Programme de rétablissement de la Paruline à ailes dorées (Vermivora chrysoptera) au Canada - 2014 [Proposition]

Loi sur les espèces en péril
Série de Programmes de rétablissement

Paruline à ailes dorées

Vole Ears Lichen

2014

Table des matières

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Information sur le document

Programme de rétablissement de la Paruline à ailes dorées (Vermivora chrysoptera) au Canada - 2014 [Proposition]

photo de couverture

Référence recommandée :

Environnement Canada. 2014. Programme de rétablissement de la Paruline à ailes dorées (Vermivora chrysoptera) au Canada [Proposition]. Série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa. vi + 65 p.

Pour télécharger le présent programme de rétablissement ou pour obtenir un complément d’information sur les espèces en péril, incluant les rapports de situation du COSEPAC, les descriptions de la résidence, les plans d’action et d’autres documents connexes sur le rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en périlNote 1 de bas de page.

Illustration de la couverture : © Christian Artuso

Also available in English under the title "Recovery Strategy for the Golden-winged Warbler (Vermivora chrysoptera) in Canada [Proposed]"

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par la ministre de l'Environnement, 2014. Tous droits réservés.

ISBN
N° de catalogue

Le contenu du présent document (à l'exception des illustrations) peut être utilisé sans permission, mais en prenant soin d'indiquer la source.

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Préface

En vertu de l’Accord pour la protection des espèces en péril (1996)Note 2 de bas de page, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d’établir une législation et des programmes complémentaires qui assureront la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) (LEP), les ministres fédéraux compétents sont responsables de l’élaboration des programmes de rétablissement pour les espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et sont tenus de rendre compte des progrès réalisés cinq ans après la publication du document final dans le Registre public des espèces en péril.

Le ministre de l’Environnement et le ministre responsable de l’Agence Parcs Canada sont les ministres compétents pour le rétablissement de la Paruline à ailes dorées et ont élaboré ce programme, conformément à l’article 37 de la LEP. Ce programme a été préparé en collaboration avec les provinces du Manitoba (Conservation Manitoba), de l’Ontario (ministère des Richesses naturelles et des Forêts) et du Québec (ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques).

La réussite du rétablissement de l’espèce dépendra de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des recommandations formulées dans le présent programme. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement Canada et l’Agence Parcs Canada, ou sur toute autre compétence. Tous les Canadiens et toutes les Canadiennes sont invités à appuyer ce programme et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien de la Paruline à ailes dorées et de l’ensemble de la société canadienne.

Le présent programme de rétablissement sera suivi d’un ou de plusieurs plans d’action qui présenteront de l’information sur les mesures de rétablissement qui doivent être prises par Environnement Canada, l’Agence Parcs Canada et d’autres compétences et/ou organisations participant à la conservation de l’espèce. La mise en œuvre du présent programme est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des compétences et organisations participantes.

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Remerciements

Le présent programme de rétablissement a été élaboré par Christian Friis et Kathy St. Laurent (Service canadien de la faune [SCF] – Région de l’Ontario), Christian Artuso (Études d’Oiseaux Canada), Ken De Smet (Conservation Manitoba), Paul Goossen (à la retraite, anciennement du SCF – Région des Prairies et du Nord), Ron Bazin (SCF – Région des Prairies et du Nord), Vincent Carignan et Benoît Jobin (SCF – Région du Québec), Rob Rempel et Fred Pinto (ministère des Richesses naturelles de l’Ontario), Chris Robinson (ministère des Richesses naturelles de l’Ontario – Parcs Ontario) et Rachel Vallender (SCF – Région de la capitale nationale). Ce programme de rétablissement repose en partie sur une ébauche de programme de rétablissement rédigée en 2007 par Allan Harris, de la société Northern Bioscience Ecological Consulting.

Mike Cadman (SCF – Région de l’Ontario) a fourni des données inédites de l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario. Joanne Tuckwell, Wybo Vanderschuit (Agence Parcs Canada) et Tammy Richard (ministère de la Défense nationale) ont fourni des renseignements sur les populations du parc national du Mont-Riding et de la Base des Forces canadiennes Petawawa, respectivement. Angela McConnell, Krista Holmes, Ken Tuininga, Angela Darwin, Graham Bryan, Marie-Claude Archambault, Madeline Austen, Lesley Dunn, Christina Rohe, Lee Voisin (SCF – Région de l’Ontario) et Barbara Slezak, Shady Abbas, Kate Hayes et Riley Pollom (anciennement du SCF – Région de l’Ontario) ont donné des conseils pour l’élaboration du présent programme de rétablissement. Lesley Bulluck (Virginia Commonwealth University) et Randy Dettmers (United States Fish and Wildlife Service) ont fourni les données spatiales pour l’établissement des cartes de l’aire de répartition de la Paruline à ailes dorées. Dolly Lynn Crawford et Amber Roth (Cornell Laboratory of Ornithology) ont fourni les couches cartographiques pour les zones d’intérêt et l’aire de reproduction. Sandra Labrecque, Geneviève Langlois et Gabrielle Fortin (SCF – Région du Québec), Zhong Li et Gillian Turney (SCF – Région des Pairies et du Nord), et Marie-Claude Archambault et Angela Darwin (SCF – Région de l’Ontario) ont réalisé les principaux travaux d’analyse de l’habitat essentiel pour leur région respective.

Nous remercions toutes les personnes qui, par leurs avis et leurs commentaires, ont participé à l’élaboration du présent programme de rétablissement, incluant des Autochtones et des organisations autochtones, des propriétaires fonciers, des citoyens et divers intervenants qui ont participé aux réunions de consultation.

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Sommaire

La Paruline à ailes dorées (Vermivora chrysoptera) est inscrite à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) à titre d’espèce menacée. Ce petit passereau migrateur est caractérisé par son dos gris et son ventre blanc, une calotte et une tache alaire jaunes. L’espèce préfère les habitats de début de succession (ou ayant des caractéristiques de début de succession) présentant habituellement une végétation herbacée dense mêlée de grands bosquets d’arbustes denses et de grands arbres épars, en bordure d’une lisière forestière.

L’aire de répartition de l’espèce s’étend du Canada jusqu’en Amérique du Sud, en passant par les États-Unis et l’Amérique centrale, les Grandes Antilles et quelques îles des Caraïbes. Au Canada, l’espèce se trouve seulement durant la période de reproduction au Manitoba, en Ontario et au Québec; une certaine activité de reproduction a cependant été confirmée en Saskatchewan. On estime que le Canada abrite 17 % de la population mondiale de nicheurs, l’Ontario accueillant la plus grande part de ce pourcentage.

Les populations de Parulines à ailes dorées ont subi un déclin considérable dans la partie sud de l’aire de répartition de l’espèce au Canada au cours des trois dernières décennies. Durant la même période, on aurait aussi assisté à un déclin de l’abondance et à une contraction de l’aire de répartition de l’espèce au Québec, alors que de nouvelles populations ou des populations plus importantes que prévu étaient trouvées au Manitoba.

Les principales menaces pesant sur les populations canadiennes de Parulines à ailes dorées sont : l’hybridation et la compétition avec la Paruline à ailes bleues (Vermivora cyanoptera), espèce étroitement apparentée, la perte d’habitat causée par la maturation à grande échelle des jeunes forêts et la succession forestière dans les champs abandonnés, la perte ou la dégradation des habitats de reproduction et d’hivernage en raison des activités humaines, la mortalité accidentelle résultant de collisions avec des structures artificielles, et le parasitisme des nids par le Vacher à tête brune (Molothrus ater). Une étude plus approfondie des besoins en matière d’habitat de reproduction et des niveaux d’hybridation et de parasitisme est requise pour pleinement comprendre l’ampleur de la menace que représentent ces facteurs pour l’espèce.

Le caractère réalisable du rétablissement de la Paruline à ailes dorées comporte certaines inconnues. Néanmoins, conformément au principe de précaution, le présent programme de rétablissement a été élaboré conformément au paragraphe 41(1) de la LEP, comme il convient de faire lorsque le rétablissement est jugé réalisable.

L’objectif en matière de population et de répartition est de maintenir, dans la mesure du possible, des populations autosuffisantes dans les zones d’intérêt du Manitoba, de l’Ontario et du Québec, tout en préservant, au minimum, l’abondance actuelle d’environ 35 000 couples au Canada. Les stratégies générales à employer contre les facteurs menaçant la survie et le rétablissement de l’espèce sont exposées à la section 6.2 (Orientation stratégique pour le rétablissement).

L’habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées au Canada est désigné en partie dans le présent programme de rétablissement, sur la base des meilleures données accessibles au moment de l’élaboration du document. La désignation de l’habitat essentiel au Canada est fondée sur l’occupation de l’habitat par l’espèce et le caractère convenable de l’habitat. De l’habitat essentiel supplémentaire sera désigné et/ou la délimitation de l’habitat essentiel déjà désigné au Canada sera précisée à mesure que des renseignements supplémentaires deviendront accessibles.

Un ou plusieurs plans d’action seront élaborés pour la Paruline à ailes dorées, et ils seront affichés dans le Registre public des espèces en péril d’ici décembre 2021.

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Résumé du caractère réalisable du rétablissement

D’après les quatre critères suivants présentés par le Gouvernement du Canada (2009), le caractère réalisable du rétablissement de la Paruline à ailes dorées comporte des inconnues. Conformément au principe de précaution, un programme de rétablissement complet a été élaboré, tel qu’il convient de faire lorsque le rétablissement est déterminé comme étant réalisable.

1. Des individus de l'espèce sauvage capables de se reproduire sont disponibles maintenant ou le seront dans un avenir prévisible pour maintenir la population ou augmenter son abondance.
Oui. Des individus capables de se reproduire sont disponibles maintenant pour maintenir la population actuelle ou en augmenter l’abondance. Au Canada, il y aurait environ 35 000 couples nicheurs. Bien qu’on trouve des individus hybrides dans la plupart des régions situées dans l’aire de répartition de l’espèce en Amérique du Nord, on trouve des individus génétiquement purs dans l’ensemble de l’aire de répartition canadienne de l’espèce, particulièrement dans le nord-ouest du Manitoba, où la proportion d’individus génétiquement purs est la plus grande (Vallender et coll., 2009).

2. De l'habitat convenable suffisant est disponible pour soutenir l'espèce, ou pourrait être rendu disponible par des activités de gestion ou de remise en état de l'habitat.
Oui. Il existe suffisamment d’habitat convenable pour soutenir la population de Parulines à ailes dorées au Canada. On dispose de techniques de gestion de l’habitat pour créer de l’habitat ou l’améliorer (voir Golden-winged Warbler Working Group, 2013, et supplément); de l’habitat convenable supplémentaire pourraient donc être rendu disponible. L’espère préfère les habitats de début de succession dans de nombreuses parties de son aire de répartition; pour maintenir le caractère convenable de cet habitat (c.-à-d. retarder la succession naturelle menant à la forêt), il faudra assurer une gestion permanente de l’habitat ou y créer des perturbations régulières. En outre, un examen exhaustif des techniques de gestion ou de remise en état de l’habitat est nécessaire pour veiller à ce qu’elles assurent le maintien d’un habitat convenable de grande qualité.

3. Les principales menaces pesant sur l'espèce ou son habitat (y compris les menaces à l'extérieur du Canada) peuvent être évitées ou atténuées.
Inconnu. Certaines menaces, comme la perte ou la dégradation de l’habitat, peuvent être évitées ou atténuées grâce à certaines mesures de rétablissement. Des pratiques exemplaires de gestion (Golden-winged Warbler Working Group, 2013; Bakermans et coll., 2011) existent pour orienter les propriétaires et les gestionnaires de terres en matière de gestion de l’habitat de la Paruline à ailes dorées, y compris des pratiques pertinentes pour les types d’habitats les plus importants pour l’espèce dans son aire de répartition canadienne. Il convient de noter que l’apport d’habitat convenable ne permet pas de contrer la menace d’hybridation, et il est peu probable que l’introgression génétique, importante menace découlant de l’hybridation avec la Paruline à ailes bleues, puisse être évitée. Toutefois, une meilleure compréhension des caractéristiques des habitats spécifiques à la Paruline à ailes dorées et à la Paruline à ailes bleues pourrait mener à l’élaboration de techniques et de stratégies susceptibles de réduire (c.-à-d. d’atténuer) la progression de l’hybridation.

4. Des techniques de rétablissement existent pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition ou leur élaboration peut être prévue dans un délai raisonnable.
Inconnu. Des techniques de rétablissement existent ou pourraient être élaborées dans un délai raisonnable pour aider à atteindre les objectifs en matière de population et de répartition énoncés dans le présent programme de rétablissement. Par exemple, des initiatives d’intendance et des techniques de gestion de l’habitat existent (ou pourraient être étendues/améliorées) pour veiller à ce que suffisamment d’habitat soit disponible pour maintenir l’abondance de l’espèce. Par contre, des essais seront nécessaires pour vérifier la faisabilité et l’efficacité de certaines techniques de gestion (p. ex. les brûlages dirigés) qui visent à assurer la disponibilité de l’habitat convenable. L’intégration des besoins en matière d’habitat de la Paruline à ailes dorées aux plans d’utilisation des terres et d’exploitation forestière pourrait aussi s’avérer utile . De plus, la réalisation d’études visant à mieux caractériser les types d’habitats qui contribuent au succès de reproduction de la Paruline à ailes dorées pourrait mener à l’élaboration de nouvelles techniques de gestion de l’habitat favorisant l’établissement de populations autosuffisantes.

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1. Évaluation de l'espèce par le cosepacNote*de bas de page

Date de l'évaluation :
Avril 2006

Nom commun (population) :
Paruline à ailes dorées

Nom scientifique :
Vermivora chrysoptera

Statut selon le COSEPAC :
Espèce menacée

Justification de la désignation :
Selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs du Canada, la population de ce petit oiseau chanteur a subi un déclin de 79 % au cours des dix dernières années. La principale menace semble être la compétition et l’invasion génétique (hybridation) d’une espèce étroitement liée, la Paruline à ailes bleues, dont la répartition s’étend au Nord en raison du changement de l’habitat et peut-être des changements climatiques.

Présence au CanadaNote**de bas de page :
Manitoba, Ontario, Québec

Historique du statut selon le COSEPAC :
Espèce désignée « menacée » en avril 2006.

Note de bas de page

Note * de bas de page

COSEPAC = Comité sur la situation des espèces en péril au Canada

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Note ** de bas de page

L’aire de reproduction de la Paruline à ailes dorées a atteint la Saskatchewan (et continue de prendre de l’expansion), bien qu’un seul cas de reproduction confirmée ait été relevé dans cette province (Buehler et coll., 2007; Smith, 1996).

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2. Information sur la situation de l'espèce

Environ 17 % de la population reproductrice mondiale de la Paruline à ailes dorées serait présente au Canada, la plus grande partie (86 %) de cette population se retrouvant en Ontario (Partners in Flight, 2013). Au Canada, l’espèce est inscrite à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) à titre d’espèce menacéeNote 3 de bas de page. En Ontario, elle est inscrite sur la liste des espèces préoccupantesNote 4 de bas de page en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition (LEVD).Au Québec, elle figure sur la liste des espèces fauniques susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérablesNote 5 de bas de page, établie en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables (RLRQ, chap. E–12.01). Au Manitoba, la Paruline à ailes dorées est déclarée « espèce menacée » en vertu de la Loi sur les espèces et les écosystèmes en voie de disparition (LEEVD). En Saskatchewan, aucune désignation ne lui a été attribuée en vertu de la législation provinciale.

La cote de conservation mondiale de la Paruline à ailes dorées est G4 (apparemment non en péril) (NatureServe, 2014; voir les définitions à l’annexe A). Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l’espèce est « quasi menacée »Note 6 de bas de page à l’échelle mondiale (IUCN, 2010).

Aux États-Unis, dans les Appalaches (dans l’est du pays), l’aire de répartition de l’espèce est fragmentée; la cote de conservation nationale pour la population reproductrice est N4B (apparemment non en péril) (NatureServe, 2014; les cotes de conservation pour chaque État et leur définition figurent à l’annexe A). Au Canada, l’aire de répartition de la Paruline à ailes dorées s’étend depuis la Saskatchewan jusque dans l’est de l’Ontario et le sud-ouest du Québec; la cote de conservation nationale pour la population reproductrice est N4B (apparemment non en péril) (NatureServe, 2014). Les cotes de conservation infranationales (provinciales) attribuées à la population reproductrice sont S3 (vulnérable) au Manitoba, S4 (apparemment non en péril) en Ontario et S2 (en péril) au Québec (NatureServe, 2014). Aucune cote de conservation n’a été attribuée à l’espèce en Saskatchewan, puisque les occurrences y sont sporadiques et que les observations de reproduction confirmée y sont limitées.

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3. Information sur l'espèce

3.1 Description de l'espèce

La Paruline à ailes dorées est une petite (8 g à 11 g) paruline. Les deux sexes ont le plumage gris en grande partie, et portent une calotte et une tache alaire jaunes. Le mâle a la gorge et une bande oculaire noirs, un peu de la Mésange à tête noire (Poecile atricapillus). La femelle est semblable, mais moins vivement colorée que le mâle (Confer et coll., 2011). Les hybrides (première génération et rétrocroisementsNote 7 de bas de page) de cette espèce avec la Paruline à ailes bleues (Vermivora cyanoptera) peuvent être difficiles à différencier des individus purs, et les récents travaux génétiques donnent à penser qu’il existe probablement des hybrides cryptiquesNote 8 de bas de page (c.-à-d. dont le phénotypeNote 9 de bas de page est celui des Parulines à ailes dorées mais qui ont une composante génétique de la Paruline à ailes bleues) dans la plupart des populations reproductrices de l’Ontario et dans une partie de la population reproductrice du Québec, ainsi qu’au Manitoba, où de tels hybrides ont récemment été observés (Van Wilgenburg, données inédites; Vallender et coll., 2009; Vallender, données inédites) (voir la section 4.2 pour obtenir plus de précisions). On a déjà pensé que les hybrides de la Paruline à ailes dorées et de la Paruline à ailes bleues constituaient des espèces distinctes, soit la Paruline de Brewster et la Paruline de Lawrence, chacune présentant un mélange des caractéristiques des espèces parentes (Confer et coll., 2011).

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3.2 Population et répartition

L’aire de reproduction nord-américaine de la Paruline à ailes dorées s’étend depuis la Saskatchewan jusque dans l’est de l’Ontario et le sud-ouest du Québec, et, vers le sud, jusque dans les Appalaches américaines (est des États-Unis; figure 1). L’aire d’hivernage inclut les Caraïbes, l’Amérique centrale (Guatemala, Honduras, Nicaragua, Costa Rica et Panama) et le nord de l’Amérique du Sud (Colombie, Venezuela) (COSEPAC, 2006; figure 1). La migration printanière a lieu du début d’avril à la mi-juin, et la migration automnale se déroule du début d’août à la mi-octobre.

L’aire de répartition canadienne inclut des régions de quatre provinces (Québec, Ontario, Manitoba et Saskatchewan) (figure 1). En Saskatchewan, on ne compte qu’une seule mention de reproduction probable; on trouve toutefois plusieurs autres mentions de reproduction possible dans le sud-est de la province, près de la frontière avec le Manitoba (collines Porcupine et mont Duck) (Smith, 1996). Les zones d’intérêt où se trouvent les populations principales sont indiquées dans le Golden-winged Warbler (Vermivora chrysoptera) Status Assessment and Conservation Plan (évaluation de la situation et plan de conservation de la Paruline à ailes dorées; Roth et coll., 2012) (figure 2).

Selon certaines sources, la limite nord de l’aire de reproduction de la Paruline à ailes dorées se serait globalement déplacée vers le nord depuis les années 1980, et un déplacement similaire de la limite sud s’en serait suivi au Canada et aux États-Unis (Cadman et coll., 2007; Buehler et coll., 2007). Cependant, on pense que l’expansion vers le nord en Ontario et au Québec pourrait s’être arrêtée au milieu des années 1990, bien qu’elle se poursuive vers le nord-ouest en gagnant la Saskatchewan (COSEPAC, 2006; Buehler et coll., 2007;Artuso, 2009). La contraction le long de la limite sud de l’aire de reproduction a été associée à divers facteurs, dont l’invasion génétique par la Paruline à ailes bleues, le déclin de la disponibilité de l’habitat et les changements climatiques (Hitch et Leberg, 2007; Confer et coll., 2011).

La Paruline à ailes dorées est en déclin dans certaines parties de son aire de répartition (sud du Canada et États-Unis) depuis au moins 30 ans (de 1974 à 2004) (COSEPAC, 2006). La meilleure estimation de l’abondance de la population mondiale (réalisée en 2013) est de 205 000 couples reproducteurs, dont 35 000 au Canada (Partners in Flight, 2013). Au Canada, un déclin spectaculaire de 79 % a été documenté entre 1993 et 2002, ce qui équivaut à une diminution de 14,4 % par année (COSEPAC, 2006). Toutefois, des estimations plus récentes des tendances au Canada tirées du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) indiquent une tendance à court terme à la stabilisation (+0,44 % par année entre 2001 et 2011) ainsi qu’une tendance à long terme à la hausse (+1,23 % par année entre 1970 et 2011) (Environnement Canada, 2013).

On estime que 2 000 couples sont présents au Manitoba, quoique l’abondance pourrait être plus élevée (Partners in Flight, 2013; COSEPAC, 2006). Des relevés réalisés par Artuso (2009) et d’autres ont fourni une estimation prudente d’au moins 4 600 mâles au Manitoba; des relevés additionnels pourraient permettre de découvrir des populations jusqu’ici inconnues (COSEPAC, 2006; Artuso, 2009). L’augmentation apparente observée au Manitoba n’indique pas forcément une tendance à la hausse de l’abondance de l’espèce; elle révèle plutôt que des relevés plus approfondis ont été réalisés. La population ontarienne compterait environ 30 000 couples (Partners in Flight, 2013). Dans le sud du Québec, on trouve des Parulines à ailes dorées le long des frontières de l’Ontario et des États-Unis (près des États de New York et du Vermont). On estime que la population du Québec serait de 150 à 200 couples; l’abondance de la population de cette province est demeurée relativement stable à court terme, quoique la contraction de l’aire de répartition se poursuive dans l’est de la province (Carignan, comm. pers., 2014).

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Figure 1. Ensemble de l’aire de répartition de la Paruline à ailes dorées en Amérique du Nord (d’après Roth et coll., 2012)
Carte
Description longue pour la Figure 1

La figure 1 montre l'aire de répartition de la Paruline à ailes dorées en Amérique du Nord, soit son aire de reproduction dans la région des Grands Lacs, au Canada, et dans l'est des États-Unis; son aire de migration, qui s'étend jusque dans l'est du Mexique et de l'Amérique centrale; et son aire d'hivernage en Amérique centrale, en Équateur, en Colombie et au Venezuela.

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3.3 Besoins de la Paruline à ailes dorées

Habitat de reproduction

Chez la Paruline à ailes dorées, le choix d’habitat semble s’effectuer à diverses échelles (Thogmartin, 2010; Moulton et Artuso, données inédites). L’espèce choisit d’abord des paysages forestiers, à l’intérieur desquels on observe la nidification des individus dans une mosaïque changeante d’habitat convenable, souvent créés par des perturbations (Thogmartin, 2010; Roth et coll., 2012; Moulton et Artuso, données inédites). La composition du paysage pourrait être tout aussi importante que la composition des habitats locaux de nidification et d’alimentation proprement dits. Ainsi, l’habitat convenable à la reproduction de la Paruline à ailes dorées consiste en des parcelles d’habitat de nidification et d’alimentation qui se trouvent au sein d’un paysage forestier. Les éléments de ces habitats sont décrits ci-dessous.

Paysages forestiers

De plus en plus de données indiquent que la Paruline a ailes dorées a besoin de grands paysages forestiers. Thogmartin (2010) a constaté une forte association positive entre la présence de l’espèce et la couverture forestière totale du paysage (de l’ordre de 28 km x 28 km). Ces constatations sont appuyées par des travaux de relevé récents qui n’ont pas permis de déceler la présence de Parulines à ailes dorées dans les emplacements du Manitoba qui étaient entourés d’habitats non forestiers (c.-à-d. terres agricoles de l’ordre de 5 km x 5 km) (Moulton et Artuso, données inédites). L’espèce ne persiste habituellement pas dans les paysages très fragmentés, urbains ou principalement agricoles (de l’ordre de 5 km x 5 km) (Roth et coll., 2012).

À l’heure actuelle, la compréhension du choix d’habitat à grande échelle par la Paruline à ailes dorées dans l’ensemble de son aire de répartition canadienne est limitée. Toutefois, d’après les renseignements disponibles provenant d’autres parties de la région de conservation des Grands Lacs (voir la figure 2), l’espèce est associée à des paysagesNote 10 de bas de page présentant de 50 % à 75 % de couverture forestière constituée d’au moins 50 % de forêt feuillue (ou mixte) de moins de 30 % de forêt coniférienne (Bakermans et coll., 2011; Roth et coll., 2012).

Nidification/alimentation

Les individus reproducteurs sont associés à des habitats de début de succession (ou présentant des caractéristiques de tels habitats). À l’échelle du territoire de reproduction (jusqu’à 6 hectares par couple; moyenne de 1 à 2 hectares par couple), l’habitat de la Paruline à ailes dorées est formé d’une combinaison dynamique d’éléments herbacés (p. ex. graminées et herbacées non graminoïdes), d’arbustes ou de gaules, de grands arbres épars et de forêt mature. Les éléments essentiels – un mélange hétérogène d’arbustes, de gaules, de clairières herbacées et de grands arbres très espacés les uns des autres – demeurent les mêmes, quel que soit le type d’habitat (Roth et coll., 2012). L’espèce utilise dans la plupart des cas un habitat de lisière forestière (p. ex. une combinaison d’habitat de début de succession et de lisière de forêt mature) (Confer et Knapp, 1981; Frech et Confer, 1987; Confer, 1992; Dunn et Garrett, 1997). Les arbres servent principalement pour le chant et la recherche de nourriture, tandis que les zones de transition à la lisière des forêts sont souvent utilisées pour l’aménagement des nids. À l’échelle d’une parcelle, la configuration de base des éléments de l’habitat se trouve généralement à l’intérieur d’un paysage principalement composé de forêt feuillue (Roth et coll., 2012).

Les habitats de début de succession sont souvent éphémères, et ne constituent des habitats de nidification et d’alimentation optimaux pour la Paruline à ailes dorées que pour une période de 1 à 15 ans (jusqu’à 30 ans) après une perturbation (Roth et Lutz, 2004; COSEPAC, 2006; Bakermans et coll., 2011), ce qui fait que les populations reproductrices doivent coloniser des habitats récemment perturbés lorsque la forêt envahit leurs aires de nidification. Des habitats de début de succession éphémères peuvent se trouver dans des peuplements aménagés à des fins commerciales, comme des zones de coupes récentes, des abords d’emprises de routes et de services publics et des terres agricoles laissées à l’abandon en voie de régénération, ainsi que dans des peuplements naturels, notamment dans des brûlis récents et des clairières naturelles (Confer et Knapp, 1981; Dunn et Garrett, 1997; Roth et Lutz, 2004; COSEPAC, 2006; Confer et coll., 2011). Les caractéristiques des habitats de début de début de succession peuvent se présenter dans un état relativement stable, comme dans les aulnaies (Alnus sp.) marécageuses, les tourbières à mélèze laricin (Larix laricina), les peuplements de chênes (Quercus sp.) rabougris, les peuplements ouverts de pin gris (Pinus banksiana) et les prés de castor, sur les berges de cours d’eau peuplées d’arbustes ainsi que dans des endroits comme les landes rocheuses à faible régénération de tremble ou de peuplier (Populus sp.) (Confer et coll., 2011; voir aussi les références dans COSEPAC, 2006).

Dans un écosystème naturel (c’est-à-dire avec peu de perturbations anthropiques extensives et/ou intensives), la disponibilité de l’habitat convenable à la nidification et à l’alimentation de la Paruline à ailes dorées résulte de la fréquence et de l’intensité naturelles des perturbations, comme l’agriculture à petite échelle, les feux causés par des phénomènes naturels ou d’origine humaine, les infestations d’insectes, les tempêtes saisonnières, les épisodes de vent et les inondations découlant des activités des castors. Dans un écosystème fortement anthropisé, la disponibilité d’habitat convenable à la nidification et à l’alimentation peut résulter d’activités telles que l’exploitation forestière, l’entretien des emprises des routes et des services publics et le pâturage du bétail à faible intensité. La Paruline à ailes dorées a évolué de manière à tirer avantage de l’habitat dynamique produit par des perturbations périodiques.

Habitat de migration et d’hivernage

Bien qu’on dispose de peu d’information sur l’habitat utilisé par la Paruline à ailes dorées durant sa migration, on suppose qu’elle utilise des lisières forestières et des peuplements arborés de seconde venue composés de grands arbres, y compris des boisés (Confer, 1992; Dunn et Garrett, 1997; AOU, 1998).

L’habitat d’hivernage se compose de boisés, de forêts partiellement ouvertes ou peu denses, et de lisières forestières ou de clairières (Confer et coll., 2011). En Amérique centrale et dans le nord de l’Amérique du Sud, l’habitat d’hivernage se compose de boisés et de forêts ouverts de haute altitudes peuplés de pins et de chênes, en particulier les lisières. Dans son aire d’hivernage, la Paruline à ailes dorées fréquente aussi, parfois, des milieux secs de basses altitude, mais elle semble préférer les boisés, y compris des forêts riveraines (Confer, 1992; Dunn et Garrett, 1997; Buehler et coll., 2007; Confer et coll., 2011).

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4. Menaces

4.1 Évaluation des menaces

Tableau 1. Évaluation des menaces
MenaceSous-menaceNiveau de préoccupationNote 1 du tableau 1ÉtendueOccurrenceFréquenceGravitéNote 2 du tableau 1Certitude causaleNote 3 du tableau 1
Activités ou processus naturelsHybridation et compétition avec la Paruline à ailes bleuesÉlevéGénéraliséeHistorique, couranteSaisonnièreÉlevéeÉlevée
Activités ou processus naturelsParasitisme des nids par le Vacher à tête bruneFaibleGénéraliséeCouranteSaisonnièreInconnueMoyenne
Changements dans la dynamique écologique ou dans les processus naturelsMaturation à grande échelle des jeunes forêts et des champs abandonnés, et réduction de la strate arbustive/herbacéeMoyenGénéraliséeHistorique, couranteContinueModéréeMoyenne
Perte ou dégradation de l’habitatPerte d’habitat d’hivernage attribuable au développement et à d’autres activitésMoyenGénéraliséeCouranteContinueInconnueMoyenne
Perte ou dégradation de l’habitatPerte d’habitat de reproduction attribuable au développement et à d’autres activitésMoyenGénéraliséeHistorique, couranteContinueModéréeMoyenne
Mortalité accidentelleMortalité accidentelle causée par des collisions avec des structures artificiellesMoyenGénéraliséeCouranteSaisonnièreModéréeMoyenne

Note du tableau 1

Note 1 du tableau 1

Niveau de préoccupation : signifie que la gestion de la menace représente une préoccupation (élevée, moyenne ou faible) pour le rétablissement de l'espèce, conforme aux objectifs en matière de population et de répartition. Ce critère tient compte de l'évaluation de toute l'information figurant dans le tableau).

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Note 2 du tableau 1

Gravité : indique l'effet à l'échelle de la population (Élevée : très grand effet à l'échelle de la population, modérée, faible, inconnue).

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Note 3 du tableau 1

Certitude causale : indique le degré de preuve connu de la menace (Élevée : la preuve disponible établit un lien fort entre la menace et les pressions sur la viabilité de la population; Moyenne : il existe une corrélation entre la menace et la viabilité de la population, p. ex. une opinion d'expert; Faible : la menace est présumée ou plausible).

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4.2 Description des menaces

Les menaces sont présentées en ordre décroissant de niveau de préoccupation. On considère que l’hybridation et la compétition avec la Paruline à ailes bleues constituent la principale menace qui pèse sur la persistance de l’espèce au Canada.

Hybridation et compétition avec la Paruline à ailes bleues

La Paruline à ailes bleues représente une double menace pour la Paruline à ailes dorées : d’une part, les cycles vitaux des deux espèces présentent des caractéristiques semblables, ce qui entraîne une compétition pour les ressources (p. ex. territoires, nourriture, matériaux de nidification) et, d’autre part, les jeunes hybrides (c.-à-d. résultant du croisement entre deux espèces) sont viables, ce qui donne lieu à une dilution génétique encore plus grande (Confer et coll., 2011). Après la déglaciation de l’est de l’Amérique du Nord, il y a environ 10 000 ans, les aires de répartition de ces deux espèces ne se chevauchaient pratiquement pas (Gill, 1980). Dans la foulée du déboisement à grande échelle pour l’agriculture, la Paruline à ailes bleues est apparue dans l’aire de répartition de la Paruline à ailes dorées, dont l’aire de répartition s’était également agrandie en raison de pratiques de déboisement semblables et de la succession végétale subséquente (Gill, 1980).

L’hybridation s’est produite très fréquemment partout où les aires de répartition des deux espèces se chevauchent, ce qui a mené au déclin des populations de Parulines à ailes dorées dans l’ensemble de l’aire de reproduction de l’espèce. La Paruline à ailes dorée peut disparaître de ces zones chevauchantes dans les 50 ans suivant le contact avec la Paruline à ailes bleues (Gill, 1997), et possiblement en aussi peu que 4 ou 5 ans (COSEPAC, 2006), quoiqu’on ignore pourquoi. Il existe des refuges potentiels pour la Paruline à ailes dorées dans les régions où la Paruline à ailes bleues ne se reproduit pas, notamment à la limite nord de son aire de répartition, en haute altitude et dans les marécages (Confer et coll., 2010).

L’aire de répartition de la Paruline à ailes bleues en Ontario n’a pas pris beaucoup d’expansion entre le premier projet d’atlas des oiseaux nicheurs (1981-1985) et le deuxième (2001-2005), mais beaucoup de zones inoccupées ont été comblées à l’intérieur de cette aire (Vallender, 2007). Les premières mentions de nidification de la Paruline à ailes bleues au Québec remontent à 2003; les hybrides de la Paruline à ailes dorées et de la Paruline à ailes bleues (principalement la Paruline de Brewster) se trouvent principalement dans les parties de l’aire de reproduction du Québec situées au sud du fleuve Saint-Laurent. Même s’il est possible que l’hybridation avec la Paruline à ailes bleues n’ait pas été le principal facteur de la baisse initiale des effectifs de la Paruline à ailes dorées au Québec, les mentions de Parulines à ailes bleues et d’hybrides sont en augmentation le long de la frontière Québec – États-Unis, et on en trouve aussi loin au nord que dans la région de l’Outaouais (Carignan, comm. pers., 2014). La présence de Parulines à ailes bleues et d’hybrides a été signalée à plusieurs reprises dans la majeure partie de l’aire de répartition de la Paruline à ailes dorées en Ontario, et très rarement (jusqu’à récemment) au Manitoba, à la limite nord-ouest de l’aire de répartition de l’espèce (COSEPAC, 2006; Artuso, 2009).

L’analyse génétique de 1 427 Parulines à ailes dorées prélevées dans diverses populations à l’échelle de l’aire de reproduction de l’espèce en Amérique du Nord a confirmé la présence d’hybrides cryptiques dans toutes les régions, à l’exception du parc national du Mont-Riding (266 individus) et du mont Duck (14 individus) dans l’ouest du Manitoba (Vallender et coll., 2009). En 2010, d’autres échantillons ont été prélevés dans le sud-est du Manitoba et dans l’ouest de l’Ontario (Rainy River et les environs). Avant l’analyse de ces échantillons, on supposait que ces deux aires de reproduction n’étaient pas encore touchées par l’hybridation. Toutefois, quatre individus nicheurs, soit deux du sud-est du Manitoba et deux de la région de Rainy River, ont été classés comme des hybrides cryptiques. En outre, la présence du premier phénotype hybride (une « Paruline de Brewster » mâle) a été attestée dans le parc national du Mont-Riding en 2010 (Van Wilgenburg, données inédites). En 2012, environ 130 échantillons additionnels ont été recueillis dans le sud-est du Manitoba; les résultats de l’analyse génétique ont révélé que 6 % des individus échantillonnés étaient des hybrides (Moulton et coll., données inédites).

Maturation à grande échelle des jeunes forêts et des champs abandonnés, et réduction de la strate arbustive/herbacée

Bien que bénéfique pour certaines espèces forestières, la succession forestière généralisée a probablement contribué au déclin des populations de Parulines à ailes dorées dans une grande partie de l’est de l’Amérique du Nord. Le maintien d’un habitat de nidification et d’alimentation convenable pour cet oiseau (c.-à-d. forêts en début de succession) requiert une perturbation périodique par des facteurs tels que les coupes de bois, les feux, les inondations attribuables aux activités des castors ou le vent. Les populations reproductrices ne persisteront pas dans les secteurs qui ne comportent pas des éléments de début et de fin de succession à proximité immédiate, ni dans les régions où la maturation des forêts fait que les arbres remplacent la végétation arbustive et herbacée (Confer et Knapp, 1981; Frech et Confer, 1987). Avant l’arrivée des Européens, les perturbations naturelles causées par les feux, les inondations, les insectes et le vent, ainsi que la culture sur brûlis pratiquée par les Autochtones, maintenaient et produisaient probablement de l’habitat convenable à l’espèce. L’abandon à grande échelle des terres agricoles dans la majeure partie de l’est de l’Amérique du Nord, qui a commencé entre le début et le milieu du 19e siècle, a mené à une plus grande disponibilité d’habitat de nidification et d’alimentation convenable lorsque les champs ont été envahis par des arbustes. Puis, à mesure que ces terres sont redevenues des forêts et conjointement avec la lutte accrue contre les feux, il s’est produit une réduction générale de la disponibilité d’habitats arbustifs de début de succession (Confer et Pascoe, 2003; Dettmers, 2003; Gill, 2004; Confer et coll., 2011). Par exemple, la population qui se trouvait autrefois sur la rive nord du lac Érié a pratiquement disparu en raison de la perte d’habitat due à la succession forestière (Buehler et coll., 2007; Cadman et coll.,2007).

Perte d’habitat d’hivernage attribuable au développement et à d’autres activités

Les tendances en matière d’habitat d’hivernage sont mal comprises. Des liens peuvent toutefois être établis entre la déforestation dans les forêts de chênes de haute altitude et la conversion des terres pour l’établissement de ranchs et l’agriculture en Amérique centrale et en Amérique du Sud, et les déclins subséquents de l’abondance des populations de Parulines à ailes dorées (Buehler et coll., 2007). En outre, les forêts qui semblent importantes pour l’espèce durant la période d’hivernage subissent une forte pression exercée par le développement agricole et urbain, qui entraîne la déforestation et la fragmentation de l’habitat (Confer et coll., 2011). Il existe des différences de préférence et de disponibilité entre l’habitat d’hivernage de la Paruline à ailes dorées et celui de la Paruline à ailes bleues : la Paruline à ailes dorées est davantage associée aux habitats forestiers, tandis que la Paruline à ailes bleues préfère les jeunes peuplements de seconde venue et les friches arbustives (Gill et coll., 2001; Confer et coll., 2011). Cependant, on n’a pas trouvé de corrélation claire entre la disponibilité d’habitat dans les aires d’hivernage et d’éventuels effets à l’échelle des populations (p. ex. sur les taux de survie); en outre, l’écologie hivernale des deux espèces a été peu étudiée.

Perte d’habitat de reproduction attribuable au développement et à d’autres activités

De l’habitat de reproduction a disparu à cause du développement soutenu dans les principales zones occupées par la population canadienne de l’espèce, et le développement menace la quantité d’habitat convenable disponible pour les couples nicheurs (Confer et coll.,2011). Par exemple, le développement rural dans la région de St. Genevieve, au Manitoba, représente actuellement une menace pour l’habitat de reproduction de la Paruline à ailes dorées. La plupart des activités associées au développement industriel, commercial et résidentiel éliminent l’habitat de l’espèce de manière permanente. En outre, l’intensification de l’agriculture dans certaines régions a mené à la remise en culture d’anciens champs ou à leur utilisation pour le pâturage intensif, ce qui réduit davantage la quantité d’habitat de reproduction disponible pour la Paruline à ailes dorées.

Mortalité accidentelle causée par des collisions avec des structures artificielles

En Amérique du Nord, on estime que le nombre total d’oiseaux (toutes espèces confondues) tués par des collisions avec des tours de communication atteint de 4 à 5 millions d’individus par année (Longcore et coll., 2013). De plus, le nombre total d’oiseaux (toutes espèces confondues) tués chaque année par des collisions contre des fenêtres se situerait entre 3,5 millions et 5 milliards (Klem, 1990; Hager et coll., 2008; Banks, 1979). Au Canada, le nombre d’oiseaux tués annuellement par des activités humaines s’élève à environ 270 millions (Calvert et coll., 2013), ce qui comprend 23 000 oiseaux tués chaque année par des éoliennes, 25 millions par des collisions contre des fenêtres, et de 2,5 à 25,6 millions par des collisions avec des lignes de transmission (Zimmerling et coll., 2013; Machtans et coll., 2013; Rioux et coll., 2013).

La Paruline à ailes dorées a été décrite comme « particulièrement vulnérable » aux collisions; en effet, pour cette espèce la mortalité attribuable aux collisions avec des structures artificielles est exceptionnellement supérieure à celle qui serait seulement due au hasard, compte tenu des effectifs de sa population (Arnold et Zink, 2011; Confer et coll., 2011). Longcore et coll. (2013) ont déterminé que les collisions avec des tours de communication représentaient 2,5 % (étendue de 1,2 % à 5,0 %) de la mortalité annuelle chez la Paruline à ailes dorées; Arnold et Zink (2011) n’ont toutefois constaté aucun effet décelable sur les tendances démographiques. La mortalité accidentelle causée par des collisions avec des structures artificielles constitue une menace continue, particulièrement si l’on tient compte de l’augmentation du nombre de tours de communications et d’éoliennes.

Parasitisme des nids par le Vacher à tête brune

Le parasitisme des nids par le Vacher à tête brune (Molothrus ater) a contribué au déclin de la Paruline à ailes dorées dans certaines régions. Un relevé de plusieurs centaines de nids dans l’est des États-Unis (incluant le centre du Michigan, l’État de New York et l’est du New Jersey) a révélé que 30 % des nids contenaient au moins un œuf de Vacher à tête brune (Coker et Confer, 1990). Le taux de parasitisme varie grandement : on compte jusqu’à 35 % de nids parasités dans l’État de New York, mais seulement 3,8 % en Ontario d’après une autre étude (Confer et coll., 2003; Fraser, données inédites). Confer et coll.(2003) ont établi que plus d’un tiers des nids de Parulines à ailes dorées de la population étudiée dans l’État de New York étaient parasités, d’où une réduction de 17 % du nombre de jeunes parulines atteignant l’âge de l’envol. L’effet global du parasitisme par le Vacher à tête brune sur les populations de Paruline à ailes dorées au Canada est inconnu. Les vachers sont moins communs et de répartition plus variable dans les parties largement boisées du nord de l’aire de répartition de la Paruline à ailes dorées, où les terres agricoles sont moins communes qu’au sud du Bouclier canadien (Graham, 1987).

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5. Objectifs en matière de population et de répartition

L’abondance historique (pré-colonisation) de la population de Parulines à ailes dorées est inconnue, et la disponibilité historique de l’habitat convenable pourrait avoir été inférieure à celle d’aujourd’hui. En effet, l’expansion de l’aire de répartition et les augmentations des effectifs durant les 19e et 20e siècles ont probablement été favorisées par des perturbations anthropiques à grande échelle (Confer et coll., 2011). La Paruline à ailes dorées a tiré avantage de l’habitat créé par l’abandon du déboisement à grande échelle associé aux pratiques agricoles au début de la colonisation du pays, ainsi que de l’habitat de début de succession créé par la récolte de bois. L’espèce a décliné dans certaines parties de son aire de répartition, en partie à cause du retour des terres à l’état de forêts denses. Des analyses récentes des données du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) (jusqu’à 2011) indiquent des tendances stable ou légèrement croissante (à court terme ou à long terme) de la population canadienne , ce qui pourrait indiquer que la population est en train de se stabiliser à un niveau plus naturel. Par conséquent, et compte tenu de l’incertitude relative à l’abondance historique de la population, l’objectif en matière de population et de répartition pour la Paruline à ailes dorées est le suivant :

  • Dans la mesure du possible, maintenir des populations autosuffisantesNote 11 de bas de page dans les zones d’intérêt (figure 2) du Manitoba, de l’Ontario et du Québec, tout en préservant, au minimum, l’abondance actuelle d’environ 35 000 couples au Canada.

On convient que l’hybridation avec la Paruline à ailes bleues est probablement inévitable, et que l’introgression génétique observée à ce jour est irréversible. Bien que l’introgression génétique puisse constituer un moyen d’introduire une diversité génétique bénéfique dans le patrimoine génétique d’une espèce, elle devient préoccupante lorsque celui-ci se trouve presque complètement remplacé (Rheindt et Edwards, 2011). L’introgression rapide et récente du matériel génétique de la Paruline à ailes bleues dans le patrimoine génétique de la Paruline à ailes dorées a été attestée, y compris dans les régions du Manitoba qu’on croyait strictement occupées par des individus purs. La majorité des données génétiques les plus récentes (Dabrowski et coll., 2005; Vallender et coll., 2007a, 2007b, 2009) laisse croire que l'hybridation s’effectue dans les deux sens, la raison du remplacement de la Paruline à ailes dorées par la Paruline à ailes bleues demeurant largement inconnue. La réduction des taux d’hybridation pour limiter le remplacement de la Paruline à ailes dorées par la Paruline à ailes bleues est nécessaire pour maintenir des populations autosuffisantes de Parulines à ailes dorées. Il existe des refuges potentiels dans l’aire de répartition de la Paruline à ailes dorées là où la Paruline à ailes bleues ne se reproduit pas, notamment à la limite nord-ouest (le nord-ouest du Manitoba) de l’aire de répartition de l’espèce, ainsi qu’en haute altitude (p. ex. dans les Appalaches) et dans les marécages (p. ex. dans l’État de New York) (Confer et coll., 2010). Davantage de travaux de recherche sont toutefois nécessaires pour établir les caractéristiques distinctives des habitats ciblés par les Parulines à ailes dorées et par les Parulines à ailes bleues au Canada, afin de soutenir la mise au point de techniques et de stratégies qui pourraient réduire (atténuer) la progression de l’hybridation.

La distribution de la Paruline à ailes dorées est dynamique, en raison de la nature éphémère de son habitat de prédilection; c’est pourquoi on ne s’attend pas à ce que la répartition de l’espèce soit stable à l’échelle locale dans son aire de reproduction canadienne. De plus, des expansions et des contractions de l’aire de répartition de l’espèce ont été attestées dans l’ensemble de son aire de répartition nord-américaine. Les estimations de l’abondance fondées sur les données du Relevé des oiseaux nicheurs pour le Québec et le Manitoba sont marquées par une forte incertitude. À cause de ces facteurs, aucun objectif quantitatif en matière de population n’a été établi pour les diverses provinces canadiennes situées dans l’aire de répartition l’espèce.

L’estimation de l’abondance de la population canadienne de la Paruline à ailes dorées est aussi principalement fondée sur les données du Relevé des oiseaux nicheurs, qui présentent certaines limites. L’abondance actuelle de l’espèce au Canada a été sommairement estimée, et l’obtention d’une meilleure estimation nécessiterait des relevés intensifs couvrant la totalité de l’aire de répartition de l’espèce dans une grande diversité d’habitats et d’emplacements, ainsi que des analyses génétiques poussées en raison de la présence d’hybrides cryptiques. En outre, les techniques du Relevé des oiseaux nicheurs n’exigent pas la confirmation visuelle de l’identité de l’espèce. Comme les individus hybrides peuvent adopter le chant de l’un ou l’autre des parents, détecter la présence d’hybrides cryptiques dans la population ou obtenir une estimation précise des effectifs au moyen des méthodes de relevé actuelles sera difficile. Une mise à jour du rapport de situation du COSEPAC est en cours d’élaboration et pourrait contenir des précisions sur l’abondance de la population canadienne de Parulines à ailes dorées. D’ici à ce que de telles données soient disponibles, une approche de précaution sera adoptée et l’objectif visé sera de maintenir l’abondance de la population à son niveau actuel, soit 35 000 couples. Si de nouvelles données sur l’abondance de la population devenaient accessibles, l’objectif en matière de population et de répartition pourrait être mis à jour dans une mise à jour du programme de rétablissement.

Les zones d’intérêt définies dans le Golden-winged Warbler (Vermivora chrysoptera) Status Assessment and Conservation Plan (évaluation de la situation et plan de conservation de la Paruline à ailes dorées; Roth et coll., 2012) et modifiéesNote 12 de bas de page dans le présent programme de rétablissement (figure 2) constitueront une base importante pour l’atteinte de l’objectif. Les zones d’intérêt sont définies comme étant des endroits où la Paruline à ailes dorées est régulièrement présente en période de reproduction (c.-à-d. persistance de la reproduction), ET qui sont importants pour maintenir l’aire de reproduction actuelle, ET qui seront particulièrement importants pour l’expansion de l’aire de répartition des populations dans des zones adjacentes (Roth et coll., 2012). On sait qu’à l’heure actuelle, les zones d’intérêt contiennent les principales populations reproductrices de Parulines à ailes dorées au sein desquelles l’hybridation et la compétition avec la Paruline à ailes bleues sont réduites. En outre, dans les zones d’intérêt, un système dynamique d’apport en habitat permet d’offrir à la Paruline à ailes dorées les caractéristiques biophysiques dont elle a besoin. Au Canada, les régions où des Parulines à ailes dorées et des Parulines à ailes bleues coexistent actuellement (p. ex. dans le sud de l’Ontario) n’offriront vraisemblablement pas les conditions favorisant le rétablissement à long terme de l’espèce, et concentrer les mesures de conservation dans ces régions pourrait exacerber la menace que représentent l’hybridation et la compétition avec la Paruline à ailes bleues. Des études visant à établir les caractéristiques de l’habitat de reproduction optimal pour la Paruline à ailes dorées (c.-à-d. celles qui ne favorisent pas les populations de Parulines à ailes bleues) devront être menées avant que des zones situées à l’extérieur des zones d’intérêt soient considérées comme étant bénéfiques pour le rétablissement.

Figure 2. Zones d’intérêt délimitées dans l’aire de reproduction actuelle de la Paruline à ailes dorées (d’après Roth et coll., 2012).

Les zones d’intérêt situées en tout ou en partie au Canada sont identifiées par les lettres GL (Grands Lacs), suivies de leur numéro. Toutes les Parulines à ailes dorées du Canada sont considérées comme faisant partie de la région de conservation des Grands Lacs (plutôt qu’à la région de conservation des Appalaches), comme l’indiquent Roth et coll. (2012). Les zones d’intérêt GL 4 à GL 8, GL 12, GL13, et GL 16 se trouvent entièrement aux États-Unis, et ne sont figurent donc pas sur la carte.

Carte
Description longue pour la Figure 2

La figure 2 permet de localiser les zones d'intérêt dans l'aire de reproduction de la Paruline à ailes dorées, dans la région des Grands Lacs et dans les Appalaches.

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6. Stratégies et approches générales pour l'atteinte des objectifs

6.1 Mesures déjà achevées ou en cours

Des relevés ciblés de la Paruline à ailes dorées et des relevés relatifs au projet d’atlas sont en cours au Manitoba afin d’établir l’étendue de l’aire de répartition de l’espèce dans le centre du Canada. Des études visant à connaître la démographie, la productivité et le statut génétique de la Paruline à ailes dorées sont aussi en cours (Moulton et Artuso, données inédites). En outre, des relevés ciblés ont été entrepris de concert avec des évaluations de l’habitat en Ontario en 2012 et se sont poursuivis en 2013. Ces activités comprenaient l’utilisation de dispositifs d’enregistrement, et ont surtout été effectuées dans les zones d’intérêt GL 10 et GL 11 (Études d’Oiseaux Canada et Service canadien de la faune, données inédites). Au Québec, une évaluation de l’habitat convenable et des relevés ciblés effectués depuis 2008 ont permis de répertorier de nouvelles occurrences de la Paruline à ailes dorées. Les activités relatives à l’Atlas des oiseaux nicheurs sont en cours au Québec; elles aideront à mieux connaître la distribution de l’espèce et permettront de la comparer à celle des années 1980. Depuis 1994, il existe au Québec un programme de suivi et une base de données d’observation des oiseaux en péril (SOS-POPNote 13 de bas de page).

Le statut génétique des Parulines à ailes dorées au Canada a fait l’objet d’études approfondies depuis 2000. Vallender et coll. (2007a, 2007b, 2009, données inédites) ont mené des relevés à de nombreux sites en Ontario (Long Point, Elgin, Rainy River, Barrie), au Manitoba (parc national du Mont-Riding, mont Duck, Steinbach) et au Québec (Godmanchester, Hinchinbrooke, Outaouais), dans le cadre d’une étude de la pureté génétique de l’espèce dans l’ensemble de son aire de répartition (Vallender et coll., 2009). Des analyses de l’ADN mitochondrial et de marqueurs nucléaires portant sur des échantillons recueillis en 2012 ont été entreprises en 2013 dans le cadre d’évaluations additionnelles du statut génétique des populations de Parulines à ailes dorées en Amérique du Nord (Moutlon et coll., données inédites).

Une étude approfondie combinant des analyses génétiques et des analyses d’isotopes stables est en cours dans les parties centre-ouest et nord-ouest de l’aire de reproduction de la Paruline à ailes dorées (principalement le Minnesota et le Manitoba). Les résultats de cette étude devraient permettre de mieux connaître les taux d’introgression et les patrons de dispersion chez cette espèce.

Une étude télémétrique a été menée en 2013 sur neuf Parulines à ailes dorées mâles dans la zone d’intérêt GL 14, au Québec (Carignan, comm. pers., 2013). Le projet vise à améliorer la connaissance de la composition de l’habitat et de l’utilisation des territoires par les individus au Québec. À ce jour, les résultats indiquent une utilisation importante de la forêt mature au sein des territoires, et une composition globale de l’habitat plus variée que ce que l’on croyait au départ (Carginan, comm. pers., 2014).

Environnement Canada a dirigé l’élaboration de stratégies de conservation des oiseaux pour chacune des régions de conservation des oiseaux (RCO) du Canada en ébauchant des programmes qui intègrent les nouveaux plans et les plans existants dans un cadre de conservation visant toutes les espèces d’oiseaux. Le Canada compte 12 RCO, mais étant donné l’immensité des RCO boréales, et pour faciliter la mise en œuvre dans certaines RCO, plusieurs stratégies ont été préparées en fonction de sous-unités politiques. Ces stratégies de conservation intégrées visant tous les oiseaux constituent le cadre de mise en œuvre des mesures de conservation partout au Canada, ainsi que dans d’autres pays importants pour les oiseaux migrateurs du Canada. Environnement Canada a établi des normes nationales pour l’élaboration des stratégies afin d’assurer l’uniformité des approches. Des plans de mise en œuvre ciblés pour chaque RCO, peuvent être élaborés à partir des programmes existants (par l’intermédiaire de plans conjoints ou de partenariats). La Paruline à ailes dorées est considérée comme étant une espèce préoccupante à l’échelle continentaleNote 14 de bas de page dans chaque RCO du Canada où elle est présente (c.-à-d. RCO 6, 11, 12, 13 et 14) et comme étant une espèce préoccupante à l’échelle régionaleNote 15 de bas de page dans la RCO 13 (Ontario et Québec).

Le Golden-winged Warbler Working GroupNote 16 de bas de page élabore une évaluation de la situation et un plan de conservation de l’espèce (Golden-winged Warbler (Vermivora chrysoptera) Status Assessment and Conservation Plan). Ce plan compte quatre chapitres : 1) évaluation de la situation de l’espèce (Golden-winged Warbler Status Review); 2) stratégie de conservation couvrant l’ensemble du cycle biologique de l’espèce (Golden-winged Warbler Full Life Cycle Conservation Strategy); 3) plan de conservation couvrant la période de reproduction de l’espèce (Golden-winged Warbler Breeding Season Conservation Plan); 4) plan de conservation pour la période internuptiale (Golden-winged Warbler Non-breeding Season Conservation Plan) (les chapitres 2 et 3 ont été publiés dans Roth et coll., 2012; les chapitres 1 et 4 sont toujours en cours d’élaboration). Le plan vise à couvrir les enjeux et les menaces pendant la période de reproduction et hors de cette période, ce qui implique des stratégies de conservation et de mise en œuvre du plan à l’échelle internationale. Il repose sur les données scientifiques accessibles les plus récentes sur la répartition de la Paruline à ailes dorées et son choix d’habitat à différentes échelles, ainsi que sur les effets des mesures de gestion sur l’espèce. Le but du plan est d’élaborer une stratégie de conservation et de mise en œuvre à long terme pour mettre un terme au déclin des populations dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce, puis accroître l’abondance des populations, en particulier dans les régions abritant de petites populations dont la disparition est imminente. Certaines des composantes (zones d’intérêt, multiplicateur d'habitat, caractérisation du paysage, etc.) du Golden-winged Warbler (Vermivora chrysoptera) Status Assessment and Conservation Plan ont été reprises et intégrées aux objectifs établis dans le présent programme de rétablissement.

Le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario a élaboré des normes et des lignes directrices en matière de gestion forestière pour la Paruline à ailes dorées dans son guide de gestion forestière pour la conservation de la biodiversité à l’échelle du peuplement et du site (Forest Management Guide for Conserving Biodiversity at the Stand and Site Scales; Ontario Ministry of Natural Resources, 2010). Par exemple, il est interdit d’aménager des routes, des chantiers de façonnage ou des dépôts de granulats dans les milieux humides convenables à l’espèce et occupés par celle-ci. En outre, l’abaissement des niveaux d’eau ou les autres activités susceptibles de modifier les niveaux d’eau ou les régimes hydrologiques de ces milieux sont interdits (Ontario Ministry of Natural Resources, 2010).

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6.2 Orientation stratégique pour le rétablissement

Tableau 2. Planification du rétablissement
Menace ou élément limitatifStratégie générale pour le rétablissementDescription générale des approches de recherche et de gestionPriorité
Hybridation et compétition avec la Paruline à ailes bleues; maturation à grande échelle des jeunes forêts, succession forestière dans les champs abandonnés, et réduction de la strate arbustive/herbacée; perte d’habitat de reproduction attribuable au développement et à d’autres activitésGestion et intendance de l’habitat de l’espèceÉlaborer des techniques de gestion de l’habitat ou repérer des pratiques existantes qui permettent de réduire les menaces associées à l’hybridation et à l’invasion génétique.Élevée
Hybridation et compétition avec la Paruline à ailes bleues; maturation à grande échelle des jeunes forêts, succession forestière dans les champs abandonnés, et réduction de la strate arbustive/herbacée; perte d’habitat de reproduction attribuable au développement et à d’autres activitésGestion et intendance de l’habitat de l’espèceÉtudier des techniques et élaborer des lignes directrices et/ou repérer les pratiques existantes permettant de créer et de maintenir de l’habitat convenable à l’espèce dans le contexte de l’exploitation forestière commerciale et de la gestion des champs abandonnés et des emprises.Élevée
Hybridation et compétition avec la Paruline à ailes bleues; maturation à grande échelle des jeunes forêts, succession forestière dans les champs abandonnés, et réduction de la strate arbustive/herbacée; perte d’habitat de reproduction attribuable au développement et à d’autres activitésGestion et intendance de l’habitat de l’espèceÉlaborer et mettre en œuvre des techniques visant à mesurer et à suivre la quantité d’habitat essentiel disponible au fil du temps, afin de veiller au maintien d’une quantité suffisante d’habitat essentiel au Canada.Élevée
Hybridation et compétition avec la Paruline à ailes bleues; maturation à grande échelle des jeunes forêts, succession forestière dans les champs abandonnés, et réduction de la strate arbustive/herbacée; perte d’habitat de reproduction attribuable au développement et à d’autres activitésGestion et intendance de l’habitat de l’espèceAssurer un apport constant d’habitat essentiel dans les zones d’intérêt par l’intégration des besoins en matière d’habitat de la Paruline à ailes dorées dans, par exemple, les plans d’utilisation des terres et d’exploitation forestière.Élevée
Hybridation et compétition avec la Paruline à ailes bleues; maturation à grande échelle des jeunes forêts, succession forestière dans les champs abandonnés, et réduction de la strate arbustive/herbacée; perte d’habitat de reproduction attribuable au développement et à d’autres activitésGestion et intendance de l’habitat de l’espèceÉtablir des accords d’intendance et des collaborations et examiner la possibilité de préserver de l’habitat supplémentaire, particulièrement dans les régions où de l’habitat convenable existe dans un état plus stable (peuplements de chênes rabougris, landes rocheuses, etc.).Élevée
Lacunes dans les connaissances sur l’abondance des populations et leur aire de répartition; hybridation et compétition avec la Paruline à ailes bleuesInventaire et suiviMettre en œuvre le protocole uniforme existant pour suivre les populations de Parulines à ailes dorées et de Parulines à ailes bleues (Golden-winged Warbler Working Group, 2010), et déterminer l’étendue de leur aire de répartition au Canada.Élevée
Lacunes dans les connaissances sur l’abondance des populations et leur aire de répartition; hybridation et compétition avec la Paruline à ailes bleuesInventaire et suiviÉtablir les besoins en matière d’habitat pour la nidification et les jeunes à l’envol ainsi que la disponibilité de ce type d’habitat à l’échelle régionale (p. ex. échelle provinciale, échelle des régions de conservation des oiseaux).Élevée
Lacunes dans les connaissances sur l’abondance des populations et leur aire de répartition; hybridation et compétition avec la Paruline à ailes bleuesInventaire et suiviDéterminer les types d’habitats qui contribuent le plus au succès de reproduction de l’espèce.Élevée
Hybridation et compétition avec la Paruline à ailes bleues; mortalité accidentelle causée par des collisions avec des structures artificielles; parasitisme des nids par le Vacher à tête bruneRechercheContinuer à évaluer l’importance de l’hybridation avec la Paruline à ailes bleues et ses effets sur les populations de Paruline à ailes dorées à l’échelle de l’aire de répartition canadienne.Élevée
Hybridation et compétition avec la Paruline à ailes bleues; mortalité accidentelle causée par des collisions avec des structures artificielles; parasitisme des nids par le Vacher à tête bruneRechercheDéterminer l’importance de la mortalité accidentelle causée par des collisions avec des structures artificielles, en tenant compte des autres sources de mortalité anthropiques qui pourraient s’ajouter. S’il est déterminé que ce facteur limite la capacité de l’espèce à maintenir des populations autosuffisantes, mettre en œuvre les techniques d’atténuation disponibles.Moyenne
Hybridation et compétition avec la Paruline à ailes bleues; mortalité accidentelle causée par des collisions avec des structures artificielles; parasitisme des nids par le Vacher à tête bruneRechercheDéterminer l’impact du parasitisme par le Vacher à tête brune sur le succès de nidification de la Paruline à ailes dorées dans l’ensemble de l’aire de répartition canadienne de l’espèce. S’il est déterminé que ce facteur limite la productivité et le recrutement de l’espèce, rechercher ou élaborer des techniques d’atténuation.Faible
Lacunes dans les connaissances sur l’aire d’hivernage, les besoins en matière d’habitat d’hivernage et les menaces pesant sur les aires d’hivernage; toutes les menacesCommunication et partenariatsCollaborer et établir des partenariats avec les agences et organismes qui mènent des activités de rétablissement aux États Unis, dans les Caraïbes, en Amérique centrale et en Amérique du Sud, en vue de mettre en commun l’information et les approches et de mieux connaître les besoins de l’espèce en matière d’habitat d’hivernage et de migration ainsi que la disponibilité de cet habitat, la distribution des aires d’hivernage et les habitudes migratoires de l’espèce.Moyenne

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6.3 Commentaires à l'appui du tableau de planification du rétablissement

La principale menace qui pèse sur l’espèce est l’hybridation avec la Paruline à ailes bleues. La poursuite de l’évaluation de l’importance de cette menace (p. ex. par des analyses de l’ADN) et de ses répercussions sur les populations canadiennes de Parulines à ailes dorées est nécessaire au rétablissement de l’espèce. Une meilleure connaissance des taux d’hybridation actuels est requise pour obtenir des estimations précises de l’abondance et des tendances des populations de Parulines à ailes dorées génétiquement pures, afin de pouvoir mesurer les progrès vers l’atteinte des objectifs du rétablissement. Des techniques de gestion de l’habitat visant à créer et à maintenir de l’habitat qui soit convenable pour la Paruline à ailes dorées tout en l’étant le moins possible pour la Paruline à ailes bleues, et ainsi réduire la menace d’hybridation, doivent être élaborées et mises en œuvre.

Pour le moment, au Canada, les techniques de gestion de l’habitat utilisées pour créer et maintenir de l’habitat convenable pour la Paruline à ailes dorées doivent être mises en œuvre dans les zones d’intérêt indiquées à la figure 2, plus particulièrement à l’intérieur des carrés du quadrillage de référence qui contiennent de l’habitat essentiel (annexes B, C et D). Cependant, certaines parties des zones d’intérêt ne se prêtent pas à la gestion de l’habitat. Les recommandations en matière de gestion doivent viser l’obtention de paramètres démographiques favorables, notamment une bonne productivité des nids et la réduction au minimum de l’hybridation avec la Paruline à ailes bleues (Roth et coll., 2012). Les organisations et les gestionnaires des terres qui souhaitent mettre en œuvre des mesures de gestion ou d’amélioration de l’habitat pour la Paruline à ailes dorées sont encouragés à consulter les pratiques exemplaires de gestion existant actuellement pour l’espèce (voir Bakermans et coll. [2011], Roth et coll. [2012], et Golden-winged Warbler Working Group [2013]). La gestion de l’habitat à l’extérieur des zones d’intérêt prendra de plus en plus d’importance à mesure que l’abondance des populations augmentera à l’extérieur des zones d’intérêt actuelles, pour veiller à ce que suffisamment d’habitat convenable soit disponible pour la population en expansion.

Pour que la gestion de l’habitat réussisse, elle devra être intégrée à d’autres plans de gestion et aux pratiques actuelles qui ciblent les milieux forestiers et arbustifs de début de succession et les espèces associées à la Paruline à ailes dorées, notamment aux activités d’exploitation forestière commerciale et de gestion des emprises et des champs laissés à l’abandon. En outre, l’exploration des possibilités de préservation de l’habitat et l’établissement d’accords d’intendance sont des mesures des plus prioritaires. Ces outils seront particulièrement importants dans les secteurs d’habitat convenable où l’habitat est le plus stable (p. ex. peuplements de chênes rabougris, landes rocheuses), parce que moins d’efforts de gestion sont nécessaires pour maintenir le caractère convenable de ces habitats moins éphémères (par comparaison aux efforts requis dans le cas de l’habitat de début de succession produit par des perturbations). Il importera d’établir un système visant à mesurer et à suivre la quantité d’habitat convenable disponible dans les zones d’intérêt au fil du temps, pour veiller à ce que les cibles en matière d’habitat essentiel soient atteintes et à ce que la quantité d’habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées ne chute pas sous le niveau établi (voir la section 7) en raison de pressions naturelles (p. ex. maturation des forêts) ou anthropiques (p. ex. développement).

Les activités d’inventaire et de suivi des populations visant à obtenir une meilleure connaissance de la distribution des Parulines à ailes dorées et des Parulines à ailes bleues au Canada aideront à orienter les mesures de rétablissement ainsi qu’à suivre l’expansion et la contraction de l’aire de répartition de l’espèce. D’autres lacunes dans les connaissances pourraient être comblées (ou sont en train de l’être) grâce à l’inventaire et au suivi des populations, notamment : habitat convenable à la nidification et aux jeunes à l’envol, fécondité et taux de survie dans différents types d’habitats, comparaison entre les habitats créés par des perturbations anthropiques (p. ex. emprises, exploitation forestière et agriculture) et ceux créés par des perturbations naturelles (p. ex. feux, castors, chablis et trouées formées par des arbres tombés); types d’habitat qui contribuent le plus au succès de reproduction de l’espèce et types d’habitats ou d’activités humaines qui pourraient donner lieu à une situation de piège écologique ou de gouffre démographique; écologie du paysage et incertitudes liées aux préférences de l’espèce en matière d’habitat (Artuso, 2009). Des recherches sur les effets du parasitisme des nids par le Vacher à tête brune, de la compétition avec la Paruline à ailes bleues et de la mortalité causée par des collisions avec des structures artificielles sont aussi recommandées.

L’établissement de nouvelles relations d’intendance et de collaboration et le resserrement des relations existantes, en particulier avec l’industrie, les entreprises et les organisations non gouvernementales, contribueront au succès de la mise en œuvre des mesures de rétablissement énoncées ci-dessus. La mise en commun des connaissances et la collaboration avec des partenaires des États-Unis engagés dans des projets de conservation et de rétablissement à l’intérieur de l’aire de reproduction de la Paruline à ailes dorées aux États-Unis sont essentielles à la réussite du rétablissement de l’espèce dans son aire de répartition nord-américaine. Les partenariats internationaux aideront à mieux connaître les besoins de l’espèce en matière d’habitats de migration et d’hivernage ainsi que les menaces pesant sur ces habitats, et à conserver ces habitats.

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7. Habitat essentiel

Selon l’alinéa 41(1)c) de la Loi sur les espèces en péril, le programme de rétablissement doit comporter la désignation de l’habitat essentiel de l’espèce dans la mesure du possible, ainsi que des exemples d’activités susceptibles d’entraîner la destruction de cet habitat. Le présent programme de rétablissement fédéral désigne l’habitat essentiel dans la mesure du possible, sur la base des meilleures informations accessibles sur la Paruline à ailes dorées en date d’août 2013; des limites plus précises pourraient être cartographiées, et de l’habitat essentiel pourrait être ajouté à l’avenir si les résultats d’études supplémentaires le justifiaient.

7.1 Désignation de l'habitat essentiel de l'espèce

L’élément clé dans la désignation de l’habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées est l’établissement et le maintien, à l’intérieur des zones d’intérêt, de processus assurant la disponibilité continue de l’habitat privilégié par l’espèce et nécessaire à ses fonctions vitales. Pour la Paruline à ailes dorées, l’habitat essentiel est l’habitat qui répond aux besoins de l’espèce en matière d’habitat de reproduction (c.-à-d. habitat de nidification et d’alimentation dans des paysages forestiers; voir la section 3.3) et qui est actuellement disponible dans les secteurs qu’on sait occupés par l’espèce dans les zones d’intérêt au Canada. L’habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées au Canada est désigné en partie dans le présent programme de rétablissement. Pour avoir l’assurance que les superficies et la configuration de l’habitat essentiel permettront le rétablissement de l’espèce à long terme, il faudra mener d’autres études afin de confirmer la présence d’individus reproducteurs dans des zones où les relevés ont été insuffisants et comprendre les facteurs qui influent sur le choix d’habitat par l’espèce à diverses échelles.

Bien qu’il existe des secteurs d’habitat favorable à la reproduction de la Paruline à ailes dorées hors des zones d’intérêt établies (p. ex. dans le sud de l’Ontario), ces secteurs contribuent nettement moins à la persistance de la population parce qu’ils abritent relativement peu de Parulines à ailes dorées. Il y a aussi eu contraction de la répartition de l’espèce dans ces secteurs, en raison principalement de la pression génétique passée (et actuelle) exercée par la Paruline à ailes bleues. La menace d’hybridation réduit la qualité générale de ce s secteurs et, par conséquent, leur contribution au rétablissement de la Paruline à ailes dorées au Canada. On ne dispose actuellement que de peu d’informations sur la coexistence des deux espèces et/ou sur les techniques de gestion permettant de réduire au minimum l’hybridation. Pour toutes ces raisons, l’habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées est désigné dans les zones d’intérêt où les mesures de rétablissement devraient être concentrées à ce stade-ci (figure 2).

Une évaluation des critères de désignation de l’habitat essentiel a permis de repérer 336 carrés de 10 km x 10 km du quadrillage UTM de référence renfermant de l’habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées au Canada, dans huit des neuf zones d’intérêt (ou parties de ces zones d’intérêt) du pays (section 7.4; annexes B, C et D). À l’intérieur de ces carrés, l’habitat convenable à l’espèce est dynamique et peut se déplacer d’année en année selon les perturbations naturelles ou anthropiques qui le créent et le maintiennent.

La désignation de l’habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées est fondée sur les deux critères suivants : le caractère convenable de l’habitat et l’occupation de l’habitat par l’espèce.

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7.2 Caractère convenable de l'habitat

Ce critère renvoie aux caractéristiques biophysiques nécessaires à la reproduction de la Paruline à ailes dorées au Canada. L’habitat convenable à l’espèce au pays consiste en des parcelles d’habitat de nidification et d’alimentation en milieu forestier (tableau 3; les caractéristiques biophysiques détaillées de l’habitat de reproduction sont présentées à l’annexe E).

L’habitat de nidification et d’alimentation de la Paruline à ailes dorées dans l’ensemble de l’aire de répartition canadienne de l’espèce comprend divers types de forêts de début de succession (ou d’habitats présentant des caractéristiques de début de succession) qui constituées de grandes parcelles de végétation arbustive dense parsemée de peuplements denses de plantes herbacées, en bordure de lisière forestière (Confer et Knapp, 1981; Frech et Confer, 1987; Confer, 1992; Dunn et Garrett, 1997). C’est la lisière commune à la forêt et au milieu ouvert ou arbustif qui est particulièrement importante pour la Paruline à ailes dorées.

Les lisières peuvent se trouver le long de routes, de sentiers, de zones de transition longeant des zones d’exploitation forestière, de bandes de champs abandonnés ou de friches arbustives, ou dans des zones de transition entre de jeunes forêts et l’habitat adjacent. Les nids de la Paruline à ailes dorées sont souvent situés à moins de 200 m de part ou d’autre d’une lisière forestière (Van Wilgenburg, données inédites). De récents relevés télémétriques ont montré que les Parulines à ailes dorées utilisent bien davantage la partie boisée de leur territoire que ce que l’on croyait (Streby et coll., 2012); sur une base quotidienne, les parulines pénètrent en moyenne de 40 m à 200 m à l’intérieur de la forêt mature (Streby, comm. pers., 2012; Carignan, données inédites, 2014).

L’utilisation du milieu ouvert ou arbustif de la bordure commune semble liée en partie à la structure de l’habitat. Il est possible que les habitats complètement ouverts (p. ex. les prairies ouvertes sans arbres ni arbustes) soient moins utilisés que d’autres types de milieux ouverts renfermant des arbres épars ou des parcelles de friche arbustive. Dans les habitats complètement ouverts, la Paruline à ailes dorées s’aventure moins loin dans le milieu ouvert (jusqu’à un maximum de 50 m), en raison du manque d’éléments structuraux nécessaires – arbustes ou arbres épars (Streby, comm. pers., 2012).

La composition du paysage général semble importante dans le choix de l’habitat par la Paruline à ailes dorées (Thogmartin, 2010; Moulton et Artuso, données inédites). En raison du manque de connaissance des caractéristiques à grande échelle de l’habitat choisi par l’espèce au Canada et suivant une approche de précaution, les données de couverture forestière fondées sur les pratiques exemplaires de gestion énoncées dans Bakermans et coll.(2011), Golden-winged Warbler Working Group (2013) et Roth et coll. (2012) ont été retenues comme caractéristiques des paysages forestiers convenables renfermant des parcelles d’habitat de nidification et d’alimentation. Les paysages forestiers qui présentent de 50 % à 75 % de couverture forestière sont composés d’au moins 50 % de forêt feuillue ou mixte et de moins de 30 % de forêt coniférienne (Roth et coll.,2012) sont considérés comme adéquats. Par conséquent, l’habitat convenable de la Paruline à ailes dorées correspond à l’habitat de nidification et d’alimentation (tel que décrit plus haut) qui se trouve dans un paysage forestier adéquat (figure 3).

Tableau 3. Caractéristiques biophysiques de l’habitat convenable à la Paruline à ailes dorées. Voir l’annexe E pour connaître les caractéristiques biophysiques détaillées.
UtilisationType d’habitatNote 17 de bas de pageCaractéristiques biophysiques
Habitat de nidification et d’alimentationOuvert/arbustif et forêtL’ensemble de l’interface entre un habitat ouvert/arbustif et un habitat forestier PLUS une bande de 200 m d’habitat forestier convenable et une bande de 200 m d’habitat ouvert/arbustif convenable OU, lorsque cet habitat ouvert est une prairie ouverte, une bande de 50 m de celle-ci.
Paysage forestierForêt

Sur une superficie de 5 km x 5 km, couverture forestière de 50 % à 75 % constituée :

  • principalement (≥ 50 %) de forêt feuillue ou mixte, et
  • de moins de 30 % de forêt coniférienne.

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Figure 3. Schéma de l’habitat convenable de la Paruline à ailes dorées.

L’habitat convenable à l’espèce correspond à l’habitat de nidification et d’alimentation (les bandes de 200 m de part et d’autre de l’interface habitat forestier - habitat ouvert) au sein d’un paysage forestier. (Nota : le schéma n’est pas à l’échelle). Les caractéristiques biophysiques détaillées de l’habitat essentiel sont présentées au tableau 3 et à l’annexe E.

Carte
Description longue pour la Figure 3

La figure 3 illustre l'habitat convenable de la Paruline à ailes dorées, soit deux bandes 200 mètres longeant la lisière de la forêt, l'une dans l'habitat forestier, l'autre dans l'habitat ouvert adjacent.

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Les caractéristiques biophysiques des types d’habitats convenables sont le plus souvent définis d’après les données thématiques de couverture terrestre dont on dispose. Les ensembles de données sur la couverture terrestre diffèrent d’une base de données provinciale à l’autre, tout comme les associations d’habitats fréquentés par l’espèce dans l’ensemble de son aire de répartition, certains types de couverture terrestre n’étant pas nécessairement disponibles ou utilisés par l’espèce dans toutes les provinces (p. ex. les alvars en Ontario). On convient que, en raison de l’échelle des cartes thématiques disponibles, toute la superficie d’un type de couverture terrestre n’aura pas composition d’habitats nécessaire à l’établissement de territoires de nidification. Par conséquent, à l’intérieur de l’habitat de bordure forêt-habitat ouvert désigné, seules les zones suffisamment grandes pour contenir un territoire de Parulines à ailes dorées (> 1 ha) sont considérées comme étant de l’habitat convenable.

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7.3 Occupation de l'habitat

Ce critère renvoie aux zones pour lesquelles il existe des indices récurrents de nidification (nidification possible, probable ou confirmée). L’occupation de l’habitat par l’espèce est fondée sur les mentions documentées des emplacements de nids, des observations fortuites et des occurrences d’individus de l’espèce, ainsi que sur les données des relevés normalisés menés dans les zones d’intérêt. Comme les meilleures informations accessibles diffèrent entre les régions géographiques où l’espèce est présente (p. ex. selon les ensembles de données provinciales et l’existence d’atlas des oiseaux nicheurs), le critère d’occupation de l’habitat est ajusté en conséquence pour chaque province.

Critère d’occupation de l’habitat au Manitoba

  • Mentions de reproduction confirmée, probable ou possible depuis 2007 dans les zones à l’intérieur desquelles il existe une forte probabilité (95 %) que des Parulines à ailes dorées soient observéesNote 18 de bas de page.

Critère d’occupation de l’habitat en Ontario

  • Carrés de l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario dans lesquels :
    • des Parulines à ailes dorées ont été observées lors des relevés du premier et du deuxième atlasNote 19 de bas de page, OU
    • au moins une mention de reproduction confirmée ou probable a été faite depuis 2001.

Critère d’occupation de l’habitat au Québec

  • au moins une mention de reproduction confirmée depuis 1994, OU
  • au moins deux mentions de reproduction probable au cours d’une année depuis 1994, OU
  • au moins une mention de reproduction probable au cours de deux années d’une période flottante de cinq annéesNote 20 de bas de page depuis 1994.

Dans le cas de la Paruline à ailes dorées au Canada, l’occupation de l’habitat est fondée sur des carrés de 10 km x 10 km du quadrillage UTM de référence, ce qui est considéré comme adéquat pour couvrir les besoins de l’espèce (Thogmartin, 2010; Moulton et Artuso, données inédites) et qui est compatible avec les données accessibles (p. ex. les atlas des oiseaux nicheurs, les ensembles de données de couverture terrestre et les systèmes nationaux de quadrillage de référence). C’est à cette échelle que les régimes de perturbation (tant naturels qu’anthropiques) agissent, formant les paysages forestiers convenables pour l’espèce ainsi que l’habitat de nidification et d’alimentation qu’ils contiennent, pour soutenir des populations autosuffisantes de Parulines à ailes dorées, sans égard aux autres pressions que peut subir l’espèce (p. ex. l’hybridation avec la Paruline à ailes bleues).

Les mentions de reproduction confirméeNote 21 de bas de page constituent les indications les plus fortes de l’occupation de l’habitat par l’espèce et indiquent donc la présence d’habitat convenable. Cependant, comme il est difficile de confirmer la reproduction de la Paruline à ailes dorées, les mentions de reproduction possible ou probable peuvent aussi servir d’indicateurs du caractère convenable de l’habitat. La présence continue de l’espèce (p. ex. présence observée dans les deux atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario) signifie que certains processus maintiennent l’habitat convenable dans les emplacements concernés. À défaut d’atlas des oiseaux nicheurs ou lorsque plus de 20 années se sont écoulées entre deux projets d’atlas (p. ex. au Manitoba et au Québec), on peut aussi considérer une période de référence de vingt ans : les observations qui datent de plus de 20 ans doivent être validées pour déterminer si l’occupation s’est poursuivie et si de l’habitat convenable est présent.

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7.4 Application des critères de désignation de l'habitat essentiel

L’habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées au Canada est désigné à l’intérieur des zones d’intérêt comme étant les secteurs qui possèdent les caractéristiques biophysiques de l’habitat convenable (habitat de nidification et d’alimentation en paysage forestier) où le critère d’occupation de l’habitat par l’espèce. Les carrés de 10 km x 10 km du quadrillage UTM de référence où le critère d’occupation de l’habitat par l’espèce est respecté délimitent l’étendue maximale de la superficie contenant de l’habitat essentiel. Les zones d’intérêt ayant été délimitées à grande échelle, lorsqu’un carré se trouve partiellement à l’extérieur des limites d’une zone d’intérêt, il est possible que de l’habitat essentiel existe encore dans la partie se trouvant à l’extérieur des limites de cette zone d’intérêt.

L’application des critères de désignation de l’habitat essentiel permet de désigner 336 carrés de 10 km x 10 km du quadrillage UTM de référence renfermant de l’habitat essentiel dans huit des neuf zones d’intérêt au Canada : 177 carrés au Manitoba, 145 en Ontario et 14 au Québec (tableau 4; annexes B, C et D). Les carrés désignés couvrent 3 363 400 ha. Selon les estimations fondées sur les modèles d’habitat, ces carrés de 10 km x 10 km renfermeraient environ 1 120 700 ha de paysages forestiersNote 22 de bas de page convenables pour la Paruline à ailes dorées : 499 100 ha au Manitoba, 563 800 ha en Ontario et 57 800 ha au Québec (tableau 4). Selon ces modèles d’habitats, ces paysages forestiers convenables contiendraient environ 353 500 ha d’habitat essentiel (habitat de nidification et d’alimentation en paysage forestier convenable) répartis comme suit : 184 900 ha au Manitoba, 165 600 ha en Ontario et 3 000 ha au Québec (tableau 4).

Toute structure anthropique et toute zone ne présentant pas les caractéristiques biophysiques de l’habitat convenable à la Paruline à ailes dorées (voir la section 7.3) ne sont pas considérées comme étant de l’habitat essentiel. Pour obtenir des renseignements plus détaillés sur l’emplacement de l’habitat essentiel peut être obtenue, à des fins de protection de l’espèce et de son habitat et sur justification, auprès d’Environnement Canada (Section de la planification du rétablissement), à l’adresse RecoveryPlanning_Pl@ec.gc.ca.

La désignation de l’habitat essentiel est considérée comme partielle en raison de l’insuffisance des relevésNote 23 de bas de page, laquelle mène à une connaissance limitée de la distribution et de l’abondance actuelles de la Paruline à ailes dorées dans l’ensemble de certaines zones d’intérêt (c.-à-d. GL 9, la partie ontarienne de GL 3 et la partie québécoise de GL 10) et dans des parties de la plupart des autres. D’autres études devront être menées pour, d’une part, confirmer la présence de Parulines à ailes dorées reproductrices dans ces zones et, d’autre part, connaître l’échelle, la configuration et les quantités des divers types de couverture terrestre qui influent sur le choix d’habitat de l’espèce à diverses échelles, pour s’assurer que les éléments pertinents de l’habitat essentiel de l’espèce soient désignés et protégés. Le calendrier des études présenté à la section 7.5 fait état de l’information à obtenir pour désigner suffisamment d’habitat essentiel pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition. Lorsque l’information sera accessible, la désignation de l’habitat essentiel sera actualisée, soit dans un programme de rétablissement mis à jour, soit dans un ou plusieurs plans d’action.

Tableau 4. Superficies estimatives d'habitat essentiel au Canada
ProvinceZone d’intérêtSuperficie de la zone d’intérêt
(ha)
Couverture forestière totale dans la zone d’intérêt (%)Nombre de carrés de 10 km x 10 km du quadrillage UTM de référenceSuperficie totale des carrés de 10 km x 10 km du quadrillage UTM de référence, en hectares (proportion de la zone d’intérêt,
en %)
Superficie estimative des paysages forestiers, en hectares (proportion des carrés du quadrillage UTM de référence,
en %)
Superficie estimative d’habitat essentielNote 24 de bas de page, en hectares (proportion des carrés du quadrillage UTM de référence,
en %)
ManitobaGL 12 060 3003598980 000 (48)301 200 (31)96 300 (10)
ManitobaGL 2351 1002519190 000 (54)39 600 (21)16 400 (9)
ManitobaGL 3 (partie manitobaine)1 505 9003360599 200 (40)158 300 (26)72 200 (12)
Total Manitoba -~3 917 300Total177~1 769 200 (45)~499 100 (28)~184 900 (10)
OntarioGL 3 (partie ontarienne)664 70050S.O.
(relevés insuffisants)
InconnueInconnueInconnue
OntarioGL 9222 20073S.O.
(relevés insuffisants)
InconnueInconnueInconnue
OntarioGL 10 (partie ontarienne)178 4007910100 000 (56)26 500 (27)3 000 (3)
OntarioGL 112 300 000621351 354 200 (59)537 300 (40)162 600 (12)
Total Ontario -~3 365 300Total145~1 454 200 (43)~563 800 (39)~165 600 (11)
QuébecGL 10 (partie québécoise)63 40083S.O.
(relevés insuffisants)
InconnueInconnueInconnue
QuébecGL 1451 00033330 000 (59)2 800 (9)860 (3)
QuébecGL 15118 60051440 000 (34)25 000 (63)600 (2)
QuébecGL 17196 80081770 000 (36)30 000 (43)1 540 (2)
Total Québec -~429 800Total14~140 000 (38)~57 800 (41)~3 000 (2)
Total -~7 712 400Grand total336~3 363 400 (44)~1 120 700 (33)~353 500 (11)

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7.5 Calendrier des études visant à désigner l'habitat essentiel

Tableau 5. Calendrier des études
Description de l'activitéJustificationÉchéancier
Confirmer la présence de l'espèce, y compris son statut de reproduction, dans les zones d'intérêt et dans les parties des zones d'intérêt où les relevés ont été insuffisants.Les renseignements sur la présence récente de l'espèce (y compris son statut de reproduction) sont nécessaires à la désignation de l'habitat essentiel (critère d'occupation de l'habitat par l'espèce).2014-2018
Lorsque des Parulines à ailes dorées sont présentes et qu'elles se reproduisent dans les zones susmentionnées, déterminer les caractéristiques de l'habitat et l'étendue des caractéristiques biophysiques; désigner de l'habitat essentiel supplémentaire.Évaluation de l'étendue de l'habitat convenable et désignation d'habitat essentiel supplémentaire.2014-2021
Déterminer les caractéristiques de l'habitat (p. ex. échelle spatiale, composition et configuration) qui influent sur le choix et la qualité de l'habitat de nidification et d'alimentation de la Paruline à ailes dorées au Canada.Au besoin, déterminer d'autres caractéristiques biophysiques de l'habitat essentiel.2014-2021

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7.6 Activités susceptibles d'entraîner la destruction de l'habitat essentiel

Pour protéger et gérer l’habitat essentiel, il est nécessaire de comprendre ce qui constitue une destruction de cet habitat. La destruction est déterminée au cas par cas. On peut parler de destruction lorsqu’il y a dégradation [d’un élément] de l’habitat essentiel, soit de façon permanente ou temporaire, à un point tel que l’habitat essentiel n’est plus en mesure d’assurer ses fonctions lorsque exigé par l’espèce. La destruction peut découler d’une activité unique à un moment donné ou des effets cumulés d’une ou de plusieurs activités au fil du temps (Gouvernement du Canada, 2009). Des exemples d’activités susceptibles d’entraîner la destruction d’habitat essentiel de l’espèce sont présentés au tableau 6; cette liste d’activités n’est pas nécessairement exhaustive.

La probabilité que de l’habitat essentiel soit détruit augmente lorsqu’une activité (ou une combinaison d’activités) se produit d’une manière, à un endroit ou à un moment tels qu’elle provoque :

  • L’élimination ou l’altération de caractéristiques biophysiques nécessaires à la Paruline à ailes dorées (sans remplacement);
     
  • À l’échelle de la zone d’intérêt, la réduction cumulative ou subite de la quantité d’habitat essentiel disponible en deçà des cibles désignées pour chaque province (c'est-à-dire environ 184 900 ha au Manitoba, environ 165 600 ha en Ontario et environ 3 000 ha au Québec) et/ou atteinte à la capacité des zones d’intérêt de fournir la quantité d’habitat essentiel désigné (p. ex. réduction du caractère convenable ou de la disponibilité des paysages forestiers);
     
  • Atteinte à la capacité d’une zone d’intérêt d’être restaurée, au besoin, de manière à contenir la quantité minimale d’habitat essentiel.

Étant donné la nature dynamique d’une grande partie de l’habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées au Canada, des superficies d’habitat essentiel perdues peuvent être remplacées ou compensées par d’autres superficies de la même zone d’intérêts où les critères de désignation de l’habitat essentiel sont respectés. Bien qu’un individu ou un couple de l’espèce puisse demeurer relativement fidèle à une parcelle d’habitat particulière tout au long de sa vie, il n’est peut-être pas nécessaire ni faisable (sans gestion intensive) de faire en sorte que l’habitat de reproduction convenable demeure immuablement au même emplacement. Les limites exactes des parcelles d’habitat essentiel ne sont pas définies; en fait, comme on l’a indiqué, l’objectif consiste plutôt à fournir de l’habitat de manière continue en permettant aux processus qui maintiennent l’habitat de se dérouler. Alors que certains habitats convenables deviennent non convenables en raison de la succession végétale ou disparaissent, d’autres habitats peuvent devenir convenables en raison de la succession végétale, de perturbations naturelles ou de l’application de mesures de gestion. On considère donc qu’il y a destruction d’habitat essentiel lorsque la superficie estimative d’habitat essentiel baisse sous la superficie cible déterminée pour une zone d’intérêt donnée (tableau 4). Cela étant, rien n’empêche les activités énumérées au tableau 6 de se produire lorsque les superficies d’habitat essentiel détruites sont remplacées ou compensées par de nouvelles superficies d’habitat essentiel à l’intérieur des mêmes carrés ou d’autres carrés de 10 km x 10 km contenant de l’habitat essentiel dans une zone d’intérêt particulière, d’une manière telle que l’habitat essentiel nouveau puisse être utilisé par l’espèce quand elle en a besoin (c’est-à-dire que les nouvelles parcelles d’habitat essentiel doivent être rendues disponibles avant la survenue de l’activité provoquant la destruction d’habitat essentiel). Ainsi, les activités qui entraînent l’élimination permanente d’habitat essentiel peuvent avoir un effet plus marqué sur la disponibilité d’habitat essentiel que les activités qui mènent à la disparition temporaire d’habitat essentiel, car les premières peuvent mener aux trois situations décrites plus haut. Les activités qui entraînent l’élimination temporaire d’habitat essentiel pourraient éventuellement contribuer à la création d’habitat essentiel, si des mesures de gestion adéquates étaient mises en œuvre.

Tableau 6. Activités susceptibles d'entraîner la destruction d'habitat essentiel
ActivitésDescription de l'effetDescription de l'effetInformation supplémentaire
Perte ou conversion permanente d'habitatDéveloppement résidentiel ou industriel (p. ex. grandes mines à ciel ouvert) qui mène à l'élimination permanente d'habitat essentiel.
  • Perte directe d'habitat essentiel ou conversion des terres à des fins diverses.
     
  • Destruction d'habitat essentiel en en raison d'une réduction ou d'une élimination d'habitat ou d'éléments d'habitat nécessaires au cycle biologique de l'espèce (p. ex. strate herbacée, friche arbustive dense, composante forestière, structures servant de perchoirs).
     
  • Certaines de ces activités peuvent entraîner des modifications du paysage forestier qui favorisent le Vacher à tête brune ou d'autres prédateurs des nids, et pourraient faire augmenter les taux de parasitisme des couvées et de prédation des nids.
Ces activités peuvent mener à l'élimination ou à la conversion d'habitat essentiel. La probabilité que de l'habitat essentiel soit détruit augmente lorsqu'une activité (ou une combinaison d'activités) se produit d'une manière, à un endroit ou à un moment tels qu'elle provoque l'une des trois situations indiquées à la section 7.6.

L'élimination ou la conversion d'habitat durant la période de reproduction serait particulièrement nuisible à court terme (c. à d. durant la période de reproduction en cours), mais les effets à long terme pourraient aussi être considérés comme nuisibles parce que ces activités entraînent la disparition permanente d'habitat convenable. Les activités causant la destruction d'habitat peuvent avoir des effets directs ou cumulatifs.

Si l'activité se déployait en dehors des limites de l'habitat essentiel, elle pourrait mener à la destruction d'habitat essentiel si les caractéristiques des paysages forestiers qui contribuent au caractère convenable de l'habitat de nidification et d'alimentation (c. à d., à une échelle de 5 km x 5 km, couverture forestière de 50 % à 75 %, constituée principalement de forêt feuillue et de moins de 30 % de forêt coniférienne) n'étaient pas maintenues.
Perte temporaire d'habitatExploitation forestière et entretien des infrastructures (p. ex. emprises et corridors de services publics), menant à l'élimination temporaire d'habitat essentiel
  • Perte directe d'habitat essentiel si les superficies disparues ne sont pas concurremment remplacées par de l'habitat convenable dans le même (ou dans un autre) carré de 10 km x 10 km contenant de l'habitat essentiel à l'intérieur de la même zone d'intérêt.
     
  • Destruction d'habitat essentiel en raison d'une réduction ou d'une élimination d'habitat ou de caractéristiques d'habitat nécessaires au cycle biologique de l'espèce (p. ex. strate herbacée, arbustaie dense, composante forestière, structures servant de perchoirs).
     
  • Certaines de ces activités peuvent entraîner des modifications du paysage forestier qui favorisent le Vacher à tête brune, ou d'autres prédateurs de nids, et pourraient faire augmenter les taux de parasitisme des couvées et de prédation des nids.
Ces activités peuvent éliminer de manière temporaire de l’habitat essentiel. La probabilité que de l’habitat essentiel soit détruit augmente lorsqu’une activité (ou une combinaison d’activités) se produit d’une manière, à un endroit ou à un moment tels qu’elle provoque l’une des trois situations indiquées à la section 7.6. À titre d’exemple, la superficie d’habitat essentiel perdue à l’intérieur d’un carré de 10 km x 10 km peut être remplacée par une superficie équivalente d’habitat essentiel dans un ou plusieurs autres carrés de 10 km x 10 km désignés comme habitat essentiel dans la même zone d’intérêt, à condition que l’habitat de remplacement soit disponible au moment où l’espèce en a besoin (c.-à-d.  qu’il soit rendu disponible avant la survenue de l’activité entraînant la destruction d’habitat essentiel).

L’élimination ou la conversion d’habitat durant la période de reproduction serait particulièrement nuisible à court terme (c.-à-d. durant la période de reproduction en cours). Les activités entraînant la destruction d’habitat peuvent avoir des effets directs ou cumulatifs. Si l’activité se déployait à l’extérieur des limites de l’habitat essentiel, elle pourrait mener à la destruction d’habitat essentiel si les caractéristiques des paysages forestiers qui contribuent au caractère convenable de l’habitat de nidification et d’alimentation (à une échelle de 5 km x 5 km, couverture forestière de 50 % à 75 %, composée principalement de forêt feuillue et de moins de 30 % de forêt coniférienne) n’étaient pas maintenues.
Dégradation de l'habitat (temporaire ou permanente)Application d'herbicide, application d'autres pesticides
  • Dégradation d'habitat et d'éléments de l'habitat (p. ex. strate herbacée et composante arbustive) nécessaires à l'espèce pour accomplir son cycle biologique.
     
  • Réduction ou élimination de la strate herbacée nécessaire au choix du site de nidification et à l'alimentation (recherche de proies).
     
  • Réduction ou élimination du couvert herbacé nécessaire à la nidification, pouvant mener à une plus grande vulnérabilité à la prédation.
     
  • Réduction ou élimination des ressources alimentaires locales (insectes ou autres).
Ces activités peuvent dégrader l'habitat essentiel. La probabilité que de l'habitat essentiel soit détruit augmente lorsqu'une activité (ou une combinaison d'activités) se produit d'une manière, à un endroit ou à un moment tels qu'elle provoque l'une des trois situations indiquées à la section 7.6. La probabilité que de l'habitat essentiel soit détruit dépend de la période de l'année ainsi que de la fréquence et de l'intensité de l'activité (lesquelles déterminent si la végétation herbacée et arbustive pourra repousser).

Ces activités peuvent entraîner la destruction d'habitat essentiel lorsque la dégradation atteint un point tel que l'habitat n'est plus convenable à l'espèce et ne peut plus remplir ses fonctions (p. ex. abri pour les nids, possibilités d'alimentation) lorsque l'espèce en a besoin. Cela pourrait comprendre une diminution telle des ressources alimentaires (insectes ou autres) que le succès de nidification et la survie des adultes et des oisillons en seraient réduits.

La dégradation d'habitat durant la période de reproduction serait particulièrement nuisible à court terme (c.-à-d. durant la période de reproduction en cours), mais les incidences à long terme pourraient aussi être considérées comme nuisibles dans certains cas (p. ex. applications répétées d'herbicide ou d'autres pesticides). Les activités entraînant la dégradation d'habitat peuvent avoir des effets directs ou cumulatifs.
Dégradation de l'habitat (temporaire ou permanente)Pâturage inapproprié des animaux d'élevage
  • Réduction ou élimination de la strate herbacée et de la composante arbustive nécessaires au choix du site de nidification et à la recherche de proies (y compris après l'envol).
     
  • Réduction ou élimination du couvert herbacé nécessaire à la nidification, pouvant mener à une plus grande vulnérabilité à la prédation.
La probabilité que de l'habitat essentiel soit détruit augmente lorsqu'une activité (ou une combinaison d'activités) se produit d'une manière, à un endroit ou à un moment tels qu'elle provoque l'une des trois situations indiquées à la section 7.6. La probabilité que de l'habitat essentiel soit détruit dépend de l'intensité, de la fréquence, de la durée et du moment du pâturage.

Il y aurait destruction d'habitat essentiel associée à cette activité si la dégradation des caractéristiques biophysiques (p. ex. végétation arbustive et herbacée) de cet habitat atteint un point tel que l'habitat n'est plus convenable pour l'espèce et ne peut plus remplir les fonctions (p. ex. abri et choix adéquat de sites de nidification) lorsque l'espèce en a besoin.

La dégradation d'habitat durant la période de reproduction serait particulièrement nuisible à court terme (durant la période de reproduction en cours), mais les incidences à long terme pourraient aussi être considérées comme nuisibles dans certains cas (p. ex. surpâturage durant une longue période sans régénération suffisante). Les activités entraînant la dégradation d'habitat peuvent avoir des effets directs ou cumulatifs.

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Il est important de préciser que bien des activités présentées dans le tableau 6 peuvent, selon la manière dont elles sont menées, contribuer à la création d’habitat futur ou aider au maintien de l’habitat dans un état convenable pour la Paruline à ailes dorées. Par exemple, l’exploitation forestière peut contribuer à la création d’habitat futur et au maintien du paysage forestier. En fait, l’exploitation forestière pourrait constituer le principal outil pour assurer la disponibilité constante d’habitat convenable à l’espèce dans le paysage. L’application d’herbicide, le pâturage des animaux d’élevage et l’entretien des emprises sont des activités qui peuvent aider à maintenir les caractéristiques d’habitat de début de succession – stade de prédilection de l’espèce – ou contribuer à l’habitat futur, à condition que ces activités soient menées à des moments opportuns de l’année, ainsi qu’à une fréquence et une intensité adéquates (p. ex. qui permet à la végétation herbacée et arbustive de repousser). Au moment de la planification des projets, il importe de suivre les recommandations visant à éviter la prise accidentelle d’oiseaux migrateurs ou la destruction de leurs nids. Pour obtenir de plus amples renseignements à ce sujet, consulter le document d’Environnement Canada intitulé La prise accessoire d’oiseaux migrateurs au Canada à l’adresse suivante : http://www.ec.gc.ca/paom-itmb/.

Environnement Canada a défini trois approches globales pour la désignation de l’habitat essentiel d’une espèce : le site (aire de répartition petite ou localisée, habitat spécifique); le secteur (aire de répartition intermédiaire, habitat spécifique ou non); et le paysage (grande aire de répartition, habitat non spécifique). Ces trois approches correspondent à des classes d’échelles conceptuelles utilisées pour fournir le contexte nécessaire à la désignation et à la présentation de l’habitat essentiel, ainsi qu’à la description des activités susceptibles d’en entraîner la destruction. Il est important de souligner qu’en raison de l’adoption de l’approche à l’échelle du secteur aux fins de la désignation de l’habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées, les mesures de maintien et de gestion de l’habitat essentiel résulteront de la coordination de mesures de rétablissement, de politiques et de plans d’aménagement du territoire conçus pour cette même échelle. Une approche coordonnée sera nécessaire aussi bien pour l’atténuation des effets négatifs d’une activité ou d’un projet que pour la gestion des effets cumulatifs dans les zones d’intérêt (prises individuellement ou collectivement).

8. Mesure des progrès

Les indicateurs de rendement présentés ci-dessous proposent un moyen de définir et de mesurer les progrès vers l’atteinte des objectifs en matière de population et de répartition. Les progrès précis réalisés en vue de la mise en œuvre du programme de rétablissement seront mesurés aux cinq ans au regard des indicateurs de rendement suivants :

  • dans la mesure du possible, des populations autosuffisantes dans les zones d’intérêt du Manitoba, de l’Ontario et du Québec sont maintenues;
  • dans la mesure du possible, l'abondance actuelle, estimée 35 000 couples, est maintenue.

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9. Énoncé sur les plans d'action

Un ou plusieurs plans d’action visant la Paruline à ailes dorées seront publiés dans le Registre public des espèces en péril d’ici décembre 2021.

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10. Références

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Annexe A: Cotes de conservation attribuées à la Paruline à ailes dorées aux états-unis

Tableau A-1. Cotes de conservation attribuées à la Paruline à ailes dorées aux États-Unis (tiré de NatureServe, 2014)
EspèceCote mondiale (G)Cote nationale (N) (États-Unis)Cote infranationale (S)
Golden-winged Warbler
(Vermivora chrysoptera)
G4N4BAlabama (SNRM)
Arkansas (S2N)
Caroline du Nord (S3B)
Caroline du Sud (SNA)
Colorado (SNA)
Connecticut (S2B)
Dakota du Nord (S3)
Dakota du Sud (SNA)
Delaware (SNA)
District de Columbia (S3N)
New York (S3B)
Floride (SNA)
Géorgie (S1)
Illinois (S1S2)
Indiana (S1B)
Iowa (S1N)
Kansas (SNA)
Kentucky (S2B)
Louisiane (SNA)
Maryland (S3B)
Massachusetts (S1B)
Michigan (S5)
Minnesota (SNRB)
Mississippi (SNA)
Missouri (SNA)
Nebraska (SNRN)
New Hampshire (S2B)
New Jersey (S3B,S3N)
Ohio (S1)
Oklahoma (SU)
Pennsylvanie (S4B)
Rhode Island (SXB,S2N)
Tennessee (S3B)
Texas (S3)
Vermont (S2S3B)
Virginie (S3B)
Virginie-Occidentale (S2B)
Wisconsin (S3S4B)

Définitions des cotes (NatureServe, 2014)

S1 :
gravement en péril – Espèce extrêmement susceptible de disparaître du territoire (S – État ou province) en raison d'une aire de répartition très limitée, d'un nombre très restreint de populations ou d'occurrences, de déclins très marqués, de menaces graves ou d'autres facteurs.

S2 :
en péril – Espèce très susceptible de disparaître du territoire en raison d'une aire de répartition limitée, d'un nombre restreint de populations ou d'occurrences, de déclins marqués, de menaces graves ou d'autres facteurs.

S3 :
vulnérable – Espèce modérément susceptible de disparaître du territoire en raison d'une aire de répartition plutôt limitée, d'un nombre relativement faible de populations ou d'occurrences, de déclins récents et généralisés, de menaces ou d'autres facteurs.

G4/N4/S4 :
apparemment non en péril – espèce peu commune sans être rare; source de préoccupation à long terme en raison de déclins ou d'autres facteurs.

S5 :
non en péril – Espèce très peu susceptible (voire non susceptible) de disparaître du territoire en raison de la très vaste étendue de son aire de répartition ou de l'abondance de populations ou d'occurrences et ne suscitant aucune préoccupation associée à des déclins ou des menaces ou n'en suscitant que très peu.

SNR :
espèce non classée – Espèce dont le statut de conservation n'a pas encore été évalué à l'échelle du pays ou de l'État.

SNA :
sans objet – aucune cote de conservation ne s'applique, car l'espèce ou l'écosystème n'est pas une cible appropriée en matière de conservation.

SU :
non classable – espèce actuellement impossible à classer en raison d'un manque de données ou de données largement contradictoires sur sa situation ou sur les tendances la concernant.

SX :
vraisemblablement disparue – espèce ou écosystème considéré disparu du territoire (non retrouvé malgré des recherches intensives dans les sites historiques et d’autres habitats convenables et associé à une probabilité pratiquement nulle d’être redécouvert). (Équivaut à « Éteint au niveau régional » [Regionally Extinct] dans la terminologie relative à la liste rouge de l’UICN.)

Qualificateurs relatifs à la reproduction

B (Breeding):
Population reproductrice – La cote de conservation s'applique à la population reproductrice de l'espèce à l'échelle du territoire (pays, province ou État).

N (Non-breeding):
Population non reproductrice – La cote de conservation s'applique à la population non reproductrice de l'espèce à l'échelle du territoire (pays, province ou État).

M :
Migratrice – La cote de conservation s’applique à une espèce migratrice régulièrement présente à certaines haltes migratoires ou à certains points de rassemblement où des mesures de conservation visant l’espèce pourraient être justifiées. Cette cote de conservation s’applique donc à l’ensemble de la population de l’espèce qui est de passage sur le territoire (pays, province ou État).

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Annexe B: Carrés du quadrillage de référence renfermant de l'habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées (Vermivora chrysoptera) au Manitoba

Table B-1. Critical Habitat for the Golden-winged Warbler in Manitoba occurs within these 10 x 10 km Standardized UTM grid squares where criteria described in section 7 are met.
GridCode d'identification du carré de 10 km x 10 km du quadrillage UTM de référenceNote 1 du tableau 1Province/territoireCoordonnées UTM du carréNote 2 du tableau B-1

UTM Est
Coordonnées UTM du carréNote 2 du tableau B-1

UTM Nord
Propriété/tenureNote 3 du tableau B-1
GL 114LB53Manitoba3500005630000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114LB54Manitoba3500005640000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114LB55Manitoba3500005650000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114LB63Manitoba3600005630000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114LB64Manitoba3600005640000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114LB65Manitoba3600005650000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114LB72Manitoba3700005620000Territoire non domanial
GL 114LB73Manitoba3700005630000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114LB74Manitoba3700005640000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114LB75Manitoba3700005650000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114LB82Manitoba3800005620000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114LB83Manitoba3800005630000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114LB84Manitoba3800005640000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114LB85Manitoba3800005650000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114LB92Manitoba3900005620000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114LB93Manitoba3900005630000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114LB94Manitoba3900005640000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114LB95Manitoba3900005650000Territoire non domanial
GL 114LC66Manitoba3600005760000Territoire non domanial
GL 114LC74Manitoba3700005740000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 114LC76Manitoba3700005760000Territoire non domanial
GL 114LC83Manitoba3800005730000Territoire domanial (autre qu’une aire protégée fédérale) et territoire non domanial
GL 114LC84Manitoba3800005740000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 114LC85Manitoba3800005750000Territoire non domanial
GL 114LC86Manitoba3800005760000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 114LC87Manitoba3800005770000Territoire non domanial
GL 114LC93Manitoba3900005730000Territoire non domanial
GL 114LC94Manitoba3900005740000Territoire non domanial
GL 114LC95Manitoba3900005750000Territoire non domanial
GL 114LC96Manitoba3900005760000Territoire non domanial
GL 114LC97Manitoba3900005770000Territoire non domanial
GL 114LD30Manitoba3300005800000Territoire non domanial
GL 114LD31Manitoba3300005810000Territoire non domanial
GL 114LD40Manitoba3400005800000Territoire non domanial
GL 114LD41Manitoba3400005810000Territoire non domanial
GL 114LD42Manitoba3400005820000Territoire non domanial
GL 114LD50Manitoba3500005800000Territoire non domanial
GL 114MA49Manitoba4400005590000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 114MA58Manitoba4500005580000Territoire non domanial
GL 114MA59Manitoba4500005590000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MA68Manitoba4600005580000Territoire non domanial
GL 114MA69Manitoba4600005590000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB02Manitoba4000005620000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB03Manitoba4000005630000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB04Manitoba4000005640000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB05Manitoba4000005650000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB12Manitoba4100005620000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB13Manitoba4100005630000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB14Manitoba4100005640000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB22Manitoba4200005620000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB23Manitoba4200005630000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB24Manitoba4200005640000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB25Manitoba4200005650000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB31Manitoba4300005610000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB32Manitoba4300005620000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB35Manitoba4300005650000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB40Manitoba4400005600000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB41Manitoba4400005610000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB42Manitoba4400005620000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB43Manitoba4400005630000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB44Manitoba4400005640000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB45Manitoba4400005650000Territoire non domanial
GL 114MB50Manitoba4500005600000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB51Manitoba4500005610000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB52Manitoba4500005620000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB53Manitoba4500005630000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB54Manitoba4500005640000Territoire non domanial
GL 114MB55Manitoba4500005650000Territoire non domanial
GL 114MB60Manitoba4600005600000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 114MB61Manitoba4600005610000Territoire non domanial
GL 114MB62Manitoba4600005620000Territoire non domanial
GL 114MB72Manitoba4700005620000Territoire domanial (autre qu’une aire protégée fédérale) et territoire non domanial
GL 114MB73Manitoba4700005630000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 114MB74Manitoba4700005640000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 114MB75Manitoba4700005650000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 114MB76Manitoba4700005660000Territoire non domanial
GL 114MB82Manitoba4800005620000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 114MB83Manitoba4800005630000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 114MB84Manitoba4800005640000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 114MB85Manitoba4800005650000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 114MB86Manitoba4800005660000Territoire non domanial
GL 114MB92Manitoba4900005620000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 114MB93Manitoba4900005630000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 114MB94Manitoba4900005640000Territoire non domanial
GL 114MB95Manitoba4900005650000Territoire non domanial
GL 114MC02Manitoba4000005720000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 114MC03Manitoba4000005730000Territoire non domanial
GL 114MC04Manitoba4000005740000Territoire non domanial
GL 114MC05Manitoba4000005750000Territoire non domanial
GL 114MC06Manitoba4000005760000Territoire non domanial
GL 114MC11Manitoba4100005710000Territoire non domanial
GL 114MC12Manitoba4100005720000Territoire non domanial
GL 114MC13Manitoba4100005730000Territoire non domanial
GL 114MC14Manitoba4100005740000Territoire non domanial
GL 114MC15Manitoba4100005750000Territoire non domanial
GL 114MC22Manitoba4200005720000Territoire non domanial
GL 114MC23Manitoba4200005730000Territoire non domanial
GL 114MC24Manitoba4200005740000Territoire non domanial
GL 214NB46Manitoba5400005660000Territoire non domanial
GL 214NB55Manitoba5500005650000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 214NB56Manitoba5500005660000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 214NB57Manitoba5500005670000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 214NB65Manitoba5600005650000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 214NB66Manitoba5600005660000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 214NB67Manitoba5600005670000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 214NB76Manitoba5700005660000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 214NB77Manitoba5700005670000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 214NB86Manitoba5800005660000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 214NB87Manitoba5800005670000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 214PB07Manitoba6000005670000Territoire non domanial
GL 214PB08Manitoba6000005680000Territoire non domanial
GL 214PB09Manitoba6000005690000Territoire non domanial
GL 214PB17Manitoba6100005670000Territoire non domanial
GL 214PB18Manitoba6100005680000Territoire non domanial
GL 214PB19Manitoba6100005690000Territoire non domanial
GL 214PB29Manitoba6200005690000Territoire non domanial
GL 214PC10Manitoba6100005700000Territoire non domanial
GL 314PA70Manitoba6700005500000Territoire non domanial
GL 314PA71Manitoba6700005510000Territoire non domanial
GL 314PA72Manitoba6700005520000Territoire non domanial
GL 314PA73Manitoba6700005530000Territoire non domanial
GL 314PA80Manitoba6800005500000Territoire non domanial
GL 314PA81Manitoba6800005510000Territoire non domanial
GL 314PA82Manitoba6800005520000Territoire non domanial
GL 314PA83Manitoba6800005530000Territoire non domanial
GL 314PA84Manitoba6800005540000Territoire non domanial
GL 314PA90Manitoba6900005500000Territoire non domanial
GL 314PA91Manitoba6900005510000Territoire non domanial
GL 314PA92Manitoba6900005520000Territoire non domanial
GL 314PA93Manitoba6900005530000Territoire non domanial
GL 314PA94Manitoba6900005540000Territoire non domanial
GL 314PA95Manitoba6900005550000Territoire non domanial
GL 314PA96Manitoba6900005560000Territoire non domanial
GL 314PV89Manitoba6800005490000Territoire non domanial
GL 314PV99Manitoba6900005490000Territoire non domanial
GL 314QA00Manitoba7000005500000Territoire non domanial
GL 314QA01Manitoba7000005510000Territoire non domanial
GL 314QA02Manitoba7000005520000Territoire non domanial
GL 314QA03Manitoba7000005530000Territoire non domanial
GL 314QA04Manitoba7000005540000Territoire non domanial
GL 314QA05Manitoba7000005550000Territoire non domanial
GL 314QA06Manitoba7000005560000Territoire non domanial
GL 314QA10Manitoba7100005500000Territoire non domanial
GL 314QA11Manitoba7100005510000Territoire non domanial
GL 314QA12Manitoba7100005520000Territoire non domanial
GL 314QA13Manitoba7100005530000Territoire non domanial
GL 314QA14Manitoba7100005540000Territoire non domanial
GL 314QV06Manitoba7000005460000Territoire non domanial
GL 314QV07Manitoba7000005470000Territoire non domanial
GL 314QV08Manitoba7000005480000Territoire non domanial
GL 314QV09Manitoba7000005490000Territoire non domanial
GL 314QV16Manitoba7100005459999Territoire non domanial
GL 314QV17Manitoba7100005469998Territoire non domanial
GL 314QV18Manitoba7100005479998Territoire non domanial
GL 314QV19Manitoba7100005490000Territoire non domanial
GL 315TQ94Manitoba2900005440000Territoire non domanial
GL 315TQ95Manitoba2900005450000Territoire non domanial
GL 315TQ99Manitoba2900005490000Territoire non domanial
GL 315TR90Manitoba2900005500000Territoire non domanial
GL 315TR91Manitoba2900005510000Territoire non domanial
GL 315TR92Manitoba2900005520000Territoire non domanial
GL 315TR93Manitoba2900005530000Territoire non domanial
GL 315UQ04Manitoba3000005440000Territoire non domanial
GL 315UQ05Manitoba3000005450000Territoire non domanial
GL 315UQ09Manitoba3000005490000Territoire non domanial
GL 315UQ14Manitoba3100005440000Territoire non domanial
GL 315UQ15Manitoba3100005450000Territoire non domanial
GL 315UQ16Manitoba3100005460000Territoire non domanial
GL 315UQ19Manitoba3100005490000Territoire non domanial
GL 315UQ23Manitoba3200005430000Territoire non domanial
GL 315UQ24Manitoba3200005440000Territoire non domanial
GL 315UQ25Manitoba3200005450000Territoire non domanial
GL 315UQ26Manitoba3200005460000Territoire non domanial
GL 315UQ35Manitoba3300005450000Territoire non domanial
GL 315UQ36Manitoba3300005460000Territoire non domanial
GL 315UR00Manitoba3000005500000Territoire non domanial
GL 315UR10Manitoba3100005500000Territoire non domanial
Tableau B-1. Les totaux de la grille (GL 1, GL 2, GL 3)
GrilleNombre de carrésSuperficie totaleSuperficie estimative d'habitat essentiel
GL 198980 000 ha96 300 ha
GL 219190 000 ha16 400 ha
GL 360599 200 ha72 200 ha

Note du tableau B-1

Note 1 du tableau B-1

Code d’identification dans le système militaire de quadrillage UTM de référence (voir http://www.rncan.gc.ca/sciences-terre/geographie/information-topographique/cartes/9802) : les deux premiers caractères correspondent à la zone UTM, les deux suivants (lettres) désignent le carré de 100 km x 100 km du quadrillage UTM de référence, et les deux derniers chiffres désignent le carré de 10 km x 10 km, qui contient au moins une partie de l'habitat essentiel. L’utilisation du code alphanumérique univoque s’inspire de la méthodologie utilisée pour les Atlas des oiseaux nicheurs du Canada. (Pour en apprendre davantage sur les Atlas des oiseaux nicheurs, consulter le site http://www.bsc-eoc.org/index.jsp?lang=FR&targetpg=index).

Retour à la référence de la note 1 du tableau 1

Note 2 du tableau B-1

Les coordonnées indiquées sont celles de la représentation cartographique de l’habitat essentiel, c.-à-d. du coin sud-ouest du carré de10 km x 10 km du quadrillage UTM de référence contenant au moins une partie de l’habitat essentiel. Elles sont données à titre indicatif seulement; le point correspondant ne fait pas nécessairement partie de l’habitat essentiel. Les carrés incomplets (à la limite d’une zone UTM) sont fusionnés avec un carré adjacent.

Retour à la référence de la note 2 du tableau 1

Note 3 du tableau B-1

Cette information est fournie à titre indicatif seulement, pour donner une idée générale des détenteurs des droits de propriété des terres où est situé l’habitat essentiel. Pour déterminer avec exactitude qui détient les droits de propriété d’une terre, il faudra comparer les limites de l’habitat essentiel aux informations figurant au cadastre.

Retour à la référence de la note 3 du tableau 1

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Figure B-1. Carrés du quadrillage de référence renfermant de l'habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées au Manitoba

L'habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées au Manitoba se trouve dans ces carrés de 10 km x 10 km du quadrillage UTM de référence, là où les critères énoncés à la section 7 sont respectés. Ces carrés représentent en superficie 45 % des zones d'intérêt du Manitoba. Selon les modèles d'habitat, environ 184 900 ha d'habitat essentiel sont disponibles pour la Paruline à ailes dorées dans ces carrés et devraient être gérés par zone d'intérêt (en proportion du nombre d'hectares que contient chaque zone d'intérêt).

Carte
Description longue pour la Figure B1

La figure B1 montre l'emplacement des trois zones d'intérêt où se trouvent les carrés du quadrillage UTM de référence renfermant de l'habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées, près de Winnipeg, au Manitoba.

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Annexe C. Carrés du quadrillage de référence renfermant de l’habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées (Vermivora chrysoptera) en Ontario

Tableau C-1. Carrés de 10 km x 10 km du quadrillage UTM de référence renfermant de l'habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées en Ontario (l'habitat essentiel se trouve là où les critères énoncés à la section 7 sont respectés)
GridCode d'identification du carré de 10 km x 10 km du quadrillage UTM de référenceNote 1 du tableau C-1Province/territoireCoordonnées UTM du carréNote 2 du tableau C-1

UTM Est
Coordonnées UTM du carréNote 2 du tableau C-1

UTM Nord
Propriété/tenureNote 3 du tableau C-1
GL 1117PK15Ontario6100004950000Territoire non domanial
GL 1117PK16Ontario6100004960000Territoire non domanial
GL 1117PK17Ontario6100004970000Territoire non domanial
GL 1117PK18Ontario6100004980000Territoire non domanial
GL 1117PK25Ontario6200004950000Territoire non domanial
GL 1117PK26Ontario6200004960000Territoire non domanial
GL 1117PK27Ontario6200004970000Territoire non domanial
GL 1117PK34Ontario6300004940000Territoire non domanial
GL 1117PK35Ontario6300004950000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1117PK36Ontario6300004960000Territoire non domanial
GL 1117PK37Ontario6300004970000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1117PK38Ontario6300004980000Territoire non domanial
GL 1117PK44Ontario6400004940000Territoire non domanial
GL 1117PK45Ontario6400004950000Territoire non domanial
GL 1117PK46Ontario6400004960000Territoire non domanial
GL 1117PK48Ontario6400004980000Territoire non domanial
GL 1117PK54Ontario6500004940000Territoire non domanial
GL 1117PK55Ontario6500004950000Territoire non domanial
GL 1117PK56Ontario6500004960000Territoire non domanial
GL 1117PK64Ontario6600004940000Territoire non domanial
GL 1117PK65Ontario6600004950000Territoire non domanial
GL 1117PK74Ontario6700004940000Territoire non domanial
GL 1117PK75Ontario6700004950000Territoire non domanial
GL 1117PK77Ontario6700004970000Territoire non domanial
GL 1117PK78Ontario6700004980000Territoire non domanial
GL 1117PK87Ontario6800004970000Territoire non domanial
GL 1117PK88Ontario6800004980000Territoire non domanial
GL 1117PK95Ontario6900004950000Territoire non domanial
GL 1117PK97Ontario6900004970000Territoire non domanial
GL 1117PK98Ontario6900004980000Territoire non domanial
GL 1117PK99Ontario6900004990000Territoire non domanial
GL 1117QK03Ontario7000004930000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1117QK04Ontario7000004940000Territoire non domanial
GL 1117QK05Ontario7000004950000Territoire non domanial
GL 1117QK13Ontario7100004930000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1117QK14Ontario7100004940000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1117QK15Ontario7100004950000Territoire non domanial
GL 1117QK16Ontario7100004960000Territoire non domanial
GL 1117QK22Ontario7200004920000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1117QK23Ontario7200004930000Terres fédérales et territoire non domanial
GL 1117QK24Ontario7200004940000Terres fédérales et territoire non domanial
GL 1117QK32Ontario7300004920000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1117QK33Ontario7300004930000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1117QK34Ontario7300004940000Territoire non domanial
GL 1118TQ71Ontario2700004910000Territoire non domanial
GL 1118TQ72Ontario2700004920000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1118TQ73Ontario2700004930000Territoire non domanial
GL 1118TQ74Ontario2700004940000Territoire non domanial
GL 1118TQ78Ontario2700004980000Territoire non domanial
GL 1118TQ79Ontario2700004990000Territoire non domanial
GL 1118TQ81Ontario2800004910000Territoire non domanial
GL 1118TQ82Ontario2800004920000Territoire non domanial
GL 1118TQ83Ontario2800004930000Territoire non domanial
GL 1118TQ84Ontario2800004940000Territoire non domanial
GL 1118TQ92Ontario2900004920000Territoire non domanial
GL 1118TQ93Ontario2900004930000Territoire non domanial
GL 1118TQ94Ontario2900004940000Territoire non domanial
GL 1118TQ95Ontario2900004950000Territoire non domanial
GL 1118TR70Ontario2700005000000Territoire non domanial
GL 1118UQ01Ontario3000004910000Territoire non domanial
GL 1118UQ02Ontario3000004920000Territoire non domanial
GL 1118UQ03Ontario3000004930000Territoire non domanial
GL 1118UQ04Ontario3000004940000Territoire non domanial
GL 1118UQ11Ontario3100004910000Territoire non domanial
GL 1118UQ12Ontario3100004920000Territoire non domanial
GL 1118UQ13Ontario3100004930000Territoire non domanial
GL 1118UQ14Ontario3100004940000Territoire non domanial
GL 1118UQ21Ontario3200004910000Territoire non domanial
GL 1118UQ22Ontario3200004920000Territoire non domanial
GL 1118UQ23Ontario3200004930000Territoire non domanial
GL 1118UQ24Ontario3200004940000Territoire non domanial
GL 1118UQ25Ontario3200004950000Territoire non domanial
GL 1118UQ32Ontario3300004920000Territoire non domanial
GL 1118UQ33Ontario3300004930000Territoire non domanial
GL 1118UQ34Ontario3300004940000Territoire non domanial
GL 1118UQ35Ontario3300004950000Territoire non domanial
GL 1118UQ36Ontario3300004960000Territoire non domanial
GL 1118UQ42Ontario3400004920000Territoire non domanial
GL 1118UQ43Ontario3400004930000Territoire non domanial
GL 1118UQ44Ontario3400004940000Territoire non domanial
GL 1118UQ45Ontario3400004950000Territoire non domanial
GL 1118UQ46Ontario3400004960000Territoire non domanial
GL 1118UQ52Ontario3500004920000Territoire non domanial
GL 1118UQ53Ontario3500004930000Territoire non domanial
GL 1118UQ54Ontario3500004940000Territoire non domanial
GL 1118UQ55Ontario3500004950000Territoire non domanial
GL 1118UQ56Ontario3500004960000Territoire non domanial
GL 1118UQ57Ontario3500004970000Territoire non domanial
GL 1118UQ62Ontario3600004920000Territoire non domanial
GL 1118UQ63Ontario3600004930000Territoire non domanial
GL 1118UQ64Ontario3600004940000Territoire non domanial
GL 1118UQ65Ontario3600004950000Territoire non domanial
GL 1118UQ66Ontario3600004960000Territoire non domanial
GL 1118UQ67Ontario3600004970000Territoire non domanial
GL 1118UQ72Ontario3700004920000Territoire non domanial
GL 1118UQ73Ontario3700004930000Territoire non domanial
GL 1118UQ74Ontario3700004940000Territoire non domanial
GL 1118UQ75Ontario3700004950000Territoire non domanial
GL 1118UQ76Ontario3700004960000Territoire non domanial
GL 1118UQ77Ontario3700004970000Territoire non domanial
GL 1118UQ78Ontario3700004980000Territoire non domanial
GL 1118UQ81Ontario3800004910000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1118UQ82Ontario3800004920000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1118UQ83Ontario3800004930000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1118UQ84Ontario3800004940000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1118UQ85Ontario3800004950000Territoire non domanial
GL 1118UQ86Ontario3800004960000Territoire non domanial
GL 1118UQ87Ontario3800004970000Territoire non domanial
GL 1118UQ88Ontario3800004980000Territoire non domanial
GL 1118UQ91Ontario3900004910000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1118UQ92Ontario3900004920000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1118UQ93Ontario3900004930000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1118UQ94Ontario3900004940000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1118UQ95Ontario3900004950000Territoire non domanial
GL 1118UQ96Ontario3900004960000Territoire non domanial
GL 1118UQ97Ontario3900004970000Territoire non domanial
GL 1118UQ98Ontario3900004980000Territoire non domanial
GL 1118VQ02Ontario4000004920000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1118VQ03Ontario4000004930000Aire protégée fédérale et territoire non domanial
GL 1118VQ04Ontario4000004940000Territoire non domanial
GL 1118VQ05Ontario4000004950000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1118VQ06Ontario4000004960000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1118VQ12Ontario4100004920000Territoire non domanial
GL 1118VQ13Ontario4100004930000Territoire non domanial
GL 1118VQ14Ontario4100004940000Territoire non domanial
GL 1118VQ15Ontario4100004950000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1118VQ16Ontario4100004960000Territoire non domanial
GL 1118VQ22Ontario4200004920000Territoire non domanial
GL 1118VQ23Ontario4200004930000Territoire non domanial
GL 1118VQ24Ontario4200004940000Territoire non domanial
GL 1118VQ25Ontario4200004950000Territoire non domanial
GL 1118VQ34Ontario4300004940000Territoire non domanial
GL 1118VQ35Ontario4300004950000Territoire non domanial
GL 1118VQ44Ontario4400004940000Territoire non domanial
GL 1118VQ45Ontario4400004950000Territoire non domanial
GL 1018TR99Ontario2900005090000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1018UR07Ontario3000005070000Territoire non domanial
GL 1018UR08Ontario3000005080000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1018UR09Ontario3000005090000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1018UR16Ontario3100005060000Territoire non domanial
GL 1018UR17Ontario3100005070000Territoire non domanial
GL 1018UR26Ontario3200005060000Territoire non domanial
GL 1018UR27Ontario3200005070000Territoire non domanial
GL 1018UR36Ontario3300005060000Territoire non domanial
GL 1018US00Ontario3000005100000Autre territoire domanial et territoire non domanial
Tableau C-1. Les totaux de la grille (GL 11, GL 10)
GrilleNombre de carrésSuperficie totaleSuperficie estimative d'habitat essentiel
GL 111351 354 200 ha162 600 ha
GL 1010100 000 ha3 000 ha

Note du tableau C-1

Note 1 du tableau C-1

Code d'identification dans le système militaire de quadrillage UTM de référence (voir http://www.rncan.gc.ca/sciences-terre/geographie/information-topographique/cartes/9802) : les deux premiers caractères correspondent à la zone UTM, les deux suivants (lettres) désignent le carré de 100 km x 100 km du quadrillage UTM de référence, et les deux derniers chiffres désignent le carré de 10 km x 10 km, qui contient au moins une partie de l'habitat essentiel. L'utilisation du code alphanumérique univoque s'inspire de la méthodologie utilisée pour les Atlas des oiseaux nicheurs du Canada. (Pour en apprendre davantage sur les Atlas des oiseaux nicheurs, consulter le site http://www.bsc-eoc.org/index.jsp?lang=FR&targetpg=index).

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Note 2 du tableau C-1

Les coordonnées indiquées sont celles de la représentation cartographique de l'habitat essentiel, c.-à-d. du coin sud-ouest du carré de10 km x 10 km du quadrillage UTM de référence contenant au moins une partie de l'habitat essentiel. Elles sont données à titre indicatif seulement; le point correspondant ne fait pas nécessairement partie de l'habitat essentiel. Les carrés incomplets (à la limite d'une zone UTM) sont fusionnés avec un carré adjacent.

Retour à la référence de la note 2 du tableau 1

Note 3 du tableau C-1

Cette information est fournie à titre indicatif seulement, pour donner une idée générale des détenteurs des droits de propriété des terres où est situé l'habitat essentiel. Pour déterminer avec exactitude qui détient les droits de propriété d'une terre, il faudra comparer les limites de l'habitat essentiel aux informations figurant au cadastre.

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Figure C-1. Carrés du quadrillage de référence renfermant de l'habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées en Ontario

L'habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées en Ontario se trouve dans ces carrés de 10 km x 10 km du quadrillage UTM de référence, là où les critères énoncés à la section 7 sont respectés. Ces carrés représentent en superficie 59 % des zones d'intérêt de l'Ontario. Selon les modèles d'habitat, environ 165 600 ha d'habitat essentiel sont disponibles pour la Paruline à ailes dorées dans ces carrés et devraient être gérés par zone d'intérêt (en proportion du nombre d'hectares que contient chaque zone d'intérêt).

Carte
Description longue pour la Figure C1

La figure C1 montre l'emplacement des deux zones d'intérêt où se trouvent les carrés du quadrillage UTM de référence renfermant de l'habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées en Ontario, entre le lac Ontario et la rivière des Outaouais.

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Annexe D. Carrés du quadrillage de référence renfermant de l’habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées (Vermivora chrysoptera) au Québec

Table D-1. Critical Habitat for the Golden-winged Warbler in Quebec occurs within these 10 x 10 km Standardized UTM grid squares where criteria described in section 7 are met.
GridCode d'identification du carré de 10 km x 10 km du quadrillage UTM de référenceNote 1 du tableau D-1Province/territoireCoordonnées UTM du carréNote 2 du tableau D-1

UTM Est
Coordonnées UTM du carréNote 2 du tableau D-1

UTM Nord
Propriété/tenureNote 3 du tableau D-1
GL 1418WQ59Québec5500004990000Territoire non domanial
GL 1418WQ69Québec5600004990000Territoire non domanial
GL 1418WQ78Québec5700004980000Territoire non domanial
GL 1518XQ78Québec6700004980000Territoire non domanial
GL 1518XQ79Québec6700004990000Territoire non domanial
GL 1518XR70Québec6700005000000Territoire non domanial
GL 1518XR81Québec6800005010000Territoire non domanial
GL 1718UR77Québec3700005070000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1718VR15Québec4100005050000Territoire non domanial
GL 1718VR18Québec4100005080000Territoire non domanial
GL 1718VR24Québec4200005040000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1718VR25Québec4200005050000Autre territoire domanial et territoire non domanial
GL 1718VR28Québec4200005080000Territoire domanial (autre qu'une aire protégée fédérale) et territoire non domanial
GL 1718VR34Québec4300005040000Autre territoire domanial et territoire non domanial
Tableau D-1. Les totaux de la grille (GL 14, GL 15, GL 17)
GrilleNombre de carrésSuperficie totaleSuperficie estimative d'habitat essentiel
GL 14330 000 ha860 ha
GL 15440 000 ha600 ha
GL 17770 000 ha1 540 ha

Note du tableau D-1

Note 1 du tableau D-1

Code d'identification dans le système militaire de quadrillage UTM de référence (voir http://www.rncan.gc.ca/sciences-terre/geographie/information-topographique/cartes/9802) : les deux premiers caractères correspondent à la zone UTM, les deux suivants (lettres) désignent le carré de 100 km x 100 km du quadrillage UTM de référence, et les deux derniers chiffres désignent le carré de 10 km x 10 km, qui contient au moins une partie de l'habitat essentiel. L'utilisation du code alphanumérique univoque s'inspire de la méthodologie utilisée pour les Atlas des oiseaux nicheurs du Canada. (Pour en apprendre davantage sur les Atlas des oiseaux nicheurs, consulter le site http://www.bsc-eoc.org/index.jsp?lang=FR&targetpg=index).

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Note 2 du tableau D-1

Les coordonnées indiquées sont celles de la représentation cartographique de l'habitat essentiel, c.-à-d. du coin sud-ouest du carré de10 km x 10 km du quadrillage UTM de référence contenant au moins une partie de l'habitat essentiel. Elles sont données à titre indicatif seulement; le point correspondant ne fait pas nécessairement partie de l'habitat essentiel. Les carrés incomplets (à la limite d'une zone UTM) sont fusionnés avec un carré adjacent.

Retour à la référence de la note 2 du tableau 1

Note 3 du tableau D-1

Cette information est fournie à titre indicatif seulement, pour donner une idée générale des détenteurs des droits de propriété des terres où est situé l'habitat essentiel. Pour déterminer avec exactitude qui détient les droits de propriété d'une terre, il faudra comparer les limites de l'habitat essentiel aux informations figurant au cadastre.

Retour à la référence de la note 3 du tableau 1

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Figure D-1. Carrés du quadrillage de référence renfermant de l'habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées au Québec.

L'habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées au Québec se trouve dans ces carrés de 10 km x 10 km du quadrillage UTM de référence, là où les critères énoncés à la section 7 sont respectés. Ces carrés représentent en superficie 38 % des zones d'intérêt du Québec. Selon les modèles d'habitat, environ 3 000 ha d'habitat essentiel sont disponibles pour la Paruline à ailes dorées dans ces carrés et devraient être gérés par zone d'intérêt (en proportion du nombre d'hectares que contient chaque zone d'intérêt).

Carte
Description longue pour la Figure D1

La figure D1 montre l'emplacement des trois zones d'intérêt où se trouvent les carrés du quadrillage UTM de référence renfermant de l'habitat essentiel de la Paruline à ailes dorées au Québec, au nord de Gatineau, à l'est de Cornwall et au sud de Granby.

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Annexe E. Caractéristiques biophysiques détaillées de l’habitat convenable à la reproduction de la Paruline à ailes dorées

Tableau E-1. Caractéristiques biophysiques détaillés de l'habitat de reproduction de la Paruline à ailes dorées
Biophysiques détailléesType d'habitatCaractéristiquesExemples d'espèces ou d'éléments présentsFootnote 25
Habitat ouvert / arbustif
  • Forêt en régénération (p. ex. forêt qui a été coupée ou brûlée)
  • Prairie
  • Alvar
  • Tourbière ombrotrophe
  • Tourbière minérotrophe
  • Pré (humide ou sec)
  • Pâturage
  • Champ abandonné
  • Taillis
  • Tout autre polygone de carte thématiqueNote 26 de bas de page où la représentation des caractéristiques d’habitat énumérées ci-dessus est de plus de 50 %.
> 10 % de couverture herbacée
  • Verges d’or (Solidago sp.)
  • Fougère-aigle (Pteridium aquilinum)
  • Asclépiade commune (Asclepias syriaca)
  • Fraisier des champs (Fragaria virginiana)
  • Orties (Urtica sp.)
  • Achillée millefeuille (Achillea millefolium)
  • Fléole des prés (Phleum pratense)
  • Panic raide (Panicum virgatum)
  • Élyme du Canada (Elymus canadensis)
Habitat ouvert / arbustif
  • Forêt en régénération (p. ex. forêt qui a été coupée ou brûlée)
  • Prairie
  • Alvar
  • Tourbière ombrotrophe
  • Tourbière minérotrophe
  • Pré (humide ou sec)
  • Pâturage
  • Champ abandonné
  • Taillis
  • Tout autre polygone de carte thématiqueNote 26 de bas de page où la représentation des caractéristiques d'habitat énumérées ci-dessus est de plus de 50 %.
> 15 % de couverture constituée de gaules et d’arbustes
  • Framboisiers (Rubus sp.)
  • Viornes (Viburnum sp.)
  • Cornouillers (Cornus sp.)
  • Rosiers (Rosa sp.)
  • Saules (Salix sp.)
  • Aulnes (Alnus sp.)
  • Trembles ou érables (Populus sp. ou Acer sp.)
Habitat ouvert / arbustif
  • Forêt en régénération (p. ex. forêt qui a été coupée ou brûlée)
  • Prairie
  • Alvar
  • Tourbière ombrotrophe
  • Tourbière minérotrophe
  • Pré (humide ou sec)
  • Pâturage
  • Champ abandonné
  • Taillis
  • Tout autre polygone de carte thématiqueNote 26 de bas de page où la représentation des caractéristiques d'habitat énumérées ci-dessus est de plus de 50 %.
< 30 % de sol nu
  • Sols exposés
  • Vasières
  • Affleurements rocheux (roche-mère)
  • Parterres de coupe
  • Surfaces de voies ferrées
  • Zones brûlées
Habitat ouvert / arbustif
  • Forêt en régénération (p. ex. forêt qui a été coupée ou brûlée)
  • Prairie
  • Alvar
  • Tourbière ombrotrophe
  • Tourbière minérotrophe
  • Pré (humide ou sec)
  • Pâturage
  • Champ abandonné
  • Taillis
  • Tout autre polygone de carte thématiqueNote 26 de bas de page où la représentation des caractéristiques d'habitat énumérées ci-dessus est de plus de 50 %.
Présence d'une abondance naturelle de proies
  • Sols exposés
  • Vasières
  • Affleurements rocheux (roche-mère)
  • Parterres de coupe
  • Surfaces de voies ferrées
  • Zones brûlées
Forêts
  • Forêt feuillue
  • Forêt mixte
  • Boisé
  • Savane
  • Tout autre polygone de carte thématique où la représentation des caractéristiques d’habitat énumérées ci-dessus est de plus de 50 %.
Couverture forestière constituée principalement (> 50 %) de forêt de feuillus ou mixte et de moins de 30 % de forêt coniférienne. Couverture arborée clairsemée, dense ou ouverte, et fermeture du couvert de 10 % à 100 %. Lorsque la fermeture du couvert est inférieure à 100 %, les zones intercalaires peuvent renfermer une combinaison de types d’habitats ouvert ou arbustif convenables décrits plus haut.

Présence de perchoirs pour chanter.
  • Tortricidés (tordeuses) et leurs larves
  • Autres papillons nocturnes et leurs chrysalides
  • Insectes ailés
  • Araignées
Forêts
  • Forêt feuillue
  • Forêt mixte
  • Boisé
  • Savane
  • Tout autre polygone de carte thématique où la représentation des caractéristiques d'habitat énumérées ci-dessus est de plus de 50 %.
Présence d'une abondance naturelle de proies
  • Peupliers, y compris des trembles
  • Chênes (Quercus sp.)
  • Érables
  • Hêtre à grandes feuilles (Fagus grandifolia)
  • Bouleaux (Betula sp.)
  • Mélèze laricin (Larix laricina)
  • Sapin baumier (Abies balsamea)
  • Pins (Pinus sp.)

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Annexe F. Effets sur l’environnement et sur les espèces non ciblées

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée pour tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP, conformément à La directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmesNote 27 de bas de page. L’objet de l’EES est d’incorporer les considérations environnementales à l’élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairée du point de vue de l’environnement et d’évaluer si les résultats d’un document de planification du rétablissement peut affecter un élément de l’environnement ou sur la réalisation de tout objectif ou cible de la Stratégie fédérale de développement durable (SFDD)Note 28 de bas de page.

La planification du rétablissement vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que des programmes peuvent, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur des espèces ou des habitats non ciblés. Les résultats de l’EES sont directement inclus dans le programme lui-même, mais également résumés dans le présent énoncé, ci-dessous.

Le programme de rétablissement de la Paruline à ailes dorées pourrait être mis en œuvre de pair avec les programmes de rétablissement d’autres espèces en péril et pourrait profiter à d’autres espèces qui ont besoin d’habitats de friches de début de succession. On croit que les espèces suivantes pourraient profiter de la mise en œuvre du programme de rétablissement de la Paruline à ailes dorées : le Tohi à flancs roux (Pipilo erythrophthalmus), le Bruant des champs (Spizella pusilla) et la Bécasse d’Amérique (Scolopax minor). D’autres espèces en péril pourraient aussi en profiter, notamment la Pie-grièche migratrice (Lanius ludovicianus), l’Engoulevent bois-pourri (Antrostomus vociferus) et l’Engoulevent d’Amérique (Chordeiles minor).

Les approches indiquées dans le tableau de planification du rétablissement (tableau 2) permettent d’orienter les mesures de gestion favorables à la Paruline à ailes dorées; on convient toutefois que certaines de ces mesures pourraient nuire à d’autres espèces. Les approches de gestion de l’habitat favorables à la Paruline à ailes dorées ne sont pas favorables aux espèces qui ont besoin d’une couverture non morcelée de forêts matures ou de prairies. Par exemple, favoriser la succession végétale dans un habitat de prairie non morcelé peut réduire l’habitat disponible pour toute une guilde d’espèces de prairie en déclin (p. ex. le Goglu des prés [Dolichonyx oryzivorus] et la Sturnelle des prés [Sturnella magna]). Les mesures de gestion des populations de Vachers à tête brune, si elles étaient jugées nécessaires, réduiraient les effectifs de cette espèce, mais seraient bénéfiques à ses espèces hôtesNote 29 de bas de page. L’adoption d’une approche écosystémique devrait être envisagée pour toute activité de gestion, au cas par cas, afin de tenir compte des besoins de multiples espèces et d’assurer à la Paruline à ailes dorées et à d’autres espèces une disponibilité adéquate d’habitat convenable. La mise en œuvre du programme de rétablissement et de tout plan d’action à venir doit s’inscrire dans une approche de gestion adaptative, qui prévoit une révision périodique de la planification en fonction de la nouvelle information, des nouveaux outils et des nouvelles connaissances accessibles, ainsi que des contraintes et des possibilités qui se présentent.

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Note de bas de page

Note 1 de bas de page

http://sararegistry.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=24F7211B-1

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Note 2 de bas de page

http://registrelep-sararegistry.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=6B319869-1

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Note 3 de bas de page

Espèce sauvage susceptible de devenir une espèce en voie de disparition si rien n’est fait pour contrer les facteurs menaçant de la faire disparaître.

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Note 4 de bas de page

Espèce indigène qui est vulnérable aux activités anthropiques ou aux événements naturels qui pourraient amener l'espèce à devenir en voie de disparition ou menacée.

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Note 5 de bas de page

Les espèces figurant sur cette liste reçoivent une attention particulière pour ce qui est de l’acquisition de connaissances à leur sujet, et elle est susceptible de devenir une espèce inscrite.

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Footnote 6

Toute espèce ou taxon inférieur qui pourrait être considéré comme menacé d’extinction dans un proche avenir.

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Note 7 de bas de page

Croisement entre un individu hybride de première génération et un individu de l’une ou l’autre de ses espèces parentes

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Note 8 de bas de page

Individus possédant du matériel génétique de la Paruline à ailes dorées et de la Paruline à ailes bleues, mais qui ne montrent les caractéristiques visuelles que d’une seule de ces deux espèces. Un hybride cryptique peut avoir l’aspect d’une Paruline à ailes dorées par exemple, alors qu’il possède du matériel génétique à la fois de cette espèce et de la Paruline à ailes bleues. Le matériel génétique de la Paruline à ailes bleues n’apparaît pas dans les caractéristiques visuelles de l’individu.

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Note 9 de bas de page

Un caractère phénotypique est une caractéristique observable. Les caractères phénotypiques de la Paruline à ailes dorées comprennent les caractéristiques distinctives de l’espèce : gorge et bande oculaire noires, calotte et tache alaire jaunes.

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Note 10 de bas de page

Aux fins de la désignation de l’habitat à grande échelle de la Paruline à ailes dorées, le terme « paysage » désigne une zone située dans un rayon de 2,5 km (soit d’environ 5 km x 5 km) d’un site occupé (p. ex. nid ou territoire).

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Note 11 de bas de page

Une population autosuffisante 1) est en moyenne stable ou en croissance (c.-à-d. qu’elle compte plus de naissances que de mortalités), 2) est assez nombreuse pour survivre aux événements aléatoires (phénomènes météorologiques violents) et aux pressions anthropiques, 3) ne nécessite pas de gestion soutenue (lutte contre les prédateurs, élevage en captivité, etc.), et 4) peut survivre à long terme (50 ans) (Environnement Canada, 2012).

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Note 12 de bas de page

Les modifications apportées, dans le présent programme de rétablissement, aux zones d’intérêt (focal zones) définies pour le Canada dans le Golden-winged Warbler (Vermivora chrysoptera) Status Assessment and Conservation Plan (Roth et coll., 2012) afin de mieux intégrer les données empiriques récemment recueillies au Québec, comprennent l’ajout d’une zone d’intérêt (GL 17) dans la région de Gatineau ainsi qu’une légère altération de la limite nord de la zone d’intérêt GL 14.

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Note 13 de bas de page

http://www.quebecoiseaux.org/

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Note 14 de bas de page

Les espèces préoccupantes à l’échelle continentale sont celles qui figurent sur la liste de surveillance de Partenaires d’envol, et qui sont considérées comme étant les plus vulnérables à l’échelle continentale en raison d’une combinaison de facteurs (faible abondance et déclin des populations, aire de répartition limitée de l’espèce et menaces considérables qui pèsent sur elle dans l’ensemble de son aire de répartition).

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Note 15 de bas de page

Les espèces préoccupantes à l’échelle régionale sont celles qui sont vulnérables dans une RCO en raison d’une combinaison de facteurs (grandes menaces, baisse de l’abondance et aire de répartition limitée). Il est possible que ces facteurs ne soient pas observables à l’échelle continentale pour une espèce donnée.

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Note 16 de bas de page

Le Golden-winged Warbler Working Group (groupe de travail sur la Paruline à ailes dorées) compte plus de 75 personnes provenant des États-Unis, du Canada et de l’Amérique latine, qui sont des ornithologues, des conservationnistes et des gestionnaires issus du milieu universitaire, d’organismes fédéraux, provinciaux et d’État, d’organisations non gouvernementales internationales et de l’industrie.

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Note 17 de bas de page

Consulter l’annexe E pour voir les caractéristiques biophysiques détaillées de l’habitat de reproduction convenable de la Paruline à ailes dorées.

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Note 18 de bas de page

Sur la base des zones associées à une probabilité de 95 % d’une modélisation de la distribution (carte de densités) de Parulines à ailes dorées. La carte de densités a été établie à partir des observations de reproduction de l’espèce faites au Manitoba.

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Note 19 de bas de page

Le premier atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario couvre la période 1981-1985 (Cadman et coll., 1987), et le deuxième atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario couvre la période 2001-2005 (Cadman et coll., 2007).

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Note 20 de bas de page

Le Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec utilise ce critère comme preuve minimale de fidélité au site. De plus, les mentions datant de plus de 20 ans sont considérées comme des mentions historiques.

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Note 21 de bas de page

Les définitions des indices de nidification normalisés utilisés pour les atlas des oiseaux nicheurs du Canada se trouvent à l’adresse suivante : http://www.birdsontario.org/atlas/codes.jsp?lang=fr

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Note 22 de bas de page

Les paysages forestiers comprennent de 50 % à 75 % de couverture forestière composée d’au moins 50 % de forêt feuillue (ou mixte) et de moins de 30 % de forêt coniférienne.

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Note 23 de bas de page

Les relevés sont jugés insuffisants pour les carrés de 10 km x10 km qui 1) n’ont fait l’objet d’aucun relevé ciblant la Paruline à ailes dorées (ou d’autres relevés d’oiseaux permettant de détecter l’espèce) dans le passé, 2) n’ont fait l’objet d’aucun relevé depuis 1994 (les données d’avant 1994 sont considérées comme historiques), ou 3) ont fait l’objet de moins de 20 heures d’observation.

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Note 24 de bas de page

Selon des ébauches de modèles d’habitat; somme des superficies d’habitat de reproduction et d’alimentation (parcelles) se trouvant en paysage forestier approprié où les critères de désignation de l’habitat essentiel décrits dans le présent document sont respectés.

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Note 25 de bas de page

Les espèces sont présentées à titre d’exemple, selon les habitats qu’on sait être occupés par des Parulines à ailes dorées au Canada. Étant donné le peu d’inventaires d’habitat accessibles, cette liste n’est pas exhaustive.

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Note 26 de bas de page

Un polygone de carte thématique est une représentation d’un groupe d’éléments ayant des valeurs similaires (p. ex. forêt de feuillus).

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Note 27 de bas de page

http://www.ceaa.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=B3186435-1

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Note 28 de bas de page

www.ec.gc.ca/dd-sd/default.asp?lang=Fr&n=F93CD795-1

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Note 29 de bas de page

Le Vacher à tête brune est une espèce qui parasite les nids d’autres espèces en y pondant ses œufs. Les espèces qui couvent les œufs du vacher et élèvent ses petits sont appelées « espèces hôtes ».

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