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Courlis esquimau

Programme de rétablissement du Courlis esquimau

(Numenius borealis)

au Canada [Proposition]


Courlis esquimau

Mars 2007

La série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril

Qu’est-ce que la Loi sur les espèces en péril (LEP)?

La LEP est la loi fédérale qui constitue l’une des pierres d’assise de l’effort national commun de protection et de conservation des espèces en péril au Canada. Elle est en vigueur depuis 2003 et vise, entre autres, àpermettre le rétablissement des espèces qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées.

Qu’est-ce que le rétablissement?

Dans le contexte de la conservation des espèces en péril, le rétablissement est le processus par lequel le déclin d’une espèce en voie de disparition, menacée ou disparue du pays est arrêté ou inversé et par lequel les menaces à sa survie sont éliminées ou réduites de façon à augmenter la probabilité de survie de l’espèce à l’état sauvage. Une espèce sera considérée comme rétablie lorsque sa survie à long terme à l’état sauvage aura été assurée.

Qu’est-ce qu’un programme de rétablissement?

Un programme de rétablissement est un document de planification qui identifie ce qui doit être réalisé pour arrêter ou inverser le déclin d’une espèce. Il établit des buts et des objectifs et indique les principaux champs des activités à entreprendre. La planification plus élaborée se fait à l’étape du plan d’action.

L’élaboration de programmes de rétablissement représente un engagement de toutes les provinces et de tous les territoires ainsi que de trois organismes fédéraux -- Environnement Canada, l’Agence Parcs Canada et Pêches et Océans Canada -- dans le cadre de l’Accord pour la protection des espèces en péril. Les articles 37 à 46 de la LEP décrivent le contenu d’un programme de rétablissement publié dans la présente série ainsi que le processus requis pour l’élaborer

(http://www.registrelep-sararegistry.gc.ca/approach/act/default_f.cfm).

Selon le statut de l’espèce et le moment où elle a été évaluée, un programme de rétablissement doit être préparé dans un délai de un à deux ans après l’inscription de l’espèce à la Liste des espèces en péril de la LEP. Pour les espèces qui ont été inscrites à la LEP lorsque celle-ci a été adoptée, le délai est de trois à quatre ans.

Et ensuite?

Dans la plupart des cas, un ou plusieurs plans d’action seront élaborés pour définir et guider la mise en oeuvre du programme de rétablissement. Cependant, les recommandations contenues dans le programme de rétablissement suffisent pour permettre la participation des collectivités, des utilisateurs des terres et des conservationnistes à la mise en oeuvre du rétablissement. Le manque de certitude scientifique ne doit pas être prétexte à retarder la prise de mesures efficientes visant à prévenir la disparition ou le déclin d’une espèce.

La série de Programmes de rétablissement

Cette série présente les programmes de rétablissement élaborés ou adoptés par le gouvernement fédéral dans le cadre de la LEP. De nouveaux documents s’ajouteront régulièrement à mesure que de nouvelles espèces seront inscrites à la Liste des espèces en péril et que les programmes de rétablissement existants seront mis à jour.

Pour en savoir plus

Pour en savoir plus sur la Loi sur les espèces en péril et les initiatives de rétablissement, veuillez consulter le Registre public de la LEP (www.registrelep.gc.ca)et le site Web du Secrétariat du rétablissement (http://www.sararegistry.gc.ca/sar/recovery/default_f.cfm).

Référence recommandée :

Environnement Canada. 2007. Programme de rétablissement du Courlis esquimau (Numenius borealis) au Canada [Proposition], Série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa, v + 11 p.

Exemplaires supplémentaires :

Il est possible de télécharger des exemplaires de la présente publication à partir du Registre public de la Loi sur les espèces en péril (www.registrelep.gc.ca).

Illustration de la couverture :Alan Smith

Also available in English under the title:

“Recovery Strategy for the Eskimo Curlew (Numenius borealis) in Canada [Proposed]”

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre de l’Environnement, 2007. Tous droits réservés.

ISBN   à venir

No de cat.   à venir

Le contenu (à l’exception des illustrations) peut être utilisé sans permission, mais en prenant soin d’indiquer la source.

Déclaration

Le présent programme de rétablissement a été préparé en collaboration avec les compétences responsables du Courlis esquimau. Environnement Canada a revu le document et l’accepte comme son programme de rétablissement du Courlis esquimau tel que l’exige la Loi sur les espèces en péril. Ce programme de rétablissement représente également un avis à l’intention des autres compétences et organisations qui pourraient participer au rétablissement de l’espèce.

Il a été établi que le rétablissement du Courlis esquimau au Canada n’était pas réalisable actuellement sur le plan technique ou biologique. Néanmoins, l’espèce peut bénéficier de programmes de conservation généraux mis en œuvre dans la même zone géographique et être protégée en vertu de la LEP ou d’autres lois, politiques et programmes fédéraux, provinciaux ou territoriaux.

Le caractère réalisable du rétablissement sera réévalué au moins tous les cinq ans dans le cadre du rapport sur la mise en œuvre du programme de rétablissement ou tel que justifié pour répondre aux changements dans les conditions et/ou les connaissances.

Dans l’esprit de l’Accord pour la protection des espèces en péril, le ministre de l’Environnement invite toutes les compétences responsables ainsi que les Canadiennes et les Canadiens à se joindre à Environnement Canada pour appuyer le programme et le mettre en œuvre, pour le bien du Courlis esquimau et de l’ensemble de la société canadienne.  

Compétences responsables

Environnement Canada

Agence Parcs Canada

Gouvernement de l'Alberta

Gouvernement du Manitoba

Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador

Gouvernement de la Nouvelle -Écosse

Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest

Gouvernement du Nunavut

Gouvernement de l'Ontario

Gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard

Gouvernement du Québec

Gouvernement de la Saskatchewan

Office des ressources renouvelables sur le territoire gwich’in

Conseil de gestion des ressources fauniques du Nunavut

Office des ressources renouvelables du Sahtu

Conseil consultatif de la gestion de la faune - Territoires du Nord-Ouest

Auteurs

Le programme de rétablissement a été préparé par Cheri Gratto-Trevor (présidente de l’équipe de rétablissement du Courlis esquimau), Renee Franken et Ray Poulin au nom de l’équipe de rétablissement du Courlis esquimau.

Remerciements

Nous remercions les membres de l’équipe de rétablissement du Courlis esquimau (Joe Brazil, Steve Brechtel, Suzanne Carrière, Thomas Jung, Pierre LaPorte et Kevin Murphy) pour la révision du programme de rétablissement ainsi que pour les commentaires fort utiles. Ken Abraham, Madeline Austen, Alan Dextrase, Dave Duncan, Karen Hartley, Bruce MacDonald, Kevin McCormick, Margaret McLaren, Lindsay Rodger, Mike Setterington, Joanne Tuckwell, Mary Vallianatos, et Teri Winter ont également formulé conseils et suggestions. Le dessin du Courlis esquimau de la page couverture est fourni par Al Smith. Nous aimerions également remercier la Section de la conservation des habitats du Service canadien de la faune pour les conseils formulés et la Section du rétablissement du Service canadien de la faune pour les conseils et les efforts entourant la préparation de l’affichage du présent document.

Évaluation environnementale stratégique

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée dans le cadre de tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP conformément à la Directive du Cabinet de 1999 sur l'évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes. L’objet de l’EES est d’incorporer les considérations environnementales à l’élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairées du point de vue de l’environnement.

La planification du rétablissement vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que des programmes peuvent, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur les espèces ou les habitats non ciblés. Les résultats de l’EES sont directement inclus dans le programme lui-même, mais également résumés ci-dessous.

Le présent programme de rétablissement permet de conclure que le rétablissement du Courlis esquimau est actuellement irréalisable et recommande qu’aucune mesure de rétablissement ne soit prise. En tant que telle, la mise en oeuvre du présent programme ne risque pas de produire par inadvertance des effets négatifs sur d’autres espèces.

Résidence

La LEP définit la résidence comme suit : Gîte -- terrier, nid ou autre aire ou lieu semblable -- occupé ou habituellement occupé par un ou plusieurs individus pendant tout ou partie de leur vie, notamment pendant la reproduction, l’élevage, les haltes migratoires, l’hivernage, l’alimentation ou l’hibernation [Paragraphe 2(1)].

Les descriptions de la résidence ou les raisons pour lesquelles le concept de résidence ne s'applique pas à une espèce donnée sont publiées dans le Registre public de la LEP : http://www.registrelep-sararegistry.gc.ca/sar/recovery/residence_f.cfm

Préface

Le Courlis esquimau est un oiseau migrateur visé par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs et sa gestion relève du gouvernement fédéral. Selon l’article 37 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), le ministre compétent doit élaborer un programme de rétablissement pour toute espèce inscrite comme disparue du pays, en voie de disparition ou menacée. Le Courlis esquimau a été inscrit à la liste des espèces en voie de disparition sous le régime de la LEP en juin 2003. La Région des Prairies et du Nord du Service canadien de la faune d’Environnement Canada a dirigé l’élaboration du présent programme de rétablissement.Toutes les compétences responsables ont révisé le présent programme et en ont accusé réception. Le programme proposé est conforme aux exigences de la LEP en termes de contenu et de processus (articles 39 à 41).

Sommaire

·      La population de Courlis esquimau comptait autrefois des centaines de milliers d’individus, mais elle a connu un déclin rapide des années 1870 aux années 1890. Il n’y a aucune preuve de reproduction depuis 1866, et le dernier spécimen a été obtenu en 1960. Les estimations de la population sont extrêmement faibles, et il est possible que cette espèce ait disparu au cours des dernières années.

·      Seuls deux lieux de reproduction du Courlis esquimau sont connus, et tous deux étaient situés dans les Territoires du Nord-Ouest. On pense toutefois que le Courlis esquimau se serait reproduit également au Nunavut, au Yukon, en Alaska et en Russie. L’habitat de reproduction comprenait notamment la toundra de terrain élevé.

·      À l’automne, le Courlis esquimau migrait d’abord vers l’est jusqu’à Terre-Neuve-et-Labrador, puis vers le sud pour gagner l’Amérique du Sud sans halte. Il hivernait principalement dans les pampas de l’est de l’Argentine. Au printemps, il remontait la côte du Pacifique, traversait l’Amérique centrale et le golfe du Mexique et faisait des haltes dans des zones de prairie à graminées hautes et à graminées mixtes au Canada et aux États‑Unis.

·      On croit que la chasse excessive a été la principale cause du déclin du Courlis esquimau, qui était recherché pour sa chair et était facile à chasser. Bien que sa chasse ait été interdite en 1916, son rétablissement peut avoir été entravé et son déclin exacerbé par les caractéristiques de son cycle vital et par des changements survenus dans ses haltes printanières et ses aires d’hivernage.

·      Il est impossible de désigner l’habitat essentiel du Courlis esquimau en raison du manque de données sur l'emplacement des habitats nécessaires à sa survie ou à son rétablissement. Seuls deux emplacements de reproduction ont été confirmés pour le Courlis esquimau, avant 1870 dans les deux cas. Des parties de son habitat de reproduction historique probable sont protégées du fait qu’elles se trouvent dans le refuge d’oiseaux migrateurs de la rivière Anderson, le refuge d’oiseaux de l’île Kendall et divers parcs nationaux. 

·      Le rétablissement du Courlis esquimau est actuellement jugé irréalisable parce qu’aucun nid n’a été repéré en 140 ans et qu’il ne reste que très peu d’individus, voire aucun. Pour le moment, nous recommandons de ne mettre de l’avant aucune mesure de rétablissement pour le Courlis esquimau, seul le suivi des observations signalées étant indiqué.

Table des Matières