Sommaire du statut de l'espèce du COSEPAC sur L'entosthodon fasciculé Entosthodon fascicularis au Canada - 2015

Préoccupante
2015

Table des matières

Liste des tableaux

Liste des figures

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Information sur le document

COSEPAC
Comité sur la situation
des espèces en péril
au Cananda

COSEWIC logo

COSEWIC
Committee on the Status
of Endangered Wildlife
in Canada

Les sommaires du statut de l'espèce du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages au Canada que l'on croit en péril. On peut citer le présent document de la façon suivante :

COSEPAC. 2015. Sommaire du statut de l'espèce du COSEPAC sur l'entosthodon fasciculé (Entosthodon fascicularis) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. xvi p. (Registre public des espèces en péril site Web).

Note de production :

Le COSEPAC remercie Judith Harpel d'avoir rédigé le sommaire du statut de l'espèce sur l'entosthodon fasciculé (Entosthodon fascicularis) au Canada, aux termes d'un marché conclu avec Environnement Canada. La supervision et la révision du rapport ont été assurées par René Belland, coprésident du Sous comité de spécialistes des mousses et lichens du COSEPAC.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s'adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819-938-4125
Téléc. : 819-938-3984
Courriel : COSEPAC courriel
Site web : COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC Status Appraisal Summary on the Banded Cord-moss Entosthodon fascicularis in Canada..

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COSEPAC sommaire de l'évaluation

Sommaire de l'évaluation – mai 2015

Nom commun
Entosthodon fasciculé
Scientific name
Entosthodon fascicularis
Statut
Préoccupante
Justification de la désignation
Cette mousse rare est en grande partie restreinte au sud-ouest de la Colombie-Britannique au Canada, où la plupart des occurrences se trouvent dans l'habitat menacé du chêne de Garry. Une collecte passée a été effectuée dans la région de Kootenay dans le sud-est de la Colombie-Britannique, mais on ignore si l'espèce y persiste toujours. Si la destruction et la dégradation de l'habitat devaient continuer, l'espèce deviendra de plus en plus vulnérable.
Occurrence
Colombie-Britannique
Status history
Espèce désignée « préoccupante » en mai 2005. Réexamen et confirmation du statut en mai 2015.

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COSEPAC sommaire du statut de l'espèce

Nom scientifique :
Entosthodon fascicularis
Nom français :
Entosthodon fasciculé
Nom anglais :
Banded Cord-moss
Répartition au Canada :
Colombie-Britannique

Historique du statut

COSEPAC :
Espèce désignée « préoccupante » en mai 2005. Réexamen et confirmation du statut en mai 2015.

Preuves

Espèce sauvage

Changement quant à l'admissibilité, à la taxinomie ou aux unités désignable
Non

Justification :

Il n'y a pas eu de changement quant à la taxinomie de l'espèce. Toutes les sous-populations actuellement connues au Canada se trouvent en Colombie-Britannique. Contrairement à ce qui était indiqué dans la justification de la désignation de 2005, l'entosthodon fasciculé est présent en Europe et n'est donc pas endémique de l'ouest de l'Amérique du Nord

Aire de Répartition

Changement de la zone d'occurrence
Non
Changement de l'indice de zone d'occupation (IZO) :
Inconnu
Changement du nombre de localités* actuelles connues ou inférées :
Utiliser la définition de « localité » de l'UICN.
Inconnu
Nouvelles données importantes issues de relevés
Non

Explanation:

Dans le rapport de situation sur l’entosthodon fasciculé de 2005, 15 occurrences sont signalées (COSEWIC, 2005). Quatre nouvelles occurrences (3 à l’île Saltspring et 1 à Bear Hill, près de Victoria) ont été ajoutées à ce nombre dans le plan de gestion de 2011, pour un total de 19 occurrences (Agence Parcs Canada, 2011). En outre, trois autres occurrences ont été découvertes en 2006 et 2010, ce qui porte le nombre d’occurrences actuellement connues à 22, si on considère que les occurrences séparées par plus de 1 km sont distinctes (tableau 1); la première se situe dans l’île de Vancouver, la deuxième, dans l’île Salt Spring, et la troisième, dans la vallée du Fraser. La découverte de cette dernière n’est pas surprenante, car l’espèce avait déjà été signalée dans la région de Kootenay, dans l’est de la Colombie-Britannique (tableau 1). La zone d’occurrence est de 27 130 km², et l’indice de zone d’occupation (IZO), de 88 km² ((figure 1)). Ces superficies diffèrent considérablement de celles indiquées dans le rapport de situation de 2005 (COSEWIC, 2005), ce qui s’explique par un changement de la méthode utilisée pour leur calcul. En réalité, la zone d’occurrence a seulement augmenté légèrement. La valeur de la zone d’occupation indiquée dans le rapport de 2005 n’était pas fondée sur une grille à mailles de 2 km de côté et représentait plutôt une estimation de la zone d’occupation biologique. Même si le nombre d’occurrences a augmenté de 7, l’IZO ne diffère pas considérablement de la valeur de la zone d’occupation indiquée dans les publications antérieures.

Information sur la population:

Changement du nombre d'individus matures
Inconnu
Changement de la tendance de la population totale:
Inconnu
Changement de la gravité de la fragmentation de la population
Inconnu
Changement de la tendance de la superficie et/ou de la qualité de l'habitat
Inconnu
Nouvelles données importantes issues de relevés
No

Justification:

Selon (1979), l'entosthodon fasciculé peut être décrit comme une espèce itinérante annuelle, qui se caractérise par un effort de reproduction sexuée élevé, des spores grosses, un port en touffe lâche ou plus rarement en tapis court, et une durée de vie de 1 ou 2 ans. L'entosthodon fasciculé est très petit et a une courte durée de vie, de sorte qu'il est difficile de déterminer le nombre exact d'individus dans une colonie.

Toutefois, selon les recommandations de l’UICN, chaque colonie (ou touffe) est considérée comme un seul individu. Dans le cas de toutes les occurrences, les données sur la taille de la population sont soit peu à jour, soit incomplètes (tableau 1). Dans le rapport de situation de 2005 (COSEWIC, 2005), « une petite colonie » et « quelques petites colonies » sont signalées dans le cas de deux sous-populations, et aucune donnée n’est indiquée pour les 13 autres occurrences. Dans le plan de gestion de 2011 (Agence Parcs Canada, 2011) des données sont présentées pour 8 des 22 occurrences; selon ces données, la superficie des colonies varie de moins de 1 m2 à quelques centimètres carrés. Selon les données des plus récents relevés réalisés dans chaque occurrence, on compte actuellement environ 34 colonies connues. Cependant, ce nombre représente une estimation minimale, car les colonies n’ont pas été dénombrées dans le cas de certaines occurrences (comme il a déjà été mentionné), et les données nécessitent une mise à jour dans le cas d’autres occurrences. En outre, il est possible que certaines occurrences aient disparu, et des relevés doivent être réalisés pour déterminer le statut de ces occurrences.

Dans le cas de la plupart des occurrences où les colonies ont été dénombrées, seulement 1 ou 2 colonies ont été observées. Un nombre élevé de colonies a été observé à un moment ou à un autre dans seulement deux sites (OE 8-Site 2, OE 9-Site 1). Dans le cas de 2 occurrences, l’espèce n’a pas été observée lors des derniers relevés (OE 1, OE3).

Menaces

Changement de la nature ou de la gravité des menaces
Inconnu

Changement quant à la protection effective

L’agence Parcs Canada (2011) a dressé la liste des menaces pesant sur l’espèce. Les principales menaces sont la construction résidentielle, la construction routière et les activités récréatives. On s’attend à ce qu’une occurrence (OE 9, chaînon Channel) soit touchée par la construction résidentielle, qui causerait principalement la destruction ou la dégradation de l’habitat. Une autre occurrence (OE11, Malahat) est menacée par la construction routière, plus particulièrement un élargissement de la route, qui pourrait causer la destruction ou la dégradation de l’habitat de l’espèce. On s’attend à ce que trois autres occurrences (OE1, parc Uplands; OE20, mont Maxwell; OE21, mont Sumas) soient touchées par les activités récréatives, notamment les randonneurs et les chiens circulant sans laisse, qui pourraient détruire ou dégrader l’habitat. En outre, la concurrence exercée par les plantes exotiques envahissantes constitue une menace potentielle, car l’espèce pousse dans des milieux humides, qui sont privilégiés par ces plantes (Agence Parcs Canada, 2011).

Dans le plan de gestion de l’Agence Parcs Canada (2011), les menaces ne sont pas présentées en fonction des occurrences. Le tableau 2 présente un résumé des menaces connues et des menaces potentielles pesant sur chaque occurrence, fondé sur les renseignements du plan de gestion (Agence Parcs Canada, 2011) et du premier rapport de situation (COSEWIC, 2005) ainsi que sur les connaissances de la rédactrice du présent rapport concernant la région. En excluant les occurrences pour lesquelles aucune donnée n’est disponible, il y a 16 localités, délimitées selon la supposition que les menaces touchant chaque occurrence sont indépendantes les unes des autres.

Protection:

Changement quant à la protection effective
Non

Justification

Un plan de gestion de l’entosthodon fasciculé a été publié par Parcs Canada en août 2011 (Agence Parcs Canada, 2011). Quatre occurrences se trouvent dans des parcs provinciaux, des aires protégées ou des réserves écologiques et sont donc protégées par la British Columbia Parks Act, la Protected Areas of British Columbia Act et la Ecological Reserve Act. Les populations qui se trouvent sur des terres fédérales ont été signalées aux gestionnaires de ces terres. En outre, les propriétaires des terrains privés de l’île Salt Spring où l’espèce est présente ont été informés de la nécessité de protéger celle-ci.

Immigration de source externe:

Changement de l'immigration externe constatée
Non

Justification :

Une immigration depuis les populations existantes des États-Unis est peu probable, car la sous-population la plus proche, située dans l’État de Washington, n’a pas pu être retrouvée récemment. Les autres occurrences signalées aux États-Unis se trouvent en Orégon, en Idaho, en Californie, en Arizona (NatureServe, 2013) et au Texas (Miller et Miller, 2007).

Analyse quantitative

Changement quant à la probabilité estimée de disparition du pays :
Inconnu

Justification :

Précisions : Aucune analyse quantitative n'a été réalisée pour l'espèce.

Sommaire et autres points à examiner 

L’Équipe de rétablissement des bryophytes de Colombie-Britannique et l’Équipe de rétablissement des écosystèmes du chêne de Garry ont préparé un plan de gestion de l’entosthodon fasciculé (2010), publié par Parcs Canada en août 2011 (Agence Parcs Canada, 2011). Jusqu’à maintenant, les mesures proposées dans le plan ont été mises en œuvre dans une mesure faible à nulle, comme en témoigne le fait que les plus récents relevés visant les occurrences et les menaces ont été réalisés cinq ans ou plus avant la publication du plan dans la plupart des cas.

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Remerciements et experts contactés

Brenda Costanzo, présidente de l’Équipe de rétablissement des bryophytes de Colombie-Britannique, Ecosystems Branch, Ministry of Environment, Victoria (Colombie-Britannique)

British Columbia Conservation Data Centre/span>, Victoria (Colombie-Britannique)

Marta Donovan, botaniste, BC Conservation Data Center, Victoria (Colombie‑Britannique)

Karen Golinski Ph.D., botaniste, Équipe de rétablissement des bryophytes de Colombie-Britannique, Nashville (Tennessee)

Steve Joya, bryologue, Department of Botany, University of British Columbia

Terry McIntosh Ph.D., botaniste, Équipe de rétablissement des bryophytes de Colombie-Britannique, Vancouver (Colombie-Britannique)

Mike Ryan, Kamloops, Équipe de rétablissement des bryophytes de Colombie‑Britannique, BC Ministry of Forestry, Kamloops (Colombie-Britannique)

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Sources d'information

British Columbia Bryophyte Recovery Team and Garry Oak Ecosystems Recovery Team. 2010. Management plan for banded cord-moss (Entosthodon fascicularis) In British Columbia. Préparé pour le Ministry of Environment, Victoria, BC. 14 p.

Committee on the Status of Endangered Species in CANADA (COSEWIC). 2005. COSEWIC assessment and status report on the Banded cord moss, Entosthodon fascicularis in Canada. Committee on the Status of Endangered Wildlife in CANADA, Ottawa. 20 p. (Également disponible en français : Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). 2005. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l'entosthodon fasciculé (Entosthodon fascicularis) au Canada, Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa. vi + 21 p.)

During, H. 1979. Life strategies of Bryophytes: a preliminary review. Lindbergia 5: 2-18.

Miller, D.H. and H.A. Miller. 2007. Entosthodon. Pages 182-188 in Flora of North America Editorial Committee, eds. Flora of North America. Vol. 27: Bryophytes, mosses, part 1. Oxford University Press. New York.

NatureServe. 2004. A habitat-based strategy for delimiting plant element occurrences: Guidance from the 2004 Working Group. (PDF; 82.62KB) (en anglais seulement)(consulté pour la dernière fois en novembre 2013).

NatureServe. 2013. NatureServe Explorer: An online encyclopedia of life. Version 7.1.

Agence Parcs Canada. 2011. Management plan for Banded Cord-moss (Entosthodon fascicularis) in Canada. Species at Risk Act Management Plan Series. Agence Parcs Canada. Ottawa. iii + 25 p. (Également disponible en français : Agence Parcs Canada. 2011. Plan de gestion de l'entosthodon fasciculé (Entosthodon fascicularis) au Canada. Série des Plans de gestion de la Loi sur les espèces en péril, Agence Parcs Canada, Ottawa, iii + 26 p.)

Autres sources d'information

British Columbia Bryophyte Recovery Team and Garry Oak Ecosystems Recovery Team. 2010. Management plan for banded cord-moss (Entosthodon fascicularis) In British Columbia. Préparé pour le Ministry of Environment, Victoria, BC. 14 p.

Committee on the Status of Endangered Species in CANADA (COSEWIC). 2005. COSEWIC assessment and status report on the Banded cord moss, Entosthodon fascicularis in Canada. Committee on the Status of Endangered Wildlife in CANADA, Ottawa. 20 p. (Également disponible en français : Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). 2005. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l'entosthodon fasciculé (Entosthodon fascicularis) au Canada, Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa. vi + 21 p.)

During, H. 1979. Life strategies of Bryophytes: a preliminary review. Lindbergia 5: 2-18.

Miller, D.H. and H.A. Miller. 2007. Entosthodon. Pages 182-188 in Flora of North America Editorial Committee, eds. Flora of North America. Vol. 27: Bryophytes, mosses, part 1. Oxford University Press. New York.

NatureServe. 2004. A habitat-based strategy for delimiting plant element occurrences: Guidance from the 2004 Working Group. (PDF; 82.62KB) (en anglais seulement)(consulté pour la dernière fois en novembre 2013).

NatureServe. 2013. NatureServe Explorer: An online encyclopedia of life. Version 7.1.

Agence Parcs Canada. 2011. Management plan for Banded Cord-moss (Entosthodon fascicularis) in Canada. Species at Risk Act Management Plan Series. Agence Parcs Canada. Ottawa. iii + 25 p. (Également disponible en français : Agence Parcs Canada. 2011. Plan de gestion de l'entosthodon fasciculé (Entosthodon fascicularis) au Canada. Série des Plans de gestion de la Loi sur les espèces en péril, Agence Parcs Canada, Ottawa, iii + 26 p.)

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Résumé technique

Nom scientifique :
Entosthodon fascicularis
Nom français :
Entosthodon fasciculé
Nom anglais :
Banded Cord-moss
Répartition au Canada :
Colombie-Britannique

Données démographiques

  • Durée d'une génération (généralement, âge moyen des parents dans la population; indiquer si une méthode d'estimation de la durée d'une génération autre que celle qui est présentée dans les lignes directrices de l'UICN [2008] est utilisée).

  • Selon (1979), l’entosthodon fasciculé peut être décrit comme une espèce itinérante annuelle, qui se caractérise par un effort de reproduction sexuée élevé, des spores grosses, un port en touffe lâche ou plus rarement en tapis court, et a une durée de vie moins de 3 ans.

    • 1 à 2 années, ou moins
  • Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre total d'individus matures?

    • On ne sait pas, mais on le présume
  • Pourcentage estimé de déclin continu du nombre total d'individus matures sur [cinq ans ou deux générations].

    • Inconnu
  • Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d'augmentation] du nombre total d'individus matures au cours des [dix dernières années ou trois dernières générations].

    • UInconnu
  • Pourcentage [prévu ou présumé] [de réduction ou d'augmentation] du nombre total d'individus matures au cours des [dix prochaines années ou trois prochaines générations].

    • Inconnu
  • Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d'augmentation] du nombre total d'individus matures au cours de toute période de [dix ans ou trois générations] commençant dans le passé et se terminant dans le futur.

    • Inconnu
  • Est-ce que les causes du déclin sont clairement réversibles et comprises et ont effectivement cessé?

    • Peut-être
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d'individus matures?

    • On ne sait pas, mais on le présume

Information sur la répartition

  • Superficie estimée de la zone d'occurrence

    • 27 130 km²
  • Indice de zone d'occupation (IZO)

    (Fournissez toujours une valeur établie à partir d'une grille à carrés de 2 km de côté).

    • 88 km²
  • La population totale est-elle gravement fragmentée?

    • Peut-être
  • Nombre de localités

    Voir « Définitions et abréviations » sur le ssite Web du COSEPAC et IUCN 2010 (en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.

    D'après le nombre d'occurrences pour lesquelles les menaces réelles ou potentielles sont connues.

    • 16?
  • Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de la zone d'occurrence?

    • Non
  • Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de l'indice de zone d'occupation?

    • Non
  • Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de populations?

    • Non
  • Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre de localités?

    Voir « Définitions et abréviations » sur le ssite Web du COSEPAC et IUCN 2010 (en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.

    • Non
  • Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] de [la superficie, l'étendue ou la qualité] de l'habitat?

    • Peut-être
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations?

    • Non
  • Voir « Définitions et abréviations » sur le ssite Web du COSEPAC et IUCN 2010 (en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.

    • Non
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d'occurrence?

    • Non
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l'indice de zone d'occupation?

    • Non

Nombre d'individus matures dans chaque population

  • Population:

    Selon le nombre de colonies signalées lors des plus récents relevés. Il s'agit probablement d'un nombre estimatif minimal, car aucun dénombrement des colonies n'a été fait dans le cas de plusieurs occurrences.

    34+.

    • Total: 34+

Analyse quantitative

  • La probabilité de disparition de l'espèce à l'état sauvage est d'au moins [20 % sur 20 ans ou 5 générations, ou 10 % sur 100 ans].

    • On ne sait pas

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou leur habitat)

Les menaces suivantes pèsent sur l’espèce : construction domiciliaire, construction routière, activités récréatives. Les populations situées à Victoria et dans ses environs sont particulièrement menacées. Les espèces exotiques envahissantes compétitrices pourraient constituer une menace dans certains sites. Les activités de gestion des parcs, notamment l’aménagement de sentiers et la construction d’infrastructures pourraient être une menace dans certains autres sites.

Immigration de source externe (immigration de l'extérieur du Canada)

  • Situation des populations de l'extérieur?

    • L'entosthodon fasciculé est coté G4/G5 (cote arrondie de G4, apparemment non en péril). Aux États Unis, l'entosthodon fasciculé est coté S1 en Orégon et dans l'État de Washington et est « non coté » en Arizona, en Californie et au Texas (NatureServe, 2013). On lui a attribué la cote « quasi menacé » en Irlande et la cote « préoccupation mineure » en Europe (Lockhart et al., 2012).
  • Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

    • Probablement pas
  • Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

    • Peut-être
  • Y a-t-il suffisamment d'habitat disponible au Canada pour les individus immigrants dans l'estuaire du Saint-Laurent?

    • Peut-être
  • La possibilité d'une immigration depuis des populations externes existe-t-elle?

    • Non

Nature délicate de l'information sur l'espèce

  • L'information concernant l'espèce est-elle de nature délicate?

    • Non

Historique du statut

  • Espèce désignée « préoccupante » en mai 2005. Réexamen et confirmation du statut en mai 2015.

Statut et justification de la désignation

Statut :
Espèce préoccupante
Code alphanumérique :
Sans objet
Historique du statut:
Espèce désignée « préoccupante » en mai 2005. Réexamen et confirmation du statut en mai 2015.
Justification de la désignation :
Cette mousse rare est en grande partie restreinte au sud-ouest de la Colombie-Britannique au Canada, où la plupart des occurrences se trouvent dans l'habitat menacé du chêne de Garry. Une collecte passée a été effectuée dans la région de Kootenay dans le sud-est de la Colombie-Britannique, mais on ignore si l'espèce y persiste toujours. Si la destruction et la dégradation de l'habitat devaient continuer, l'espèce deviendra de plus en plus vulnérable.

Applicabilité des critères

Critère A (déclin du nombre total d'individus matures) :
Sans objet. Il n'y a aucune donnée sur le déclin de la population.
Critère B (petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) :
Sans objet. Il n'y a aucun signe de fluctuation, et on ne dispose d'aucune donnée indiquant un déclin continu.
Critère C (nombre d'individus matures peu élevé et en déclin) :
Sans objet.
Critère D (très petite population totale ou répartition restreinte) :
L'IZO est supérieur aux seuils prescrits pour la catégorie « menacée » (valeur réelle = 88 km²), et le nombre de localités est supérieur à 5. Les estimations de la taille des populations constituent une sous-estimation et ne sont pas à jour.
Critère E (analyse quantitative) :
Aucune n'a été faite.

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Tableau 1. Occurrences d'entosthodon fasciculé au Canada, y compris tous les nouveaux sites et les sites déjà connus, avec la superficie des colonies, si connue. Sources des données : COSEWIC, 2004; BC Conservation Data Centre, 2013; Steve Joya, comm. pers., 2013. * Les occurrences d'éléments représentent les occurrences/populations séparées par plus de 1 km (NatureServe, 2004). ** Les sites sont fondés sur la base de données du BC Conservation Data Center (BC Conservation Data Centre, 2013). Les coordonnées UTM de ces sites peuvent être obtenues auprès du Secrétariat du COSEPAC.
Entosthodon fascicularis
OE*Nom du siteDécouverteVisites subséquentesSuperficie de la colonie
OE 1:
Victoria,
parc Uplands
Site 16 avril 1982 -Aucune estimation dans les rapports précédents
OE 1:
Victoria,
parc Uplands
Site 16 avril 19828 juillet 2001Aucune estimation dans les rapports précédents
OE 1:
Victoria,
parc Uplands
Site 16 avril 19822002Environ 30 individus dans une petite superficie (<1 m²)
OE 1:
Victoria,
parc Uplands
Site 16 avril 1982Juin 2004Aucune estimation dans les rapports précédents
OE 2:
Victoria, parc municipal Cedar Hill Municipal Park, étang Kings
Site 1Mai 1961 -Aucune estimation dans les rapports précédents
OE 2:
Victoria, parc municipal Cedar Hill Municipal Park, étang Kings
Site 1Mai 19612002Quelques individus stériles dans une superficie de quelques cm² (1 colonie?)
OE 3:
Mont Observatory, Victoria
Site 12000 -2 ou 3 petites colonies sous un rocher servant de protection
OE 3:
Mont Observatory, Victoria
Site 1200014 mars 2004Aucune estimation dans les rapports précédents
OE 3:
Mont Observatory, Victoria
Site 1200024 mai 2009Aucune estimation dans les rapports précédents
OE 3:
Mont Observatory, Victoria
Site 1200019 mai 2009Aucune estimation dans les rapports précédents
OE 4:
Victoria, refuge naturel Swan Lake-Christmas Hill
Site 113 Mai 2004 -1 petite colonie
OE 5:
Victoria, refuge naturel Swan Lake-Christmas Hill
Site 12004 -Aucune estimation dans les rapports précédents
OE 6:
Harmac, Nanaimo
Site 18 avril 20048 avril 20041 petite colonie
OE 7:
Île Salt Spring, pointe Isabella
Site 110 avril 2005 -1 petite colonie (2 cm²)
 OE 8:
Île Salt Spring, Vesuvius Landing
Site 119 avril 2005 -1 petite colonie, > 2 cm × 2 cm
 OE 8:
Île Salt Spring, Vesuvius Landing
Site 219 avril 2005 -Moins de 10 petites colonies, allant de 4 cm² à 50 cm²
 OE 9:
Île Salt Spring, à l'est de la pointe Parminter (chaînon Channel)
Site 119 avril 2005 -< 15 petites colonies, allant de 4 cm², (2 cm × 2 cm) à 1 200 cm² (40 cm × 30 cm)
 OE 9:
Île Salt Spring, à l'est de la pointe Parminter (chaînon Channel)
Site 22 mai 2006 -1 colonie clairsemée (3 cm × 2 cm) comptant environ 10 individus fertiles (plus certains stériles)
 OE 9:
Île Salt Spring, à l'est de la pointe Parminter (chaînon Channel)
Site 322 mai 2006 -2 petites colonies, dont une de 4 cm² et l'autre de 1 cm²
 OE 9:
Île Salt Spring, à l'est de la pointe Parminter (chaînon Channel)
Site 42 mai 2006 -1 colonie de 2 cm × 15 cm
 OE 9:
Île Salt Spring, à l'est de la pointe Parminter (chaînon Channel)
Site 52 mai 2006 -1 colonie de 2 cm × 1 cm
 OE 10:
Victoria,
île Trial
Site 11er avril 19821er avril 1982Aucune estimation dans les rapports précédents
OE 11:
Sommet de l'autoroute Malahat
Site 129 avril 1982 -Aucune estimation dans les rapports précédents
OE 11:
Sommet de l'autoroute Malahat
Site 129 avril 19822002Aucun individu trouvé
OE 12:
Colline Nanoose, Nanaimo
Site 113 mai 1969 -Aucune estimation dans les rapports précédents
OE 12:
Colline Nanoose, Nanaimo
Site 113 mai 19695 mai 1975Aucune estimation dans les rapports précédents
OE 12:
Colline Nanoose, Nanaimo
Site 113 mai 19695 mai 1976Aucune estimation dans les rapports précédents
OE 12:
Colline Nanoose, Nanaimo
Site 113 mai 19694 mai 1993Aucune estimation dans les rapports précédents
OE 13:
Mont Old Baldy, Duncan
Site 112 mai 1970 -Aucune estimation dans les rapports précédents
OE 13:
Mont Old Baldy, Duncan
Site 112 mai 19701999Aucune estimation dans les rapports précédents
OE 14:
Pointe Elisa, Sooke
Site 121 mai 1969 -Aucune estimation dans les rapports précédents
OE 15:
Île Saturna, montagne Warburton Pike
Site 121 mai 1997 -Aucune estimation dans les rapports précédents
OE 16:,
Au sud de Yahk, Kootenay
Site 127 août 1978 -Aucune estimation dans les rapports précédents
OE 17:
Hornby Island, Helliwell Prov. Park.
Site 12003 -Aucune estimation dans les rapports précédents
OE 18:
près de Duncan 1 km à l'ouest de la rivière Koksilah
Site 114 mai 1999 -Aucune estimation dans les rapports précédents
OE 19:
Colline Bear, North Saanich
Site 12005 -De nombreuses petites colonies
OE 20:
Île Salt Spring, mont Maxwell
Site 112 mai 2006 -Petite colonie
OE 21:
3 km au nord-est de Kilgard, mont Sumas
Site 16 février 2010 -Une très petite colonie
OE 22:
Parc provincial Rathtrevor Beach, près de Parksville, île de Vancouver
Site 13 mai 2006 -Aucune donnée

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Tableau 2. Menaces pesant sur chacune des occurrences d'éléments, selon le plan de gestion de l'Entosthodon fascicularis au Canada de Parcs Canada, publié en 2011, et les mentions d'occurrences d'éléments du B.C. Conservation Data Centre.
OENom de l'OEMenaces
OE 1Victoria, parc UplandsActivités récréatives comme le vélo, la randonnée pédestre et la promenade de chiens sans laisse; risque de construction de sentiers et d'autres infrastructures.
OE 2Victoria, parc municipal Cedar Hill, étang KingsRisque de construction de sentiers et d'autres infrastructures.
OE 3Victoria, colline ObservatoryRisque de construction de sentiers et d'autres infrastructures
OE 4Victoria, refuge naturel Swan Lake-Christmas HillRisque de construction de sentiers et d'autres infrastructures
OE 5Victoria, mont Skirt, parc GoldstreamRisque de construction de sentiers et d'autres infrastructures
OE 6Nanaimo, HarmacRisque de développement urbain ou routier.
OE 7Île Salt Spring, pointe IsabellaInconnues
OE 8Île Salt Spring, Vesuvius LandingRisque de construction routière.
OE 9Île Salt Spring, à l'est de la pointe Parminter (chaînon Channel)Ce site pourrait être touché par la construction résidentielle si le développement se poursuit dans cette région.
OE 10Victoria, île TrailInconnues
OE 11Sommet de l'autoroute MalahatCe site pourrait finir par être touché par des travaux routiers
OE 12Nanaimo, colline NanooseActivités récréatives possibles?
OE 13Duncan, mont Old BaldyInconnues
OE 14Sooke, pointe ElisaL'espèce a été découverte dans un champ abandonné, mais ce site pourrait être touché par des activités agricoles.
OE 15Île Saturna, montagne Warburton PikeRisque de construction de sentiers et d'autres infrastructures
OE 16Kootenay, au sud de YahkInconnues
OE 17Île Hornby, parc provincial HelliwellRisque de construction de sentiers et d'autres infrastructures
OE 181 km à l'ouest de la rivière KoksilahInconnues
OE 19North Saanich, colline BearInconnues
OE 20Salt Spring Island, mont MaxwellActivités récréatives, notamment la randonnée pédestre
OE 21Mont Sumas, à 3 km au nord-est de KilgardActivités récréatives, notamment la randonnée pédestre
OE 22Parc provincial Rathtrevor Beach, près de ParksvilleRisque de construction de sentiers et d'autres infrastructures

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Figure 1. Répartition de l'Entosthodon fascicularis au Canada (Carte gracieusement fournie par Jenny Wu, du Secrétariat du COSEPAC).

Carte montrant la zone d'occurrence

Description longue pour la figure 1

Carte montrant la zone d'occurrence (27 130 km2) et l'indice de zone d'occupaton (88 km2) de l'entosthodon fasciculé au Canada. Voir Tableau 1 pour plus d'information.

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Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d'une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d'une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d'être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d'autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l'Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d'information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (2014)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d'animal, de plante ou d'un autre organisme d'origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s'est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.
Disparue (D)
Espèce sauvage qui n'existe plus.
Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n'existe plus à l'état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
En voie de disparition (VD)
(Remarque : Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu'en 2003.)
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
Préoccupante (P)
(Remarque : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu'en 2000.)
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
Non en péril (NEP)
(Remarque : Appelée « espèce rare » jusqu'en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.)
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
Données insuffisantes (DI)
(Remarque :Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».)
Une catégorie qui s'applique lorsque l'information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l'admissibilité d'une espèce à l'évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l'espèce.

Remarque : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu'en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

Le Service canadien de la faune d'Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

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