Plan d'action pour le magnolia acuminé (Magnolia acuminata) au Canada - 2015

Loi sur les espèces en péril
Série de Plans d'action

Magnolia acuminé

Illustration de la couverture

2015

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Plan d'action pour le magnolia acuminé (Magnolia acuminata) au Canada - 2015

Information sur le document


Couverture: Plan d'action pour le magnolia acuminé (Magnolia acuminata) au Canada [Propositon] - 2014

Référence recommandée :

Environnement Canada. 2015. Plan d'action pour le magnolia acuminé (Magnolia acuminata) au Canada. Série de Plans d'action de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa, v + 26 p.

Pour télécharger le présent plan d'action ou pour obtenir un complément d'information sur les espèces en péril, incluant les rapports de situation du COSEPAC, les descriptions de la résidence, les programmes de rétablissement et d'autres documents connexes sur le rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril.

Illustration de la couverture : ©  Donald Kirk

Also available in English under the title
"Action Plan for the Cucumber Tree (Magnolia acuminata) in Canada"

Le contenu du présent document (à l'exception des illustrations) peutêtre utilisé sans permission, mais en prenant soin d'indiquer la source.

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Préface

En vertu de l'Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d'établir une législation et des programmes complémentaires qui assurent la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) (LEP), les ministres fédéraux compétents sont responsables de l'élaboration des plans d'action pour les espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées, pour lesquelles le rétablissement a été jugé comme étant réalisable. Ils sont également tenus de rendre compte des progrès réalisés cinq ans après la publication du document final dans le Registre public des espèces en péril.

En vertu de la LEP, un ou plusieurs plans d'action présentent la planification détaillée du rétablissement élaborée dans le but d'appuyer l'orientation stratégique établie dans le programme de rétablissement de l'espèce. Le plan décrit ce qui doit être réalisé pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition (auparavant appelés buts et objectifs de rétablissement) établis dans le programme de rétablissement, y compris les mesures à prendre pour aborder les menaces et effectuer le suivi du rétablissement de l'espèce, ainsi que les mesures proposées visant à protéger l'habitat essentiel qui a été désigné pour l'espèce. Le plan d'action inclut également une évaluation des répercussions socioéconomiques de la mise en œuvre du plan et des avantages en découlant. Le plan d'action est considéré comme l'un parmi une série de documents qui sont liés et qui doivent être pris en considération ensemble. Parmi ceux-ci on compte le rapport de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), le programme de rétablissement, ainsi qu'un ou plusieurs plans d'action.

La ministre de l'Environnement est la ministre compétente pour le rétablissement du Magnolia acuminé et a élaboré le présent plan d'action pour mettre en œuvre le programme de rétablissement, conformément à l'article 47 de la LEP. Dans la mesure du possible, le plan d'action a été élaboré en collaboration avec le ministère des Richesses naturelles et des ForêtsNote de bas de page 1 de l'Ontario.

La réussite du rétablissement de l'espèce dépendra de l'engagement et de la collaboration d'un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des directives et des mesures formulées dans le présent plan d'action. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement Canada, ou sur toute autre compétence. Tous les Canadiens et toutes les Canadiennes sont invités à appuyer et ce plan d'action et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien du magnolia acuminé, et de l'ensemble de la société canadienne.

La mise en œuvre du présent plan d'action est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des administrations et organisations participantes.

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Remerciements

La version préliminaire du présent plan d’action a été rédigée par David Anthony Kirk (Ph. D.), de Aquila Conservation & Environment Consulting, et par Jennie L. Pearce (Ph. D.), de Pearce & Associates Ecological Research. Les versions et les révisions subséquentes ont été réalisées par Arran Brown (anciennement d’Environnement Canada, Service canadien de la faune – région de l’Ontario) et Kathy St. Laurent (Environnement Canada, Service canadien de la faune – région de l’Ontario). Lesley Dunn, Krista Holmes, Burke Korol, Madeline Austen et Rachel DeCatanzaro (Environnement Canada, Service canadien de la faune – région de l’Ontario) et Barbara Slezak (anciennement d’Environnement Canada, Service canadien de la faune – région de l’Ontario) ont offert des conseils supplémentaires et proposé des orientations. Des remerciements sont également adressés aux personnes suivantes pour leur contribution et leurs avis : John Ambrose, Karine Bériault, Amy Brant, Graham Buck, Deborah Dale, Glenn Desy, Paul Heydon, Donald Kirk, Eric Snyder, Richard Woolger, Barb Boysen, Vivian Brownell, Megan McAndrew et Terry Schwan (ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario (MRNFO)) et Karolyne Pickett (anciennement du MRNFO), David Brown, Paul Gagnon et Deanna Lindblad (Office de protection de la nature de la région de Long Point), Mike Rose (Land Care Niagara) , Peter Kevan (Université de Guelph) et Bernt Solymar (EarthTramper Consulting Inc).

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Sommaire

Le magnolia acuminé (Magnolia acuminata), qui doit son nom anglais (cucumber tree), au fait que ses fruits ressemblent vaguement à des concombres, est la seule espèce indigène de Magnolia présente au Canada. L'espèce est inscrite comme espèce en voie de disparition à l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Au Canada, le magnolia acuminé est uniquement présent en Ontario, où ses populations sont réparties dans deux secteurs isolés : le comté de Norfolk et la municipalité régionale de Niagara. Le présent plan d'action s'applique à l'ensemble de la population et de l'aire de répartition du magnolia acuminé au Canada.

La version finale du programme de rétablissement fédéral du magnolia acuminé a été publiée en 2007 et a été adoptée par la province de l'Ontario en 2010. Le but du programme fédéral de rétablissement est d'assurer la conservation du magnolia acuminé et, au besoin, d'aménager l'espèce pour qu'elle forme des populations autosuffisantes (c.-à-d. viables sur le plan démographique) dans les deux régions de son aire de répartition naturelle canadienne dans le sud de l'Ontario (c.-à-d. le comté de Norfolk, au sud et à l'ouest de Simcoe, et la ville de Pelham dans la municipalité régionale de Niagara). Les quatre objectifs du programme de rétablissement sont les suivants : 1) protéger les populations naturelles existantes et leur habitat, en accordant la priorité à l'habitat essentiel, au cours des cinq prochaines années; 2) au cours des 25 prochaines années, augmenter la taille de la population jusqu'à avoir 50 individus reproducteurs dans au moins deux sites à l'intérieur des deux régions occupées par l'espèce; 3) au cours des trois prochaines années, mener des recherches afin de mieux comprendre les aspects de la biologie et de l'écologie de l'espèce qui sont reliés à son statut précaire; 4) élaborer et mettre en œuvre un plan de remise en état du paysage pour réduire les impacts de la fragmentation ou des autres facteurs sur les habitats désignés. Le présent plan d'action comprend des mesures spécifiques assorties d'un niveau de priorité qui visent à atteindre le but et les quatre objectifs du rétablissement.

L'habitat essentiel a été désigné en partie dans le programme fédéral de rétablissement, dans la mesure où il était possible de le faire à ce moment. L'habitat essentiel désigné dans le programme de rétablissement et l'habitat essentiel supplémentaire désigné dans le présent plan d'action forment ensemble l'habitat essentiel de l'espèce, habitat nécessaire à l'atteinte des objectifs en matière de population et de répartition. Dans le présent plan d'action, huit nouveaux sites d'habitat essentiel ont été désignés pour le magnolia acuminé en se fondant sur la meilleure information accessible. Ces sites s'ajoutent aux sept sites d'habitat essentiel qui ont précédemment été désignés dans le programme de rétablissement (Ambrose et Kirk, 2007). Ainsi, un total de 15 sites d'habitat essentiel ont été désignés, tous en Ontario, pour le magnolia acuminé au Canada.

De l'habitat essentiel a été désigné en territoire domanial et en territoire non domanial. Les mesures proposées pour protéger l'habitat essentiel sont indiquées à la section 1.4.

Les mesures de rétablissement énumérées dans le présent document sont divisées en quatre catégories : protection et gestion de l'habitat; remise en état du paysage et de l'habitat; recherche; sensibilisation et communication. Un calendrier de mise en œuvre a aussi été élaboré; le niveau de priorité de ces mesures de rétablissement y est indiqué.

La mise en œuvre du présent plan d'action devrait avoir des répercussions socioéconomiques minimales. Le présent plan d'action ne devrait pas avoir d'impacts négatifs sur des espèces non ciblées.

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1. Actions pour le rétablissement

1.1 Contexte et portée du plan d'action

Le présent plan d'action décrit les mesures qui visent à atteindre le but et les objectifs du rétablissement établis dans le programme de rétablissement fédéral du magnolia acuminé (Magnolia acuminata) au Canada (Ambrose et Kirk, 2007). Il s'applique à toute la population et à l'ensemble de l'aire de répartition du magnolia acuminé au Canada, dont la présence se limite à deux très petits secteurs de l'Ontario. Le plan d'action doit être considéré en association avec le programme de rétablissement fédéral (Ambrose et Kirk, 2007). Le programme de rétablissement donne davantage de détails au sujet de l'espèce, de même que des orientations stratégiques et des approches pour le rétablissement du magnolia acuminé, y compris des renseignements sur la désignation initiale de l'habitat essentiel et sur les menaces qui pèsent sur l'espèce.

Le magnolia acuminé (Magnolia acuminata) est une espèce du couvert forestier qui peut atteindre une hauteur de 30 m (COSEPAC, 2010). Au Canada, on ne le trouve que dans la région carolinienne du sud de l'Ontario (figure 1). Au Canada, l'espèce est inscrite comme espèce en voie de disparition à l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) fédérale et comme espèce en voie de disparition en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition (LEVD 2007) de l'Ontario.

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Figure 1. Distribution du magnolia acuminé en Amérique du Nord (d'après Kartesz, 2010)
Distribution du magnolia acuminé en Amérique du Nord (d'après Kartesz, 2010). Voir le descripton longue ci-dessous
Description longue pour la figure 1

La figure 1 est une carte de la distribution du magnolia acuminé en Amérique du Nord. La distribution se concentre au sud des lacs Ontario et Érié et s'étire vers le sud le long des Appalaches, elle devient plus dispersée à mesure que l'on va vers le sud et l'ouest et elle se termine à la frontière du Texas.

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Au Canada, on trouve le magnolia acuminé dans les endroits suivants (figure 2) : la ville de Pelham (municipalité régionale de Niagara) et les secteurs sud et ouest de la ville de Simcoe (comté de Norfolk). D'après les relevés effectués sur le terrain jusqu'en 2008, les quelque 200 arbres existants seraient répartis en 18 populations distinctesNote de bas de page 2. Les précédentes estimations de l'abondance de la population, fondées sur les relevés sur le terrain menés de 1998 à 2001, faisaient état de 186 arbres; la différence par rapport à l'estimation de la population indiquée plus haut n'est pas jugée significative (COSEPAC, 2010). Dans l'ensemble, la population canadienne de magnolias acuminés semble être stable (COSEPAC, 2010).

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Figure 2. Emplacements des populations de magnolias acuminés au Canada
Emplacements des populations de magnolias acuminés au Canada. Voir le description longue ci-dessous
Description longue pour la figure 2 La figure 2 est une carte qui illustre l'emplacement des populations existantes, historiques et disparues de magnolias acuminés dans le sud de l'Ontario. Il y a des populations existantes, historiques et disparues dans la municipalité régionale de Niagara et des populations existantes et des populations disparues dans le comté de Norfolk, près de Long Point (lac Érié).

Remarque : Plusieurs des points représentant les populations se chevauchent; on compte huit populations existantes dans le comté de Norfolk et dix populations existantes dans la municipalité régionale de Niagara. Les populations historiques sont celles pour lesquelles les données de terrain récentes (c.-à-d. recueillies au cours des 20 à 40 dernières années) ne permettent pas de confirmer qu'elles existent toujours. Les populations disparues du pays sont celles pour lesquelles il existe des documents attestant la destruction de l'habitat ou des preuves convaincantes fondées sur des relevés adéquats de la disparition de l'espèce. Certaines des populations disparues du pays peuvent être des sous-populations de populations existantes (c.-à-d. situées dans un rayon de 1 km), mais l'imprécision des données de géolocalisation empêche de confirmer cette conclusion.

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Les principales menaces qui pèsent sur le magnolia acuminé comprennent le déboisement et les effets associés à la fragmentation et à la dégradation de son habitat, de même que les changements à l'écoulement des eaux souterraines et à la teneur en humidité du sol.

Le présent plan d'action comporte des recommandations pour la mise en œuvre des mesures de rétablissement spécifiques qui sont conformes au but et aux objectifs établis dans le programme de rétablissement (Ambrose et Kirk, 2007). Le but du programme de rétablissement est le suivant :

  • Assurer la conservation du magnolia acuminé et, au besoin, aménager l'espèce pour qu'elle forme des populations autosuffisantes (c.-à-d. viables sur le plan démographique) dans les deux régions de son aire de répartition canadienne naturelle dans le sud de l'Ontario (le comté de Norfolk, au sud et à l'ouest de Simcoe, et la ville de Pelham, dans la municipalité régionale de Niagara).

Les quatre objectifs du programme de rétablissement sont les suivants :

  1. protéger les populations naturelles existantes et leur habitat, en accordant la priorité à l'habitat essentiel, au cours des cinq prochaines années;
  2. au cours des 25 prochaines années, augmenter la taille de la population jusqu'à avoir 50 individus reproducteurs dans au moins deux sites à l'intérieur des deux régions occupées par l'espèce;
  3. au cours des trois prochaines années, mener des recherches afin de mieux comprendre les aspects de la biologie et de l'écologie de l'espèce qui sont reliés à son statut précaire;
  4. élaborer et mettre en œuvre un plan de remise en état du paysage pour réduire les impacts de la fragmentation ou des autres facteurs sur les habitats désignés.

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1.2 Mesures à prendre et calendrier de mise en œuvre

Le ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l'Ontario a publié une déclaration du gouvernement en réponse au programme de rétablissement du magnolia acuminé en juin 2011 (MRNO, 2011). Cette déclaration constitue la réponse politique du gouvernement de l'Ontario aux avis scientifiques énoncés dans le programme de rétablissement provincial; elle résume les mesures que le gouvernement de l'Ontario soutiendra pour assurer le rétablissement du magnolia acuminé. Les mesures présentées dans le tableau ci-dessous sont fondées sur cette déclaration; elles incluent également des mesures de suivi visant à déterminer la réussite des mesures de rétablissement. Environnement Canada s'efforcera de soutenir la mise en œuvre de ce plan d'action en fonction des ressources à sa disposition et des priorités établies en matière de conservation des espèces en péril.

Tableau 1. Calendrier de mise en œuvre
ApprocheMesures de rétablissementPrioritéNote de basdepage3Menaces ou objectifs visésCalendrier
Protection et gestion de l'habitat1.1 : Encourager l'intendance du magnolia acuminé, y compris la participation des propriétaires des terres aux programmes d'encouragement fiscal (p. ex. le programme d'encouragement fiscal pour les terres protégées et le programme d'encouragement fiscal pour les forêts aménagées). Soutenir les mesures de préservation des terres où le magnolia acuminé est présent par l'intermédiaire d'accords de conservation et de programmes d'intendance.ÉlevéeFragmentation de l'habitat

Faible connectivité et petite taille des populations

Aménagement forestier
En cours
Protection et gestion de l'habitat1.2 :  Soutenir les pratiques de gestion forestière favorisant la gestion durable et appropriée des forêts pour le bien du magnolia acuminé afin de : favoriser la vigueur de la population en ce qui a trait aux conditions du site ou du peuplement, favoriser le recrutement naturel et augmenter l'abondance de quatre populations (deux dans le comté de Norfolk et deux dans la ville de Pelham) de façon à atteindre 50 individus reproducteurs dans les 25 prochaines années. Ces pratiques comprennent l'élimination d'autres espèces d'arbres matures pour créer des éclaircies dans le couvert forestier afin de favoriser la régénération du magnolia acuminé, l'élimination ou la gestion des espèces végétales (envahissantes ou indigènes) en compétition avec les pousses ou les gaules de magnolias acuminés et la remise en état active des champs abandonnés par la plantation de magnolias acuminés, au moyen de graines et de pousses provenant d'une source locale (avec les permis appropriés).ÉlevéeFragmentation de l'habitat

Faible connectivité et petite taille des populations e

Aménagement forestier
2015 - 2040
Protection et gestion de l'habitat1.3 :  Cerner et atténuer les menaces existantes et potentielles. Plus particulièrement, examiner les impacts potentiels des activités liées à l'utilisation des terres et des phénomènes naturels (p. ex. les changements climatiques, les tempêtes et les sécheresses) sur les conditions du site ou du peuplement, comme la modification du réseau hydrographique, de l'écoulement des eaux souterraines et de l'humidité du sol. Surveiller les conditions du site ou du peuplement (p. ex. l'humidité du sol, les agents pathogènes, les insectes et les espèces envahissantes) par rapport à la santé et au succès de la reproduction de l'arbre (p. ex. la formation des graines et la germination).MoyenneEnsemble des menaces et des objectifs2015 - 2020
Remise en état du paysage et de l'habitat2.1 :  Évaluer les meilleures occasions de rétablir la connectivité entre les petites populations (de 10 arbres ou moins) afin d'en augmenter l'abondance et d'accroî tre leur capacité à devenir autosuffisantes.MoyenneFragmentation de l'habitat

Faible connectivité et petite taille des populations
2015 - 2020
Remise en état du paysage et de l'habitat2.2 :  Assurer la coordination entre les organisations (et les initiatives existantes), les propriétaires consentants et les bénévoles pour utiliser les ressources de manière efficace et mettre en œuvre des mesures visant à rétablir la connectivité du paysage et à agrandir les fragments de forêt afin d'accroî tre l'habitat convenable potentiel.MoyenneFragmentation de l'habitat

Faible connectivité et petite taille des populations

Modification du régime hydrique des sols
2015 - 2020
Suivi3. 1 : Faire le suivi des populations du magnolia acuminé (par l'intermédiaire de programmes de suivi existants ou nouveaux) pour déterminer le succès des mesures de rétablissement.ÉlevéeEnsemble des menaces et des objectifs2015 - 2020
Recherche4.1 :  Mener des recherches prioritaires, comme des études approfondies sur la pollinisation, la démographie, la dispersion des graines et la composition génétique des populations, et effectuer une évaluation préliminaire des effets de la fragmentation de l'habitat sur la pollinisation.MoyenneFragmentation de l'habitat

Faible connectivité et petite taille des populations

Modification du régime hydrique des sols
En cours
Sensibilisation et communication5. 1:  Élaborer et fournir des renseignements aux propriétaires fonciers, aux associations forestières et aux autres intervenants afin d'accroître la sensibilisation au magnolia acuminé et de favoriser sa protection et son rétablissement. Établir des partenariats avec les programmes de remise en état du paysage dans le but de diffuser des documents d'orientation pour les activités de remise en état du paysage qui visent le rétablissement du magnolia acuminé.MoyenneEnsemble des menaces et des objectifs2015 - 2020

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1.3 Habitat essentiel

1.3.1 Désignation de l'habitat essentiel de l'espèce

L'habitat essentiel du magnolia acuminé au Canada a été partiellement désigné dans le programme fédéral de rétablissement, dans la mesure où il était possible de le faire à ce moment (Ambrose et Kirk, 2007); septNote de bas de page 4 sites ont été désignés dans le sud de l'Ontario. Dans le programme de rétablissement fédéral, on convenait également que les informations accessibles étaient insuffisantes pour désigner complètement l'habitat essentiel et on présentait un calendrier d'études permettant d'obtenir les informations nécessaires (Ambrose et Kirk, 2007). Les critères de désignation de l'habitat essentiel décrits dans le programme de rétablissement comprennent les communautés végétales dans lesquelles on trouve des populations (ou des sous-populations) de magnolias acuminés qui comptent au minimum 10 arbres matures et qui présentent des signes d'une saine régénération (Ambrose et Kirk, 2007). Le programme de rétablissement indique également que les lignes directrices relatives à la cartographie de l'habitat du magnolia acuminé en Ontario établies aux fins du Programme d'encouragement fiscal pour les terres protégées (PEFTP)Note de bas de page 5 (MRNO, 1998) pourraient servir à cartographier l'habitat essentiel de l'espèce. L'habitat essentiel désigné dans le programme de rétablissement et l'habitat essentiel supplémentaire désigné dans le présent plan d'action reposent sur l'approche du PEFTP pour cartographier l'habitat du magnolia acuminé.

Après un examen de l'habitat essentiel désigné dans le programme de rétablissement, il a été déterminé que les critères de désignation de l'habitat essentiel étaient trop restrictifs et ne permettaient pas la désignation complète de l'habitat nécessaire à l'atteinte du but du rétablissement (c.-à-d. assurer la conservation du magnolia acuminé et, au besoin, aménager l'espèce pour qu'elle forme des populations autosuffisantes [c. à d. viables sur le plan démographique] dans les deux régions de son aire de répartition canadienne naturelle dans le sud de l'Ontario [c. à d. le comté de Norfolk, au sud et à l'ouest de Simcoe, et la ville de Pelham, dans la municipalité régionale de Niagara]). Par conséquent, dans le cadre du présent plan d'action, des critères moins restrictifs – quoique cohérents avec ceux du programme de rétablissement – ont été appliqués pour désigner l'habitat essentiel. Tout l'habitat essentiel désigné dans le programme de rétablissement (Ambrose et Kirk, 2007) respecte les critères

Plus particulièrement, le critère du minimum de 10 arbres matures énoncé dans le programme de rétablissement visait à exclure les populations gravement fragmentées (les populations comptant moins de 10 arbres matures sont considérées comme étant gravement fragmentées). La viabilité à longue échéance de ces populations est incertaine en raison des incidences potentiellement plus graves que pourraient avoir des événements stochastiques (p. ex. une forte tempête de verglas) sur de si petites populations (COSEPAC, 2010). Néanmoins, les arbres isolés et les petites populations contribuent à la connectivité génétique dans l’ensemble du paysage; les sites fragmentés peuvent constituer des éléments fonctionnels d’une population plus large, comme des « pierres de gué » entre les sites (Lander et coll., 2010). En effet, en Ontario, il semble qu’il y ait à la fois insuffisamment d’agents de dispersion et d’habitat pour que le magnolia acuminé puisse s’établir de façon fructueuse hors des zones occupées actuellement (Ambrose et Kevan, 1990). Les arbres isolés peuvent donc également être importants pour accroître la dispersion du pollen afin de permettre la pollinisation croisée et une formation des graines améliorée dans les paysages fragmentés (Ambrose et Kevan, 1990; Lander et coll., 2010). Étant donné que le paysage naturel résiduel du sud de l’Ontario où le magnolia acuminé est présent est très fragmenté, ces « pierres de gué » sont particulièrement importantes. De nouveaux renseignements laissent croire que bon nombre de petites populations en Ontario se trouvent dans un habitat convenable et ont un bon potentiel de rétablissement. Par conséquent, le nombre seuil d’arbres que doit compter une population pour que l’habitat de cette population soit considéré comme étant essentiel a été révisé à la baisse dans le présent plan d’action.

De plus, le critère relatif à la présence de signes d'une saine régénération à un site donné (autre critère de désignation de l'habitat essentiel énoncé dans le programme de rétablissement) ne tient pas compte du fait que des mesures de gestion simples du site ou de l'habitat (p. ex. l'élimination de quelques arbres du couvert forestier) pourraient favoriser la création de conditions favorables à l'établissement des jeunes pousses. Les jeunes pousses du magnolia acuminé sont intolérantes à l'ombre; il faut donc que les conditions du site (c.-à d. des éclaircies dans le couvert forestier) soient favorables à l'établissement et à la croissance des jeunes pousses sur le site. Par conséquent, les sites qui ne comptent actuellement pas d'arbres montrant des signes de régénération ne seront pas exclus de l'habitat essentiel désigné dans le plan d'action si le potentiel de rétablissement est par ailleurs élevé (p. ex. habitat convenable disponible pour la croissance des populations).

L'habitat essentiel désigné dans le présent plan d'action et l'habitat essentiel désigné dans le programme de rétablissement (et dont le respect des critères moins restrictifs énoncés plus haut a été confirmé) forment ensemble l'habitat essentiel de l'espèce, habitat nécessaire à l'atteinte des objectifs en matière de population et de répartition. L'habitat essentiel est désigné dans la mesure du possible, en se fondant sur les meilleurs renseignements accessibles pour l'ensemble des populations de magnolias acuminés au Canada et en adoptant une approche reposant sur des critères d'occupation de l'habitat convenable.

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1) Habitat convenable

Le magnolia acuminé est généralement présent dans les forêts de feuillus ou mixtes situées en milieu sec (c.-à-d. hors des zones inondables) où le sol est riche et humide et a une texture moyenne ou grossière (Ambrose et Aboud, 1984; COSEPAC, 2010). Toutefois, une petite partie de l'un des sites de l'Ontario est couverte par une forêt dominée par les conifères, et de petites parties de deux autres sites sont des plantations de conifères. Les classes d'habitats qu'on sait occupés par l'espèce en Ontario comprennent les forêts, les marécages et les plantations. Les arbres sont souvent présents dans l'environnement des eaux d'amont des rivières présentant une topographie vallonnée, caractérisée par une alternance de creux marécageux et d'élévations, sur lesquelles les arbres poussent, loin des zones au sol saturé (Ambrose et Aboud, 1984; COSEPAC, 2010). Les éclaircies dans le couvert forestier sont nécessaires pour favoriser la régénération et l'établissement des jeunes pousses. L'espèce ne tolère pas les conditions trop humides ou sèches et a une tolérance modérée à la sécheresse. L'habitat convenable du magnolia acuminé est décrit selon la classification écologique des terres (CET) de l'Ontario (Lee et coll., 1998). La CET offre une approche uniforme d'interprétation et de délimitation des écosystèmes. La présence du magnolia acuminé semble être davantage associée à une catégorie de communautés (community class) qu'à une association particulière d'espèces végétales; les populations de magnolias acuminés sont souvent intégrées à un peuplement d'arbres plus important et sont souvent associées à d'autres espèces de couvert forestier des forêts mixtes (Ambrose et Aboud, 1984). Au sein de cette vaste matrice forestière, les éclaircies naturelles nécessaires à la régénération sont assurées par la présence d'étangs permanents, de ruisseaux ou de chablis (Ambrose et Aboud, 1984). Par conséquent, la « catégorie de communautés » est le niveau de la CET utilisé pour décrire l'habitat convenable; il équivaut à la « communauté végétale en voie de disparition » des lignes directrices du PEFTP pour la cartographie de l'habitat du magnolia acuminé. Les catégories de communautés de la CET où on sait que le magnolia acuminé est présent en Ontario sont les marécages (swamps – SW) et les forêts (forest – FO).

De plus, certains habitats de culture précis sont aussi considérés comme étant convenables pour le magnolia acuminé. Les plantations de culture comprennent des forêts semi-naturelles qui présentent un couvert arboré supérieur à 60 %. Ces zones ont été créées en raison de perturbations d'origine humaine ou sont maintenues en raison de celles ci. Pour différencier les habitats de culture convenables des habitats de culture non convenables, on fait appel au niveau des séries de communautés (community series) de la CET. La seule série de communautés de la CET où le magnolia acuminé est présent en Ontario est la plantation de culture (cultural plantation – CUP).

L'annexe B contient une liste des écosites et des types de végétation associés aux catégories de communautés ou aux séries de communautés de la CET énumérées plus haut où on trouve le magnolia acuminé en Ontario. Cette liste sera mise à jour au fur et à mesure que d'autres renseignements seront connus.

Bien que le magnolia acuminé n'occupe qu'une faible superficie de chacun des polygones de la CET convenables, la zone d'habitat convenable continu inoccupée est nécessaire à la dispersion, à l'établissement et à l'expansion de l'espèce pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition. La désignation de l'habitat essentiel à l'échelle du peuplement d'arbres (c.-à-d. niveau de la catégorie de communautés de la CET) tient compte de l'influence de la succession et des processus naturels sur la configuration du peuplement et prévoit de l'espace pour le déroulement de ces processus écologiques, ce qui permet de s'assurer que l'habitat et le microhabitat convenables de chaque magnolia acuminé sont maintenus. Dans les zones forestières, des perturbations naturelles comme le vent, les tempêtes de verglas et les inondations peuvent aussi entraî ner la formation d'ouvertures dans le couvert forestier, créant des zones d'habitat convenable que l'espèce pourra coloniser.

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2) Occupation de l'habitat convenable

Critère d'occupation de l'habitat convenable : L'habitat convenable est considéré comme étant occupé si un magnolia acuminé indigène y a été observé à au moins une occasion entre 1992 et 2011.

La limite de l'habitat convenable occupé est définie comme étant l'étendue d'habitat convenable contenue dans le polygone de la CET (indiqué plus haut) où l'espèce est présente; elle équivaut à la désignation de « communauté végétale en voie de disparition » utilisée dans les lignes directrices du PEFTP. En raison de la dispersion des graines, de l'expansion des populations, de la succession et des autres processus naturels, la configuration d'un peuplement au sein d'une communauté végétale peut changer au fil du temps; la protection de l'habitat où se trouve une espèce en péril (végétale ou animale) est essentielle à la survie de cette espèce à longue échéance (MRNO, 1998). Lorsqu'un individu de l'espèce pousse en bordure (c.-à-d. à moins de 20 m de la limite) d'un polygone d'habitat convenable (ou communauté végétale en voie de disparition), on appliquera une marge de surface terrestreNote de bas de page 6 (c.-à-d. qui comprend à la fois l'habitat convenable et l'habitat non convenable) d'un maximum de 20 m autour de cet individu, cette marge pouvant s'étendre au-delà du polygone d'habitat de la CET convenable. Cette marge de 20 m est fondée sur une définition d'une zone racinaire essentielle circulaire d'un rayon égal à 18 cm pour chaque centimètre du diamètre à hauteur de poitrine (dhp) d'un arbre (ou un pied et demi par pouce du dhp) (Johnson, 1999). Comme le plus grand dhp jamais enregistré pour un magnolia acuminé au Canada est de 99 cm (Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, données inédites), le rayon de la zone racinaire essentielle est fixé à 20 m (99 cm × 18 cm = 1782  cm, ou 17,82 m, donc 20 m lorsque la valeur est arrondie au multiple de 5 m le plus près). La zone racinaire essentielle est utilisée pour établir un périmètre de protection autour de l'arbre afin de prévenir les dommages et les perturbations (comme le compactage du sol) susceptibles d'affecter la zone racinaire, la zone de projection de la couronneNote de bas de page 7 et le substrat.

L'occupation est déterminée par l'observation des occurrences indigènes consignées entre 1992 et 2011. Cette période de 20 ans est conforme au seuil établi par NatureServe (2002) et le Centre d'information sur le patrimoine naturel (CIPN) de l'Ontario pour déterminer si une population existante ou historique; elle permet d'inclure certaines populations indigènes qui sont susceptibles de persister, mais qui n'ont pas fait l'objet d'un relevé récent.

Un polygone d'habitat convenable occupé doit contenir au moins un magnolia acuminé (soit un rametNote de bas de page 8 une gaule, une pousse ou un arbre) et peut comprendre des individus qui semblent morts (selon les observations visuelles) et que l'on croit indigènes. Les individus qui semblent morts ont été inclus puisqu'un arbre qui pourrait sembler mort ou mourant est susceptible de produire des rejets à partir du tronc ou des racines (Bernard, comm. pers., 2012; COSEPAC, 2010). Les sites qui contiennent des arbres considérés comme des spécimens horticoles, des cultivars ou des individus ayant été plantés ne sont pas considérés comme étant occupés dans le contexte de la désignation de l'habitat essentiel.

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3) Application des critères de désignation de l'habitat essentiel du magnolia acuminé

L'habitat essentiel du magnolia acuminé est désigné dans le présent plan d'action comme étant l'habitat convenable qui satisfait le critère d'occupation de l'habitat convenable décrit ci-dessus. L'habitat essentiel est tout le polygone (catégorie de communautés de la CET) d'habitat convenable où un magnolia acuminé indigène a été observé entre 1992 et 2011. De plus, afin de protéger un magnolia acuminé qui pousse en bordure d'un polygone d'habitat convenable ainsi que sa zone racinaire, une marge de surface terrestre (habitat convenable et habitat non convenable) d'un rayon de 20 m (c.-à-d. rayon de la zone racinaire essentielle) autour de chaque individu est également incluse dans l'habitat essentiel. Dans la zone racinaire essentielle d'un rayon de 20 m, il est possible que l'on trouve de l'habitat non convenable (ou « marginal » ) comme de l'herbe ou du gazon, des fossés routiers et des terres agricoles. Bien que ces éléments soient situés à l'intérieur des limites de l'habitat essentiel, certaines activités comme la tonte du gazon, le labourage et le pâ turage peuvent toujours être menées, si elles n'affectent pas le caractère fonctionnel de l'habitat (c.-à-d. la capacité du sol de retenir l'humidité ne doit pas être diminuée par le compactage ou l'érosion). Les structures anthropiques existantes (c.-à-d. maisons, bâ timents, routes) ne constituent pas de l'habitat essentiel. Si un élément anthropique (p. ex. une route pavée, un édifice) ou un obstacle naturel (p. ex. une rivière) se trouve à l'intérieur des limites de l'habitat convenable ou de la marge de 20 m définie autour d'un arbre se trouvant à la limite d'un polygone d'habitat convenable et crée une frontière infranchissable, cet élément ou cet obstacle constitue la limite de l'habitat essentiel.

Si un magnolia acuminé indigène solitaire pousse dans une zone entièrement constituée d'habitat dit « marginal » (c.-à-d. en l'absence d'habitat convenable), comme un fossé routier, un jardin urbain ou une pelouse, cet habitat « marginal » n'est pas désigné comme étant de l'habitat essentiel, car il n'offre pas les conditions nécessaires à la persistance de l'espèce en raison des activités humaines et de l'absence d'habitat convenable, ce qui a pour effet de limiter l'expansion et la dispersion naturelles de la population.

Bien que l'on ne désigne pas d'habitat essentiel pour les populations (ou sous-populations) indigènes existantes qui sont entièrement inclues dans une zone d'habitat marginal, ces arbres sont protégés en vertu des interdictions de la LEP (sur le territoire domanial) ou de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition (LEVD 2007) (ailleurs que sur le territoire domanial) parce que leur matériel génétique peut être important pour le rétablissement de l'espèce.

L'application des critères de désignation de l'habitat essentiel aux données accessibles a mené à la désignation de huit nouveaux sites d'habitat essentiel pour huit populations de magnolias acuminés au Canada (tableau 2).Ces sites s'ajoutent aux sept sites d'habitat essentiel contenant neuf populationsNote de bas de page 9 désignés dans le programme de rétablissement (Ambrose et Kirk, 2007) (tableau 2). Il importe de noter que les coordonnées indiquées sont celles des représentations cartographiques des parcelles d'habitat essentiel. L'habitat essentiel du magnolia acuminé se trouve à l'intérieur du quadrillage UTM (universel transverse de Mercator) de référence de 1 km × 1 km, là où les critères et la méthode de désignation de l'habitat essentiel énoncés à la section 1.3 sont respectés. Le quadrillage UTM est un système de quadrillage national de référence qui indique l'emplacement géographique général renfermant de l'habitat essentiel et qui peut être utilisé pour mettre en évidence les secteurs renfermant de l'habitat essentiel (p. ex. à l'intention des responsables de l'aménagement du territoire ou des propriétaires des terres, ou dans le contexte d'une évaluation environnementale). Afin de respecter les ententes provinciales en matière de partage de données ainsi que les pratiques exemplaires visant la réduction des risques pour l'espèce et son habitat, l'information relative à l'emplacement est présentée sous la forme de quadrillages UTM de 1 km × 1 km (tableau 2). En plus de ces avantages, ces quadrillages UTM de 1 km × 1 km peuvent représenter le niveau de précision des meilleurs renseignements accessibles (p. ex. l'occurrence, ou les caractéristiques de l'habitat convenable ou les caractéristiques biophysiques) pour certains emplacements (p. ex. une vérification sur le terrain serait nécessaire pour préciser l'emplacement). De plus amples informations sur l'emplacement de l'habitat essentiel peuvent être obtenues à des fins de protection de l'espèce et de son habitat, sur justification, auprès du Service canadien de la faune (Environnement Canada).

Certaines populations n'ont pas fait l'objet de visites récentes (depuis au moins 10 ans dans plusieurs cas) et les sites ne sont pas délimités avec précision pour l'instant. De plus, pour plusieurs des emplacements visités récemment, les données de localisation précises obtenues par GPS ne sont pas disponibles pour chaque arbre. Dans ces cas, le quadrillage de 1 km x 1 km peut constituer la meilleure information accessible. L'étendue de l'habitat essentiel pourra être précisée et d'autres sites qui respectent les critères de désignation de l'habitat essentiel pourraient s'ajouter au fur et à mesure que des renseignements sont rendus accessibles. Par exemple, une population formée de deux magnolias acuminés a récemment été signalée (vers 2009) dans la municipalité régionale de Niagara.Toutefois, cette population n'a pas encore été évaluée (p. ex. origine, viabilité) par le Centre d'information sur le patrimoine naturel. S'il est établi qu'il s'agit d'une occurrence indigène de magnolia acuminé dans un habitat convenable, de l'habitat essentiel pourra être désigné pour cet emplacement.

Aucun habitat essentiel n'est désigné pour la population du bord de la route de FenwickNote de bas de page 10 puisqu'il s'agit de deux occurrences d'un seul arbre résiduel poussant au bord d'une route, dans un milieu cultural (COSEPAC, 2010). Comme il est indiqué plus haut, les fossés routiers, les jardins urbains et les aménagements paysagers (p. ex. les pelouses) ne sont pas considérés comme étant de l'habitat convenable.

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Tableau 2. Quadrillages déterminés comme renfermant de l’habitat essentiel du magnolia acuminé (Magnolia acuminata) au Canada. L’habitat essentiel du magnolia acuminé se trouve dans ces quadrillages UTM de référence de 1 km x 1 km, là où les critères énoncés à la section 1.3 sont respectés.
Plan d'action/
Programme de rétablissement
Code d'identificationNote a de tableau 2
du quadrillage de
1 km x 1 km
PopulationNote b de tableau 2Nom du site Note c de tableau 2Zone UTMProvince ou territoireCoordonnée UTM
EstNote d de tableau 2
Coordonnée UTM
NordNote d de tableau 2
Nombre de centroïdes de parcelles d'habitat essentiel compris dans le quadrillageNote e de tableau 2Superficie totale des parcelles (ha) d'habitat essentiel comprises dans le quadrillageNote f de tableau 2Régime foncierNote g de tableau 2Comté
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH42_57Parcelle BakerParcelle Baker17Ontario545000472700001Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH42_66Parcelle BakerParcelle Baker17Ontario5460004726000019Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH42_67Parcelle BakerParcelle Baker17Ontario5460004727000039Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH42_76Parcelle BakerParcelle Baker17Ontario547000472600009Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH42_77Parcelle BakerParcelle Baker17Ontario5470004727000186Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH42_87Parcelle BakerParcelle Baker17Ontario548000472700008Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH42_88Parcelle BakerParcelle Baker17Ontario5480004728000024Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH42_78Parcelle Baker et St. WilliamsParcelle Baker et St. Williams17Ontario5470004728000127Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH42_79St. WilliamsSt. Williams17Ontario547000472900003Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH22_51LangtonLangton17Ontario525000472100006Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH22_52LangtonLangton17Ontario5250004722000033Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH22_53LangtonLangton17Ontario525000472300001Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH22_61LangtonLangton17Ontario5260004721000028Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH22_62LangtonLangton17Ontario5260004722000137Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH33_99LynedochLynedoch17Ontario5390004739000013Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH34_90LynedochLynedoch17Ontario5390004740000021Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH34_91LynedochLynedoch17Ontario539000474100004Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH34_92LynedochLynedoch17Ontario539000474200006Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH43_08LynedochLynedoch17Ontario540000473800001Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH43_09LynedochLynedoch17Ontario5400004739000031Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH44_00LynedochLynedoch17Ontario540000474000017Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH44_01LynedochLynedoch17Ontario5400004741000011Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH44_02LynedochLynedoch17Ontario5400004742000011Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17PH36_55Memorial DriveMemorial Drive17Ontario635000476500001Non domanialeMunicipalité régionale de Niagara
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17PH36_56Memorial DriveMemorial Drive17Ontario635000476600012Non domanialeMunicipalité régionale de Niagara
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17PH36_58Collines ShortCollines Short17Ontario635000476800001Non domanialeMunicipalité régionale de Niagara
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17PH36_59Collines ShortCollines Short17Ontario635000476900005Non domanialeMunicipalité régionale de Niagara
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17PH36_68Collines ShortCollines Short17Ontario636000476800001Non domanialeMunicipalité régionale de Niagara
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17PH36_69Collines ShortCollines Short17Ontario6360004769000122Non domanialeMunicipalité régionale de Niagara
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH43_95WalshWalsh17Ontario549000473500003Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le plan d’action (2013)17NH53_05WalshWalsh17Ontario550000473500015Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17PH36_46Propriétés de la rue BalfourZINS North
Fenwick Footslope Forest
17Ontario634000476600004Non domanialeMunicipalité régionale de Niagara
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17PH36_47Propriétés de la rue BalfourZINS North
Fenwick Footslope Forest
17Ontario634000476700015Non domanialeMunicipalité régionale de Niagara
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17PH36_36Propriétés de la rue Balfour et rue MapleZINS North Fenwick Footslope Forest et boisé Fenwick Slough Forest17Ontario6330004766000232Non domanialeMunicipalité régionale de Niagara
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17PH36_35Cherry RidgeBoisé Fenwick Slough Forest17Ontario633000476500008Non domanialeMunicipalité régionale de Niagara
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17PH36_45Cherry RidgeBoisé Fenwick Slough Forest17Ontario634000476500012Non domanialeMunicipalité régionale de Niagara
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17NH61_72Long PointRéserve nationale de faune de Long Point17Ontario567000471200003DomanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17NH61_82Long PointRéserve nationale de faune de Long Point17Ontario568000471200014DomanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17PH36_16RR4 à Fenwick, chemin Canboro Ouest et RR1 à FenwickZINS de Northwest Fenwick Forest17Ontario631000476600006Non domanialeMunicipalité régionale de Niagara
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17PH36_25RR4 à Fenwick, chemin Canboro Ouest et RR1 à FenwickZINS de Northwest Fenwick Forest17Ontario6320004765000034Non domanialeMunicipalité régionale de Niagara
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17PH36_26RR4 à Fenwick, chemin Canboro Ouest et RR1 à FenwickZINS de Northwest Fenwick Forest17Ontario6320004766000150Non domanialeMunicipalité régionale de Niagara
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17PH36_54RR4 à Fenwick, chemin Canboro Ouest et RR1 à FenwickZINS de Northwest Fenwick Forest17Ontario635000476400011Non domanialeMunicipalité régionale de Niagara
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17NH21_98Shining Tree Woods et propriété adjacenteShining Tree Woods17Ontario5290004718000011Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17NH21_99Shining Tree Woods et propriété adjacenteShining Tree Woods17Ontario5290004719000136Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17NH22_90Shining Tree Woods et propriété adjacenteShining Tree Woods17Ontario5290004720000023Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17NH22_91Shining Tree Woods et propriété adjacenteShining Tree Woods17Ontario529000472100001Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17NH31_08Shining Tree Woods et propriété adjacenteShining Tree Woods17Ontario530000471800001Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17NH31_09Shining Tree Woods et propriété adjacenteShining Tree Woods17Ontario5300004719000017Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17NH32_00Shining Tree Woods et propriété adjacenteShining Tree Woods17Ontario530000472000006Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17NH43_61Parcelle Smith et propriétés adjacentesParcelle Smith et propriétés adjacentes17Ontario5460004731000030Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17NH43_62Parcelle Smith et propriétés adjacentesParcelle Smith et propriétés adjacentes17Ontario5460004732000144Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17NH43_71Parcelle Smith et propriétés adjacentesParcelle Smith et propriétés adjacentes17Ontario547000473100003Non domanialeNorfolk
Sites d’habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement (2007)17NH43_72Parcelle Smith et propriétés adjacentesParcelle Smith et propriétés adjacentes17Ontario5470004732000014Non domanialeNorfolk
Total------16801 ha--

Notes du tableau 2

Note a du tableau 2

Code d'identification dans le système militaire de quadrillage UTM de référence. Les deux premiers caractères correspondent à la zone UTM, les deux suivants (lettres) désignent un carré de 100 km x 100 km (bloc), les deux caractères suivants (chiffres) désignent un carré de 10 km x 10 km, et les deux derniers, le carré de 1 km x 1 km contenant au moins une partie d'une unité d'habitat essentiel. L'utilisation du code alphanumérique univoque du système militaire de quadrillage UTM de référence s'inspire de la méthodologie utilisée pour les Atlas des oiseaux nicheurs du Canada.

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Note b du tableau 2

Les noms des populations correspondent aux noms utilisés dans l'évaluation et le rapport de situation du COSEPAC (2010).

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Note c du tableau 2

Les noms des sites sont conformes aux noms utilisés dans le programme de rétablissement (Ambrose et Kirk, 2007). La population du boisé Fenwick Slough Forest a été réévaluée par le COSEPAC (2010) et a été séparée en deux populations (rue Maple et Cherry Ridge) et l'habitat essentiel, en deux sites distincts (c.-à-d. deux polygones). En outre, la population de la ZINS de Northwest Fenwick Forest a fait l'objet d'une réévaluation et a été divisée en trois populations distinctes (RR4 à Fenwick, route Canboro Ouest et RR1 à Fenwick); ces trois populations se trouvent dans un seul site d'habitat essentiel (c.-à-d. un polygone).

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Note d du Tableau 2

Les coordonnées indiquées sont celles de la représentation cartographique de l'habitat essentiel, c. à d. du coin sud ouest du carré du quadrillage de 1 km x 1 km contenant au moins une partie d'un site d'habitat essentiel. Elles sont données à titre indicatif seulement; le point correspondant ne fait pas nécessairement partie de l'habitat essentiel.

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Note e du tableau 2

Une valeur de « 0 » signifie que le carré contient une partie d'un site d'habitat essentiel, mais pas son centroïde.

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Note f du tableau 2

La superficie présentée est celle d'un ou plusieurs site(s) contenant de l'habitat essentiel (arrondie à la dizaine d'hectares); la superficie réelle de l'habitat essentiel peut donc être considérablement inférieure. Une vérification sur le terrain est nécessaire pour déterminer la superficie exacte d'habitat essentiel. Consulter la section 1.3 pour voir la méthode de désignation de l'habitat essentiel au sein de ces zones.

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Note g du Tableau 2

 Cette information est fournie à titre indicatif seulement, pour donner une idée générale des détenteurs des droits de propriété des terres où sont situés les sites contenant de l'habitat essentiel. Pour déterminer avec certitude qui détient les droits de propriété d'une terre, il faudra comparer les limites de l'habitat essentiel aux informations figurant au cadastre.

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1.3.2 Exemples d'activités susceptibles d’entraîner la destruction de l'habitat essentiel

Pour protéger et gérer l'habitat essentiel, il est nécessaire de comprendre ce qui constitue une destruction de cet habitat. La destruction est déterminée au cas par cas. « On peut parler de destruction lorsqu'il y a dégradation [d'un élément] de l'habitat essentiel, soit de façon permanente ou temporaire, à un point tel que l'habitat essentiel n'est plus en mesure d'assurer ses fonctions lorsque exigé par l'espèce. La destruction peut découler d'une activité unique à un moment donné ou des effets cumulés d'une ou de plusieurs activités au fil du temps. » (Gouvernement du Canada, 2009).

Les activités susceptibles d'entraî ner la destruction de l'habitat essentiel qui ont été définies dans le programme de rétablissement (Ambrose et Kirk, 2007) sont les suivantes : 1) le déboisement et le morcellement forestier et 2) l les activités qui modifient le tracé du réseau hydrographique, le ruissellement souterrain et/ou la teneur en humidité des sols. D'autres détails sont présentés dans la présente section pour orienter la gestion des activités susceptibles d'entraî ner la destruction de l'habitat essentiel, qui comprennent notamment les activités suivantes :

  • Les activités qui entraî nent l'élimination ou la fragmentation accrue de l'habitat essentiel, telles que le déboisement à des fins de développement agricole, commercial ou résidentiel, ainsi que les activités d'exploitation forestière intensives (p. ex. coupe à blanc ou élimination d'un pourcentage important du couvert forestier). La fragmentation de l'habitat réduit la connectivité entre les populations, ce qui a des répercussions sur les taux de pollinisation croiséeNote de bas de page 11 et la portée de la dissémination des graines, et probablement aussi sur l'habitat des agents de pollinisation et de dispersion des graines (Ambrose et Kirk, 2007). Une connectivité non optimale entre les populations (et les sous-populations) réduit les possibilités d'échange génétique, ce qui peut, avec le temps, diminuer la capacité de l'espèce à s'adapter et à survivre. Par contre, le déboisement de petites parcelles (p. ex. quelques arbres) qui crée des trouées dans le couvert forestier peut s'avérer utile pour la germination et l'établissement des jeunes pousses.
  • Les activités qui modifient le régime hydrologique et les conditions du sol telles que la construction de barrages, la déviation d'un cours d'eau et la retenue des eaux, l'utilisation de véhicules tout-terrain et certaines activités d'exploitation forestière (p. ex. utilisation de machinerie lourde, construction routière et élimination d'arbres) entraî nent des changements à l'hydropériodeNote de bas de page 12naturelle, à l'écoulement des eaux souterraines et à l'humidité du sol. Une modification prolongée du taux moyen d'humidité du sol peut détériorer conditions optimales (c.-à-d. forêts humides ou mésiques) de l'habitat essentiel du magnolia acuminé grâ ce auxquelles l'espèce survit. Le compactage et l'érosion du sol peuvent créer des conditions qui ne sont pas propices à l'établissement de jeunes pousses.

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1.4 Mesures proposées pour protéger l'habitat essentiel

L'habitat essentiel du magnolia acuminé est désigné à quinze sites : un en territoire domanial et quatorze en territoire non domanial. Parmi ces sites, sept ont été désignés dans le programme de rétablissement (Ambrose et Kirk, 2007) et huit autres sont désignés dans le présent plan d'action. L'habitat essentiel est réparti entre deux régions de l'Ontario : le comté de Norfolk et la municipalité régionale de Niagara.

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1.4.1 Mesures proposées pour protéger l'habitat essentiel en territoire non domanial

En ce qui concerne les parties de l'habitat essentiel qui se trouvent en territoire non domanial, Environnement Canada a l'intention de collaborer avec le gouvernement de l'Ontario pour déterminer si des lois et des règlements provinciaux permettent d'assurer la protection de l'habitat essentiel de l'espèce exigée par la LEP.

Respectant les compétences des provinces, Environnement Canada évaluera d'abord si les lois provinciales protègent ces parties de l'habitat essentiel et, sinon, si les dispositions ou les mesures prévues par la LEP ou toute autre loi du Parlement peuvent le faire.

Si la ministre fédérale de l'Environnement estime que l'habitat essentiel n'est pas protégé en tout ou en partie, il est tenu, en vertu de l'article 63 de la LEP, de mettre dans le Registre public des espèces en péril un rapport sur les mesures prises pour le protéger.

La mise en œuvre de mesures d'intendance est une stratégie complémentaire importante pour assurer la protection de l'habitat essentiel de l'espèce. Environnement Canada collaborera avec le gouvernement de l'Ontario, les organisations non gouvernementales et des particuliers afin de faciliter la mise en place de mesures de conservation.

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2. Évaluation des répercussions socioéconomiques et des avantages

Selon la Loi sur les espèces en péril, un plan d'action doit comprendre une évaluation des répercussions socioéconomiques de sa mise en œuvre et des avantages en découlant [alinéa 49(1)e) de la LEP, 2003]. La présente évaluation porte seulement sur les répercussions socioéconomiques supplémentaires de la mise en œuvre du présent plan d'action sur le plan national, ainsi que sur les avantages sociaux et environnementaux qui seraient générés si le plan d'action était appliqué dans son intégralité, en reconnaissant que certains éléments de sa mise en œuvre ne relèvent pas du gouvernement fédéral. Elle ne porte pas sur les répercussions cumulatives du rétablissement de l'espèce en général et ne comprend aucune analyse coûts-avantages. Elle vise plutôt à informer le public et à aider les partenaires à prendre les décisions relatives à la mise en œuvre du plan d'action.

La protection et le rétablissement d'une espèce en péril peuvent engendrer tant des avantages que des coû ts. La LEP convient que « les espèces sauvages, sous toutes leurs formes, ont leur valeur intrinsèque et sont appréciées des Canadiens pour des raisons esthétiques, culturelles, spirituelles, récréatives, éducatives, historiques, économiques, médicales, écologiques et scientifiques ». Les écosystèmes qui sont autosuffisants et sains, de même que les différents éléments dont ils sont constitués, notamment les espèces en péril, ont une incidence positive sur les moyens d'existence et la qualité de vie de tous les Canadiens et de toutes les Canadiennes. Une analyse documentaire a permis de confirmer que la population canadienne accorde une grande importance à la préservation et la conservation des espèces. Les mesures prises pour protéger une espèce, telles que la protection et la remise en état de l'habitat, sont également appréciées. En outre, plus une mesure contribue au rétablissement d'une espèce, plus le public lui accorde de la valeur (Loomis et White, 1996; Pêches et Océans Canada, 2008). Qui plus est, la conservation des espèces en péril est une composante importante de l'engagement du gouvernement du Canada à conserver la diversité biologique en vertu de la Convention sur la diversité biologique, une conventioninternationale. Enfin, le gouvernement du Canada s'est aussi engagé à protéger et à rétablir les espèces en péril en signant l'Accord pour la protection des espèces en péril. Les répercussions et les avantages spécifiques associés au présent plan d'action sont décrits ci-après.

Répercussions socioéconomiques de la mise en œuvre du présent plan d'action

La majorité des populations du magnolia acuminé se trouve sur des terres privées. Les forêts de la région du sud de l'Ontario où le magnolia acuminé est présent sont maintenant principalement limitées aux zones à faible potentiel agricole et se composent de petits terrains boisés privés adjacents à des terres agricoles. Dans les zones où le magnolia acuminé est présent, il est possible d'envisager ou de mettre en œuvre des restrictions ou d'autres pratiques de récolte dans les boisés privés où l'espèce est présente.

Comme il est décrit plus haut, sept sites d'habitat essentiel ont été désignés dans le programme de rétablissement, et le présent plan d'action ne modifie pas le besoin de protéger l'habitat essentiel désigné en 2007. Pour les propriétaires fonciers, il pourrait y avoir des répercussions économiques associées à la protection de l'habitat essentiel supplémentaire désigné dans le présent plan d'action, telles que de nouvelles restrictions relatives à l'aménagement du terrain. Cependant, puisque les arbres et leur habitat sont actuellement protégés en vertu de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l'Ontario, même en tenant compte des huit nouveaux sites d'habitat essentiel, ces mesures n'augmenteraient pas de façon importante les coûts actuels.

Du point de vue des répercussions sociales, comme la plupart des populations du magnolia acuminé se trouvent sur des terres privées, la désignation de l'habitat essentiel pourrait susciter une réponse défavorable du public, puisqu'elle ne sera peut-être pas appuyée par les propriétaires fonciers. Toutefois, puisqu'il s'agit d'une plante rare et géographiquement restreinte, relativement peu de propriétaires fonciers au Canada seraient directement touchés.

Pour la mise en œuvre du présent plan, il faut également prévoir les salaires et les coû ts d'exploitation liés aux mesures de rétablissement (p. ex. protection et gestion) et le temps consacré à la coordination d'activités entre les organismes et les compétences participant aux efforts de rétablissement. Ces mesures seront prises en grande partie par un organisme existant ou le personnel organisationnel existant et la mise en œuvre du présent plan d'action ne devrait pas occasionner de mesures supplémentaires. La réalisation de recherches approfondies pourrait entraî ner des coû ts accrus; toutefois, les coû ts seront moindres lorsque les besoins de l'espèce en matière de rétablissement seront mieux connus.

La plupart des répercussions devraient être ressenties à l'échelle locale, étant donné que l'espèce est présente dans une zone géographique restreinte en Ontario; les répercussions à l'échelle régionale ou provinciale devraient être minimales. Toute autre répercussion socioéconomique éventuelle associée aux mesures de rétablissement énoncées dans le présent plan d'action devrait être faible.

Avantages de la mise en œuvre du présent plan d'action

Selon les résultats d'une enquête menée en 1991 sur l'importance de la faune pour la population canadienne, 83,3 % des Canadiens et des Canadiennes estiment qu'il est plutôt important, voire très important, d'assurer la diversité de la faune au Canada en protégeant les populations fauniques en péril ou en déclin (Filion, 1993). Ces résultats ont été appuyés par une enquête de suivi qui révélait que les résidents de l'Ontario ont dépensé environ 4,3 milliards de dollars en 1996 sur des activités réalisées dans la nature au Canada (Groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur l'importance de la nature pour les Canadiens, 2000).

Le magnolia acuminé fait partie de l'écosystème carolinien diversifié et unique en Ontario qui abrite de nombreuses espèces d'intérêt public, y compris un grand nombre d'espèces en péril (comme la Paruline orangée [Protonotaria citrea] et la Paruline azurée [Setophaga cerulea]). Il est possible que les avantages liés à l'écotourisme (p. ex. observation d'oiseaux) compensent une partie des coû ts susceptibles de découler de la mise en œuvre du présent plan d'action. Dans un écosystème fonctionnel, la conservation du magnolia acuminé à l'échelle du paysage procurera des avantages aux populations du magnolia acuminé et à toute autre espèce carolinienne en péril.

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3. Mesure des progrés

Les indicateurs de rendement présentés dans le programme de rétablissement associé proposent un moyen de définir et de mesurer les progrès vers l'atteinte des objectifs en matière de population et de répartition.

Un rapport sur la mise en œuvre du plan d'action (en vertu de l'article 55 de la LEP) sera produit et fera état des progrès réalisés en vue de la mise en œuvre des approches générales.

Un rapport sur les répercussions écologiques et socioéconomiques du plan d'action (en vertu de l'article 55 de la LEP) sera produit et fera état des résultats du suivi du rétablissement de l'espèce et de sa viabilité à long terme ainsi que de l'évaluation de la mise en œuvre du plan d'action.

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4. Réferénces

  • Ambrose, J.D., et S.W. Aboud. 1984. COSEWIC status report on the cucumber tree Magnolia acuminata in Canada, Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa (Ontario), 9 p. + iv.
  • Ambrose, J., et D. Kirk. 2007. Recovery Strategy for Cucumber Tree (Magnolia acuminata L.) in Canada, préparé pour le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario par l'équipe de rétablissement du magnolia acuminé, viii + 24 p. + addenda.
  • Bernard, D., comm. pers. 2012. Communication personnelle à l'intention de K. St. Laurent, juillet 2012, technicien en ressources de la faune, réserve nationale de faune de Long Point, Environnement Canada, Service canadien de la faune, Port Rowan (Ontario).
  • CIPN – Centre d'information sur le patrimoine naturel. 2009. Frequently Asked Questions (consulté en octobre 2012).
  • COSEPAC – Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. 2010. évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur le magnolia acuminé (Magnolia acuminata) au Canada, Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa (Ontario), x + 21 p.
  • Dougan & Associates et Aboud & Associates. 1998. Endangered Species Habitat Mapping Study and Landowner Correspondence: Magnolia acuminata (Cucumber Tree), préparé pour le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, bureau de district de Guelph, 57 p.
  • Filion, F.L. 1993. L'importance de la faune pour les Canadiens : rapport sommaire de l'enquête nationale de 1991, Environnement Canada, Ottawa (Ontario), 60 p.
  • Gouvernement du Canada. 2009. Politiques de la Loi sur les espèces en péril : Cadre général de politiques [ébauche], Séries de politiques et de lignes directrices de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa (Ontario), 44 p.
  • Groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur l'importance de la nature pour les Canadiens. 2000. L'importance de la nature pour les Canadiens : les avantages économiques des activités reliées à la nature, ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux Canada, Ottawa (Ontario), 49 p.
  • Johnson, G.R. 1999. Protecting trees from construction damage: a homeowner's guide, Minnesota Extension Service, Université du Minnesota.
  • Kartesz, J.T. 2011. The Biota of North America Program (BONAP): North American Plant Atlas. (consulté en octobre 2012; en anglais seulement).
  • Lander, T.A., D.H. Boshier et S.A. Harris. 2010. Fragmented but not isolated: Contribution of single trees, small patches and long distance pollen flow to genetic connectivity for Gomortega keule, an endangered Chilean tree, Biological Conservation 143:2583 2590.
  • Lee, H., W. Bakowsky, J. Riley, J. Bowles, M. Puddister, P. Uhlig et S. McMurray. 1998. Ecological Land Classification for Southern Ontario: First Approximations and Its Application, ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, SCSS Field Guide FG-02.
  • Loomis, J.B., et D.S. White. 1996. Economic Benefits of Rare and Endangered Species: Summary and Meta-analysis, Ecological Economics 18:197 206.
  • [MRNO] Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario et des Forêts. Données inédites, fournies par D. Kirk, écologiste du patrimoine naturel, ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, Guelph (Ontario).
  • [MRNO] Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario et des Forêts. 1998. Guidelines for Mapping Endangered Species Habitats Under The Conservation Land Tax Incentive Program, Section du patrimoine naturel, Direction des terres et du patrimoine naturel, ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, Peterborough (Ontario), 16 p.
  • [MRNO] Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario et des Forêts. 2010. Feuille de renseignements : Modifications du PEFTP, ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, Peterborough (Ontario), 1 p.
  • [MRNO] Ministère des Richesses naturelles et des de l'Ontario et des Forêts. 2011. Magnolia acuminé. Déclaration du gouvernement en réponse au programme de rétablissement, ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, Peterborough (Ontario), 4 p.
  • NatureServe. 2002. Element Occurrence Data Standard, NatureServe, en collaboration avec les programmes de patrimoine naturel et les centres de données sur la conservation, 201 p.
  • Pêches et Océans Canada. 2008. Estimation des bénéfices économiques du rétablissement des mammifères marins de l'estuaire du Saint-Laurent, Direction régionale des politiques et de l'économique, Québec, 54 p.

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Annexe A : Effets sur l'environnement et sur les espèces non ciblées

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée dans le cadre de tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP conformément à La directive du Cabinet sur l'évaluation environnementale des projets de politiques, de planset de programmes. L'objet de l'EES est d'incorporer les considérations environnementales à l'élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairée du point de vue de l'environnement et évaluer si les résultats d'un document de planification de rétablissement peuvent affecter un élément de l'environnement ou la réalisation de tout objectif ou cible de la Stratégie fédérale de développement durable (SFDD). Ce plan d'action contribue directement aux objectifs et aux cibles de la SFDD. Plus particulièrement, il permettra de rétablir les populations fauniques à des niveaux sains et de conserver des écosystèmes productifs et résilients ayant la capacité de se rétablir et de s'adapter (objectifs 5 et 6 de la SFDD).

La planification du rétablissement vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que la mise en œuvre de plans d'action peut, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les impacts environnementaux, notamment des incidences possibles sur des espèces ou des habitats non ciblés. Les résultats de l'EES sont directement inclus dans le plan d'action lui-même, mais également résumés dans le présent énoncé, ci-dessous.

Le présent plan d'action sera bénéfique pour l'environnement puisqu'il favorisera le rétablissement du magnolia acuminé. La possibilité que le plan d'action produise par inadvertance des effets négatifs sur d'autres espèces a été envisagée. Dans le cadre de la gestion de cette espèce, il s'est avéré que les éclaircies dans le couvert forestier favorisent la régénération. Aux fins de recommandation en matière de mesures de gestion, la forme et la taille des éclaircies devront être définies plus clairement et il importera également d'envisager les répercussions positives ou négatives qu'aurait une telle mesure de gestion sur d'autres espèces de l'écosystème forestier. L'espèce est intolérante à l'ombre et est en mesure de remplir les espaces laissés par des arbres déracinés par le vent ou créés par d'autres perturbations dans des habitats forestiers humides. Pour cette raison, les mesures qui doivent être prises dans le cadre du présent plan d'action auront également des effets positifs sur les espèces tolérantes à l'ombre des écosystèmes forestiers humides (p. ex. l'andersonie charmante [Bryoandersonia illecebra] et d'autres mousses, l'érable à sucre [Acer saccharum] et le hêtre à grandes feuilles [Fagus grandifolia]). Le magnolia acuminé fait partie de l'écosystème carolinien unique au Canada qui abrite de nombreuses espèces en péril, y compris la Paruline orangée (Protonotaria citrea), la Paruline azurée (Setophaga cerulea), le Moucherolle vert (Empidonax virescens) et le châ taignier d'Amérique (Castanea dentata). étant donné que la majorité des mesures de rétablissement proposées dans le présent plan d'action visent à améliorer la connectivité entre les habitats, l'EES a conclu que le présent plan sera favorable à l'environnement et n'aura aucune répercussion négative importante.

Certaines activités du programme de rétablissement (p. ex. gestion des prédateurs, réintroduction de l'espèce, remise en état de l'habitat) peuvent devoir faire l'objet d'une évaluation environnementale à l'échelle du projet en vertu de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (LCEE). Si une activité doit faire l'objet d'une telle évaluation à l'échelle du projet, elle le sera en temps voulu conformément aux dispositions de cette loi.

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Annexe B: Habitat convenable du magnolia acuminé en Ontario, décrit selon la classification écologique des terres (Lee et coll., 1998)

Tableau 3. Annexe B: Habitat convenable du magnolia acuminé en Ontario, décrit selon la classification écologique des terres (Lee et coll., 1998)
Classification écologique des terresSérie de communautésType de végétation
ou écosite
Description
Catégorie de communautés de marécages (SW))Marécage à feuillus (SWD)SWD3-1
SWD3-2
SWD4-3
Marécage minéral à érables rouges
Marécage minéral à érables argentés
Marécage minéral à bouleaux à papier et à peupliers
Catégorie de communautés de marécages (SW))Marécage mixte (SWM)SWM2-1Marécage minéral mixte à érables rouges et à conifères
Catégorie de communautés de marécages (SW))Marécage arbustif (SWT)SWT2-6
SWT2-9
SWT3-11
Marécage minéral arbustif à spirées
Marécage minéral arbustif à cornouillers à grappes
Marécage organique arbustif à lauriers benzoins
Catégorie de communautés de forêts (FO)Forêt mixte (FOM)FOM1
FOM6-1
FOM6-2
Forêt mixte sèche à chênes et à pins
Forêt mixte fraî che - humide à érables à sucre et à pruches
Forêt mixte fraî che - humide à pruches et à feuillus
Catégorie de communautés de forêts (FO)Forêt coniférienne (FOC)FOC3Forêt coniférienne fraîche - humide à pruches
Catégorie de communautés de cultures (CU)Plantation (CUP)CUP3-2
CUP3-3
Plantation coniférienne de pins blancs
Plantation coniférienne de pins sylvestres

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Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Le 26 juin 2014, le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario est devenu le ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario.

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Note de bas de page 2

Le programme de rétablissement (Ambrose et Kirk, 2007) fait état de 12 populations; ce chiffre a toutefois été réévalué au moyen des méthodes de désignation des populations de plantes vasculaires reconnues par le COSEPAC, NatureServe et le Centre d'information sur le patrimoine naturel (CIPN). Les groupes de plants séparés les uns des autres par plus de 1 km sont considérés comme des populations distinctes; les groupes de plants qui sont situés à moins de 1 km les uns des autres sont considérés comme des sous-populations d'une seule et même population (CIPN, 2009). Il est important de noter que les 18 populations actuellement reconnues dans le présent document ne représentent pas une augmentation de l'abondance ou de l'aire de répartition du magnolia acuminé au Canada.

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Note de bas de page 3

« Priorité » reflète l'ampleur dans laquelle la mesure contribue directement au rétablissement de l'espèce ou est un précurseur essentiel à une mesure qui contribue au rétablissement de l'espèce. Les mesures à priorité élevée sont considérées comme étant celles les plus susceptibles d'avoir une influence immédiate et/ou directe sur l'atteinte de l'objectif de rétablissement de l'espèce. Les mesures à priorité moyenne peuvent avoir une influence moins immédiate ou moins directe sur l'atteinte des objectifs de rétablissement en matière de population et de répartition, mais demeurent importantes pour le rétablissement de la population. Les mesures de rétablissement à faible priorité auront probablement une influence indirecte ou progressive sur l'atteinte des objectifs du rétablissement, mais sont considérées comme des contributions importantes à la base de connaissances et/ou à la participation du public et à l'acceptation de l'espèce par le public.

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Note de bas de page 4

Depuis la publication du programme de rétablissement (Ambrose et Kirk, 2007), la population de magnolias acuminés du boisé Fenwick Slough Forest a été séparée en deux populations : celle de la rue Maple et celle de Cherry Ridge (COSEPAC, 2010). Ces emplacements sont maintenant considérés comme étant deux sites distincts d'habitat essentiel, ce qui fait passer le nombre total de sites d'habitat essentiel désignés dans le programme de rétablissement à sept au lieu de six. En outre, la population de la zone d'intérêt naturel et scientifique (ZINS) de Northwest Fenwick Forest a fait l'objet d'une réévaluation et a été répartie en trois populations distinctes : celle de la RR4 à Fenwick, celle du chemin Canboro Ouest et celle de la RR1 à Fenwick. Toutefois, ces trois populations se trouvent toutes sur le même site d'habitat essentiel.

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Note de bas de page 5

Le PEFTP est un programme volontaire conçu pour reconnaître, encourager et soutenir l'intendance privée à longue échéance des terres protégées d'importance provinciale en Ontario en offrant un allègement fiscal aux propriétaires qui conviennent de protéger la valeur patrimoniale naturelle de leur propriété, y compris l'habitat des espèces en péril (MRNO, 2010).

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Note de bas de page 6

La surface terrestre est l'aire où la nappe phréatique dépasse rarement ou brièvement la surface du substrat et où il n'y a pas eu formation de sol hydrique.

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Note de bas de page 7

Zone définie par la projection verticale du périmètre de la couronne d'un arbre (autrement dit : zone qui reçoit l'eau qui s'écoule du feuillage).

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Note de bas de page 8

Les ramets sont des individus génétiquement identiques (c.-à-d. des clones) d'une plante qui s'est propagée par voie végétative (c.-à-d. non par reproduction sexuée).

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Note de bas de page 9

Les six populations décrites dans le programme de rétablissement (Ambrose et Kirk, 2007) auxquelles de l'habitat essentiel est associé ont été réexaminées, et forment désormais neuf populations (COSEPAC, 2010). La population de la ZINS de Northwest Fenwick Forest a été séparée en trois populations distinctes et la celle du boisé Fenwick Slough Forest, en deux populations distinctes.

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Note de bas de page 10

La population « bord de route à Fenwick » (COSEPAC, 2010) était désignée sous le nom « St. David's, bordure de la route » dans le programme de rétablissement (Ambrose et Kirk, 2007). Cette population était considérée comme étant disparue du pays dans le programme de rétablissement en raison du statut qui lui avait été attribué dans les publications de Dougan & Associates et d'Aboud & Associates (1998). Depuis, la population a été confirmée comme étant existante (Ambrose, 2009; COSEPAC, 2010).

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Note de bas de page 11

Transfert de pollen de la fleur d'une plante à la fleur d'une autre plante.

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Note de bas de page 12

L'hydropériode est le régime des fluctuations du niveau d'eau d'une zone humide (p. ex. un marécage).

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