Sommaire du statut de l'espèce du COSEPAC sur le Rorqual bleu Balaenoptera musculus Population du Pacifique au Canada – 2012

En voie de disparition
2012

COSEPAC — Comité sur la situation des espèces en  péril au Canada

Les sommaires du statut de l’espèce du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages au Canada que l’on croit en péril. On peut citer le présent document de la façon suivante :

COSEPAC. 2012. Sommaire du statut de l’espèce du COSEPAC sur la Rorqual bleu (Balaenoptera musculus) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. xii p.

Note de production : 
Le COSEPAC remercie John K.B. Ford, qui a rédigé le sommaire du statut du rorqual bleu (Balaenoptera musculus), population du Pacifique, au Canada. La révision et la supervision ont été assurées par Jane Watson et Randall Reeves, coprésidents du Sous-comité de spécialistes des mammifères marins du COSEPAC.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819-953-3215
Téléc. : 819-994-3684
Courriel : COSEWIC/COSEPAC@ec.gc.ca
Site Web : www.cosewic.gc.ca

Also available in English under the title COSEWIC Status Appraisal Summary on the Blue Racer Balaenoptera musculus in Canada.

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2012.
No de catalogue CW69-14/2-30-2012F-PDF
ISBN 978-1-100-99434-5

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COSEPAC Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l'évaluation – mai 2012

Nom commun
Rorqual bleu - Population de Pacifique

Nom scientifique
Balaenoptera musculus

Statut
En voie de disparition

Justification de la désignation
Les individus au large de la côte de la Colombie-Britannique font probablement partie d’une population du nord-est du Pacifique qui a été décimée par la chasse. La rareté des observations (visuelles et acoustiques) semble indiquer que leur nombre est actuellement très faible (beaucoup moins que 250 individus matures). Les menaces pesant sur cette espèce le long de la côte de la Colombie-Britannique sont mal connues mais peuvent comprendre les collisions avec des navires, le bruit de nature anthropique, l’enchevêtrement dans des engins de pêche et les changements climatiques à long terme (ce qui pourrait avoir une incidence sur l’abondance de leur proie, le zooplancton).

Répartition
Océan Pacifique

Historique du statut
L’espèce a été considérée comme une unité et a été désignée « préoccupante » en avril 1983. Division en deux populations en mai 2002. La Population du Pacifique a été désignée « en voie de disparition » en mai 2002. Réexamen et confirmation du statut en mai 2012.

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COSEPAC Sommaire du statut de l’espèce

Balaenoptera musculus

Rorqual bleu (Population du Pacifique)Blue Whale (Pacific population)

Territoires : Océan Pacifique

Évaluation actuelle du COSEPAC

Catégorie de statut

En voie de disparition

Date de la dernière évaluation : Mai 2002

Justification de la désignation de la dernière évaluation : Les rorquals bleus au large de la côte de la Colombie-Britannique font vraisemblablement partie d’une population basée dans le nord-est du Pacifique. Cette population a été réduite par la chasse à la baleine. La rareté des observations (visuelles et acoustiques) suggère que leur nombre est actuellement très faible (significativement moins de 250 individus matures). Les menaces pour les rorquals bleus le long de la côte de la Colombie-Britannique sont inconnues, mais peuvent inclure les collisions avec les navires, la pollution, l’empêtrement dans les filets des pêcheurs et les changements climatiques à long terme (qui pourraient nuire à l’abondance du zooplancton dont ils se nourrissent).

Nouvelle justification de la désignation (seulement si elle diffère de celle indiquée ci-dessus) : Les individus au large de la côte de la Colombie-Britannique font vraisemblablement partie d’une population du nord-est du Pacifique qui a été réduite par la chasse à la baleine. La rareté des observations (visuelles et acoustiques) suggère que leur nombre est actuellement très faible (significativement moins de 250 individus matures). Les menaces pour cette espèce le long de la côte de la Colombie-Britannique sont peu connues, mais elles peuvent inclure les collisions avec des navires, le bruit anthropique, l’empêtrement dans les filets des pêcheurs et les changements climatiques à long terme (qui pourraient nuire à l’abondance du zooplancton dont elle se nourrit).

Critères appliqués à la dernière évaluation : D1

Si une version antérieure des critères a été appliquée1, faire correspondre avec les critères actuels : sans objet

Si différents critères sont proposés selon de nouveaux renseignements, fournir une explication : A2abd, D1

A2abd : La pêche commerciale à la baleine des stations baleinières côtières de 1908 à 1965 a tué au moins 1378 rorquals bleus dans les eaux de la Colombie-Britannique. Cet état de fait, ainsi que la pêche de cette population le long des côtes et au large ailleurs dans le Pacifique Nord, ont considérablement réduit la population, et la rareté des observations au cours des dernières années suggère que le rétablissement qui a eu lieu était minime. Correspond aux critères A2abd pour « en voie de disparition », car au cours des trois dernières générations (c.-à-d. depuis environ 1915) on suspecte un déclin de plus de 50 % du nombre total d'individus matures, d'après les faibles nombres d'individus observés lors des récents relevés (a), la difficulté pour les baleiniers de trouver et d'attraper des rorquals bleus (cibles favorites) au cours des dernières années de pêche commerciale (b), et de niveaux élevés d'exploitation commerciale historique (d). La cause de la réduction (pêche à la baleine commerciale) est supprimée et elle est comprise, mais la réduction pourrait ne pas être réversible.

D1 : Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition » sous D1, le nombre d'individus matures étant probablement inférieur à 250.

S'il est impossible d'appliquer certains des critères actuels, expliquersans objet


Justification

sélection choisis Données suffisantes pour conclure que la catégorie de statut demeure inchangée.
sélection pas choisis Données additionnelles insuffisantes pour justifier une mise à jour complète du rapport de situation.

Preuves (préciser le cas échéant)

Espèce sauvage 

Changement quant à l'admissibilité, à la taxinomie ou aux unités désignables : non

Explication :

Rien n'indique que le statut taxinomique ou UD de la population de rorquals bleus du Pacifique ait changé.


Répartition

Changement de la zone d'occurrence : inconnu

Changement de la zone d'occupation : inconnu

Changement du nombre de localités actuelles connues ou inférées : inconnu

Nouvelles données importantes issues de relevés : oui

Explication :

Avant la dernière évaluation du statut en 2002, il y avait eu peu de relevés pour cette espèce dans les eaux du Pacifique au Canada. Depuis, des relevés de cétacés dédiés par bateau ont été effectués par le MPO chaque année de 2002 à 2008. Ils ont confirmé la rareté du rorqual bleu dans la région, seulement six observations ayant été faites le long d’un transect de 28 000 km (Ford et al., 2010a). Toutes les observations ont eu lieu près du rebord de la plateforme continentale au sud et au sud-ouest de Haida Gwaii (autrefois les îles de la Reine-Charlotte), qui est une des régions où de nombreux rorquals bleus ont été pris à l’époque de la chasse à la baleine en Colombie-Britannique. Williams et Thomas (2007) ont effectué des relevés de cétacés par bateau dans les eaux côtières de la Colombie-Britannique en 2004 et en 2005, et ils n’ont observé aucun rorqual bleu sur 4400 km. La surveillance acoustique à l’aide d’une batterie d’hydrophones fixes au large du nord-ouest de l’île de Vancouver a révélé des vocalisations de rorquals bleus régulières, mais peu fréquentes durant les mois d’août à mars 1994 à 2000 (Burtenshaw et al., 2004).


Information sur la population

Changement du nombre d'individus matures : inconnu

Changement de la tendance de la population totale : inconnu

Changement quant à la gravité de la fragmentation de la population : non

Changement de la tendance de la superficie et/ou qualité de l'habitat  : inconnu

Nouvelles données importantes issues de relevés : oui

Explication :

Il est de plus en plus évident que les rorquals bleus que l’on observe au large de la côte de la Colombie-Britannique font partie d’une population que l’on retrouve au large du sud de la Californie et de la Basse-Californie, et dans l’est du Pacifique tropical. Les types de cris des rorquals bleus enregistrés au large de la Colombie-Britannique sont typiques de la population du nord-est du Pacifique et les mêmes que ceux produits par les rorquals bleus en Californie (Burtenshaw et al., 2004; Ford et al., 2010b). Des 10 rorquals bleus identifiés photographiquement au large de la côte de la Colombie-Britannique, 3 correspondaient à la population de la Californie (Calambokidis et al., 2009). Des relevés par bateau le long de transects linéaires et des relevés par identification photographique de la population de la Californie dans les années 1990 ont tous conduit à une estimation de l’abondance à environ 2 000 individus (Calambokidis et Barlow, 2004). Depuis la fin des années 1990, les estimations de l’abondance d’après des relevés le long de transects linéaires au large de la côte ouest des États-Unis sont descendues à 500 à 600, tandis que les estimations de l’abondance d’après identification photographique ont augmenté jusqu’à 2 500 (Calambokidis, 2009). On croit que cet écart est dû à une redistribution des animaux vers les eaux du large et du nord à l’extérieur de la zone de relevé le long de transects linéaires (Barlow et Forney, 2007). Calambokidis et al. (2009) suggèrent qu’un déplacement de la répartition de la population californienne vers des aires d’alimentation plus au nord, incluant les eaux au large de la Colombie-Britannique et dans le golfe de l’Alaska, peut se produire lors des années de conditions « fraîches » liées à l’oscillation décennale du Pacifique (ODP). L’ODP a connu une phase froide autour de 1998. Dans le rapport de situation de 2002, la population de Californie était considérée comme susceptible de s’agrandir, bien qu’aucune donnée quantitative n’ait été disponible. Calambokidis (2009) a fait des estimations par « marquage-recapture » (méthode de Peterson) interannuel d’après les données d’identification photographique des années consécutives au cours de la période de 1992 à 2008 et il a relevé une tendance à la hausse significative, mais modeste de moins de 3 % par année au large de la côte ouest des États-Unis.

Bien que l’abondance des rorquals bleus au large du sud de la Californie soit substantielle et à la hausse, les observations dans les eaux canadiennes restent très rares, en dépit de relevés considérables au cours de la dernière décennie (voir section Répartition, ci-dessus). Le nombre d’animaux fréquentant les eaux canadiennes est inconnu, mais il est probablement bien au-dessous de 250 individus matures. On ne dispose pas de nouvelles données sur les tendances de la qualité de l'habitat.


Menaces  

Changement de la nature ou de la gravité des menaces : inconnu

Explication :

Les menaces identifiées dans le rapport de situation de 2002 incluent les perturbations liées à l’accroissement des activités d’observation des baleines par les touristes, les collisions avec des navires, l’empêtrement dans les filets des pêcheurs et la pollution. Rien n’indique que la nature ou la gravité de ces menaces a changé au cours de la dernière décennie, à l’exception peut-être des collisions avec des navires. Une récente évaluation de l’incidence des collisions avec des navires mettant en cause des rorquals bleus au large du sud de la Californie suggère que la source de mortalité est plus importante que ce qu’on avait initialement cru, et que la fréquence des collisions avec des navires est en hausse (Berman-Kowalewski et al., 2010). La fréquence de collision des baleines de grande taille avec des navires au large de l’état de Washington semble aussi avoir augmenté au cours des dernières années, bien qu’on n’ait pas encore documenté de cas où des rorquals bleus étaient en cause dans de tels incidents (Douglas et al., 2008). Aucune collision entre des rorquals bleus et des navires n’a été enregistrée dans le Pacifique canadien.

Le programme de rétablissement du rorqual bleu, du rorqual commun et du rorqual boréal dans les eaux canadiennes du Pacifique de Pêches et Océans Canada (Gregr et al., 2006) considère que les collisions avec les navires, le bruit chronique associé à la navigation, et le bruit intense des sonars actifs à faible fréquence et de l’exploration sismique (Di Iorio et Clark, 2010) représentent potentiellement les plus grandes menaces actuelles pour cette espèce. On ne croit pas que le rorqual bleu coure un grand danger d’empêtrement dans les filets des pêcheurs ni qu’il soit gravement menacé par la pollution. Comme cela est indiqué ci-dessus (section Information sur la population), les conditions océanographiques peuvent changer (ODP), ce qui occasionne des changements dans la répartition des rorquals bleus, et cela peut jouer sur le nombre de ces animaux dans les eaux canadiennes.

Les menaces indiquées précédemment et présentement ne peuvent être considérées que comme des menaces potentielles. Rien n’indique que ces menaces compromettent ou empêchent le rétablissement du rorqual bleu dans les eaux de la Colombie-Britannique.


Protection

Changement quant à la protection effective : non

Explication :

Le rorqual bleu (population du Pacifique) a été inscrit comme en voie de disparition à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril en 2005, mais rien n’indique que cela ait occasionné un changement concret au niveau de sa protection.


Immigration de source externe

Immigration de source externe constatée : oui

Explication :

Les correspondances relevées par identification photographique montrent qu’au moins certains rorquals bleus dans les eaux canadiennes sont membres de la population que l’on trouve au large du sud de la Californie. La population de Californie est nombreuse (~ 2500 individus, qu’on présume de tous les âges) et en légère augmentation. Cependant, rien n’indique à ce jour une augmentation du nombre d’animaux dans les eaux de la Colombie-Britannique qui pourrait signifier qu’un rétablissement est en cours.


Analyse quantitative

Changement quant à la probabilité de disparition du pays : non

Détails : Aucune analyse quantitative n'a été faite.


Sommaire et autres points à examiner (activités de rétablissement, etc.)

Un programme de rétablissement du rorqual bleu dans le Pacifique canadien a été finalisé et publié en juin 2009. Il indique un but et décrit des objectifs de rétablissement.

1 D’octobre 1999 à mai 2001, le COSEPAC a utilisé une version plus ancienne des critères quantitatifs, qu’on peut consulter sur le site Web du COSEPAC.

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Liste des experts contactés pour une révision du présent sommaire

* L’astérisque indique que les renseignements ont été fournis par les autorités contactées.

Membres de SCS des mammifères marins

Calambokidis, John, Cascadia Research, Olympia, Washington, États-Unis; contacté le 19 avril 2011; aucune donnée additionnelle; sommaire du statut de l’espèce examiné le 7 mai 2011.

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Sources d’information

Barlow, J., et K.A. Forney. 2007. Abundance and density of cetaceans in the California Current ecosystem. Fishery Bulletin 105(4).

Berman-Kowalewski, M., F.M.D. Gulland, S. Wilkin, J. Calambokidis, B. Mate, J. Cordaro, D. Rotstein, J. St. Leger, P. Collins, K. Fahy et S. Dover. 2010. Association between Blue Whale (Balaenoptera musculus) mortality and ship strikes along the California coast. Aquatic Mammals 36: 59-66.

Burtenshaw, J.C., E.M. Oleson, J.A. Hildebrand, M.A. McDonald, R.K. Andrew, B.M. Howe et J.A. Mercer, 2004. Acoustic and satellite remote sensing of blue whale seasonality and habitat in the Northeast Pacific. Deep-sea Res., Part II. 51: 967-986.

Calambokidis, J. 2009. Abundance estimates of humpback and Blue Whales off the US West Coast based on mark-recapture of photo-identified individuals through 2008. Report # PSRG-2009-07 to Pacific Scientific Review Group, San Diego (Californie) 3 au 5 novembre 2009.

Calambokidis, J., et J. Barlow. 2004. Abundance of blue and humpback whales in the eastern North Pacific estimated by capture-recapture and line-transect methods. Marine Mammal Science 20(1):63-85.

Calambokidis, J., J. Barlow, J.K.B. Ford, T.E. Chandler et A.B. Douglas. 2009. Insights into the population structure of Blue Whales in the eastern North Pacific from recent sightings and photographic identifications. Marine Mammal Science 25:816-832.

Di Iorio, L., et C.W. Clark. 2010. Exposure to seismic survey alters Blue Whale acoustic communication. Biology Letters 6:51-54.

Douglas, A.B., J. Calambokidis, S. Raverty, S.J. Jeffries, D.M. Lambourn et S.A. Norman. 2008. Incidence of ship strikes of large whales in Washington state. Journal of the Marine Biological Association of the United Kingdom 88:1121-1132.

Ford, J.K.B., R.M. Abernethy, A.V. Phillips, J. Calambokidis, G.M. Ellis et L.M. Nichol. 2010a. Distribution and relative abundance of cetaceans in western Canadian waters from ship surveys, 2002-2008. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat. 2913: v + 51 p.

Ford, J.K.B., B. Koot, S. Vagle, N. Hall-Patch et G. Kamitakahara. 2010b. Passive acoustic monitoring of large whales in offshore waters of British Columbia. Rapp. tech. can. sci. halieut. aquat. 2898: v + 30 p.

Gregr, E.J., J. Calambokidis, L. Convey, J.K.B. Ford, R.I. Perry, L. Spaven et M. Zacharias. 2006. Programme de rétablissement pour le rorqual bleu, le rorqual commun et le rorqual boréal (Balaenoptera musculus, B. physalus, et B. borealis) dans les eaux canadiennes du Pacifique. Dans Série de Programme de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril. Vancouver : Pêches et Océans Canada. vii + 63 p.

Williams, R., et L. Thomas. 2007. Distribution and abundance of marine mammals in coastal waters of British Columbia, Canada. Report of the International Whaling Commission 9:15-28.

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Résumé technique

Balaenoptera musculus

Rorqual Bleu (Population du Pacifique)Blue Whale (Pacific population)

Répartition au Canada (province/territoire/océan) : Océan Pacifique

Données démographiques

 
Durée d’une génération (habituellement l’âge moyen des parents dans la population; indiquer si une autre méthode d’estimation de la durée d’une génération inscrite dans les lignes directrices de l’UICN [2008] est employée) [gen(r=0) = âge moyen de mères avant la perturbation, estimé d’après une matrice Leslie simplifiée; Taylor et al., (2007)]
32 ans
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre total d’individus matures?
Inc.
Pourcentage estimé du déclin continu du nombre total d’individus matures pendant [cinq années ou deux générations].Inc.
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] de [la réduction ou l’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix dernières années ou trois dernières générations]Déclin > 50 % causé par la chasse à la baleine historique
Pourcentage [projeté ou présumé] de [la réduction ou l'augmentation] du nombre total d'individus matures au cours des [dix prochaines années ou trois prochaines générations]Inc.
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] de [la réduction ou l’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours de toute période de [dix ans ou trois générations] couvrant une période antérieure ou ultérieureInc.
Les causes du déclin sont-elles clairement réversibles, sont-elles comprises et ont-elles cessé? En dépit de plus de 45 ans de pleine protection contre la destruction délibérée, rien n’indique clairement un rétablissement par rapport à l’appauvrissement causé par la pêche commerciale des baleinesLa cause (pêche commerciale de la baleine) est éliminée, mais le déclin pourrait être irréversible
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures?Non

Information sur la répartition

 
Superficie estimée de la zone d’occurrence> 20,000 km²
Indice de la zone d’occupation (IZO)
(toujours selon un quadrillage de 2 × 2).
> 20,000 km²
La population totale est-elle très fragmentée?Non
Nombre de localités*
S.O.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de la zone d’occurrence?Inc.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de l’indice de la zone d’occupation?Inc.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de populations?
S.O.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de localités*?
S.O.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de [la superficie, l’étendue et/ou la qualité] de l’habitat?Inc.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations?Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de localités*?Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence?Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l’indice de la zone d’occupation?Non

* Voir Définitions et abréviations sur le site Web du COSEPAC et UICN 2010 (PDF; 492 Ko) (en anglais seulement) pour obtenir plus de renseignements sur ce terme.

Nombre d’individus matures dans chaque population

 
Population (chiffres de Thompson et Rothfels, 2007)Nbre d'individus matures
Population du Pacifique canadien< 250
Total< 250

Analyse quantitative

 
La probabilité de disparition à l’état sauvage est d’au moins [20 % en 20 ans ou 5 générations, ou 10 % en 100 ans].Aucune n'a été faite.

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou leur habitat)

 

Précédent rapport du COSEPAC : collisions avec des navires, abondance des proies, changements climatiques.

Programme de rétablissement du MPO (Gregr et al., 2006) : collisions avec des navires, bruit anthropique chronique (p. ex. navigation) et intense (p. ex. levé sismique, sonar militaire), pollution, effets du changement climatique sur la structure trophique.

Dans le cas d’aucune de ces menaces identifiées, il n’a été démontré qu’elle fût réelle ou imminente dans les eaux de la Colombie-Britannique.

Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)

 
Situation des populations de l’extérieur?
La taille de la population est d’environ 2 500 individus (de tous âges) en Californie, et elle augmente d’environ 3 % par année; la situation ailleurs dans le Pacifique Nord est inconnue.
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?
Oui
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?Inconnu, mais probable
Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?Inc.
Une immigration à partir de populations externes est-elle vraisemblable?Difficile à dire

Statut existant

 
COSEPAC : Espèce en voie de disparition (mai 2012)

Sources supplémentaires de renseignements :

Gregr, E.J., J. Calambokidis, L. Convey, J.K.B. Ford, R.I. Perry, L. Spaven et M. Zacharias. 2006. Programme de rétablissement pour le rorqual bleu, le rorqual commun et le rorqual boréal (Balaenoptera musculus, B. physalus, et B. borealis) dans les eaux canadiennes du Pacifique. Dans Série de Programme de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril. Vancouver: Pêches et Océans Canada. vii + 63 p.

Taylor, B.L., S.J. Chivers, J. Larese et W.F. Perrin. 2007. Generation length and percent mature estimates for IUCN assessments of cetaceans., Southwest Fisheries Science Center, National Marine Fisheries Service, La Jolla Laboratory, Administrative Report LJ-07-01. 18 p.

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Statut recommandé et justification de la désignation

 
Statut recommandé :
En voie de disparition
Code alphanumérique :
A2abd; D1
Justification de la désignation :
Les individus au large de la côte de la Colombie-Britannique font vraisemblablement partie d’une population du nord-est du Pacifique qui a été réduite par la pêche à la baleine. La rareté des observations (visuelles et acoustiques) suggère que leur nombre est actuellement très faible. (beaucoup moins que 250 individus matures). Les menaces auxquelles doit faire face cette espèce le long de la côte de la Colombie-Britannique sont peu connues, mais elles peuvent inclure les collisions avec les navires, le bruit anthropique, l’empêtrement dans les filets des pêcheurs et les changements climatiques à long terme (qui pourraient nuire à l’abondance du zooplancton dont l’espèce se nourrit).

Applicabilité des critères

 
Critère A (déclin du nombre total d’individus matures) : Correspond aux critères A2abd pour « en voie de disparition », car au cours des trois dernières générations (c.-à-d. depuis environ 1915) on suspecte un déclin de plus de 50 % du nombre total d’individus matures, d’après les faibles nombres d’individus observés lors des récents relevés (a), la difficulté pour les baleiniers de trouver et d’attraper des rorquals bleus (cibles favorites) au cours des dernières années de pêche commerciale (b), et les niveaux élevés d’exploitation commerciale historique (d). La cause de la réduction (pêche à la baleine commerciale) est supprimée et elle est comprise, mais la réduction pourrait ne pas être réversible.
Critère B (aire de répartition peu étendue et déclin ou fluctuation)
Sans objet étant donné que la zone d'occurrence et l'indice de la zone d'occupation dépassent les seuils.
Critère C (petite population et déclin du nombre d’individus matures) : Non applicable, car les données disponibles sont insuffisantes pour estimer les tendances actuelles de population.
Critère D (très petite population totale ou répartition restreinte)
Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition » sous D1, le nombre d'individus matures étant probablement inférieur à 250.
Critère E (analyse quantitative) : Non effectuée.

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Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions
(2012)

Espèce sauvage
Espèce, sous–espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)*
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)**
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)***
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)****
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

* Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.
** Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.
*** Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
**** Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
***** Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.