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Fiche d'information
Rétablissement d’espèces désignées - Loi sur les espèces en péril

Les objectifs de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada sont d'empêcher la disparition, voire l'extinction, d'espèces sauvages, de rendre possible le rétablissement d'espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et de gérer les populations d'espèces préoccupantes de façon à empêcher qu'elles ne soient menacées de disparaître.

Favorisant la réalisation de ces objectifs, la LEP exige que l'on dresse pour chaque espèce en voie de disparition un programme de rétablissement, c'est à dire ce qu'il faut faire pour arrêter et même renverser la diminution des populations. Chaque programme de rétablissement contient des buts et objectifs, définit autant que possible l'habitat essentiel et décrit les travaux de recherche et de gestion nécessaires. On le prépare en consultation et collaboration avec le ou les gouvernements provinciaux ou territoriaux en cause, le conseil de gestion de la faune, les organisations autochtones et les autres intéressés.

Un programme de rétablissement peut s'appliquer à plusieurs espèces situées dans la même région ou écosystème ou menacées par des dangers semblables. Le registre public des espèces en péril (voir http://www.registrelep.gc.ca) compte des programmes finals ou proposés pour 105 espèces menacées, et 100 autres en sont à une étape ou l'autre de la procédure de consultation et d'approbation. En outre, plus de 150 équipes d'experts des administrations fédérale, provinciales et territoriales et d'activistes écologiques travaillent à planifier le rétablissement de différentes espèces et de leurs habitats. De nouveaux programmes de rétablissement sont affichés sur le site du registre public de la LEP à longueur d'année.

Exemples :

Récemment, les programmes de rétablissement y ont été ajoutés pour les espèces suivantes : la Grue blanche, le Magnolia acuminé, le renard véloce et l'Omble de fontaine aurora. Ces espèces constituent une bonne représentation des espèces terrestres et aquatiques, des oiseaux migrateurs de notre pays et de la diversité de leurs habitats.

La Grue blanche

La Grue blancheLa Grue blanche est l'une des espèces vedettes du mouvement nord-américain de conservation des espèces sauvages; elle symbolise la lutte pour la survie qui caractérise de nombreuses espèces en voie de disparition dans le monde. On se sert souvent de ce grand oiseau photogénique très prisé par le public pour illustrer des documents sur les espèces en péril.

Ayant déjà compté plusieurs milliers d'individus, la Grue blanche a frôlé la disparition dans les années 1940 : il n'en restait plus que 21 au monde. Heureusement, cet oiseau majestueux a été sauvé de l'extinction : en mars 2007, la population migratrice au Canada avait atteint 237 individus. Toujours sur la voie, précaire, du rétablissement, la Grue blanche reste inscrite comme espèce en voie de disparition au Canada et aux États-Unis.

Historiquement, ce sont la chasse et la destruction des aires de nidification par l'exploitation agricole dans les Prairies qui ont fait décliner le nombre de Grues blanches. L'espèce demeure en voie de disparition à cause de son petit nombre, de son faible potentiel reproductif une maturité sexuelle tardive et d'un faible recrutement à la population, de l'utilisation deux fois l'an d'une voie migratoire dangereuse et de nombreuses contraintes d'origine humaine dans les territoires d'hivernage. Parmi les menaces qui pèsent sur la Grue blanche sauvage, il y a les collisions avec des structures artificielles comme des lignes électriques, la chasse, la prédation, les maladies, la destruction d'habitats, le temps violent et la perte des deux tiers de sa diversité génétique initiale. Les facteurs qui menacent la Grue blanche en captivité comprennent les maladies, les accidents et une diversité génétique limitée.

L'objectif général du rétablissement de la Grue blanche est de la protéger, de la restaurer et de la gérer afin qu'elle devienne autosuffisante à l'état sauvage en Amérique du Nord; elle n'aurait alors plus besoin de la protection de la Loi sur les espèces en péril et de la Endangered Species Act des É. U. L'objectif à long terme : 1 000 Grues blanches en Amérique du Nord d'ici 2035.

Le programme de rétablissement inclut comme habitats essentiels l'aire de reproduction du parc national Wood Buffalo, protégé en vertu de la Loi sur les parcs nationaux du Canada. On a cherché à protéger cette aire au maximum en la désignant comme zone de conservation spéciale. Elle est aussi désignée comme zone humide d'importance internationale aux termes de la Convention de Ramsar et comme " zone aviaire importante " par BirdLife International. Ces désignations la protègent contre plusieurs menaces d'origine humaine.

Le Magnolia acuminé

Le Magnolia acuminé est la seule espèce indigène du genre Magnolia en Ontario. Essence forestière, il peut atteindre 30 mètres dans son aire de répartition en Ontario. Ses feuilles sont grandes, simples et non dentées. Ses grandes fleurs jaune verdâtre, qui s'épanouissent au début de l'été, sont pollinisées par des coléoptères et d'autres insectes. Le nom commun anglais de cet arbre, Cucumber Tree, est dû à la légère ressemblance du fruit immature avec le concombre.

Au Canada, la répartition du Magnolia acuminé est très restreinte : il n'est présent que dans deux régions du sud de l'Ontario. De récents travaux intensifs d'inventaire et de cartographie ont permis d'établir à 283 le nombre total d'arbres matures et de gaulis à l'état sauvage. En outre, plus de 100 semis ont été recensés, la plupart formant une seule population. Un recrutement modéré a été observé à l'intérieur de l'habitat forestier de l'espèce. Il faudrait mieux comprendre la menace que posent la fragmentation du paysage et la petite taille des populations pour raffiner les mesures de rétablissement.

Le programme de rétablissement vise à assurer la conservation du Magnolia acuminé et, au besoin, à réaménager l'espèce en populations autosuffisantes dans les deux régions de son aire de répartition canadienne naturelle, dans l'extrême sud-ouest de l'Ontario.

Certaines démarches du programme de rétablissement dépassent la simple protection des peuplements actuels et dépendent de recherches en cours ou même futures. En effet, il faudrait connaître mieux la biologie de pollinisation de l'espèce, la dispersion de ses graines, l'établissement des semis et la génétique des populations. Le rapport décrit et priorise les programmes de recherche nécessaires à la mise en œuvre des mesures de rétablissement. Des habitats essentiels ont été déclarés pour six peuplements de dix ou plus de dix arbres matures.

Renard véloce

Renard véloceLes renards véloces s'observent principalement dans les prairies à herbes courtes et à herbes mixtes d'Amérique du Nord. Ceux-ci étaient disparus du Canada. Lors du recensement de 2006, on a relevé une petite population de quelque 647 individus établie en Alberta et en Saskatchewan à la suite de réintroductions. Ses membres de reproduisent en liberté, bien qu'elle demeure à risque à cause de la prédation et de la perte d'habitat.

Le renard véloce est surtout exposé à la perte, la dégradation et la fragmentation de son habitat; à la prédation et à l'exclusion compétitive de la part du coyote et du renard roux; à la mortalité attribuable aux véhicules; à la maladie; à l'empoisonnement et au piégeage. Les changements climatiques, les modifications de son habitat et les mutations de son aire de répartition menacent également sa survie.

L'objectif à long terme est de rétablir, d'ici 2026, une population viable d'au moins 1 000 individus matures capables de se reproduire, et qui ne devrait pas subir une réduction supérieure à 30 % sur une période de dix ans. Afin d'évaluer l'évolution de ce programme, on a également établi un objectif de rétablissement à plus court terme : d'ici 2010, une population d'au moins 250 individus capables de se reproduire. Dans le cadre de la stratégie de rétablissement, on complétera en 2008 un addenda identifiant en partie l'habitat essentiel du renard véloce.

L'Omble de fontaine aurora

Il est généralement admis que l'Omble de fontaine aurora est une forme de l'Omble de fontaine (Salvelinus fontinalis) exclusivement indigène aux lacs Whirligig et Whitepine. Ces deux lacs sont situés dans le même bassin versant du parc provincial Lady Evelyn Smoothwater, à environ 110 kilomètres de Sudbury (Ontario). Bien qu'il existe de nombreuses similarités entre les deux Ombles, on a noté d'importantes différences chez l'Omble aurora : coloration, structure squelettique et peut-être même comportement pendant la fraie. Les arguments en faveur de sa désignation comme sous-espèce reposent sur ces différences.

On a noté la diminution des populations sauvages de l'Omble de fontaine aurora dès les années quarante; leur disparition vers 1967 est due à l'acidification des eaux. Après qu'un traitement à la chaux des deux lacs indigènes en ait rétabli le pH, l'Omble aurora y a été restauré vers le milieu des années 1990.

Le principal objectif à long terme du programme de rétablissement est de maintenir des populations viables dans les lacs Whirligig et Whitepine. Trois buts secondaires ont aussi été fixés : établir une population autosuffisante viable d'Ombles aurora dans un ou deux lacs non indigènes bien tamponnés (non acides), qui serviront de refuges pour un cheptel de géniteurs sauvages, pour le bénéfice des populations indigènes des lacs Whitepine et Whirligig; élucider le statut taxinomique de l'Omble aurora, c'est-à-dire déterminer si elle est distincte de l'omble de fontaine au niveau de la génétique moléculaire; enfin, maintenir le programme de reproduction en captivité. Les habitats essentiels cernés sont les deux lacs indigènes, dans le parc provincial Lady Evelyn Smoothwater.

La coopération fédérale-provinciale-territoriale est la clé

Le gouvernement du Canada collabore avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les conseils de gestion de la faune et les organisations autochtones afin de préparer des programmes de rétablissement qui reposent sur les meilleures connaissances disponibles et que tous les intéressés appuient.

Les programmes de rétablissement font partie des démarches que les Canadiens et Canadiennes veulent voir leurs gouvernements appliquer. Préserver la biodiversité de notre environnement est essentiel à la santé de celui-ci ainsi qu'à la prospérité économique à long terme du pays.

La mise en œuvre de la Loi sur les espèces en péril (LEP) renforce l'engagement du gouvernement à assurer la protection des espèces menacées et de leurs écosystèmes. D'après la Loi, l'intendance est la première mesure à prendre pour conserver un habitat. La protection des espèces est une responsabilité qui incombe à tous les citoyens. Le gouvernement est bien résolu à continuer de travailler avec ceux-ci afin d'appliquer la LEP.

Aussi le gouvernement invite-t-il l'ensemble des Canadiennes et Canadiens à s'associer avec lui et à soutenir la mise en œuvre de programmes de rétablissement, pour le bénéfice des espèces et de la société canadienne. Pour les personnes qui voudraient faire quelque chose pour les espèces en péril, les documents sur ces programmes sont des mines d'information sur les dangers et sur les mesures de rétablissement nécessaires. On consulte les propriétaires de terrains touchés par l'identification d'habitats essentiels, et ils coopèrent afin de protéger ces habitats.

Vous trouverez plus d'information sur la LEP, le programme national de rétablissement, le Programme d'intendance de l'habitat pour les espèces en péril et le Programme canadien de protection des espèces en péril à http://www.registrelep.gc.ca/; vous pouvez aussi appeler l'Informathèque d'Environnement Canada à 1-800-668-6767.