Plan de gestion du crapaud de l'Ouest (Anaxyrus boreas) au Canada - 2016 [Proposition]

Loi sur les espèces en péril
Série de Plans de gestion

Crapaud de l'Ouest

Photo:  Crapaud de l'Ouest
Photo: © Syd Cannings

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Information sur le document

Cover photo

Référence recommandée :

Environnement et Changement climatique Canada. 2016. Plan de gestion du crapaud de l'Ouest (Anaxyrus boreas) au Canada [Proposition]. Série de Plans de gestion de la Loi sur les espèces en péril. Environnement et Changement climatique Canada, Ottawa. v p. + 472 p.

Pour télécharger le présent plan de gestion ou pour obtenir un complément d'information sur les espèces en péril, incluant les rapports de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), les descriptions de la résidence, les plans d'action et d'autres documents connexes sur le rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril.

Illustration de la couverture : © Syd Cannings

Also available in English under the title
"Management Plan for the Western Toad (Anaxyrus boreas) in Canada [Proposed]"

Le contenu du présent document (à l'exception des illustrations) peut être utilisé sans permission, mais en prenant soin d'indiquer la source.

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Préface

En vertu de l’Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d'établir une législation et des programmes complémentaires qui assureront la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) (LEP), les ministres fédéraux compétents sont responsables de l'élaboration de plans de gestion pour les espèces inscrites comme étant préoccupantes et sont tenus de rendre compte des progrès réalisés dans les cinq ans suivant la publication du document final dans le Registre public des espèces en péril.

La ministre de l’Environnement et du Changement climatique et ministre responsable de l’Agence Parcs Canada est la ministre compétente en vertu de la LEP du crapaud de l’Ouest et a élaboré ce plan de gestion conformément à l’article 65 de la LEP. Dans la mesure du possible, le plan de gestion a été préparé en collaboration avec les provinces de la Colombie-Britannique et de l’Alberta, du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest, en vertu du paragraphe 66(1) de la LEP.

La réussite de la conservation de l’espèce dépendra de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des directives formulées dans le présent plan. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement et Changement climatique Canada, l’Agence Parcs Canada ou sur toute autre autorité responsable. Tous les Canadiens et les Canadiennes sont invités à appuyer et à mettre en œuvre ce plan pour le bien du crapaud de l’Ouest et de l’ensemble de la société canadienne.

La mise en œuvre du présent plan de gestion est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des autorités responsables et des organisations participantes.

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Remerciements

Une ébauche préliminaire de ce document a été préparée par Kristiina Ovaska et Lennart Sopuck (Biolinx Environmental Research Ltd.), compte tenu de commentaires formulés par des représentants des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ainsi que par des experts régionaux. Le document a été mis à jour par Greg Ferguson, Holly Middleton et Megan Harrison d’Environnement et Changement climatique Canada. Les personnes suivantes l’ont examiné et l’ont commenté : Lucy Reiss, Syd Cannings, David Cunnington, Andy Didiuk, Mike Gill, Stephen Hureau, Donna Mulders, Mark Wayland et Donna Bigelow (Environnement et Changement climatique Canada, Service canadien de la faune); Diane Casimir, Barb Johnston, Rhonda Kindopp, Lisa Larson, Charlie Pacas, Derek Peterson, Brenda Shepherd, Doug Tate et Carmen Wong (Parcs Canada); Tom Jung, Tess McLeod, Bruce Bennett et Todd Powell (gouvernement du Yukon); Rob Gau et Joanna Wilson (gouvernement des Territoires du Nord-Ouest); Purnima Govindarajulu, James Quayle, Leah Westereng, Doug Wilson, Connie Miller Retzer, Sarma Liepins, Dave Trotter et Peter Fielder (gouvernement de la Colombie-Britannique); Gavin Berg, Lisa Wilkinson et Scott Stevens (gouvernement de l’Alberta); Brian Eaton (Alberta Innovates - Technology Futures, Vegreville); Cindy Paszkowski (Université de l’Alberta); Danna Schock (Detroit Zoological Society), Brian Slough (Whitehorse, Yukon); Doug Whiteside (Zoo de Calgary) et Elke Wind (Nanaimo, Colombie-Britannique).

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Sommaire

Le crapaud de l’Ouest (Anaxyrus boreas) est un crapaud trapu de grande taille. Sa couleur varie de verdâtre à marron clair, brun ou noir. Il arbore une rayure longitudinale pâle au milieu du dos et possède des glandes bien visibles sur les joues. Le crapaud de l’Ouest a été désigné espèce préoccupante par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en 2002 et a été inscrit à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril en 2005. Le COSEPAC a reconfirmé son statut en 2012 et a divisé l’espèce en deux populations ou unités désignables : chantante et non-chantante.

Le crapaud de l’Ouest est largement réparti dans l’ouest de l’Amérique du Nord, de la Basse-­Californie à l’Alaska et de la côte du Pacifique au Colorado et à l’Alberta. Au Canada, le crapaud de l’Ouest se rencontre dans la plus grande partie de la Colombie-­Britannique, dans l’ouest de l’Alberta, le sud-est du Yukon et le sud­ouest des Territoires du Nord-­Ouest. La majorité de la population non-chantante, au Canada, se trouve en Colombie-­Britannique. Pour ce qui est de la population chantante, son aire de répartition mondiale se trouve presque entièrement en Alberta.

La population non-chantante a subi des déclins ou a disparu à certains endroits aux États-Unis et semble avoir subi des déclins au Canada, dans la partie sud de la zone côtière de la Colombie-Britannique et dans d’autres régions de la province, sur une période de quelques décennies. Au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest, le nombre d’occurrences connues a augmenté (sans doute en raison de l’intensification des relevés), mais aucun signe d’expansion en dehors de l’aire de répartition historique n’a été décelé. La population chantante reste répandue dans la majeure partie de son aire de répartition historique en Alberta et étend peut-être son aire de répartition vers l’est. Toutefois, compte tenu des vulnérabilités et des menaces connues, des déclins sont soupçonnés et prévus.

Le crapaud de l’Ouest fréquente une grande variété d’habitats aquatiques pour se reproduire et d’habitats terrestres pour se nourrir et hiberner. Ces habitats peuvent être distants de plusieurs kilomètres. Les crapauds de l’Ouest doivent donc effectuer d’importants déplacements, ce qui accroît leur vulnérabilité aux activités humaines et au développement. Le fait que le crapaud de l’Ouest se montre très fidèle à l’égard des sites de reproduction, qu’il hiberne et se reproduise en groupe et que les jeunes nouvellement métamorphosés forment généralement d’importantes agrégations contribue également à accroître la vulnérabilité de l’espèce. La dépendance de l’espèce à l’égard d’un taux de survie élevé des adultes pour le maintien des populations durant les périodes où le succès de reproduction est faible signifie que les menaces nuisant à la survie des adultes peuvent avoir des effets particulièrement marqués.

Les principales menaces pesant sur les deux populations sont les corridors de transport et de service (perte d’habitat, fragmentation de l’habitat et mortalité routière) et les espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques (particulièrement l’infection causée par le champignon chytride des amphibiens [Batrachochytrium dendrobatidis]). Parmi les autres menaces communes touchant les deux populations, on compte l’exploitation forestière et la récolte du bois, la pollution et les changements climatiques. La population chantante est aussi menacée par les activités agricoles et le forage pétrolier et gazier.

L’objectif de gestion est de maintenir ou d’augmenter les populations stables ou en croissance réparties à l’échelle de l’aire de répartition actuelle de l’espèce au Canada.

Les stratégies générales et les mesures de conservation pour atteindre l’objectif de gestion sont décrites à la section 6.2 et à la section 6.3 du présent document.

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1. Évaluation de l'espèce par le COSEPACNote *

Date de l'évaluation :
Novembre 2012
Nom commun (population) :
Crapaud de l'Ouest – population non-chantante
Nom scientifique :
Anaxyrus boreas
Statut selon le COSEPAC :
Espèce préoccupante
Justification de la désignation :
Cette espèce a fait l'objet de déclins et de disparitions de populations dans la partie sud de son aire de répartition en Colombie Britannique, ainsi qu'aux États Unis. Les crapauds sont particulièrement sensibles à la maladie cutanée émergente causée par le champignon de type chytride des amphibiens, qui est lié aux déclins mondiaux des amphibiens. Elle est relativement intolérante à l'expansion urbaine, à la conversion de l'habitat à des fins agricoles et à la fragmentation de l'habitat résultant de l'extraction des ressources ainsi que des réseaux routiers. Les caractéristiques du cycle de vie, y compris la reproduction peu fréquente des femelles, l'agrégation à des sites de reproduction collectifs traditionnellement utilisés, et la migration entre les sites de reproduction rendent les populations vulnérables à la dégradation et à la fragmentation de l'habitat. L'espèce demeure répandue, mais en se fondant sur les vulnérabilités et les menaces connues, des déclins sont soupçonnés et prévus.
Présence au Canada :
Yukon, Territoires du Nord Ouest, Colombie Britannique, Alberta
Historique du statut selon le COSEPAC :
L'espèce a été considérée comme une unité et a été désignée « préoccupante » en novembre 2002. Division en deux populations en novembre 2012. La population non-chantante a été désignée « préoccupante » en novembre 2012.
Date de l'évaluation :
Novembre 2012
Nom commun (population) :
Crapaud de l'Ouest – population chantante
Nom scientifique :
Anaxyrus boreas
Statut selon le COSEPAC :
Espèce préoccupante
Justification de la désignation :
Presque toute l'aire de répartition de cette population chantante est au Canada. Les crapauds sont particulièrement sensibles à la maladie cutanée émergente causée par le champignon de type chytride des amphibiens, qui est lié aux déclins mondiaux des amphibiens. Cette espèce est relativement intolérante à l'expansion urbaine, à la conversion de l'habitat à des fins agricoles et à la fragmentation de l'habitat résultant de l'extraction des ressources ainsi que des réseaux routiers. Les caractéristiques du cycle de vie, y compris la reproduction peu fréquente des femelles, l'agrégation à des sites de reproduction collectifs traditionnellement utilisés et la migration entre les sites de reproduction rendent les populations vulnérables à la dégradation et à la fragmentation de l'habitat. Cette espèce demeure répandue dans la majeure partie de son aire historique en Alberta et étend peut-être son aire de répartition vers l'est. Toutefois, en se fondant sur les vulnérabilités et les menaces connues, des déclins sont soupçonnés et prévus.
Présence au Canada :
Colombie Britannique, Alberta
Historique du statut selon le COSEPAC :
L'espèce a été considérée comme une unité et a été désignée « préoccupante » en novembre 2002. Division en deux populations en novembre 2012. La population chantante a été désignée « préoccupante » en novembre 2012.

Note d'évaluation de l'espèce par le COSEPAC

Note *

COSEPAC (Comité sur la situation des espèces en péril au Canada).

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2. Information sur la situation de l'espèce

Les cotes attribuées au crapaud de l’Ouest sont indiquées au tableau 1. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a également désigné l’espèce comme « quasi menacée » (near threatened), en considération des déclins et disparitions signalés en divers endroits de son aire de répartition aux États-Unis (IUCN, 2014). Le COSEPAC a désigné le crapaud de l’Ouest comme « espèce préoccupante » (COSEWIC, 2002). L’espèce a été inscrite à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada en 2005. Le COSEPAC a reconfirmé son statut en 2012 et a divisé l’espèce en deux populations ou unités désignables : chantante et non-chantante (COSEWIC, 2012).

Tableau 1. Liste et description des diverses cotes de conservation attribuées au crapaud de l'Ouest (NatureServe, 2014; British Columbia Conservation Data Centre, 2014; British Columbia Ministry of Environment, 2010).
Cote mondiale (G)Note a du tableau 1Cote nationale (N)Note a du tableau 1Cote infranationale (S)Note a du tableau 1Statut selon le COSEPACListe de la C.-B.Cadre de conservation de la C.­B.Note c du tableau 1
G4N4Colombie-Britannique : S3S4
Alberta : S3
Yukon : S3
Territoires du Nord-­Ouest : S2S3
Alaska : S3S4
Californie : SNR
Colorado : S1
Idaho : S3
Montana : S2
Nevada : S4
Nouveau-Mexique : S1
Oregon : S3
Utah : S3
Washington : S3
Wyoming : S1
P (préoccupante)BleueNote b du tableau 1Priorité 3 aux fins du but 1, priorité 2 aux fins du but 2 et priorité 4 aux fins du but 3

Note du tableau 1

Note a du tableau 1

Cotes de conservation : 1 – gravement en péril (critically imperilled); 2 – en péril (imperilled); 3 – susceptible de disparaître du pays ou de la planète (vulnerable to extirpation or extinction); 4 – apparemment non en péril (apparently secure); 5 – non en péril (secure); SNR – espèce non classée (status not reported).

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Note b du tableau 1

Comprend toutes les espèces ou sous-­espèces indigènes considérées comme étant préoccupantes (anciennement désignées vulnérables) en Colombie-­Britannique. Les taxons préoccupants ont des caractéristiques qui les rendent particulièrement sensibles ou vulnérables aux activités humaines ou aux phénomènes naturels. Les taxons de la liste bleue sont en péril, mais ne sont pas disparus du Canada, en voie de disparition ou menacés.

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Note c du tableau 1

Les trois buts fixés dans le cadre de conservation de la Colombie Britannique (B.C. Conservation Framework) sont : 1. Participer aux programmes mondiaux de conservation des espèces et des écosystèmes; 2. Empêcher que les espèces et les écosystèmes deviennent en péril; 3. Maintenir la diversité des espèces et des écosystèmes indigènes.

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3. Information sur l'espèce

3.1. Description de l'espèce

Le crapaud de l’Ouest appartient à l’importante famille cosmopolite des Bufonidés, ou crapauds véritables. L’espèce est généralement connue dans la littérature sous le nom de Bufo boreas, mais elle a été transférée dans le genre Anaxyrus lors de la scission du genre Bufo (Frost et al., 2006). Au Canada, le COSEPAC (2012) a divisé l’espèce en deux populations ou unités désignables : chantante et non-chantante (figure 1). On distingue ces deux populations par la présence (population chantante) ou l’absence (population non-chantante) d’un sac vocal chez le mâle et par les chants nuptiaux proprement dits, composés de trilles relativement longs et puissants (Pauly, 2008). La population non-chantante émet aussi des vocalisations, mais elles ne sont pas comparables aux chants nuptiaux puissants qui caractérisent la population chantante (Pauly, 2008).

Le crapaud de l’Ouest est un crapaud robuste d’une longueur variant entre 55 et 145 mm à l’âge adulte (Corkran et Thoms, 2006). Sa couleur varie de verdâtre à marron clair, brun, gris ou noir, avec ou sans marbrures; une ligne longitudinale pâle est habituellement présente au milieu du dos, mais elle peut faire défaut chez les jeunes individus. Une glande à poison ovale bien apparente (glande parotoïde) est située sur chaque joue derrière l’œil, et des glandes à poison protubérantes (appelées verrues) sont visibles sur le dos. Dans l’est de l’Alberta, le crapaud de l’Ouest se rencontre en sympatrie avec le crapaud du Canada (Anaxyrus hemiophrys), qui lui ressemble superficiellement. Le crapaud du Canada est plus petit (longueur à l’âge adulte habituellement égale ou inférieure à 70 mm) et possède une bosse sur la tête, entre les yeux. Les têtards du crapaud de l’Ouest sont petits et noirs, et mesurent environ 25 à 30 mm (longueur totale) avant la métamorphose (Green et Campbell, 1984; Blaustein et al., 1995). Pour voir des illustrations et lire des descriptions détaillées des différents stades vitaux, voir Russell et Bauer, 2000; Jones et al., 2005; Corkran et Thoms, 2006; et Matsuda et al., 2006.

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Figure 1. Sites où la présence de crapauds de l'Ouest mâles chantants ou non chantants a été vérifiée (Pauly, 2008 dans COSEWIC, 2012). Les triangles blancs correspondent à des mâles n'ayant pas de sac vocal; les triangles noirs, à des mâles ayant un sac vocal; et les triangles gris, à des mâles ayant un sac vocal ou n'en ayant pas. La taille totale de l'échantillon était de 1 279 individus (spécimens de musée et spécimens capturés à des fins précises). Les sites numérotés en Alberta sont les localités où des mâles ont été enregistrés sur le terrain. L'astérisque dans le nord de l'Alberta correspond à des individus observés qui possédaient un sac vocal et qui poussaient de longs cris pulsés, mais aucun spécimen n'a été capturé ni aucun enregistrement n'a été effectué. La zone en gris représente l'aire de répartition mondiale, mais elle n'est plus à jour. Une représentation plus exacte de l'aire de répartition de l'espèce est illustrée à la figure 2.

La figure 1 est une carte de l'ouest de l'Amérique du Nord montrant les sites où la présence de crapauds de l'Ouest mâles chantants ou non chantants a été vérifiée
Description longue pour la figure 1

La figure 1 est une carte de l'ouest de l'Amérique du Nord montrant les sites où la présence de crapauds de l'Ouest mâles chantants ou non chantants a été vérifiée. Au Canada, des groupes de mâles n'ayant pas de sac vocal ont été observés sur l'île de Vancouver, dans la région de Vancouver et dans le nord et le sud est de la Colombie Britannique. Aux États Unis, les observations sont largement réparties dans les États de l'Ouest, de nombreux groupes ayant été observés en Californie, dans l'État de Washington et au Montana. Des mâles ayant un sac vocal ont été principalement observés du sud ouest au centre et dans le nord de l'Alberta.

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3.2. Population et répartition

3.2.1. Répartition de l'espèce

Le crapaud de l’Ouest est largement réparti dans l’ouest de l’Amérique du Nord, de la Basse-Californie à l’Alaska et de la côte du Pacifique au Colorado et à l’Alberta (figure 2). À l’échelle de son aire de répartition, on le rencontre depuis près du niveau de la mer jusqu’à au moins 3 355 m d’altitude (NatureServe, 2014). Au Canada, le crapaud de l’Ouest est présent en Colombie-Britannique, en Alberta, au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest (figure 2). La majeure partie de l’aire de répartition canadienne se trouve en Colombie-­Britannique (~70 %) et en Alberta (~20 %), et une petite portion se trouve au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest (figure 2). La population chantante est présente principalement à l’est des Rocheuses, tandis que la population non-chantante se trouve principalement à l’ouest de cette chaîne de montagnes (Pauly, 2008; figure 3), mais la limite entre les deux zones n’est pas bien connue et devra faire l’objet d’autres études (COSEWIC, 2012).

En Colombie-Britannique, l’espèce est présente dans la majeure partie de la province, y compris sur l’île de Vancouver et dans l’archipel Haida Gwaii (Matsuda et al., 2006). L’espèce semble être absente du bassin de la rivière Teslin (Government of Yukon, 2013) et est probablement absente de l’extrême nord-est de la Colombie-Britannique (COSEWIC, 2012).

L’aire de répartition de l’espèce ne s’étend qu’un peu au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest (COSEWIC, 2012). Dans le sud-est du Yukon, le crapaud de l’Ouest est présent dans le sud du bassin de la rivière Liard, où il a été trouvé dans cinq sites distincts (Slough et Mennell, 2006; Slough, 2009a; Yukon CDC, 2015). Dans le sud­ouest des Territoires du Nord-Ouest, il est présent dans le bassin de la rivière Liard, où il a été trouvé dans six sites différents (Schock et al., 2009; Government of the Northwest Territories, 2014).

En Alberta, le crapaud de l’Ouest est présent depuis les régions boisées du sud-ouest jusqu’au centre et au nord de la province et, dans une moindre mesure, dans les prairies à herbes courtes et les forêts-parcs à trembles (COSEWIC, 2012). La répartition dans le nord de l’Alberta pourrait être plus vaste que celle qui est illustrée à la figure 3, car c’est une région qui a fait l’objet d’activités de relevé limitées et pour laquelle on compte peu de mentions d’occurrences historiques (Russell et Bauer, 2000; COSEWIC, 2012). Des relevés associés aux activités d’exploitation pétrolière et gazière et d’exploitation forestière dans le nord de l’Alberta ont permis de détecter récemment la présence du crapaud de l’Ouest dans de nouvelles zones, ce qui pourrait indiquer que l’aire de répartition de l’espèce s’agrandit vers l’est, ou résulter tout simplement de l’intensification des relevés (COSEWIC, 2012). Si l’aire de répartition s’agrandit réellement, cela pourrait signifier que le crapaud de l’Ouest est en train de remplacer le crapaud du Canada (Anaxyrus hemiophrys), qui a subi un déclin partout dans son aire de répartition en Alberta (COSEWIC, 2012).

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Figure 2. Aire de répartition mondiale du crapaud de l'Ouest (zone en vert foncé). Carte préparée par Joanna Wilson, Department of Environment and Natural Resources des Territoires du Nord Ouest, 2014; aire de répartition aux États Unis et au Mexique fondée sur une carte préparée par l'UICN, Conservation International, NatureServe et d'autres collaborateurs, en 2004 (NatureServe, 2014).

La figure 2 est une carte montrant l'aire de répartition mondiale du crapaud de l'Ouest. Celle ci se trouve entièrement en Amérique du Nord
Description longue pour la figure 2

La figure 2 est une carte montrant l'aire de répartition mondiale du crapaud de l'Ouest. Celle ci se trouve entièrement en Amérique du Nord; on rencontre l'espèce seulement au Canada, aux États Unis et au Mexique. Au Canada, l'aire de répartition englobe presque toute la Colombie Britannique, l'ouest de l'Alberta et s'étend légèrement au Yukon et dans les Territoires du Nord Ouest. À l'extérieur du Canada, la répartition s'étend dans le nord ouest des États Unis, en Alaska et le long de la côte pacifique jusqu'au Mexique.

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Figure 3. Aire de répartition canadienne du crapaud de l'Ouest (d'après COSEWIC, 2012). La limite actuelle estimée entre les deux populations/unités désignables (UD) est représentée par la ligne rouge. La population non- chantante se trouve principalement à l'ouest et au nord de la ligne rouge et la population chantante, à l'est et au sud de cette ligne.

La figure 3 est une carte de l'aire de répartition canadienne du crapaud de l'Ouest montrant la limite estimée entre les populations chantantes et non chantantes
Description longue pour la figure 3

La figure 3 est une carte de l'aire de répartition canadienne du crapaud de l'Ouest montrant la limite estimée entre les populations chantantes et non chantantes. La limite se situe, en grande partie, le long des Rocheuses, et donc, à la frontière entre la Colombie Britannique et l'Alberta. La population chantante se trouve du côté est de la limite et la population non chantante, du côté ouest, sauf dans le nord de l'Alberta, où des individus non chantants ont été observés près de Fort Vermillion.

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3.2.2. Taille et tendances des populations

Des données précises sur les populations et les tendances mondiales ne sont pas disponibles, mais, selon une estimation de NatureServe (2014), la population compterait au moins 100 000 adultes (ce chiffre pouvant s’élever jusqu’à 1 000 000) et aurait diminué de jusqu’à 50 % au cours des 200 dernières années (dont 10-30 % au cours des 18 dernières années environ [c.à­d. sur trois générations]). Aux États-Unis, de nombreuses populations du crapaud de l’Ouest accusent un déclin généralisé ou ont disparu (COSEWIC, 2002; NatureServe, 2014); ce phénomène serait en partie lié à des épidémies de chytridiomycose, une maladie causée par un champignon pathogène du groupe des chytrides, le Batrachochytrium dendrobatidis (Carey, 1993; Muths et al., 2003). Ce sont les populations du sud des Rocheuses et de la Sierra Nevada qui ont subi les plus importants déclins (NatureServe, 2014).

Des observations fortuites et des études réalisées à l’échelle locale portent à croire que le crapaud de l’Ouest est répandu, abondant et persistant dans une grande partie de son aire de répartition canadienne. Cependant, les données sur la taille ou la densité des populations sont rares, et peu de populations ont fait l’objet d’un suivi systématique pour qu’on puisse dégager des tendances (COSEWIC, 2012). Les rassemblements sur les sites de reproduction et les migrations massives de jeunes crapauds peuvent donner une apparence d’abondance; toutefois, l’abondance des têtards et des crapauds nouvellement métamorphosés est souvent un indicateur peu fiable de la taille de la population d’adultes, parce que le succès de reproduction peut fluctuer considérablement et que le taux de mortalité juvénile est élevé (COSEWIC, 2012). Le crapaud de l’Ouest semble être moins abondant au nord du 58e degré de latitude Nord, où les regroupements de têtards et de crapauds nouvellement métamorphosés ne comptaient que quelques centaines, voire quelques milliers d’individus (Slough, 2004; 2005; 2009a; Schock, 2009), comparativement à d’autres endroits où des regroupements de dizaines, voire de centaines de milliers d’individus ont été signalés (COSEWIC, 2012).

En Colombie-Britannique, les effectifs semblent diminuer dans le sud de la côte continentale, sur l’île de Vancouver et dans certaines zones précises (COSEWIC, 2012), mais les taux de déclin n’ont pas été calculés (Provincial Western Toad Working Group, 2014). Le COSEPAC (2002) a signalé des déclins de populations dans la vallée du bas Fraser associés à des pertes locales d’habitat résultant de l’activité humaine, et Davis et Gregory (2003) ont documenté la disparition du crapaud de l’Ouest d’un vaste complexe de milieux humides sur l’île de Vancouver. Ohanjanian et al. (2006) ont visité 87 milieux humides dans le district régional de Kootenay-Est qui abritaient, dans le passé, des crapauds de l’Ouest et ont trouvé des indices de reproduction dans moins d’un tiers des sites. En 2011, la présence de populations reproductrices a été signalée dans le sud de la côte continentale et sur l’île de Vancouver (Beasley, données inédites, 2011; Tayless, 2011; Wind, données inédites, 2011 dans COSEWIC, 2012), bien que l’on pense que le nombre de sites de reproduction ait diminué au cours des 20 dernières années. Les pertes de milieux humides ont été importantes dans certaines parties de la Colombie-Britannique, particulièrement dans les bassins des fleuves Fraser et Columbia; dans la partie sud de la région de l’Okanagan (qui fait partie du bassin du Columbia), environ 85 % de la superficie des milieux humides d’origine a été perdue (Austin et al., 2008).

En Alberta, une tendance à la baisse a été observée depuis les années 1980 par les résidents locaux (J. Russell, comm. pers., 2013) et les biologistes (Wallis et al., 2002) dans la région du Parc national des Lacs-Waterton. Des relevés d’occupation effectués dans des sites de reproduction du Parc national des Lacs-Waterton entre 1998 et 2015 révèlent des fluctuations annuelles, une tendance à la hausse étant observée dans l’écorégion de la forêt-parc des contreforts et l’écorégion montagnarde depuis 2014 (Johnston et Price, 2015). On sait que les crapauds de l’Ouest se reproduisaient dans le parc national Banff entre 1992 et 2008. Les données recueillies à partir de seaux de capture dans six sites de suivi en Alberta, de 1997 à 2008, indiquent que d’importantes fluctuations de l’abondance relative de l’espèce ont eu lieu (Eaton et Hiltz, 2012). L’abondance des adultes présentait une tendance à la hausse dans deux sites, une tendance à la baisse dans un site, et aucune tendance significative dans trois sites. Selon d’autres rapports cités par le COSEPAC (COSEWIC, 2012) (c.-à-d. Eaves, 2004; Schank, 2008), les populations du crapaud de l’Ouest sont stables ou à la hausse dans certaines parties de l’Alberta. Il faudrait mentionner, cependant, qu’il est possible que des déclins ou des disparitions n’aient pas été détectés dans certaines régions de la province ayant fait l’objet d’activités de relevé limitées (Government of Alberta, Sustainable Resource Development, données inédites, 2010). Selon des observations récentes dans le centre de l’Alberta et la région du cours inférieur de la rivière Athabasca, l’aire de répartition connue s’étendrait plus loin vers l’est et le nord, mais on ne sait pas exactement si ces nouvelles observations représentent une réelle expansion de l’aire de répartition ou si elles témoignent simplement de l’intensification des relevés associés aux activités d’exploitation des ressources (C. Paszkowski, comm. pers., 2012 dans COSEWIC, 2012).

Les tendances des populations du crapaud de l’Ouest aux limites septentrionales de l’aire de répartition de l’espèce au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et dans l’extrême-nord de la Colombie-Britannique sont inconnues. La population semble avoir diminué à un site faisant l’objet d’un suivi dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique, aucune reproduction n’y ayant été observée au cours de trois années consécutives (2007 à 2009; Slough, 2009b).

3.3. Besoins du crapaud de l'Ouest

3.3.1. Besoins biologiques

Le crapaud de l’Ouest est présent dans des habitats très variés (COSEWIC, 2002). Son cycle vital est biphasique; il se déroule en milieu aquatique (œufs et têtards), puis en milieu terrestre (juvéniles et adultes). Il a besoin de plans d’eau appropriés pour se reproduire et d’habitats terrestres pour se nourrir et hiberner ainsi que d’une bonne connectivité entre les habitats qu’il utilise de façon saisonnière (COSEWIC, 2012).

Printemps/reproduction :

Au printemps, le crapaud de l’Ouest se reproduit dans divers types d’étangs temporaires et permanents et dans les zones littorales peu profondes des lacs, souvent sur fond de sable ou de limon (COSEWIC, 2002, 2012). Des plans d’eau permanents où la température est plus élevée dans le jour (mais avec des concentrations d’oxygène dissous élevées) sont nécessaires pour favoriser la croissance des têtards (Ultsch et al., 1999; COSEWIC, 2012). Dans la portion septentrionale de son aire de répartition au Canada, le crapaud de l’Ouest se reproduit dans les étangs de castors (Slough et Mennell, 2006; Stevens et al., 2006), les deltas peu profonds de cours d’eau se déversant dans des lacs, les sources géothermales et les petites mares qui se forment dans les gravières (Schock, 2009; Slough, 2009a).

Les crapauds de l’Ouest se rassemblent dans les sites de reproduction durant une à deux semaines au printemps pour s’y accoupler et pondre. Dans le centre-sud de la Colombie-Britannique, cela se produit habituellement de la fin avril jusqu’en mai et coïncide avec le moment où les températures minimale et maximale quotidiennes atteignent 0 C et 10 °C, respectivement (Gyug, 1996). Le crapaud de l’Ouest montre une certaine fidélité aux lieux de reproduction traditionnels (Bull et Carey, 2008), de sorte que les individus n’utilisent qu’un petit nombre de sites, voire un seul, parmi tous les sites de reproduction possibles dans une zone relativement vaste (Slough, 2004). La femelle pond des milliers d’œufs à la fois, souvent en commun avec d’autres femelles. Les têtards forment souvent des agrégations denses dans les eaux chaudes et peu profondes. Ils se développent rapidement et se métamorphosent durant l’été, habituellement dans les trois mois suivant la ponte (Stebbins, 1951).

Quête de nourriture/hibernation :

Durant l’été, les adultes et les juvéniles se nourrissent en forêt et dans les clairières, les arbustaies, les marais et d’autres habitats ouverts et boisés, et on peut les rencontrer à plusieurs kilomètres des plans d’eau (COSEWIC, 2002). Browne et Paszkowski (2014) ont trouvé des crapauds de l’Ouest dans des milieux ouverts (particulièrement dans des arbustaies humides) plus souvent que ne le laissait prévoir la disponibilité de l’habitat; cette tendance était encore plus manifeste durant la période de quête de nourriture.

On connaît peu les caractéristiques des lieux d’hibernation. En Alberta, ils se trouvent dans des milieux naturels, souvent dans des peuplements de conifères, par opposition aux milieux ouverts ou modifiés par les humains (Browne, 2010). D’autres recherches effectuées récemment ont permis de trouver des crapauds de l’Ouest hibernant dans des cavités préexistantes, comme des terriers de rongeurs et d’écureuils, ou d’autres crevasses souterraines (Browne et Paszkowski, 2010a). Les sites doivent se trouver sous la ligne de gel, car le crapaud de l’Ouest ne tolère pas le gel et doit demeurer suffisamment humide pour éviter la dessiccation (COSEWIC, 2012). La majorité des mentions nordiques proviennent de vallées qui reçoivent régulièrement d’importantes quantités de neige au début de l’hiver (Cook, 1977; Mennell, 1997). Selon une étude réalisée en Alberta, 68 % des crapauds de l’Ouest hibernent en groupes (Browne et Paszkowski, 2010b).

Déplacements :

Les jeunes crapauds nouvellement métamorphosés forment des agrégations denses sur les rives et migrent en masse vers les aires d’alimentation terrestres. Les déplacements terrestres du crapaud de l’Ouest varient selon la configuration et la qualité des habitats saisonniers. Sur l’île de Vancouver (Davis, 2000) et dans le centre-est de l’Alberta (Browne, 2010), la plupart des crapauds de l’Ouest utilisent les habitats terrestres situés à moins de 2 km des sites de reproduction, même si des déplacements beaucoup plus importants ont été signalés à l’occasion. Ce comportement donne à croire que les sites d’hibernation pourraient jouer un rôle limitatif. En Alberta, des crapauds se sont déplacés sur de plus grandes distances pour atteindre des sites d’hibernation en terrain élevé que pour atteindre des sites d’alimentation (Browne, 2010). Des sites d’hibernation ont été observés de 146 à 1 936 m (Browne et Paszkowski, 2010b) et de 180 à 6 230 m (Bull, 2006) des sites de reproduction en Alberta et en Oregon, respectivement.

Le crapaud de l’Ouest semble former des sous-populations relativement indépendantes dans une région donnée (Davis, 2002). On sait cependant très peu de choses sur la dispersion et les déplacements de l’espèce entre les sites de reproduction et sur la dynamique des populations.

3.3.2. Facteurs limitatifs

Les déplacements importants effectués en milieu terrestre et les grandes distances parcourues entre les habitats de reproduction, d’hibernation et d’alimentation (Davis, 2002) accroissent la vulnérabilité de l’espèce lorsque les habitats sont fragmentés (COSEWIC, 2002). D’autres facteurs biologiques augmentent sa vulnérabilité, tels que l’hibernation et la reproduction en groupe (Provincial Western Toad Working Group, 2014), la grande fidélité au site de reproduction (Davis, 2000) et la formation d’importants groupements de jeunes crapauds nouvellement métamorphosés (Livo, 1998). Les importantes fluctuations du succès de reproduction d’une année à l’autre contribuent également à accroître le risque de disparition locale des populations (Marsh et Trenham, 2001). La dépendance de l’espèce à l’égard d’un taux de survie élevé des adultes pour le maintien des populations durant les périodes de faible succès de reproduction signifie que les menaces nuisant à la survie des adultes peuvent avoir des effets particulièrement marqués (COSEWIC, 2002).

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4. Menaces

Les menaces découlent des activités ou des processus immédiats qui ont entraîné, entraînent ou pourraient entraîner la destruction, la dégradation et/ou la détérioration de l’entité évaluée (population, espèce, communauté ou écosystème) dans la zone d’intérêt (mondiale, nationale ou infranationale) (adapté de Salafsky et al., 2008). Aux fins d’évaluation des menaces, seules les menaces actuelles et futures sont prises en considérationNote 1 de bas de page. Les menaces présentées ici ne comprennent pas les facteurs limitatifsNote 2 de bas de page, qui sont présentés à la section 3.3.2.

4.1. Évaluation des menaces

La classification des menaces présentée ci-dessous est fondée sur le système unifié de classification des menaces de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN; acronyme anglais : IUCN) et du Partenariat pour les mesures de conservation (Conservation Measures Partnership ou CMP), et elle est compatible avec les méthodes utilisées par le Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique. Pour une description détaillée du système de classification des menaces, consulter le site Web « Open standards » (Open Standards, 2014). Les menaces peuvent être observées, inférées ou prévisibles dans un avenir rapproché. Les menaces sont caractérisées en fonction de leur portée, de leur gravité et de leur immédiateté. Le calcul de l’impact des menaces est fondé sur la portée et la gravité de chaque menace. Pour de plus amples informations sur les modalités d’assignation des valeurs, voir Master et al.(PDF: 2 mo) (en anglais seulement) (2009) et les notes de bas de tableau. Les menaces pesant sur le crapaud de l’Ouest ont été évaluées pour l’ensemble de l’aire de répartition canadienne de l’espèce (population non-chantante : tableau 2a; et population chantante : tableau 2b).

Tableau 2. Tableau d'évaluation des menaces pesant sur la population non-chantante du crapaud de l'Ouest.
#MenaceImpactNote d du tableau 2PortéeNote e du tableau 2GravitéNote f du tableau 2Immé-diatetéNote g du tableau 2
1Développement résidentiel et commercialNégligeableNégligeableExtrêmeÉlevée
1.1Zones résidentielles et urbainesNégligeableNégligeableExtrêmeÉlevée
1.2Zones commerciales et industriellesNégligeableNégligeableExtrêmeÉlevée
1.3Zones touristiques et récréativesNégligeableNégligeableModéréeÉlevée
2Agriculture et aquacultureNégligeableGrandeNégligeableÉlevée
2.1Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le boisNégligeableNégligeableÉlevéeÉlevée
3Production d'énergie et exploitation minièreNégligeableNégligeableÉlevéeÉlevée
3.1Forage pétrolier et gazierNégligeableNégligeableÉlevéeÉlevée
3.2Exploitation de mines et de carrièresNégligeableNégligeableÉlevéeÉlevée
3.3Énergie renouvelableNégligeableNégligeableLégèreÉlevée
4Corridors de transport et de serviceMoyen à faibleRestreinteExtrême à modéréeÉlevée
4.1Routes et voies ferréesMoyen à faibleRestreinteExtrême à modéréeÉlevée
4.2Lignes de services publicsNégligeableNégligeableLégèreÉlevée
5Utilisation des ressources biologiquesFaiblePetiteModéréeÉlevée
5.3Exploitation forestière et récolte du boisFaiblePetiteModéréeÉlevée
6Intrusions et perturbations humainesNégligeableNégligeableLégèreÉlevée
6.1Activités récréativesNégligeableNégligeableLégèreÉlevée
7Modification des systèmes naturelsNégligeableNégligeableModéréeÉlevée
7.1Incendies et suppression des incendiesNégligeableNégligeableModéréeÉlevée
7.2Gestion et utilisation de l'eau et exploitation de barragesNégligeableNégligeableLégèreÉlevée
7.3Autres modifications de l'écosystèmeNégligeableNégligeableLégèreÉlevée
8Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiquesMoyen à faibleGénéraliséeModérée à légèreÉlevée
8.1Espèces exotiques (non indigènes) envahissantesMoyen à faibleGénéraliséeModérée à légèreÉlevée
9PollutionFaiblePetiteLégèreÉlevée
9.1Eaux usées domestiques et urbainesNégligeableNégligeableLégèreÉlevée
9.2Effluents industriels et militairesNégligeableNégligeableLégèreÉlevée
9.3Effluents agricoles et sylvicolesNégligeableNégligeableLégèreÉlevée
9.4Déchets solides et orduresNégligeableNégligeableLégèreÉlevée
9.5Polluants atmosphériquesFaiblePetiteLégèreÉlevée
11Changements climatiques et phénomènes météorologiques violentsFaiblePetiteModéréeÉlevée
11.2SécheressesFaiblePetiteModéréeÉlevée
Tableau 3. Tableau d'évaluation des menaces pesant sur la population chantante du crapaud de l'Ouest.
#MenaceImpactNote d du tableau 3PortéeNote e du tableau 3GravitéNote f du tableau 3Immé-diatetéNote g du tableau 3
1Développement résidentiel et commercialNégligeableNégligeableExtrêmeÉlevée
1.1Zones résidentielles et urbainesNégligeableNégligeableExtrêmeÉlevée
1.2Zones commerciales et industriellesNégligeableNégligeableExtrêmeÉlevée
1.3Zones touristiques et récréativesNégligeableNégligeableModéréeÉlevée
2Agriculture et aquacultureFaibleRestreinteÉlevée à modéréeÉlevée
2.1Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le boisFaibleRestreinteÉlevée à modéréeÉlevée
3Production d'énergie et exploitation minièreFaibleRestreinteÉlevéeÉlevée
3.1Forage pétrolier et gazierFaibleRestreinteÉlevéeÉlevée
3.2Exploitation de mines et de carrièresNégligeableNégligeable à restreinteÉlevéeÉlevée
3.3Énergie renouvelableNégligeableNégligeableLégèreÉlevée
4Corridors de transport et de serviceMoyen à faibleRestreinte à petiteExtrême à modéréeÉlevée
4.1Routes et voies ferréesMoyen à faibleRestreinte à petiteExtrême à modéréeÉlevée
4.2Lignes de services publicsFaiblePetiteLégèreÉlevée
5Utilisation des ressources biologiquesFaiblePetiteModéréeÉlevée
5.3Exploitation forestière et récolte du boisFaiblePetiteModéréeÉlevée
6Intrusions et perturbations humainesNégligeableNégligeableLégèreÉlevée
6.1Activités récréativesNégligeableNégligeableLégèreÉlevée
7Modification des systèmes naturelsNégligeableNégligeableModéréeÉlevée
7.1Incendies et suppression des incendiesNégligeableNégligeableModéréeÉlevée
7.2Gestion et utilisation de l'eau et exploitation de barragesNégligeableNégligeableLégèreÉlevée
7.3Autres modifications de l'écosystèmeNégligeableNégligeableLégèreÉlevée
8Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiquesMoyen à faibleGénéraliséeModérée à légèreÉlevée
8.1Espèces exotiques (non indigènes) envahissantesMoyen à faibleGénéraliséeModérée à légèreÉlevée
9PollutionFaibleRestreinte à petiteModérée à légèreÉlevée
9.1Eaux usées domestiques et urbainesNégligeableNégligeableLégèreÉlevée
9.2Effluents industriels et militairesFaiblePetiteLégèreÉlevée
9.3Effluents agricoles et sylvicolesFaiblePetiteLégèreÉlevée
9.4Déchets solides et orduresNégligeableNégligeableLégèreÉlevée
9.5Polluants atmosphériquesFaiblePetiteLégèreÉlevée
11Changements climatiques et phénomènes météorologiques violentsFaiblePetiteModéréeÉlevée
11.2SécheressesFaiblePetiteModéréeÉlevée

Note du tableau 2 et 3

Note d du tableau 2 et 3

Impact -Mesure dans laquelle on observe, infère ou soupçonne que l'espèce est directement ou indirectement menacée dans la zone d'intérêt. Le calcul de l'impact de chaque menace est fondé sur sa gravité et sa portée et prend uniquement en compte les menaces présentes et futures. L'impact d'une menace est établi en fonction de la réduction de la population de l'espèce, ou de la diminution ou de la dégradation de la superficie d'un écosystème. Le taux médian de réduction de la population ou de la superficie pour chaque combinaison de portée et de gravité correspond aux catégories d'impact suivantes : très élevé (déclin de 75 %), élevé (40 %), moyen (15 %) et faible (3 %). Inconnu : catégorie utilisée quand l'impact ne peut être déterminé (p. ex. lorsque les valeurs de la portée ou de la gravité sont inconnues); non calculé : l'impact n'est pas calculé lorsque la menace se situe en dehors de la période d'évaluation (p. ex. l'immédiateté est insignifiante/négligeable ou faible puisque la menace n'existait que dans le passé); négligeable : lorsque la valeur de la portée ou de la gravité est négligeable; n'est pas une menace : lorsque la valeur de la gravité est neutre ou qu'il y a un avantage possible.

Retour à la référence de la note d du tableau 2 - 3

Note e du tableau 2 et 3

Portée - Proportion de l'espèce qui, selon toute vraisemblance, devrait être touchée par la menace d'ici 10 ans. Correspond habituellement à la proportion de la population de l'espèce dans la zone d'intérêt (généralisée = 71-100 %; grande = 31-70 %; restreinte = 11-30 %; petite = 1-10 %; négligeable < 1 %).

Retour à la référence de la note e du tableau 2 - 3

Note f du tableau 2 et 3

Gravité - Au sein de la portée, niveau de dommage (habituellement mesuré comme l'ampleur de la réduction de la population) que causera vraisemblablement la menace sur l'espèce d'ici une période de 18 ans ou de trois générations. Pour la présente espèce, une durée de génération de 6 ans (COSEWIC, 2012) a été utilisée, ce qui a donné une gravité calculée pour une période de 18 ans. (Extrême = 71-100 %; élevée = 31-70 %; modérée = 11-30 %; légère = 1-10 %; négligeable < 1 %; neutre ou avantage possible = 0 %).

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Note g du tableau 2 et 3

Immédiateté - Élevée = menace toujours présente; modérée = menace pouvant se manifester uniquement dans le futur (à court terme [< 18 ans ou 3 générations]) ou pour l'instant absente (mais susceptible de se manifester de nouveau à court terme); faible = menace pouvant se manifester uniquement dans le futur (à long terme) ou pour l'instant absente (mais susceptible de se manifester de nouveau à long terme); insignifiante/négligeable = menace qui s'est manifestée dans le passé et qui est peu susceptible de se manifester de nouveau, ou menace qui n'aurait aucun effet direct, mais qui pourrait être limitative.

Retour à la référence de la note g du tableau 2 - 3

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4.2 Description des menaces

L’impact global des menaces pour cette espèce est moyen à élevé et élevé pour les populations non-chantante et chantante, respectivement. Il tient compte de l’impact cumulatif de toutes les menaces déterminées pour chaque population (IUCN-CMP, 2006). Les corridors de transport et de service et les espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques constituent les plus graves menaces pour les deux populations. La production d’énergie et l’exploitation minière ainsi que l’agriculture et l’aquaculture constituent des menaces supplémentaires pour la population chantante. De plus amples informations sur l’impact des menaces sont présentées ci-dessous pour les menaces dont l’impact est faible ou plus élevé.

Menace 2 (IUCN CMP). Agriculture et aquaculture (faible impact : population chantante)

Menace 2.1 – Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois

La conversion de milieux humides en terres agricoles ou l’intensification des pratiques agricoles pourraient avoir des conséquences graves sur le crapaud de l’Ouest à cause de la perte ou de la destruction temporaire d’habitats d’alimentation, de dispersion et d’hibernation en milieu humide et en terrain élevé (COSEWIC, 2002) et de la mortalité des crapauds due à la machinerie lorsqu’ils se nourrissent ou se dispersent. L’irrigation pourrait également rendre l’habitat de reproduction aquatique moins convenable, car elle réduit les niveaux d’eau dans les milieux humides (en raison de dérivations de l’eau souterraine/du rabattement de la nappe phréatique) ou accroît leur salinité (Eaves, 2004; Podmore, 2007). La superficie des terres agricoles continue de s’accroître dans les tremblaies-parcs du centre de l’Alberta (World Wildlife Fund, 2014). Même si le crapaud de l’Ouest peut utiliser certains types de terres cultivées pour se nourrir, ces milieux uniformes ne comblent vraisemblablement pas ses besoins saisonniers, notamment en ce qui a trait aux sites d’hibernation (Browne, 2010).

Menace 3 (IUCN CMP). Production d'énergie et exploitation minière (faible impact : population chantante)

Menace 3.1 – Forage pétrolier et gazier

L’exploration et l’exploitation pétrolières et gazières perturbent l’habitat du crapaud de l’Ouest, car elles entraînent la conversion et la fragmentation des écosystèmes et la contamination de l’environnement (pour l’impact des routes et de l’infrastructure de transport connexes, voir la menace 4 [IUCN-CMP]). L’industrie pétrolière et gazière est active principalement dans le nord-est de la Colombie-Britannique et du centre-nord au nord de l’Alberta, chevauchant des parties de l’aire de répartition du crapaud de l’Ouest, particulièrement de la population chantante (Austin et al., 2008). La pollution lumineuse et sonore provenant de la production de gaz naturel a une incidence négative sur la population chantante (COSEWIC, 2012).

Néanmoins, l’empreinte demeure relativement petite comparativement à l’aire de répartition de l’espèce, et on prévoit donc que l’impact global sera faible.

Menace 4 (IUCN CMP). Corridors de transport et de service (impact moyen à faible : populations non-chantante et chantante)

Menace 4.1 – Routes et voies ferrées

Les routes et les autres corridors de transport représentent une menace, en particulier ceux qui se trouvent à proximité des sites de reproduction dans les secteurs développés de la Colombie-Britannique et de l’Alberta. Non seulement les véhicules tuent-ils les crapauds qui s’aventurent sur les routes, mais la construction de routes entraîne la perte d’habitats boisés et crée des obstacles à la dispersion. Les routes altèrent les conditions hydrologiques des milieux humides, faisant en sorte que les hydropériodes sont désynchronisées par rapport aux besoins des amphibiens. L’association négative entre l’abondance des amphibiens se reproduisant en milieu aquatique et l’intensité de la circulation routière peut être attribuée principalement à la mortalité routière (Fahrig et al., 1995; Eigenbrod et al., 2008). Le crapaud de l’Ouest parcourt souvent des distances relativement grandes entre ses sites d’alimentation, d’hibernation et de reproduction et est donc plus vulnérable à la mortalité routière que d’autres espèces d’amphibiens plus sédentaires (Carr et Fahrig, 2001). Même si de nombreux crapauds de l’Ouest juvéniles peuvent être vulnérables à la mortalité routière lorsqu’ils se dispersent en masse à partir de leur lieu natal (Carr et Fahrig, 2001), la mortalité des femelles matures peut avoir un plus grand impact sur la population (P. Govindarajulu, comm. pers., 2015). Les effets négatifs sont plus graves sur les routes achalandées, mais des zones problématiques peuvent exister dans les réseaux de routes utilisés à des fins d’exploitation forestière, pétrolière, gazière ou minière, qui sont en expansion à cause de l’intensification de l’extraction des ressources dans certaines parties septentrionales de l’aire de répartition de l’espèce en Colombie-Britannique, en Alberta et dans les Territoires du Nord-Ouest. La mortalité causée par les véhicules n’est pas limitée aux routes; dans les Territoires du Nord-Ouest, des traces de véhicules tout-terrain traversant des sites de reproduction ont été observées (R. Gau, comm. pers., 2011).

Des mesures de contrôle des castors sont prises afin d’éviter l’inondation de routes, mais peuvent causer la détérioration et la perte d’étangs de castors, qui sont un lieu de reproduction pour le crapaud de l’Ouest (Stevens et al., 2007). Les réservoirs d’irrigation et les bancs d’emprunt créés durant la construction de routes agissent comme des puits de populations pour le crapaud de l’Ouest, parce qu’ils offrent un habitat de mauvaise qualité aux têtards (Stevens et al., 2006).

Menace 4.2 – Lignes de services publics

Les lignes de sondage sismique et les oléoducs et gazoducs sont nombreux dans certaines parties de l’aire de répartition du crapaud de l’Ouest, particulièrement dans le nord-est de la Colombie-Britannique et le centre-nord et le nord de l’Alberta (ce qui affecte principalement la population chantante). Des lignes de transport d’électricité traversent aussi des milieux constituant un habitat convenable pour l’espèce à l’échelle de son aire de répartition. La construction de nouveaux corridors/lignes de services publics aura une incidence sur le crapaud de l’Ouest, car elle entraînera la perte d’habitat, et l’exploitation/l’entretien continus des infrastructures existantes (p. ex. l’entretien régulier de la végétation dans les emprises) pourraient déranger ou blesser les individus se dispersant ou se nourrissant. Cependant, la taille de l’empreinte est relativement petite comparativement à l’aire de répartition de l’espèce (en effet, l’empreinte des gazoducs/oléoducs ne représente que 1,1 % de la superficie de l’Alberta; Alberta Biodiversity Monitoring Institute, 2012), et l’on prévoit donc que l’impact global sera faible.

Menace 5 (IUCN CMP). Utilisation des ressources biologiques (faible impact : populations non-chantante et chantante)

Menace 5.3 – Exploitation forestière et récolte du bois

Le crapaud de l’Ouest tolère relativement bien l’exploitation forestière, mais on ne connaît pas clairement l’incidence à long terme de l’industrie sur la dynamique des populations. La proportion grandissante de couverts fermés dans les jeunes forêts de seconde venue pourrait à long terme entraîner une diminution de la superficie d’habitat convenable pour l’espèce. Cependant, on a observé que des individus de l’espèce préféraient des zones de coupe à blanc récentes sur l’île de Vancouver (Davis, 2000). La principale répercussion de l’exploitation forestière sur les amphibiens qui se reproduisent dans les étangs pourrait être la création, dans les zones de coupe à blanc, d’étangs de reproduction qui agissent comme puits de populations à cause de la brièveté de leurs hydropériodes (Gyug, 1996).

Menace 8 (IUCN CMP). Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques (impact moyen à faible : populations non-chantante et chantante)

Menace 8.1 – Espèces exotiques (non indigènes) envahissantes

Les maladies épidémiques, en particulier la chytridiomycose causée par le champignon Batrachochytrium dendrobatidis, menacent le crapaud de l’Ouest à l’échelle de son aire de répartition au Canada (COSEWIC, 2012). La chytridiomycose est responsable de nombreux déclins subits et disparitions de populations d’amphibiens à l’échelle mondiale et du déclin de l’espèce aux États-Unis (Carey, 1993; Daszak et al., 1999; Muths et al., 2003). Le champignon est largement réparti à l’échelle de l’aire de répartition du crapaud de l’Ouest au Canada (Richardson et al., 2014) : sa présence a été observée à 7 des 15 sites inventoriés en Alberta (D. Prescott, comm. pers. dans COSEWIC, 2012); dans la région de Fort Liard dans les Territoires du Nord-Ouest (Schock et al., 2010) et dans l’ensemble de la Colombie-Britannique (Adams et al., 2007; Deguise et Richardson, 2009a; Slough, 2009b). Quelques rapports établissant un lien entre des déclins de populations et le champignon existent au Canada (COSEWIC, 2012), mais même des cas de mortalité massive peuvent facilement échapper à la détection si les populations touchées ne font pas l’objet d’un suivi particulier. À Atlin, dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique, la chytridiomycose pourrait avoir causé la disparition d’une population suivie reconnue comme infectée (Slough, 2009b). Dans d’autres études, toutefois, aucun signe de la maladie n’a été décelé chez des crapauds de l’Ouest reconnus comme infectés par le B. dendrobatidis (Deguise et Richardson, 2009a; Schock et al., 2010). Il est possible que la pathogénicité du champignon s’exprime seulement en présence de certains cofacteurs inconnus (Carey, 1993) ou que les populations soient plus sensibles au pathogène si elles sont stressées par la dégradation de leur habitat et/ou par une augmentation de l’exposition au rayonnement UV-B (COSEWIC, 2002). Comme les humains continuent d’empiéter sur les habitats du crapaud de l’Ouest et de déboiser de nouvelles régions à des fins de développement et d’extraction des ressources, le risque d’introduction de champignons chytrides et d’autres pathogènes augmente. Les amateurs de pêche sportive, les chercheurs et les autres personnes qui entrent dans l’eau, dans les sites de reproduction, et se déplacent ensuite d’un site à l’autre peuvent également transmettre des maladies s’ils ne nettoient pas adéquatement leur équipement (British Columbia Ministry of Environment, 2008; Mendez et al., 2008; Vredenburg et al., 2010).

Des ranavirus (famille des Iridoviridés) constituent une menace potentielle pour le crapaud de l’Ouest, ayant provoqué des infections et des cas de mortalité chez des individus vivant en captivité et en milieu naturel (Miller et al., 2011). La répartition des ranavirus couvre le sud-ouest des Territoires du Nord-Ouest, où ces virus ont été détectés chez la grenouille des bois, mais pas chez le crapaud de l’Ouest ni chez la rainette faux-grillon boréale (Schock, 2009; Schock et al., 2010). Aucun cas de mortalité massive directement attribuable aux ranavirus n’a été répertorié en Colombie-Britannique, et il n’existe aucun renseignement sur la prévalence des ranavirus chez les crapauds de l’Ouest en Colombie-Britannique (Govindarajulu, 2007). Il y a moins de données probantes sur des mortalités massives provoquées par des ranavirus que par le Batrachochytrium dendrobatidis (Green et al., 2002; Daszak et al., 2003 dans Govindarajulu, 2007.)

L’ensemencement de poissons de pêche sportive dans des lacs jusque-là exempts de poissons est considéré comme une menace importante pour le crapaud de l’Ouest (COSEWIC, 2002; 2012). Cette pratique est répandue presque partout dans l’aire de répartition canadienne de l’espèce. Les poissons introduits menacent davantage les crapauds de l’Ouest à titre de vecteurs de maladies qu’à titre de prédateurs, car les crapauds adultes et les têtards ne sont généralement pas appréciés par les poissons. Les poissons peuvent transmettre aux amphibiens des pathogènes comme le champignon aquatique Saprolegnia sp. (Kiesecker et al., 2001), mais leur rôle éventuel dans la transmission de la chytridiomycose demeure à déterminer.

La propagation d’espèces introduites comme le ouaouaron (Lithobates catesbeianus) dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique et l’abondance accrue de certains prédateurs comme le raton laveur (Procyon lotor), le rat noir et le rat surmulot (Rattus spp.) et le Grand Corbeau (Corvus corax) dans les paysages modifiés par les humains constituent également une menace pour le crapaud de l’Ouest dans certaines régions localisées (COSEWIC, 2002; 2012). Des prédateurs comme les ratons laveurs et les rats ont été introduits dans l’archipel Haida Gwaii (COSEWIC, 2002) et, selon des cas répertoriés, ils se nourrissent de crapauds de l’Ouest (Burles et al., 2004; C. Bergman, comm. pers.).

Menace 9 (IUCN CMP). Pollution (faible impact : populations non-chantante et chantante)

Menaces 9.2 – Effluents industriels et militaires, 9.3 – Effluents agricoles et sylvicoles et 9.5 – Polluants atmosphériques

On a très peu étudié les effets de contaminants particuliers sur le crapaud de l’Ouest. Les amphibiens sont vulnérables aux contaminants environnementaux tels que les pesticides, les herbicides, les engrais et le sel de voirie, qui peuvent avoir divers effets, y compris la perte de bassins de proies (Relyea et Diecks, 2008), l’immunosuppression (Fontenot et al., 1994), des anomalies du développement (Kiesecker, 2002; Hayes, 2004; Sanzo et Hecnar, 2005) et la mortalité (Harfenist et al., 1989; Rouse et al., 1999; Hatch et al., 2001).

Les contaminants découlant de sources agricoles et urbaines affectent les sites de reproduction du crapaud de l’Ouest dans la région de la côte sud et la région intérieure sud de la Colombie-Britannique (Provincial Western Toad Working Group, 2014). Les herbicides à base de glyphosate utilisés pour le dégagement des conifères en Colombie-Britannique ont par ailleurs des effets létaux et sublétaux sur les amphibiens (Govindarajulu, 2008). Les crapauds de l’Ouest sont exposés à des métaux lourds dans les bassins à stériles (Brinkman, 1998) et par le biais de dépôts atmosphériques (COSEWIC, 2012). L’exposition aux métaux lourds, notamment le zinc, le cadmium et le cuivre, accroît le taux de mortalité et modifie les taux de croissance chez les amphibiens, ce qui réduit indirectement leur survie (Bridges, 2000; Brinkman, 1998; Glooschenko et al., 1992). L’acidification des milieux humides due au soufre transporté dans l’atmosphère, associée à l’extraction pétrolière et gazière dans le nord-est de la Colombie-Britannique et en Alberta, peut perturber la croissance (Austin et al., 2008). Les métaux lourds et le rayonnement UV-B pourraient agir de façon synergique avec d’autres facteurs de stress environnementaux pour affaiblir le système immunitaire du crapaud de l’Ouest, le rendant ainsi vulnérable aux pathogènes (Carey, 1993) et pouvant entraîner l’apparition de malformations (Worrest et Kimeldorf, 1975).

Les impacts de divers polluants peuvent être importants à l’échelle locale, mais, à l’échelle de l’ensemble de l’aire de répartition des deux populations, on prévoit que l’impact global sera faible.

Menace 11 (IUCN CMP). Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents (faible impact : populations non-chantante et chantante)

Menace 11.2 – Sécheresses

La fréquence et la durée accrues des sécheresses prévues selon les scénarios de changement climatique (IPCC, 2014) peuvent réduire la pérennité des milieux humides de petite taille utilisés pour la reproduction ainsi que la connectivité et la disponibilité de microsites humides utilisés par les crapauds pour se réhydrater (Provincial Western Toad Working Group, 2011). Les feux de végétation devenant plus fréquents pourraient entraîner la perte d’habitats forestiers (Guscio et al., 2008).

L’impact des changements climatiques pourrait devenir plus important à l’avenir, mais, au cours des 18 prochaines années (3 générations), on prévoit que leur impact restera faible.

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5. Objectif de gestion

L'objectif de gestion pour le crapaud de l'Ouest est de maintenir les populations stables ou en croissance réparties à l'échelle de l'aire de répartition actuelle de l'espèce au Canada.

Justification de l'objectif de gestion

Le crapaud de l'Ouest est largement réparti dans la majeure partie de l'ouest du Canada et les nombres de localités et d'individus sont jugés suffisamment élevés pour maintenir la viabilité de l'espèce au Canada si l'on parvient à répondre aux menaces et à prévenir de nouveaux déclins. En l'absence de données de référence adéquates, il est impossible en ce moment d'établir des cibles quantitatives en matière de population et d'habitat.

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6. Stratégies générales et mesures de conservation

6.1. Mesures déjà achevées ou en cours

Planification de la gestion :

  • Un plan de gestion a été établi en Colombie-Britannique (Provincial Western Toad Working Group, 2014).
  • Des pratiques de gestion exemplaires visant les amphibiens et les reptiles vivant en milieu urbain et rural ont été élaborées (Ovaska et al., 2004).
  • Les priorités de recherche pour le crapaud de l’Ouest en Colombie-Britannique ont été établies (Davis, 2002).
  • Un plan de gestion des amphibiens du Yukon, visant notamment le crapaud de l’Ouest, est terminé (Government of Yukon, 2013).
  • Un plan de gestion des amphibiens des Territoires du Nord-Ouest, visant notamment le crapaud de l’Ouest, est en cours de préparation (J. Wilson, comm. pers., 2015).

Relevés et suivi :

Alberta:
  • L’Alberta Volunteer Amphibian Monitoring Program (AVAMP) a été mis sur pied en 1992 et est administré par l’Alberta Conservation Association (K. Kendell, comm. pers., 2014). En partenariat avec un groupe local de naturalistes, l’Alberta Conservation Association dirige un projet de suivi des crapauds boréaux dans le col Crowsnest, dans le sud-ouest de l’Alberta (K. Kendall, comm. pers., 2014). Toutes les données de l’AVAMP sont compilées et soumises à Alberta Environment and Sustainable Resource Development et sont entrées dans la base de données du Fish and Wildlife Management Information System (K. Kendall, comm. pers., 2014). Dans le cadre de l’AVAMP, des produits de cartographie Web visant à afficher et à diffuser les données recueillies par les bénévoles en Alberta sont en cours d’élaboration (K. Kendall, comm. pers., 2014).
  • Dans le cadre du projet Researching Amphibian Numbers in Alberta (RANA), qui s’est poursuivi de 1997 à 2008, au moins quatre sites compris dans l’aire de répartition du crapaud de l’Ouest ont fait l’objet d’un suivi intensif (Government of Alberta, Environment and Sustainable Resource Development, 2009; L. Wilkinson, comm. pers., 2010). Deux de ces sites font encore l’objet d’un suivi limité par des bénévoles et des employés du gouvernement albertain (L. Wilkinson, comm. pers., 2014). En 2008, on a capturé des crapauds de l’Ouest à 15 sites compris dans l’aire de répartition albertaine de l’espèce afin de voir s’ils étaient infectés par l’agent de la chytridiomycose (D. Prescott, comm. pers., 2011).
  • Le parc national du Canada Banff possède des données de relevés exhaustives sur tous les reptiles et amphibiens, y compris le crapaud de l’Ouest, couvrant la période de 1992 à 2006 (p. ex. McIvor et McIvor, 2006), et on prévoit également mettre sur pied un programme de suivi des amphibiens dans le parc en 2016 (C. Carli, comm. pers., 2015). Des données sur des populations du crapaud de l’Ouest vivant en altitude dans des habitats peu connus sont également recueillies dans le cadre d’un programme de suivi des amphibiens instauré en 2004 dans le parc national du Canada Jasper (Brenda Shepherd, comm. pers., 2010). Dans le parc national du Canada Wood Buffalo, aucune observation du crapaud de l’Ouest n’a été enregistrée lors d’inventaires effectués à l’aide d’enregistreurs automatisés et de visites opportunistes (R. Kindopp, comm. pers., 2011). Dans le parc national des Lacs-Waterton, un suivi est effectué dans la forêt-parc subalpine, montagnarde et des contreforts depuis 1993 (Johnson, 2014). Des activités d’échantillonnage limitées ont été réalisées dans le parc national Banff à partir de 2006, mais un programme de suivi à grande échelle sera mis en œuvre en 2016 pour évaluer la santé des habitats montagnards des amphibiens.
Colombie Britannique :
  • Des inventaires ont été effectués dans les parcs nationaux du Mont-Revelstoke et des Glaciers en 2003 et en 2004, et un programme de suivi des amphibiens lancé en 2009 dans ces parcs le long de la Transcanadienne permet d’amasser des données provenant du fond des vallées jusqu’aux étangs et aux lacs subalpins (L. Larson, comm. pers., 2011). Des programmes de suivi semblables ont été entrepris dans le parc national du Canada Kootenay en 2009 et dans le parc national du Canada Yoho en 2010 (D. Peterson, comm. pers., 2011). Des analyses visant à détecter la présence du champignon chytride ont aussi été effectuées pour un échantillon de sites du parc national Kootenay en 2010. Depuis 2005, un suivi annuel des populations du crapaud de l’Ouest est effectué dans la réserve de parc national Gwaii Haanas à cinq sites de reproduction connus (H. Stewart, comm. pers., 2015). Durant les relevéseffectués, les observations d’amphibiens non indigènes sont répertoriées et des échantillons d’eau sont prélevés pour vérifier la qualité de l’eau.
  • Un programme de suivi des crapauds de l’Ouest en Colombie-Britannique a été ébauché (Wind, 2007) et fait l’objet d’essais (E. Wind, comm. pers., 2010).
  • Les données de répartition de l’espèce dans la province ont été colligées et cartographiées (P. Govindarajulu, comm. pers., 2010).
  • Dans le cadre du programme Frogwatch de la Colombie-Britannique (British Columbia Ministry of Environment), une base de données et un site Web permettant de signaler les observations d’amphibiens ont été créés (Surveillance for Amphibian Mass Mortalities; SAMM).
  • Des inventaires d’amphibiens ont été réalisés dans de nombreuses régions de la province au cours des 15 dernières années (COSEWIC, 2002), et une étude sur la répartition du champignon chytride infectant les amphibiens en Colombie-Britannique a été réalisée (Govindarajulu et al., 2013).
  • Un programme de suivi à long terme des amphibiens se reproduisant dans les étangs est en cours d’élaboration pour les parcs nationaux du Canada du Mont-Revelstoke et des Glaciers. Des relevés de suivi ont été réalisés en 2009 et en 2010 dans les principaux sites suivis (Provincial Western Toad Working Group, 2014).
  • Wind et Wilmott (2012) ont repéré les sites de reproduction connus sur l’île de Vancouver et ont répertorié les sites de mortalité routière et les mesures d’atténuation prises en Colombie-Britannique.
  • Un projet pluriannuel est en cours dans le sud de l’île de Vancouver; il porte sur les tendances de déplacement et les besoins en matière d’habitat en hiver, y compris la caractérisation et le repérage spatial des hibernacles du crapaud de l’Ouest (E. Wind, en prép.).
Yukon:
  • Des relevés des amphibiens ont été effectués de 1973 à 2010 (Slough et Mennell, 2006; Slough, 2009b; S. Cannings, comm. pers., 2010).
  • Des relevés ciblant l’agent de la chytridiomycose ont été menés à bien dans le nord de la Colombie-Britannique et le sud-est du Yukon (Slough, 2009b). Un suivi limité des sites connus est effectué dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique et le sud-est du Yukon, comprenant l’utilisation d’ADN de source environnementale (S. Cannings, comm. pers., 2014). Ces données sont conservées par le Conservation Data Centre du Yukon, qui commente activement les propositions de développement pouvant affecter l’habitat du crapaud de l’Ouest.
Territoires du Nord Ouest :
  • Des relevés des amphibiens et de leurs pathogènes ont été réalisés dans les régions du Sahtu et du Dehcho en 2007 et en 2008 (Schock, 2009; Schock et al., 2010).
  • Dans le parc national du Canada Nahanni, aucune observation du crapaud de l’Ouest n’a été enregistrée lors d’inventaires effectués à l’aide d’enregistreurs automatisés et de visites opportunistes (D. Tate, comm. pers., 2011).
  • Le Department of Environment and Natural Resources des Territoires du Nord-Ouest tient à jour une base de données de toutes les occurrences répertoriées du crapaud de l’Ouest dans les Territoires du Nord-Ouest.

Recherche :

  • L’Université de l’Alberta a mené, entre autres, des projets sur les associations d’habitats des amphibiens (Eaves, 2004; Macdonald et al., 2006; Stevens et al., 2007; Browne, 2010), les déplacements terrestres du crapaud de l’Ouest (Browne, 2010) et l’utilisation d’enregistreurs automatisés pour le suivi des amphibiens (C. Paszkowski, comm. pers., 2014).
  • L’utilisation de l’habitat et les déplacements ont été étudiés en relation avec l’extraction des ressources par Innovates -- Technology Futures (B. Eaton, comm. pers., 2010).
  • L’écologie et les déplacements du crapaud de l’Ouest ont été étudiés sur l’île de Vancouver (Davis, 2000) et dans la vallée du bas Fraser/*8/(Deguise et Richardson, 2009 b).
  • La croissance et le développement larvaire de l’espèce ont été étudiés en relation avec la sédimentation (Wood et Richardson, 2009).
  • Les effets des coupes d’éclaircie mécaniques et du feu sur les amphibiens ont été étudiés dans des milieux humides du parc national Banff, de 2004 à 2008 (Lepitzki et Lepitzki, 2003; Lepitzki et Lepitzki, 2007; Macxy et Symes, 2009).
  • L’Alberta Conservation Association et le gouvernement du Yukon mettent à l’essai l’échantillonnage d’ADN de source environnementale pour détecter la présence d’amphibiens dans les milieux humides d’eau douce (C. Paszkowski, comm. pers., 2014; B. Bennett, comm. pers., 2015).
Gestion de l'espèce et des populations

Des activités de gestion du ouaouaron sont en cours dans l'Okanagan et sur l'île de Vancouver (Colombie Britannique) (P Govindarajulu, comm. pers., 2010, dans Provincial Western Toad Working Group, 2014).

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6.2. Stratégies générales

Les stratégies générales ci-dessous seront appliquées pour atteindre l’objectif de gestion visant le crapaud de l’Ouest :

  1. Répertorier et préserver les sites de reproduction et les habitats terrestres importants à l’échelle régionale.
  2. Atténuer les menaces pesant sur les sites de reproduction importants et les habitats terrestres environnants.
  3. Entreprendre des recherches visant à combler les principales lacunes dans les connaissances.
  4. Établir des programmes de suivi régionaux pour évaluer la situation et les tendances des populations.
  5. Assurer la sensibilisation et l’intendance.

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6.3. Mesures de conservation

Tableau 4. Mesures de conservation et calendrier de mise en œuvre pour le crapaud de l'Ouest.
Stratégie généraleMesure de conservationPriorité Note h du tableau 4Menaces ou préoccupations traitéesÉchéance Note i du tableau 4
1. Répertorier et préserver les sites de reproduction et les habitats terrestres importants à l'échelle régionale.En tirant profit des données existantes et des nouveaux relevés, répertorier et prioriser les sites de reproduction et les habitats terrestres importants à l'échelle régionale.ÉlevéeToutes2017-2019
1. Répertorier et préserver les sites de reproduction et les habitats terrestres importants à l'échelle régionale.Préserver les sites de reproduction et les habitats terrestres importants à l'échelle régionale selon l'ordre de priorité établi en les protégeant contre les impacts du développement, de l'extraction des ressources et des utilisations intensives par les humains et contre l'introduction d'espèces exotiques envahissantes.ÉlevéeToutesEn cours
2. Atténuer les menaces pesant sur les sites de reproduction importants et les habitats terrestres environnants.Lutter contre la propagation des maladies et des espèces envahissantes entre les sites de reproduction; établir des protocoles d'hygiène et sensibiliser toutes les personnes qui travaillent dans des sites de reproduction ou à proximité ou qui utilisent ces sites à des fins récréatives.Élevée8.1 – Espèces exotiques (non indigènes) envahissantes
11 – Changements climatiques
En cours
2. Atténuer les menaces pesant sur les sites de reproduction importants et les habitats terrestres environnants.Prévenir le drainage des milieux humides dans les régions occupées par l'espèce.Élevée2.1 – Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois
3.1 – Forage pétrolier et gazier
4.1 – Routes et voies ferrées
5.3 – Exploitation forestière et récolte du bois
En cours
2. Atténuer les menaces pesant sur les sites de reproduction importants et les habitats terrestres environnants.Élaborer et mettre en œuvre des mesures d'atténuation et des pratiques de gestion exemplaires en lien avec l'agriculture, l'exploitation pétrolière et gazière, les mines, l'exploitation forestière et la pêche sportive.Moyenne2.1 – Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois
3.1 – Forage pétrolier et gazier
4.1 – Routes et voies ferrées
5.3 – Exploitation forestière et récolte du bois
8.1 – Espèces exotiques (non indigènes) envahissantes
2016-2019
2. Atténuer les menaces pesant sur les sites de reproduction importants et les habitats terrestres environnants.Réduire le plus possible la mortalité routière et les obstacles entravant les déplacements du crapaud de l'Ouest le long des corridors de transport.Moyenne4.1 – Routes et voies ferrées2016-2020
3. Entreprendre des recherches visant à combler les principales lacunes dans les connaissances.Déterminer les facteurs qui favorisent le déclenchement d'épidémies de chytridiomycose et d'autres maladies touchant les amphibiens. Définir l'aire de répartition/l'étendue actuelle du champignon et les effets prévus des changements climatiques.Élevée8.1 – Espèces exotiques (non indigènes) envahissantes2016-2024
3. Entreprendre des recherches visant à combler les principales lacunes dans les connaissances.Étudier les mécanismes favorisant la propagation des pathogènes, y compris l'introduction de poissons de pêche sportive.Moyenne8.1 – Espèces exotiques (non indigènes) envahissantes2016-2019
3. Entreprendre des recherches visant à combler les principales lacunes dans les connaissances.Étudier la dynamique, les déplacements et la dispersion des métapopulations dans des paysages fragmentés.MoyenneLacunes dans les connaissances2016-2019
3. Entreprendre des recherches visant à combler les principales lacunes dans les connaissances.Étudier l'utilisation des habitats terrestres et caractériser les sites d'hibernation dans divers paysages; élaborer des modèles d'habitat à des fins de cartographie.FaibleLacunes dans les connaissancesEn cours
3. Entreprendre des recherches visant à combler les principales lacunes dans les connaissances.Préciser les menaces associées à l'utilisation des terres, y compris les effets de l'agriculture, de l'exploitation forestière et de la production d'énergie.FaibleLacunes dans les connaissances2016-2024
3. Entreprendre des recherches visant à combler les principales lacunes dans les connaissances.Clarifier la répartition des populations chantante et non-chantante au Canada et l'étendue de la diversité de l'espèceFaibleLacunes dans les connaissancesEn cours
4. Établir des programmes de suivi régionaux pour évaluer la situation et les tendances des populations.Élaborer des méthodes de suivi et analyser les programmes de suivi des amphibiens déjà en place.ÉlevéeLacunes dans les connaissances2016
4. Établir des programmes de suivi régionaux pour évaluer la situation et les tendances des populations.Instaurer un suivi des populations dans des endroits stratégiques à l'échelle de l'aire de répartition de l'espèce au  Canada.ÉlevéeLacunes dans les connaissances2016-2017
5. Assurer la sensibilisation et l'intendance.Effectuer des campagnes de sensibilisation ciblées (réunions, ateliers, visites de sites et évaluations) là où des habitats importants se trouvent sur des terres privées ou font l'objet d'une concession d'utilisation des ressources sur des terres publiques.Moyenne2.1 – Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois
4.1 – Routes et voies ferrées
5.3 – Exploitation forestière et récolte du bois
8.1 – Espèces exotiques (non indigènes) envahissantes
9 – Pollution
2016-2018
5. Assurer la sensibilisation et l'intendance.Partager efficacement les informations disponibles sur les inventaires et les mesures de gestion au moyen de brochures, d'un site Web interactif, etc.Moyenne2.1 – Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois
4.1 – Routes et voies ferrées
5.3 – Exploitation forestière et récolte du bois
8.1 – Espèces exotiques (non indigènes) envahissantes
9 – Pollution
2016-2018

Notes du tableau 4

Note h du tableau 4

« Priorité » reflète l'ampleur dans laquelle la mesure contribue directement à la conservation de l'espèce ou est un précurseur essentiel à une mesure qui contribue à la conservation de l'espèce. Les mesures à priorité élevée sont considérées comme étant celles les plus susceptibles d'avoir une influence immédiate et/ou directe sur l'atteinte de l'objectif de gestion de l'espèce. Les mesures à priorité moyenne peuvent avoir une influence moins immédiate ou moins directe sur l'atteinte de l'objectif de gestion, mais demeurent importantes pour la gestion de la population. Les mesures de conservation à faible priorité auront probablement une influence indirecte ou progressive sur l'atteinte de l'objectif de gestion, mais sont considérées comme des contributions importantes à la base de connaissances et/ou à la participation du public et à l'acceptation de l'espèce par le public.

Retour à la référence de la note h du tableau 4

Note i du tableau 4

L'échéance est approximative. La mise en œuvre du présent plan de gestion est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des autorités responsables et des organisations participantes.

Retour à la référence de la note i du tableau 4

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7. Mesure des progrès

L’indicateur de rendement présenté ci-dessous propose un moyen de définir et de mesurer les progrès vers l’atteinte de l’objectif de gestion :

Les populations du crapaud de l’Ouest sont restées stables ou ont augmenté à l’échelle de l’aire de répartition actuelle de l’espèce au Canada.

Les cibles suivantes seront utilisées pour mesurer les progrès jusqu’à ce que des données de référence suffisantes soient disponibles pour s’assurer que l’objectif de gestion est atteint :

  1. Les sites de reproduction les plus prioritaires ont été préservés.
  2. Des pratiques de gestion exemplaires ont été élaborées et sont appliquées activement (p. ex. des mesures d’hygiène appropriées ont été élaborées et sont appliquées dans le but de prévenir la propagation entre les plans d’eau de maladies touchant les amphibiens).
  3. Des recherches ont été entreprises sur les sujets suivants : facteurs déclenchant les épidémies de chytridiomycose (et d’autres maladies graves touchant les amphibiens) et mécanismes de propagation des agents pathogènes en cause, autres menaces, dynamique des métapopulations et utilisation de l’habitat.
  4. Des programmes de suivi des populations ont été mis en place dans des endroits stratégiques à l’échelle de l’aire de répartition de l’espèce.
  5. Des mesures de sensibilisation ont été mises en œuvre afin de cibler les propriétaires/gestionnaires des terres privées ou louées où se trouvent des habitats importants.

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9. Communications personnelles

Bennett, Bruce. Yukon Conservation Data Centre Coordinator, Yukon Government, Whitehorse, YT. Communication personnelle par courriel adressée à S. Dar, 2015.

Cannings, Syd. Species at Risk Biologist, Environment and Climate Canada, Whitehorse, YT.

Communication personnelle par courriel adressée à H. Middleton. 2014.

Carli, Chris. Resource Management Officer, Parks Canada, Banff, AB. Communication personnelle par courriel adressée à Holly Middleton par l’entremise de Diane Casimir.

Eaton, Brian. Aquatic Ecology Research Scientist, Alberta Innovates - Technology Futures, Vegreville, AB. Communication personnelle par téléphone avec K. Ovaska. 2010.

Gau, Rob. Wildlife Biologist (Species at Risk), Northwest Territories Department of Environment and Natural Resources, Yellowknife, NT. Communication personnelle par courriel adressée à S. Cannings. 2011.

Govindarajulu, Purnima. Small Mammal and Herpetofauna Specialist, BC Ministry of Environment, Victoria, BC. Communication personnelle par téléphone avec K. Ovaska (2010) et H. Middleton (2015).

Hughson, Ward. Aquatic Specialist, Jasper National Park, AB. Communication personnelle par courriel adressée à H. Middleton. 2015.

Johnston, Barb. Ecosystem Scientist, Parks Canada, Gwaii Haanas, BC. Communication personnelle par courriel adressée à H. Middleton. 2015.

Jung, Thomas. Senior Wildlife Biologist, Environment Yukon, Whitehorse, YT. Communication personnelle par courriel adressée à S. Cannings. 2011.

Kendell, Kris. Senior Biologist, Alberta Conservation Association. Communication personnelle par courriel adressée à H. Middleton. 2014.

Kindopp, Rhonda. Park Ecologist, Parks Canada, Fort Smith, NT. Communication personnelle par courriel adressée à S. Cannings par l’entremise de D. Casimir. 2011.

Larson, Lisa. Monitoring Technician, Parks Canada, Revelstoke, BC. Communication personnelle par courriel adressée à S. Cannings par l’entremise de D. Casimir. 2011.

McIvor, M., comm. pers., 2012. In COSEWIC. 2012. Courriel et photo d’un crapaud de l’Ouest (population chantante) observé au parc national Kootenay, envoyés à D. Lepitzki. 20 novembre 2012. Bow Valley Naturalists, Banff, Alberta.

Mennell, L., données inédites. 2007. Wildlife Consultant, Lewes Lake, Yukon.

Paszkowski, C., comm. pers., 2012. In COSEWIC, 2012. Correspondance par courriel adressée à B. Slough et à K. Ovaska. Février, mars et novembre 2012. Professor and Associate Chair Research, Department of Biological Sciences, University of Alberta, Edmonton, Alberta.

Peterson, Derek. Conservation Biologist, Parks Canada, Radium, BC. Communication personnelle par courriel adressée à S. Cannings par l’entremise de D. Casimir. 2011.

Prescott, David. Senior Species at Risk Biologist, Alberta Sustainable Resource Development, Red Deer, AB. Communication personnelle par téléphone avec S. Cannings. 2011.

Russell, John. Retired Wildlife Biologist, Waterton, AB. Communication personnelle par courriel adressée à B. Johnston. 2013.

Sicotte, Michelle. Fish and Wildlife Planner, Environment Yukon , Whitehorse, YT. Communication personnelle par courriel adressée à K. Ovaska. 2010.

Shepherd, Brenda. Park Ecologist, Jasper National Park, Parks Canada, Jasper, AB. Communication personnelle par la poste adressée à K. Ovaska. 2010.

Stevens, Scott. Species at Risk Biologist, Alberta Sustainable Resource Development, Red Deer, AB. Communication personnelle par courriel adressée à K. Ovaska. 2010.

Stewart, Heather. A/Ecologist Team Leader. Gwaii Haanas National Park Reserve, National Marine Conservation Area Reserve and Haida Heritage Site. Communication personnelle par courriel adressée à Diane Casimir. 2015.

Tate, Doug. Conservation Biologist, Parks Canada, Fort Simpson, NT. Communication personnelle par courriel adressée à S. Cannings par l’entremise de D. Casimir. 2011.

Wilkinson, Lisa. Non-game/Species at Risk Biologist, Alberta Sustainable Resource Development, Edson, AB. Communication personnelle par courriel adressée à K. Ovaska. 2010.

Wilson, Joanna. Wildlife Biologist (Species at Risk), Northwest Territories Department of Environment and Natural Resources, Yellowknife, NT. Communication personnelle par courriel adressée à D. Bigelow. 2015.

Wind, Elke. E. Wind Consulting, Nanaimo, BC. Communication personnelle par courriel adressée à K. Ovaska. 2010.

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Annexe A : Effets sur l'environnement et sur les espèces non ciblées

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée pour tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP, conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes. L’objet de l’EES est d’incorporer les considérations environnementales à l’élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairée du point de vue de l’environnement et d’évaluer si les résultats d’un document de planification du rétablissement peuvent affecter un élément de l’environnement ou tout objectif ou cible de la Stratégie fédérale de développement durable (SFDD).

La planification de la conservation vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que la mise en œuvre de plans de gestion peut aussi, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur des espèces ou des habitats non ciblés. Les résultats de l’EES sont directement inclus dans le plan de gestion lui-même, mais également résumés dans le présent énoncé, ci-dessous.

La conservation et la gestion de l’habitat de reproduction du crapaud de l’ouest en milieu humide à l’échelle de l’aire de répartition de l’espèce bénéficieront à d’autres espèces préoccupantes sur le plan de la conservation qui ont aussi besoin des milieux humides pendant une partie ou l’ensemble de leur cycle vital. De même, on s’attend à ce que la conservation et la gestion d’habitats d’alimentation, de dispersion et d’hibernation en terrain élevé aient des effets positifs sur des espèces cooccurrentes. Le risque que le plan ait des effets négatifs sur d’autres espèces a été considéré, et l’EES a mené à la conclusion que le présent plan profitera clairement à l’environnement et n’entraînera aucun effet négatif important.

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Note de bas de page

Note 1 de bas de page

Des menaces passées peuvent être répertoriées, mais elles ne sont pas utilisées dans le calcul de l’impact des menaces. On tient compte des effets des menaces passées (s’ils ne persistent pas) pour déterminer les facteurs de tendance à court et/ou à long terme (Master et al., 2012).

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Note 2 de bas de page

Il est important de faire la distinction entre les facteurs limitatifs et les menaces. Les facteurs limitatifs ne sont généralement pas induits par les humains et comprennent des caractéristiques qui rendent l’espèce ou l’écosystème moins susceptible de répondre aux efforts de rétablissement ou de conservation (p. ex. dépression de consanguinité, petite taille de la population, isolement génétique, probabilité de régénération ou de recolonisation des écosystèmes).

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