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Plan d’action pour l’aristide à rameaux basilaires (Aristida basiramea) en Ontario - 2014 [Proposition]

Loi sur les espèces en péril
Série de Plans d’action

Aristide à rameaux basilaires
Aristide à rameaux basilaires

Table des matières

Information sur le document

Information sur le document


Couverture : Plan d’action pour l’aristide à rameaux basilaires (Aristida basiramea) en Ontario

Référence recommandée :

Environnement Canada. 2014. Plan d'action pour l'aristide à rameaux basilaires (Aristida basiramea) en Ontario [Proposition], Série de Plans d'action de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa, iv +25 p.

Pour télécharger le présent programme de rétablissement ou pour obtenir un complément d’information sur les espèces en péril, incluant les rapports de situation du COSEPAC, les descriptions de la résidence, les plans d’action et d’autres documents connexes sur le rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril.

Illustration de la couverture :   Judith Jones

Also available in English under the title
“Action Plan for the Forked Three-awned Grass (Aristida basiramea) in Ontario [Proposed]”

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre de l'Environnement, 2014. Tous droits réservés.
ISBN
No de catalogue.

Le contenu du présent document (à l’exception des illustrations) peut être utilisé sans permission, mais en prenant soin d’indiquer la source.

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Préface

En vertu de l'Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d'établir une législation et des programmes complémentaires qui assurent la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) (LEP), les ministres fédéraux compétents sont responsables de l'élaboration des plans d'action pour les espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées, pour lesquelles le rétablissement a été jugé comme étant réalisable. Ils sont également tenus de rendre compte des progrès réalisés cinq ans après la publication du document final dans le Registre public des espèces en péril.

En vertu de la LEP, un ou plusieurs plans d'action présentent la planification détaillée du rétablissement élaborée dans le but d’appuyer l'orientation stratégique établie dans le programme de rétablissement de l'espèce. Ce plan décrit ce qui doit être réalisé en Ontario pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition (auparavant appelés buts et objectifs de rétablissement) établis dans le programme de rétablissement, y compris les mesures à prendre pour aborder les menaces et effectuer le suivi du rétablissement de l'espèce, ainsi que les mesures proposées visant à protéger l'habitat essentiel qui a été désigné pour l’espèce. Le plan d’action inclut également une évaluation des répercussions socioéconomiques de sa mise en œuvre du plan d’action et des avantages en découlant. Ce plan d'action est considéré comme l'un parmi une série de documents qui sont liés et qui doivent être pris en considération ensemble. Parmi ceux-ci, on compte le rapport de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), le programme de rétablissement, ainsi qu’un ou plusieurs plans d'action.

Le ministre de l'Environnement et le ministre responsable de l’Agence Parcs Canada sont les ministres compétents en vertu de la LEP de l'aristide à rameaux basilaires et ont élaboré le présent plan d'action pour mettre en œuvre le programme de rétablissement, conformément à l'article 47 de la LEP. Dans la mesure du possible, le plan d'action a été élaboré en collaboration avec le ministère des Ressources naturelles de l’Ontario en vertu du paragraphe 48(1) de la LEP. Un deuxième plan d'action sera préparé par les ministres compétents pour les populations de Cazaville et de Très-Saint-Sacrement, au Québec.

La réussite du rétablissement de l'espèce dépendra de l'engagement et de la collaboration d'un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des directives et des activités formulées dans le présent plan d'action. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement Canada et l’Agence Parcs Canada, ou sur toute autre compétence. Tous les Canadiens et les Canadiennes sont invités à appuyer ce plan d'action et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien de l'aristide à rameaux basilaires et de l’ensemble de la société canadienne.

La mise en œuvre du présent plan d'action est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des compétences et des organisations participantes.

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Remerciements

Le présent plan d'action a été initialement préparé par Judith Jones, du groupe Winter Spider Eco-Consulting, pour le Service canadien de la faune – Région de l'Ontario (SCF-ON) d’Environnement Canada. Andrew Promaine (Agence Parcs Canada) a fourni des renseignements permettant d'achever l'établissement du plan d'action pour l'île Beausoleil (Parc national du Canada des Îles-de-la-Baie-Georgienne). Ken Tuininga (SCF-ON, Environnement Canada) a coordonné l'élaboration du présent document, avec l'aide de Marie-Claude Archambault, d’Angela Darwin, de Krista Holmes et de Rachel de Catanzaro (SCF-ON, Environnement Canada). Madeline Austen, Lesley Dunn et Sue Humphrey (SCF-ON, Environnement Canada,) ont fourni une orientation et des directives supplémentaires. Vincent Carignan et Karine Picard (Service canadien de la faune – Région du Québec, Environnement Canada) ont formulé des commentaires en vue d’harmoniser le présent document avec le plan d'action en cours d'élaboration pour les populations du Québec. Ewen Eberhardt et Paul Johanson (Service canadien de la faune, région de la capitale nationale) ont également fourni des avis et des commentaires précieux. Le personnel du ministère des Richesses naturelles de l'Ontario et de l’Agence Parcs Canada a également fait part de ses commentaires à la suite de l’examen du plan d’action.

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Sommaire

Ce plan d’action complète le Programme de rétablissement de l'aristide à rameaux basilaires (Aristida basiramea) au Canada, publié en 2007 et qui a également été adopté, accompagné d'un addenda, par la province de l'Ontario (Jones, 2011). Les mesures de rétablissement proposées visent à mettre en œuvre les approches et les stratégies générales relatives au rétablissement présentées dans le programme de rétablissement pour les populations en Ontario : Anten Mills, île Beausoleil, chemin Cedar Point, chemin Champlain, île Christian, chemin Golf Link, aéroport Huronia, chemin La Fontaine, chemin Macavalley, lac Macey/chemin Methodist Point et Thunder Beach. Un plan d'action distinct sera préparé pour les populations du Québec.

Le présent plan d'action couvre les quatre objectifs du rétablissement, dans la mesure où ils concernent les populations de l'Ontario. Les mesures de rétablissement décrites dans le présent document sont réparties en cinq grandes stratégies : 1) sensibilisation et communication, 2) conservation et gestion, 3) atténuation des menaces, 4) recherche, 5) relevés et suivi.

L'habitat essentiel de l'aristide à rameaux basilaires est entièrement désigné dans le présent plan d'action pour les populations de l'Ontario. Il correspond aux habitats ouverts naturels et semi­-naturalisés sur des sols sablonneux où l'espèce a été trouvée en Ontario. Dans ces secteurs d'habitat essentiel, des perturbations de faible importance sont nécessaires pour assurer la persistance à long terme de l'espèce. Les populations restreintes sont plus susceptibles d'être affectées par des perturbations qui ne nuiraient pas aux populations plus importantes; néanmoins, à partir d’un certain seuil, certaines activités peuvent être préjudiciables même pour les populations plus importantes. Bien que la plupart des populations de l'Ontario se trouvent dans un habitat semi-naturalisé et profitent probablement de certaines perturbations causées ou influencées par les activités humaines, la population de l'île Beausoleil, elle, se trouve dans un habitat naturel influencé par son propre régime de perturbations naturelles. Par conséquent, les activités susceptibles d'entraîner la destruction de l'habitat essentiel varient selon les circonstances.

L’habitat essentiel désigné dans le présent plan d’action est situé sur le territoire domanial et non domanial. Les mesures proposées pour protéger l’habitat essentiel sont présentées dans la section 1.4.

Une évaluation des avantages et des répercussions socioéconomiques pour la mise en œuvre du présent plan d’action est présentée. La protection de l'habitat essentiel et la mise en œuvre des mesures de rétablissement définies dans le présent plan d'action devraient avoir une incidence très bénéfique, dont la contribution au rétablissement de l'aristide à rameaux basilaires et à d'autres espèces qui partagent son habitat. La protection de l'habitat essentiel pourrait également engendrer des répercussions socioéconomiques pour certains propriétaires fonciers, dont la probabilité et l’importance devraient toutefois être faibles.

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1. Actions pour le rétablissement

1.1 Contexte et portée du plan d'action

L'aristide à rameaux basilaires est inscrite comme espèce en voie de disparition à l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral. C’est une plante filiforme de 30 à 60 cm de hauteur dont les feuilles sont très étroites (1 mm). La plante sa ramifie dès la base, ce qui lui donne une allure de petit arbrisseau. À maturité, la plante prend souvent une couleur cuivrée. Les organes reproducteurs (fleurs et fruits) se trouvent à l'extrémité des tiges.

Le présent plan d'action doit être examiné en parallèle avec le Programme de rétablissement de l'aristide à rameaux basilaires (Aristida basiramea) au Canada (Jones, 2007). Le programme de rétablissement fournit davantage de détails sur l'orientation stratégique et les approches pour le rétablissement de l'aristide à rameaux basilaires, ainsi que des renseignements généraux sur l'espèce et les menaces qui pèsent sur elle. Le contexte du rétablissement de cette espèce a changé depuis la publication du programme de rétablissement, en 2007. Des relevés effectués récemment dans l'habitat potentiel, suivant le calendrier des études présenté dans le programme de rétablissement, ont mené à la découverte de sept populations supplémentaires en Ontario (Jones, 2006). Cette découverte a fait passer la taille de la population canadienne connue de près de 120 000 plants à plus de 3 millions de plants. À l'heure actuelle, il existe 19 populations connues d'aristide à rameaux basilaires au Canada (Jones, 2011). Huit de ces populations sont situées au Québec1 (plus de 10 000 plants dans les environs du village de Cazaville et approximativement 400 plants sur le territoire de la municipalité de Très-Saint-Sacrement) et 11 se trouvent en Ontario (toutes dans le comté de Simcoe et sur des îles à proximité de la baie Georgienne; figure 1; tableau 1). Les données sur l'abondance ont été mises à jour pour sept populations de l'Ontario en septembre 2010 (Jones, 2010).

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Figure 1. Populations existantes de l'aristide à rameaux basilaires en Ontario (tiré de Jones, 2011).

La figure 1 est une carte des populations existantes d'aristides à rameaux basilaires en Ontario.

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Tableau 1. Populations de l'aristide à rameaux basilaires en Ontario, avec le régime foncier et les plus récentes estimations de l'abondance. Source : Travaux de terrain (Jones, 2010), sauf indication contraire.
PopulationDécrite dans le programme de rétablissement?Régime foncierTaille estimée de l'habitat occupéNombre total estimé de plants (2010, sauf indication contraire)
Anten Mills* OuiNon fédéralEnviron 10 m2 dans deux petites parcelles70 dans un habitat marginal
Île Beausoleil (Parc national du Canada des Îles-de-la-Baie-Georgienne)OuiFédéral (zones protégées)Environ 1 haEntre 11 000 et 18 000 en 2009 (Promaine et Sutherland, 2010)
Chemin Cedar PointNonNon fédéral3 haPrésence en 2010; abondance inconnue
Chemin ChamplainNonNon fédéral>1 ha~10 000
Île ChristianOuiFédéralEnviron 5 haEnviron 150 000 dans plusieurs parcelles
Chemin Golf LinkNonNon fédéralEnviron 2,5 haMillions (Jones 2006)
Aéroport HuroniaNonNon fédéral60 haEnviron 800 000
Chemin La FontaineNonNon fédéral<0,5 haEnviron 100
Chemin MacavalleyNonNon fédéralInconnu>100 (Jones, 2006); (la majeure partie du site n'a pas fait l'objet de relevés)
Lac Macey/chemin Methodist PointOuiNon fédéral>3 ha>200 000 dans plusieurs sous-populations
Thunder BeachNonNon fédéral>2 haCouverture dense sur au moins 2 ha; > 1 million
11 populations  >78 haAu moins 3 millions de plants

* Aucun plant n'a été trouvé dans l'une des trois sous-populations d'Anten Mills dans le relevé le plus récent (Jones, 2010).

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Au Canada, les principales menaces pesant sur l'aristide à rameaux basilaires indiquées dans le programme fédéral de rétablissement comprennent le caractère limité de l'habitat, l'extraction de sable, la succession végétale et l'absence de certains processus écologiques, le lotissement, la plantation de conifères, les espèces envahissantes, l'utilisation de véhicules tout-terrain, les pratiques agricoles et le dépôt d’ordures (Jones, 2007). En outre, le fauchage, l'entretien des routes et le piétinement sont définis comme des menaces dans l'annexe du gouvernement de l’Ontario au programme fédéral de rétablissement (Jones, 2011).

Le présent plan d'action vise l'ensemble des populations ontariennes d'aristide à rameaux basilaires et décrit les mesures mises en œuvre en Ontario et fondées sur les approches visant à atteindre les objectifs de rétablissement indiqués dans le programme de rétablissement (Jones, 2007).

Le but du rétablissement de l'aristide à rameaux basilaires défini dans le programme de rétablissement (Jones, 2007) est de maintenir des populations autosuffisantes d'Aristida basiramea dans toutes les localités canadiennes où cette espèce existe à l’état indigène2 au Canada. L’objectif du gouvernement de l’Ontario en matière de rétablissement (énoncé dans la déclaration du gouvernement de l'Ontario3) est de maintenir les populations autonomes d'aristide à rameaux basilaires à tous les endroits actuellement occupés par l’espèce à l’intérieur de son aire de répartition indigène en Ontario (ministère des Richesses naturelles, 2011). L'objectif en matière de population et de répartition du présent plan d’action est identique au but du rétablissement énoncé dans le programme de rétablissement fédéral (Jones, 2007) mais ne vise que les populations de l'Ontario (seules populations ciblées par le présent plan d’action).

Les objectifs du rétablissement figurant dans le programme de rétablissement fédéral (Jones, 2007) sont les suivants :

  1. Que l’Aristida basiramea survive en milieu naturel dans les cinq stations4 où l'espèce est considérée comme étant d'origine indigène et que ses populations demeurent suffisamment grandes pour être viables, au cours des dix prochaines années et par la suite.
  2. Que les mesures nécessaires pour éviter ou atténuer les menaces pesant sur l'espèce et son habitat aient été adoptées et entreprises d'ici 2007. Ces mesures devront permettre d’envisager toute une gamme de moyens.
  3. Que des travaux de recherche et de suivi scientifiquement rigoureux permettant d’évaluer et répertorier les besoins de l’espèce en matière d'habitat ainsi que les tendances et la viabilité des populations aient été entrepris dans le cas d’au moins deux des populations d'ici 2007.
  4. Que le matériel éducatif nécessaire à une bonne intendance de l’espèce et de son habitat ait été préparé et diffusé aux publics cibles d'ici 2007.

    Le présent plan d'action couvre les quatre objectifs du rétablissement, dans la mesure où ils concernent les populations de l'Ontario. Les objectifs et les approches générales du programme de rétablissement s’appliquent également aux sept nouvelles populations. Le terme « station » utilisé dans le premier objectif de rétablissement fait référence à une population entière. Toutefois, par souci de clarté, dans le présent plan d'action, on utilise le terme « site », auquel correspond une sous-population.

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1.2 Mesures à prendre et calendrier de mise en œuvre

Les mesures à prendre et le calendrier de mise en œuvre proposés pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition sont présentés dans le tableau 2. Environnement Canada et l’Agence Parcs Canada s'efforceront d'appuyer la mise en œuvre du présent plan, en fonction des ressources disponibles et des diverses priorités à l'égard de la conservation des espèces en péril.

1.2.1 Mesures déjà achevées ou en cours

Le programme de rétablissement comporte une liste des nombreuses études qui ont été nécessaires pour désigner l'habitat essentiel pour les populations d'aristide à rameaux basilaires de l’Ontario. À ce jour, les études suivantes ont été réalisées :

  • Étude et caractérisation de l'habitat et de la communauté végétale sur l'île Beausoleil. Relevés de la partie récemment découverte de la station (voir Promaine et Sutherland, 2010).
  • Relevé et cartographie des milieux convenant à l’espèce ou pouvant l’abriter aux alentours du lac Macey (voir Jones, 2010).
  • Analyse des vestiges d’anciens rivages déjà cartographiés, dans le comté de Simcoe, en Ontario, en vue d’y repérer les zones où pourraient exister d’autres populations ou d’autres milieux convenant à l’espèce (voir Jones, 2006).
  • Relevé des zones repérées par l’analyse susmentionnée, en vue de déterminer si elles renferment d’autres populations (y compris des réservoirs de semences) ou des milieux convenant à l’espèce (voir Jones, 2006).

En outre, les activités suivantes ont été réalisées :

  • Depuis la publication du programme de rétablissement, des relevés ont été effectués afin de mettre à jour les renseignements sur l'abondance pour de nombreuses populations (voir le tableau 1).
  • Le site de l'île Beausoleil a été zoné « milieu sauvage » (2009) afin d'accroître la protection de l'habitat de l'aristide à rameaux basilaires.
  • Des mesures de suivi des populations d'aristide à rameaux basilaires de l'île Beausoleil et de l'île Christian ont été instaurées (Jones, 2008; Promaine et Sutherland, 2010), mais les protocoles mis en œuvre dans les sites faisant l’objet du suivi ne sont pas uniformes. Sur l'île Beausoleil, le programme propre au parc assure un suivi de la zone d'occupation, de la densité de la distribution et de la qualité de l'habitat. Sur l'île Christian, trois transects permanents ont été établis pour observer la taille et la fluctuation de la population ainsi que les effets en lien avec les menaces existantes, s’il y a lieu.
  • Un plan d'action pour le rétablissement de l'aristide à rameaux basilaires a été rédigé (2009) par la Première Nation de Beausoleil. La Première Nation a aussi entrepris des activités de sensibilisation au sein de la collectivité (signalisation, ateliers) sur l'aristide à rameaux basilaires et d'autres espèces en péril, en plus de mener des entretiens auprès des membres de la bande afin de recueillir des connaissances écologiques traditionnelles. Elle amorcera également des activités de gestion de l'habitat pour l'espèce visant à éliminer les espèces envahissantes et compétitrices, et à dégager le sol afin d’en favoriser la colonisation par l’espèce.

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1.2.2 Mesures à prendre et calendrier de mise en œuvre

Les mesures déterminées sont réparties en cinq grandes stratégies : sensibilisation et communication, conservation et gestion, atténuation des menaces, recherche et, finalement, relevés et suivi. Elles sont décrites dans le tableau 2, avec leur échéancier de mise en œuvre.

Un suivi est nécessaire pour déterminer si les objectifs en matière de population et de répartition sont atteints (même si la taille à partir de laquelle une population est viable ne soit pas encore déterminée) et pour assurer un suivi des menaces afin de pouvoir intervenir au besoin. Le suivi de tous les sites est une mesure prévue. On recommande qu’un protocole uniforme soit utilisé pour tous les sites et qu’il inclue l’enregistrement par GPS du tracé des limites des parcelles, une méthodologie uniforme d'estimation des populations ainsi que de l’évaluation sommaire des menaces. Le suivi des données pourrait aider à déterminer la taille d’une population viable (mesure 5.2 du tableau 2). Étant donné que l'aristide à rameaux basilaires est une espèce annuelle dont la présence et la population fluctuent d’une année à l’autre, les estimations annuelles de la population pourraient être moins significatives que la tendance globale à long terme.

Tableau 2. Calendrier de mise en œuvre. Version accessible du Tableau 2
#Mesures de rétablissementPriorité1Menaces ou objectifs abordés2Échéancier
 Stratégie générale 1 : Sensibilisation et communication (couvre les mesures 4, 15 et 18 du programme de rétablissement3)
1.1Coordonner les communications avec les propriétaires fonciers privés dans les territoires des compétences concernées, en ne communiquant qu'une seule fois avec les propriétaires sur les terrains desquels se trouve une partie de l’habitat essentiel, de façon à réduire la confusion.ÉlevéeToutes les menaces2014-17
1.2Faire participer des planificateurs municipaux aux activités concernant l'habitat essentiel, la planification de l'utilisation des terres et les relevés.ÉlevéePerte d'habitat en raison du développement, de l'entretien des routes, du fauchage, du piétinement et de l'utilisation de véhicules tout-terrain2014-16
1.3Encourager le transfert des connaissances (y compris les connaissances écologiques traditionnelles); structurer et transmettre, aux propriétaires fonciers privés4, aux municipalités, aux entreprises de services publics, aux collectivités des Premières nations et aux usagers des parcs nationaux, l’information relative aux besoins de l'espèce, aux activités acceptables au sein de l'habitat essentiel ainsi qu’à l'historique des sites occupés par l'espèce, et encourager les activités d'intendance.ÉlevéeToutes les menaces2014-17
Stratégie générale 2 : Conservation et gestion (couvre les mesures 5, 7, 15, 18 et 21 du programme de rétablissement)
2.1Favoriser la restauration de l'habitat au site d’Anten Mills par l’enlèvement mécanique de la végétation, le ratissage et la mise à nu du sol pour permettre à l'espèce de recoloniser des parcelles anciennement occupées.ÉlevéePerte d'habitat en raison de la succession végétale2014-17
2.2Examiner des pratiques exemplaires de gestion de l'aristide à rameaux basilaires (p. ex. brûlage dirigé, autres activités de gestion de l'habitat) et soutenir leur mise en œuvre sur l'île Christian par la Première Nation de Beausoleil et intégrer des connaissances écologiques traditionnelles, s’il y a lieu.MoyennePerte d'habitat en raison de la succession végétale2014-18
2.3Collaborer avec les entreprises de services publics pour déterminer comment conserver l'habitat dans les corridors utilisés dans le cadre des activités d'entretien régulier.MoyenneFauchage; entretien des routes2014-15
Stratégie générale 3 : Atténuation des menaces (couvre les mesures 6 et 11 du programme de rétablissement)
3.1En collaboration avec la Première Nation de Beausoleil, promouvoir l'enlèvement des ordures de l'habitat de l'aristide à rameaux basilaires sur l'île Christian.MoyenneDépôt d’ordures2014-16
3.2Élaborer et promouvoir des pratiques exemplaires de gestion pour aider à atténuer les menaces que représentent les espèces envahissantes provenant de certains sites afin d'améliorer l'habitat et de mettre de nouveaux sols à nu pour l'aristide à rameaux basilaires (p. ex. par enlèvement mécanique de l'épervière piloselle et de la centaurée maculée).MoyenneEspèces envahissantes2014-16
3.3Encourager et aider les propriétaires fonciers privés sur les terrains desquels on trouve une partie de l’habitat essentiel à mettre en œuvre des mesures visant à empêcher l'utilisation des véhicules tout-terrain par des intrus (p. ex. installation de panneaux de signalisation et barrières).MoyennePiétinement et utilisation de véhicules tout-terrain2014-16
Stratégie générale 4 : Relevés et suivi (couvre les mesures 1, 2 et 22 du programme de rétablissement)
4.1Uniformiser les protocoles de suivi à utiliser pour tous les sites, incluant ceux où des programmes de suivi sont déjà mis en oeuvre, pour étudier les tendances au sein des populations et le statut des menaces qui pèsent sur elles; mettre en œuvre des programmes de suivi dans tous les sites qui ne font pas l'objet d'un suivi à l’heure actuelle afin de déterminer le succès des activités visant le rétablissement de l’espèce et l'atténuation des menaces.ÉlevéeToutes les menaces2014-16
4.2Poursuivre le suivi régulier (p. ex. tous les trois ans) de la population de l'île Beausoleil et de son habitat essentiel pour évaluer les effets de la succession et déterminer si des mesures de gestion doivent être mises en oeuvre.ÉlevéePerte d'habitat en raison de la succession végétale2014-16
Stratégie générale 5 : Recherche (couvre les mesures 21 et 23 du programme de rétablissement)
5.1Étudier l'efficacité des pratiques exemplaires de gestion comme outil d'amélioration de l'habitat à l'île Christian et leurs effets sur d’autres espèces (non visées).MoyennePerte d’habitat en raison de la succession végétale2014-18
5.2Mener des recherches pour déterminer la durée de la viabilité des graines du réservoir de semences (afin de déterminer si des habitats historiques requièrent une protection) et les processus naturels qui préservent l'habitat et établir si l’enlèvement de conifères ou d'autres mesures de mise à nu du sol seraient bénéfiques pour le rétablissement de l'espèce. Se pencher sur les moyens de déterminer la taille minimale d’une population viable de cette espèce.FaibleToutes les menaces2015-18

1 « Priorité » reflète l’ampleur dans laquelle la mesure contribue directement au rétablissement de l’espèce ou est un précurseur essentiel à une mesure qui contribue au rétablissement de l’espèce. Les mesures à priorité élevée sont considérées comme étant celles qui sont les plus susceptibles d'avoir une influence immédiate et/ou directe sur l'atteinte de l’objectif de rétablissement de l'espèce. Les mesures à priorité moyenne peuvent avoir une influence moins immédiate ou moins directe sur l'atteinte des objectifs de rétablissement en matière de population et de répartition, mais demeurent importantes pour le rétablissement de la population. Les mesures de rétablissement à faible priorité auront probablement une influence indirecte ou progressive sur l'atteinte des objectifs du rétablissement, mais sont considérées comme des contributions importantes à la base de connaissances et/ou à la participation du public et à l'acceptation de l'espèce par le public.

2 Les menaces déterminées pour les populations de l'Ontario dans le programme fédéral de rétablissement comprennent le caractère limité de l'habitat, la succession végétale et l'absence de certains processus écologiques, le lotissement, la plantation de conifères, les espèces envahissantes, l'utilisation de véhicules tout-terrain et le dépôt d’ordures. En outre, le fauchage, l'entretien des routes et le piétinement sont définis comme des menaces dans l'addenda de la province de l'Ontario au programme fédéral de rétablissement (Jones, 2011).

3 Certaines mesures prévues dans le programme de rétablissement n'ont pas été prises en compte dans le présent document parce qu’elles ont déjà été mises en œuvre (p. ex. mener des études pour désigner l'habitat essentiel, inclure le site de l'île Beausoleil dans une zone protégée du parc) ou visent les populations du Québec.

4 Les propriétaires fonciers dont les cours sont adjacentes aux sites répondant au critère d'occupation des sites et adjacentes aux habitats continus, même si ceux-ci ne sont pas actuellement désignés comme faisant partie de l’habitat essentiel (voir la section 1.3.4) devraient être visés, en plus des propriétaires fonciers sur les terrains desquels on trouve une partie de l’habitat essentiel.

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1.3 Habitat essentiel

1.3.1 Désignation de l'habitat essentiel de l'espèce

L'habitat essentiel est entièrement désigné dans le présent plan d'action pour toutes les populations connues de l'aristide à rameaux basilaires en Ontario et on considère que l’étendue désignée est suffisante pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition pour les 11 populations d'origine naturelle en Ontario. La désignation détaillée d’un site d'habitat essentiel est faite pour une population (île Beausoleil) occupant un habitat naturel. Pour les dix autres populations qui occupent un habitat semi-naturalisé, les renseignements disponibles semblent indiquer qu'il existe un certain nombre d'emplacements non documentés au sein des populations, c'est-à-dire des emplacements pour lesquels Environnement Canada n’a accès, à l’heure actuelle, à aucune donnée géospatiale détaillée. De récents inventaires de l'espèce ont fourni une référence géographique (fondée sur les limites de lots figurant au cadastre5) pour l'ensemble de ces emplacements, sur laquelle se base l'approche actuelle en matière de désignation de l'habitat essentiel pour ces dix populations (voir les sections suivantes). Les limites de lots figurant aux cadastres forment un polygone limite à l’intérieur duquel se trouvent des sites d’habitat essentiel.

La désignation de l'habitat essentiel de l'aristide à rameaux basilaires est fondée sur les deux critères suivants : le caractère convenable de l'habitat et l'occupation des sites. Des limites plus précises pourront être cartographiées et des parcelles d’habitat essentiel supplémentaires pourront s’ajouter si des relevés ou d’autres travaux appuient l'inclusion d’autres parcelles que celles qui sont actuellement désignées. Les principaux points dont il faut tenir compte dans la désignation de l'habitat essentiel sont la superficie, la qualité et l'emplacement de l’habitat nécessaire pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition.

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1.3.2 Habitat convenable

En Ontario, la plupart des populations de l'aristide à rameaux basilaires occupent des secteurs qui étaient autrefois des champs cultivés, mais qui sont revenus à l'état de prairies ou de landes semi-naturelles. Ces anciens champs diffèrent grandement des landes de sable naturelles (un type de végétation extrêmement rare en Ontario, qui a reçu la cote S16), tant du point de vue de la composition des espèces que du régime de perturbation, mais aucun de ces deux milieux n’est entièrement créé ou influencé par les activités humaines (Jones, 2005 et 2006). Par conséquent, pour la plupart des sites (à l'exception de l'île Beausoleil, qui constitue un habitat naturel), la classification écologique des terres (Lee et coll., 1998) n'est pas un guide utile pour désigner l'habitat convenable de l'aristide à rameaux basilaires en Ontario7. Sur l'île Beausoleil, toutefois, la classification écologique des terres est appropriée et l'habitat convenable est l’habitat désigné comme :

  • Écosite de lande sablonneuse ouverte (Open Sand Barren ecosite – SBO1) (Promaine, 2009).

Les terrains perturbés ne constituent pas tous des habitats convenables pour l'aristide à rameaux basilaires. Il existe des types distincts de perturbations récentes ou d'étapes de rétablissement après des perturbations plus anciennes qui rendent l'habitat convenable (Jones, 2006). Ainsi, les champs agricoles inutilisés, les terrains vacants, les anciennes sablières ou les bordures de routes ne constituent pas nécessairement des habitats convenables. En outre, les secteurs d'habitat convenable peuvent évoluer et se modifier en raison d'autres perturbations (p. ex. incendies, récolte d’arbres, pratiques d'utilisation des terres) et/ou des étapes de rétablissement suivant des perturbations plus anciennes. L'aristide à rameaux basilaires est capable de coloniser des habitats optimaux nouvellement formés d'une année à l'autre à mesure que ces habitats sont disponibles. Dans les habitats semi-naturalisés, l'habitat convenable est défini comme un espace ouvert sur un sol sablonneux où le couvert d'arbres et d'arbustes est absent et où au moins quelques parcelles dénudées ou herbeuses sont présentes, ce qui peut inclure, notamment :

  • secteurs sablonneux secs, ouverts et non ombragés, avec parcelles de sol dénudé (de toutes les tailles) exposées;
  • terrain herbeux semi-naturel (non mis en valeur8) dominé par la danthonie à épis ou le sporobole à fleurs cachées, ou par le pâturin du Canada si des parcelles de sol dénudé (de toutes les tailles) sont exposées;
  • végétation de lande sablonneuse ouverte ou de dune de sable ouverte sur des vestiges de rivages de lac ou de mer de la période postglaciaire;
  • secteurs sablonneux perturbés et dominés par des espèces végétales non indigènes, avec parcelles de sol dénudé (de toutes les tailles) exposées;
  • champs sablonneux en jachère ou bordures de champs et sablières abandonnées;
  • sentiers sablonneux traversant des secteurs herbeux bien végétalisés;
  • talus sablonneux en bordure de route.

Les espaces ouverts sont considérés comme un habitat convenable parce qu’ils constituent un habitat supplémentaire favorisant la dispersion et que l'espèce pourrait être présente dans le réservoir de semences dans ces secteurs. De même, parce que le sable peut être emporté par le vent ou se déplacer, l'inclusion de secteurs inoccupés adjacents à l'habitat occupé permet de prendre en compte le déplacement naturel des substrats sableux et des colonies d'aristide à rameaux basilaires au fil du temps (Jones, 2007).

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1.3.3 Occupation des sites

Critère d'occupation des sites : Un site occupé est un endroit où l'aristide à rameaux basilaires a été observée au cours d’une année depuis 2005, à l’exception des sites sablonneux en bordure des routes, où l'aristide à rameaux basilaires doit avoir persisté pendant plus d'un an9. La délimitation d’un site d'habitat essentiel est basée sur la superficie occupée par une plante ou un groupe de plantes, à laquelle s’ajoute toute la superficie d'habitat convenable continu entourant la superficie occupée.

Des relevés des populations de l’Ontario établis récemment, c.-à-d. depuis 2005 (p. ex. Jones, 2006, 2010), fournissent la représentation la plus exacte et la plus à jour de l'étendue des secteurs occupés par ces populations. L’information tirée de ces récents relevés a été utilisée pour déterminer l'occupation des sites. Ces relevés ont permis de découvrir de nouvelles populations ainsi que d'autres sites occupés par certaines populations, ce qui semble indiquer que l'espèce est plus répandue qu’on ne le croyait. En outre, ces relevés indiquent que les secteurs voisins, où il n'a pas été possible d'effectuer des relevés détaillés, offrent également un habitat convenable; dans plusieurs cas, la présence de l'aristide à rameaux basilaires a même été observée à partir du bord des routes. Bien qu'aucune donnée géospatiale détaillée n'a été recueillie à ces endroits, une référence géographique (limites de lot) a néanmoins été notée. Par conséquent, il est probable que des relevés supplémentaires permettraient de confirmer l'existence d'autres secteurs d’habitat convenable occupés qui pourraient contribuer au rétablissement global de l’espèce.

1.3.4 Application des critères de l'habitat essentiel de l'aristide à rameaux basilaires

L'habitat essentiel de l'aristide à rameaux basilaires est désigné comme étant l’ensemble des secteurs d'habitat convenable continu (section 1.3.2) dans lesquels se trouvent les sites répondant au critère d'occupation des sites (section 1.3.3), à l’exception des sites où des occurrences de l'espèce se trouve dans des cours (voir ci­dessous). L'habitat essentiel s'étend autour du secteur occupé tant que l'habitat convenable demeure continu (p. ex. secteurs reliés). Les secteurs occupés divisés par des éléments anthropiques comme des routes pavées ou gravelées, des pistes d'aéroport et des pelouses ne sont pas considérés comme des secteurs d'habitat continu. Les secteurs occupés divisés par des coupures naturelles comme des peuplements d'arbres, des terres humides, des zones arbustives ou des zones d’herbes hautes où il n'y a aucun sol dénudé ne sont pas considérées non plus comme des secteurs d'habitat continu.

Dans de récents inventaires, on a évalué les emplacements où la présence de l'aristide à rameaux basilaires a été observée. Pour les dix populations de l'aristide à rameaux basilaires occupant des habitats semi-naturalisés, les inventaires ont été réalisés à l'aide de techniques de relevés en bordure de route et les emplacements ont été géoréférencés par rapport aux limites de lots figurant au cadastre. Pour six de ces populations, les inventaires ont permis de repérer des sites à ce jour inconnus d’occurrence de l'aristide à rameaux basilaires. Bien que ces relevés ne fournissent pas de données géospatiales détaillées sur l’emplacement de chaque plant ni sur l'étendue de l'habitat convenable, l'information est jugée adéquate pour juger si le critère d'occupation des sites est respecté (section 1.3.3) et confirmer l’existence d'un habitat convenable (1.3.2). En outre, des photos aériennes ont été utilisées pour confirmer l’étendue probable de l’habitat convenable. Par conséquent, à défaut de données géospatiales ou d’information détaillée sur l'occurrence ou sur l’habitat, la désignation de l'habitat essentiel des dix populations d'aristide à rameaux basilaires des habitats semi-naturalisés est fondée sur les limites, figurant au cadastre, des lots où sont situés les sites d’occurrence de l'espèce10. Lorsque l'aristide à rameaux basilaires est présente dans des lots adjacents ou lorsqu'un habitat convenable continu s'étend au-delà des limites de lots figurant au cadastre, les limites des lots adjacents sont fusionnées afin de créer une seule « case » à l’intérieur de laquelle se trouvent les sites approximatifs d'habitat essentiel.

L'habitat essentiel de l'aristide à rameaux basilaires en Ontario est désigné comme étant l’ensemble des sites qui se trouvent à l'intérieur des « cases » formées par les limites des lots figurant au cadastre, qui présentent les caractéristiques écologiques d’un habitat convenable (section 1.3.2) et qui répondent au critère d'occupation des sites (section 1.3.3).

Comme l'aristide à rameaux basilaires est une espèce végétale annuelle vivant dans un environnement dynamique, l'étendue et la forme précises de l'habitat essentiel subissent des variations annuelles. Il est probable que cette espèce n’occupe pas continuellement les mêmes espaces, mais qu'elle colonise plutôt des espaces nouvellement créés par diverses perturbations (p. ex. incendies, récolte d’arbres et pratiques d'utilisation des terres).Étant donné que la plupart des populations d'aristide à rameaux basilaires en Ontario se trouvent dans des habitats semi-naturels (dix des onze populations connues), le maintien de légères perturbations d'origine anthropique pourrait être nécessaire pour assurer la persistance à long terme de l'espèce.

Les « cases » utilisées pour la désignation de l'habitat essentiel dans des lots adjacents qui offrent un habitat convenable contiendront des secteurs dynamiques, la délimitation précise d’un site d'habitat essentiel donné fluctuant d'année en année. Les limites des lots figurant au cadastre sont considérées comme une délimitation appropriée de l’habitat essentiel de ces dix populations parce que les lots contiennent l’étendue d'habitat convenable adjacente aux habitats convenables occupés et qu’ils sont associés aux régimes locaux de gestion du territoire actuels, lesquels influent sur la colonisation et la persistance à long terme de l'espèce.

Dans les cas où l'habitat essentiel se trouve dans un environnement naturel (une population sur l'île Beausoleil), la classification écologique des terres permet de cerner un écosystème uniforme où l'habitat convenable de l'aristide à rameaux basilaires est présent. Dans la classification écologique des terres, l'écosite est un secteur présentant des facteurs environnementaux et des caractéristiques de végétation uniformes, y compris une texture de sol et un régime d'humidité et de drainage adéquats, et une physiographie associée à une communauté d'espèces végétales, ce qui permet de déterminer l’étendue du secteur actuellement occupé par l'espèce ainsi que des secteurs adjacents d'habitat convenable susceptibles d’être colonisés par l'espèce.

La désignation de l'habitat essentiel n'inclut pas les occurrences situées dans les cours parce qu’elles sont restreintes à un secteur très limité d'habitat convenable et ne sont pas susceptibles de contribuer à la persistance naturelle à long terme de l'espèce. De plus, les sites associés à ces occurrences sont considérés comme des habitats marginaux pour la régénération. Si d'autres activités de suivi révèlent que des cours occupées par l’espèce sont adjacentes à des sites répondant au critère d'occupation des sites (1.3.3) et adjacentes à des secteurs d’habitat convenable continus, ces cours pourraient être considérées comme importantes pour la dispersion entre les secteurs d’habitat convenable et prises en considération dans une révision de la désignation de l'habitat essentiel. En outre, il importe de préciser que tout élément se trouvant à l'intérieur des « cases » et qui ne constitue pas un habitat convenable (p. ex. une route, une maison ou un bâtiment agricole) n'est pas considéré comme faisant partie de l’habitat essentiel.

L'aristide à rameaux basilaires est présente à certains endroits sur les accotements des routes, qui sont des habitats d'origine anthropique caractérisés par une très forte utilisation et un niveau élevé de perturbation. Les accotements des routes sont considérés comme des habitats temporaires où l'espèce n'est pas susceptible de persister à long terme; par conséquent, ces sites ne sont pas inclus dans l’habitat essentiel. Par exemple, la population qui occupait un accotement du district de Rainy River en 2001 (Jones, 2007), n'a pas été revue au cours des années suivantes, malgré plusieurs recherches (Oldham, comm. pers., 2010). Il convient de noter qu'il faut distinguer l'accotement (partie de la surface de la route où les véhicules peuvent circuler et qui n'est pas désignée comme un habitat essentiel) du talus (partie du fossé ou pente adjacente à la surface de la route, où les véhicules ne circulent normalement pas).

L'application des critères de l'habitat essentiel aux données disponibles a mené à la désignation de 15 sites pour les 11 populations d'aristide à rameaux basilaires de l’Ontario. L'habitat essentiel désigné est considéré comme suffisant pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition pour les populations de l’Ontario. Afin de respecter les protocoles d'utilisation des données sur les espèces en péril provinciales et les ententes connexes, ces sites sont présentés dans des cases de 1 km x 1 km du quadrillage universel transverse de Mercator (UTM) de référence où se trouve une partie de l'habitat essentiel. Il importe de noter que les coordonnées présentées à l'annexe A sont celles de la représentation cartographique des sites contenant une partie de l'habitat essentiel et non celles du secteur ou des limites des sites d'habitat essentiel proprement dits. À mesure que des renseignements supplémentaires deviendront disponibles, l'approche utilisée pour la désignation de l'habitat essentiel pourra être raffinée, et les limites des sites actuellement désignés comme faisant partie de l’habitat essentiel pourront être précisées et d’autres sites répondant aux critères de l'habitat essentiel de l’espèce pourront être ajoutés.

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1.3.5 Exemples d'activités susceptibles d’entraîner la destruction de l'habitat essentiel

La compréhension de ce qui constitue une destruction de l'habitat essentiel est nécessaire à la protection et à la gestion de l'habitat essentiel. La destruction est déterminée au cas par cas. Il y a destruction si une partie de l’habitat essentiel est dégradée, de façon permanente ou temporaire, d’une façon telle que l’habitat ne peut plus répondre aux besoins de l’espèce. Dans le cas de l'aristide à rameaux basilaires, une espèce dont l'habitat doit être soumis à des perturbations afin de demeurer ouvert, les activités qui entraînent des perturbations temporaires au sein de l'habitat essentiel ne sont pas nécessairement considérées comme destructives. La destruction peut découler d'une activité unique à un moment donné ou des effets cumulés d'une ou de plusieurs activités au fil du temps (Gouvernement du Canada, 2009).

Les perturbations qui pourraient initialement nuire à l'habitat de l'aristide à rameaux basilaires créent souvent un nouvel habitat d'excellente qualité une fois qu'elles sont résorbées (Barbeau et Brisson, 2004; Jones, 2006). Comme l'aristide à rameaux basilaires est une plante annuelle, sa répartition à l’échelle locale change quelque peu d'année en année, à mesure qu’elle colonise des parcelles dénudées nouvellement créées au sein de l'habitat. Par conséquent, une certaine perturbation de l'habitat de l'aristide à rameaux basilaires peut être bénéfique pour l'espèce puisqu'elle entraîne la création de parcelles de sol dénudé au sein d'un site. En raison de leur taille, les populations restreintes sont plus susceptibles d'être affectées par des perturbations qui ne nuiraient pas aux populations plus importantes. En outre, à partir d'un certain seuil,certaines activités considérées comme bénéfiques deviennent préjudiciables, même pour les populations les plus importantes. Bien que la plupart des populations de l'Ontario se trouvent dans un habitat semi-naturalisé et profitent probablement de certaines perturbations causées ou influencées par les activités humaines, la population de l'île Beausoleil, elle, se trouve dans un habitat naturel influencé par son propre régime de perturbations naturelles. C’est pourquoi la présente section a été divisée en trois sous-sections qui donnent différents exemples d'activités susceptibles d'entraîner la destruction de l'habitat essentiel dans diverses circonstances.

1.3.5.1 Exemples d'activités susceptibles d'entraîner la destruction de l'habitat essentiel dans tous les sites
  • Les activités qui entraînent la perte ou la couverture prolongée de l'habitat convenable, empêchant ainsi la croissance et l'implantation de l'aristide à rameaux basilaires. Ces activités comprennent, par exemple : la construction de structures permanentes, le pavage, le dépôt et l'étalement de matériau de remblai, de terre ou de gravier ainsi que la pose de gazon en plaques; l'ensemencement de pelouses, qui peut introduire des espèces envahissantes compétitrices de l'aristide à rameaux basilaires; la plantation d'arbres ou d'arbustes qui atteindront plus de 3 m de hauteur, ce qui peut créer des zones d'ombre au sol et entraîner une accumulation d'aiguilles, de feutre racinaire ou de débris.
  • Les activités telles que l'utilisation généralisée de véhicules, le labourage et l'extraction de sable, qui perturbent le sol et le rendent trop meuble et non propice à la croissance et à l’établissement de l'aristide à rameaux basilaires.

L'aristide à rameaux basilaires exige des perturbations mineures de son habitat. Par conséquent, pour protéger adéquatement l'espèce, certaines activités actuellement en cours dans les habitats semi-naturels où les niveaux de perturbation sont limités devraient pouvoir se poursuivre à l'intérieur et à proximité de l'habitat essentiel sans entraîner sa destruction. Dans certains cas, un sol perturbé peut devenir un habitat convenable s'il n'est pas touché pendant une année ou plus, mais ces situations devaient être évaluées au cas par cas. Pour obtenir de plus amples renseignements sur les exemples d'activités susceptibles d'entraîner la destruction de l'habitat essentiel dans les habitats semi-naturels, voir les sections 1.4.1 et 1.4.2.

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1.3.5.2 Exemples d'activités susceptibles d'entraîner la destruction de l'habitat essentiel sur l'île Beausoleil seulement (qui s'ajoutent aux exemples énumérés à la section 1.3.5.1)

Dans le programme de rétablissement (Jones, 2007), on reconnaît que, sur l'île Beausoleil, le milieu où est situé l'habitat de l'aristide à rameaux basilaires est plus naturel (c.-à-d. lande sablonneuse ouverte) que celui des autres occurrences de cette espèce au Canada. En outre, l'habitat de l'île Beausoleil se trouve au sommet ou au pied d'une pente douce. Au niveau inférieur, l’habitat est caractérisé par un sol sablonneux meuble et peu végétalisé, ce qui signifie que cet emplacement ne peut soutenir l’intensité de perturbations causées ou influencées par les activités humaines qui pourraient être bénéfiques à des sites plus étendus. Par conséquent, les activités susceptibles d'entraîner la destruction de l'habitat essentiel sur l'île Beausoleil comprennent, par exemple :

  • Les activités qui entraînent la perturbation physique du substrat où pousse l'aristide à rameaux basilaires, ce qui provoque un ameublissement du sol et crée des conditions non propices à l'établissement et à la croissance de l'espèce. Ces activités comprennent, par exemple, l'extraction de sable et tout niveau d'utilisation de véhicules tout-terrain.
  • L’aménagement d'infrastructures entraînant une circulation piétonne qui perturbe le sol où poussent les plants d'aristide à rameaux basilaires, comme la construction d'abris de pique­nique.

1.4 Mesures proposées pour protéger l’habitat essentiel

Les renseignements ci-dessous décrivent les mesures de protection potentielles de l'habitat essentiel de l'aristide à rameaux basilaires en Ontario connues d'Environnement Canada au moment de la publication du présent plan d’action. Le présent plan d'action ne vise pas à déterminer si ces mesures constituent une protection efficace en vertu de la LEP.

La protection de l'habitat essentiel peut être facilitée par divers mécanismes, notamment par les lois fédérales et provinciales, les activités d'intendance, la délivrance de permis, la sensibilisation des propriétaires fonciers et des utilisateurs de terres ainsi que les règlements municipaux et les plans de gestion.

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1.4.1 Terres domaniales

L'habitat essentiel de l'aristide à rameaux basilaires sur l'île Beausoleil se trouve à l'intérieur du Parc national du Canada des Îles-de-la-Baie-Georgienne et, à ce titre, sera protégé par le processus décrit au paragraphe 58(2) de la Loi sur les espèces en péril ainsi que par la Loi sur les parcs nationaux du Canada.

En outre, le parc assurera la gestion des activités afin d’empêcher la destruction de l'habitat essentiel grâce à l’utilisation d’outils de gestion tels que le zonage de parc, l'affichage d'avis et les avis aux visiteurs. L'habitat essentiel de l'île Beausoleil se trouve dans une zone du parc désignée zone 2 – Milieu sauvage (Agence Parcs Canada, 2009).

L'habitat essentiel de l'île Christian se trouve sur les terres de la réserve de la Première Nation de Beausoleil et sera protégé par le processus décrit dans l'article 58 de la LEP. Environnement Canada travaillera en collaboration avec la Première Nation de l'île Beausoleil pour appliquer ces mesures de protection. La Première Nation de Beausoleil a entrepris des activités de sensibilisation (signalisation, ateliers, lien vers un site Web) pour accroître la sensibilisation à l'aristide à rameaux basilaires sur l’île Christian et contribuer à sa protection et à celle d'autres espèces en péril.

Les questions portant sur les exemples d'activités susceptibles d'entraîner la destruction de l'habitat essentiel sur les territoires domaniaux autres que l'île Beausoleil (1.3.5.2) doivent être adressées à Environnement Canada, Service canadien de la faune – Région de l'Ontario.

1.4.2 Terres non domaniales

En Ontario, l'aristide à rameaux basilaires est inscrite comme espèce en voie de disparition en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition (LEVD), et les dispositions générales de cette loi qui on trait à l'habitat s'appliqueront automatiquement à cette espèce à compter du 30 juin 2013. Un addenda se rapportant à l'Ontario a été ajouté au programme fédéral de rétablissement (Jones, 2011) et un règlement décrivant l'habitat de l'aristide à rameaux basilaires en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l'Ontario pourrait être élaboré. Environnement Canada collaborera avec la province de l'Ontario afin d'évaluer la protection de l’espèce sur les terres non domaniales.

En outre, l'habitat de l'aristide à rameaux basilaires est susceptible d'être protégé stratégiquement sur les terres municipales et privées en vertu de la Déclaration de principes provinciale de la Loi sur l'aménagement du territoire de l'Ontario. La Déclaration de principes provinciale interdit l'aménagement et la modification des emplacements dans les habitats d’importance des espèces en voie de disparition et des espèces menacées et pourrait, par conséquent, contribuer à la protection de l'habitat essentiel de l'aristide à rameaux basilaires.

À Anten Mills, une partie de la population de l'aristide à rameaux basilaires occupe des terres assujetties à une servitude de conservation détenue par la Nottawasaga Valley Conservation Authority. Cette servitude devrait contribuer à la protection de l'habitat essentiel de l'aristide à rameaux basilaires.

Les questions visant à déterminer si une activité est susceptible d'entraîner la destruction de l'habitat en vertu de la LEVD (sur des terres non domaniales) doivent être adressées au bureau de district local du ministère des Richesses naturelles de l'Ontario.

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2. Évaluation des répercussions socioéconomiques et des avantages

La Loi sur les espèces en péril requiert qu'un plan d’action comporte une évaluation des répercussions socioéconomiques de la mise en œuvre du plan d'action et des avantages en découlant (LEP  49(1)e). Cette évaluation aborde seulement des répercussions socioéconomiques supplémentaires de la mise en œuvre du présent plan d'action dans une perspective nationale ainsi que des avantages sociaux et environnementaux qui se présenteraient si le plan d’action était mis en œuvre intégralement, reconnaissant que les aspects de sa mise en œuvre ne relèvent pas tous de la compétence du gouvernement fédéral. L’évaluation n’aborde pas les répercussions cumulatives du rétablissement de l'espèce en général ni ne tente de réaliser une analyse coûts-avantages. Elle a pour but d'informer le public et d’éclairer la prise de décisions relatives à la mise en œuvre du plan d'action par les partenaires.

La protection et le rétablissement des espèces en péril peuvent entraîner des avantages et des répercussions. La Loi reconnaît « que les espèces sauvages, sous toutes leurs formes, ont une valeur intrinsèque et sont appréciées des Canadiens pour des raisons esthétiques, culturelles, spirituelles, récréatives, éducatives, historiques, économiques, médicales, écologiques et scientifiques » (LEP, 2003). Les écosystèmes sains autosuffisants, dont les divers éléments sont en place, y compris les espèces en péril, apportent une contribution positive aux moyens de subsistance et à la qualité de vie de l'ensemble de la population canadienne. Un examen de la littérature confirme que la population canadienne tient à la préservation et à la conservation des espèces en soi. Les mesures prises pour préserver une espèce, comme la protection et la remise en état de l'habitat, sont aussi importantes. En outre, plus une mesure contribue au rétablissement d'une espèce, plus le public accorde une valeur élevée à de telles mesures (Loomis et White, 1996; Pêches et Océans Canada, 2008). De plus, la conservation des espèces en péril est un élément important de l'engagement du gouvernement du Canada à conserver la diversité biologique en vertu de la Convention internationale sur la diversité biologique. Le gouvernement du Canada s'est également engagé à protéger et à rétablir les espèces en péril par l’intermédiaire de l'Accord pour la protection des espèces en péril. Les répercussions et les avantages précis associés au présent plan d'action sont décrits ci-dessous.

Étant donné que le présent plan d'action ne touche qu'une zone géographique limitée de l’Ontario, on s'attend à ce que la plupart des répercussions se fassent sentir à l'échelle locale et à ce qu’elles soient mineures à l'échelle régionale, provinciale ou nationale. D'importants avantages sont aussi prévus puisque le plan d'action devrait contribuer au rétablissement de l'aristide à rameaux basilaires en Ontario et éventuellement contribuer à la protection des espèces en péril en général.

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Répercussions socioéconomiques de la mise en œuvre du présent plan d'action

Le présent plan d'action devrait avoir des répercussions limitées à l'échelle locale. Plus particulièrement, les changements touchant l'ampleur ou le calendrier des activités de certaines entreprises commerciales pourraient entraîner des répercussions économiques. Dans les cas où l'habitat essentiel se trouve dans des champs agricoles, il se peut que la culture soit restreinte puisque les activités telles que le labourage peuvent entraîner la destruction de l'habitat essentiel; toutefois, ces situations devront être déterminées au cas par cas (voir la section 1.3.5.2). S'il est déterminé que la culture des terres doit être restreinte, il est possible que cette restriction entraîne une baisse du rendement annuel de ces terres et, donc, du revenu des agriculteurs. Un certain nombre de propriétés sur lesquelles pousse l'aristide à rameaux basilaires appartiennent à des producteurs d’arbres de Noël. En limitant la croissance des arbres plantés à l'intérieur de l'habitat essentiel à une hauteur d'environ 3 m, on devrait assurer la persistance de l'habitat convenable de l'aristide à rameaux basilaires tout en permettant à ces entreprises de prospérer. De même, à proximité de l'aéroport Huronia, l'aristide à rameaux basilaires pousse sur des propriétés appartenant à des entreprises privées du domaine de l'aviation. Bien que le stationnement des avions ne constitue pas nécessairement une activité susceptible de détruire l'habitat essentiel, une destruction pourrait se produire si le sol était perturbé au point de rendre l’habitat non convenable à la croissance de l'aristide à rameaux basilaires (voir la section 1.3.5.2); dans certains cas, les entreprises devront trouver des solutions de rechange.

Étant donné l'aire de répartition géographique très restreinte de cette espèce en Ontario et le faible nombre de sites désignés comme faisant partie de l’habitat essentiel dans le présent plan, les répercussions devraient être minimes à l'échelle régionale et nationale.

Les coûts supplémentaires découlant de la mise en œuvre du présent plan d'action pourraient comprendre les salaires et les autres coûts d'exploitation associés à la mise en œuvre des mesures de rétablissement, qui seront assumés, dans la mesure du possible, par les organisations et organismes participants. Il faudra également que le personnel des organismes consacre un certain temps à la coordination des activités entre les compétences fédérales, provinciales et locales et les organisations qui participent aux efforts de rétablissement.

Les autres répercussions socioéconomiques potentielles associées aux mesures de rétablissement décrites dans le présent plan d'action devraient également être faibles.

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Avantages de la mise en œuvre du présent plan d'action

Bon nombre des avantages tirés de la conservation de la biodiversité, incluant la protection des espèces en péril, n’ont pas de valeur marchande, ce qui rend leur valeur difficile à établir. Toutes les espèces sauvages, quelles qu'elles soient, sont importantes et sont appréciées par les Canadiens pour des raisons esthétiques, culturelles, spirituelles, récréatives, pédagogiques, historiques, économiques, médicales, écologiques et scientifiques. Cette affirmation est appuyée par une enquête révélant que les résidents de l'Ontario ont dépensé environ 4,3 milliards de dollars en 1996 pour des activités liées à la nature au Canada (groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur l'importance de la nature pour les Canadiens, 2000).

La conservation des espèces sauvages en péril est un élément important de l'engagement du gouvernement du Canada à respecter les engagements internationaux pris en vertu de la Convention sur la diversité biologique. Pour l'Ontario, la biodiversité est importante pour l'économie et la richesse naturelle actuelles et futures. Un écosystème sain et viable, grâce aux divers éléments qui le composent, y compris les espèces en péril, apporte une contribution positive à la subsistance des propriétaires fonciers et du public.

La protection de l'habitat essentiel et les mesures de rétablissement définies dans le présent plan d'action devraient avoir une incidence très bénéfique pour le rétablissement de l'aristide à rameaux basilaires, notamment pour réduire le taux de perte de l'habitat, réduire l’intensité des menaces qui pèsent sur l'espèce et sur son habitat et augmenter la taille de la population. La protection de l'habitat de l'aristide à rameaux basilaires peut également être bénéfique pour d'autres espèces qui utilisent des habitats ouverts et peut contribuer à la protection des espèces gravement en péril de la communauté végétale des landes de sable en Ontario.

La communication avec la Première Nation de Beausoleil permettrait d’intégrer les activités de rétablissement de l'aristide à rameaux basilaires à la stratégie de tourisme et d’éducation sur la conservation de la Première Nation de Beausoleil, ce qui serait bénéfique tant pour la collectivité que pour l'espèce.

La possibilité que les déplacements ancestraux des peuples autochtones aient eu un rôle à jouer dans la répartition actuelle de l'aristide à rameaux basilaires (Jones, 2008) laisse sous-entendre que sa répartition pourrait constituer un volet d'histoire vivante. Ce récit des plus intéressants pourrait être utilisé dans le matériel d'interprétation à l’intention des visiteurs du Parc national du Canada des Îles-de-la-Baie-Georgienne.

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3. Mesure des progrès

Les indicateurs de rendement présentés dans le programme de rétablissement associé (section 2.7 Évaluation) proposent un moyen de définir et de mesurer les progrès vers l'atteinte des objectifs en matière de population et de répartition (anc. « buts du rétablissement »).

Un rapport sur la mise en œuvre du plan d'action (en vertu de l'article 55 de la LEP) sera produit par l’évaluation des progrès en vue de la mise en œuvre de stratégies générales.

Un rapport sur les répercussions écologiques et socioéconomiques du plan d'action (en vertu de l'article 55 de la LEP) sera produit par l'évaluation des résultats de suivi de rétablissement de l'espèce et de sa viabilité à long terme et par l'évaluation de la mise en œuvre du plan d'action.

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4. Références

Agence Parcs Canada. 2009. Plan directeur du parc national des Îles-de-la-Baie-Georgienne, Parcs Canada, Midland (Ontario).

Barbeau, O., et J. Brisson. 2004. La situation de l'Aristide à rameaux basilaires (Aristida basiramea Engelm. ex. Vasey) au Québec, Institut de recherche en biologie végétale, rapport préparé pour le ministère de l'Environnement du Québec, Direction du patrimoine écologique et du développement durable, 29 p.

Centre d'information sur le patrimoine naturel. 2010. Base de données en ligne, ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, Peterborough. (consulté en mars 2011).

COSEPAC. 2002. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l'aristide à rameaux basilaires (Aristida basiramea) au Canada, Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa (Ontario), vii + 31 p.

Gouvernement du Canada. 2009. Politiques de la Loi sur les espèces en péril : Cadre général de politiques [ébauche], Loi sur les espèces en péril : Séries de politiques et de lignes directrices, Environnement Canada, Ottawa (Ontario), 38 p.

Groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur l'importance de la nature pour les Canadiens. 2000. L'importance de la nature pour les Canadiens : Les avantages économiques des activités reliées à la nature, Environnement Canada, Ottawa (Ontario), iv + 49 p.

Jones, J.A. 2005. Report from field work on Forked Three-awned Grass (Aristida basiramea), rapport inédit préparé pour Parcs Canada, Section des espèces en péril, Ottawa (Ontario).

Jones, J.A. 2006. Search for suitable habitat and new populations of Forked Three-awned Grass (Aristida basiramea), rapport inédit présenté à Parcs Canada, Section des espèces en péril, Ottawa (Ontario).

Jones, J.A. 2007. Programme de rétablissement de l'aristide à rameaux basilaires (Aristida basiramea Engelm. ex Vasey) au Canada, Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril, Parcs Canada, Ottawa (Ontario), 31 p.

Jones, J.A. 2008. History of land use in Aristida habitat: Beausoleil Island and Christian Island, rapport inédit préparé pour le parc national du Canada des Îles-de-la-Baie-Georgienne (Parcs Canada), Midland (Ontario), 7 p.

Jones, J.A. 2010. Ontario Forked Three-awned Grass Sites 2010: Report from field work, rapport inédit présenté au Service canadien de la faune, Toronto (Ontario), 7 p.

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Loomis, J.B., et D.S. White. 1996. Economic Benefits of Rare and Endangered Species: Summary and Meta-analysis, Ecological Economics 18:197-206.

Ministère des Richesses naturelles. 2011. Déclaration du gouvernement en réponse au programme de rétablissement de l'aristide à rameaux basilaires (Aristida basiramea) en Ontario, Imprimeur de la Reine pour l'Ontario, Peterborough (Ontario), 4 p.

Oldham, Michael J., comm. pers. 2010. Communication par courriel avec J. Jones. Botaniste et herpétologiste, Centre d'information sur le patrimoine naturel, ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, Peterborough (Ontario).

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Promaine, A. 2009. Action Plan for the Forked Three-awned Grass (Aristida basiramea) in Canada [Draft], Série de Plans d'action de la Loi sur les espèces en péril, Parcs Canada, Ottawa (Ontario).

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Annexe A : Sites désignés comme faisant partie de l’habitat essentiel de l'aristide à rameaux basilaires

Tableau Annexe A. Sites désignés comme faisant partie de l'habitat essentiel de l'aristide à rameaux basilaires (Aristida basiramea) en Ontario. Version accessible du Tableau Annexe A
Numéro de la caseAbscisse1Ordonnée1Nombre de centroïdes de site(s) d'habitat essentiel inclus dans la case2Aire totale (ha) d’habitat essentiel inclus dans la case (ha) within the grid that contains critical habitat3ComtéRégime foncier4
Anten Mills
1594000492600003SimcoeNon fédéral
25930004925000155SimcoeNon fédéral
35940004925000031SimcoeNon fédéral
4593000492400004SimcoeNon fédéral
Île Beausoleil (Parc national du Canada des Îles-de-la-Baie-Georgienne)
1589000496600014MuskokaFédéral
Chemin Cedar Point
1569000496100008SimcoeNon fédéral
25700004961000034SimcoeNon fédéral
3569000496000001SimcoeNon fédéral
45700004960000151SimcoeNon fédéral
5571000496000001SimcoeNon fédéral
Chemin Champlain
1582000496300003SimcoeNon fédéral
25830004963000012SimcoeNon fédéral
3582000496200004SimcoeNon fédéral
45830004962000133SimcoeNon fédéral
Île Christian
1562000496400001SimcoeFédéral
25620004963000135SimcoeFédéral
3562000496200005SimcoeFédéral
4563000496400001SimcoeFédéral
55630004963000039SimcoeFédéral
65630004962000011SimcoeFédéral
7564000496200002SimcoeFédéral
85640004964000141SimcoeFédéral
95640004963000247SimcoeFédéral
10565000496300012SimcoeFédéral
Chemin Golf Link
1582000495400001SimcoeNon fédéral
25830004954000140SimcoeNon fédéral
Aéroport Huronia
35830004948000026SimcoeNon fédéral
45840004948000199SimcoeNon fédéral
55850004948000021SimcoeNon fédéral
65840004947000017SimcoeNon fédéral
75850004947000064SimcoeNon fédéral
8583000494900004SimcoeNon fédéral
95840004949000030SimcoeNon fédéral
10585000494600002SimcoeNon fédéral
Chemin La Fontaine
15790004957000010SimcoeNon fédéral
25780004958000011SimcoeNon fédéral
35790004958000162SimcoeNon fédéral
45790004959000072SimcoeNon fédéral
Chemin Macavalley
15810004960000020SimcoeNon fédéral
25810004959000155SimcoeNon fédéral
3582000495900001SimcoeNon fédéral
4580000496000006SimcoeNon fédéral
5580000495900008SimcoeNon fédéral
Chemin Methodist Point – Lac Macey
1576000496400006SimcoeNon fédéral
25770004964000026SimcoeNon fédéral
35760004963000040SimcoeNon fédéral
45770004963000097SimcoeNon fédéral
55780004963000058SimcoeNon fédéral
6579000496300005SimcoeNon fédéral
7576000496200001SimcoeNon fédéral
85770004962000080SimcoeNon fédéral
957800049620000100SimcoeNon fédéral
105790004962000057SimcoeNon fédéral
115770004961000020SimcoeNon fédéral
125780004961000199SimcoeNon fédéral
135790004961000090SimcoeNon fédéral
14580000496100003SimcoeNon fédéral
15577000496000001SimcoeNon fédéral
165780004960000071SimcoeNon fédéral
175790004960000086SimcoeNon fédéral
185780004959000068SimcoeNon fédéral
Chemin Thunder Beach
1575000496000007SimcoeNon fédéral
25750004959000158SimcoeNon fédéral
35760004959000016SimcoeNon fédéral
4575000495800006SimcoeNon fédéral
5576000495800004SimcoeNon fédéral
  Total:151976 Ha  

1 Les coordonnées indiquées correspondent, dans la représentation cartographique de l'habitat essentiel, aux coins sud-ouest des carrés de 1 km x 1 km du système militaire de quadrillage UTM (universel transverse de Mercator) de référence qui contiennent une partie de l'habitat essentiel (voir pour obtenir de plus amples renseignements sur ce système de référence). Les points correspondant à ces coordonnées ne sont pas nécessairement situés à l'intérieur des limites de l'habitat essentiel; les coordonnées de ces points sont fournies à titre d'indication générale seulement.

2 Une valeur de « 0 » signifie que le carré contient une partie d'un site ou tout un site de l'habitat essentiel, mais pas le centroïde.

3 La superficie indiquée est celle d’une zone (à l'hectare près) contenant des sites d'habitat essentiel; par conséquent, la superficie réelle d'habitat essentiel à l’intérieur de cette zone peut être très inférieure. Des vérifications sur le terrain sont nécessaires pour déterminer la superficie précise de chaque site d'habitat essentiel. Se reporter à la section 1.3 pour obtenir une description de la façon dont l'habitat essentiel est défini à l'intérieur de ces zones.

4 Le régime foncier est mentionné à titre indicatif, pour donner une idée de la propriété des terres sur lesquelles se trouve le site d'habitat essentiel; cette indication doit donc être utilisée à des fins d'orientation seulement. Pour connaître exactement le régime foncier d’un site donné, il faut mettre en correspondance les limites du site d'habitat essentiel avec les données sur l'arpentage des terres.

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Annexe B : Effets sur l'environnement et sur les espèces non ciblées

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée pour tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP, conformément à La directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes. L’objet de l'EES est d’incorporer les considérations environnementales à l’élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairée du point de vue de l’environnement et pour évaluer si les résultats d’un document de planification de rétablissement peuvent affecter un élément de l'environnement ou la réalisation de tout objectif ou cible de la Stratégie fédérale de développement durable (SFDD).

La planification du rétablissement vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que la mise en œuvre de plans d'action peut, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur des espèces ou des habitats non ciblés. Les résultats de l’EES sont directement inclus le plan d'action lui­même, mais également résumés dans le présent énoncé, ci­dessous.

Les mesures de rétablissement de l'aristide à rameaux basilaires ne devraient pas avoir d’effets négatifs importants sur d’autres espèces. Les principales mesures pour cette espèce sont des mesures d'éducation et de sensibilisation qui n'entraînent aucune modification de l'habitat. De plus, la plupart des sites sont situés dans un habitat semi-perturbé où vivent des espèces adaptées aux perturbations. Par conséquent, les mesures visant à maintenir un régime de perturbations là où les perturbations favorisent la persistance de l'espèce ne devraient avoir aucun nouvel effet sur l'habitat ou sur les espèces présentes.

Par exemple, les espèces de plantes indigènes les plus souvent associées à l'aristide à rameaux basilaires sont la danthonie à épi, le sporobole à fleurs cachées et le pâturin du Canada, et la plupart des autres espèces associées sont des espèces eurasiennes communes dans les habitats perturbés et marginaux. Les efforts de rétablissement visant l'aristide à rameaux basilaires devraient profiter aux espèces indigènes associées puisque ces espèces ont des exigences semblables en matière d'habitat, notamment sur le plan des perturbations.

Les activités de brûlage visant à améliorer l'habitat de l'aristide à rameaux basilaires pourraient avoir des effets nuisibles si elles sont effectuées dans des secteurs où se trouvent des espèces sensibles au feu. Ces activités pourraient endommager ou détruire des espèces non ciblées, notamment des invertébrés, et leur habitat. Par conséquent, des recherches visant à cerner les autres espèces présentes dans le secteur visé par le brûlage sont des mesures envisagées pour s'assurer que les espèces non ciblées ne sont pas touchées. Un suivi de contrôle est recommandé après tout brûlage destiné à améliorer l'habitat de l'aristide à rameaux basilaires.

Un brûlage peut temporairement réduire le nombre de plantes associées présentes, mais comme il s'agit d'espèces communes, les effets ne devraient pas être importants ni permanents. Le nombre d'individus devrait augmenter au fil de la succession, réamorcée par le brûlage. De même, il est probable que les espèces les plus communes dans l'habitat seront présentes dans les champs adjacents, qui ne seront pas brûlés.

Le présent plan d'action contribue directement à l'atteinte des objectifs et des cibles de la Stratégie fédérale de développement durable pour le Canada. Plus précisément, il contribue à l’atteinte des objectifs 5 (« Conservation de la faune – Maintenir ou rétablir les populations fauniques à des niveaux sains ») et 6 (« Conservation et protection des écosystèmes et habitats – Conserver des écosystèmes productifs et résilients ayant la capacité de se rétablir et de s’adapter »).

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1 Ces populations ont été considérées comme une seule dans le programme fédéral de rétablissement, dans la foulée du rapport du COSEPAC (2002). Barbeau et Brisson (2004) ont considéré les plants des environs de Cazaville comme six populations ou occurrences distinctes.

2 Par souci de clarté, les sites décrits dans le programme de rétablissement où l'aristide à rameaux basilaires est considérée comme « indigène » correspondent à des secteurs où l'espèce est présente naturellement dans l'environnement. Cela peut englober certains sites où son origine est incertaine et où elle pourrait avoir été introduite autrefois par des populations autochtones.

3 La déclaration est la réponse stratégique du gouvernement de l'Ontario aux avis scientifiques donnés dans ce programme de rétablissement.

4 Au moment où ce programme de rétablissement a été préparé, on comptait cinq populations connues au Canada, soit quatre populations en Ontario et une au Québec.

5 Subdivision des terres en Ontario. Aux fins du présent document, les limites administratives des lots sont celles des terrains arpentés ou celles qui figurent au cadastre saisi numériquement par le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario dans le cadre du programme de cartographie de base de l'Ontario. Dans la hiérarchie des limites administratives, le lot est une partie d'une concession à l'intérieur d'un canton géographique de l'Ontario.

6 Le classement provincial de rareté, selon le Centre d’information sur le patrimoine naturel de l'Ontario (2010) : S1 désigne une espèce « gravement en péril »; S2, « en péril »; S3, « vulnérable »; S4, « apparemment non en péril » et S5, « non en péril » en Ontario.

7 La classification écologique des terres en Ontario est actuellement en cours de révision afin de mieux distinguer les différents types d'habitats culturaux (p. ex. écotype de lande sablonneuse ouverte à danthonie à épi), en plus des divers écotypes d'habitats ouverts indigènes (Lee, H., comm. pers., 2012); cette nouvelle classification pourrait se révéler utile pour définir le caractère convenable de l'habitat pour l'aristide à rameaux basilaires.

8 Terrain non labouré, non bâti, non aménagé ou autrement préparé aux fins d'utilisation par l'homme.

9 Les talus bordant les routes sont principalement des habitats temporaires pour l'aristide à rameaux basilaires puisqu'un ou plusieurs plants pourraient s'établir à certains endroits une année (p. ex. au bas d'un remblai) et disparaître immédiatement l'année suivante (p. ex. être emportés par les eaux de fonte). Si l’espèce persiste pendant plus d'un an, c’est qu’elle pousse dans un environnement relativement stable où elle peut subsister.

10 La taille des lots est variable, mais généralement d'environ 600 m x 1 400 m; les lots des villages de l'île Christian sont beaucoup plus petits.