Programme de rétablissement de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis (Icteria virens auricollis), population des montagnes du Sud, au Canada - 2016

Loi sur les espèces en péril
Série de Programmes de rétablissement

Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis

Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis
© Kindrie Grove

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Table des matières

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Programme de rétablissement de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis (Icteria virens auricollis), population des montagnes du Sud, au Canada - 2016

Couverture de la publication pour Programme de rétablissement de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis (Icteria virens auricollis), population des montagnes du sud, au Canada - 2014 [Proposition]

Référence recommandée :

Environnement et Changement climatique Canada. 2016. Programme de rétablissement de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis (Icteria virens auricollis), population des montagnes du Sud, au Canada, Série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril, Environnement et Changement climatique Canada, Ottawa, v + 35 p.

Pour télécharger le présent programme de rétablissement ou pour obtenir un complément d’information sur les espèces en péril, incluant les rapports de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), les descriptions de la résidence, les plans d’actions et d’autres documents connexes sur le rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril.

Illustration de la couverture : © Kindrie Grove

Also available in English under the title
"Recovery Strategy for the Yellow-breasted Chat auricollis subspecies (Icteria virens auricollis) (Southern Mountain population) in Canada"

Le contenu du présent document (à l’exception des illustrations) peut être utilisé sans permission, mais en prenant soin d’indiquer la source.

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Préface

En vertu de l’Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d’établir une législation et des programmes complémentaires qui assureront la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) (LEP), les ministres fédéraux compétents sont responsables de l’élaboration des programmes de rétablissement pour les espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et sont tenus de rendre compte des progrès réalisés dans les cinq ans suivant la publication du document final dans le Registre public des espèces en péril.

La ministre de l’Environnement et du Changement climatique est la ministre compétente en vertu de la LEP pour la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis, population des montagnes du Sud, et a élaboré le présent programme de rétablissement, conformément à l’article 37 de la LEP. Dans la mesure du possible, le programme de rétablissement a été préparé en collaboration avec le gouvernement de la Colombie-Britannique.

La réussite du rétablissement de l’espèce dépendra de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des directives formulées dans le présent programme. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement et Changement climatique Canada, ou sur toute autre autorité responsable. Tous les Canadiens et toutes les Canadiennes sont invités à appuyer ce programme et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis et de l’ensemble de la société canadienne.

Le présent programme de rétablissement sera suivi d’un ou de plusieurs plans d’action qui présenteront de l’information sur les mesures de rétablissement qui doivent être prises par Environnement et Changement climatique Canada et d’autres autorités responsables et/ou organisations participant à la conservation de l’espèce. La mise en œuvre du présent programme est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des autorités responsables et organisations participantes.

Le programme de rétablissement établit l’orientation stratégique visant à arrêter ou à renverser le déclin de l’espèce, incluant la désignation de l’habitat essentiel dans la mesure du possible. Il fournit à la population canadienne de l’information pour aider à la prise de mesures visant la conservation de l’espèce. Lorsque de l’habitat essentiel est désigné, dans un programme de rétablissement ou dans un plan d’action, il peut y avoir des incidences réglementaires futures, selon l’endroit où se trouve l’habitat essentiel désigné. La LEP exige que l’habitat essentiel désigné se trouvant à l’intérieur d’un parc national dénommé et décrit à l’annexe 1 de la Loi sur les parcs nationaux du Canada, le parc urbain national de la Rouge créé par la Loi sur le parc urbain national de la Rouge, d’une zone de protection marine sous le régime de la Loi sur les océans, d’un refuge d’oiseaux migrateurs sous le régime de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs ou d’une réserve nationale de la faune sous le régime de la Loi sur les espèces sauvages du Canada, soit décrit dans la Gazette du Canada, après quoi les interdictions relatives à la destruction de cet habitat seront appliquées. Pour l’habitat essentiel se trouvant sur d’autres terres domaniales, la ministre compétente doit, soit faire une déclaration sur la protection juridique existante, soit prendre un arrêté de manière à ce que les interdictions relatives à la destruction de l’habitat essentiel soient appliquées. En ce qui concerne tout élément de l’habitat essentiel se trouvant sur le territoire non domanial, si la ministre compétente estime qu’une partie de l’habitat essentiel n’est pas protégée par des dispositions ou des mesures en vertu de la LEP ou d’autre loi fédérale, ou par les lois provinciales ou territoriales, elle doit, comme le prévoit la LEP, recommander au gouverneur en conseil de prendre un décret visant l’interdiction de détruire l’habitat essentiel. La décision de protéger l’habitat essentiel se trouvant sur le territoire non domanial et n’étant pas autrement protégé demeure à la discrétion du gouverneur en conseil.

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Remerciements

Le présent document est le résultat de plusieurs années de travail assidu auquel ont participé différents collaborateurs et les membres de l’Équipe de rétablissement de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis dont Christine Bishop, Dan Shervill, Lucy Reiss, Rene McKibbin, Nancy Mahony et David Cunnington (Environnement et Changement climatique Canada), Orville Dyer (Ministry of Natural Resource Operations de la Colombie-Britannique), Richard J. Cannings (Études d’Oiseaux Canada), A. Michael Bezener (One Wild Earth Ecological Services), Marlene Machmer (Pandion Ecological Consulting), Ron Hall (bande indienne d’Osoyoos) et Richard Armstrong (Centre En’Owkin).

Des remerciements vont à toutes les personnes qui ont fourni de l’information, leur avis d’expert ou des commentaires sur les versions préliminaires du présent programme de rétablissement et sur la biologie de la Paruline polyglotte. Merci également à Kindrie Grove pour l’illustration de la couverture.

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Sommaire

La Paruline polyglotte est une grosse paruline. Elle a la gorge et la poitrine jaune vif, le ventre blanc, le dos, les ailes et la queue vert olive, et la tête gris-bleu avec des cercles blancs très marqués autour des yeux. La Paruline polyglotte est une espèce néotropicale migratrice présente au Canada uniquement du printemps à la fin de l’été.

En 2000, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a classé la population des montagnes du Sud de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis (Icteria virens auricollis) comme espèce en voie de disparition, en raison de son faible effectif et de la disparition de parties importantes de son habitat de prédilection. Selon les estimations, 63 % à 92 % des milieux riverains les plus favorables à la nidification de la Paruline polyglotte sont disparus de l’aire de reproduction principale de l’espèce, à savoir le sud de la vallée de l’Okanagan et de la vallée de la Similkameen. La Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis a été inscrite à la liste des espèces en voie de disparition de la Loi sur les espèces en péril du Canada en 2003. Le rétablissement de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis est jugé réalisable sur les plans biologique et technique.

En Colombie-Britannique, la Paruline polyglotte a été observée uniquement dans des fourrés riverains denses, où elle niche le plus souvent dans des rosiers. Environ 170 couples reproducteurs de l’espèce sont répertoriés dans la province.

Les principales menaces pesant sur la Paruline polyglotte sont la perte, la dégradation et la fragmentation de son habitat, attribuables à l’aménagement, à la suppression de la végétation le long des routes et au pâturage du bétail. Les autres menaces sont les collisions mortelles avec des véhicules ou d’autres objets, la prédation des nids, le parasitisme des couvées, les perturbations anthropiques et les pesticides.

L’objectif en matière de population et de répartition consiste à soutenir environ 200 couples reproducteurs dans la zone d’occurrence actuelle de l’espèce en Colombie-Britannique.

Les stratégies générales qu’il faut prendre pour atténuer les menaces à la survie de l’espèce et à son rétablissement sont présentées dans la section Orientation stratégique pour le rétablissement.

L’habitat essentiel de la Paruline polyglotte en Colombie-Britannique est constitué d’habitat riverain de faible altitude. De l’habitat essentiel est désigné dans la vallée de l’Okanagan (environ 371 ha), la vallée de la Similkameen (environ 136 ha) et le sud-est de la province (environ 16 ha).

Un ou plusieurs plans d’action pour la Paruline polyglotte seront achevés d’ici 2020.

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Résumé du caractère réalisable du rétablissement

Le rétablissement de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis, population des montagnes du Sud, est jugé réalisable tant du point de vue biologique que technique, selon les quatre critères suivants (Gouvernement du Canada, 2009) :

  1. Des individus de l’espèce sauvage capables de se reproduire sont disponibles maintenant ou le seront dans un avenir prévisible pour maintenir la population ou augmenter son abondance. Oui. Selon les meilleures estimations actuelles, il y aurait environ 170 couples reproducteurs en Colombie-Britannique.

  2. De l’habitat convenable suffisant est disponible pour soutenir l’espèce, ou pourrait être rendu disponible par des activités de gestion ou de remise en état de l’habitat. Oui. Il y a suffisamment d’habitat pour soutenir la taille de la population actuelle, et de l’habitat potentiel additionnel pourrait être aménagé et/ou remis en état pour devenir de l’habitat convenable pour une population accrue de Parulines polyglottes.

  3. Les principales menaces pesant sur l’espèce ou son habitat (y compris les menaces à l’extérieur du Canada) peuvent être évitées ou atténuées. Oui. Au Canada, la principale menace réside dans la perte et la dégradation continues de l’habitat riverain. Cette menace peut être atténuée par des mesures de protection et d’intendance de l’habitat et par des efforts de remise en état de l’habitat.

    La perte de l’habitat est aussi une préoccupation dans les voies de migration et dans les aires d’hivernage de l’espèce aux États-Unis, au Mexique et en Amérique centrale, ainsi que pour les populations adjacentes de la Paruline polyglotte aux États-Unis. La mesure dans laquelle les menaces dans ces régions peuvent être atténuées demeure inconnue.

  4. Des techniques de rétablissement existent pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition ou leur élaboration peut être prévue dans un délai raisonnable. Oui. Il existe des techniques de rétablissement bien établies; ce sont la protection, la remise en état et l’amélioration de l’habitat (p. ex. ne pas laisser le bétail pâturer dans les zones riveraines, planter des espèces indigènes, remettre en état les cours d’eau canalisés).

Étant donné que la petite population canadienne de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis se trouve dans la partie nord de son aire de répartition continentale et que la majeure partie de sa répartition et de sa population continentales se trouve plus au sud, aux États-Unis, il est important de signaler que les changements démographiques à l’échelle continentale peuvent avoir une incidence significative sur le caractère réalisable du rétablissement au Canada. Si la population continentale de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis connaît une tendance constante à la hausse ou à la baisse, son aire de répartition peut s’élargir ou se contracter vers le centre de son aire de répartition ou près de la périphérie. Dans ces cas, le taux de rétablissement de la population canadienne et le taux d’atteinte des objectifs en matière de population et de répartition peuvent refléter à la fois les changements à l’aire de répartition continentale et la réaction locale à un habitat convenable et à l’atténuation des principales menaces. Cependant, les données actuellement disponibles sont insuffisantes pour permettre de dégager les tendances liées à la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis.

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1. Évaluation de l’espèce par le COSEPAC Note de bas de page *

Date de l'évaluation : Novembre 2011

Nom commun (population) : Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis (population des montagnes du Sud)

Nom scientifique : Icteria virens auricollis

Statut selon le COSEPAC : En voie de disparition

Justification de la désignation : Cette sous-espèce est associée spécifiquement aux habitats composés de fourrés arbustifs et se trouve à la limite nord de son aire de répartition au Canada. La petite population, qui est limitée à l’aire écologique des montagnes du Sud en Colombie-Britannique, est restreinte à un type particulier d’habitat riverain. Un certain nombre de menaces ont été identifiées comme étant de graves préoccupations, incluant le piétinement des fourrés de rosiers par le bétail, l’entretien des routes et l’urbanisation, l’exploitation agricole et l’aménagement hydroélectrique potentiel de la rivière Similkameen.

Présence au Canada : Colombie-Britannique

Historique du statut selon le COSEPAC : La population des montagnes du Sud de la sous-espèce auricollis a été désignée « menacée » en avril 1994. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en novembre 2000 et en novembre 2011.

Note de bas de page

Footnote *

Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Note de bas de page *referrer

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2. Information sur la situation de l’espèce

La Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis, population des montagnes du Sud, visée par le présent programme de rétablissement n’a pas été classée à l’échelle mondiale ni à l’échelle nationale par NatureServe (NatureServe, 2009). Elle est cependant classée à l’échelle provinciale (Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique, 2009) et a été évaluée par le COSEPAC (tableau 1). Selon les estimations, moins de 1 % de l’abondance mondiale de la sous-espèce auricollis est au Canada (Cannings, 2000; Eckerle et Thompson, 2001; Rich et al., 2004).

Tableau 1. Liste et description des diverses cotes de conservation attribuées à la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis, population des montagnes du Sud (d’après NatureServe, 2013, Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique, 2013, et British Columbia Conservation Framework, 2013).

Cote G (échelle mondiale)
G5TNR

Cote N (échelle nationale)
Canada : NNRB

Statuts au Canada
COSEPAC : E (espèce en voie de disparition)
LEP : annexe 1 (espèce en voie de disparition)

Cotes S (échelle infranationale)
Colombie-Britannique (S1S2B)

Statut de conservation – Colombie-Britannique

  • Liste rouge (CDC de la C.-B.)
  • Priorité no 1 de l’objectif no 3Note de bas de page 1 du Conservation Framework
  • Espèce en péril en vertu de la Forests and Range Practices Act
  • Espèce sauvage identifiée en vertu de la stratégie de gestion des espèces sauvages identifiées (Identified Wildlife Management Strategy)

Note de bas de page

T : sous-espèce; NR : espèce non classée (unranked); B : reproducteur (breeding); G/N/S1 : espèce gravement en péril (critically imperiled); G/N/S2 : espèce en péril (imperiled); G/N/S3 : espèce vulnérable (vulnerable); G/N/S4 : espèce apparemment non en péril (apparently secure); G/N/S5 : espèce non en péril (secure).

CDC : Conservation Data Centre.

Footnote 1

Objectif no 3 : maintenir la diversité d’espèces indigènes et d’écosystèmes. Priorité no 1 : niveau de priorité le plus élevé en ce qui a trait à la conservation.
http://www.env.gov.bc.ca/atrisk/help/consFrwk.htm (site en anglais seulement)

Note de bas de page 1referrer

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3. Information sur l’espèce

3.1 Description de l’espèce

La Paruline polyglotte (Icteria virens) est la plus grosse paruline d’Amérique du Nord. Elle compte deux sous-espèces, soit la sous-espèce Icteria virens virens, présente dans l’est de l’Amérique du Nord, et la sous-espèce Icteria virens auricollis, présente dans l’ouest. Les spécimens de la sous-espèce auricollis (ci-après désignée simplement sous le nom de Paruline polyglotte) mesurent environ 18 cm de longueur et pèsent environ 25 g. La Paruline polyglotte a la gorge et la poitrine jaune vif, le ventre blanc, le dos, les ailes et la queue vert olive, et la tête gris-bleu avec des cercles blancs très marqués autour des yeux. Les mâles arborent des couleurs plus vives que les femelles. Les parulines sont des oiseaux qui échappent aisément à l’observation de l’homme; le moment le plus propice pour les observer est la période de reproduction; les mâles émettent alors un chant distinctif qui s’entend de loin, et qui consiste en un bavardage bruyant évoquant des gloussements et des croassements, entrecoupé de sifflements répétés (Eckerle et Thompson, 2001). La Paruline polyglotte est une espèce néotropicale migratrice présente au Canada uniquement entre le printemps et la fin de l’été.

3.2 Population et répartition

À l’échelle mondiale, la Paruline polyglotte (Icteria virens) se reproduit en Amérique du Nord (dans le sud du Canada, aux États-Unis et dans le nord du Mexique) et hiverne en Amérique du Nord et en Amérique centrale (figure 1). La population mondiale de l’espèce est estimée à 12 millions d’individus. La sous-espèce auricollis se reproduit à l’ouest des grandes plaines et des prairies centrales, depuis le sud de la Saskatchewan, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique jusqu’au nord du Mexique. Son aire d’hivernage s’étend, du nord au sud, depuis le sud du Texas et le nord du Mexique jusqu’au centre du Guatemala.

Au Canada, la sous-espèce (auricollis) de l’Ouest se présente sous la forme de deux populations isolées: la population des prairies, évaluée comme étant non en péril, se reproduit dans le sud-est de l’Alberta et le sud de la Saskatchewan, tandis que la population des montagnes du Sud, qui est en voie de disparition, se reproduit dans le centre-sud et le sud-est de la province (COSEPAC, 2000). Le présent programme de rétablissement vise la population des montagnes du Sud, qui est en voie de disparition.

Figure 1. Aires de reproduction et d’hivernage des deux sous-espèces de la Paruline polyglotte (d’après Eckerle et Thompson, 2001).
Aires de reproduction et d’hivernage des deux sous-espèces de la Paruline polyglotte
Description longue pour la figure 1

La figure 1 illustre les aires de reproduction et d’hivernage des deux sous espèces de la Paruline polyglotte. La sous-espèce de l’ouest (auricollis) se reproduit à l’ouest des grandes plaines et des prairies centrales, depuis le sud de la Saskatchewan, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique jusqu’au nord du Mexique. Son aire d’hivernage s’étend, du nord au sud, depuis le sud du Texas et le nord du Mexique jusqu’au centre du Guatemala.

Le COSEPAC (2011) a classé la population des montagnes du Sud de la Paruline polyglotte (sous-espèce auricollis) comme espèce en voie de disparition, en raison de son nombre très faible d’individus matures. Selon les mentions anecdotiques et les relevés effectués durant la période de 1992 à 2000, cette population ne dépassait pas 20 couples (Gibbard et Gibbard, 1992; Johnston et Rockwell, 2000; R.J. Cannings, comm. pers.).

De 2001 à 2007, des relevés annuels complets ont été effectués dans le sud de la vallée de l’Okanagan. D’après les estimations basées sur ces relevés, la population de Parulines polyglottes de la Colombie-Britannique pourrait atteindre 72 couples (Bishop, données inédites). Des relevés plus récents (2013) indiquent qu’il pourrait exister jusqu’à 72 couples dans la vallée de l’Okanagan (Bishop, données inédites). Aucun relevé complet n’a été effectué dans la vallée de la Similkameen, mais selon les mentions des ornithologues amateurs, l’espèce y est présente et s’y reproduit probablement. En 2010, en se fondant sur la quantité d’habitat convenable disponible, on estimait qu’il y avait autant de Parulines polyglottes dans la vallée de la Similkameen que dans l’Okanagan Sud, soit environ 72 couples (Gibbard et Gibbard, 1992; Bishop, inédit; Ministère de l’Environnement, des Terres et des Parcs de la Colombie-Britannique, 1999; Warman et Sarell 1998). Par ailleurs, d’importants travaux de remise en état de l’habitat ont été menés dans l’Okanagan au cours de la dernière décennie, ce qui a permis de maintenir un nombre accru de territoires; les estimations pour la vallée de la Similkameen demeurent de 72 couples. Pour l’Okanagan Centre, il existe une seule mention de nidification, à Kelowna, en 2007 (R. McKibbin, comm. pers.). En 2004 et en 2005, dans le sud-est de la Colombie-Britannique, un couple nicheur et un mâle non apparié ont été observés dans la vallée de la rivière Pend-d’Oreille (Machmer et Ogle, 2006; Dulisse et al., 2005). Il s’agissait de la première mention de nidification en Colombie-Britannique en dehors des vallées de l’Okanagan et de la Similkameen. Les suivis annuels de 2006 à 2010 ont permis de confirmer la présence chaque année de huit couples, tout au plus, nichant dans la vallée de la Pend-d’Oreille (Machmer, 2007-2011). Le territoire d’un couple de Parulines polyglottes nichant à Creston en 2005 a été cartographié en détail (Machmer et Ogle, 2006). Au cours des 20 dernières années, la présence de la Paruline polyglotte a été signalée ailleurs dans la province, notamment à Vernon et dans les environs, à Kamloops, à Cache Creek, à Pitt Meadows, à Vancouver et à Mission (Campbell et al., 2001) ainsi qu’à Pavilion et à Lillooet (R.J. Cannings, comm. pers.), mais il n’y a aucune confirmation de nidification pour ces localités.

Bien que les données sur la répartition des populations et leur connectivité soient encore insuffisantes pour permettre de l’affirmer avec certitude, la population des montagnes du Sud de la Paruline polyglotte semble géographiquement, mais non génétiquement (Mino et al., manuscrit inédit) répartie entre trois territoires distincts : la vallée de la Similkameen, le centre et le sud de la vallée de l’Okanagan et le sud-est de la province (figure 2). On estime qu’il y aurait environ 170 couples reproducteurs dans la province.

Les recherches menées dans l’Okanagan Sud montrent que la région abrite une population stable, comportant un pourcentage élevé d’individus qui y retournent d’année en année, et non simplement un « étalement » de la population des États-Unis (C. Bishop, comm. pers.). Dans cette région, le taux de survie chez les adultes est élevé (65 %). La fidélité au site est également élevée, 31 % des mâles adultes reviennent au même site à l’étude, et 10 % des individus nés et bagués (à l’aide de bagues colorées) dans la région retournent dans la vallée de l’Okanagan (McKibbin et Bishop, 2012a). Les relevés menés en 2003 et en 2004 par le personnel d’Environnement Canada dans l’État de Washington, dans les zones riveraines le long de la rivière Okanagan jusqu’à 200 km au sud de la frontière, ont révélé des occurrences très éparses de la Paruline polyglotte; un individu de l’espèce qui avait été bagué dans le sud de la vallée de l’Okanagan y a toutefois été observé.

Il y a peu de preuves permettant de penser que l’aire de reproduction actuelle de la Paruline polyglotte en Colombie-Britannique est considérablement différente de ce qu’elle a déjà été dans le passé à grande échelle (Cannings et al., 1987; Cannings, 2000). L’insuffisance de données ne permet pas d’estimer la tendance de la population en Colombie-Britannique. Cependant, comme la présence de la Paruline polyglotte a historiquement été enregistrée dans presque toutes les zones riveraines de la vallée de l’Okanagan Sud (Taverner in Cannings et al., 1987), il est possible de présumer que la taille et l’occurrence de la population ont connu un grave déclin au cours du dernier siècle.

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Figure 2. Aire de reproduction de la Paruline polyglotte en Colombie-Britannique, au Canada, en 2013. Carte établie par Environnement et Changement climatique Canada à partir de données de Cannings (2000) et de Bishop (données inédites)
Aire de reproduction de la Paruline polyglotte en Colombie-Britannique, au Canada
Description longue pour la figure 2

La figure 2 illustre l’aire de reproduction de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis au Canada. Elle montre les aires de reproduction des populations dénombrées en Colombie-Britannique, qui occupent le centre et le sud de la vallée de l’Okanagan, la vallée de la Similkameen et le sud est de la province, près de Trail.

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3.3 Besoins de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis

La Paruline polyglotte niche en quasi-colonies dans des fourrés situés sur les rives de cours d’eau ou dans des habitats de début de succession (Eckerle et Thompson, 2001). Les Parulines polyglottes préfèrent construire leur nid à proximité de couples déjà établis, en partie pour augmenter leurs chances de s’accoupler avec d’autres partenaires (Alessi, 2010). En Colombie-Britannique l’espèce serait limitée par la disponibilité d’habitat convenable à la nidification, composé de fourrés denses dominés par les rosiers (Rosa sp.) et d’autres arbustes indigènes, avec un couvert en milieu de succession de bouleau fontinal (Betula occidentalis) ou de peuplier de l’Ouest (Populus trichocarpa), situés en bordure de cours d’eau, de méandres morts ou d’autres milieux humides, à faible altitude (généralement pas plus de 500 m d’altitude) (Cannings, 2000; Morgan et al., 2006; McKibbin et Bishop, 2010). La majeure partie de l’aire de reproduction de l’espèce se trouve au sud de Kelowna (un seul site connu se trouve au nord de Penticton), dans les régions intérieures sèches du sud des vallées de la Similkameen et de l’Okanagan et de la pointe sud-est de la Colombie-Britannique.

De 2002 à 2007, les caractéristiques des territoires de reproduction, des parcelles de nidification et des arbustes dans lesquels la Paruline polyglotte fait son nid ont été évaluées, dans la vallée de l’Okanagan Sud. Les territoires de reproduction se situent dans des zones riveraines de faible altitude, où se trouve une végétation arbustive dense dominée par des rosiers et parsemée d’arbres de début de succession tolérants à l’eau. Les Parulines polyglottes affichent une grande fidélité à la fois à la région (vallée de l’Okanagan Sud) et à leur territoire (McKibbin et Bishop, 2012a). Des nids ont été observés dans 12 espèces d’arbustes, 72 % des nids se trouvant dans des rosiers ou dans des massifs de rosiers entremêlés avec une autre espèce. La superficie des territoires de reproduction, estimée d’après les postes de chant ou de perchage des mâles, serait en moyenne de 0,37 ha (McKibbin et Bishop, 2012a). Des études radiotélémétriques de la population des montagnes du Sud ont révélé que les mâles exploitent un territoire d’une superficie moyenne de 1,16 ha (McKibbin et Bishop, 2012a). Ces résultats montrent que les mâles défendent une certaine zone autour de leur nid contre l’intrusion d’autres mâles, mais qu’ils recherchent leur nourriture bien au-delà de la zone qu’ils défendent. En Indiana, la superficie du territoire de la Paruline polyglotte (sous-espèce virens) serait d’environ 1,2 ha (Thompson et Nolan, 1973).

Comme la population de Parulines polyglottes de la Colombie-Britannique se trouve à la périphérie de l’aire de l’espèce, sa viabilité à long terme pourrait dépendre en partie du succès de reproduction de la population américaine voisine, située dans l’État de Washington, et de l’immigration de sujets en provenance de cette population (Tischendorf, 2003; Carr et Tischendorf, 2004). Il y a eu perte et dégradation de l’habitat riverain dans l’aire de l’espèce au Washington comme en Colombie-Britannique.

Il n’existe aucune information portant sur la migration et l’habitat d’hivernage de la population des montagnes du Sud de Parulines polyglottes de la sous-espèce auricollis. Cependant, en 2007, un individu bagué dans le sud de la vallée de l’Okanagan a été repris au Nevada (Environnement et Changement climatique Canada, données inédites). La Paruline polyglotte hiverne dans le sud des États-Unis et au Mexique (figure 1).

Durant leurs migrations de printemps et d’automne et dans leur aire d’hivernage, les Parulines polyglottes exploitent généralement le même type de végétation basse et dense que dans leur aire de reproduction (Eckerle et Thompson, 2001). Les habitats d’hivernage de l’espèce sont divers : steppes arbustives avec faible couverture de végétation ligneuse dense, savanes ou pâturages avec bouquets d’arbres dispersés, broussailles et savanes à pins avec massifs denses d’arbustes, forêts-galeries, mangroves et forêts sempervirentes tropicales perturbées (Eckerle et Thompson, 2001). Des études récentes montrent que l’abondance de nourriture dans l’habitat d’hivernage peut avoir une incidence considérable sur la productivité des parulines migratrices (dont la Paruline polyglotte) dans leur aire de reproduction canadienne (Norris et al., 2003). Ces résultats confirment ceux d’études antérieures qui avaient montré que la quantité d’habitat et la qualité de l’habitat en Amérique du Nord et en Amérique centrale sont importantes pour la survie et la productivité globale des parulines migratrices (Marra et al., 1998).

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4. Menaces

4.1 Évaluation des menaces

Tableau 2a. Tableau d’évaluation des menaces - Perte, dégradation et fragmentation de l’habitat
MenaceNiveau de préoc-cupation
Note de bas de page 1
ÉtendueOccur-renceFréquenceGravité
Note de bas de page2
Certitude causale
Note de bas de page3
AménagementÉlevéGénéraliséeHistorique, couranteContinueÉlevéeÉlevée
Gestion de la végétation des emprises et du bord des routesÉlevéGénéraliséeHistorique, couranteContinueÉlevéeÉlevée
Pâturage du bétailÉlevéGénéraliséeHistorique, couranteContinueÉlevéeÉlevée
Tableau 2b. Tableau d’évaluation des menaces - Mortalité accidentelle
MenaceNiveau de préoc-cupationÉtendueOccur-renceFréquenceGravitéCertitude causale
Collisions avec des structures érigées par l’hommeFaibleLocaliséeCouranteRécurrenteFaibleÉlevée
Tableau 2c. Tableau d’évaluation des menaces - Changements dans la dynamique écologique ou dans les processus naturels
MenaceNiveau de préoc-cupationÉtendueOccur-renceFréquenceGravitéCertitude causale
Prédation des nidsFaibleGénéraliséeCouranteContinueFaibleMoyenne
Parasitisme des couvées par le Vacher à tête bruneFaibleGénéraliséeCouranteContinueFaibleMoyenne
Changements climatiquesFaibleGénéraliséeCourante, anticipéeContinueInconnueIndéterminée
Tableau 2d. Tableau d’évaluation des menaces - Perturbation ou persécution
MenaceNiveau de préoc-cupationÉtendueOccur-renceFréquenceGravitéCertitude causale
Activités récréativesFaibleLocaliséeAnticipéeRécurrenteFaibleFaible
Tableau 2e. Tableau d’évaluation des menaces - Pollution
MenaceNiveau de préoc-cupationÉtendueOccur-renceFréquenceGravitéCertitude causale
Utilisation de pesticidesFaibleLocaliséeHistorique, actuelleRécurrenteFaibleFaible

Note de bas de page

Footnote 1

Niveau de préoccupation : signifie que la gestion de la menace représente une préoccupation (élevée, moyenne ou faible) pour le rétablissement de l’espèce, conforme aux objectifs en matière de population et de répartition. Ce critère tient compte de l’évaluation de toute l’information figurant dans le tableau.

Note de bas de page 1referrer

Footnote 2

Gravité : indique l’effet à l’échelle de la population (élevée : très grand effet à l’échelle de la population; modérée; faible; inconnue).

Note de bas de page 2referrer

Footnote 3

Certitude causale : indique le degré de preuve connu de la menace (élevée : la preuve disponible établit un lien fort entre la menace et les pressions sur la viabilité de la population; moyenne : il existe une corrélation entre la menace et la viabilité de la population, p. ex. une opinion d’expert; faible : la menace est présumée ou plausible).

Note de bas de page 3referrer

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4.2 Description des menaces

Seules les menaces suscitant un niveau de préoccupation élevé ou modéré (voir le tableau 2) sont décrites ci-dessous.

Perte, dégradation et fragmentation de l’habitat

Aménagement

L’aménagement des secteurs riverains à des fins d’urbanisation et d’agriculture a entraîné des pertes importantes de superficie et de qualité de l’habitat de reproduction de la Paruline polyglotte dans les vallées de l’Okanagan et de la Similkameen (Austin et al., 2008; Lea, 2008). Dans ces vallées, la perte combinée des aires de nidification principales de la Paruline polyglotte telles que l’habitat composé de peuplier de l’Ouest-bouleau fontinal est estimée à 63 % et pour l’habitat composé de bouleau fontinal-rosiers, la perte est estimée à 92 % (Austin et al., 2008). La suppression de l’habitat riverain sur les terres privées ou les terres indiennes en raison de l’agriculture ou de l’urbanisation continue de menacer l’habitat restant de la Paruline polyglotte en Colombie-Britannique.

L’enlèvement, la fragmentation et la dégradation causés par l’empreinte des projets de développement industriel et les travaux de construction connexes sont particulièrement préoccupants dans un des sites de la région du fleuve Columbia (M. Machmer, comm. pers.). De plus, la gestion continue de la végétation par le débroussaillage, l’élagage et le fauchage sous les lignes de transport d’électricité et le long des voies d’accès et des autres emprises dégrade ou détruit l’habitat de la Paruline polyglotte et permet aux plantes envahissantes de se propager.

Gestion de la végétation des emprises et du bord des routes

Les normes d’entretien des grandes routes passant près des sites de nidification connus de la Paruline polyglotte dans l’Okanagan Sud et dans le sud-est de la province ou près de l’habitat convenable à l’espèce dans la vallée de la Similkameen nécessitent l’enlèvement mécanique de la végétation, lorsqu’elle dépasse 3 m de hauteur, sur une largeur de 7 m de part et d’autre de la chaussée (British Columbia Ministry of Transportation, 2003). Dans une localité du sud de la vallée de l’Okanagan, des arbustes utilisés par des Parulines polyglottes pour nidifier ont ainsi été détruits (R. McKibbin, comm. pers.). La gestion d’autres corridors linéaires et emprises a des incidences destructrices semblables sur l’habitat de la Paruline polyglotte (voir la description de la menace à la section « Aménagement », ci-dessus).

Pâturage du bétail

Le bétail peut réduire la taille et la densité de la végétation de sous-étage des milieux riverains, rendant ainsi l’habitat non convenable pour bon nombre d’espèces d’oiseaux qui utilisent uniquement ces milieux. Dans certains secteurs riverains du sud de la vallée de l’Okanagan, le bétail a détruit ou fragmenté des massifs de rosiers utilisés comme lieux de nidification (Environnement et Changement climatique Canada, données inédites). Une réduction spatiale et temporelle du pâturage du bétail sur les terres provinciales abritant des sites de nidification de la Paruline polyglotte, notamment dans l’aire de gestion de la faune de l’Okanagan Sud (South Okanagan Wildlife Management Area), aurait compté dans l’augmentation du nombre de territoires de reproduction de l’espèce, qui est passé de 4 à 20 en 7 ans (Environnement et Changement climatique Canada, données inédites). Dans le sud-est de la province, le pâturage du bétail (qui donne parfois lieu à une intrusion de bestiaux sur les terres privées adjacentes) a causé l’écrasement et l’échec d’au moins un nid actif qui renfermait trois œufs en 2006 et, dans au moins deux autres territoires, le piétinement de massifs d’arbustes servant de lieux de nidification (Machmer, 2007).

La fragmentation de l’habitat de nidification attribuable aux causes susmentionnées pourrait causer une réduction de la productivité de la population de Parulines polyglottes de la Colombie-Britannique. Les Parulines polyglottes nidifiant dans des sites de superficie réduite (moins de 2 ha) produisent un nombre moins élevé de petits atteignant l’âge de l’envol (1,57 contre 2,08) que celles nidifiant dans des sites plus grands (15 à 70 ha) (Morgan et al., 2007). Bien que la différence ne soit pas statistiquement significative (probablement à cause de la taille réduite de l’échantillon), elle pourrait être biologiquement significative, puisque les modèles démographiques utilisés sont très sensibles aux différences de productivité de cette ampleur (Tischendorf, 2003; Carr et Tischendorf, 2004; Carr, 2010).

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5. Objectifs en matière de population et de répartition

L’objectif en matière de population et de répartition est de soutenir une population d’environ 200 couples reproducteurs dans la zone d’occurrence actuelle de l’espèce en Colombie-Britannique.

L’objectif a été défini à partir des résultats d’une analyse spatialement explicite de la viabilité de la population réalisée pour la vallée de l’Okanagan, à l’aide d’un modèle reposant sur le caractère convenable de l’habitat (Carr, 2010). Un scénario prenant en compte la superficie totale de l’habitat convenable à l’espèce dans le centre et le sud de la vallée de l’Okanagan (1 299 ha) a révélé un niveau de risque de disparition inférieur à 5 %, tandis qu’un scénario prenant en compte uniquement les sites actuellement occupés a révélé un niveau de risque de disparition supérieur à 5 %. Sur une période de 50 ans et avec une productivité moyenne de 3,7 oisillons par nid, 1 299 ha d’habitat convenable pourraient abriter 93 couples en moyenne (Carr, 2010). Les données disponibles ne permettent pas de faire une analyse semblable pour la vallée de la Similkameen; cependant, d’après la cartographie des caractéristiques convenables de l’habitat, la vallée de la Similkameen pourrait abriter une aussi grande population reproductrice que la vallée de l’Okanagan (Gibbard et Gibbard, 1992; Warman et Sarell, 1998; ministère de l’Environnement des Terres et des Parcs de la Colombie-Britannique, 1999; C. Bishop, comm. pers.). En somme, l’objectif est de 93 couples pour le sud de la vallée de l’Okanagan, de 93 couples pour la vallée de la Similkameen et d’au moins 8 couples pour le sud-est de la province, pour un total de 194 couples reproducteurs pour l’ensemble de la province. Cet objectif est arrondi à environ 200 couples.

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6. Stratégies et approches générales pour l’atteinte des objectifs

6.1 Mesures déjà achevées ou en cours

Remise en état, intendance et protection de l’habitat

  • 63,5 ha d’habitat occupé par l’espèce ou convenable à celle-ci bénéficient d’une certaine protection (5,8 ha au sein de la Réserve nationale de faune de Vaseux-Bighorn; 38,2 ha dans des aires d’habitat faunique (« wildlife habitat areas » de la Forest and Range Practices Act); 2 ha dans le parc provincial Inkaneep (Park Act); 17,5 ha occupés par la bande indienne de Penticton en vertu d’une entente avec Environnement et Changement climatique Canada, The Land Conservancy of British Columbia et le Centre En’owkin.
  • 3 ha d’habitat potentiellement convenable ont été remis en état dans la Réserve nationale de faune de Vaseux-Bighorn, et il est prévu d’en remettre en état encore 13 ha.
  • La conservation de l’habitat de la Paruline polyglotte a pris de l’ampleur grâce à des initiatives locales d’intendance et à des partenariats formés entre le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique, The Land Conservancy, The Nature Trust of B.C., la bande d’Osoyoos, le centre En’owkin, la bande de Penticton, la bande Lower Similkameen, l’organisation Canards Illimités Canada, Conservation de la nature Canada, ainsi que des éleveurs et d’autres propriétaires fonciers de la région.
  • Le régime foncier des terres principales où se trouve de l’habitat occupé par la Paruline polyglotte ou de l’habitat très convenable à cette espèce a été déterminé, et une communication a été engagée avec les propriétaires de ces terres.
  • La Paruline polyglotte a été inscrite à plusieurs grands plans de conservation et est incluse dans les activités de gestion des terres associées, notamment les évaluations environnementales.
  • Un plan de communication à l’égard de la Paruline polyglotte est en cours de préparation.

Recherches, relevés et suivis

  • Des relevés permettant de déterminer la répartition, la démographie, le taux de retour, la fidélité au site et les besoins de la Paruline polyglotte en Colombie-Britannique en matière d’habitat ont été entrepris en 2000 dans le sud de la vallée de l’Okanagan et continuent de cibler tout l’habitat convenable ou potentiellement convenable à l’espèce. Les recherches, relevés et suivis doivent être étendus à la vallée de la basse Similkameen et au sud-est de la Colombie-Britannique.
  • Une analyse de la viabilité de la population et de l’habitat essentiel a été réalisée pour la population du sud de la vallée de l’Okanagan à partir des données démographiques et des données sur l’utilisation de l’habitat par l’espèce.
  • La Direction générale des sciences et de la technologie d’Environnement et Changement climatique Canada et l’Université du Manitoba mènent conjointement des recherches afin d’évaluer le rapport existant entre la productivité de la Paruline polyglotte et la qualité de son habitat en Colombie-Britannique ainsi que tout autre facteur influant sur la productivité de l’espèce.

Collaboration avec des partenaires étrangers

  • La communication a été établie avec des partenaires potentiels en matière de conservation de l’État de Washington (bande indienne de Colville-États-Unis, Partenaires d’envol, Okanogan Similkameen Conservation Corridor Project).
  • Des recherches sont menées en collaboration avec l’Université Simon Fraser sur la reproduction de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis au Mexique.

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6.2 Orientation stratégique pour le rétablissement

Tableau 3. Tableau de planification du rétablissement
Menace ou élément limitatifPrioritéStratégie générale pour le rétablissementDescription générale des approches de recherche et de gestion
Aménagement, suppression de la végétation au bord des routes, pâturage du bétail, activités récréatives, utilisation de pesticidesUrgentRemise en état, intendance et protection de l’habitat
  • Identifier, remettre en état si nécessaire et protéger 2 550,5 haNote de bas de page 1 d’habitat convenable, situé à moins de 500 m d’altitude, dans le sud des vallées de l’Okanagan et de la Similkameen et dans le sud-est de la Colombie-Britannique.
  • Faciliter la sécurisation et l’intendance de l’habitat occupé par l’espèce, convenable à celle-ci ou pouvant être remis en état par divers moyens, y compris l’acquisition des terres par des organismes de conservation, les conventions de conservation, les accords d’intendance obligatoires, la création d’aires protégées, la réglementation, etc.
  • Élaborer des pratiques exemplaires de gestion permettant d’aborder les menaces, de déterminer les niveaux de perturbation tolérables et de promouvoir l’intégration des pratiques exemplaires de gestion dans les plans d’aménagement du territoire, par exemple les plans directeurs des agglomérations, les stratégies de conservation de la biodiversité et les plans d’utilisation des terres des Premières nations. Intégrer les pratiques exemplaires de gestion dans les programmes régionaux de conservation, comme le programme de conservation de l’Okanagan Sud – Similkameen (South Okanagan–Similkameen Conservation Program).
Manque de données sur la démographie et la dynamique des sous-populations et sur la connectivité entre ellesNécessaireRecherches, relevés et suivis
  • Recherches et suivis sur les paramètres démographiques et les menaces – Pour chaque sous-population, assurer le suivi des paramètres suivants, et recueillir de nouvelles données sur ces paramètres, si nécessaire : taille de la population, superficie des territoires de reproduction, emplacement des nids, fidélité au site, productivité, taux de parasitisme et de prédation, caractéristiques végétales des territoires de reproduction et des parcelles de nidification, taux de rétablissement ou d’expansion de la population.
  • Analyse de la viabilité de la sous-population – En 2015, et au besoin par la suite, mettre à jour l’analyse de la viabilité de la sous-population de la vallée de l’Okanagan ainsi que les objectifs en matière de conservation et de remise en état de l’habitat. Faire le même exercice pour la sous-population de la vallée de la Similkameen, en prenant en compte des données d’émigration et d’immigration, de même que pour la sous-population du sud-est de la province, si elle est suffisamment abondante. Établir les corrélations entre les résultats des recherches sur les paramètres démographiques et l’habitat et les résultats des analyses de la viabilité de la sous-population, puis mettre à jour l’objectif en matière de population et de répartition en fonction des nouvelles données biologiques.
  • Évaluer la qualité de l’habitat en regard de la différence de productivité entre les trois sous-populations (Okanagan Sud, vallée de la Similkameen et sud-est de la Colombie-Britannique) et déterminer s’il y a d’autres facteurs qui interviennent dans la productivité de l’espèce (âge des individus, fidélité au site de nidification, etc.).

Menaces présentes dans l’aire d’hivernage ou dans les voies de migration

Manque de données sur l’écologie de reproduction de l’espèce dans son aire d’hivernage

Changements climatiques

NécessaireCollaboration avec des partenaires étrangers
  • Établir une stratégie de collaboration avec des organisations de conservation du Canada, des États-Unis, du Mexique et de l’Amérique centrale afin d’identifier l’habitat de la Paruline polyglotte et de le protéger.
  • Déterminer si la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis se reproduit dans son aire d’hivernage. Cette information est importante pour la mesure de la productivité entrant dans l’analyse de la viabilité de la population. L’analyse de la viabilité est très sensible aux fluctuations de productivité, et la productivité peut fluctuer si un certain nombre d’individus demeurent dans l’aire d’hivernage certaines années, mais non tous les ans.
  • Évaluer la qualité de l’habitat utilisé par l’espèce dans son aire d’hivernage et en déterminer les effets sur la productivité de l’espèce en Colombie-Britannique.
  • Évaluer les effets des changements climatiques annoncés sur la répartition de l’habitat convenable à l’espèce et sur les paramètres démographiques de l’espèce, y compris la productivité.

Note de bas de page

Footnote 1

2 550,5 ha = 2 614 ha d’habitat à protéger pour pouvoir atteindre les objectifs d’abondance et de répartition (1 299 ha dans la vallée de l’Okanagan + 1 299 ha dans la vallée de la Similkameen + 16 ha dans le sud-est de la province), moins les 63,5 ha déjà protégés.

Note de bas de page 1referrer

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7. Habitat essentiel

7.1 Désignation de l’habitat essentiel de l’espèce

La Loi sur les espèces en péril du Canada définit l’« habitat essentiel » comme étant l’« habitat nécessaire à la survie ou au rétablissement d’une espèce sauvage inscrite, qui est désigné comme tel dans un programme de rétablissement ou un plan d’action élaboré à l’égard de l’espèce ». Dans le présent document, le seuil pour assurer la survie et le rétablissement de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis au Canada est précisé dans l’objectif en matière de population et de répartition (section 5).

Comme il a été mentionné dans la section 3.2 (Population et répartition), la population de Parulines polyglottes de la Colombie-Britannique est répartie dans trois régions distinctes. La présente section abordera l’objectif en matière de population et de répartition en rapport avec chacune de ses régions.

Superficie totale d’habitat essentiel

Pour atteindre l’objectif en matière de population et de répartition de soutenir environ 200 couples de Parulines polyglottes dans la zone d’occurrence actuelle de l’espèce en Colombie-Britannique, il est prévu qu’environ 2 614 ha d’habitat convenable est requis (1 299 ha dans le centre et le sud de la vallée de l’Okanagan, 1 299 ha dans la vallée de la Similkameen et 16 ha dans le sud-est de la Colombie-Britannique).

La superficie totale d’habitat essentiel désigné dans le présent programme de rétablissement est d’environ 524 ha (371 ha + 136 ha + 16 ha), ce qui est en deçà de la superficie nécessaire. Par conséquent, la désignation de l’habitat essentiel est partielle et des études devront être menées (voir le calendrier des études) pour désigner de l’habitat essentiel supplémentaire, afin d’atteindre l’objectif en matière de population et de répartition.

Méthodologie

Les 1 299 ha pour les 93 couples dans les vallées de l’Okanagan et de la Similkameen est fondé sur une analyse de la viabilité de la population tenant compte de la dépendance à la densité et de la dynamique en matière de colonisation ou d’abandon de petites parcelles dans l’habitat riverain très fragmenté de la vallée de l’Okanagan. Certaines parcelles ont une densité pouvant atteindre 1 couple/ha, tandis que d’autres ont une densité moindre ou demeurent inoccupées. Compte tenu de la répartition spatiale de l’habitat riverain actuel dans toute la vallée de l’Okanagan, 93 couples de Parulines polyglottes peuvent être soutenus à long terme.

Par ailleurs, les 16 ha actuellement désignés dans le sud-est de la province correspondent à la délimitation de l’habitat occupé connu dans une petite zone faisant régulièrement l’objet de relevés. Compte tenu de la répartition spatiale de l’habitat riverain dans ce territoire, cette superficie ne prend pas en considération la persistance potentielle de la population. Tout écart perçu dans les densités apparentes entre les deux régions est dû à ces différences.

L’habitat essentiel est désigné dans la mesure du possible, en utilisant la meilleure information accessible. Pour cette espèce, la meilleure information accessible varie d’une région géographique à l’autre, et l’approche pour la désignation de l’habitat essentiel est adaptée en conséquence.

Selon l’information accessible, l’habitat essentiel est défini comme a) de l’habitat dont l’occupation a été confirmée ou b) de l’habitat convenable, selon la cartographie des écosystèmes terrestres, qui se situe à l’extérieur des zones où la présence de l’espèce a été confirmée, ou encore les deux à la fois. Les critères de désignation de l’habitat essentiel pour ces trois catégories sont indiqués ci-dessous.

  1. Habitat dont l’occupation a été confirmée

    L’habitat de reproduction de la Paruline polyglotte est caractérisé par la présence de fourrés denses de végétation de sous-étage dans de l’habitat de milieu de succession situé dans des zones riveraines de faible altitude (au plus 500 m d’altitude). Consulter la section 3.3 pour obtenir une description plus détaillée de l’habitat.

    L’habitat de reproduction occupé est confirmé dans les localités ayant été défendues par l’espèce au moins une fois depuis 2001. La délimitation des territoires de reproduction repose sur l’observation confirmée d’au moins un nid ou la cartographie de multiples emplacements de perchoirs où un oiseau de cette espèce défendait un territoire. Les observations de Parulines polyglottes non nicheuses ne sont pas prises en compte dans la délimitation de l’habitat de reproduction. Dans le sud de la vallée de l’Okanagan, selon les estimations visuelles d’un pourcentage de couverture à l’intérieur de parcelles ayant un rayon de 50 m (arbustes et arbres) et de parcelles ayant un rayon de 11,3 m (herbes non graminéennes/graminées) centrés sur les nids, les territoires de reproduction possèdent les caractéristiques suivantes (McKibbin et Bishop, 2010) :

    • Les nids sont le plus souvent observés dans des rosiers (couverture Rosa sp. = 30 % +/- 20 % d’écart type dans les territoires de reproduction). La symphorine blanche (Symphoricarpos albus), le cornouiller stolonifère (Cornus stolonifera), des chardons (Cirsium sp.), l’amélanchier à feuilles d’aulne (Amelanchier alnifolia) ou l’herbe à puce (Rhus radicans) sont aussi utilisés mais moins fréquemment; ces espèces ne sont pas toujours présentes dans les territoires de reproduction. La couverture arbustive moyenne, toutes espèces confondues, dans les territoires de reproduction est de 48 % +/- 18 %.
    • Des arbres sont présents (31 % +/- 20 % de la couverture dans les territoires de reproduction). Ceux-ci incluent le peuplier de l’Ouest, le bouleau fontinal, des saules (Salix sp.) ou l’aulne à feuilles minces (Alnus tenuifolia).
    • Il y a toujours des graminées et des herbes non graminéennes (20 % +/- 15 % de la couverture dans un rayon de 11,3 m des nids).
  2. Habitat convenable

    L’habitat convenable à l’extérieur des zones où la présence de l’espèce confirmée est défini comme étant tout polygone, délimité à partir des cartes des écosystèmes terrestres, dont au moins 50 % de la couverture est constituée de l’une des trois séries de sites (communautés végétales) associés aux zones occupées par l’espèce, à savoir :

    • les plaines inondables avec strate supérieure de peuplier de l’Ouest et sous-étage arbustif pouvant comprendre le cornouiller stolonifère, des rosiers, l’herbe à puce, la symphorine blanche, le bouleau fontinal ou l’aulne à feuilles minces;
    • les ravines humides et les plaines inondables avec strate supérieure de peuplier faux-tremble (Populus tremuloides) et sous-étage arbustif pouvant comprendre des rosiers, la symphorine blanche, l’amélanchier à feuilles d’aulne, le cornouiller stolonifère ou l’herbe à puce;
    • les zones marécageuses à bouleau fontinal et cornouiller stolonifère pouvant comprendre également des rosiers, l’herbe à puce, des saules ou l’aulne à feuilles minces (Iverson et Haney, 2009).

Compte tenu de l’échelle à laquelle les cartes des écosystèmes terrestres ont été établies, on convient que, au sein de ces communautés végétales, tout l’habitat n’a pas la composition correcte requise pour constituer des territoires de reproduction. Par conséquent, au sein des communautés végétales identifiées, seules les zones ayant une superficie suffisante pour contenir un territoire de la Paruline polyglotte (c.-à-d. plus de 1 ha) et présentant les caractéristiques végétales nécessaires des territoires de reproduction (voir la description de l’habitat dont l’occupation a été confirmée – description A), ci-dessus) sont considérées comme étant de l’habitat essentiel.

Résultats de la désignation de l’habitat essentiel

Les zones renfermant de l’habitat essentiel pour la Paruline polyglotte sont présentées à l’annexe B.

Les polygones ombrés en jaune figurant sur les cartes renferment de l’habitat essentiel de la Paruline polyglotte au Canada, là où les critères de désignation de l’habitat essentiel et la méthodologie énoncés dans la présente section sont respectés.

  1. Vallée de l’Okanagan – Centre et Sud

    Dans la vallée de l’Okanagan, l’habitat essentiel de la Paruline polyglotte comprend à la fois de l’habitat dont l’occupation a été confirmée et de l’habitat convenable délimité à partir des cartes des écosystèmes terrestres et situé à l’extérieur des zones où la présence de l’espèce est confirmée. Dans l’Okanagan Centre, l’habitat essentiel comprend uniquement de l’habitat occupé. De l’habitat convenable supplémentaire délimité à partir des cartes des écosystèmes terrestres a été désigné seulement dans l’Okanagan Sud; c’est pourquoi une superficie de moins de 1 299 ha (objectif fondé sur la cartographie de l’habitat convenable dans l’ensemble de la vallée de l’Okanagan) a été désignée comme étant de l’habitat essentiel dans la vallée de l’Okanagan. Même si l’habitat convenable n’a pas été répertorié comme étant occupé par l’espèce, cet habitat est nécessaire pour l’atteinte de l’objectif en matière de population et de répartition dans l’avenir. La zone renfermant de l’habitat essentiel dans l’Okanagan Centre et l’Okanagan Sud est d’environ 371 ha.

    Dans certains secteurs de la vallée de l’Okanagan Sud, l’habitat essentiel n’a pas encore été désigné. Environnement et Changement climatique Canada, en collaboration avec les organismes concernés, travaillera à la désignation de l’habitat essentiel sur ces terres (voir section 7.2 – Calendrier des études).

  2. Vallée de la Similkameen

    Dans la vallée de la Similkameen, l’habitat essentiel comprend surtout de l’habitat convenable (où la présence de l’espèce n’a pas été confirmée). Il est fort probable qu’une partie de l’habitat convenable soit occupée par l’espèce, mais les données détaillées de l’occurrence de la Paruline polyglotte ne sont actuellement pas accessibles pour la vallée de la Similkameen. Même cet habitat convenable n’est pas désigné comme étant occupé, il est nécessaire pour l’atteinte des objectifs en matière de population et de répartition. Dans la vallée de la Similkameen, la zone contenant de l’habitat essentiel est d’environ 136 ha.

    Dans certains secteurs de la vallée de la Similkameen, l’habitat essentiel n’a pas encore été désigné. Environnement et Changement climatique Canada, en collaboration avec les organismes concernés, travaillera à la désignation de l’habitat essentiel sur ces terres (voir section 7.2 – Calendrier des études).

  3. Sud-est de la Colombie-Britannique

    Dans le sud-est de la Colombie-Britannique, l’habitat essentiel comprend uniquement de l’habitat dont l’occupation a été confirmée (Environnement et Changement climatique Canada/Machmer, données inédites, 2010). Il y a dans cette région environ 15 ha d’habitat occupé par l’espèce (sept territoires) le long du fleuve Columbia, au sud de Trail, et le long de la rivière Pend-d’Oreille, à l’est. Il y a aussi 1 ha additionnel d’habitat occupé (un territoire) à l’ouest de Creston, dans la vallée de la rivière Kootenay. La désignation de ces 16 ha d’habitat essentiel vise le soutien des huit couples de l’espèce répertoriés dans le sud-est de la province.

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7.2 Calendrier des études visant à désigner l’habitat essentiel

Il faudrait environ 2 614 ha d’habitat convenable pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition qui sont de soutenir environ 200 couples de Parulines polyglottes. La superficie de l’habitat essentiel désigné à ce jour étant inférieure à 2 614 ha, il faudra donc désigner de l’habitat essentiel supplémentaire.

Tableau 4. Calendrier des études visant à désigner l’habitat essentiel
Description de l’activitéJustificationÉchéancier

Utiliser des cartes du SIG plus détaillées et les travaux de vérification au sol qui y sont associés pour repérer de l’habitat convenable supplémentaire dans les vallées de l’Okanagan Sud et de la Similkameen, et dans le sud-est de la Colombie-Britannique.

Travailler, en collaboration avec les organismes concernés, à compléter la désignation de l’habitat essentiel dans les vallées de l’Okanagan Sud et de la Similkameen.

Suffisamment d’habitat essentiel est désigné pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartitionDe 2016 à 2020

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7.3 Activités susceptibles de détruire l’habitat essentiel

La destruction de l’habitat essentiel est déterminée au cas par cas. Il y a destruction si une partie de l’habitat essentiel est dégradée, de façon permanente ou temporaire, au point où l’habitat ne remplit plus les fonctions dont l’espèce a besoin. La destruction peut résulter d’une seule ou de multiples activités ponctuelles ou des effets cumulatifs d’une seule ou de plusieurs activités s’échelonnant dans le temps.

La Paruline polyglotte a besoin de fourrés denses d’arbustes situés à proximité de cours d’eau pour nicher, se nourrir et se réfugier (voir la section 3.3). Par conséquent, l’habitat essentiel de la Paruline polyglotte est susceptible d’être détruit par toute activité entraînant l’élimination de ce type de milieux.

Voici certains exemples d’activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel en raison de l’élimination de fourrés denses d’arbustes :

  • travaux de débroussaillage, d’excavation, de brûlage ou de défrichage associés à l’agriculture ou à l’urbanisation, ou encore à l’installation ou à l’entretien d’infrastructures de transport d’énergie;
  • pâturage du bétail;
  • construction de routes et de voies d’accès coupant des fourrés d’arbustes;
  • modification du régime hydrologique entraînant l’élimination de l’habitat riverain;
  • pulvérisation d’herbicide.

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8. Mesure des progrès

Les indicateurs de rendement présentés ci-dessous proposent un moyen de déterminer et de mesurer les progrès vers l’atteinte des objectifs en matière de population et de répartition. Les progrès précis réalisés en vue de la mise en œuvre du programme de rétablissement seront mesurés par rapport à des indicateurs définis dans les plans d’action ultérieurs.

  • Les populations reproductrices de la vallée de l’Okanagan et de la vallée de la Similkameen ont-elles atteint ou dépassé 93 couples?
  • La population reproductrice du secteur sud-est de la province s’est-elle maintenue à au moins 8 couples?

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9. Énoncé sur les plans d’action

Un ou plusieurs plans d’action seront achevés d’ici 2020.

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10. Références

Alessi, M.G. 2010. The nocturnal behaviors of yellow-breasted chats, mémoire de maîtrise ès sciences, University of Illinois at Urbana-Champaign.

Austin, M.A., D.A. Buffett, D.J. Nicolson, G.G.E. Scudder et V. Stevens (dir. de pub.). 2008. Taking Natures Pulse: The Status of Biodiversity in British Columbia. Biodiversity B.C., Victoria (Colombie-Britannique), 268 p, disponible à l’adresse : BioDiversity BC (consulté le 5 octobre 2009; en anglais seulement).

Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique. 2013. Conservation Status Report: Icteria virens, ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique, disponible à l’adresse : BC Species and Ecosystems Explorer (consulté le 25 septembre 2013; en anglais seulement).

Conservation Framework de la Colombie-Britannique. 2013. Conservation Framework Summary: Icteria virens, ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique, disponible à l’adresse : BC Species and Ecosystems Explorer (consulté de 25 septembre 2013; en anglais seulement).

Campbell, R.W., N.K. Dawe, I. MacTaggart-Cowan, J.M. Cooper, G.W. Kaiser et M.C.E. McNall. 2001. The birds of British Columbia, Volume 4. University of British Columbia Press, Vancouver (Colombie-Britannique).

Cannings, R.J. 2000. Rapport de situation du COSEPAC sur la Paruline polyglotte (Icteria virens) – Mise à jour, Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa (Ontario), 20 p.

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11. Communications personnelles

Christine Bishop, chercheure, Environnement et Changement climatique Canada, Direction générale des sciences et de la technologie.

Marlene Machmer, experte-conseil en environnement, Pandion Ecological Consulting

René McKibbin, adjoint de recherche, Environnement et Changement climatique Canada, Direction générale des sciences et de la technologie.

Richard Cannings, expert-conseil en environnement et en matière d’oiseaux, Cannings Holm Ltd.

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Annexe A – Effets sur l’environnement et sur les espèces non ciblées

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée pour tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP, conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes. L’objet de l’EES est d’incorporer les considérations environnementales à l’élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairée du point de vue de l’environnement.

La planification du rétablissement vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est toutefois reconnu que des programmes peuvent, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur des espèces ou des habitats non ciblés. Les résultats de l’EES sont directement inclus dans le programme lui-même, mais également résumés dans le présent énoncé, ci-dessous.

Le présent programme de rétablissement sera clairement favorable à l’environnement en encourageant le rétablissement de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis, population des montagnes du Sud. La possibilité que le programme produise par inadvertance des effets négatifs sur d’autres espèces a été envisagée. L’EES a permis de conclure que le présent programme sera clairement favorable à l’environnement et n’entraînera pas d’effets négatifs significatifs.

La remise en état de l’habitat pour la population des montagnes du Sud de la Paruline polyglotte devrait clairement profiter à de nombreuses autres espèces qui utilisent uniquement les milieux riverains. L’accroissement de la quantité d’habitat riverain et de sa qualité entraînera une amélioration de la qualité de l’eau pour les populations humaines et de l’habitat des espèces sauvages, du bétail et des poissons et offrira de l’habitat à 85 % des espèces de vertébrés de l’intérieur de la province qui sont connues pour utiliser des milieux riverains à un stade ou l’autre de leur cycle vital. La probabilité que pareils avantages se concrétisent est très élevée, mais les effets qu’ils auront sur les populations sont inconnus.

Les mesures de rétablissement de l’habitat de la Paruline polyglotte profiteraient particulièrement à de nombreuses espèces d’oiseaux indigènes des milieux riverains, dont certaines fréquentent régulièrement les massifs de rosiers, comme le Moqueur chat (Dumetella carolinensis), la Paruline jaune (Dendroica petechia), le Moucherolle des saules (Empidonax traillii) et le Cardinal à tête noire (Pheucticus melanocephalus). Le Pic de Lewis (Melanerpes lewis) et le Petit-duc des montagnes de la sous-espèce macfarlanei (Otus kennicottii macfarlanei), deux espèces inscrites à la liste de la LEP, bénéficieraient également de la remise en état de l’habitat riverain de la région. Des espèces d’oiseaux introduites pourraient également en bénéficier, comme l’Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris), le Colin de Californie (Callipepla californica) et le Faisan de Colchide (Phasianus colchicus).

Le gain de productivité de la population de Parulines polyglottes attendu à la suite des mesures de rétablissement proposées entraînera vraisemblablement un accroissement du réservoir de proies pour des prédateurs indigènes, au nombre desquels se trouvent des couleuvres, des petits mammifères, des strigidés et des corvidés, ainsi que pour des prédateurs non indigènes, dont l’écureuil fauve (Sciurus niger) et le chat féral (Felis silvestris). L’accroissement de la population de Parulines polyglottes pourrait également être favorable au Vacher à tête brune (Molothrus ater), sauf si les mesures de remise en état de l’habitat ont pour effet de procurer un meilleur couvert pour les nids, les rendant plus difficiles à repérer.

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Annexe B – Cartes de l’habitat essentiel

Figure AB1. L’habitat essentiel de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis, population des montagnes du Sud, à Kelowna, en Colombie-Britannique, est représenté par les unités ombrées en jaune, là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1 sont respectés.
Habitat essentiel de la Paruline polyglotte à Kelowna (Colombie-Britannique).
Description longue pour la figure AB1

La figure AB1 montre la zone renfermant de l’habitat essentiel désigné de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis dans le centre et le sud de la vallée de l’Okanagan (Kelowna), en Colombie-Britannique.

Figure AB2. L’habitat essentiel de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis, population des montagnes du Sud, à Penticton, en Colombie-Britannique, est représenté par les unités ombrées en jaune, là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1 sont respectés.
Habitat essentiel de la Paruline polyglotte à Penticton, en Colombie-Britannique.
Description longue pour la figure AB2

La figure AB2 montre la zone renfermant de l’habitat essentiel désigné de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis dans le centre et le sud de la vallée de l’Okanagan (Penticton), en Colombie-Britannique.

Figure AB3. L’habitat essentiel de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis, population des montagnes du Sud, à Okanagan Falls/lac Vaseux, en Colombie-Britannique, est représenté par les unités ombrées en jaune, là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1 sont respectés.
Habitat essentiel de la Paruline polyglotte à Okanagan Falls et au lac Vaseux, en Colombie-Britannique.
Description longue pour la figure AB3

La figure AB3 montre la zone renfermant de l’habitat essentiel désigné de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis dans le centre et le sud de la vallée de l’Okanagan (Okanagan Falls-lac Vaseux), en Colombie-Britannique.

Figure AB4. L’habitat essentiel de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis, population des montagnes du Sud, à Oliver/Okanagan Falls, en Colombie-Britannique, est représenté par les unités ombrées en jaune, là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1 sont respectés.
Habitat essentiel de la Paruline polyglotte à Oliver et à Okanagan Falls, en Colombie-Britannique.
Description longue pour la figure AB4

La figure AB4 montre la zone renfermant de l’habitat essentiel désigné de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis dans le centre et le sud de la vallée de l’Okanagan (Oliver-Okanagan Falls), en Colombie-Britannique.

Figure AB5. L’habitat essentiel de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis, population des montagnes du Sud, à Oliver/Osoyoos, en Colombie-Britannique, est représenté par les unités ombrées en jaune, là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1 sont respectés.
Habitat essentiel de la Paruline polyglotte à Oliver et à Osoyoos, en Colombie-Britannique.
Description longue pour la figure AB5

La figure AB5 montre la zone renfermant de l’habitat essentiel désigné de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis dans le centre et le sud de la vallée de l’Okanagan (Oliver-Osoyoos), en Colombie-Britannique.

Figure AB6. L’habitat essentiel de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis, population des montagnes du Sud, dans la vallée de la Similkameen Nord, en Colombie-Britannique, est représenté par les unités ombrées en jaune, là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1 sont respectés.
Habitat essentiel de la Paruline polyglotte dans la vallée de la Similkameen Nord, en Colombie-Britannique.
Description longue pour la figure AB6

La figure AB6 montre la zone renfermant de l’habitat essentiel désigné de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis dans la vallée de la Similkameen (nord), en Colombie-Britannique.

Figure AB7. L’habitat essentiel de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis, population des montagnes du Sud, dans la vallée de la Similkameen Sud, en Colombie-Britannique, est représenté par les unités ombrées en jaune, là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1 sont respectés.
Habitat essentiel de la Paruline polyglotte dans la vallée de la Similkameen Sud, en Colombie-Britannique.
Description longue pour la figure AB7

La figure AB7 montre la zone renfermant de l’habitat essentiel désigné de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis dans la vallée de la Similkameen (sud), en Colombie-Britannique.

Figure AB8. L’habitat essentiel de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis, population des montagnes du Sud, le long du fleuve Columbia et de la rivière Pend d’Oreille, en Colombie-Britannique, est représenté par les unités ombrées en jaune, là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1 sont respectés.
Habitat essentiel de la Paruline polyglotte le long du fleuve Columbia et de la rivière Pend d’Oreille, en Colombie-Britannique.
Description longue pour la figure AB8

La figure AB8 montre la zone renfermant de l’habitat essentiel désigné de Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis dans le sud est de la Colombie-Britannique (fleuve Columbia et rivière Pend-d’Oreille).

Figure AB9. L’habitat essentiel de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis, population des montagnes du Sud, dans la vallée de la rivière Kootenay, en Colombie-Britannique, est représenté par les unités ombrées en jaune, là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1 sont respectés.
Habitat essentiel de la Paruline polyglotte dans la vallée de la rivière Kootenay, en Colombie-Britannique.
Description longue pour la figure AB9

La figure AB9 montre la zone renfermant de l’habitat essentiel désigné de la Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis dans le sud est de la Colombie-Britannique (vallée de la rivière Kootenay).

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