Le méné camus

Consultations sur l’inscription en vertu de la Loi sur les espèces en péril

Le méné camus (Crédit photo : Konrad Schmidt)
Le méné camus (Crédit photo : Konrad Schmidt)

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Un des objectifs de la Loi sur les espèces en péril(LEP) promulguée par le gouvernement du Canada en 2003 est de prévoir la protection légale des espèces sauvages et la conservation de la diversité biologique.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a pour mandat de mener des évaluations sur la situation des espèces sauvages et de classer ces dernières en fonction de leur niveau de risque d’extinction (espèce disparue, disparue du Canada, en voie de disparition, menacée ou préoccupante).

Avant de prendre la décision d’ajouter une espèce à la Liste des espèces en péril prévue par la LEP, le gouvernement du Canada examine les preuves scientifiques, les commentaires reçus des Canadiens et des Canadiennes au cours des consultations et les effets socioéconomiques potentiels.

La planification du rétablissement est effectuée pour l’ensemble des espèces inscrites, et des interdictions entrent en vigueur pour protéger les espèces évaluées comme étant disparues du pays, en voie de disparition, ou menacées.

Dans le cadre du processus de consultation, le gouvernement du Canada aimerait connaître votre avis sur l’inscription du méné camus en tant qu’espèce menacée en vertu de la Loi sur les espèces en péril. Il aimerait aussi obtenir vos commentaires sur les effets positifs et négatifs que cette inscription pourrait avoir sur vous, sur votre industrie, sur votre communauté ou sur l’écosystème.

Le méné camus a récemment été réévalué par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada et a été désigné comme étant une espèce menacée. À l'heure actuelle, il est inscrit à la liste de la Loi sur les espèces en péril comme étant en voie de disparition, un niveau de risque supérieur. Avant de décider de confirmer la réévaluation en vertu de la Loi, Pêches et Océans Canada souhaite obtenir votre opinion, vos commentaires et vos suggestions au sujet des répercussions écologiques, culturelles et économiques possibles de son inscription comme étant une espèce menacée.

Veuillez fournir vos commentaires en utilisant le questionnaire ou le questionnaire en ligne sur le site Web du Registre public des espèces en péril d’ici le 30 septembre 2014.

Le méné camus

Le méné camus appartient à la famille des ménés (Cyprinidae). Son corps est fragile, petit, élancé et plutôt aplati. Sa bouche est très petite et tournée vers le haut. Une bande latérale foncée distincte s’étend autour du museau et du menton. Il est argenté et présente une teinte allant de jaune pâle à olive sur le dos. La longueur totale des mâles est d’environ 50 mm et celle des femelles d’environ 60 mm. Un profil complet du méné camus se trouve sur le site Web de Pêches et Océans Canada.

Au Canada, cette espèce n’a été trouvée que dans quatre zones principales de l’Ontario : 1) le drainage sud du lac Huron; 2) le lac Sainte-Claire; 3) le lac Érié; 4) le drainage est du lac Ontario et le cours supérieur du fleuve Saint-Laurent. Elle est présumée disparue dans la pointe Pelée et la baie de Rondeau.

La répartition du méné camus

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La répartition du méné camus au Canada n’a été trouvée que dans quatre zones principales de l’Ontario : le drainage sud du lac Huron; le lac Sainte-Claire; le lac Érié; et le drainage est du lac Ontario et le cours supérieur du fleuve Saint-Laurent.

 

Inscription proposée en vertu de la LEP : Menacée

En 2013, le méné camus a été ré-évalué comme espèce menacée par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Il est actuellement considéré comme en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Un plan d'action est nécessaire pour les espèces qui sont inscrites en tant que menacées ou en voie de disparition, et un tel plan sera élaboré.

En Ontario, le méné camus est inscrit parmi les espèces en voie de disparition selon les dispositions de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition.

Menaces

Le méné camus a besoin d’eau claire avec une végétation aquatique abondante. La perte et dégradation des habitats est la principale menace. Les activités contribuant à ces menaces comprennent le développement agricole, industriel et urbain, le retrait de la végétation aquatique et les changements dans la qualité et la quantité de l’eau. Comme les zones d’habitats sont fragmentées, il y a un lien limité entre les populations. Les espèces aquatiques envahissantes sont aussi une menace grandissante, surtout la carpe commune et le Myriophylle en épi, en raison de leurs effets nocifs sur la végétation aquatique indigène.

Importance particulière de l’espèce

Le méné camus est un bon indicateur de la qualité environnementale parce qu’il lui faut absolument un milieu sein : il ne peut endurer la dégradation de l’habitat causée par l’augmentation de la turbidité, par exemple. De plus, même si le méné camus vit à limite nord de son aire de répartition au Canada, le changement climatique peut l’amener à migrer vers les bassins versants du sud du Québec et du centre de l’Ontario.

Mesures de gestion possibles

Si la situation du méné camus selon la Loi sur les espèces en péril est modifiée pour que l’espèce soit considérée comme menacée plutôt qu’en voie de disparition, Pêches et Océans Canada continuera, de concert avec les intervenants et les partenaires, de se servir des meilleurs renseignements disponibles pour mettre en place le plan d’action qui devient obligatoire lorsqu’une espèce est désignée en voie de disparition ou menacée. Un programme de rétablissement a déjà été préparé.

Protection et rétablissement de l’espèce en vertu de la LEP

Le méné camus est déjà est considéré comme en voie de disparition en vertu de la LEP,  donc si l’espèce est ajoutée à la Liste comme menacée, elle continuera d’être protégée et des interdictions restera en vigueur.  Il sera encore illégal de tuer cette espèce, de lui nuire, de la harceler, d’en capturer ou d’en prendre, d’en posséder, d’en vendre, d’en acheter ou d’en échanger, sauf en cas d’autorisation par un permis émis en vertu de la LEP. Il sera encore interdit de détruire l’habitat essentiel du méné camus (c’est-à-dire l’habitat nécessaire à sa survie et à son rétablissement).  Le programme de rétablissement actuel décrit déjà son habitat essentiel à partir des meilleurs renseignements disponibles.

Les questions :

  1. Quel groupe ou secteur vous représente le mieux?
    1. Autochtones
    2. Administrations gouvernementales
    3. Conseil de gestion des ressources
    4. Grand public
    5. Industrie
    6. Milieu universitaire
    7. Organisme sans but lucratif
    8. Petites entreprises
    9. Autres ______________________________________
  2. Estimez-vous que la protection accordée au méné camus en vertu de la Loi sur les espèces en péril procurera des AVANTAGES économiques, environnementaux, culturels ou sociaux pour vous, votre entreprise ou votre collectivité?

  3. Estimez-vous que la protection accordée au méné camus en vertu de la Loi sur les espèces en péril engendrera des COÛTS environnementaux, culturels ou sociaux pour vous, votre groupe, votre bande, votre collectivité ou votre organisation?

  4. Le gouvernement du Canada devrait-il ajouter le méné camus à la Liste des espèces en péril à titre d'espèce en voie de disparition afin de lui accorder une protection en vertu de la Loi sur les espèces en péril?

  5. Avez-vous d'autres commentaires dont vous aimeriez nous faire part concernant cette consultation sur l'inscription?

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