Sommaire du statut de l’espèce du COSEPAC sur le Tortule à poils lisses Syntrichia laevipila au Canada - 2014

Préoccupante
2014


Information sur le document

COSEPAC
Comité sur la situation
des espèces en péril
au Cananda

Logotype du COSEPAC

COSEWIC
Committee on the Status
of Endangered Wildlife
in Canada

Les sommaires du statut de l’espèce du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages au Canada que l’on croit en péril. On peut citer le présent document de la façon suivante :

COSEPAC. 2014. Sommaire du statut de l’espèce du COSEPAC sur la tortule à poils lisses (Syntrichia laevipila) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. xii p. (Registre public des espèces en péril site Web).

Note de production :

Le COSEPAC remercie Karen Golinski d'avoir rédigé le sommaire du statut de l’espèce sur la tortule à poils lisses (Syntrichia laevipila), aux termes d'un marché conclu avec Environnement Canada. La supervision et la révision du rapport ont été assurées par René Belland, coprésident du Sous-comité de spécialistes des mousses et lichens.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819-938-4125
Téléc. : 819-938-3984
Courriel : COSEPAC courriel
Site web : COSEPAC

Also available in English under the title COSEWIC Status Appraisal Summary on the Twisted Oak Moss Syntrichia laevipila in Canada.

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COSEPAC sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation - novembre 2014

Nom commun
Tortule à poils lisses
Nom scientifique
Syntrichia laevipila
Statut
Préoccupante
Justification de la désignation
Cette mousse se trouve de la Colombie-Britannique et de l'État de Washington jusqu'en Californie. Les populations canadiennes, qui se trouvent à la limite nord de l’aire de répartition de l’espèce dans l’ouest de l’Amérique du Nord, ne sont présentes que dans la région du sud-est de l’île de Vancouver et des îles Gulf. L’espèce est présente à plus de 90 sites où elle est limitée en grande partie à l’écorce des arbres, plus particulièrement le chêne de Garry. L’espèce n’est jamais dominante où elle pousse et ni commune dans les grands peuplements de chênes. La principale menace pesant sur l’espèce est l’enlèvement de chênes de Garry matures. Sans les pratiques de gestion des terres visant à établir et à préserver les populations du chêne de Garry, cette menace mènerait à la disparition de la plupart des populations de l’espèce.
Répartition
Colombie-Britannique
Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en mai 2004. Réexamen et confirmation du statut en novembre 2014.

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COSEPAC sommaire du statut de l’espèce

Nom scientifique :
Syntrichia laevipila
Nom français :
Tortule à poils lisses
Nom anglais :
Twisted Oak Moss
Répartition au Canada :
Colombie-Britannique

Historique du statut

COSEPAC :
Espèce désignée « préoccupante » en mai 2004. Réexamen et confirmation du statut en novembre 2014.

Preuves

Espèce sauvage

Changement quant à l’admissibilité, à la taxinomie ou aux unités désignable
Non

Justification :

Il n’y a pas eu de changement quant à l’admissibilité, à la taxinomie ou aux unités désignables pour cette espèce au Canada depuis la dernière évaluation de son statut (voir Mishler, 2007; Tropicos, 2013). Cependant, les auteurs d’une étude taxinomique portant sur le complexe Syntrichia laevipila – Syntrichia pagorum, publiée en 2004, en sont arrivés à la conclusion que le S. laevipila et le S. pagorum étaient le même taxon, compte tenu du degré élevé d’intergradation de leurs caractères taxinomiques (Gallego et al., 2004). En accord avec McIntosh (COSEWIC, 2004), le statut de variété du S. laevipila var. meridionalis (Schimp.) Wijk & Margad. a également été rejeté. Mishler (2007) a appliqué la même classification que Gallego et al. (2004) pour le S. laevipila dans Flora of North America : il a placé le S. pagorum et le S. laevipila var. meridionalis en synonymie du S. laevipila, maisil a indiqué qu’un examen approfondi était nécessaire.

Bien que ces changements n’aient pas d’incidence sur notre compréhension de la tortule à poils lisses au Canada, ce concept élargi entraîne une expansion de l’aire de répartition de l’espèce, plus particulièrement aux États-Unis, où la tortule à poils lisses est maintenant signalée dans l’ouest (Washington, Oregon, Californie, Nevada, Arizona, Colorado, Nouveau-Mexique), le Midwest (Dakota du Sud, Nebraska, Kansas, Missouri, Ohio), le sud (Oklahoma, Texas, Arkansas, Louisiane, Kentucky, Tennessee, Alabama, Virginie-Occidentale, Maryland, Virginie, Caroline du Nord, Caroline du Sud, Géorgie) et le nord-est (Connecticut) (Mishler, 2007).

Répartition

Changement de la zone d’occurrence :
Oui
Changement de l’indice de zone d’occupation (IZO) :
Oui
Changement du nombre de localités actuelles connues ou inférées :
(Utiliser la définition de « localité » de l’UICN.)
Inconnu
Nouvelles données importantes issues de relevés :
Oui

Justification :

On compte actuellement 28 occurrences connues de tortule à poils lisses au Canada (tableau 1). Vingt-sept de ces occurrences se trouvent dans le sud-est de l’île de Vancouver et les îles Gulf situées à proximité, en Colombie-Britannique. Une occurrence se trouve à Vancouver (figure 1).

Selon les critères actuels définissant ce qui constitue une occurrence (sauf quelques exceptions, les occurrences / populations doivent être séparées par une distance de plus de 1 km) (NatureServe, 2004), le nombre d’occurrences connues de tortule à poils lisses au Canada au moment de la publication du rapport de situation, en 2004, était de 31 (COSEWIC, 2004). Une occurrence peut comprendre plusieurs « sous-occurrences » (voir le tableau 1). Entre 2004 et 2010, quatre nouvelles mentions ont été établies par Terry McIntosh et Wynne Miles (British Columbia Bryophyte Recovery Team et Garry Oak Ecosystems Recovery Team, 2010; Parks Canada, 2011). Cependant, une seule de ces mentions constituait une nouvelle occurrenceNote a du répartition. Une occurrence a disparu (Langford). En conséquence, selon les données actuelles, le nombre d’occurrences existantes est de 28 (tableau 1).

Vingt mentions supplémentaires ont été fournies par Terry McIntosh (et Kella Sadler) et par Steve Joya entre 2010 et 2013. La plupart de ces mentions étaient situées à moins de 1 km d’occurrences connues. En conséquence, cinq occurrences existantes ont connu une expansion de leur superficie et 10 occurrences déjà établies ont été fusionnées pour former trois occurrences plus importantes. Quatre de ces mentions récentes représentent de nouvelles occurrences : deux d’entre elles (l’une à Vancouver et l’autre à Nanoose) se trouvent à l’extérieur de la zone d’occurrence établie antérieurement.

Compte tenu des nouvelles occurrences, la superficie de la zone d’occurrence est maintenant estimée à 4 60 km², soit plus du double de l’ancienne superficie, estimée à 1 890 km² (COSEWIC, 2004). La disparition de l’occurrence de Langford n’a pas eu d’effet sur la zone d’occurrence.

L’indice de zone d’occupation (IZO) de la tortule à poils lisses est actuellement estimé à 112 km², comparativement à < 20 km² en 2004. Cette augmentation notable résulte de l’ajout de 24 mentions depuis 2004.

Alors qu’avant 2010, on trouvait la tortule à poils lisses presque exclusivement sur le tronc du chêne de Garry (Quercus garryana) en Colombie-Britannique (COSEWIC, 2004), Joya a récemment constaté que dans le cas de neuf mentions (10 % des sites connus), l’espèce avait été trouvée sur d’autres substrats (voir le tableau 1). Il semblerait donc que la tortule à poils lisses puisse survivre sur d’autres substrats que le tronc du chêne de Garry à certains endroits. Il faut cependant noter que dans la plupart de ces cas, des chênes de Garry se trouvaient à proximité; la présence d’une population source épiphyte pourrait donc être nécessaire pour assurer la persistance de l’espèce sur d’autres substrats.

Note du répartition

Note a du répartition

L’autre occurrence signalée comme nouvelle (collège Camosun, campus Lansdowne) était située à moins de 1 km d’une occurrence connue, à l’intersection des chemins Lansdowne et Cadboro Bay.

Retour à la référence de la note a du répartition

Information sur la population

Changement du nombre d’individus matures
Inconnu
Changement de la tendance de la population totale
Inconnu
Changement de la gravité de la fragmentation de la population
Inconnu
Changement de la tendance de la superficie et/ou de la qualité de l’habitat
Inconnu
Nouvelles données importantes issues de relevés
Oui

Justification :

Malgré les nouvelles mentions de tortule à poils lisses établies depuis la publication du rapport de situation, en 2004, on ne connaît pas le nombre d’individus matures de l’espèce. De même, on ne sait rien des tendances des populations ni des tendances en matière de superficie ou de qualité de l’habitat : moins de la moitié des nouvelles mentions comprennent des données sur la taille de la population ou l’habitat, et seulement deux des 31 sites de l’espèce répertoriés dans le rapport de situation de 2004 ont été visités de nouveau par la suite. Le relevé des sites connus qui devait être effectué en 2012 (British Columbia Bryophyte Recovery Team et Garry Oak Ecosystems Recovery Team, 2010; Parks Canada, 2011) n’a pas encore été entrepris.

Comme la plupart des sites où la tortule à poils lisses a été signalée n’ont pas été visités depuis plus de 10 ans, on ne connaît pas l’étendue réelle de la fragmentation de la population. Cependant, les données dont on dispose indiquent que plus de 50 % de la zone d’occupation totale se situe dans des parcelles d’habitat qui sont très petites et qui sont éloignées les unes des autres (IUCN, 2014).

Menaces

Changement de la nature ou de la gravité des menaces
Oui

Justification :

Les menaces pesant sur la tortule à poils lisses qui ont déjà été décrites comprennent l’élimination directe d’arbres (ou de branches) servant d’hôtes, la perte d’arbres hôtes résultant d’une dégradation de l’habitat, le faible taux de recrutement d’arbres hôtes et la pollution atmosphérique (COSEWIC, 2004; British Columbia Bryophyte Recovery Team et Garry Oak Ecosystems Recovery Team, 2010; Parks Canada, 2011). Toutes ces menaces sont encore présentes. Cependant, étant donné l’augmentation du nombre de substrats et d’espèces d’arbres sur lesquels pousse la tortule à poils lisses, le faible taux de recrutement du chêne de Garry pourrait être légèrement moins préjudiciable à la survie de l’espèce au Canada qu’on ne l’avait d’abord cru.

Les occurrences qui ne se trouvent pas dans des parcs ou sur des terres de la Couronne provinciales sont grandement menacées par l’urbanisation. À long terme, plusieurs occurrences pourraient être éliminées en raison du faible taux de recrutement d’arbres hôtes, surtout dans les secteurs où le milieu environnant n’est plus « naturel », ou en raison de la pollution atmosphérique dans les zones urbaines.

La signification du terme localité aux fins des évaluations du COSEPAC a changé depuis 2004. À ce moment, le terme localité (assimilé au terme population) était défini de manière moins formelle. Selon la définition de l’UICN (2014) qui est désormais adoptée, le mot « localité » désigne une zone particulière du point de vue écologique et géographique dans laquelle un seul phénomène menaçant peut affecter rapidement tous les individus du taxon étudié. L’importance accordée aux menaces fait en sorte qu’il faut analyser avec soin les facteurs susceptibles d’entraîner l’élimination d’occurrences. Le « nombre de localités » est difficile à établir pour la tortule à poils lisses. En effet, compte tenu de l’échelle variable des menaces, il est difficile de déterminer celle qui est la plus grave, surtout lorsqu’il existe différentes formes de propriété foncière pour une occurrence et que les individus poussent sur plus d’un type de substrat.

Protection

Changement quant à la protection effective
Non

Justification :

La tortule à poils lisses a été désignée espèce préoccupante par le COSEPACC en mai 2004. L’espèce a par la suite été inscrite à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral en 2005. Une seule occurrence connue se trouve sur des terres fédérales, au Centre d’expérimentation et d’essais maritimes des Forces canadiennes (CEEMFC), à Nanoose Bay, sur l’île de Vancouver (COSEWIC, 2004; British Columbia Bryophyte Recovery Team et Garry Oak Ecosystems Recovery Team, 2010; Parks Canada, 2011).

Treize occurrences additionnelles de tortule à poils lisses en Colombie-Britannique peuvent bénéficier d’une certaine forme de protection du fait qu’elles sont entièrement ou partiellement situées dans des parcs provinciaux, des réserves écologiques provinciales, des réserves de parc régional, des réserves de Conservation de la nature Canada, des parcs municipaux ou des parcs urbains. Toutefois, aucun de ces endroits n’est géré explicitement en vue de la persistance des populations de tortule à poils lisses.

Immigration de source externe

Changement de l’immigration externe constatée
Non

Justification :

Bien que la tortule à poils lisses pousse non loin, dans les îles San Juan, dans l’État de Washington, rien n’indique qu’il y ait une immigration de source externe.

Analyse quantitative

Changement quant à la probabilité estimée de disparition du pays
Non

Justification :

Précisions : La probabilité de disparition du pays ne peut être estimée en raison du manque de données.

Sommaire et autres points à examiner

La tortule à poils lisses est une espèce caractéristique des écosystèmes du chêne de Garry, qui comptent parmi les écosystèmes indigènes les plus menacés du Canada (COSEWIC, 2004). La portion canadienne de la population se trouve à la limite septentrionale de l’aire de répartition de l’espèce en Amérique du Nord. Plusieurs nouveaux sites ont été découverts en Colombie Britannique depuis 2004. Nous savons maintenant que la tortule à poils lisses peut occasionnellement pousser sur des substrats et des espèces d’arbres autres que le chêne de Garry. Cependant, on possède encore très peu de données sur la taille et les caractéristiques des populations, leur répartition géographique ou les conditions de l’habitat. La réalisation des objectifs définis dans le plan de gestion de la tortule à poils lisses devrait générer une quantité considérable de données et d’information (British Columbia Bryophyte Recovery Team et Garry Oak Ecosystems Recovery Team, 2010; Parks Canada, 2011).


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Remerciements

Steve Joya a fourni plusieurs nouvelles mentions. Judith Harpel a transmis de l’information sur les populations présentes aux États-Unis. Marta Donovan et Terry McIntosh ont passé en revue les données sur les mentions, ont contribué à la définition des occurrences et ont formulé des commentaires pertinents. Terry McIntosh a facilité l’accès aux données sur l’occurrence de Nanoose Bay / Notch Hill, située sur des terres fédérales; Tracy Cornforth a autorisé l’utilisation des données dans le cadre du présent rapport.

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Experts contactés

Lyn Baldwin, Thompson Rivers University, Kamloops (Colombie-Britannique)

René Belland, Devonian Botanic Garden et Department of Renewable Resources, University of Alberta, Edmonton (Alberta)

Tracy Cornforth, BFC Esquimalt (Colombie-Britannique)

Brenda Costanzo, Terrestrial Conservation Science Section, BC Ministry of Environment, Victoria (Colombie-Britannique)

Marta Donovan, British Columbia Conservation Data Centre, BC Ministry of Environment, Victoria (Colombie-Britannique)

Judith Harpel, University of British Columbia Herbarium, Beatty Biodiversity Museum, Vancouver (Colombie-Britannique)

Steve Joya, University of British Columbia Herbarium, Beatty Biodiversity Museum, Vancouver (Colombie-Britannique)

Olivia Lee, University of British Columbia Herbarium, Beatty Biodiversity Museum, Vancouver (Colombie-Britannique)

Terry McIntosh, Vancouver (Colombie-Britannique)

Wynne Miles, Victoria (Colombie-Britannique)

Mike Ryan, BC Ministry of Forests, Lands and Natural Resource Operations, Kamloops (Colombie-Britannique)

Kella Sadler, Service canadien de la faune, Environnement Canada, Région du Pacifique et du Yukon, Delta (Colombie-Britannique)

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Sources d’information

British Columbian Conservation Data Centre (BC CDC). 2013. BC Species and Ecosystems Explorer (en anglais seulement). BC Ministry of Environment, Victoria, BC. [application Web] Syntrichia laevipila. (consulté la dernière fois le 25 septembre 2014).

British Columbia Bryophyte Recovery Team et Garry Oak Ecosystems Recovery Team (BCBRT et GOERT). 2010. Management plan for twisted oak moss (Syntrichia laevipila) in British Columbia (en anglais seulement). Prepared for the BC Ministry of Environment, Victoria, BC. 16 pp. (consulté la dernière fois le 25 septembre 2014).

Committee on the Status of Endangered Species in Canada (COSEWIC). 2004. COSEWIC assessment and status report on the twisted oak moss Syntrichia laevipila in Canada (PDF; 626KB). Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada, Ottawa. vi + 21 pp. (consulté la dernière fois le 25 septembre 2014) (Également disponible en français : Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). 2004. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la tortule à poils lisses (Syntrichia laevipila) au Canada (PDF; 931KB). Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa. vi + 25 p.

Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada (COSEWIC). 2011. Status Reports. Definitions and Abbreviations. Approved by COSEWIC in November 2011. (consulté la dernière fois le 25 septembre 2014) (Également disponible en français : Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). 2011. Rapports de situation. Définitions et abréviations approuvées par le COSEPAC en novembre 2011.).

Gallego, M.T., M.J. Cano et J. Guerra. 2004. A taxonomic study of Syntrichia laevipila (Pottiaceae, Musci) complex. Botanical Journal of the Linnean Society 145: 219-230.

IUCN Standards and Petitions Subcommittee. 2014. Guidelines for Using the IUCN Red List Categories and Criteria (PDF; 1.3MB) (en anglais seulement). Version 11. Prepared by the Standards and Petitions Subcommittee. (consulté la dernière fois le 25 septembre 2014).

McIntosh, T.T. et K. Sadler. 2011. Spring, 2011, addendum to results from a 2010 rare plant survey at the Canadian Forces Maritime Experimental Test Ranges (CFMETR), Vancouver Island. Report prepared for Natural Resources Canada, Canadian Forest Service.

Merrifield, K. 2000. Bryophytes on isolated Quercus garryana trunks in urban and agricultural settings in the Willamette Valley, Oregon. The Bryologist 103(4): 720-724.

Miles, W. 2002. Unpublished report summarizing results of 2001–2002 search for Tortula laevipila var. meridionalis (Contract # 02-225). BC Conservation Data Centre, Victoria, BC. 10 pp.

Mischler, B.D. 2007. Syntrichia. Pp. 618–627. In: Flora of North America Editorial Committee (eds.). Flora of North America north of Mexico (en anglais seulement), Vol. 27, Bryophytes: Mosses, part 1. Oxford University Press, New York, NY. 734 pp. (consulté la dernière fois le 25 septembre 2014).

NatureServe. 2004. A habitat-based strategy for delimiting plant element occurrences: Guidance from the 2004 Working Group (PDF; 82.6KB) (en anglais seulement). (consulté la dernière fois le 25 septembre 2014).

NatureServe. 2013. NatureServe Explorer: An online encyclopedia of life (en anglais seulement). Version 7.1. NatureServe, Arlington, Virginia. [application Web] Tortula laevipila. (consulté la dernière fois le 25 septembre 2014).

Parks Canada Agency. 2011. Management plan for Twisted Oak Moss (Syntrichia laevipila) in Canada. Species at Risk Act Management Plan Series. Parks Canada Agency. Ottawa. iii + 30 pp. (consulté la dernière fois le 25 septembre 2014) (Également disponible en français : Agence Parcs Canada. 2011. Plan de gestion de la tortule à poils lisses (Syntrichia laevipila) au Canada. Série des plans de gestion de la Loi sur les espèces en péril. Agence Parcs Canada. Ottawa. ii + 32 p.).

Tropicos. 2013. Tropicos, botanical information system at the Missouri Botanical Garden (en anglais seulement), St. Louis, Missouri. [application Web] Syntrichia laevipila. (consulté la dernière fois le 25 septembre 2014).

University of British Columbia Herbarium (UBC). 2013. Bryophyte Database (en anglais seulement). Herbarium, Beaty Biodiversity Museum, University of British Columbia, Vancouver, BC. [application Web]. Syntrichia laevipila. (consulté la dernière fois le 25 septembre 2014).

Auteur du présent sommaire du statut de l’espèce : G. Karen Golinski

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Résumé technique

Nom scientifique :
Syntrichia laevipila
Nom français :
Tortule à poils lisses
Nom anglais :
Twisted Oak Moss
Répartition au Canada :
Colombie-Britannique

Données démographiques

  • Durée d’une génération (généralement, âge moyen des parents dans la population; indiquer si une méthode d’estimation de la durée d’une génération autre que celle qui est présentée dans les lignes directrices de l’UICN [2008] est utilisée).

    Aucune étude n’a été réalisée jusqu’à présent sur les caractéristiques des populations de tortule à poils lisses.

    • Inconnu
  • Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre total d’individus matures?

    Rien n’indique que le nombre d’individus matures diminue, sauf lorsqu’il y a destruction de l’habitat, comme dans le cas de l’urbanisation ayant causé la perte de l’occurrence de Langford.

    • Inconnu
  • Pourcentage estimé de déclin continu du nombre total d’individus matures sur [cinq ans ou deux générations].

    • Inconnu
  • Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix dernières années ou trois dernières générations].

    • Inconnu
  • Pourcentage [prévu ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix prochaines années ou trois prochaines générations].

    • Inconnu
  • Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours de toute période de [dix ans ou trois générations] commençant dans le passé et se terminant dans le futur.

    • Inconnu
  • Est-ce que les causes du déclin sont clairement réversibles et comprises et ont effectivement cessé?

    La seule perte présumée d’individus matures s’est produite en raison de l’urbanisation, qui a causé l’élimination d’arbres hôtes.

    • Sans objet
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures?

    • Non

Information sur la répartition

  • Superficie estimée de la zone d’occurrence

    La découverte de deux occurrences à l’extérieur de la zone d’occurrence actuelle a entraîné une augmentation considérable de sa superficie.

    • 4 600 km²
  • Indice de zone d’occupation (IZO)

    (Fournissez toujours une valeur établie à partir d’une grille à carrés de 2 km de côté).

    La découverte de 24 sites depuis 2004 a entraîné une augmentation considérable de l’IZO.

    • 112 km²
  • La population totale est-elle gravement fragmentée?

    La plupart des sites où pousse la tortule à poils lisses au Canada n’ont pas été visités depuis plus de 10 ans. On ne connaît donc pas l’étendue réelle de la fragmentation de la population. Cependant, les données dont on dispose indiquent qu’au moins 50 % de la zone d’occupation totale se situe dans des parcelles d’habitat qui sont très petites et qui sont éloignées les unes des autres (IUCN, 2014).

    • Inconnu
  • Nombre de localités

    Voir « Définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et IUCN 2014 pour obtenir des précisions sur ce terme.

    Nombre établi en fonction de la menace que constitue l’élimination d’arbres et de la modification de l’habitat résultant de l’urbanisation.

    • Inconnu, mais peut-être > 90
  • Y a-t-il un déclin continu observé de la zone d’occurrence?

    • Non
  • Y a-t-il un déclin continu observé de l’indice de zone d’occupation?

    • Non
  • Y a-t-il un déclin continu observé du nombre de populations?

    • Non
  • Y a-t-il un déclin continu observé du nombre de localités?

    Voir « Définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et IUCN 2014 pour obtenir des précisions sur ce terme.

    • Non
  • Y a-t-il un déclin continu observé de la superficie, de l’étendue et/ou de la qualité de l’habitat?

    Établi en fonction de la perte d’une occurrence à cause de l’urbanisation et de la poursuite de l’expansion urbaine dans le sud-ouest de la Colombie Britannique.

    • Peut-être
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations?

    • Non
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de localités?

    • Non
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence?

    • Non
  • Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l’indice de zone d’occupation?

    L’IZO a augmenté depuis 2004, mais encore une fois, seulement deux sites ont été revisités depuis ce temps.

    • Non

Nombre d’individus matures

  • Population de l’estuaire du Saint-Laurent totale :

    Voir le tableau 1. Les données sur les populations pour la plupart des occurrences sont vagues, désuètes ou inexistantes.

    • Total : > 450?

Analyse quantitative

  • La probabilité de disparition de l’espèce à l'état sauvage est d’au moins [20 % sur 20 ans ou 5 générations, ou 10 % sur 100 ans].

    • Non disponible.

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou leur habitat)

Les menaces pesant sur l’espèce qui ont été établies dans le cadre des rapports précédents (COSEWIC, 2004; British Columbia Bryophyte Recovery Team et Garry Oak Ecosystems Recovery Team, 2010; Parks Canada, 2011) comprennent :

  1. l’élimination directe d’arbres (ou de branches) servant d’hôtes à l’espèce;
  2. la perte d’arbres hôtes résultant d’une dégradation de l’habitat;
  3. le faible taux de recrutement d’arbres hôtes;
  4. la pollution atmosphérique.

La menace que constitue le faible taux de recrutement d’arbres hôtes a légèrement diminuée depuis qu’on a découvert que la tortule à poils lisses pouvait pousser sur des substrats et des espèces d’arbres autres que le chêne de Garry (bien que ce ne soit pas fréquent).

Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)

  • Situation des populations de l’extérieur?

    • Le Syntrichia laevipila (Tortula laevipila) n’est classé dans aucun État américain. À l’échelle mondiale, l’espèce est cotée G3G4 (NatureServe, 2013).
  • Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

    • Inconnu
  • Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

    • Peut-être
  • Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants dans l’estuaire du Saint-Laurent?

    • Peut-être
  • La possibilité d’une immigration depuis des populations externes existe-t-elle?

    • Non

Nature délicate de l’information sur l’espèce

  • L’information concernant l’espèce est-elle de nature délicate?

    • Oui

    Le partage de données sur une occurrence située à l'île Saltspring n'a pas été autorisé (EO ID 7856). Les données provenant du Centre d’expérimentation et d’essais maritimes des Forces canadiennes (CEEMFC), à Nanoose Bay (EO ID 7895) ne pourront être transmises au British Columbia Conservation Data Centre tant qu’une entente d’échange de données n’aura pas été conclue.

Historique du statut

COSEPAC : Espèce préoccupante

Critères : « L’espèce répondait au critère d’espèce menacée, D2, mais elle a été désignée espèce préoccupante en raison du nombre élevé des arbres qui lui servent d’hôtes, soit les chênes de Garry. »

Justification de la désignation (2004) : « Il s'agit d'une petite espèce de mousse qui se trouve allant vers le sud, de la Colombie-Britannique et de l’État de Washington, jusqu’en Californie. Les populations canadiennes sont à la limite nord de l’aire de répartition dans l’ouest de l’Amérique du Nord, et au Canada, l’espèce a une répartition restreinte où elle se trouve dans le sud‑est de l’île de Vancouver et les îles Gulf. L’espèce est connue à 25 sites où elle est limitée à l’écorce des arbres, plus particulièrement les chênes de Garry. Cette espèce ne domine jamais à l’endroit où elle pousse, et elle n’est pas non plus commune dans les grands peuplements de chênes. Beaucoup des populations connues sont situées dans des zones protégées. La principale menace à l’espèce est la disparition des chênes de Garry matures, ce qui aurait comme résultat la disparition du pays de la plupart des populations de cette espèce. »

Statut et justification de la désignation :

Statut :
Espèce préoccupante
Code alphanumérique :
Sans objet
Historique du statut :
Espèce désignée « préoccupante » en mai 2004. Réexamen et confirmation du statut en novembre 2014.
Justification de la désignation :
Cette mousse se trouve de la Colombie-Britannique et de l'État de Washington jusqu'en Californie. Les populations canadiennes, qui se trouvent à la limite nord de l’aire de répartition de l’espèce dans l’ouest de l’Amérique du Nord, ne sont présentes que dans la région du sud-est de l’île de Vancouver et des îles Gulf. L’espèce est présente à plus de 90 sites où elle est limitée en grande partie à l’écorce des arbres, plus particulièrement le chêne de Garry. L’espèce n’est jamais dominante où elle pousse et ni commune dans les grands peuplements de chênes. La principale menace pesant sur l’espèce est l’enlèvement de chênes de Garry matures. Sans les pratiques de gestion des terres visant à établir et à préserver les populations du chêne de Garry, cette menace mènerait à la disparition de la plupart des populations de l’espèce.

Applicabilité des critères

Critère A (déclin du nombre total d’individus matures) :
Correspond au critère de la catégorie « espèce en voie de disparition », A2abce, compte tenu du taux de déclin du nombre d’individus matures de 75 ou de 82 % au cours des 3 dernières générations (soit 78 ou 90 ans, respectivement), taux estimé à partir de l’observation directe de la disparition des bélugas d’une portion anciennement importante de leur habitat (bancs de la Manicouagan [sous-critère a]; de la comparaison de l’indice d’abondance historique et de l’indice d’abondance actuel dérivée du modèle bayésien [sous-critère b]; de la réduction observée de l’IZO et de la qualité de l’habitat [sous-critère c]; de la présence d’effets d’agents pathogènes et de polluants [sous-critère e]). Les causes de la réduction n’ont peut-être pas cessé, sont comprises et pourraient ne pas être réversibles. Correspond aussi au critère A4abce.
Critère B (petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) :
Sans objet. La superficie de la zone d’occurrence et de la zone d’occupation dépasse les seuils.
Critère C (nombre d’individus matures peu élevé et en déclin) :
Correspond au critère « espèce en voie de disparition », C2a(ii), compte tenu du nombre d’individus matures < 2 500). Le déclin continu du nombre d’individus matures est inféré d’après le nombre accru de baleineaux échoués sur les plages, le déclin observé de la proportion de jeunes dans la population et le déclin du recrutement subséquent prévu. De plus, tous les individus matures vivent dans une seule population. L’évaluation des menaces produit un impact global des menaces allant de « moyen » à « très élevé ». Le déclin potentiel peut donc s’élever jusqu’à 75 % de la population au cours des 10 prochaines années.
Critère D (très petite population totale ou répartition restreinte) :
Correspond au critère « espèce menacée », D1, compte tenu du nombre estimé d’individus matures (583; IC à 95 % = 444-770).
Critère E (analyse quantitative) :
Aucune analyse réalisée.

Autres sources d'information :

Tracy Cornforth, BFC Esquimalt (Colombie-Britannique)

Marta Donovan, British Columbia Conservation Data Centre, BC Ministry of Environment, Victoria (Colombie-Britannique)

Judith Harpel, University of British Columbia Herbarium, Beatty Biodiversity Museum, Vancouver (Colombie-Britannique)

Steve Joya, University of British Columbia Herbarium, Beatty Biodiversity Museum, Vancouver (Colombie-Britannique)

Terry McIntosh, Vancouver (Colombie-Britannique)

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Tableau 1. Occurrences de tortule à poils lisses au Canada. Les astérisques (*) indiquent les occurrences et les sous-occurrences (se trouvant à moins de 1 km d’endroits où l’espèce a été signalée) qui ont été découvertes après la publication du rapport de situation (COSEWIC, 2004). « EO ID » renvoie au code d’identification unique attribué à chaque occurrence par le British Columbia Conservation Data Centre. Sources de données : COSEWIC 2004, British Columbia Bryophyte Recovery Team et Garry Oak Ecosystems Recovery Team, 2010; Parks Canada, 2011; Joya, comm. pers., 2012, 2013; British Columbia Conservation Data Centre, 2013. Note : Les données sensibles ont été retirées, mais sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.
NoOccurrence (EO ID)Sous-occur-renceDates d’observa-tionTaille de la populationSubstratPropriété des terresNouvelles observations*; occurrences disparues
1Nanoose (7895)1a-Données sensibles---
--1b*-Données sensibles---
--1c*-Données sensibles---
--1d*-Données sensibles---
--1e*-Données sensibles---
--1f*-Données sensibles---
2Nanoose (11219)*-2011Aucune donnéeChêne de GarryPrivée (aucun aménagement)Nouvelle
3Île Galiano (7421)-20028 petits coussinetsChêne de GarryRégionale (réserve de parc du DRC)-
4Duncan (7424)-2001Aucune donnéeChêne de GarryConservation de la nature Canada-
5Duncan (7896)-1978Aucune donnéeChêne de GarryProvinciale (réserve écologique)-
6Saltspring I. (7422)6a20025-20 touffesChêne de GarryProvinciale (réserve écologique)-
--6b2002Aucune donnéeChêne de GarryProvinciale (réserve écologique-
--6c2002Aucune donnéeChêne de GarryProvinciale (réserve écologique-
--6d2002Aucune donnéeChêne de GarryProvinciale (réserve écologique-
--6e*2006Grande colonieChêne de GarryProvinciale (réserve écologiqueNouvelle
7Saltspring I. (7855)72001Aucune donnée (2001, 2002), > 5 colonies (2007)Chêne de GarryProvinciale (parc)-
8Saltspring I. (7856)*8-Données sensibles---
9North Saanich (7418)9a200215 coussinets (2002), 5‑20 touffes (2002)Chêne de GarryBord de route / école-
--9b2002Aucune donnéeChêne de GarryBord de route / école-
--9c2002Aucune donnéeChêne de GarryBord de route / école-
10North Saanich (7419)1020025 ou 6 coussinets (2002),
< 5 touffes (2002)
Chêne de GarryBord de route-
11Victoria (11168)*112010Aucune donnéeChêne de GarryCollègeNouvelle
12Saanich (7423)1220025-20 touffesChêne de GarryParc municipal-
13Saanich (7409)13a2001Aucune donnéeChêne de GarryParc municipal-
--13b2001Aucune donnéeChêne de GarryParc municipal-
--13c2001Aucune donnéeChêne de GarryParc municipal-
--13d2001Aucune donnéeChêne de GarryParc municipal-
--13e2001Aucune donnéeChêne de GarryParc municipal-
--13f20018 petits coussinetsChêne de GarryParc municipal-
--13g2002Aucune donnéeChêne de GarryParc municipal-
--13h2002Aucune donnéeChêne de GarryParc municipal-
--13i200211 touffesChêne de GarryInstallations municipales-
--13j2002Aucune donnéeChêne de GarryInstallations municipales-
--13k2002Aucune donnéeChêne de GarryInstallations municipales-
--13l200214 coussinetsChêne de GarryParc municipal-
--13m2002Aucune donnéeChêne de GarryParc municipal-
--13n2002Aucune donnéeChêne de GarryParc municipal-
--13o20035-20 touffesChêne de GarryParc municipal-
14Saanich (7412)142002Aucune donnéeChêne de GarryUniversité-
15Saanich (7406)15a2001Aucune donnée (2001), 11 touffes (2002)Chêne de GarryParc municipal-
--15b2002Aucune donnéeChêne de GarryParc municipal-
16Saanich (7411)16a200230 coussinets (2002), > 20 touffes (2002)Chêne de GarryBord de route-
--16b2002Aucune donnéeChêne de GarryBord de route-
--16c2002Aucune donnéeChêne de GarryBord de route-
--16d*20082-3 touffesChêne de GarryPrivée (résidentielle)Nouvelle
17Oak Bay (7403)17a2001> 20 colonies (2001)Chêne de GarryBord de route-
--17b*2007> 20 colonies (2007)Chêne de GarryCollègeNouvelle
18Oak Bay (7407)18a2001Aucune donnée (2001), 13 touffes (2002), 5‑20 touffes (2003)Chêne de GarryParc municipal-
--18b2001Aucune donnéeChêne de GarryParc municipal-
--18c2001Aucune donnéeChêne de GarryParc municipal-
--18d2001Aucune donnéeChêne de GarryParc municipal-
19Oak Bay (7404)19a2001Aucune donnée (2001, 2002), > 20 touffes (2002)Chêne de GarryMunicipale
(bibliothèque)
-
--19b2001Grande touffe (2001), > 20 touffes (2002)Chêne de GarryBord de route-
--19c2001~40 touffes (2001), < 25 touffes (2003)Chêne de GarryPrivée (résidentielle)-
--19d*2009Aucune donnéeChêne de GarryBord de routeNouvelle
--19e*2009Aucune donnéeMortier, mur de pierresBord de routeNouvelle
--19f*2010Aucune donnéeChêne de GarryMunicipale (cour de travaux publics)Nouvelle
20Victoria (7425)-2003> 20 touffes (2003)Chêne de Garry, érable à grandes feuillesParc urbainNouvelle
21Victoria (7415)21a2002> 20 touffes (2002)Chêne de GarryParc urbain-
--21b2002Aucune donnéeChêne de GarryParc urbain-
22Victoria (7410)22a2001> 10 touffes (2001)Chêne de GarryParc municipal-
--22a20025-20 touffes (2002)Chêne de GarryParc municipal-
--22b2001Aucune donnée (2001)Chêne de GarryParc municipal-
--22c2001Aucune donnée (2001)Chêne de GarryParc municipal-
--22d2001Aucune donnée (2001)Chêne de GarryParc municipal-
--22e2002Plusieurs coussinets (2002), > 20 touffes (2003)Chêne de GarryPrivée (résidentielle)-
--22f*2009Aucune donnéeOrmeBord de routeNouvelle
--22g*2009Aucune donnéeChêne de GarryBord de routeNouvelle
--22h*2009Aucune donnéeChêne de GarryBord de routeNouvelle
--22i*2009Aucune donnéeOrmeBord de routeNouvelle
--22j*2011Aucune donnéeLiquidambarBord de routeNouvelle
--22k*2011Aucune donnéeChêne de GarryBord de routeNouvelle
23Victoria (7408)23a1930Aucune donnée (1930, 1996, 2001), > 20 touffes (2002)Chêne de Garry, Érable de NorvègeParc urbain-
--23b2001Aucune donnéeChêne de GarryParc urbain-
--23c2001Aucune donnéeChêne de GarryParc urbain-
--23d2001Aucune donnéeChêne de GarryParc urbain-
--23e*2007Aucune donnéeChêne de GarryParc urbainNouvelle
--23f*2009Aucune donnéeÉrable de NorvègeParc urbainNouvelle
24Victoria (11208)*242010Aucune donnéeLiquidambarBord de routeNouvelle
25Colwood (7414)25a2002> 20 coussinets (2002)Chêne de GarryMunicipale (centre récréatif)-
--25b2002Aucune donnéeChêne de GarryMunicipale (centre récréatif)-
--25c2002Aucune donnéeChêne de GarryMunicipale (centre récréatif)-
26Esquimalt (7416)26a2002Plusieurs coussinets (2002), > 20 touffes (2002)Chêne de GarryÉcole-
--26b2002Aucune donnéeChêne de GarryÉcole-
--26c2002Aucune donnéeChêne de GarryParc municipal-
--26d2002Aucune donnéeChêne de GarryParc municipal-
--26e2002Aucune donnéeChêne de GarryParc municipal-
--26f2002Aucune donnéeChêne de GarryParc municipal-
27Baie Pedder (7897)271976Aucune donnéeChêne de GarryInconnue-
28Vancouver (11213)*282010Aucune donnéeÉrable de NorvègeBord de routeNouvelle
29Langford (7413)29200222 coussinets (2002), > 20 touffes (2002)Chêne de GarryBord de routeDisparue

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Figure 1. Répartition de la tortule à poils lisses au Canada.
Répartition de la tortule à poils lisses au Canada
Description longue pour la figure 1

Carte montrant la répartition de la tortule à poils lisses au Canada. On compte actuellement 28 occurrences connues de l’espèce. Vingt sept de ces occurrences se trouvent dans le sud-est de l’île de Vancouver et les îles Gulf situées à proximité, en Colombie Britannique. Une occurrence se trouve à Vancouver.

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Glossaire

Impact
Mesure dans laquelle on observe, infère ou soupçonne que l’espèce est directement ou indirectement menacée dans la zone d’intérêt. Le calcul de l’impact de chaque menace est fondé sur sa gravité et sa portée et prend uniquement en compte les menaces présentes et futures. L’impact d’une menace est établi en fonction de la réduction de la population de l’espèce, ou de la diminution ou de la dégradation de la superficie d’un écosystème. Le taux médian de réduction de la population ou de la superficie pour chaque combinaison de portée et de gravité correspond aux catégories d’impact suivantes : très élevé (déclin de 75 %), élevé (40 %), moyen (15 %) et faible (3 %). Inconnu : catégorie utilisée quand l’impact ne peut être déterminé (p. ex. lorsque les valeurs de la portée ou de la gravité sont inconnues); non calculé : l’impact n’est pas calculé lorsque la menace se situe en dehors de la période d’évaluation (p. ex. l’immédiateté est insignifiante/négligeable ou faible puisque la menace n’existait que dans le passé); négligeable : lorsque la valeur de la portée ou de la gravité est négligeable; n’est pas une menace : lorsque la valeur de la gravité est neutre ou qu’il y a un avantage possible.
Portée
Proportion de l’espèce qui, selon toute vraisemblance, devrait être touchée par la menace d’ici 10 ans. Correspond habituellement à la proportion de la population de l’espèce dans la zone d’intérêt (généralisée = 71-100 %; grande = 31-70 %; restreinte = 11-30 %; petite = 1-10 %; négligeable = < 1 %).
Gravité
Au sein de la portée, niveau de dommage (habituellement mesuré comme l’ampleur de la réduction de la population) que causera vraisemblablement la menace sur l’espèce d’ici une période de 10 ans ou de 3 générations (extrême = 71-100 %; élevée = 31-70 %; modérée = 11-30 %; légère = 1-10 %; négligeable = < 1 %; neutre ou avantage possible = > 0 %).
Immédiateté
Élevée = menace toujours présente; modérée = menace pouvant se manifester uniquement dans le futur (à court terme [< 10 ans ou 3 générations]) ou pour l’instant absente (mais susceptible de se manifester de nouveau à court terme); faible = menace pouvant se manifester uniquement dans le futur (à long terme) ou pour l’instant absente (mais susceptible de se manifester de nouveau à long terme); insignifiante/négligeable = menace qui s’est manifestée dans le passé et qui est peu susceptible de se manifester de nouveau, ou menace qui n’aurait aucun effet direct, mais qui pourrait être limitative.

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Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

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Définitions (2014)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.
Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.
Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
En voie de disparition (VD)
(Remarque : Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.)
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
Préoccupante (P)
(Remarque : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.)
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
Non en péril (NEP)
(Remarque : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.)
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
Données insuffisantes (DI)
(Remarque :Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».)
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

Remarque : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

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