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Loi sur les espèces en péril - Cahier de consultation au sujet de l'inscription sur la liste officielle, Bar rayé, population de la baie de Fundy et population de la Miramichi

Dessin d'un Bar rayé

Carte de répartition 


Bar rayé

Population de la baie de Fundy et population de la Miramichi (Morone saxatilis)

Also available in English

Ajout d’espèces à la Loi sur les espèces en péril

Introduction

Les espèces en péril et vous

Les scientifiques estiment que les espèces de la planète disparaissent à un taux qui est jusqu’à 10 000 fois supérieur à ce qu’il devrait être naturellement. C’est là un chiffre ahurissant, qui a de quoi préoccuper tous les êtres humains.  Bien que, comme la majeure partie des Canadiens, nous comprenions que les espèces ont une valeur intrinsèque, il nous arrive d’oublier pourquoi la disparition de l’une d’elles est importante.  Il faut savoir qu’au niveau le plus fondamental, la diversité des espèces, souvent appelée « biodiversité », est cruciale pour le maintien de la vie sur la planète. En outre, en ce qui concerne les humains, la biodiversité est à la base de leur subsistance, permet le développement durable et incite à la coopération entre les nations.

En 2003, le gouvernement du Canada a franchi un grand pas vers la protection des espèces en péril et de leur habitat en adoptant la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP est destinée à être un outil essentiel pour la conservation et la protection de la biodiversité au Canada.  Elle établit un cadre d’action national pour la survie et le rétablissement des espèces en péril et pour la protection de notre patrimoine naturel. La loi protège les plantes et les animaux qui figurent sur la « Liste des espèces en péril », aussi appelée parfois « Annexe 1 » ou « Liste de la LEP ». 

(Pour en savoir plus sur la LEP, veuillez consulter le Registre de la LEP.)

Pour déterminer quelle espèce doit être « inscrite », ou ajoutée à la liste des espèces protégées de la LEP, le gouvernement du Canada consulte le grand public et en particulier les groupes qui sont directement concernés par ces espèces ou qui y portent un intérêt particulier. Il ne prend ensuite de décision qu’après avoir examiné attentivement les résultats des consultations ainsi que les répercussions sociales et économiques de l’inscription des espèces considérées sur la Liste des espèces en péril. Le présent cahier de consultation fait partie des moyens déployés par le gouvernement pour savoir ce qu’on pense de l’ajout éventuel du bar rayé à la Liste des espèces en péril.

Votre opinion à ce sujet est essentielle et revêt une importance cruciale dans le processus d’inscription sur la Liste de la LEP. Elle sera examinée attentivement et prise en considération. Veuillez répondre à toutes les questions du présent cahier du mieux possible. Un espace a été réservé à tout commentaire supplémentaire que vous souhaiteriez formuler. Pour qu’il soit tenu compte de votre point de vue, votre cahier de consultation rempli ou toute observation que vous souhaitez nous transmettre doit parvenir à une des adresses indiquées ci-dessous au plus tard le 1 Avril 2006.

Par la poste

Bureau de coordination pour les espèces en péril

Institut océanographique de Bedford

C.P. 1006

1, promenade Challenger

Dartmouth (N.-É.)  B2Y 4A2

Par courriel

 

Pour avoir de plus amples renseignements sur les espèces en péril au Canada

www.dfo-mpo.gc.ca/species-especes/home_f.asp

www.coseoac.gc.ca

www.registrelep.gc.ca

http://www.speciesatrisk.gc.ca/default_f.

Termes utilisés

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) établit la « situation » de chaque espèce qu’il examine en fonction de l’importance du péril auquel cette espèce est exposée et il la classe dans une des catégories suivantes :

Disparue du pays :  s’applique à une espèce qu’on ne trouve plus à l’état sauvage au Canada, mais qui existe ailleurs.

En voie de disparition : s’applique à une espèce qui risque de disparaître du pays ou de la planète de façon imminente.

Menacée : s’applique à une espèce qui est susceptible de devenir une espèce en voie de disparition si rien n’est fait pour contrer certains facteurs qui la menacent.

Préoccupante : s’applique une espèce que ses caractéristiques biologiques rendent particulièrement vulnérable à l’activité anthropique ou à certains phénomènes naturels.

Autres renseignements utiles

Comment une espèce est-elle inscrite sur la Liste de la LEP?

  • L’espèce est évaluée par le COSEPAC, qui détermine quelle est sa situation. Le COSEPAC est composé de spécialistes qui travaillent dans divers domaines pertinents, comme la biologie, l’écologie et les connaissances écologiques traditionnelles; ces spécialistes proviennent de milieux divers, dont les gouvernements, les universités, les organisations autochtones et les organisations non gouvernementales, et ils sont nommés au COSEPAC en raison de leur expertise. Toutefois, ils ne représentent pas l’organisme, le groupe où la région auquel ils appartiennent, mais sont chargés de formuler des recommandations scientifiques impartiales au sujet de l’espèce à l’étude.
  • Le COSEPAC remet un rapport de situation au ministre de l’Environnement et au Conseil canadien de conservation des espèces en péril, qui se compose des ministres provinciaux et territoriaux responsables de la conservation et de la gestion des espèces sauvages, ainsi que des ministres fédéraux responsables de l’application de la LEP (le ministre de l’Environnement et le ministre des Pêches et des Océans). Le rapport de situation est également versé dans le Registre public de la LEP.
  • Le ministre de l’Environnement indique comment il donnera suite au rapport de situation du COSEPAC dans un « énoncé de réaction ». Cet énoncé établit la nature et le calendrier des consultations et il est versé dans le Registre de la LEP dans les 90 jours de la réception de l’évaluation du COSEPAC.
  • Les ministères responsables, soit Environnement Canada et le ministère des Pêches et des Océans, entreprennent des consultations, dont les résultats sont ensuite analysés.
  • En se fondant sur l’avis du ministre des Pêches et des Océans, le ministre de l’Environnement doit présenter au gouverneur en conseil (le gouverneur général du Canada agissant sur l’avis du Cabinet) une recommandation préconisant d’ajouter ou non l’espèce considérée à la Liste des espèces en péril.  Pour formuler sa recommandation, le ministre tient compte de l’évaluation scientifique de l’espèce réalisée par le COSEPAC, de l’information communiquée par les Canadiens dans le cadre d’initiatives comme le présent cahier de consultation et des répercussions socio-économiques anticipées de l’inscription de l’espèce sur la Liste de la LEP. Le ministre peut réagir de trois façons différentes à l’évaluation du COSEPAC. Il peut :
    • accepter l’évaluation du COSEPAC et, selon la recommandation de celle-ci, inscrire l’espèce sur la Liste de la LEP, l’en retirer ou  modifier sa désignation;
    • déterminer que l’espèce ne devrait pas être inscrite sur la Liste de la LEP;
    • déterminer qu’il manque d’information pour prendre une décision et renvoyer l’évaluation de l’espèce devant le COSEPAC pour qu’elle soit approfondie.
       

Comment la LEP protège-t-elle une espèce?

Dès qu’une espèce est inscrite sur la Liste de la LEP en tant qu’espèce disparue du pays, en voie de disparition ou menacée, elle bénéficie de la protection de la LEP.  Il est alors interdit :

  • de tuer un individu appartenant à cette espèce, de lui nuire, de le harceler, de le capturer ou de le prendre;
  • de posséder, de collectionner, d'acheter, de vendre ou d'échanger un individu – ainsi qu’une  partie d’un individu ou un produit qui en provient - appartenant à cette espèce;
  • d’endommager ou de détruire la résidence d'un ou de plusieurs individus de cette espèce.

Les seules exceptions à ces interdictions sont celles qui sont expressément autorisés par le gouvernement pour les activités suivantes : des  recherches scientifiques sur la conservation de l’espèce menées par une personne compétente; une activité qui profite à l’espèce ou qui est nécessaire à l’augmentation des chances de survie de l’espèce à l’état sauvage, ou une activité qui ne touche l’espèce que de façon incidente. Dans tous ces cas, l’activité en question ne doit pas mettre en péril la survie ou le rétablissement de l’espèce.

Les interdictions susmentionnées ne s’appliquent pas aux espèces inscrites sur la Liste de la LEP en tant qu’espèces préoccupantes. 

Quelle est l’étape suivante?

L’inscription d’une espèce sur la Liste de la LEP déclenche un processus de rétablissement visant à réduire les causes du déclin de cette espèce et à améliorer sa situation. Ce processus comporte deux volets dans le cas des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées : un programme de rétablissement, qui cerne les menaces auxquelles est exposée l’espèce et qui décrit les objectifs de rétablissement, et un plan d’action, qui expose en détail les activités devant être entreprises pour faciliter le rétablissement de l’espèce. Dans le cas d’une espèce préoccupante, le processus consiste à établir un plan de gestion, qui décrit les mesures de conservation qu’il convient d’appliquer à l’espèce et à son habitat. Tous ces documents sont élaborés dans le cadre de vastes consultations avec les scientifiques, les membres des collectivités, les groupes autochtones et les intervenants concernés au sein des collectivités. Puis, les programmes et plans sont publiés dans le Registre public de la LEP, et le public dispose alors de 60 jours pour formuler des commentaires à leur sujet. Cinq ans après l’entrée en vigueur des plans, le ministre responsable doit rendre compte de leur mise en œuvre et des progrès accomplis par rapport aux objectifs qu’ils contiennent. 

Renseignements propres à l’espèce considérée

Bar rayé

Le bar rayé, Morone saxatilis, est un poisson anadrome – c’est-à-dire qui fraye en eau douce, puis descend vers les eaux saumâtres et salées pour se nourrir et grandir. Son dos est vert olive foncé ou noir, ses côtés plus pâles et argentés, et son ventre blanc. Il porte sur les flancs sept ou huit bandes horizontales foncées. Il fréquente les estuaires et les eaux  bordant la côte est de l’Amérique du Nord, depuis la Floride jusque dans le Saint-Laurent, qui représente l’extrémité nord de son aire de distribution. Autrefois, on trouvait des populations de frayeurs dans cinq cours d’eau de l’est du Canada, soit dans l’estuaire du Saint-Laurent, dans la rivière Miramichi, qui se jette dans le sud du golfe du Saint-Laurent, ainsi que dans les rivières Saint-Jean, Shubénacadie et Annapolis, qui se jettent dans la baie de Fundy. Il n’en reste plus que dans deux rivières, la Miramichi et la Shubénacadie, et ces deux populations semblent isolées et génétiquement distinctes l’une de l’autre.

La hausse des températures de l’eau au printemps déclenche la migration du bar rayé vers ses frayères en eaux douces ou légèrement saumâtres. Le frai (dont la durée peut atteindre de trois à quatre semaines quand le nombre de frayeurs est élevé) a lieu au crépuscule lorsque la température monte au-dessus de 10o C. La température, la teneur en oxygène dissous et un courant modéré sont des éléments essentiels à la survie des œufs, qui restent en suspension dans la colonne d’eau pendant deux à trois jours avant d’éclore. Est en plus nécessaire pour les larves un approvisionnement abondant en zooplancton (minuscules organismes vivant dans la colonne d’eau), auquel est directement lié leur taux de survie. Le bar rayé demeure à l’état larvaire pendant 35 à 50 jours avant de se métamorphoser en adulte, stade auquel il mesure environ 20 mm de long.

Durant l’été, les jeunes de l’année descendent les cours d’eau vers les estuaires et les baies côtières, où ils continuent de se nourrir.  Les poissons plus vieux migrent le long de la côte à la recherche de leurs proies,  essentiellement des petits poissons comme les poulamons, les éperlans et les harengs juvéniles. L’automne, les bars rayés remontent les rivières et passent l’hiver dans leurs eaux saumâtres ou douces, sans doute pour s’éloigner des basses températures de l’océan.

Les bars rayés vivent longtemps, certains jusqu’à 30 ans. Bien qu’on en ait trouvé dont la longueur atteignait 1,8 m, ils dépassent rarement 1 m dans les eaux canadiennes. Les mâles arrivent à la maturité plus tôt que les femelles, soit à environ 3 ans. Les femelles atteignent ce stade entre 4 et 6 ans.  Les adultes frayent plusieurs fois, les femelles produisant entre 50 000 et 1,5 million d’œufs.

Évaluation du COSEPAC

Le COSEPAC justifie ainsi la désignation a) d’espèce menacée attribuée à la population de bar rayé de la baie de Fundy :

L'échec répété du frai a mené à la disparition des populations de cette espèce de la rivière Annapolis et de la rivière St. John. Ces échecs ont été causés par la diminution du débit de l'eau et par la mauvaise qualité de l'eau. Dans la population de la rivière Shubénacadie, la présence dans les aires d'hivernage d'une espèce introduite, le brochet maillé, représente peut-être une menace. Une autre menace qui pèse sur cette population est la prise accessoire liée à diverses pêches commerciales. Des individus de cette espèce se reproduisant dans des rivières aux États-Unis fréquentent aussi la baie de Fundy. Ces poissons n'ont pas été inclus dans l'évaluation.

b) la désignation d’espèce menacée attribuée à la population de bar rayé de la Miramichi

Ce poisson a déjà été important sur le plan commercial et les pêcheurs à la ligne l'apprécient encore beaucoup. Il est menacé par la prise accessoire au cours de la pêche à divers poissons, comme le gaspareau et l'éperlan, ainsi que par la capture illégale durant la pêche sur la glace.

Menaces pesant contre le bar rayé

Selon le rapport du COSEPAC, la surpêche et la modification de l’habitat contribuent au déclin des populations de bar rayé. Bien qu’on ne comprenne pas pleinement le phénomène, la pêche semble limiter les reproductions successives tout en réduisant le nombre d’individus matures. Les bars rayés qui se rassemblent en eau douce pour y passer l’hiver peuvent aussi être vulnérables au braconnage. Les changements occasionnés à l’habitat aquatique par la pollution et la modification du débit d’eau aux barrages et autres ouvrages de retenue peuvent accroître la mortalité, en particulier aux stades de l’œuf et de la larve.

Population de la baie de Fundy

Il n’y a pas de signe de frai ou de recrutement de bar rayé dans la rivière Annapolis depuis 1976. On pense que la pollution d’origine agricole, les pesticides ou des changements dans le pH ont nuit à la survie des œufs et des larves. La construction du barrage  d’Annapolis Royal, près de l’embouchure de la rivière, a pu aussi modifier l’habitat d’incubation et de croissance, et être néfaste aussi au recrutement. Une pêche récréative du bar rayé a lieu l’été et l’automne au pied du barrage.

La rivière Saint-Jean a alimenté une pêche récréative et une pêche commerciale. La première se déroule tout au long de l’été, essentiellement aux chutes réversibles, où les bars rayés provenant des eaux américaines viennent accroître l’abondance de la population. Une pêche commerciale a été pratiquée l’hiver dans la baie de Belleisle de 1930 à 1978, année où on a constaté une absence de recrutement et un déclin de la population. Le dernier indice de frai remonte à 1979. Comme dans le cas de la rivière Annapolis, les modifications occasionnées à l’habitat de croissance par la construction d’un barrage (barrage de Mactaquac, construit en 1967) et par la pollution ont pu aussi nuire à la survie des œufs et des larves.

La rivière Shubénacadie abrite une population relativement stable de bar rayé, qui fraye dans la rivière Stewiacke, un tributaire de la Shubénacadie. Les estimations d’abondance fondées sur la pêche récréative ayant lieu d’avril à juin reflètent un déclin entre 1950 et 1975. Les premières estimations venant d’un programme de marquage plus récent et de relevés à la senne de plage ne révèlent pas d’autre déclin, quoique ces programme et relevés ne remontent pas à assez longtemps pour confirmer la stabilité de la population. Toutefois, on sait que le bar rayé migre en hiver vers le lac Grand, ou il risque d’être illégalement capturé dans la pêche de l’éperlan sous la glace.

Population de la Miramichi

Le nord-ouest de la rivière Miramichi est la seule frayère de bar rayé connue dans le sud du golfe du Saint-Laurent. Les estimations de montaisons de bar adulte dans le nord-ouest de la Miramichi se situaient entre 3 400 et 50 000 poissons entre 1993 et 2002. Des mesures ont été prises pour réduire la mortalité au sein de cette population, soit la fermeture de la pêche commerciale en 1996 et la fermeture de la pêche autochtone et de la pêche récréative en 2000. Le nombre estimé de reproducteurs dans le nord-ouest de la Miramichi a augmenté modérément depuis 2000, pour se situer en moyenne à plus de 21 000 poissons par an.

On croit que la mortalité due à la pêche illégale, aux captures accessoires dans d’autres pêches et à une plus grande sensibilité à l’environnement dans le nord de l’aire de distribution sont des facteurs limitatifs dans le rétablissement de cette population.

Protection du bar rayé

La bar rayé est actuellement protégé en vertu de l’article 32 de la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral, qui interdit de tuer des poissons autrement que par la pêche, et des articles 34 à 42 de cette loi, qui interdisent la détérioration, la destruction et la perturbation de l’habitat du poisson ainsi que la pollution des eaux fréquentées par le poisson.

Il n’y a pas de pêche commerciale du bar rayé dans les eaux des provinces Maritimes, mais ce poisson peut être capturé accessoirement dans d’autres pêches commerciales, comme celles du gaspareau et de l’anguille dans les eaux intérieures ou les pêches au piège et au parc en filet le long de la côte. La pêche récréative est régie par le Règlement de pêche des provinces maritimes (DORS/2001-452 art.28), pris en application de la Loi sur les pêches. Ce règlement établit des limites de prises quotidiennes et des restrictions sur la taille minimale des prises et sur les engins de pêche, et il fixe les fermetures saisonnières. La pêche récréative est autorisée à longueur d’année dans les eaux de marée de la baie de Fundy et le long de la côte atlantique de la Nouvelle-Écosse.  Dans les eaux intérieures, la pêche récréative est permise du 15 avril au 30 septembre en Nouvelle-Écosse et du 1er mai au 15 septembre au Nouveau-Brunswick, sauf dans les eaux qui se jettent dans le golfe du Saint-Laurent et dans le détroit de Northumberland, où la pêche récréative du bar rayé est interdite.

Conséquences possibles pour les intervenants

Une fois le bar rayé ajouté à la liste des espèces en péril, il bénéficiera de la protection de la LEP. Si des activités données sont jugées menaçantes pour la survie et le rétablissement d’une espèce figurant sur cette liste, des mesures de gestion seront mises en places pour restreindre ces activités et protéger l’espèce considérée.

Les mesures en question sont susceptibles d’avoir des répercussions diverses sur les intervenants, notamment d’entraîner pour eux des coûts supplémentaires. La liste présentée ci-après n’est pas exhaustive et nous vous invitons à profiter de la présente consultation pour signaler les omissions qu’elle comporte.

Autochtones

Des stratégies de gestion pourraient être envisagées, qui auraient des répercussions sur les peuples autochtones pêchant des espèces commerciales dans des eaux fréquentées par le bar rayé.

Pêcheurs (pêche récréative et pêche commerciale)

Il importe de déterminer tout l’éventail des menaces que peuvent constituer les activités de pêche pour le bar rayé. Une fois l’espèce inscrite sur la liste des espèces en péril, des interdictions s’appliqueront aux activités de pêche dont on aura établi qu’elles représentent une menace à la survie et au rétablissement du bar rayé. Certaines quantités de prises accessoires pourront être autorisées dans les pêches où de telles prises se produisent, mais uniquement si des mesures sont mises en œuvre pour réduire l’effet de ces pêches sur l’espèce et si la quantité de prises accessoires ne nuit pas au rétablissement de cette dernière.

Utilisateurs industriels et propriétaires de terrain

Des restrictions sur l’aménagement des terrains et d’autres mesures de gestion et de planification des activités susceptibles de nuire à la qualité de l’eau ou de détruire l’habitat dans les frayères et les aires de croissance du bar rayé pourraient être imposées. 

Participants à des activités récréatives

Des restrictions et mesures de gestion pourraient être imposées pour limiter les activités récréatives susceptibles de nuire à la survie et au rétablissement du bar rayé ou à la qualité de l’eau dans son habitat.

Activités scientifiques

Il est possible que les personnes qui veulent effectuer des recherches sur le bar rayé dans les zones faisant partie de son habitat aient à se conformer à des lignes directrices plus strictes. Celles-ci pourraient avoir pour effet de limiter le type de recherche autorisée sur l’esturgeon à museau court et d’accroître les délais de planification des projets de recherche. 

Bibliographie

COSEPAC. 2004. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le bar rayé (Morone saxatilis) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vii + 43 p.

Sondage du cahier de consultation – Bar rayé

La décision du gouvernement d'inscrire ou non une espèce sur la liste de la Loi sur les espèces en péril (LEP) sera fondée sur une description et une compréhension exhaustives des coûts et avantages associés aux incidences des mesures de protection et de rétablissement de l'espèce en question sur les particuliers, les organismes, les groupes autochtones, les industries et la société canadienne en général.

Vous pouvez utiliser le présent questionnaire de sondage pour faire connaître votre opinion au sujet de l'inscription du bar rayé sur la liste de la LEP. Les commentaires des personnes de tous horizons seront les bienvenus, qu'ils viennent de gens dont les activités risquent d'être touchées par les mesures de conservation du bar rayé ou de citoyens qui s’intéressent à ce poisson. 

Nous vous conseillons de lire le cahier de consultation avant de remplir le questionnaire.

Explications sur le sondage du cahier de consultation

Le sondage du cahier de consultation vous invite à réfléchir à une série de questions et à y répondre en faisant connaître votre point de vue sur la conservation et le rétablissement du bar rayé. Les questions qu’il contient revêtent plusieurs formes. Beaucoup vous permettent de formuler une réponse personnelle, expliquant en détail votre point de vue.  Si vous souhaitez conserver la partie d’introduction du présent cahier, n’hésitez pas à l’en détacher et à nous retourner uniquement le sondage.

Veuillez renvoyer le cahier de consultation d’ici le 1 Avril 2006, à l’adresse suivante :

Bureau de coordination pour les espèces en péril

Institut océanographique de Bedford

C. P. 1006

1, promenade Challenger

Dartmouth (N.-É.)  B2Y 4A2

Si vous le préférez, vous pouvez également nous transmettre vos commentaires par courriel.

  L'information que vous nous communiquez est importante! Nous apprécions vivement le temps et l'attention que vous consacrez à ce sondage.

 

Votre opinion au sujet des menaces qui pèsent sur chaque population de bar rayé (Vous pouvez nous donner votre opinion concernant la population de votre choix ou celle que vous connaissez le mieux.)

Veuillez indiquer l’importance de la menace que représente selon vous chacun des facteurs indiqués pour les populations de bar rayé des eaux canadiennes.

 Population de la baie de FundyPopulation de la Miramichi
Très faiblePlutôt faibleMoyennePlutôt grandeTrès grandeSans opinionTrès faiblePlutôt faibleMoyennePlutôt grandeTrès grandeSans opinion
Pêche récréative dirigée
Prises accessoires dans la pêche commerciale d’autres espèces anadromes (anguille et gaspareau)
Modification de cours d’eau influant sur le frai, l’incubation et la croissance (exploitation d’un barrage)
Changements à l’habitat qui nuisent à la survie des œufs et des larves (eaux de ruissellement des terres cultivées, pesticides, activités des usines de pâtes à papier) 
Réduction du nombre de reproducteurs adultes à cause de la pêche illégale

Autre facteur (veuillez préciser);

 


Votre opinion au sujet des menaces qui pèsent sur chaque population de bar rayé (Vous pouvez nous donner votre opinion concernant la population de votre choix ou celle que vous connaissez le mieux.)

Veuillez indiquer l’importance de l’effet qu’aura selon vous chacune des mesures indiquées sur le rétablissement du bar rayé.

 Population de la baie de FundyPopulation de la Miramichi
Très faiblePlutôt faibleMoyennePlutôt grandeTrès grandeSans opinionTrès faiblePlutôt faibleMoyennePlutôt grandeTrès grandeSans opinion
Fermer la pêche récréative du bar rayé.
Faire des recherches scientifiques en vue de mieux comprendre le comportement et la distribution du bar rayé.
Fermer les autres pêches quand elles auront produit une quantité donnée de prises accessoires de bar rayé.
Sensibiliser davantage à la conservation du bar rayé les participants à la pêche récréative, à la pêche commerciale et à la pêche autochtone.
Modifier les engins utilisés dans d’autres pêches afin de réduire les capturesde bar rayé.
Fermer à la pêche les zones connues de frai et de croissancedu bar rayé.
Limiter la pêche illégale grâce à un plus grand nombre de patrouilles par les agents des pêches.
Modifier les saisons d’autres pêches pour réduire les prises accessoires de bar rayé.
Surveiller les méthodes de gestion de l’eau pour réduire le risque de destruction de l’habitat de frai.
Autre mesure (veuillez préciser)


Votre opinion au sujet des éventuels coûts directs et indirects de la conservation et du rétablissement du var rayé (Vous pouvez nous donner votre opinion concernant la population de votre choix ou celle que vous connaissez le mieux.)

Veuillez choisir une réponse qui reflète à votre avis l’importance des incidences économiques probables (directes et indirectes) de la survie et du rétablissement du bar rayé sur les industries ou groupes considérés.

 Population de la baie de FundyPopulation de la Miramichi
NégligeablePlutôt faibleMoyennePlutôt grandeTrès grandeSans opinionNégligeablePlutôt faibleMoyennePlutôt grandeTrès grandeSans opinion
Coûts pour les participants à la pêche récréative
Coûts pour les pêcheurs pratiquant la pêche dirigée d’autres poissons anadromes
Coûts pour les pêcheurs autochtones
Coûts pour les propriétaires de terrain et les utilisateurs industriels (secteurs de la foresterie, de l’agriculture et de l’énergie hydroélectrique)
Coûts pour mon propre ménage
Coûts pour les chercheurs scientifiques
Coûts pour une autre industrie ou un autre groupe (veuillez préciser)


Votre opinion au sujet des avantages éventuels de la conservation et du rétablissement du bar rayé pour la société canadienne (Vous pouvez nous donner votre opinion concernant la population de votre choix ou celle que vous connaissez le mieux.)

Veuillez choisir une réponse qui reflète l’importance que vous accordez aux avantages probables (économiques ou sociaux) de la conservation du bar rayé pour l'industrie ou le segment de la société considéré.

 Population de la baie de FundyPopulation de la Miramichi
NégligeablePlutôt faibleMoyennePlutôt grandeTrès grandeSans opinionNégligeablePlutôt faibleMoyennePlutôt grandeTrès grandeSans opinion
Avantages pour les collectivités situées le long des cours d’eau dans lesquels on trouve du bar rayé
Avantage pour l’ensemble de la société canadienne
Avantages pour les groupes autochtones
Avantages pour les scientifiques
Avantages pour une autre industrie ou un autre segment de la société (veuillez préciser)

 

Votre opinion au sujet des autres avantages possibles de la conservation et du rétablissement du bar rayé (Vous pouvez nous donner votre opinion concernant la population de votre choix ou celle que vous connaissez le mieux.)

Veuillez choisir une réponse indiquant dans quelle mesure vous êtes d’accord ou en désaccord avec les énoncés suivants.

 Population de la baie de FundyPopulation de la Miramichi
Totalement en désaccordPlutôt en désaccordNi d’accord ni en désaccordPlutôt d’accordTotalement d’accordSans opinionTotalement en désaccordPlutôt en désaccordNi d’accord ni en désaccordPlutôt d’accordTotalement d’accordSans opinion
Je pense que le bar rayé est  important parce qu'il joue un grand rôle dans le maintien d'écosystèmes d’eau salée et d’eau douce sains.
Je pense que le bar rayé sera important pour les générations futures.
Je pense que de nombreuses personnes au Canada estiment que le bar rayé est important, même si, personnellement, elles n'en verront peut-être jamais.
Autre énoncé (veuillez préciser)


Commentaires au sujet de la désignation proposée du bar rayé sur la liste des espèces en péril

 
OUINON
Avez-vous lu le Rapport de situation du COSEPAC sur le bar rayé?

Veuillez choisir une réponse qui indique dans quelle mesure vous êtes d’accord ou en désaccord avec l’inscription, par le gouvernement du Canada, du bar rayé sur la liste de la Loi sur les espèces en péril en tant qu’espèce menacée.

 Population de la baie de FundyPopulation de la Miramichi
Je suis tout à fait en désaccord avec l’inscription du bar rayé en tant qu’espèce menacée.
Je suis plus ou moins en désaccord avec l’inscription du bar rayé en tant qu’espèce menacée.
Je ne suis ni d’accord ni en désaccord avec l’inscription du bar rayé en tant qu’espèce menacée.
Je suis plus ou moins d’accord avec l’inscription du bar rayé en tant qu’espèce menacée.
Je suis tout à fait d’accord avec l’inscription du bar rayé en tant qu’espèce menacée.

Si vous êtes en désaccord avec l’inscription du bar rayé sur la liste des espèces en péril en tant qu’espèce menacée, veuillez indiquer pourquoi.

 

Questions générales

1.  Si une inscription sur la liste officielle des espèces en péril a des incidences sur vos activités, ces incidences représentent-elles pour vous un coût ou un avantage? De quelle façon? Veuillez prendre en considération les coûts et avantages aussi bien sociaux qu’économiques.

2. Si l’espèce est inscrite sur la liste des espèces en péril, comment pouvez-vous, en tant que particulier, participer au rétablissement de cette espèce ou comment l’industrie, l’organisation ou la collectivité à laquelle vous appartenez peuvent-elles y participer? Si possible, donnez des exemples précis de formes de participation.

Renseignements généraux à votre sujet

Dans quelle catégorie d’âge vous situez-vous?
< 20 ans 
20-29 ans 
30-39 ans 
40-49 ans 
50-59 ans 
60-69 ans 
> 70 ans 

 

De quel sexe êtes-vous?
Féminin 
Masculin 

 

Dans quel secteur travaillez-vous?
Retraité/e 
Personne au foyer à temps plein 
Étudiant/e 
Pêche commerciale/transformation du poisson 
Agriculture 
Foresterie 
Énergie hydroélectrique 
Services professionnels 
Secteur privé – Autre 
Milieu universitaire 
Gouvernement fédéral 
Gouvernement provincial 
Administration municipale 
Organisation non gouvernementale 
Je suis actuellement sans emploi 
Je travaille dans un autre domaine 

 

Où habitez-vous?
En Nouvelle-Écosse 
Au Nouveau-Brunswick 
À l’Île-du-Prince-Édouard 
À Terre-Neuve et Labrador 
Au Québec 
En Ontario 
Dans l’Ouest ou dans les territoires canadiens 
Hors du Canada, mais je suis citoyen/ne ou résident/e permanent/e du Canada 
Hors du Canada. Je ne suis ni citoyen/ne, ni résident/e permanent/e du Canada 

Si vous participez à une pêche récréative du bar rayé, veuillez indiquer dans quelle région vous pratiquez cette pêche

Baie de Fundy (rivières Saint-Jean, Annapolis et Shubénacadie)           ☐

Sud du golfe du Saint-Laurent (rivière Miramichi)                                  ☐

Si vous remplissez ce questionnaire  en tant que représentant/e d’une organisation, veuillez indiquer ici le nom de cette organisation et  l’adresse à laquelle on peut la joindre.

 

Le sondage est terminé. Nous vous remercions vivement d’y avoir participé.