a été notée entre le taxon et les substrats calcaires (6 des 30 occurrences dont l’habitat a été décrit), en plus d’avec les substrats graveleux. Dans le cas de trois occurrences, le taxon poussait en compagnie d’arbres, plus précisément le pin ponderosa (Pinus ponderosa) ou le pin flexible (P. flexilis; spécimens 19, 25 et 43 dans l’annexe 1). Dans le cas d’une de ces occurrences (25, annexe 1), les individus étaient uniquement présents sous les arbres, dans un milieu décrit comme une prairie à Pinus ponderosa et à Artemisia tridentata (armoise tridentée). Ces milieux boisés sont peu communs pour la variété conjugans et correspondent davantage à l’habitat typique de la variété atropurpurea.

Besoins en matière d’habitat

Un sol graveleux a été signalé dans le cas de toutes les occurrences au Canada et dans le cas de la plupart des occurrences au Montana. L’Alberta Geological Survey (2012) a cartographié les régions renfermant du sable et du gravier pouvant potentiellement faire l’objet d’une exploitation commerciale (Figure 5). Les sols comportant une proportion élevée de gravier présentent généralement une faible couverture végétale, car ils sont pauvres en minéraux et en nutriments nécessaires aux plantes, en plus d’avoir une faible capacité de rétention de l’eau. Les individus du taxon ont été observés dans une parcelle relativement étroite (environ 10 à 20 m de largeur) située le long de la bordure d’un plateau. La végétation avait tendance à être plus dense et luxuriante en périphérie qu’à l’intérieur de cette parcelle (Smith, 1995).

Ces observations ainsi que la faible productivité manifeste des milieux auxquels l’oxytrope patte-de-lièvre est adapté donnent à penser qu’il est peu probable que le taxon subisse la concurrence d’autres plantes. En outre, il est possible qu’un sol nu soit nécessaire à la germination des graines ou au développement des semis.

La présence d’une couverture de sélaginelle dense et de lichens pourrait constituer un facteur important. Peu d’études ont été menées sur les interactions entre la croûte microbiotique et les plantes supérieures, mais il existe au moins deux exemples intéressants d’une relation positive entre la croûte biotique et des espèces endémiques aux États-Unis. Les prairies de type Agropyron-Festuca sont un des milieux hébergeant le Boechera fecunda, espèce endémique à l’échelle régionale au Montana. Même dans les régions non soumises à un piétinement, le B. fecunda est plus abondante dans les milieux où on trouve une croûte microbiotique (Lesica et Shelly, 1992). Des études visant à déterminer les exigences en matière d’habitat de l’Arctomecon humilis, espèce inscrite à la liste fédérale des espèces en péril aux États-Unis, ont montré que la communauté cryptogamique représentait au moins 84 % de la couverture à la surface du sol dans les sites hébergeant l’espèce (Nelson et Harper, 1991). Les interactions entre les plantes et la croûte microbiotique peuvent être complexes, car la croûte pourrait avoir un effet sur la composition en nutriments et le microclimat dans un site (Ladyman et Muldavin, 1996).

Au Canada, du carbonate de calcium a été observé en association avec le gravier dans certains sites hébergeant les occurrences du taxon (Bradley, 2012). Ces observations, combinées au fait que le taxon pousse sur un substrat calcaire dans plusieurs sites du Montana, donnent à penser que la présence de carbonate de calcium pourrait être importante pour déterminer l’habitat potentiel de l’oxytrope patte-de-lièvre, et le lien entre le taxon et ce composé doit être davantage examiné.

L’importance de l’altitude et de la dénivellation a été analysée par Smith (1995). Sur le terrain, il a observé qu’aucun individu du taxon n’était présent sur les crêtes basses à faible dénivellation (Smith, 1995).

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Tendances en matière d’habitat

L’habitat du taxon semble être déterminé par le type de sol. Une proportion considérable de la région où l’oxytrope patte-de-lièvre pourrait être présent n’a pas encore fait l’objet de relevés. L’ordre de priorité des secteurs devant faire l’objet de relevés dans le futur pourrait être établi en fonction du risque qu’ils fassent l’objet d’une exploitation commerciale de matériaux d’agrégation (Figure 5).

Il est manifeste que les activités anthropiques ont causé une perte d’habitat (voir la section « Menaces »). Toutefois, il est impossible d’estimer l’ampleur de cette perte, étant donné qu’on ignore les exigences précises du taxon en matière d’habitat. En outre, certains indices donnent à penser que les espèces envahissantes, particulièrement l’agropyre à crête (Agropyron cristatum), entraînent une modification négative de l’habitat.

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Biologie

Les renseignements sur la biologie du taxon proviennent de mentions publiées (Smith, 1995; Welsh, 2001) et d’observations tirées des rapports d’occurrence d’élément (ACIMS, 2012). Les renseignements sur l’oxytrope patte-de-lièvre sont rares, de sorte que des observations liées à d’autres espèces des genres Oxytropis et Astragalus sont utilisées aux fins de comparaison.

Cycle vital et reproduction

L’oxytrope patte-de-lièvre est une plante vivace. Aucune étude détaillée sur la biologie de la reproduction du taxon n’a été réalisée. En 2010 et 2011, la floraison maximale est survenue durant les deux dernières semaines de mai et la première semaine de juin (ACIMS, 2012). Environ 75 à 80 % des individus étaient en fleurs entre le 28 mai et le 4 juin. On a observé des boutons floraux vers le 17 mai et des gousses en maturation le 14 juin (ACIMS, 2012). Les années précédentes, la floraison maximale avait été signalée à la fin avril et au début mai (Smith, 1995). Selon des spécimens d’herbier provenant du Montana, la floraison peut aller du 10 avril au 31 juillet, mais les plantes présentent généralement seulement des fruits après la mi-juin (données non présentées). On ne dispose d’aucun renseignement sur la proportion d’individus qui demeurent à l’état végétatif au cours d’une année donnée.

Si on se fie aux autres espèces du genre Oxytropis, l’oxytrope patte-de-lièvre est probablement principalement allogame. La production de graines dépendrait donc de la présence de pollen chez les plantes voisines ainsi que de pollinisateurs adéquats. Il est probable que les principaux pollinisateurs de l’oxytrope patte-de-lièvre soient les abeilles, car les fleurs du taxon sont caractéristiques des Fabacées (Kalin-Arroyo, 1981). En outre, les bourdons (Bombus spp.) pourraient être des pollinisateurs du taxon, car ils ont été observés chez d’autres espèces du genre Oxytropis (Kožuharova et al., 2012). Des études de capture d’insectes et des études avec exclos ont montré que l’Oxytropis campestris dépend fortement des bourdons à langue longue pour la pollinisation (Bauer, 1983). Chez l’oxytrope patte-de-lièvre et les espèces associées, l’abondance de fleurs pourrait avoir une incidence sur la production de graines (Geer et Tepedino, 1993).

Si les bourdons sont des pollinisateurs du taxon, alors la pollinisation croisée entre sous-populations pourrait être fréquente. Osborne et al. (1999) ont suivi des bourdons au moyen de la technique du radar harmonique et ont observé que la plupart des individus parcouraient régulièrement plus de 200 m (70 à 631 m) à partir de leur nid pour chercher de la nourriture, même lorsque la nourriture semblait abondante. Il semble que les abeilles domestiques (Apis mellifera) vont régulièrement jusqu’à 2 km de leur ruche pour chercher de la nourriture (Ramsey et al., 1999).

Il y a dormance physique des graines chez certaines espèces du genre Oxytropis, et une scarification est alors nécessaire à la germination (Baskin et Baskin, 2001). La température de germination optimale est de 20 à 22 °C, selon l’espèce. On ne dispose d’aucun renseignement sur la taille du réservoir de semences ou sur la durée de la viabilité des semences sur le terrain.

Les genres Astragalus et Oxytropis sont étroitement apparentés. Chez certaines espèces du genre Astragalus qui présentent des stratégies biologiques semblables à celles de l’O. lagopus, une dormance prolongée des parties souterraines a été observée (Lesica et Steele, 1994; Van Buren et Harper, 2003; US Fish and Wildlife Service, 2006). On ignore si ce phénomène se produit aussi chez l’oxytrope patte-de-lièvre, mais, le cas échéant, cela expliquerait les fluctuations annuelles observées quant au nombre d’individus matures. Lesica et Steele (1994) ont analysé les effets de la dormance prolongée sur la surveillance des plantes vasculaires. Ils ont conclu que l’établissement de parcelles de surveillance permanentes et l’analyse des mesures répétées seraient probablement la façon la plus efficace de suivre les changements survenant dans la densité de la population (Lesica et Steele, 1994). Pour que les données recueillies soient pertinentes, les études de suivi démographique doivent être réalisées sur de plus longues périodes de temps dans le cas des espèces chez lesquelles des épisodes de dormance prolongée sont observés que dans le cas des espèces qui ne possèdent pas d’organe permettant une telle dormance (Lesica et Steele, 1994).

On ignore quels sont la longévité et le taux de mortalité chez l’oxytrope patte-de-lièvre. Un plus grand nombre de recherches ont été réalisées sur le cycle vital des espèces du genre Astragalus que sur celles du genre Oxytropis. L’Astragalus scaphoides et l’A. cremnophylax var. cremnophylax sont des plantes herbacées vivaces dont l’habitat est semblable à celui de l’oxytrope patte-de-lièvre. L’A. cremnophylax var. cremnophylax pousse dans des milieux secs à végétation basse, comme l’oxytrope patte-de-lièvre, mais à sol rocheux plutôt que graveleux. Selon des modèles matriciels de population fondés sur la taille et le stade du cycle vital des individus, la longévité de ces deux espèces du genre Astragalus est d’environ 21 ans (Ehrlén et Lehtilä, 2002). Selon les observations de terrain de Lesica (1995), certains individus de l’espèce A. scaphoides peuvent vivre 10 ans ou plus. En outre, il a observé un taux de mortalité de 50 % au cours des 3 à 4 années suivant la germination, mais une longue longévité chez les individus parvenant à l’âge de 4 ans (Lesica, 1995). Une autre espèce du genre Astragalus, l’A. tyghensis, qui pousse dans les sols secs sableux et rocheux, parmi les communautés d’arbustes, a une durée de vie moyenne estimée à plus de 12 ans (García et al., 2008). Il est donc raisonnable de croire que la durée d’une génération est d’au moins 10 ans.

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Physiologie et adaptabilité

La floraison et la production de gousses hâtives chez l’oxytrope patte-de-lièvre constituent probablement des adaptions aux conditions de stress des milieux qui hébergent le taxon. En produisant des graines avant l’été, les plantes tirent profit de l’humidité présente en début de saison. Toutefois cette stratégie comporte des désavantages, car la période de temps dont les plantes disposent pour la floraison et le remplissage des gousses est limitée, et la présence de conditions printanières défavorables peut entraîner un faible succès de reproduction. Il pourrait donc être stratégiquement important pour la pérennité du taxon qu’un nombre élevé d’individus fleurissent et produisent des graines au cours des années favorables, pour compenser les années où la production de graines est faible, pour une raison ou pour une autre. Un vieux spécimen d’herbier récolté au Montana révèle que l’espèce peut fleurir à la fin de juillet, ce qui laisse croire que le taxon pourrait être capable de tirer profit des précipitations tardives. Toutefois, l’altitude de cette occurrence n’était pas indiquée (Annexe 1). On ignore quelles sont la longévité et les exigences relatives à la dormance des semences du réservoir chez l’oxytrope patte-de-lièvre.

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Dispersion

Le fait que les individus poussent généralement en groupes donne à penser que les gousses et les graines demeurent près de la plante parent et que les graines sont principalement dispersées par gravité (Smith, 1995). Toutefois, il y a beaucoup de vent dans les régions d’Alberta où l’espèce est présente. Les gousses de l’oxytrope patte-de-lièvre sont particulièrement pubescentes (certains les ont même décrites comme étant pelucheuses), de sorte qu’elles pourraient être transportées par le vent. La dispersion par le vent des gousses pourrait donc être possible. Des cas de prédation des graines du taxon par un spermophile ont été observés (ACIMS, 2012); il serait donc possible que les spermophiles transportent les graines et les gousses à une certaine distance des plantes parents. La distance de dispersion des graines est inconnue.

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Relations interspécifiques

Aucune étude n’a été réalisée au sujet d’une association possible entre l’oxytrope patte-de-lièvre et les bactéries fixatrices d’azote du genre Rhizobium. Cependant, il est probable qu’une symbiose entre les deux organismes existe, car la présence de nodosités a été signalée chez de nombreuses autres espèces du genre Oxytropis (Allen et Allen, 1981, Laguerre et al., 1997). Selon des recherches menées au cours des dix dernières années, l’Undifilum oxytropis, champignon endophyte, est associé avec certaines espèces du genre Oxytropis (Braun et al., 2003; voir la section « Importance de l’espèce »).

En 1999, Reg Ernst a signalé que les fleurs de l’oxytrope patte-de-lièvreavaientsubi une forte prédation, de sorte que seulement quelques individus, situés à la limite de la population principale, avaient produit des gousses (ACIMS, 2012). On ignore l’identité de l’insecte prédateur. Cependant, la prédation des graines est courante chez les autres espèces du genre Oxytropis. Dans le cadre d’une étude sur l’Astragalus australis var. olympicus, Kaye (1999) a signalé qu’un charançon (Tychius sp.) était couramment observé sur les boutons floraux, les fleurs et les gousses immatures chez l’espèce étudiée ainsi que chez l’Oxytropis campestris et l’O. boreale. Il semble que la pupaison de la larve du charançon se déroule dans le sol, sous la plante hôte, car tous les adultes élevés en captivité ont été observés dans des cocons encroûtés de poussières de roche, sous le gravier, et non dans les gousses. En outre, des larves de charançon ont été trouvées dans les gousses de ces deux espèces du genre Oxytropis et dans celles de l’Astragalus australis var. olympicus, mais pas dans les gousses des autres espèces de légumineuses adjacentes, ce qui donne à penser que cet insecte pourrait avoir des hôtes spécifiques, dans une certaine mesure (Kaye, 1999). La production irrégulière de graines observée chez l’Oxytropis boreale pourrait être en partie attribuable à la prédation par les insectes (McKendrick, 2000). En effet, même si ce phénomène est probablement en partie attribuable à la variabilité des conditions climatiques, McKendrick (2000) a observé que des guêpes pondent à l’intérieur des fleurs, ce qui engendre une forte prédation des graines.

La prédation des graines par les rongeurs pourrait aussi avoir une incidence sur le succès de reproduction de l’oxytrope patte-de-lièvre. Il est possible que les individus de la ZO 7 de la carte (Figure 4) subissent une prédation par les spermophiles, mais il faudrait mener une évaluation pour s’en assurer (ACIMS, 2012). Il a été signalé que des spermophiles (aucun nom zoologique n’a été précisé) mangent les fleurs des plantes du genre Oxytropis et contribuent à la production irrégulière de graines (McKendrick, 2000). On ignore si la swainsonine cause les symptômes du « locoïsme » chez les écureuils, mais on sait que ce composé est toxique pour les rongeurs (McLain-Romero et al., 2004).

Il est probable que la pollinisation est assurée par les abeilles (voir la section « Cycle vital et reproduction »). Dans le cadre d’une étude sur la pollinisation portant sur plusieurs espèces alpines, les abeilles à longue langue étaient attirées par l’Oxytropis (Bauer, 1983). Toutefois, les abeilles pourraient avoir été attirées par la corolle longue des fleurs plutôt que par l’espèce en tant que telle (Bauer, 1983).

Les fleurs de l’oxytrope patte-de-lièvre sont probablement pollinisées par les bourdons (voir la section « Cycle vital et reproduction »). Ainsi, toute diminution de l’abondance ou de l’activité des pollinisateurs pourrait nuire à la grenaison. L’application de pesticides et toute autre activité entraînant une diminution des populations locales d’abeilles constituent des menaces potentielles pour l’oxytrope patte-de-lièvre. On ignore quelles sont les espèces précises qui assurent la pollinisation du taxon; on ignore donc aussi quelle est l’importance de l’assemblage de pollinisateurs.

En outre, toute modification du climat qui entraînerait une asynchronie entre la période de floraison et la période d’activité des pollinisateurs adéquats aurait des répercussions sur la grenaison. Les abeilles choisissent leur aire d’alimentation en fonction de la densité d’aliments et évitent donc les régions où la récompense (les fleurs) est potentiellement rare (Heinrich, 1976; Geer et Tepedino, 1993). Ce comportement pourrait être préoccupant dans le cas des petites colonies d’oxytrope patte-de-lièvre, car le couvert végétal est généralement faible dans leur habitat.

Une association entre l’oxytrope patte-de-lièvre et un couvert végétal composé de la sélaginelle dense et de lichens a été observée (ACIMS, 2012; voir la section « Habitat »). Cette association pourrait être attribuable au fait que toutes ces espèces ont les mêmes exigences en matière d’habitat. D’un autre côté, cette communauté d’espèces cryptogamiques pourrait avoir un effet sur le milieu et créer des conditions propices à l’oxytrope patte-de-lièvre. Par exemple, la croûte microbiotique composée de lichens, qui comprennent une cyanobactérie, pourrait fixer l’azote et ainsi augmenter la quantité de cet élément disponible dans le sol, en plus de faire en sorte que la surface du sol est plus foncée que si elle était nue (Ladyman et Muldavin, 1996). Cette dernière caractéristique entraîne une hausse de la température du sol, ce qui pourrait permettre une hausse du taux de germination ou avoir une incidence sur le moment de la levée (Harper et Pendleton, 1993). De plus, la croûte biotique pourrait retenir la neige et ainsi permettre l’infiltration de l’eau de fonte des neiges; cette fonction est essentielle à la réalimentation en eau du sol dans les prairies à fétuque en Alberta (Naeth et Chanasyk, 1995). Dans les régions où un couvert végétal composé de la sélaginelle dense et de lichens est présent, l’oxytrope patte-de-lièvre dispose d’une plus grande humidité du sol au printemps. En outre, il est probable que la présence de ce couvert végétal ralentit le ruissellement et réduit la perte d’eau après les averses de pluie (Ladyman et Muldavin, 1996)

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Taille et tendances des populations

Selon la définition du COSEPAC (2011), la population correspond au nombre total d’individus présents au Canada. Ainsi, aux fins du présent rapport, la sous-population peut de façon générale être associée à une occurrence, comme le propose l’Alberta Conservation Information Management System (ACIMS). Les sous-populations sont définies comme étant des groupes qui sont distincts sur le plan géographique ou sur un autre plan au sein de l’ensemble de la population et ont peu d’échanges démographiques ou génétiques entre eux (généralement, migration réussie d’un individu ou d’un gamète ou moins par année; COSEPAC, 2011).

L’ACIMS a délimité les occurrences d’oxytrope patte-de-lièvre (mentions d’occurrences d’élément de l’ACIMS, 2012), en se fondant sur la méthodologie relative au patrimoine naturel (ACIMS, 2012). Cette méthode est fondée sur la délimitation des occurrences d’élément en fonction de l’habitat (NatureServe, 2004), et toutes les colonies (caractéristiques d’origine) séparées par moins de 1 km sont considérées comme faisant partie de la même occurrence (NatureServe, 2004). Les occurrences séparées par plus de 10 km sont automatiquement considérées comme distinctes. Les sous-occurrences séparées par 1 km à 10 km sont considérées comme faisant partie de la même occurrence si les milieux qui les séparent conviennent à l’espèce et sont continus. Par exemple, six sous-occurrences sont associées à la ZO 7 de la carte (tableau 3; Figure 4).

On trouve dans le sud de l’Alberta dix sous-populations dont l’existence actuelle a été confirmée (ACIMS, 2012; tableau 3). L’existence d’une sous-population (ZO 2 de la carte) doit être confirmée. Le nombre d’individus varie grandement d’une occurrence à l’autre; il va d’un individu poussant sur un plateau isolé (ZO 3 de la carte) à plus d’environ 18 000 individus (18 400) répartis sur plusieurs petites collines (ZO 12 de la carte).

La répartition spatiale signalée est variable. Selon les descriptions, l’espèce pousse aussi bien en colonies isolées qu’en « touffes » formant des groupes semi-continus occupant plusieurs centaines de mètres en bordure de vallées. Ces touffes peuvent comprendre un ou plusieurs individus et peuvent mesurer environ 1 dm2 à 0,25 m2. Il n’est pas toujours clairement indiqué si c’est le nombre de tiges ou le nombre d’individus qui ont été dénombrés dans le cas des diverses observations d’occurrences (ACIMS, 2012).

Les écarts entre les densités signalées montrent bien que ce facteur varie considérablement. Dans les cas où le nombre d’individus par unité de superficie a été consigné, les valeurs allaient de 0,02 à 13 individus par mètre carré. Ces données peuvent aussi être converties de façon plus simple à visualiser : un individu par 44,7 m2 à un individu par 0,1 m2. De façon générale, la densité était d’environ 0,2 individu par mètre carré, ou 1 individu par 5 m2.

Les individus d’une même occurrence ou sous-population peuvent interagir au moyen de la pollinisation. Les sous-occurrences qui composent une sous-population peuvent interagir au moyen de la pollinisation ou de la propagation des graines et il est probable qu’elles ont un ancêtre commun relativement récent, à moins qu’elles ne soient uniquement capables d’autofécondation ou d’apomixie (Frankel et al., 1995). Actuellement, on dispose de très peu de renseignements sur la biologie de l’oxytrope patte-de-lièvre et d’aucune donnée de relevés, de sorte qu’il est impossible de délimiter de façon précise les sous-occurrences en fonction des interactions entre les individus ou de l’isolement génétique.

La disposition des individus en petites touffes dans le paysage ou en longues bandes en bordure des plateaux est largement répandue, ce qui donne à penser que les colonies pourraient être restreintes par l’habitat. Toutefois, Harper (1977) a proposé plusieurs autres facteurs qui pourraient expliquer que les sous-occurrences sont petites; bien qu’il s’agisse d’hypothèses, ces facteurs pourraient s’appliquer à l’oxytrope patte-de-lièvre. Il se pourrait que la capacité de charge du site soit faible ou que les sites convenant au taxon soient rares ou séparés par des distances supérieures à sa capacité de dispersion normale. En outre, l’habitabilité du site peut être de courte durée en raison de la succession végétale, ou le taxon peut tout juste venir de coloniser le site et ne l’exploite pas encore entièrement. Dans le cas de l’oxytrope patte-de-lièvre, la faible capacité de charge du milieu pourrait contribuer au type de disposition observé. On ne dispose pas de suffisamment de renseignements pour évaluer si le taxon est soumis à la succession.

En 1993, Smith a dénombré 500 individus sur une colline située à Del Bonita est et a évalué que l’ensemble de collines basses de la région hébergeait quelques milliers d’individus (Smith, 1993). Elle a indiqué que cette région renfermait la plus forte concentration d’individus du taxon en Alberta et qu’elle devrait être la première à faire l’objet de mesures de protection, pour garantir la survie du taxon au Canada. Cette affirmation était toujours pertinente en 2011, car environ 18 400 individus ont été dénombrés dans cette région (ACIMS, 2012).

Activités et méthodes d’échantillonnage

L’oxytrope patte-de-lièvre a fait l’objet de relevés de reconnaissance et de relevés ciblés, mais d’aucun relevé de surveillance. Des relevés ont récemment été réalisés dans la région où le taxon a déjà été signalé, en vue d’étendre la zone où il a été cherché. Des recherches intensives ont été menées dans plusieurs régions d’occurrence existantes et potentielles en 1993 par Bonnie Smith (Smith, 1995), en 2010 par les équipes de relevé de Adopt-a-Plant Alberta (Adopt-a-Plant Alberta, 2012) et en 2011 par Cheryl Bradley et d’autres personnes (ACIMS 2012).

En 2007, environ deux douzaines de botanistes du groupe Botany Alberta de l’Alberta Native Plant Council, de Adopt-a-Plant Alberta et de Conservation de la nature Canada ont réalisé des relevés dans le chaînon de la rivière Milk, qui comprend le ranch Nay (propriété de Conservation de la nature Canada; Bradley, 2008b). L’oxytrope patte-de-lièvre faisait partie des espèces ciblées.

Le nombre d’individus par site a été évalué, mais aucune mesure d’exactitude n’a été fournie. Les procédures utilisées pour le dénombrement par les diverses équipes de relevé n’étaient pas constantes d’une année à l’autre, voire durant une même année. Quatre méthodes de base ont été décrites :

  • (1) Présence ou absence.
  • (2) Dénombrement des individus dans une certaine zone qualitative. Par exemple, dans le cas de la ZO 7 de la carte, 310 individus répartis entre 11 zones ont été dénombrés en 2007 et 3 540 individus répartis entre 9 colonies ont été dénombrés en 2011.
  • (3) Évaluation du nombre d’individus dans une superficie donnée. Par exemple, 820 individus occupaient une superficie de 11 460 m2 (estimation) dans la ZO 11.
  • (4) Dénombrement des individus le long d’un transect de longueur et de largeur définie, puis estimation de la superficie totale et ainsi du nombre total d’individus. Par exemple, 970 individus sur 4 500 m2 (selon un transect de 2 m × 80 m traversant une colonie).

D’autres relevés sont nécessaires pour que le nombre d’individus et la superficie occupée soient entièrement décrits. On ne dispose d’aucun renseignement sur la variabilité naturelle de la population d’une année à l’autre. Ainsi, ce qui pourrait sembler être un déclin ou une augmentation du nombre d’individus d’une année à l’autre pourrait en fait être une variation attribuable à des facteurs environnementaux ou à d’autres facteurs inconnus. L’établissement de parcelles permanentes de surveillance à long terme (ou de transects) pourrait être très utile pour mieux comprendre l’évolution des effectifs du taxon et clarifier les tendances en matière de population.

Il est à signaler que l’oxytrope patte-de-lièvre n’est pas toujours présent dans les milieux qui correspondent à son habitat potentiel (voir la section « Habitat »). En effet, des superficies considérables d’habitat potentiel ont fait l’objet de relevés sans que le taxon soit observé, et il n’est pas rare qu’aucun individu ne soit présent sur les quelques kilomètres qui séparent les occurrences. On ignore ce qui explique cette répartition éparse. Les colonies comprennent souvent moins d’une douzaine d’individus. Un individu solitaire a été observé sur un plateau (ZO 3 de la carte, Figure 4; ACIMS, 2012), mais ce type de répartition où un très petit nombre d’individus se retrouvent isolés dans une si grande zone semble inhabituel. Par contre, les milieux convenant au taxon sont très restreints, de sorte qu’ils sont généralement entièrement occupés là où ils existent. Par exemple, il se peut que les longues et étroites zones en bordure des plateaux correspondent à la totalité des milieux propices disponibles, de sorte que les individus du taxon ne peuvent pas se propager à l’extérieur de ces zones (voir la section « Taille et tendances des populations »).

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Abondance

Selon une estimation réalisée en 2011, les occurrences d’oxytrope patte-de-lièvre comprenaient au total plus de 35 000 individus; toutefois, certaines des occurrences connues et certains milieux propices n’ont pas fait l’objet de relevés, de sorte que ce total constitue probablement une estimation prudente.

Le nombre d’individus florifères et d’individus végétatifs présents dans les diverses occurrences a souvent été décrit, mais on ne dispose d’aucune donnée sur le recrutement. En général, le nombre d’individus est indiqué sans indications sur l’état reproducteur. Dans le cas d’une sous-occurrence visitée en 1998, la composition a été décrite de la façon suivante : 2 000 adultes, 600 juvéniles, 100 autres. Ces « autres » individus étaient peut-être sénescents, et les critères associés aux individus « juvéniles » n’ont pas été décrits (ACMIS, 2012). En se fondant sur cette description, le rapport individus matures (selon la définition du COSEPAC, 2007) / individus « juvéniles », serait d’environ 3/1. Ainsi, si on applique ce rapport aux 35 000 individus totaux estimés, le nombre d’individus matures serait de 26 250. Toutefois, ce rapport est fondé sur celui observé dans seulement une sous-occurrence au cours d’une seule année et suppose que le recrutement est continu. Le rapport réel varierait d’une année à l’autre et d’une occurrence à l’autre.

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Fluctuations et tendances

Selon les données disponibles, l’oxytrope patte-de-lièvre est disparu d’une seule région (ZO 1 de la carte; voir la section « Zone d’occurrence et zone d’occupation ») et est toujours présent dans la plupart des autres sites, mais pas nécessairement dans chaque sous-occurrence. Par exemple, dans le cas d’une des sous-occurrences de la ZO 6 de la carte (Figure 4; ACIMS, 2012), des individus du taxon ont été trouvés en 2009, mais pas en 2011. Dans de nombreux sites hébergeant l’oxytrope patte-de-lièvre, la zone ayant fait l’objet de relevés a été agrandie d’un relevé à l’autre, de sorte que le nombre d’individus observés dans le cadre d’un relevé ne peut pas être comparé à celui observé la fois précédente. Toutefois, les données disponibles et les observations anecdotiques semblent indiquer que le nombre d’individus d’une occurrence donnée fluctue, mais l’ampleur de la fluctuation est inconnue. Par exemple, Ernst a signalé qu’une des sous-occurrences de la ZO 7 de la carte semblait comporter considérablement moins d’individus en 2002 qu’auparavant (ACIMS, 2012). Les données actuelles ne permettent pas d’inférer des tendances en matière d’effectif.

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Immigration de source externe

En dehors du territoire canadien, la population la plus proche se trouve à environ 48 km au sud. Il est peu probable que les graines d’oxytrope patte-de-lièvre soient dispersées sur de grandes distances, et les populations des États-Unis sont exposées à bon nombre des mêmes menaces qui pèsent sur les populations du Canada. Il serait donc surprenant qu’une immigration naturelle se produise depuis les populations des États-Unis.

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Menaces et facteurs limitatifs

Les menaces qui pèsent sur l’oxytrope patte-de-lièvre peuvent être divisées selon qu’elles sont liées à des facteurs anthropiques, biologiques ou environnementaux (Tableau 5). La plus grande menace pour la pérennité du taxon est la destruction et la fragmentation de son habitat.

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Table 5. Tableau présentant les menaces et les menaces potentielles qui pèsent sur chaque occurrence d'élément d'oxytrope patte-de-lièvre au Canada. Les autres renseignements présentés sont le numéro de l'occurrence d'élément et son nom, le code de localité de l'ACIMS (Alberta Conservation Information Management System) et le type de régime foncier.

Table 5. Menaces et menaces potentielles qui pèsent sur chaque occurrence (données de l'ACIMS, 2012; Bradley, 2012).
Numéro de la ZO sur la carteOccurrenceCodes de localité de l'ACIMSRégime foncierMenaces
1Cardston (disparue)8874Terrain privéExploitation minière et exploitation de carrières (extraction de gravier), développement urbain et circulation de véhicules.
2Whiskey Gap sud8875Terres publiques et privéesÉlevage et élevage à grande échelle; site utilisé comme aire d'hivernage du bétail.
3Whiskey Gap nord-est21825Terrain privéÉlevage et élevage à grande échelle.
4Whiskey Gap nord21830Terrain privéExploitation minière et exploitation de carrières (extraction de gravier), agriculture, circulation de véhicules, élevage et élevage à grande échelle, espèces exotiques envahissantes (particulièrement l'agropyre à crête).
5Chaînon de la rivière Milk-CNC21719Terrain géré par une fiducie foncièreÉlevage et élevage à grande échelle. (faible risque, en raison des directives de gestion).
7Chaînon de la rivière Milk21916 (21829, 8877, 16972, 21828, 21827, 8880)Aire protégée provinciale, terrain géré par une fiducie foncière et terrain privéExploitation minière et exploitation de carrières (extraction de gravier), exploitation pétrolière et gazière, agriculture, circulation de véhicules, élevage et élevage à grande échelle, espèces exotiques envahissantes (particulièrement l'agropyre à crête). Le risque varie en fonction des mesures de gestion appliquées.
6Aire naturelle Ross Lake21912 (8876, 21823)Aire protégée provincialeÉlevage et élevage à grande échelle. (faible risque, en raison des directives de gestion).
8Terrasse de la branche nord de la rivière Milk8878Terrain géré par une fiducie foncièreÉlevage et élevage à grande échelle. (faible risque, en raison des directives de gestion).
9Ranch Sandstone8879Terrain géré par une fiducie foncièreExploitation pétrolière et gazière (un puits de gaz et un chemin d'accès se trouvent dans l'habitat du taxon), circulation de véhicules, élevage et élevage à grande échelle, espèces exotiques envahissantes (particulièrement l'agropyre à crête).
10Lac Shanks ouest21924 (8884, 21721, 8885, 8881)Terres publiques et privéesExploitation minière et exploitation de carrières (extraction de gravier) agriculture, développement urbain, circulation de véhicules, élevage et élevage à grande échelle, espèces exotiques envahissantes (particulièrement l'agropyre à crête).
11Lac Shanks sud8882Terres publiques et privéesAgriculture, circulation de véhicules, élevage et élevage à grande échelle, espèces exotiques envahissantes.
12Del Bonita est21933 (8883, 21716)Terres publiques et privéesÉlevage et élevage à grande échelle.

Les plantes envahissantes, l’extraction des ressources, la conversion des prairies en terres agricoles et l’urbanisation sont autant d’autres menaces pour l’oxytrope patte-de-lièvre. En outre, certaines sous-populations pourraient être touchées par le surpâturage.

Espèces exotiques envahissantes

L’oxytrope patte-de-lièvre possède vraisemblablement une faible capacité de compétition, étant donné les milieux auxquels il est adapté et la répartition spatiale des individus. Ainsi, il est probable que les plantes exotiques envahissantes soient les végétaux les plus menaçants pour le taxon. Il a été signalé que l’agropyre à crête, espèce non indigène persistante utilisée en agriculture et pour les projets de revégétalisation, empiète sur l’habitat de l’oxytrope patte-de-lièvre. Cet empiètement a causé une diminution apparente du nombre d’individus du taxon dans au moins cinq des sous-populations (ACIMS, 2012). L’agropyre à crête exerce probablement une compétition directe pour les nutriments, l’eau et la lumière. On ignore quelles sont les répercussions exactes de cette espèce exotique sur les possibilités de colonisation de nouveaux milieux par l’oxytrope patte-de-lièvre et la durabilité des populations existantes. Bien que les opinions divergent quant aux répercussions de l’agropyre à crête sur les communautés de plantes indigènes, on reconnaît que la culture de cette espèce pourrait avoir des effets négatifs (Hulet et al., 2010). Selon une étude réalisée dans la région de prairie mixte du Canada, qui comprend l’aire de répartition de l’oxytrope patte-de-lièvre, l’agropyre à crête domine dans la végétation indigène et la réserve de semences du sol dans les zones où il est présent et entraînera le déclin de nombreuses espèces végétales indigènes (Henderson et Naeth, 2005).

Le bétail, la circulation de véhicules et les activités récréatives, comme la randonnée pédestre et l’utilisation de VTT, contribuent à la propagation des espèces exotiques envahissantes comme l’agropyre à crête.

Exploitation minière et exploitation de carrières

L’extraction de gravier (gravières) a entraîné des destructions et des perturbations considérables de l’habitat de l’oxytrope patte-de-lièvre. Des gravières en exploitation ou abandonnées ont été signalées dans plusieurs ZO de la carte (ZO 1, 4, 7 et 10 du Tableau 5). Les occurrences existantes ont été mises en relation avec les ressources en matériaux d’agrégation cartographiées par l’Alberta Geological survey (Figure 5). L’extraction de gravier a été abandonnée dans les années 1990 au pâturage communautaire de Ross Lake, pour protéger l’habitat de l’oxytrope patte-de-lièvre (Smith, 1995).

Cultures annuelles et pluriannuelles de produits autres que le bois

L’agropyre à crête, graminée cespiteuse vivace originaire d’Asie, est semé pour le pâturage du bétail et la remise en état des terres. Dans le cas de cinq sous-populations d’oxytrope patte-de-lièvre (voir le Tableau 5), l’agropyre à crête a envahi le milieu et continuera probablement de l’envahir, en raison des pratiques d’utilisation des terres (Bradley, 2012).

L’agriculture constitue une menace potentielle pour les sous-populations d’oxytrope patte-de-lièvre de Whiskey Gap nord, du chaînon de la rivière Milk, du lac Shanks ouest et du lac Shanks sud (Tableau 5; Bradley, 2012).

Forages pétroliers et gaziers

Une exploitation pétrolière et gazière est réalisée dans certaines régions occupées par l’oxytrope patte-de-lièvre;par exemple, on trouve actuellement un puits dans la ZO 6 de la carte (Tableau 5). Ainsi, la perturbation et la destruction de l’habitat causées par ce type d’exploitation constituent une menace potentielle pour l’espèce. Selon l’Alberta Geological Survey, on trouve d’importants gisements pétrolifères et gaziers seulement dans une portion de la région occupée par l’oxytrope patte-de-lièvre(Alberta Energy, 1995-2012a; Alberta Energy, 1995-2012b; Centre for Energy, 2012). Toutefois, en plus de l’aménagement des sites de forage et des puits, on peut prévoir que d’autres activités associées à l’exploitation pétrolière et gazière constitueront des menaces considérables, notamment la construction de chemins, l’installation de pipelines, l’aménagement de sites d’entreposage temporaire et l’installation de bâtiments connexes et de réservoirs de stockage. En outre, l’exploitation pourrait avoir des répercussions indirectes, comme une augmentation des aires improvisées de demi-tour des véhicules.

Aménagement de chemins

L’aménagement de chemins a entraîné une fragmentation localisée de la répartition spatiale du taxon (Figure 4). On a observé des individus de chaque côté d’un chemin (par exemple, ZO 12), ce qui donne à penser que la sous-population a été scindée lorsque le chemin a été construit. En outre, la circulation des VTT perturbe les individus, en plus de créer des ornières et des sentiers qui peuvent avoir une incidence sur la répartition du taxon. Par exemple, des signes d’utilisation de VTT sont bien visibles dans la ZO 7 (Tableau 5).

Des chemins et des sentiers empruntés par des véhicules traversent l’habitat de cinq sous-populations. L’oxytrope patte-de-lièvre ne pousse pas dans les sentiers ou les plateformes routières nivelées, mais, à certains endroits, des individus ont été observés dans les milieux graveleux perturbés qui bordent ces voies d’accès empruntées par les véhicules (Bradley, 2012).

On ignore quelles sont les répercussions de la fragmentation localisée ou à grande échelle de la population d’oxytrope patte-de-lièvre sur le flux génétique, la dispersion des graines et la pollinisation. La dispersion des graines a une incidence sur la colonisation des milieux favorables jusque-là inoccupés, en plus de favoriser le flux génétique entre les sous-populations. La modification de la répartition des individus peut avoir des répercussions sur l’activité des pollinisateurs, qui sont sensibles à l’espacement entre les plantes (voir la section « Relations interspécifiques »). Ainsi, même de faibles perturbations peuvent avoir des effets sur le flux génétique et le taux de grenaison.

Élevage et élevage à grande échelle

Durant son évolution, l’oxytrope patte-de-lièvre a été exposé aux grands animaux brouteurs, notamment le bison (>Bison bison), le wapiti (Cervus canadensis), le cerf mulet (Odocoileus hemionus) et l’antilope d’Amérique (Antilocapra americana). Ces espèces se déplaçaient librement dans les prairies. Par contre, le bétail se déplace dans des espaces limités, de sorte qu’un surpâturage peut se produire.

Plusieurs sous-populations sont exposées à du bétail (bovins ou bisons), qui risque de perturber l’habitat. Les plantes du genre Oxytropis sont généralement évitées par le bétail, et leur effectif peut augmenter avec la pression de pâturage (Heidel et Cooper, 1998). Toutefois, une telle augmentation n’a jamais été observée dans le cas de l’oxytrope patte-de-lièvre; on a plutôt observé une plus faible densité d’individus dans les régions où le pâturage est intensif que dans les autres régions (voir la section « Habitat »). On ignore ce qui explique ce phénomène, et il a été impossible de distinguer les effets du pâturage de ceux d’autres facteurs environnementaux. Cependant, on sait que le pâturage peut avoir des effets néfastes importants sur la teneur en eau du sol (Naeth et Chanasyk, 1995), ce qui peut avoir une incidence sur la densité des populations d’oxytrope patte-de-lièvre.

Il est possible que, durant la période de croissance de l’oxytrope patte-de-lièvre, le bétail consomme les plantes et perturbe l’habitat, ce qui peut nuire au développement et à la croissance. En outre, le bétail peut nuire à la production de graines chez les plantes du genre Oxytropis. En effet, il a été montré que le bétail avait une préférence pour les gousses immatures d’oxytrope hâtif (Oxytropis sericea; Ralphs et al., 1986; Ralphs et al., 1987). Le bétail a choisi préférentiellement les jeunes gousses immatures, jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus (Ralphs et al., 1987). Par contre, les fleurs et les gousses matures n’ont pas été consommées, et très peu de feuilles l’ont été (Ralphs et al., 1987). On ignore si ce comportement de broutage s’applique à l’oxytrope patte-de-lièvre, mais le bétail pourrait être une menace pour les graines du taxon, particulièrement les années où les plantes fourragères sont rares.

Il est peu probable que le pâturage constitue une menace lorsque l’habitat de l’oxytrope patte-de-lièvre est utilisé comme aire d’hivernage du bétail (par exemple, ZO 2 de la carte, Tableau 5; Willms et Rode, 1998). Cependant, la perturbation de la racine pivotante des individus par les onglons peut constituer un problème dans les endroits où le bétail se rassemble.

Menaces potentielles

L’exploitation du méthane de houille pourrait constituer une menace pour l’habitat de l’oxytrope patte-de-lièvre (Alberta Energy, 1995-2012c). Les occurrences se trouvent dans le groupe de Belly River. Ce groupe comprend généralement de minces filons de charbon dont la continuité latérale est limitée, de sorte que la région a fait l’objet de peu d’activités d’exploration (Alberta Energy, 1995-2012c). Toutefois, la technologie s’améliore constamment et le prix des ressources énergétiques augmentent; la pression pour l’exploitation du méthane de houille pourrait donc s’accentuer dans les régions qui sont actuellement peu prisées.

De vastes parcs éoliens ont été créés au nord et à l’ouest de l’aire de répartition connue de l’oxytrope patte-de-lièvre (Centre for Energy, 2012). On ignore s’il existe des projets d’aménagement éolien qui visent la région comprenant l’habitat de l’oxytrope patte-de-lièvre (Association canadienne de l’énergie éolienne, 2012).

La stochasticité environnementale correspond aux changements aléatoires et en partie imprévisibles des conditions météorologiques ou de la composition de la communauté biotique (Frankel et al., 1995). Les phénomènes environnementaux stochastiques qui peuvent avoir une incidence sur le taux de survie et le succès reproducteur de l’oxytrope patte-de-lièvre sont la variation de la température, des précipitations et, très probablement, des populations d’arthropodes (pollinisateurs, herbivores, granivores) et de certains mammifères herbivores et granivores, comme les écureuils.

Il est très difficile d’évaluer l’impact des changements climatiques planétaires sur une espèce en particulier. Barrow et Yu (2005) ont analysé les données obtenues au moyen de 5 modèles climatiques et ont conclu que, d’ici 2050, la température annuelle moyenne en Alberta devrait augmenter de 3 à 5 °C et que les précipitations annuelles devraient subir des variations allant de – 10 % à + 15 %. Selon les données obtenues pour le site de Lethbridge (qui est le plus près des occurrences d’oxytrope patte-de-lièvre), l’augmentation moyenne de la température, qui a été de 5,4 °C au cours de la période de 1961à 1990, passera à 8,3 °C d’ici 2050, mais on ne prévoit pas d’augmentation des précipitations annuelles (Barrow et Yu, 2005). Ces prédictions diffèrent de celles pour d’autres régions d’Alberta, où une hausse des précipitations est prévue (Barrow et Yu, 2005). Une hausse des températures combinée à une diminution des précipitations entraînerait une augmentation du stress chez le taxon.

D’ici 2050, il est prévu que le nombre total de degrés-jour observé à Calgary, à Edmonton, à Grande Prairie et à Fort McMurray devienne semblable à celui actuellement observé à Lethbridge (Alberta Agriculture and Rural Development, 2007). On peut donc penser que l’aire de répartition de l’oxytrope patte-de-lièvre pourrait s’étendre vers le nord, si des milieux propices sont présents et que des graines peuvent y être dispersées.

La hausse des températures et le raccourcissement des hivers pourraient contribuer à faire augmenter les populations d’insectes et de rongeurs. Ainsi, on peut croire que le changement climatique pourrait avoir comme impact indirect la hausse de la prédation des graines par les insectes et les rongeurs, même si cela demeure hypothétique.

Le risque d’inondation le long de la rivière Milk semble très faible, car le débit de ce cours d’eau est actuellement régulé au moyen d’un canal de dérivation qui a été construit à l’ouest de la région occupée par l’oxytrope patte-de-lièvre (Herd et Novlesky, 2007).

Nombre de localités

Puisqu’il n’existe aucun phénomène menaçant ayant le potentiel de rapidement toucher tous les individus dans plus d’une sous-population, le nombre de localités correspond au nombre de sous-populations, conformément aux recommandations de l’UICN (2012a). Ainsi, le nombre de localités est évalué à 11 en fonction des menaces connues et potentielles (Tableau 5) ou à plus de 10 en fonction du régime foncier (Tableau 5).

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Protection, statuts et classements

Statuts et protection juridiques

L’oxytrope patte-de-lièvre ne jouit d’aucune protection et d’aucun statut juridiques au Canada et aux États-Unis.

La dernière évaluation de l’oxytrope patte-de-lièvre par le COSEPAC remonte à avril 1995; le taxon a alors été désigné « espèce préoccupante » (Registre public des espèces en péril, 2012). L’oxytrope patte-de-lièvre figure actuellement à l’annexe 3 de la Loi sur les espèces en péril (LEP; Registre public des espèces en péril, 2012). Les espèces inscrites à l’annexe 3 ont été désignées préoccupantes, mais n’ont pas encore été réévaluées par le COSEPAC au regard des nouveaux critères. Elles peuvent être considérées pour inscription à l’Annexe 1 après avoir été réévaluées (Registre public des espèces en péril, 2012).

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Statuts et classements non juridiques

L’Oxytropis lagopus n’a pas encore été évalué aux fins de la plus récente Liste rouge de l’UICN (IUCN, 2012b). L’O. lagopus var. conjugans avait toutefois été coté « R », pour « Rare », à l’échelle mondiale dans la Liste rouge des plantes menacées de l’UICN de 1997 (Walter et Gillett, 1998); à l’échelle locale, il avait été coté « E », pour « Endangered » (en voie de disparition) en Alberta et « R » au Montana. La cote « R » est attribuée aux taxons qui ont une petite population mondiale et sont en péril, mais qui n’étaient pas été classés « en voie de disparition » ou « vulnérable » au moment de l’évaluation.

À l’échelle mondiale, NatureServe a attribué au taxon la cote G4G5T3 (dernière évaluation en février 1994; NatureServe, 2012). La cote « G4G5 » indique que l’espèce est apparemment non en péril à non en péril, mais la cote « T3 » indique que la variété est vulnérable. Cela signifie que le taxon est jugé apparemment non en péril au niveau de l’espèce (Wyoming, ouest du Montana et Idaho). Toutefois, la variété a été signalée uniquement en Alberta, au Canada, où elle est rare, et au Montana. Au Montana, la variété a été signalée dans environ 10 localités, toutes situées dans le centre de l’État, principalement à l’est de la ligne continentale de partage des eaux, et son habitat est peut-être menacé (NatureServe, 2012). Selon NatureServe, la variété est vulnérable à l’échelle des États-Unis (N3) et au Wyoming (S3) et gravement en péril à l’échelle du Canada (N1) et en Alberta (S1; NatureServe, 2012). Selon le Montana Natural Heritage Program, toutes les variétés d’Oxytropis lagopus sont préoccupantes (Species of Concern) aux États-Unis (Montana Natural Heritage Program, 2012).

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Protection et propriété de l’habitat

En Alberta, trois occurrences se trouvent sur des terrains privés (y compris celle qui est disparue); quatre occurrences se trouvent en partie sur des terrains privés et en partie sur des terres publiques; trois sont situées sur des terrains qui sont gérés par une fiducie foncière; une est située dans une aire protégée provinciale (aire naturelle Ross Grassland nord); une se trouve en partie dans une aire protégée provinciale, sur des terrains qui sont gérés par une fiducie foncière et sur des terrains privés (Tableau 5).

Les aires naturelles provinciales sont gérées par Alberta Parks et servent à préserver et protéger les sites ayant une importance locale et à permettre au public de pratiquer des activités d’appréciation de la nature et d’autres activités récréatives à faible impact (Alberta Tourism, Parks and Recreation, 1995–2012). Selon la description d’Alberta Parks (Alberta Tourism, Parks and Recreation, 1995–2012), l’aire naturelle Ross Lake (ZO 6 de la carte) comprend la plus grande parcelle de terres de la Couronne dans la région de la prairie à fétuques des Foothills, en Alberta. Les mesures de gestion mises en œuvre dans cette région visent à maintenir la prairie, desorte que l’oxytrope patte-de-lièvre ne devrait être exposé qu’à de faibles menaces anthropiques.

Les terrains qui sont gérés par Conservation de la nature Canada (CNC; fiducie foncière) comprennent les occurrences 5, 8 et 9 (Figure 4). Selon les Normes et pratiques des organismes de conservation du Canada (Canadian Land Trust Alliance, 2005), la fiducie foncière doit collaborer avec le propriétaire foncier en vue de « protéger raisonnablement les valeurs de conservation importantes de la propriété à la longue ». La priorité est de maintenir ou de restaurer la prairie à fétuques des Foothills en Alberta (Nature Conservancy Canada, 2012). Il est donc probable que des mesures de gestion visant l’oxytrope patte-de-lièvre seront aussi appliquées. L’oxytrope patte-de-lièvre ne figure pas parmi les taxons ciblés aux fins de conservation dans l’annexe de la dernière version de la Canadian Rocky Mountains Ecoregional Assessment (Rumsey et al., 2003). Toutefois, CNC travaille en étroite collaboration avec l’ACIMS dans le cadre de tous les programmes visant les plantes rares en Alberta et fournit chaque année à l’ACIMS les données d’occurrence d’élément recueillies sur ses propriétés (ACIMS, 2012; Blouin, comm. pers., 2012). En 2007 et 2011, des relevés ciblés ont été réalisés dans les propriétés gérées par CNC (ACIMS, 2012). Le pâturage de bétail et l’empiètement de l’agropyre à crête ont tous deux été observés dans ces propriétés (ACIMS, 2012).

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Remerciements et experts contactés

La rédactrice remercie toutes les personnes et les organisations consultées (mentionnées dans section « Sources d’information ») pour le temps et l’aide qu’elles ont fournis. Elle remercie également Lorna Allen, de l’ACIMS, pour son aide et pour lui avoir donné accès aux données d’occurrence d’élément et au fichier de forme. Ces renseignements ont été essentiels à la préparation du présent rapport. Elle remercie aussi Cheryl Bradley et Bonnie Smith, de l’Université de Calgary, et Stanley Welsh, de l’Université Brigham Young, pour le temps qu’ils lui ont consacré et les renseignements qu’ils lui ont fournis. Leur aide et les documents qu’ils ont rédigés ont été très précieux. En outre, la rédactrice est reconnaissante envers Jenny Wu, de NCR, pour le fichier de forme qu’elle a fourni. Elle tient à remercier pour les renseignements qu’ils lui ont fournis John Bain, de l’Université de Lethbridge, Dana Blouin, de Conservation de la nature Canada, Donna Cherniawsky, du Musée royal de l’Alberta, Bonnie Heidel, de la Wyoming Natural Diversity Database, Ken Heil, de l’herbier de San Juan College, Leigh Johnson, de l’Université Brigham Young, Deborah Q. Lewis, de l’Université d’État de l’Iowa, Scott Mincemoyer, du Montana Natural Heritage Program, Gisèle Mitrow, de l’herbier DAO, David Dyer, de l’Université du Montana, David J. Ode, du Game, Fish and Parks Department du Dakota du Sud, Greg Pohl, du Service canadien des forêts et Karen B. Searcy, de l’herbier de l’Université du Massachusetts. Elle remercie particulièrement Thomas A. Zanoni, du New York Botanical Garden, d’avoir traité toutes les données de spécimens d’herbier nécessaires à la préparation du présent rapport (moins d’un jour après l’ouragan Sandy) ainsi que Lucy Klebieko, de la même organisation, pour avoir préparé le dossier de prêt virtuel. Merci à Peter Lesica, qui a examiné les collections de l’Université du Montana. La rédactrice remercie également Elaine Zummer et les autres bibliothécaires de la Helen Fowler Library du Denver Botanic Gardens, qui ont déniché plusieurs articles utilisés aux fins du présent rapport. Ces articles seraient sans doute passés inaperçus sans leur aide. Enfin, un grand merci à Bruce Bennett, coprésident du Sous-comité de spécialistes des plantes vasculaires du COSEPAC, pour son appui durant la préparation du présent rapport.

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Sources d’information

ACIMS (Alberta Conservation Information Management System). 2012. Données envoyées le 13 septembre 2012 par Lorna Allen, coordonnatrice de l’ACIMS. Alberta Tourism Parks and Recreation, Edmonton, Alberta.

Adams B.W., R. Ehlert, D. Mosey et R.L. McNeil. 2005. Rangeland Plant Communities and Range Health Assessment Guidelines for the Foothills Fescue Natural Subregion of Alberta; Second Approximation, Rangeland Management Branch, Public Lands Division, Alberta Sustainable Resource Development, Lethbridge, Pub. No. T/044. 97 p.

Adams, B.W., L. Poulin-Klein, D. Moisey et R.L. McNeil. 2004. Rangeland Plant Communities and Range Health Assessment Guidelines for the Mixedgrass Natural Subregion of Alberta, Rangeland Management Branch, Public Lands and Forests Division, Alberta Sustainable Resource Development, Lethbridge, Pub. No. T/03940 101 p., disponible à l’adresse : http://www.srd.alberta.ca/LandsForests/GrazingRangeManagement/documents/MixedGrassSubregionAssessmentGuidelines.pdf [consulté en octobre 2012].

Adopt-a-Plant Alberta. 2010. Oxytropis lagopus Survey May 2010, photographies disponibles à l’adresse : http://www.adoptaplantalberta.com/gallery.html [consulté en septembre et décembre 2012].

Alberta Agriculture and Rural Development. 2007. Alberta Agriculture and rural development (K. Koehler-Munro et D. Sutton), Climate Change in Alberta, publié sur le Web le 13 mars 2007, dernière révision le 5 avril 2007, disponible à l’adresse : http://www1.agric.gov.ab.ca/$department/deptdocs.nsf/all/cl11297(en anglais seulement) [consulté en novembre 2012].

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Sommaire biographique du ou des rédacteurs du rapport

Danielle Knip est chercheuse au niveau postdoctoral au sein du projet Sea Around Us du Fisheries Centre de l’Université de la Colombie-Britannique (University of British Columbia). Elle rassemble des données reconstituées sur les captures des pêches et met au point des bases de données pour le projet. Elle travaille aussi à améliorer la précision spatiale des débarquements des pêches à l’échelle mondiale. Elle a obtenu son doctorat en 2011 de l’Université James Cook (James Cook University), en Australie, dans le cadre duquel elle a réalisé une étude de terrain au moyen de la télémétrie acoustique pour suivre le requin balestrine (Carcharhinus amboinensis) et le requin tacheté (Carcharhinus sorrah). En se basant sur des données sur les déplacements, Mme Knip a défini les éléments de l’écologie de ces requins, par exemple l’influence des variations environnementales sur le domaine vital et l’utilisation des milieux côtiers. Elle a également évalué l’efficacité des ZPM à protéger les populations contre la pression exercée par les pêches en régions côtières.

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Collections examinées

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    • Herbier d'Agriculture Canada (DAO)
    • Brigham Young University (BRY)
    • Iowa State University Herbarium (ISC)
    • Ressources naturelles Canada, Service canadien des forêts (CAFB)
    • New York Botanical Garden (NY; spécimens d'O. lagopus pouvant maintenant être consultés en ligne)
    • San Juan College Herbarium (SJNM)
    • Royal Alberta Museum Herbarium (PMAE); aucun spécimen.
    • University of Calgary Herbarium (UAC)
    • University of Massachusetts Herbarium (MASS)
    • University of Lethbridge Herbarium (LEA)
  • Organisations responsables des bases de données consultées en ligne :
    • University of Colorado Herbarium (COLO); spécimens d'O. lagopus
    • University of Wyoming, Rocky Mountain Herbarium (RM)
    • University of Montana (MONTU)
    • Montana State University (MONT)
    • Consortium of Pacific Northwest Herbaria:
    • B. A. Bennett Herbarium, Yukon (BABY)
    • College of Idaho, Harold M. Tucker Herbarium (CIC)
    • The Evergreen College (EVE)
    • H.J. Andrews Experimental Forest (HJAEF)
    • University of Idaho, Stillinger Herbarium (ID)
    • Montana State University (MONT)
    • The New York Botanical Garden (NY)
    • Oregon State University (OSC)
    • Pacific Lutheran University (PLU)
    • REED College (REED)
    • University of Wyoming, Rocky Mountain Herbarium (RM)
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    • University of British Columbia (UBC)
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    • Whitman College (WCW)
    • Washington State University, Marion Ownbey Herbarium (WSU)
    • University of Washington (WTU)
    • Western Washington University (WWB)
    • University of Montana (MONTU)
    • Rocky Mountain Herbarium (RM)
    • Academy of Natural Sciences, Herbarium, Philadelphia (PH)
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    • Arizona State University Vascular Plant Herbarium (ASU)
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    • Grand Canyon National Park (GCNP)
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    • Navajo Nation Herbarium (NAVA)
    • Southwestern Research Station (SWRS)
    • University of Arizona Herbarium (ARIZ)
    • US Forest Service Southwestern Region - TEUI Herbarium (TES)
    • Arizona State University Pollen Collection (ASU)
    • Arizona State University Fruit and Seed Collection (ASU)
    • ENMU Natural History Collection Herbarium (ENMU)
    • Gila Center for Natural History (WNMU) Herbarium (SNM)
    • New Mexico State University Herbarium (NMC) more info
    • NMSU Center for Natural History Collections Range Science (NMCR)
    • San Juan College Herbarium (SJNM)
    • University of New Mexico Herbarium (UNM)
    • Eastern Nevada Landscape Coalition (ENLC)
    • Brigham Young University, S. L. Welsh Herbarium (BRY)
    • Intermountain Herbarium (Utah State University) (UTC)
    • Snow College Herbarium (EPHR)
    • Southern Utah University (SUU)
    • USU-Eastern (PRI)
    • Utah State University Uintah Basin (USUUB)
    • Utah Valley University Herbarium (UVSC)
    • Bitterroot National Forest herbarium (BNF)
    • Colorado Mesa University, Walter A. Kelly Herbarium (MESA)
    • Colorado State University Herbarium (CS)
    • Denver Botanic Gardens (KHD)
    • Fort Lewis College (FLD)
    • Mesa Verde National Park (MEVE)
    • Trinidad State Junior College (TSJC)
    • Rocky Mountain Herbarium (RM)
    • Rocky Mountain Biological Laboratory (RMBL)
    • Western State Colorado University (WSC)
    • Pacific Union College Herbarium (PUA)
    • University of California, Riverside Plant Herbarium (UCR)
    • New York Botanical Garden (NY)
    • Herbario de la Universidad de Sonora (DICTUS) (USON)
    • Comisión Nacional para el Conocimiento y Uso de la Biodiversidad (CONABIO)
    • Madrean Archipelago Biodiversity Assessment Observations (MABA)
    • Sonoran Desert Plants: An Ecological Atlas (Sonoran Atlas)

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Annexe 1. Spécimens d'herbier de l'Oxytopis lagopus var. conjugans récoltés au Montana, aux États-Unis.

Annexe 1. Tableau présentant les spécimens d’herbier d’oxytopis lagopus var. conjugans récoltés au Montana. Les renseignements présentés sont le code de l’herbier, le nom de l’herborisateur, le numéro de récolte, la date de récolte, la description de la localité, la description de l’habitat et l’altitude.

Annexe 1. Spécimens d'herbier de l'Oxytopis lagopus var. conjugans récoltés au Montana, aux États-Unis
NuméroCode(s) de l'herbier Footnote 1 of Appendix 1Herborisa-teur, numéro de récolteDate de récolteComtéLocalitéType de milieuAltitude (m)
1WTUC. L. Hitchcock et C. V. Muhlick, 1302231 juillet 1945BeaverheadAu sommet du chemin qui mène à de Vipont Park à Canyon Creek.Affleurement calcaire.Non consignée
2MONTD Culver, 7328 mai 1993BeaverheadCentennial Valley- cours supérieur du ruisseau Red Rock, terrain de camping, en bordure du chemin.Zone perturbée en bordure du chemin.1995
3NYP. C. Lesica, 675319 juin 1995Beaverhead0,5 mile à l'est de Hall Spring.Sol graveleux sur une crête montagneuse balayée par le vent. Aux côtés du Draba oligosperma et de l'Artemisia frigida.2316
4WTUC. L. Hitchcock, 117761er juillet 1945Broadwater10 miles au sud-est de Helena, sur le chemin menant à Townsend.Prairie vallonneuse à graminées.Non consignée
5MONTUBlankinship, 507a11 juillet 1906GallatinBozeman et Anaconda.Crêtes sèches1524
6LEAM. Maxie, 417 mai 1968GallatinBozeman, 28 miles à l'ouest sur l'autoroute 289.Prairie dégagée le long de la rivière Madison.Non consignée
7MONTUC. L. Hitchcock, 22984 mai 1934GraniteDrummond; au nord de l'autoroute, à environ 1 mile à l'est de la ville.Collines dénudées et sèches.Non consignée
8MONTUP. C. Lesica, 375330 mai 1986GraniteEmerine Gulch; environ 13 miles au sud-est de PhilipsburgEspèce non commune, sur une pente abrupte orientée vers le sud, à végétation clairsemée, au-dessus d'un marécage situé juste à l'est d'Emerine Gulch. En compagnie de l'Agropyron spicatum et de l'Artemisia frigida.Non consignée
9MONTUDavis et Lesica, 36444 mai 1986GraniteRivière Clark Fork; environ 0,5 mile à l'ouest de Maukey Gulch.Espèce commune, pente orientée vers l'ouest à sol calcaire peu profond, sur la crête bordant le côté nord de la rivière Clark Fork. En compagnie de l'Erigeron compositus et du Poa secunda.Non consignée
10MONTUHarvey, 723425 mai 1966GraniteBranche ouest du ruisseau Rock.Prairie, sur les pentes orientées du sud-ouest au sud-est.Non consignée
11MONTUK.H. Lackschewitz et Woodland, 29226 juin 1966GraniteWest Fork of Rock Creek ButtesRécolté le long du versant sud de la butte sud.1829
12MONTU, NYK. H. Lackschewitz, 716913 mai 1977GraniteRattler Gulch; à l'ouest du chemin. 5 miles à l'ouest de Drummond.Sur une crête dénudée s'étendant d'est en ouestNon consignée
13BRYK. Shaw, 291115 mai 1976GlacierCôté sud de la rivière Two Medicine, autoroute 89.Non consignéNon consignée
14NY (isotype)E. O. Wooton, sans numéro1er juin 1921Lewis and ClarkÀ proximité de Helena.Non consignéNon consignée
15NY Footnote 2 of Appendix 1F. W. Anderson, 1880Juin 1887Lewis and ClarkHelenaNon consignéNon consignée
16MONTUF. D. Kelsey, sans numéro1er juin 1888Lewis and ClarkHelenaNon consignéNon consignée
17NYF. D. Kelsey*, sans numéros.d.Lewis and ClarkRécolté à proximité de Helena.Non consignéNon consignée
18MONTUAnderson, 44215 mai 1987Lewis and ClarkHelenaNon consignéNon consignée
19MONTURamsden, 53416 mai 1980Lewis and ClarkHelena; collines à graminées, nord de la ville (nord du chemin Lincoln).Sous un peuplement clairsemé de pins ponderosa; peu commun, en petites colonies.Non consignée
20MONTUBrandegee, sans numéro2 juin 1899Lewis and ClarkMont HelenaNon consignéNon consignée
21NYA. Breuninger et Nan Breuninger, 63525 juin 1991Lewis and ClarkHelena, pentes du mont Helena, sur le boulevard Le Grande Cannon, à 0 mile à l'ouest de la rue Glendale.Sol de dolomie.Footnote 3 of Appendix 11280
22MONTU, NYP. C. Lesica, 306028 juin 1984Lewis and ClarkLac Helena; environ 8 miles au nord-est de Helena, à l'extrémité nord-ouest du lac.Commun en sol calcaire peu profond, dans des prairies, sur une pente douce orientée vers le sud. En compagnie de l'Eriogonum macum et de l'Hymenoxys acaulis.1189
23MONTUP. C. Lesica, 48218 mai 1978Lewis and ClarkRéservoir Willow Creek; extrémité sud-ouest.PrairieNon consignée
24NYA. Breuninger et Nan Breuninger, 633, 6345 mai 1991Lewis and ClarkRéservoir Willow Creek, 6 miles à l'ouest d'Augusta.Sur un limon argileux et graveleux. Prairie sèche à Astragalus, Potentilla, Viola, Townsendia, Phlox.1280
25MONTURamsden, 53114 mai 1980Lewis and ClarkLac Canyon Ferry (rivière Missouri); belvédère du terrain de camping, sur la rive ouest.Prairie à Pinus ponderosa et à, Artemisia tridentata; seulement sous les arbres.Non consignée
26ISCDuane Isely et Isabelle Isely, 1118018 juin 1971Lewis and ClarkAdjacent à l'autoroute 287, à 11 miles au sud-est d'Augusta.Abondant le long des affleurements de grès.1311
27NYB. T. Butler, 406126 juin 1909Powell [maintenant dans le comté de Lewis and Clark]Mont Ascension, Helena.Non consignéNon consignée
28NYJ. Pearsall, sans numéro [1852-1862]Non consignéRivière Big Black Foot.Non consignéNon consignée
29WTUC. L. Hitchcock, 159731er juillet 1947Meagher5 miles au nord-est de Ringling.Affleurement granitique, parmi des armoises.Non consignée
30MONTUP. C. Lesica, 824515 juin 2001MeagherRuisseau Eightmile, monts Little Belt; 0,5 mile à l'est du lac Sutherlin.Commun, en sol graveleux, sur des escarpements orientés vers le sud, au-dessus du ruisseau Eightmile. Artemisia frigida et Senecio canus.1737
31MONTURose, 245 mai 1938MissoulaDrummond; près de la ville.Loam graveleux, argileux et rocheux, en plein soleil.Non consignée
32aBRY, NY, WTUS. Welsh et R. Foster Footnote 3 of Appendix 1, 2454718 juin 1990PonderaEnviron 1 mile au nord de Dupuyer.Terrasse graveleuse, dans une prairie à fétuque.1250
32 bSJNMS. Welsh et R. Foster, sans numéro Footnote 3 of Appendix 118 juin 1990PonderaAucun renseignement.Non consignéNon consignée
33NYF. W. Traphagen, sans numéroMai 1888PowellDeer LodgeNon consignéNon consignée
34MONT, MONTU Footnote 4 of Appendix 1Rose, 20B10 avril 1934PowellRuisseau Phosphate; à l'ouest de Garrison.Sol graveleux dénudé et creux de déflation.Non consignée
35MONTURose, 20A11 avril 1934PowellGarrison HillSol graveleux dénudé et creux de déflation.Non consignée
36MONTUJones, sans numéro10 juillet 1909PowellGarrisonZone biologique tempérée intermédiaire.1372
37MONTUP. C. Lesica, 48414 mai 1978PowellGarrison; 1,5 mile à l'est de la ville, sur l'autoroute 12.Versant calcaire sec.Non consignée
38WTUC. L. Hitchcock,  180886 juillet 1948Teton15 miles à l'ouest de Choteau.Non consignéNon consignée
39MONTUShaw, 33942 mai 1981TetonBranche nord de la rivière Teton; 15 miles à l'ouest de Choteau.Sol graveleux, sur la batture.1219
40NYM. S. Williams, sans numéro[1977]TetonPrès des montagnes, ChouteauNon consignéNon consignée
41MONTUK.H. Lackschewitz et P.C. Lesica, 100056 juin 1982TetonRoute Teton River; près de la route.Espèce commune sur la haute berge rocheuse de la rivière, avec l'Hymenoxis acaulis, l'Eritrichium howardii et les Douglasia.Non consignée
42BRYK. Shaw, 293921 mai 1977TetonLe long de la rivière Teton; 25 miles à l'ouest de Choteau.Non consignéNon consignée
43MONTULackschewitz, 35268 juin 1972TetonFront Range; 2 miles à l'est du poste de garde forestier du mont Ear, au sud de la rivière Teton.Contreforts du « chaînon frontal ». En sol rocheux sec, entre des pins flexibles épars.1463
44BRYS. L. Welsh, 1104112 mai 1971TetonEnviron 5 miles au nord d'Augusta et 2 miles au nord de Sun River, le long de l'autoroute 287.Non consignéNon consignée

Footnotes

Appendix 1 Footnote 1

BRY = Brigham Young University, herbier S. L. Welsh, États-Unis; ISC = Iowa State University Herbarium, États-Unis; LEA = University of Lethbridge Herbarium, Canada; MONT = Montana State University, États-Unis; MONTU = University of Montana, États-Unis; NY= New York Botanical Garden, États-Unis; RM = Rocky Mountain Herbarium, États-Unis; SJNM = San Juan College Herbarium, États-Unis; WTU = University of Washington, États-Unis.

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Appendix 1 Footnote 2

Notes sur le spécimen. Deux plantes sont présentes sur cette planche de l’herbier NY : Oxytropis lagopus var. conjugans (NY 1583867) et Oxytropis lagopus var. lagopus (NY 1583868).

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Appendix 1 Footnote 3

La dolomie provient d’une roche calcaire dont une portion de la calcite a été remplacée par la dolomite.

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Appendix 1 Footnote 4

4 Spécimen de l’herbier MONT identifié comme l’O. lagopus (sans variété) sur l’étiquette. Ce spécimen est un double du spécimen de l’herbier MONTU (identifié par Welsh, 1988) et correspond aux caractères de l’O. lagopus var. conjugans, selon la rédactrice du rapport, qui a consulté la planche numérisée, accessible en ligne à l’adresse : http://www.pnwherbaria.org/data/search.php.

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Annexe 2.Liste des espèces végétales observées en compagnie de l'oxytrope patte-de-lièvre, en Alberta, au Canada.

Annexe 2. Tableau présentant les espèces végétales observées en compagnie de l'oxytrope patte-de-lièvre en Alberta.

Annexe 2. Liste des espèces végétales observées en compagnie de l'oxytrope patte-de-lièvre, en Alberta, au Canada.
Nom scientifiqueNom français Footnote 1 of Appendix 2GraminéesCarexPlantes herbacées non graminoïdes
Agropyron cristatum (non indigène; envahissante)Agropyre à crêteX--
Bouteloua gracilisBoutelou grêleX--
Festuca brachyphyllaFétuque à feuilles courtesX--
Festuca campestris
(synonyme = Festuca scabrella)
Fétuque scabreX--
Festuca idahoensisFétuque d'IdahoX--
Koeleria macranthaKoelérie à crêtesX--
Poa cusickiiPâturin de CusickX--
Poa sp.Autres pâturinsX--
Stipa comataStipe chevelueX--
Carex inops ssp. heliophila
(signalée comme synonume de Carex pensylvanica var. digyna)
Carex héliophile-X-
Carex filifoliaCarex filifolié-X-
Carex obtusataCarex à fruits obtus-X-
Carex spp.Autres carex-X-
Allium textileAil tissu--X
Androsace septentrionalisAndrosace septentrionale--X
Anemone patensPulsatille multifide--X
Antennaria microphyllaAntennaire à feuilles réduites--X
Antennaria parvifoliaAntennaire à petites feuilles--X
Antennaria umbrinella (mâles et femelles)Antennaire ombre--X
Arabis nuttalliiArabette de Nuttall--X
Artemisia frigidaArmoise douce--X
Artemisia campestrisArmoise des champs--X
Astragalus vexilliflexusAstragale à étendard courbé--X
Astragalus crassicarpusAstragale graines-de-boeuf--X
Astragalus gilviflorusAstragale à fleurs jaunes--X
Balsamorhiza sagittataBalsamorhize à feuilles sagittées--X
Bupleurum americanumBuplèvre d'Amérique--X
Comandra umbellataComandre à ombelle--X
Cryptantha celosioidesCryptanthe fausse-célosie--X
Cryptantha nubigena Footnote 2 of Appendix 2Cryptanthe des nuages--X
Draba oligospermaDrave à fruits groupés--X
Erigeron compositusVergerette à feuilles segmentées--X
Eriogonum flavumÉriogone jaune--X
Geum triflorumBenoîte à trois fleurs--X
Hedysarum sulphurescensSainfoin jaune--X
Heterotheca sessiliflora
(signalée comme synonyme de Chrysopsis villosa) Footnote 2 of Appendix 2
 --X
Heuchera parviflora
(signalée comme synonyme de H. flabellifolia)Footnote 3 of Appendix 2
Heuchère à petites feuilles--X
Hymenoxys richardsoniiHyménoxys de Richardson--X
Tetraneuris acaulis
(signalée comme synonyme de Hymenoxys acaulis)
Hyménoxys acaule--X
Lesquerella arenosaLesquerelle des sables--X
Lupinus sericeusLupin soyeux--X
Minuartia rubellaMinuartie rougeâtre--X
Musineon divaricatumMusinéon divariqué--X
Oxytropis borealis
(signalée comme synonyme de O. viscida)
Oxytrope visqueux--X
Oxytropis sericeaOxytrope hâtif--X
Oxytropis spp.Autres oxytropes--X
Penstemon nitidusPenstémon luisant--X
Phlox alyssifoliaPhlox à feuilles d'alysson--X
Phlox hoodiiPhlox de Hood--X
Physaria didymocarpaLesquerelle à fruits géminés--X
Plantago canescensPlantain blanchâtre--X
Potentilla concinnaPotentille hâtive--X
Potentilla hippianaPotentille de Hipp--X
Selaginella densaSélaginelle dense--X
Thermopsis rhombifoliaThermopsis rhombifolié--X
Zigadenus venenosusZigadène vénéneux--X

Footnotes

Appendix 2 Footnote 1

Nom commun le plus récent dans « Espèces sauvages 2010 : la situation générale des espèces au Canada » (Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril, 2011).

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Appendix 2 Footnote 2

Espèce apparemment absente de la base de données « Espèces sauvages ».

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Appendix 2 Footnote 3

L’Heuchera flabellifolia n’est pas présent en Alberta, au Canada (USDA NRCS, 2012).

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Annexe 3. Évaluation des menaces qui pèsent sur l’oxytrope patte-de-lièvre

Guide d'accessibilité du tableau d'évaluation des menaces de la figure de l'annexe 3 qui suit

  • Champ 01: Nom scientifique de l’espèce ou de l’écosystème
  • Champ 02: Identification de l’élément / Code de l’élément
  • Champ 03: Date
  • Champ 04: Évaluateurs
  • Champ 05: Références
  • Champ 06: Guide pour le calcul de l’impact global des menaces :
    • Impact: A
      • Très élevé
      • Champ d'entrée pour le comptes des menaces de niveau 1 selon l’intensité de leur impact
        Maximum de la plage d’intensité
      • Champ d'entrée pour le comptes des menaces de niveau 1 selon l’intensité de leur impact
        Minimum de la plage d’intensité
    • Impact: B
      • Élevé
      • Champ d'entrée pour le comptes des menaces de niveau 1 selon l’intensité de leur impact
        Maximum de la plage d’intensité
      • Champ d'entrée pour le comptes des menaces de niveau 1 selon l’intensité de leur impact
        Minimum de la plage d’intensité
    • Impact: C
      • Moyen
      • Champ d'entrée pour le comptes des menaces de niveau 1 selon l’intensité de leur impact
        Maximum de la plage d’intensité
      • Champ d'entrée pour le comptes des menaces de niveau 1 selon l’intensité de leur impact
        Minimum de la plage d’intensité
    • Impact: D
      • Faible
      • Champ d'entrée pour le comptes des menaces de niveau 1 selon l’intensité de leur impact
        Maximum de la plage d’intensité
      • Champ d'entrée pour le comptes des menaces de niveau 1 selon l’intensité de leur impact
        Minimum de la plage d’intensité
  • Champ 07: Impact global des menaces calculé :
  • Champ 08: Impact global des menaces calculé :
  • Champ 09: Ajustement de la valeur d’impact - Justification
  • Champ 10: Impact global des menaces – commentaires
Figure pour annexe3. Tableau d'évaluation des menaces.
Tableau d'évaluation des menaces
Description longue pour la figure de l'annexe 03.

Matrice présentant les résultats de l'évaluation des menaces pour l'oxytrope patte-de-lièvre, fondée sur le système unifié de classification des menaces proposé par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le Partenariat pour les mesures de conservation (Conservation Measures Partnership).

Matrice présentant les résultats de l'évaluation des menaces pour l'oxytrope patte-de-lièvre, fondée sur le système unifié de classification des menaces proposé par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le Partenariat pour les mesures de conservation (Conservation Measures Partnership).

Annexe 3. Évaluation des menaces qui pèsent sur l'oxytrope patte-de-lièvre
Numéro de la
Menace
Description de la
Menace
Impact (calculé)
Threat Impact
Impact (calculé)
Threat Level
Portée (10 prochaines annéesGravité(10 ans ou 3 générations)ImmédiatetéCommentaires
1Développement résidentiel et commercial-InconnuInconnueInconnueInconnue-
1.1 Habitations et zones urbaines-InconnuInconnueInconnueInconnueLe développement urbain a été indiqué comme menace potentielle. Il semble que cette menace a été observée seulement à Cardston (où le taxon est disparu).
1.2 Zones commerciales et industrielles------
1.3 Zones touristiques et récréatives------
2Agriculture et aquacultureCMoyenRestreinte (11-30 %)Élevée (31-70 %)Élevée (continue)-
2.1Cultures annuelles et pluriannuelles de produits autres que le boisCMoyenRestreinte (11-30 %)Élevée (31-70 %)Élevée (continue)Selon Ladyman et Bradley, l'agriculture constitue une menace pour les occurrences de Whiskey Gap nord, du chaînon de la rivière Milk, du lac Shanks ouest et du lac Shanks sud. On ignore quelle proportion de la population canadienne serait touchée par cette menace.
2.2Plantations pour la production de bois et de pâte------
2.3Élevage et élevage à grande échelleDFaibleGénéralisée (71-100 %)Légère (1-10 %)Élevée (continue)Le pâturage de bétail a été signalé comme une menace dans le cas de toutes les sous-populations existantes (Ladyman, 2013). En 2011, du bétail a été observé en train de se promener dans dans plusieurs sites de l'habitat de l'oxytrope patte-de-lièvre, dans le cas de trois sous-populations (Whiskey Gap nord-est, chaînon de la rivière Milk et lac Shanks ouest). Il est possible que le bétail cherche les sites exposés au vent, pour que le vent chasse les insectes piqueurs. En outre, des enclos à bétail ont été construits à l'intérieur ou à proximité de l'habitat de l'oxytrope patte-de-lièvre dans le cas de deux sous-populations (Whiskey Gap nord et lac Shanks ouest); du bétail pourrait donc se promener dans l'habitat du taxon. Les onglons du bétail qui se promène ont détruit la croûte biologique et ont exposé la couche de sable, entraînant une érosion et un assèchement su sol par le vent et le soleil. En outre, il y a une accumulation du fumier. La couverture de plantes vasculaires est considérablement réduite dans ces sites par rapport aux sites adjacents. L'oxytrope patte-de-lièvre continue de pousser dans ces sites, ce qui laisse penser qu'il est évité par le bétail; toutefois, l'utilisation continue de son habitat par le bétail risque d'avoir des répercussions négatives sur sa survie à long terme (Bradley, 2012)."
2.4 Aquaculture en mer et en eau douce------
3Production d'énergie et exploitation minièreCDMoyen - FaibleRestreinte – Petite (1-30 %)Extrême (71-100 %)Élevée - Modérée-
3.1Forage pétrolier et gazierDFaiblePetite (1-10 %)Légère (1-10 %)Élevée (continue)Un puits de gaz en activité se trouve dans l'habitat d'une sous-population d'oxytrope patte-de-lièvre (ranch Sandstone), et un puits abandonné a été signalé à moins de 100 m d'une autre occurrence (chaînon de la rivière Milk). Le puits en activité semble avoir été construit conformément aux techniques de perturbation minimale, alors que la construction du puits abandonné a entraîné l'introduction d'espèces exotiques envahissantes (agropyre à crête). L'exploration et le développement pétrolier et gazier ont récemment connu une forte augmentation dans la région de Del Bonita. Du pétrole brut léger a été découvert dans la formation schisteuse de Bakken, qui est sous-jacent au plateau. L'extraction du pétrole exigera un forage horizontal et une fracturation en plusieurs étapes. Les risques de destruction ou de fragmentation de l'habitat de l'oxytrope patte-de-lièvre associés à cette activité n'ont pas été évalués (Bradley, 2012)".
3.2Exploitation de mines et de carrièresCDMoyen - FaibleRestreinte - Petite (1-30 %)Extrême (71-100 %)Élevée - ModéréeL'extraction de gravier pourrait être responsable de la disparition de la seule sous-population historique, située près de Cardston. L'exploitation d'une gravière située dans l'habitat de l'oxytrope patte-de-lièvre, dans l'aire naturelle Ross Grassland (chaînon de la rivière Milk) a cessé en 1986. L'oxytrope patte-de-lièvre est présente à proximité du site remis en état, mais pas à l'intérieur du site. Le plateau au nord du lac Shanks fait l'objet d'une vaste exploitation minière, ce qui a des répercussions sur l'habitat de l'oxytrope patte-de-lièvre. L'exploitation s'étend de plus en plus dans l'habitat du taxon (Bradley, 2012).
3.3Énergie renouvelable------
4Corridors de transport et de serviceDFaibleGrande - Restreinte   (11-70 %)Légère (1-10 %)Élevée (continue)-
4.1Routes et voies ferréesDFaibleGrande - Restreinte   (11-70 %)Légère (1-10 %)Élevée (continue)Des chemins et des sentiers empruntés par des véhicules traversent plusieurs sites dans l'habitat de cinq sous-populations existantes. L'oxytrope patte-de-lièvre ne pousse pas dans les sentiers ou les plateformes routières nivelées, mais, à certains endroits, des individus ont été observés dans les milieux graveleux perturbés qui bordent ces voies d'accès empruntées par les véhicules (Bradley, 2012).
4.2Lignes de services publics------
4.3Transport par eau------
4.4Trajectoires de vol------
5Utilisation des ressources biologiques------
5.1Chasse et prélèvement d'animaux terrestres------
5.2Cueillette de plantes terrestres------
5.3Exploitation forestière et récolte du bois------
5.4Pêche et récolte de ressources aquatiques------
6Intrusions et perturbations humaines------
6.1Activités récréatives------
6.2Guerre, troubles civils et exercices militaires------
6.3Travaux et autres activités------
7Modification du système naturel-InconnuInconnueInconnueInconnue-
7.1Incendies et suppression des incendies------
7.2Barrages, gestion et utilisation de l'eau------
7.3Autres modifications de l'écosystème-InconnuInconnueInconnueInconnueDisparition des pollinisateurs.
8Espèces et gènes envahissants ou problématiquesBÉlevéGrande   (31-70 %)Extrême - Élevée (31-100 %)Élevée (continue)-
8.1Espèces exotiques/non indigènes envahissantesBÉlevéGrande   (31-70 %)Extrême - Élevée (31-100 %)Élevée (continue)Dans le cas de cinq sous-populations d'oxytrope patte-de-lièvre, des plantes exotiques envahissantes, principalement l'agropyre à crête (Agropyron cristatum), ont envahi le milieu et continuera probablement de l'envahir, en raison des pratiques d'utilisation des terres (Bradley, 2012).
8.2Espèces indigènes problématiques------
8.3Introduction de matériel génétique------
9Pollution------
9.1Eaux usées domestiques et urbaines------
9.2Effluents industriels et militaires------
9.3Effluents agricoles et forestiers------
9.4Détritus et déchets solides------
9.5Polluants atmosphériques------
9.6Énergie excessive------
10Phénomènes géologiques------
10.1Volcans------
10.2Tremblements de terre et tsunamis------
10.3Avalanches et glissements de terrain------
11Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents-InconnuInconnueInconnueInconnue-
11.1Déplacement et altération de l'habitat-InconnuInconnueInconnueInconnue-
11.2Sécheresses------
11.3Températures extrêmes------
11.4Tempêtes et inondations------

Note

Classification des menaces d'après l'IUCN-CMP, Salafsky et al. (2008).

Notes:

Footnotes

Importance de l'espèce Footnotes 1

'Le mot « siksinam » signifie « noir » et le mot « ka » est dérivé de « oqkatsh », qui signifie « racine » ou « pied », d'où le nom « Pieds-Noirs ».

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