Plan d'action pour les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda (Gasterosteus aculeatus) au Canada

Table des matières

Liste des figures

  • Figure 1. Répartition des épinoches à trois épines limnétiques et benthiques du lac Paxton
  • Figure 2. Répartition des épinoches à trois épines limnétiques et benthiques du ruisseau Vananda
  • Figure 3. Étendue géographique de l'habitat essentiel des épinoches à trois épines limnétiques et benthiques du lac Paxton
  • Figure 4. Étendue géographique de l'habitat essentiel des épinoches à trois épines limnétiques et benthiques du ruisseau Vananda

Liste des tableaux

  • Tableau 1. Mesures à prendre par Pêches et Océans Canada
  • Tableau 2. Mesures à prendre en collaboration entre Pêches et Océans Canada et ses partenaires ainsi que d'autres agences, organisations ou personnes
  • Tableau 3. Mesures qui donnent à d’autres instances, organisations et personnes l'occasions de prendre l'initiative
  • Tableau 4. Sommaire des fonctions, caractéristiques et attributs biophysiques de l'habitat essentiel des épinoches benthiques et limnétiques du lac Paxton et du ruisseau Vananda
  • Tableau 5. Exemples d'activités susceptibles d'entraîner la destruction de l'habitat essentiel

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Plan d'action pour les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda (Gasterosteus aculeatus) au Canada

Proposition

2016

Paires d'espèces d'épinoches

Paires d'espèces d'épinoches

Citation recommandée :

Pêches et Océans Canada, 2016. Plan d'action pour les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda (Gasterosteus aculeatus) au Canada [Proposition]. Série de plans d'action de la Loi sur les espèces en péril. Pêches et Océans Canada, Ottawa. v + 47 p.

Pour obtenir des exemplaires du plan d’action ou de plus amples renseignements sur les espèces en péril, y compris les rapports de situation du COSEPAC, les descriptions de la résidence, les programmes de rétablissement et d'autres documents liés au rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril.

Illustration de la couverture : Paire d'espèces d'épinoches du lac Paxton, en Colombie-Britannique. Le poisson du haut est une épinoche benthique gravide du lac Paxton; le poisson du bas est une épinoche limnétique gravide du lac Paxton. Source : Todd Hatfield (Solander Ecological Research)

Also available in English under the title:
Action Plan for the Paxton Lake and Vananda Creek Stickleback Species Pairs (Gasterosteus aculeatus) in Canada.

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par la ministre des Pêches et des Océans du Canada, 2016. Tous droits réservés.
L'ISBN doit être indiqué par l'organisme responsable de la LEP
Le numéro de catalogue doit être indiqué par l'organisme responsable de la LEP.

Le contenu du présent document (à l’exception des illustrations) peut être utilisé sans permission, sous réserve de mention de la source.

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Préface

En vertu de l'Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéraux, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d'établir une législation et des programmes complémentaires qui assureront la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) [LEP], les ministres fédéraux compétents sont chargés de l'élaboration de plans d'action pour les espèces qui ont été désignées comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et dont le rétablissement a été jugé réalisable. Ils doivent aussi rendre compte des progrès cinq ans après la publication de la version définitive du document dans le Registre public des espèces en péril.

Le ministre des Pêches et des Océans est le ministre compétent aux termes de la LEP pour les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda; il a préparé le présent plan d'action pour mettre en œuvre le Programme de rétablissement des épinoches du lac Paxton, du lac Enos et du ruisseau Vananda (Gasterosteus spp.) au Canada(ÉNRPEE 2007), conformément à l'article 47 de la LEP. Pour l’élaboration d’un plan d’action, le ministre compétent tient compte, selon l'article 38 de la LEP, de l’engagement qu’a pris le gouvernement du Canada de conserver la diversité biologique et de respecter le principe selon lequel, s’il existe une menace d’atteinte grave ou irréversible à l’espèce inscrite, le manque de certitude scientifique ne doit pas être prétexte à retarder la prise de mesures efficientes pour prévenir sa disparition ou sa décroissance. Le plan a été préparé autant que possible en collaboration avec le gouvernement de la Colombie-Britannique, aux termes du paragraphe 48(1) de la LEP.

Comme indiqué dans le préambule de la LEP, la réussite du rétablissement de cette espèce dépendra de l'engagement et de la collaboration d'un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des recommandations et des mesures formulées dans le présent plan d'action. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Pêches et Océans Canada ou sur toute autre autorité seule. Les frais de conservation des espèces en péril sont partagés entre les différentes instances. Tous les Canadiens sont invités à appuyer et à mettre en œuvre ce plan d'action dans l'intérêt des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda, mais également de l'ensemble de la société canadienne.

En vertu de la LEP, un plan d'action fournit la planification détaillée du rétablissement qui appuie l'orientation stratégique énoncée dans le programme de rétablissement de l'espèce. Le plan décrit les mesures de rétablissement à prendre par Pêches et Océans Canada et d'autres administrations ou organisations pour aider à atteindre les objectifs en matière de population et de répartition indiqués dans le programme de rétablissement. La mise en œuvre du présent plan d'action est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des administrations et des organismes participants.  

Remerciements

Pêches et Océans Canada (MPO) souhaite reconnaître la contribution de ceux qui ont appuyé l'élaboration du plan d'action pour les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda. Les mesures de rétablissement ont d'abord été définies dans le programme de rétablissement de ces espèces (ÉNRPEE 2007) et ont ensuite été discutées et peaufinées à l'aide de nouveaux renseignements obtenus au cours d'un atelier tenu en mars 2011 par le MPO à Van Anda, sur l'île Texada, en Colombie-Britannique. Les idées précieuses suggérées durant l'atelier ont d'abord été utilisées par Acroloxus Wetlands Consultancy Ltd, puis par le MPO pour orienter l'élaboration du présent plan d’action. Ces idées serviront, dans la mesure du possible, à mieux orienter la mise en œuvre des mesures définies dans le plan.

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Sommaire

Les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda (Gasterosteus aculeatus) ont été inscrites en tant qu'espèce en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en 2003 lorsque la Loi est entrée en vigueur. Le présent plan d'action fait partie d'une série de documents interdépendants qui doivent être pris en compte ensemble, y compris le rapport de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) ainsi que le programme de rétablissement.

Les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda (Gasterosteus aculeatus) sont endémiques à l'île Texada, en Colombie-Britannique. Chaque paire comporte une espèce « limnétique » qui s'alimente à la surface et est spécialisée pour consommer du zooplancton ainsi qu'une espèce « benthique » spécialisée pour se nourrir d'invertébrés benthiques dans la zone littorale. Ces petits poissons d'eau douce sympatriques ont probablement évolué à partir de l'épinoche à trois épines (Gasterosteus aculeatus), un poisson marin. L'histoire généalogique unique et récente de ces quatre espèces est d'un grand intérêt et d'une grande valeur du point de vue scientifique.

Le présent plan d’action concerne les quatre espèces formant les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda. Il présente les mesures qui offrent les meilleures chances d'atteindre les objectifs en matière de population et de répartition des espèces, y compris les mesures à prendre pour s'attaquer aux menaces pesant sur les espèces et surveiller le rétablissement de ces dernières. L'objectif du programme de rétablissement est d'assurer la viabilité à long terme de l’ensemble des populations des paires d'espèces d'épinoches. C'est en raison de cette répartition très limitée que ces espèces seront toujours, dans une certaine mesure, en péril.

Les objectifs à court terme (pour les cinq prochaines années) et à long terme (pour les vingt prochaines années) en matière de répartition de la population (autrefois appelés « buts et objectifs de rétablissement ») des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda énoncés dans le programme de rétablissement visent à « Maintenir des populations autosuffisantes de paires d'espèces d'épinoches dans le réseau hydrographique du lac Paxton et du ruisseau Vananda. »

La section 1.2 présente les mesures à prendre par Pêches et Océans Canada (tableau 1), les mesures à prendre conjointement par Pêches et Océans Canada et ses partenaires, d'autres organismes, organisations et personnes (tableau 2) ainsi que les mesures qui donnent à d'autres instances, organisations et personnes l'occasion de prendre l'initiative (tableau 3). Les mesures indiquées dans la section 1.2 relèvent des stratégies générales suivantes :

  • élaborer et mettre en œuvre des programmes de surveillance;
  • élaborer un plan de gestion des espèces aquatiques envahissantes (appelé « plan de gestion des espèces exotiques » dans le programme de rétablissement);
  • mener des recherches sur les paires d'espèces d'épinoches et étudier les possibles répercussions sur la qualité de l'eau découlant de l'utilisation d'explosifs dans le cadre de l'exploitation minière dans les réseaux hydrographiques;1
  • établir les objectifs en matière de qualité de l'eau pour tous les lacs contenant les paires d'espèces;
  • établir un plan exhaustif de gestion de l'eau pour chaque réseau hydrographique;
  • concevoir des stratégies de gestion des terres (p. ex. pour les propriétés privées et les terres de la Couronne);
  • établir et soutenir des groupes de mise en œuvre du rétablissement (GMR);
  • déterminer les impacts potentiels de l'utilisation de lacs contenant les paires d'espèces d'épinoches à des fins récréatives et élaborer des mesures d'atténuation au besoin2;
  • élaborer et mettre en œuvre des plans d'information et d'éducation concernant les paires d'espèces d'épinoches.

L'habitat essentiel des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda est défini aussi précisément que possible, avec les meilleurs renseignements disponibles; les fonctions et les caractéristiques nécessaires pour appuyer les processus du cycle biologique de l'espèce sont également précisées. Le présent plan d'action définit l'habitat essentiel pour les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda comme l'intégralité des lacs Paxton, Spectacle, Priest et Emily (comportant chacun une largeur riveraine de 15 mètres entourant les périmètres mouillés), le cours d’eau et le marais entre les lacs Emily et Priest, ainsi que le marais peu profond entre les lacs Spectacle et Priest (comportant chacun une largeur riveraine de 30 mètres entourant les périmètres mouillés) (section 2.2). La protection de l'habitat essentiel de l'espèce contre la destruction devrait prendre la forme d’un arrêté en conseil visant la protection de l'habitat essentiel en vertu des paragraphes 58(4) et 58(5) de la LEP, qui invoquera l’interdiction, prévue au paragraphe 58(1), de la destruction de l’habitat essentiel désigné (section 2.3).

Les coûts socioéconomiques associés au plan d'action et les avantages qui découleront de sa mise en œuvre sont présentés dans la section 3.

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1. Mesures de rétablissement

1.1 Contexte et portée du plan d'action

Ces poissons appelés « paires d'espèces d'épinoches » auraient évolué à partir de l'épinoche à trois épines (Gasterosteus aculeatus), un poisson marin. Leur histoire généalogique unique et récente est d'un grand intérêt et d'une grande valeur du point de vue scientifique. Selon de fortes indications, ces paires d'épinoches seraient parmi les plus jeunes espèces sur la planète, puisqu'elles se seraient développées après la dernière glaciation, il y a moins de 13 000 ans. Elles constituent également l'un des meilleurs exemples de radiation adaptative rapide et d'évolution parallèle (cité dans Wood et al. 2004).

Les paires d'espèces d'épinoches sympatriques3 n'ont été observées que dans un petit nombre de lacs en Colombie-Britannique. Les deux espèces formant chaque paire sont distinctes l'une de l'autre sur les plans génétiques et morphologiques. Même si elles vivent dans le même lac, elles sont isolées sur le plan reproductif. Chaque paire comporte une espèce « limnétique » qui s'alimente à la surface et est spécialisée pour consommer du zooplancton ainsi qu'une espèce « benthique » spécialisée pour se nourrir d'invertébrés benthiques dans la zone littorale.

Les deux paires d'espèces d'épinoches concernées par le présent plan d'action sont endémiques dans le réseau hydrographique du lac Paxton4et celui du ruisseau Vananda, sur l'île Texada, dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique. L'une des deux paires est formée de l'épinoche à trois épines benthique du lac Paxton et de l'épinoche à trois épines limnétique du lac Paxton, qui ne sont présentes que dans ce lac. Les épinoches à trois épines benthique et limnétique du ruisseau Vananda sont présentes dans les lacs Spectacle5, Priest et Emily6. Elles se déplacent également dans les deux directions entre les lacs Spectacle et Priest, empruntant les marais peu profonds (COSEPAC 2010a) et le cours d'eau et le marais entre les lacs Emily et Priest (Taylor et McPhail 2000). Les figures 1 et 2 illustrent la répartition des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda.

La paire d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda (Gasterosteus aculeatus) a d'abord été évaluée comme étant en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en mai 2000. Cette évaluation a été réexaminée, puis confirmée en avril 2010. Les quatre espèces ont été inscrites comme espèces en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) (L.C. 2002, ch. 29) en juin 2003 lorsque la Loi est entrée en vigueur. Les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda ont été évaluées comme étant en péril, car elles constituent des espèces uniques endémiques à une aire de répartition limitée (COSEPAC 2010a, b). Elles sont gravement menacées de disparition en raison de l'introduction d'espèces aquatiques envahissantes ainsi qu'à la perte et à la dégradation de l'habitat causées par les activités d'extraction d'eau et d'utilisation des terres dans les réseaux hydrographiques environnants (COSEPAC 2010a, b). Deux autres paires d'espèces d'épinoches de l'île Lasqueti et de l'île de Vancouver7 ont disparu après l'introduction d'espèces envahissantes (COSEPAC 2010a, 2010b).

La version définitive du programme de rétablissement qui traite des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda, ainsi que d'une paire d'espèces du lac Enos sur l'île de Vancouver (ÉNRPEE 2007) a été publiée sur le Registre public des espèces en péril en 2007. Le Programme de rétablissement des épinoches du lac Paxton, du lac Enos et du ruisseau Vananda (Gasterosteus spp.)au Canada définit les menaces, les objectifs en matière de population et de répartition (auparavant appelés buts et objectifs en matière de rétablissement) et les approches de rétablissement générales (auparavant appelées « stratégies visant à contrer les menaces ») pour ces six espèces.

L'information fournie dans le présent plan d’action complète l'information contenue dans le programme de rétablissement susmentionné. Pour obtenir une description détaillée des espèces et d'autres renseignements de base, le lecteur devrait consulter le programme de rétablissement.

Le présent plan d’action concerne toute l'aire de répartition des quatre espèces formant les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda. Il n'aborde pas les épinoches limnétiques et benthiques du lac Enos, car de récents résultats de recherche indiquent que ces espèces se sont probablement effondrées, puis regroupées en un essaim hybride8 (Taylor et al. 2006), et il ne traite pas des paires d'espèces d'épinoches du lac Hadley, car elles ne sont pas inscrites en vertu de la LEP.

Le présent plan d’action définit les mesures de rétablissement visant à mettre en œuvre les approches de rétablissement générales énoncées dans le programme de rétablissement des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda. Ces mesures visent à soutenir les progrès réalisés par rapport à l'objectif en matière de population et de répartition pour les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda, qui consiste à « maintenir des populations autosuffisantes de paires d’espèces d’épinoches dans le réseau hydrographique du lac Paxton et dans celui du ruisseau Vananda » (ÉNRPEE 2007). Pour obtenir de plus amples renseignements sur l'objectif en matière de population et de répartition ainsi que les approches de rétablissement générales des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda, veuillez consulter les sections 7, 8 et 9 du programme de rétablissement (ÉNRPEE 2007).

Le présent plan d'action décrit également les résidences et désigne l'habitat essentiel des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda.

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Description longue de la figure 1

La figure 1 s'intitule « Répartition des épinoches à trois épines limnétiques et benthiques du lac Paxton ». La carte montre la région entourant le lac Paxton, situé sur l'île Texada, en Colombie-Britannique. On y voit le périmètre du bassin hydrographique du ruisseau Myrtle (ligne pointillée brune), les cours d'eau (lignes bleues), les zones humides (zones à contour bleu contenant des symboles bleus représentant la végétation) et les routes (lignes continues noires et lignes pointillées grises) comme le chemin de la baie Gillies et le chemin de l'aéroport. L'aire de répartition connue des épinoches à trois épines benthiques et limnétiques du lac Paxton est délimitée par un contour bleu accompagné de points orange qui encerclent le lac Paxton; cette zone comporte des lignes diagonales noires. La carte principale est à l'échelle 1:18 000 et les marques de latitude et de longitude de la grille apparaissent dans la bordure extérieure. On voit dans le coin inférieur gauche une carte en médaillon qui montre le bassin hydrographique du ruisseau Myrtle, les routes, les villes et les villages (points rouges), le détroit de Georgia, le détroit de Malaspina, une portion de la partie continentale, la presque totalité de l'île Texada et plusieurs autres îles plus petites. Il y a une autre carte en médaillon, dans la légende près du coin inférieur droit, qui montre l'emplacement de l'aire de répartition des espèces par rapport à la frontière américaine et l’île de Vancouver.

Figure 1. Répartition des épinoches à trois épines limnétiques et benthiques du lac Paxton

Carte

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Description longue de la figure 2

La figure 2 s'intitule « Répartition des épinoches à trois épines limnétiques et benthiques du ruisseau Vananda ». La carte montre la région entourant le bassin hydrographique du ruisseau Vananda, situé sur l'île Texada, en Colombie-Britannique. On y voit le périmètre du bassin hydrographique du ruisseau Vananda (ligne pointillée brune), les cours d'eau (lignes bleues), les zones humides (zones à contour bleu contenant des symboles bleus représentant la végétation) et les routes (lignes continues noires et lignes pointillées grises). L'aire de répartition connue des épinoches à trois épines benthiques et limnétiques du ruisseau Vananda est délimitée par un contour bleu accompagné de points orange qui encerclent les lacs Spectacle, Priest et Emily et de lignes diagonales noires qui couvrent la zone de ces lacs, ou encore par des lignes bleues accompagnées de points rouges qui représentent les cours d'eau et les marais servant possiblement à passer d'un lac à l'autre. La carte principale est à l'échelle 1:35 000 et les marques de latitude et de longitude de la grille apparaissent dans la bordure extérieure. On voit dans le coin inférieur gauche une carte en médaillon qui montre le bassin hydrographique du ruisseau Vananda, les routes, les villes et les villages (points rouges), le détroit de Georgia, le détroit de Malaspina, une portion de la partie continentale, la presque totalité de l'île Texada et plusieurs autres îles plus petites. Il y a une autre carte en médaillon, dans la légende près du coin inférieur droit, qui montre l'emplacement de l'aire de répartition des espèces par rapport à la frontière américaine et l’île de Vancouver.

Figure 2. Répartition des épinoches à trois épines limnétiques et benthiques du ruisseau Vananda

Carte

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1.2 Mesures à prendre et calendrier de mise en œuvre

La réussite du rétablissement des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda dépend des mesures prises par un grand nombre de différentes administrations; elle nécessite l'engagement et la coopération d'un grand nombre de parties différentes qui voudront prendre part à la mise en œuvre des directives et des mesures établies dans le présent plan d'action.

Ce plan d’action présente les mesures qui fournissent la meilleure chance d'atteindre les objectifs en matière de population et de répartition pour les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda, y compris les mesures à prendre pour éliminer les menaces pesant sur les espèces et surveiller leur rétablissement, afin de guider non seulement les activités qui devront être prises par Pêches et Océans Canada, mais également celles pour lesquelles d'autres instances, organisations et personnes ont un rôle à jouer. À mesure qu'on obtient de nouveaux renseignements, ces mesures et leur priorité peuvent être modifiées. Pêches et Océans Canada encourage fortement la population canadienne à participer à la conservation des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda en prenant les mesures prioritaires de rétablissement indiquées dans le présent plan d'action.

Le tableau 1 contient les mesures à prendre par Pêches et Océans Canada pour appuyer le rétablissement des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda.

Le tableau 2 contient les mesures à prendre en collaboration entre Pêches et Océans Canada et ses partenaires ainsi que d'autres agences, organisations ou personnes. La mise en œuvre de ces mesures dépendra de cette approche collective pour laquelle Pêches et Océans Canada est un partenaire du rétablissement, mais ne peut mettre en œuvre seul les mesures. Comme on encourage tous les Canadiens à participer au soutien et à la mise en œuvre du présent plan d'action, le tableau 3 présente les mesures restantes qui donnent à d'autres instances, organisations ou personnes de prendre l'initiative pour le rétablissement de l'espèce.

Ces mesures de rétablissement reposent d'abord sur le programme de rétablissement des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton, du lac Enos et du ruisseau Vananda (Gasterosteus spp. ) au Canada (ÉNRPEE 2007); elles ont ensuite fait l'objet de discussions et ont été peaufinées à l'aide de nouveaux renseignements obtenus au cours d'un atelier tenu en mars 2011 par Pêches et Océans Canada à Van Anda, sur l'île Texada, en Colombie-Britannique. Si votre organisation souhaite participer à l'une de ces mesures, veuillez communiquer avec le bureau des espèces en péril de la Région du Pacifique à l'adresse sara@pac.dfo-mpo.gc.ca.

Le MPO a déjà mis en œuvre les mesures nécessaires à la stratégie générale visant à élaborer des protocoles rigoureux d'enquêtes scientifiques pour les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda, par conséquent, cette approche de rétablissement n'est pas abordée dans le tableau ci-dessous. La section 3 résume les mesures qui ont déjà été mises en place et qui sont favorables aux paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda.

Les stratégies générales du programme de rétablissement qui visent la paire d'espèces d'épinoches du lac Enos ne sont pas traitées dans le présent plan d'action.

La mise en œuvre du présent plan d'action est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des administrations et des organismes participants.

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Description longue du tableau 1

Le tableau 1 s'intitule « Mesures à prendre par Pêches et Océans Canada ». Le tableau se lit horizontalement, de gauche à droite, et comprend 5 colonnes et 5 lignes. Dans la ligne du haut, on trouve les en-têtes des colonnes : No, Mesures de rétablissement, Priorité, Menaces abordées et Calendrier. On fournit en note de bas de page une explication détaillée du terme « priorité ». Les mesures de rétablissement ont ensuite été subdivisées selon les stratégies générales.

Tableau 1. Mesures à prendre par Pêches et Océans Canada 
NoMesures de rétablissementPriorité9Menaces abordéesCalendrier
Stratégie générale : Élaborer et mettre en œuvre des programmes de surveillance.
1Élaborer un plan de surveillance pour les paires d'espèces d'épinoches. 

Le plan de surveillance devrait être suffisamment étoffé pour indiquer clairement les progrès réalisés par rapport à l'objectif en matière de population et de répartition de maintenir des populations autosuffisantes des paires d'espèces d'épinoches.
EEspèces exotiques (y compris les espèces envahissantes et introduites)
Gestion de l'eau (y compris la pollution aquatique et la sédimentation)
Utilisation des terres (y compris la perte ou la dégradation de l'habitat)
Changements climatiques
2018-2020
Description longue du tableau 2

Le tableau 2 s'intitule « Mesures à prendre en collaboration entre Pêches et Océans Canada et ses partenaires ainsi que d'autres agences, organisations ou personnes ». Le tableau se lit horizontalement, de gauche à droite, et comprend 6 colonnes et 20 lignes. Dans la ligne du haut, on trouve les en-têtes des colonnes : No, Mesures de rétablissement, Priorité, Menaces abordées, Calendrier et Collaborateurs. On fournit en note de bas de page une explication détaillée du terme « priorité ». Les mesures de rétablissement ont ensuite été subdivisées selon les stratégies générales. La numérotation des mesures de rétablissement se poursuit depuis le tableau précédent, débutant à 3 et se terminant à 12.

Tableau 2. Mesures à prendre en collaboration entre Pêches et Océans Canada et ses partenaires ainsi que d'autres agences, organisations ou personnes
NoMesures de rétablissementPriorité10Menaces abordéesCalendrierCollaborateurs
Stratégie générale : Élaborer et mettre en œuvre des programmes de surveillance.
2Mettre en œuvre le plan de surveillance des paires d'espèces d'épinoches.EEspèces exotiques (y compris les espèces envahissantes et introduites)
Gestion de l'eau (y compris la pollution aquatique et la sédimentation)
Utilisation des terres (y compris la perte ou la dégradation de l'habitat)
Changements climatiques
À court terme (en fonction de la mise en œuvre de la mesure 1; certaines données de référence déjà recueillies).Groupes de mise en œuvre du rétablissement, chercheurs (p. ex. établissements d'enseignement, experts-conseils), gouvernements locaux ou provinciaux, autres organismes, groupes d'intendance
Stratégie générale : Élaborer un plan de gestion des espèces aquatiques envahissantes (appelé « plan de gestion des espèces exotiques » dans le programme de rétablissement).
3

Élaborer et mettre en œuvre des initiatives visant à prévenir l'arrivée et l'établissement d'espèces exotiques, envahissantes ou introduites dans les lacs qui renferment les paires d'espèces d'épinoches.

Ces initiatives doivent comprendre des mesures visant :

  • à accroître les connaissances sur les EAE afin d'empêcher leur arrivée;
  • à mettre au point et à mettre en œuvre un système de surveillance et de communication pour assurer la détection précoce des espèces aquatiques envahissantes ainsi qu'une intervention rapide si elles sont détectées.
EEspèces exotiques (y compris les espèces envahissantes et introduites)
Utilisation des terres (y compris la perte ou la dégradation de l'habitat)
Court termeGroupes de mise en œuvre du rétablissement, chercheurs (p. ex. établissements d'enseignement, experts-conseils), gouvernements locaux ou provinciaux, groupes d'intendance, autres organismes, groupes ou individus
Stratégie générale : Mener des recherches sur les paires d'espèces d'épinoches et étudier les possibles répercussions sur la qualité de l'eau découlant de l'utilisation d'explosifs dans le cadre de l'exploitation minière dans les réseaux hydrographiques.11
4

Mener des recherches scientifiques qui contribuent au rétablissement ou abordent les lacunes dans les connaissances. Exemples de possibles secteurs qui pourraient faire l'objet de recherche :

  • établir des estimations fiables de la population des lacs Paxton, Priest, Spectacle et Emily;
  • évaluer les répercussions sur les œufs et les larves causées par le retrait temporaire des mâles des nids;
  • surveiller les taux d'hybridation, particulièrement en ce qui a trait aux répercussions de l'élimination des épinoches pures à des fins de recherche;
  • confirmer que les paires d'espèces d'épinoches du ruisseau Vananda sont semblables aux paires d'espèces du lac Paxton sur le plan écologique (c.-à-d. cycles biologiques identiques);
  • en apprendre davantage au sujet de la dispersion et des voies de migration entre les lacs Emily, Priest et Spectacle (paires d'espèces d'épinoches du ruisseau Vananda);
  • déterminer les effets des fluctuations du niveau du lac12;
  • évaluer les impacts du changement des paramètres de la qualité de l'eau comme la turbidité (transmission de la lumière dans la colonne d'eau), le pH, la température et les concentrations de nutriments;
  • évaluer les effets des activités d'utilisation des terres existantes (y compris l'utilisation d'explosifs pour mener les activités d'exploration et d'exploitation minières) sur la qualité de l'eau.
EEspèces exotiques (y compris les espèces envahissantes et introduites)
Gestion de l'eau (y compris la pollution aquatique et la sédimentation)
Utilisation des terres (y compris la perte ou la dégradation de l'habitat)
Court termeGroupes de mise en œuvre du rétablissement (GMR), chercheurs (p. ex. établissements d'enseignement, experts-conseils), industrie, gouvernements locaux ou provinciaux, autres organismes, groupes d'intendance
5Évaluer le risque technique qui accompagnerait les répercussions potentielles à long terme de la future exploitation minière impliquant des paires d'espèces d'épinoches. Cette évaluation devrait indiquer les prévisions relatives à l'expansion des carrières, les voies d'accès potentielles et les processus qui pourraient avoir un impact sur ces paires d'espèces d'épinoches de même que le risque d'impact et les options d'atténuation envisageables.  MGestion de l'eau (y compris la pollution aquatique et la sédimentation)
Utilisation des terres (y compris la perte ou la dégradation de l'habitat)
Moyen termeGroupes de mise en œuvre du rétablissement, chercheurs (p. ex. établissements d'enseignement, experts-conseils), industrie, gouvernements locaux ou provinciaux, autres organismes, groupes d'intendance
6

Étudier les impacts potentiels de l'utilisation du lac à des fins récréatives sur les paires d'espèces d'épinoches, notamment :

  • impact des bateaux à moteur à essence sur la qualité de l'eau
  • impact de l'empoissonnement des lacs ou de l'utilisation d'appâts vivants.
FEspèces exotiques (y compris les espèces envahissantes et introduites)
Gestion de l'eau (y compris la pollution aquatique et la sédimentation)
Utilisation des terres (y compris la perte ou la dégradation de l'habitat)
Long termeGroupes de mise en œuvre du rétablissement, chercheurs (p. ex. établissements d'enseignement, experts-conseils), gouvernements locaux ou provinciaux, groupes d'intendance, autres organismes
7Élaborer des mesures d'atténuation visant à contrer les incidences potentielles découlant de l'utilisation du lac à des fins récréatives, et obtenir des organismes concernés qu'ils adoptent ces mesures.FEspèces exotiques (y compris les espèces envahissantes et introduites)
Gestion de l'eau (y compris la pollution aquatique et la sédimentation)
Utilisation des terres (y compris la perte ou la dégradation de l'habitat)
Long termeGroupes de mise en œuvre du rétablissement, chercheurs (p. ex. établissements d'enseignement, experts-conseils), gouvernements locaux ou provinciaux, groupes d'intendance, autres organismes
Stratégie générale : Établir les objectifs en matière de qualité de l'eau pour tous les lacs comportant les paires d'espèces.
8Établir des objectifs de qualité de l'eau propres au lac ou à l'espèce, afin de répondre aux besoins biologiques de l'espèce et d'aborder les paramètres qui ont une incidence sur la qualité de l'habitat.EGestion de l'eau (y compris la pollution aquatique et la sédimentation)Moyen terme (selon
les résultats
des mesures 4, 5, et 6)
Groupes de mise en œuvre du rétablissement, chercheurs (p. ex. établissements d'enseignement, experts-conseils), gouvernements locaux ou provinciaux, autres organismes, groupes d'intendance
Stratégie générale : Élaborer un plan exhaustif de gestion de l'eau pour chaque réseau hydrographique.
10

Déterminer et évaluer les options de gestion de l'eau pour satisfaire à la fois aux exigences de conservation et aux besoins des intervenants (p. ex. calendrier d'extraction maximale de l'eau durant les périodes de sensibilité moindre) comme suit :

  • en partageant l'information sur les paires d'espèces d'épinoches
  • en examinant le nombre et la portée des permis d'utilisation de l'eau
  • en contrant les répercussions des changements du niveau d'eau des lacs
  • en obtenant la participation des organismes concernés en ce qui concerne les options de conservation et de gestion de l'eau
EGestion de l'eau (y compris la pollution aquatique et la sédimentation)
Utilisation des terres (y compris la perte ou la dégradation de l'habitat)
Changements climatiques
Moyen termeGroupes de mise en œuvre du rétablissement, chercheurs (p. ex. établissements d'enseignement, experts-conseils), industrie, gouvernements locaux ou provinciaux, groupes d'intendance, autres organismes
Stratégie générale : Élaborer des stratégies d'aménagement du territoire (p. ex. pour les propriétés privées et les terres de la Couronne).
11

Déterminer et évaluer les options de planification de l'utilisation des terres et d'aménagement, comme suit :

  • en partageant l'information sur les paires d'espèces d'épinoches, les menaces que posent sur elles l'utilisation des terres ainsi que les mesures d'atténuation et les pratiques d'aménagement visant à contrer ces menaces
  • en encourageant les organismes ou les gouvernements concernés à tenir compte des paires d'espèces d'épinoches dans l'élaboration et la modification des plans d'utilisation des terres, des plans d'urbanisme officiels, des directives d'aménagement et des règlements.
EGestion de l'eau (y compris la pollution aquatique et la sédimentation)
Utilisation des terres (y compris la perte ou la dégradation de l'habitat)
Changements climatiques
Moyen termeGroupes de mise en œuvre du rétablissement, chercheurs (p. ex. établissements d'enseignement, experts-conseils), industrie, gouvernements locaux ou provinciaux, propriétaires fonciers privés,
groupes d'intendance, autres organismes
12Dresser une liste des mesures d'atténuation et des pratiques d'aménagement exemplaires visant à aborder et à atténuer les répercussions potentielles des activités d'utilisation des terres dans les réseaux hydrographiques des paires d'espèces d'épinoches.EGestion de l'eau (y compris la pollution aquatique et la sédimentation)
Utilisation des terres (y compris la perte ou la dégradation de l'habitat)
Moyen termeGroupes de mise en œuvre du rétablissement, chercheurs (p. ex. établissements d'enseignement, experts-conseils), industrie, gouvernements locaux ou provinciaux, groupes d'intendance, autres organismes

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Description longue du tableau 3

Le tableau 3 s'intitule « Mesures qui représentent des occasions de diriger pour d'autres compétences, organismes et personnes ». Le tableau se lit horizontalement, de gauche à droite, et comprend 5 colonnes et 17 lignes. Dans la ligne du haut, on trouve les en-têtes des colonnes : No, Mesures de rétablissement, Priorité, Menaces abordées et Collaborateurs. On fournit en note de bas de page une explication détaillée du terme « priorité ». Les mesures de rétablissement ont ensuite été subdivisées selon les stratégies générales. La numérotation des mesures de rétablissement poursuit celle du tableau précédent, débutant à 13 et se terminant à 20.

Tableau 3. Mesures qui donnent à d’autres instances, organisations et personnes l'occasions de prendre l'initiative 
NoMesures de rétablissementPriorité13Menaces abordéesCollaborateurs
Stratégie générale : Établir et soutenir les groupes de mise en œuvre du rétablissement (GMR).
13Prendre part à un groupe chargé du rétablissement des paires d'espèces d'épinoches en mettant en œuvre des mesures, des initiatives, des études ou d'autres activités pour avantager ces paires d'espèces et accroître la compréhension et la sensibilisation à leur égard.EEspèces exotiques (y compris les espèces envahissantes et introduites)
Gestion de l'eau (y compris la pollution aquatique et la sédimentation)
Utilisation des terres (y compris la perte ou la dégradation de l'habitat)
Chercheurs (p. ex. établissements d'enseignement, experts-conseils), gouvernements locaux ou provinciaux, groupes d'intendance, autres organismes, groupes ou personnes
Stratégie générale : Élaborer un plan de gestion des espèces aquatiques envahissantes (appelé « plan de gestion des espèces exotiques » dans le programme de rétablissement).
14Participer à des programmes de prévention et d'élimination des espèces aquatiques envahissantes.EEspèces exotiques (y compris les espèces envahissantes et introduites)Groupes de mise en œuvre du rétablissement, chercheurs (p. ex. établissements d'enseignement, experts-conseils), groupes d'intendance, autres groupes ou personnes
Stratégie générale : Établir les objectifs en matière de qualité de l'eau pour tous les lacs comportant les paires d'espèces.
15Promouvoir et adopter des pratiques de gestion exemplaires pour atténuer les effets potentiels de l'utilisation des terres sur la qualité de l'eau (p. ex. la turbidité et les concentrations des nutriments dans les lacs).EGestion de l'eau (y compris la pollution aquatique et la sédimentation)
Utilisation des terres (y compris la perte ou la dégradation de l'habitat)
Groupes de gestion de mise en œuvre du rétablissement, chercheurs (p. ex. établissements d'enseignement, experts-conseils), industrie, gouvernements locaux ou provinciaux, propriétaires fonciers privés, groupes d'intendance, autres organismes, groupes ou personnes
Stratégie générale : Élaborer un plan exhaustif de gestion de l'eau pour chaque réseau hydrographique.
16Élaborer et mettre en œuvre des projets pour promouvoir la conservation de l'eau et l'adoption de pratiques exemplaires concernant l'utilisation de l’eau dans les réseaux hydrographiques des paires d'espèces d'épinoches.MGestion de l'eau (y compris la pollution aquatique et la sédimentation)Groupes de mise en œuvre du rétablissement, industrie, gouvernements locaux ou provinciaux, groupes d'intendance, autres organismes ou groupes
Stratégie générale : Élaborer des stratégies d'aménagement du territoire (p. ex. pour les propriétés privées et les terres de la Couronne).
17Promouvoir et adopter les pratiques de gestion exemplaires relatives à l'utilisation des terres dans les bassins hydrographiques des paires d'espèces d'épinoches, ou d'autres mesures d'atténuation afin de réduire les impacts potentiels de l'utilisation des terres sur les paires d'espèces d'épinoches.EUtilisation des terres (y compris la perte ou la dégradation de l'habitat)Industrie, gouvernements locaux et provinciaux, propriétaires fonciers privés, autres organismes
18Intégrer dans les processus de planification et les règlements locaux les éléments à prendre en compte concernant la conservation et la protection des paires d'espèces d'épinoches ainsi que leur habitat.EUtilisation des terres (y compris la perte ou la dégradation de l'habitat)Gouvernements locaux
Stratégie générale : Déterminer les impacts potentiels de l'utilisation du lac à des fins récréatives dans les lacs contenant les paires d'espèces d'épinoches, et élaborer des mesures d'atténuation au besoin.14
19Adopter et promouvoir des pratiques visant à réduire les impacts potentiels de l'utilisation du lac à des fins récréatives.FEspèces exotiques (y compris les espèces envahissantes et introduites)
Gestion de l'eau (y compris la pollution aquatique et la sédimentation)
Utilisation des terres (y compris la perte ou la dégradation de l'habitat)
Utilisateurs récréatifs, groupes de gestion de la mise en œuvre du rétablissement, gouvernements locaux ou provinciaux, groupes d'intendance, autres organismes, groupes ou personnes
Stratégie générale : Élaborer et mettre en œuvre des plans d'information et d'éducation concernant les paires d'espèces d'épinoches.
20Élaborer des projets d'intendance, de sensibilisation et d'éducation à l'appui des mesures de rétablissement proposées dans le présent plan d'action. Les publics cibles devraient inclure des membres des collectivités locales, des propriétaires fonciers, l'industrie, des groupes de loisirs et des écoles locales. Par exemple :Tous.Groupes de mise en œuvre du rétablissement, chercheurs (p. ex. établissements d'enseignement, experts-conseils), industrie, gouvernements locaux ou provinciaux, groupes d'intendance, autres organismes, groupes ou personnes
  • promouvoir les pratiques d'aménagement exemplaires pour réduire au minimum les effets de diverses pratiques d'utilisation des terres;
  • promouvoir la conservation des aires riveraines des lacs;
  • promouvoir les pratiques d'intendance, comme la végétalisation du milieu riverain par les propriétaires fonciers privés;
  • élaborer, installer et entretenir des affiches éducatives (p. ex. aux gares maritimes, à des points d'accès précis des lacs, etc.) au sujet de l'espèce et des menaces, en particulier les EAE;
  • s'il y a lieu, participer à la gestion des eaux et aux processus de planification de l'utilisation des terres;
E
  • partager de l'information lors d'ateliers ou de colloques pertinents.
M

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2. Habitat essentiel

La LEP prévoit qu'un plan d'action doit comprendre :

« la désignation de l’habitat essentiel de l’espèce dans la mesure du possible, en se fondant sur la meilleure information accessible et d’une façon compatible avec le programme de rétablissement, et des exemples d’activités susceptibles d’entraîner sa destruction. » [alinéa 49(1)a)].

En vertu de la LEP, l'habitat essentiel est défini comme suit :

« [...] habitat nécessaire à la survie ou au rétablissement d’une espèce sauvage inscrite, qui est désigné comme tel dans un programme de rétablissement ou un plan d’action élaboré à l’égard de l’espèce. » [paragr. 2(1)]

En outre, la LEP définit ainsi l’habitat d’une espèce aquatique en péril :

« […] les frayères, aires d’alevinage, de croissance et d’alimentation et routes migratoires dont sa survie dépend, directement ou indirectement, ou aires où elle s’est déjà trouvée et où il est possible de la réintroduire. » [paragr. 2(1)]

L'habitat essentiel des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda est défini aussi précisément que possible, avec les meilleurs renseignements disponibles; les fonctions et les caractéristiques nécessaires pour appuyer les processus du cycle biologique de l'espèce sont également précisées. L'habitat essentiel désigné dans le présent plan d'action vise à atteindre l'objectif en matière de population et de répartition des espèces, qui consiste à maintenir des populations autosuffisantes de paires d'espèces d'épinoches dans le réseau hydrographique du lac Paxton et dans celui du ruisseau Vananda  Il sera nécessaire de préciser davantage les caractéristiques et les attributs biophysiques pour pouvoir protéger efficacement l'habitat et ses fonctions essentielles à la survie ou au rétablissement des espèces.

L'habitat essentiel désigné ci-dessous est nécessaire à la survie et au rétablissement des formes benthiques et limnétiques des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda.

2.1 Information et méthodes utilisées pour désigner l'habitat essentiel

La désignation de l'habitat essentiel pour les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda a été documentée dans le document de recherche public Définition de l’habitat essentiel des paires d’espèces sympatriques de l’épinoche et des paires d’espèces parapatriques de l’épinoche du lac Misty (Hatfield 2009), qui reflète les résultats du processus d’examen par les pairs entrepris par le Secrétariat canadien de consultation scientifique du MPO. L'habitat essentiel désigné a par la suite été peaufiné pour correspondre à une nouvelle politique sur la désignation de l'habitat essentiel (MPO 2012).

Dans Hatfield (2009), on recommande de désigner l'habitat essentiel au moyen d'un cadre en trois étapes, comme le proposent Rosenfeld et Hatfield (2006).

(1) Détermination d'une cible de rétablissement de la population

Hatfield (2009) a étudié plusieurs différentes cibles de rétablissement des populations des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda; chacune d'entre elles a été générée à l'aide d'une méthode ou d'une approche analytique différente afin de déterminer la population nécessaire pour assurer la viabilité génétique à long terme.

(2) Détermination d'une relation quantitative entre l'habitat et la taille de la population

Peu de renseignements étaient disponibles pour comparer l'abondance et la disponibilité de l'habitat des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda; on a donc supposé un lien linéaire entre la disponibilité de l'habitat et la taille des populations (Hatfield 2009).

(3) Détermination de l'habitat suffisant pour que l'on puisse atteindre la cible de rétablissement reposant sur la relation entre l'habitat et la population

Les résultats de l'analyse de la proportion de l'habitat lacustre actuel qui devrait être considérée comme cruciale pour chacune des différentes cibles de l'abondance définie à l'étape 1 indiquent que tout ou, dans certains cas, presque tout le lac est nécessaire (Hatfield 2009). En conséquence, Hatfield (2009) recommande que l'ensemble du lac et une zone riveraine tampon de 15 à 30 mètres autour du lac soient désignés comme formant l'habitat essentiel des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda.

Les préoccupations entourant les possibles apports en sédiments associés à des activités menées dans des zones en amont des lacs et le risque d'hybridation des deux formes d'épinoches dans les lacs ont mené Hatfield (2009) à recommander l'inclusion d'une zone riveraine tampon d'une largeur de 15 à 30 mètres autour de tous les cours d'eau saisonniers et pérennes qui se déversent dans les lacs occupés par les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda.

Les lignes directrices récentes du MPO sur la désignation de l'habitat essentiel à l'aide de la méthode basée sur la zone de délimitation (décrites plus en détail ci-après) ont précisé que l'habitat essentiel comprend les caractéristiques et les attributs biophysiques d'une zone fréquentée par l'espèce et qui offre la capacité fonctionnelle permettant à l'espèce d'accomplir les processus de son cycle biologique (MPO 2012). La zone d'habitat essentiel recommandée par Hatfield (2009) a donc été modifiée pour refléter ces nouvelles lignes directrices ministérielles.

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2.2 Désignation de l'habitat essentiel des espèces

L'habitat essentiel des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda a été désigné à l'aide d'une méthode basée sur la zone de délimitation. Cela signifie que l’habitat essentiel ne correspond pas à toute la zone dans les limites géographiques déterminées, mais seulement aux zones situées à l’intérieur des limites déterminées dans lesquelles la caractéristique biophysique décrite et la fonction qu'elle soutient sont présentes.

2.2.1 Fonctions, caractéristiques et attributs biophysiques

Le tableau 4 et la description ci-dessous résument les meilleures connaissances disponibles des fonctions, des caractéristiques et des attributs de chaque stade biologique des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda. Veuillez prendre note qu'il n'est pas nécessaire que tous les attributs d'une caractéristique apparaissent dans le tableau 4 pour que celle-ci soit désignée comme habitat essentiel. Si une caractéristique, telle qu'elle est décrite au tableau 4, est présente et capable de soutenir la ou les fonctions connexes, elle est considérée comme un habitat essentiel pour l'espèce, même si certains de ses attributs se situent hors des limites indiquées dans le tableau.

L'une des fonctions principales des caractéristiques et des attributs de l'habitat essentiel des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda consiste à assurer la séparation des espèces au moment de la reproduction et à empêcher l'hybridation. L'atteinte de l'objectif de rétablissement de la viabilité durable des populations des deux paires d'espèces d'épinoches est fonction des éléments suivants :

1) les caractéristiques et les attributs de l'habitat essentiel qui contrôlent l'abondance des formes limnétique et benthique de l'espèce (c.-à-d. taille des populations);

2) les caractéristiques et les attributs de l'habitat essentiel qui assurent la séparation au moment de la reproduction par une reconnaissance adéquate des partenaires15 (ÉNRPEE 2007).

Les épinoches sont une espèce relativement robuste capable de résister à différents niveaux de qualité de l'eau. Jusqu'à ce que plus d'information soit disponible, les Water Quality Guidelines (en anglais seulement) de la Colombie-Britannique serviront de lignes directrices générales pour les paramètres de la qualité de l'eau liés aux caractéristiques et aux attributs de l'habitat essentiel lacustre (Hatfield 2009).

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Description longue du tableau 4

Le tableau 4 s'intitule « Sommaire des fonctions, caractéristiques et paramètres biophysiques de l'habitat essentiel des épinoches benthiques et limnétiques du lac Paxton et du ruisseau Vananda ». Il fait la synthèse des meilleures connaissances dont on dispose sur les fonctions, les caractéristiques et les paramètres de chaque stade biologique des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda. Le tableau se lit horizontalement, de gauche à droite, et comprend 5 colonnes et 7 lignes. Dans la ligne du haut, on trouve les en-têtes des colonnes : Emplacement géographique, Stade biologique, Fonction, Caractéristiques et Paramètres. La première colonne indique le nom des cours d'eau, des lacs et des marais. La deuxième indique le ou les stades biologiques qui sont associés aux différentes fonctions énumérées dans la troisième colonne, qui sont à leur tour associées à une ou des caractéristiques particulières listées dans la quatrième colonne. La cinquième colonne fournit une description détaillée des attributs de la ou des caractéristiques. Dans la dernière ligne, les quatrième et cinquième colonnes sont divisées, afin de pouvoir distinguer les caractéristiques des zones aquatique et riveraine et les paramètres de ces zones.

Tableau 4. Sommaire des fonctions, caractéristiques et attributs biophysiques de l'habitat essentiel des épinoches benthiques et limnétiques du lac Paxton et du ruisseau Vananda
Emplacement géographiqueStade biologiqueFonctionCaractéristiquesAttributs
Lacs Paxton,
Spectacle, Priest et Emily
Œufs, alevins, juvéniles et adultes benthiques

Œufs, alevins, juvéniles et adultes limnétiques
Nurserie, élevage, quête de nourriture (sauf les adultes limnétiques) et reposHabitat lacustre littoral
  • Communauté faunique stable, exempte d'espèces aquatiques envahissantes
  • Présence de lits de macrophytes (fourchette d'abondance naturelle)
  • Complexité de l'habitat physique, y compris les arbres morts
  • Stabilité des paramètres de qualité de l'eau, y compris la température, le pH, l'oxygène dissous, la turbidité, les solides en suspension, le carbone organique dissous et les nutriments (dans la fourchette de variation naturelle)
  • Stabilité des niveaux d'eau du lac (dans la fourchette de variation naturelle)
  • Approvisionnement suffisant en nourriture, y compris en invertébrés benthiques
Lacs Paxton, Spectacle, Priest et EmilyAdultes benthiques et limnétiquesAccouplement, frai, et construction et défense du nidHabitat lacustre littoral
  • Limpidité de l'eau et transmission de la lumière stables (c.-à-d. peu ou pas de turbidité)
  • Communauté faunique stable, exempte d'espèces aquatiques envahissantes
  • Présence de lits de macrophytes (fourchette d'abondance naturelle)
  • Complexité de l'habitat physique, y compris les arbres morts
  • Stabilité des paramètres de qualité de l'eau, y compris la température, le pH, l'oxygène dissous, la turbidité, les solides en suspension, le carbone organique dissous et les nutriments (dans la fourchette de variation naturelle)
  • Stabilité des niveaux d'eau du lac (dans la fourchette de variation naturelle)
  • Approvisionnement suffisant en nourriture, y compris en invertébrés benthiques
Lacs Paxton,
Spectacle, Priest et Emily
Juvéniles et adultes limnétiquesÉlevage, quête de nourriture et reposHabitat lacustre pélagique
  • Communauté faunique stable, exempte d'espèces aquatiques envahissantes
  • Stabilité des paramètres de qualité de l'eau, y compris la température, le pH, l'oxygène dissous, la turbidité, les solides en suspension, le carbone organique dissous et les nutriments (dans la fourchette de variation naturelle)
  • Approvisionnement suffisant en nourriture, y compris en zooplancton
Lacs Paxton, Spectacle, Priest et EmilyJuvéniles et adultes
benthiques et limnétiques
Hivernage et alimentation d’hiverHabitat lacustre pélagique
  • Communauté faunique stable, exempte d'espèces aquatiques envahissantes
  • Stabilité des paramètres de qualité de l'eau, y compris la température, le pH, l'oxygène dissous, la turbidité, les solides en suspension, le carbone organique dissous et les nutriments (dans la fourchette de variation naturelle)
  • Approvisionnement suffisant en nourriture
Lacs Paxton,
Spectacle, Priest et Emily
Œufs, alevins, juvéniles et adultes benthiques

Œufs, alevins, juvéniles et adultes limnétiques
Accouplement, frai, construction et défense du nid, nurserie, élevage, quête de nourriture et reposZone riveraine entourant les périmètres mouillés des lacs
  • Environnement littoral physiquement stable (c.-à-d. berges riveraines stables)
  • Végétation riveraine suffisante pour l'approvisionnement en nourriture et en nutriments
  • Apport d'un couvert adéquat (gros débris ligneux, végétation en surplomb)
  • Filtration et absorption adéquates des eaux de ruissellement
Marais peu profonds entre les lacs Spectacle et Priest

 

Cours d'eau et marais peu profonds entre les lacs Emily et Priest
Juvéniles et adultes benthiques et limnétiques du ruisseau VanandaDéplacement et migrationHabitat lotique et marécageux
  • Exempts d'obstacles au déplacement des poissons
  • Stabilité des paramètres de qualité de l'eau, y compris la température, le pH, l'oxygène dissous, la turbidité, les solides en suspension, le carbone organique dissous et les nutriments (dans la fourchette de variation naturelle)
Zone riveraine entourant les périmètres mouillés des marais et des cours d'eau
  • Environnement littoral physiquement stable (c.-à-d. berges riveraines stables)
  • Végétation riveraine suffisante pour l'approvisionnement en nourriture et en nutriments
  • Apport d'un couvert adéquat (gros débris ligneux, végétation en surplomb)
  • Filtration et absorption adéquates des eaux de ruissellement

De brèves discussions sur les caractéristiques et les attributs de l'habitat sont fournies ci-dessous, d'après les travaux de Hatfield (2009) et le programme de rétablissement (ÉNRPEE 2007).

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Caractéristique de l'habitat essentiel – Habitat lacustre littoral

L'habitat lacustre littoral assure d'importantes fonctions de frai et d'élevage pour les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda. Durant la saison du frai, les adultes benthiques construisent leur nid sous le couvert de macrophytes ou d'autres structures, et les adultes limnétiques tendent à frayer dans des habitats ouverts (McPhail 1994; Hatfield et Schluter 1996; Hatfield 2009). Les alevins des deux formes sont élevés dans la zone littorale (Hatfield 2009). Les lits de macrophytes le long du rivage constituent une source de nourriture (invertébrés benthiques associés au fond du lac et à la surface recouverte de macrophytes) et un refuge contre les prédateurs (ÉNRPEE 2007). Les juvéniles limnétiques vivent généralement le long des rivages rocheux et dépourvus de végétation, tandis que les juvéniles benthiques cherchent refuge parmi les macrophytes des zones littorales (comm. pers. de Gow, cité dans Hatfield 2009). Les adultes limnétiques se nourrissent de zooplancton dans la zone pélagique du lac, tandis que les adultes benthiques restent dans la zone littorale pour se nourrir d'invertébrés benthiques (Schluter 1995).

Attribut de l'habitat essentiel Communauté faunique stable, exempte d'espèces aquatiques envahissantes

Le maintien d'une communauté faunique stable, y compris la communauté de macrophytes, les poissons, le zooplancton et les macroinvertébrés qui contribuent tous à l'écosystème lacustre dans son ensemble, est nécessaire à la conservation des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda (Hatfield 2009). Les paires d'espèces d'épinoches ont évolué dans des systèmes côtiers d'eau douce, où seule une autre espèce de poisson est présente (truite fardée côtière, Oncorhynchus clarki clarki) (Vamosi 2003). Une communauté écologique stable dans les lacs comportant ces paires d'espèces d'épinoches est essentielle, car toute espèce envahissante dans l'habitat du lac pourrait facilement affecter l'équilibre de l'écosystème du lac. Ce fait est démontré par la rapide extinction de la paire d'espèces d'épinoches du lac Hadley à la suite de son envahissement par la barbotte brune (Ameiurus nebulosus), et l'effondrement de la paire d'espèces d'épinoches du lac Enos, sur l'île de Vancouver, après son envahissement par l'écrevisse signal (Pacifastacus leniusculus) (Taylor et al. 2006; Behm et al. 2010; Rosenfeld et al. 2008). Une structure stable des communautés et exempte d'espèces envahissantes est essentielle à la survie des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda.

Attributs de l'habitat essentiel – Présence de lits de macrophytes (fourchette d'abondance naturelle); complexité physique de l'habitat structurel, y compris des arbres morts

Les lits de macrophytes constituent un attribut important de l'habitat essentiel pour les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda. Les lits de macrophytes de la zone littorale constituent les principaux emplacements de nidification et de frai des épinoches benthiques, et il s'agit d'importants habitats d'élevage pour les juvéniles des deux espèces. En raison de préférences différentes pour les nids en ce qui concerne la couverture de macrophytes et la complexité de l'habitat connexe, les lits de macrophytes aident indirectement à conserver la reconnaissance des partenaires et la séparation au moment de la reproduction entre les espèces d'épinoches benthiques et limnétiques (McPhail 1994; Hatfield et Schluter 1996). Les macrophytes stabilisent les substrats de la zone littorale et contribuent grandement à la production de macroinvertébrés benthiques qui soutiennent les espèces d'épinoches benthiques. Ils aident à maintenir la turbidité du lac, qui est un facteur important de la bonne reconnaissance des partenaires. Par conséquent, ils contribuent aussi indirectement au niveau de transmission de la lumière (Hatfield 2009), un autre attribut de l'habitat essentiel. La structure complexe de l'habitat essentiel que fournit le lit de macrophytes est considérée comme un attribut de l'habitat essentiel, car l'hybridation et l'effondrement observés de la paire d'espèces d'épinoches du lac Enos coïncident avec l'introduction d'une espèce d'écrevisse et la perte de macrophytes (Taylor et al. 2006; Behm et al. 2010).

La plage temporelle naturelle de la répartition et de l'abondance des lits de macrophytes demeure inconnue. La portée précise de la perte de macrophytes qui peut avoir lieu avant que les taux d'hybridation atteignent un niveau menaçant l'espèce d'effondrement en une population hybride demeure également inconnue. Il est donc recommandé que l'abondance et la répartition des macrophytes soient maintenues dans leur fourchette naturelle de variation pour chaque lac (Hatfield 2009).

D'autres éléments de la structure physique de l'habitat, comme les arbres morts, constituent aussi des abris importants pour les épinoches.

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Attribut de l'habitat essentiel - Paramètres stables de la qualité de l'eau, y compris la température, le pH, l'oxygène dissous, la turbidité, les solides en suspension, le carbone organique dissous et les nutriments (fourchette de variation naturelle)

Il est important de conserver des paramètres stables de la qualité de l'eau dans les habitats pélagiques et littoraux pour le maintien de saines populations d'épinoches. Cela comprend les paramètres physiques et chimiques comme le pH, l'oxygène dissous, la turbidité, les solides en suspension, les nutriments, le carbone organique dissous et les faibles niveaux de polluants.

Des populations solitaires d'épinoches sont présentes dans une vaste fourchette de productivité dans des lacs de la Colombie-Britannique (Lavin et McPhail 1985, 1986 et 1987). À l'opposé, des paires d'espèces d'épinoches ne sont présentes que dans des lacs donc la productivité est relativement élevée, et dont le substrat du bassin hydrographique est surtout constitué de roche calcaire (McPhail 1994). L'évolution des paires d'espèces d'épinoches aurait été possible seulement à certains niveaux précis de production d'invertébrés benthiques et pélagiques, qui ont facilité l'adaptation exclusive à une source de nourriture pélagique (zooplancton) ou littorale (invertébrés benthiques). Les changements aux paramètres de la qualité de l'eau, y compris les niveaux de nutriments qui modifient la productivité relative de zooplancton et du benthos, peuvent perturber l'environnement sélectif dans lequel évoluent les paires d'espèces d'épinoches (Schluter 1995; Vamosi et al. 2000). La modification de l'état des nutriments peut mener à un effondrement démographique ou à une hybridation des deux espèces en altérant la valeur adaptative des individus limnétiques, benthiques ou hybrides.

Les épinoches sont une espèce capable de résister à différents niveaux de qualité de l'eau. Les besoins précis des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda sont inconnus, mais il semble qu'ils soient semblables à ceux d'autres espèces d'épinoches (Hatfield 2009). Le programme de rétablissement indique que les Directives sur la qualité de l'eau de la Colombie-Britannique sont considérées comme appropriées quant aux paramètres de base de la qualité de l'eau pour les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda (ÉNRPEE 2007).

Attribut de l'habitat essentiel – Niveaux stables de l'eau des lacs (variation naturelle)

Le niveau d'eau des lacs peut être soumis à des influences d'origine anthropique liées à la construction de barrages et au prélèvement d'eau. Les permis d'utilisation de l'eau autorisent le prélèvement d'importantes quantités d'eau dans plusieurs lacs où sont présentes les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda et, dans certains cas, le volume d'eau prélevé chaque année dépasse le volume du lac (ÉNRPEE 2007; Larson 1976).

Puisque le niveau d'eau des lacs peut avoir une incidence sur l'habitat littoral et l'abondance de macrophytes, la stabilité du niveau d'eau est importante pour la persistance des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda. L'étendue relative de l'habitat littoral peut avoir des répercussions sur l'isolement reproductif durant la nidification, sur la croissance et la survie des juvéniles des deux espèces, sur l'abondance et la taille des adultes, ainsi que sur la valeur adaptative des hybrides (ÉNRPEE 2007). Une variation de l'étendue de l'habitat littoral qui dépasse la fourchette de variation naturelle augmentera grandement la probabilité d'hybridation et d'effondrement des espèces. D'après les données génétiques, l'hybridation historique a été considérablement plus élevée chez la paire d'espèces du lac Paxton que chez les autres paires d'espèces (Taylor et McPhail 1999, cité dans COSEPAC 2010b). Ce taux plus élevé d'hybridation correspondrait au taux plus élevé de perturbations survenues par le passé, y compris les abaissements du niveau d'eau associés à des prélèvements d'eau dans le lac Paxton (COSEPAC 2010b).

Attributs de l'habitat essentiel – Limpidité de l'eau et transmission de la lumière stables (c.-à-d. peu ou pas de turbidité)

Les niveaux de transmission de la lumière et la limpidité de l'eau sont d'importants attributs de la caractéristique de l'habitat littoral durant la saison du frai. Des changements dans ces attributs peuvent nuire considérablement au succès reproducteur des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda. Les différences de coloration entre les benthiques et les limnétiques à l'époque de la reproduction servent de signaux clés pour assurer la différenciation des partenaires et l'isolement reproductif (Boughman 2001). Les changements de concentration de solides en suspension, de carbone organique dissous (p. ex., tanins) ou d'autres aspects de la qualité de l'eau des lacs qui ont incidence sur la transmission de la lumière peuvent perturber la différenciation des partenaires fondée sur les signaux visuels, et peuvent compromettre l'isolement reproductif entre les formes benthiques et limnétiques des paires d'espèces d'épinoches (Engström-Öst et Candolin 2007; Hatfield 2009). Le possible effondrement de la paire d'espèces d'épinoches du lac Enos en une population hybride peut aussi être attribuable à la modification de la turbidité ou de la couleur de l'eau par les espèces envahissantes (Taylor et al. 2006). Aucune donnée publiée n'est disponible pour quantifier cet attribut; toutefois, il est raisonnable de déduire qu'un niveau stable de transmission de la lumière dans l'habitat littoral est essentiel lors de la saison du frai.

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Attribut de l'habitat essentiel – Approvisionnement alimentaire adéquat, y compris sur le plan des invertébrés benthiques

La disponibilité adéquate de la nourriture est un important attribut des caractéristiques de l'habitat essentiel littoral et pélagique pour les épinoches benthiques et limnétiques. Les alevins benthiques et limnétiques se nourrissent dans les zones riveraines après avoir quitté le nid (Schluter 1995). Les adultes limnétiques se nourrissent de zooplancton dans la zone pélagique du lac, tandis que les adultes benthiques restent dans la zone littorale pour se nourrir d'invertébrés benthiques (Schluter 1995).

Caractéristique de l'habitat essentiel – Habitat lacustre pélagique

L'habitat pélagique est essentiel pour les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda, puisqu'il assure les fonctions de zone de croissance et d'hivernage pour les adultes et les juvéniles. L'épinoche limnétique adulte, à l'exception des mâles au nid, se nourrit de zooplancton dans la zone pélagique du lac (Schluter 1995). À la fin de l'été, les individus commencent à se déplacer vers des habitats en eau plus profonde, où ils hivernent (Hatfield 2009). Il est raisonnable de déduire que, comme pour l'habitat littoral, les populations qui hivernent auront besoin de milieux lacustres pélagiques vierges. Ainsi, les attributs de l'habitat essentiel pélagique lacustre comprennent la structure écologique stable des communautés du lac, l'absence d'espèces envahissantes et des paramètres favorables en ce qui concerne la qualité de l'eau (p. ex., température, pH, oxygène dissous, turbidité, solides en suspension et nutriments).

Caractéristique de l'habitat essentiel – Zone riveraine entourant les périmètres mouillés des lacs, des marais et des cours d'eau

Lorsqu'il aborde les zones riveraines et leur fonction d'habitat essentiel pour les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda, Hatfield (2009) indique :

« Les zones riveraines constituent une zone de transition physique entre l'écosystème aquatique et l'écosystème terrestre. Il y a souvent d'importantes interactions physiques et biologiques entre ces deux milieux. Pour le poisson, les zones riveraines assurent trois importantes fonctions : la stabilité des berges et des rives du lac (p. ex., les racines retiennent le sol et empêchent l'érosion ou l'envasement), le couvert du cours d'eau (p. ex., petits et gros débris ligneux, végétation en surplomb) et l'apport en nourriture (p. ex., insectes qui tombent et invertébrés comme source de nourriture). De nombreuses données démontrent l'importance des zones riveraines pour les processus physiques, l'écologie en général et les populations de poissons dans les lacs et les cours d’eau [...] bien que l'on reconnaisse qu'il existe beaucoup plus de renseignements portant sur les cours d'eau que sur les lacs. »

Selon la discussion lancée par Hatfield (2009), la caractéristique de l'habitat essentiel en zone riveraine présente les attributs suivants :

Attribut de l'habitat essentiel – Environnement littoral physiquement stable (p. ex. berges riveraines stables) ainsi que filtration et absorption adéquates du ruissellement d'eau de surface

Le rôle que jouent les zones riveraines couvertes de végétation dans la prévention de l'apparition de sédiments supplémentaires dans les lacs a une importance particulière pour les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda. Une sédimentation accrue pourrait mener à une augmentation de la turbidité du lac qui risquerait à son tour de déclencher une amplification de l'hybridation entre les paires d'espèces, surtout si l'augmentation de la turbidité se produit pendant la période de frai. Les zones riveraines couvertes de végétation accroissent la stabilité des berges étant donné que les racines des plantes retiennent le sol, ce qui réduit la sédimentation. De plus, elles filtrent et absorbent le ruissellement de l'eau de surface qui, autrement, pourrait transporter d'importantes charges sédimentaires dans les lacs.

Attribut de l'habitat essentiel – Apport d'un couvert adéquat (gros débris ligneux, végétation en surplomb)

Comme décrit par Hatfield (2009), l'apport d'un couvert du cours d’eau par de gros débris ligneux et une végétation en surplomb est une fonction importante des zones riveraines.

Attributs de l'habitat essentiel – Végétation riveraine suffisante pour l'approvisionnement en nourriture et en nutriments

Les zones riveraines des lacs contribuent à la base énergétique des écosystèmes aquatiques grâce aux feuilles, aux nutriments dissous et aux insectes qui y tombent. De telles contributions externes peuvent représenter jusqu'à la moitié de la base carbonique des écosystèmes des lacs (Pace et al. 2004), surtout dans les petits lacs ayant un important rapport périmètre/superficie. Habituellement, la contribution est inférieure à la moitié, mais il a été possible de la mesurer dans de nombreuses études (p. ex., France et Peters 1995; France et al. 1996; France et Steedman 1996).

Les zones riveraines offrent des invertébrés terrestres qui sont consommés directement par le poisson. Les gros débris ligneux provenant des zones riveraines fournissent également un substrat pour les invertébrés et une hétérogénéité structurale qui influe sur l'abondance du poisson et l'écologie de la zone littorale (Schindler et al. 2000; Christensen et al. 1996). Encore une fois, il est difficile de quantifier cet attribut de l'habitat essentiel. Il est toutefois raisonnable de déduire que l'intégrité des zones riveraines joue un rôle important dans la conservation d'un apport stable en nourriture pour le milieu aquatique.

Caractéristique de l'habitat essentiel – Habitat lotique et marécageux

Les trois lacs du bassin hydrographique du ruisseau Vananda qui contiennent une paire d'espèces d'épinoches sont reliés par un habitat lotique et marécageux. Les épinoches benthiques et limnétiques se déplacent dans le marais peu profond entre les lacs Spectacle et Priest, dans les deux directions (COSEPAC 2010a). Il est également probable que les épinoches se déplacent dans le cours d’eau et le marais entre les lacs Emily et Priest (Taylor et McPhail 2000). En plus d'être profitables aux déplacements des épinoches entre les lacs et de créer des occasions de flux génétique entre les populations des lacs, les zones riveraines situées à côté de ces habitats présentent des sources d'invertébrés terrestres et de gros débris ligneux, comme mentionné précédemment.

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2.2.2 Emplacement géographique

Les emplacements suivants qui abritent les fonctions, les caractéristiques et les attributs de l'habitat essentiel des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda ont été déterminés à l'aide de la méthode basée sur la zone de délimitation. Cela signifie que l’habitat essentiel ne correspond pas à toute la zone dans les limites déterminées, mais seulement aux zones situées à l’intérieur des limites géographiques déterminées dans lesquelles la caractéristique biophysique décrite et la fonction qu'elle soutient sont présentes. Il s'agit de zones que la ministre des Pêches et des Océans considère comme nécessaires pour favoriser l'atteinte des objectifs de rétablissement de ces paires d'espèces d'épinoches.

Les figures 3 et 4 présentent les limites et les coordonnées des zones de délimitation qui regroupent les fonctions, les caractéristiques et les attributs pour les paires d'espèces d'épinoches du ruisseau Vananda et du lac Paxton. Ces cartes de l'habitat essentiel sont produites à partir de la meilleure information disponible et visent uniquement à fournir des renseignements géographiques relatifs à l'habitat essentiel.

L'étendue géographique de l'habitat essentiel des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda comprend l'intégralité des lacs Paxton, Spectacle, Priest et Emily ainsi qu'une zone riveraine connexe. Hatfield (2009) a recommandé que l'habitat essentiel des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda comprenne « une zone riveraine tampon d'une largeur de 15 à 30 mètres autour du périmètre mouillé [des lacs] ». Une zone tampon de 15 mètres est importante pour la stabilité de la rive, jonchée de débris ligneux, et l'apport de nourriture et de nutriments grâce à la chute de litière et d'insectes dans le lac et les ruisseaux. La zone tampon plus grande de 30 mètres est proposée pour les zones où l'ombrage assure une fonction précise pour l'habitat. L'ombrage n'est pas aussi important pour les lacs en raison de leur vaste surface; la majeure partie des lacs reçoit donc la lumière du soleil indépendamment de la largeur de la zone tampon (15 ou 30 mètres). De plus, l'apport en débris ligneux et les chutes d'insectes sont probablement plus importants que l'ombrage pour les paires d'espèces d'épinoches (Hatfield 2009). Ainsi, la largeur de la zone riveraine entourant les lacs se trouvant dans la zone de délimitation de l'habitat essentiel des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda est de 15 mètres à partir du périmètre mouillé de chaque lac.

En 2009, Hatfield a recommandé qu'une « zone riveraine tampon d'une largeur de 15 à 30 mètres entourant [...] tous les cours d’eau saisonniers et pérennes qui se déversent dans les lacs [de ces paires d'espèces] » soit incluse dans l'habitat essentiel en raison de préoccupations relatives à l'apport de sédiments provenant d'activités en aval. Il n'y a pas d'épinoches dans ces cours d'eau. Les lignes directrices ultérieures du MPO sur la désignation de l'habitat essentiel à l'aide de la méthode basée sur la zone de délimitation ont précisé que l'habitat essentiel comprend les caractéristiques et les attributs biophysiques d'une zone fréquentée par l'espèce et qui offre la capacité fonctionnelle permettant à l'espèce d'accomplir les processus de son cycle biologique (MPO 2012). Par conséquent, les cours d'eau que ne fréquentent pas les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda ne font pas partie de l'habitat essentiel. La nécessité pour les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda d'avoir un habitat lacustre présentant des attributs comme des niveaux stables de transmission de la lumière (c.-à-d. peu ou pas de turbidité) pour réussir à frayer sans hybridation a été traitée à la section 2.2.1 ci-dessus par la détermination de ces attributs de l'habitat essentiel nécessaires à la survie et au rétablissement de ces paires d'espèces d'épinoches.

Les cours d'eau pouvant appuyer le déplacement des épinoches benthiques et limnétiques entre les lacs du bassin hydrographique du ruisseau Vananda font également partie de la zone où se trouve l'habitat essentiel des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda, à laquelle s'ajoute une zone riveraine de 30 mètres. Cela comprend le marais peu profond entre les lacs Spectacle et Priest, que les épinoches traversent dans les deux directions, ainsi que le cours d’eau et le marais entre les lacs Emily et Priest, où il est également probable que se déplacent les épinoches (COSEPAC 2010a; Taylor et McPhail 2000).

Au total, l'étendue géographique de l'habitat essentiel de la paire d'espèces d'épinoches du lac Paxton comprend :

  1. L'ensemble du lac Paxton et une zone riveraine de 15 mètres autour du périmètre mouillé du lac. Le périmètre mouillé doit être considéré, depuis la terre ferme, comme la ligne de hautes eaux des lacs qui ne font pas l'objet de mesures, selon la définition de l'annexe sur les méthodes d'évaluation du Riparian Areas Regulation (B.C. Reg. 376/2004).16

L'étendue géographique de l'habitat essentiel de la paire d'espèces d'épinoches du ruisseau Vananda comprend :

  1. L'ensemble des lacs (lacs Spectacle, Priest et Emily) et une zone riveraine de 15 mètres autour du périmètre mouillé des lacs. Le périmètre mouillé doit être considéré, depuis la terre ferme, comme la ligne de hautes eaux des lacs qui ne font pas l'objet de mesures, selon la définition de l'annexe sur les méthodes d'évaluation du Riparian Areas Regulation (B.C. Reg. 376/2004).17
  2. Le marais peu profond entre les lacs Spectacle et Priest ainsi qu'une zone riveraine de 30 mètres autour du périmètre mouillé du marais. Le périmètre mouillé du marais doit être considéré, depuis la terre ferme, comme la laisse de crue respectivement des cours d'eau et des zones humides, selon la définition de l'annexe sur les méthodes d'évaluation du Riparian Areas Regulation (B.C. Reg. 376/2004).18
  3. Le cours d’eau et le marais entre les lacs Emily et Priest ainsi qu'une zone riveraine de 30 mètres autour des deux côtés du périmètre mouillé du cours d'eau et du périmètre mouillé du marais. Le périmètre mouillé du cours d’eau et du marais doit être considéré, depuis la terre ferme, comme la laisse de crue respectivement des cours d'eau et des zones humides, selon la définition de l'annexe sur les méthodes d'évaluation du Riparian Areas Regulation (B.C. Reg. 376/2004).19

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Description longue de la figure 3

La figure 3 s'intitule « Étendue géographique de l'habitat essentiel des épinoches à trois épines limnétiques et benthiques du lac Paxton ». La carte montre la région entourant le lac Paxton, situé sur l'île Texada, en Colombie-Britannique. On y voit le périmètre du bassin hydrographique du ruisseau Myrtle (ligne pointillée brune), les cours d'eau (lignes bleues), les zones humides (zones à contour bleu contenant des symboles bleus représentant la végétation) et les routes (lignes continues noires et lignes pointillées grises) comme le chemin de la baie Gillies et le chemin de l'aéroport. La zone qui comporte les caractéristiques et les paramètres de l'habitat essentiel aquatique et riverain des épinoches à trois épines benthiques et limnétiques du lac Paxton est délimitée par un contour bleu accompagné de points orange et de marqueurs de coordonnées noir et blanc numérotés (PLS 1 à PLS 7) qui encerclent le lac Paxton et englobent une zone riveraine de 15 mètres entourant le lac. Cette zone comporte des lignes diagonales noires. La superficie totale de l'habitat essentiel (17 ha de zone mouillée et 5 ha de zone riveraine) et les données de latitude et de longitude des marqueurs de coordonnées sont indiquées dans un tableau se trouvant dans le coin supérieur gauche de la carte principale. La carte principale est à l'échelle 1:18 000 et les marques de latitude et de longitude de la grille apparaissent dans la bordure extérieure. On voit dans le coin inférieur gauche une carte en médaillon qui montre le bassin hydrographique du ruisseau Myrtle, les routes, les villes et les villages (points rouges), le détroit de Georgia, le détroit de Malaspina, une portion de la partie continentale, la presque totalité de l'île Texada et plusieurs autres îles plus petites. Il y a une autre carte en médaillon, dans la légende près du coin inférieur droit, qui montre l'emplacement général de l'habitat essentiel des espèces par rapport à la frontière américaine et l’île de Vancouver.

Figure 3. Étendue géographique de l'habitat essentiel des épinoches à trois épines limnétiques et benthiques du lac Paxton

Carte

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Description longue de la figure 4

La figure 4 s'intitule « Étendue géographique de l'habitat essentiel des épinoches à trois épines limnétiques et benthiques du ruisseau Vananda ». La carte montre la région entourant le bassin hydrographique du ruisseau Vananda, situé sur l'île Texada, en Colombie-Britannique. On y voit le périmètre du bassin hydrographique du ruisseau Vananda (ligne pointillée brune), les cours d'eau (lignes bleues), les zones humides (zones à contour bleu contenant des symboles bleus représentant la végétation) et les routes (lignes continues noires et lignes pointillées grises). La zone qui comporte les caractéristiques et les paramètres de l'habitat essentiel aquatique et riverain des épinoches à trois épines limnétiques et benthiques du lac Paxton est représentée par deux symboles. Le premier est un contour bleu accompagné de points orange et de marqueurs de coordonnées noir et blanc numérotés (VCS 1 à VCS 11) qui encerclent les lacs Spectacle, Priest et Emily, et englobent une zone riveraine de 15 mètres entourant chaque lac. Cette zone comporte des lignes diagonales noires. Le deuxième est un hachurage croisé couleur or couvrant les cours d'eau et le marais situés entre les lacs Emily et Priest, le marais situé entre les lacs Spectacle et Priest, et une zone riveraine de 30 mètres entourant la zone mouillée des marais et les deux rives des cours d'eau. La superficie totale de l'habitat essentiel (62 ha de zone mouillée et 20 ha de zone riveraine) et les données de latitude et de longitude des marqueurs de coordonnées sont indiquées dans un tableau se trouvant dans le coin inférieur droit de la carte principale. La carte principale est à l'échelle 1:35 000 et les marques de latitude et de longitude de la grille apparaissent dans la bordure extérieure. On voit dans le coin inférieur gauche une carte en médaillon qui montre le bassin hydrographique du ruisseau Vananda, les routes, les villes et les villages (points rouges), le détroit de Georgia, le détroit de Malaspina, une portion de la partie continentale, la presque totalité de l'île Texada et plusieurs autres îles plus petites. Il y a une autre carte en médaillon, dans la légende près du coin inférieur droit, qui montre l'emplacement général de l'habitat essentiel des espèces par rapport à la frontière américaine et l’île de Vancouver.

Figure 4. Étendue géographique de l'habitat essentiel des épinoches à trois épines limnétiques et benthiques du ruisseau Vananda

Carte

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2.2.3 Exemples d'activités pouvant entraîner la destruction de l'habitat essentiel

En vertu de la LEP, la protection de l’habitat essentiel contre la destruction doit être assurée légalement dans un délai de 180 jours suivant la désignation de cet habitat dans un programme de rétablissement ou un plan d’action. En ce qui concerne l'habitat essentiel des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda, on prévoit que cette protection prendra la forme d'un arrêté en conseil visant la protection de l'habitat essentiel en vertu des paragraphes 58(4) et 58(5) de la LEP, qui invoquera l’interdiction, prévue au paragraphe 58(1), de la destruction de l’habitat essentiel désigné.

Étant donné que l'habitat essentiel désigné s'applique aux formes limnétique et benthique des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda, qui représentent ensemble le complexe d'espèces pour chaque paire, la destruction de l'habitat essentiel d'une espèce aurait de graves conséquences pour l'autre espèce de la paire en ce qui concerne les répercussions sur la santé des individus, leur résidence et leur habitat essentiel désigné. Les protections légales fournies par la LEP s'appliquent de manière équitable aux formes limnétique et benthique des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda.

Les activités susceptibles de détruire l'habitat essentiel décrites dans cette section ne sont ni exhaustives ni exclusives; elles ont été retenues en fonction des menaces décrites à la section 3 du Programme de rétablissement (ÉNRPEE 2007).L'absence d'une activité humaine donnée au tableau 5 n'altère en rien la capacité du Ministère de la réglementer en vertu de la LEP. En outre, l'inscription d'une activité au tableau 5 ne signifie pas qu'elle sera systématiquement interdite, car c'est la destruction de l'habitat essentiel qui est proscrite. Les activités qui ont un impact sur l'habitat essentiel, mais n'entraînent pas sa destruction, ne sont pas interdites. Comme l’utilisation d’un habitat est souvent de nature temporaire, chaque activité est évaluée au cas par cas, et des mesures d’atténuation propres au site sont appliquées lorsqu’elles sont fiables et qu’elles peuvent être mises en œuvre. Dans chaque cas, lorsque l’information est disponible, on associe des seuils et des limites aux attributs afin de mieux orienter la prise de décisions en matière de gestion et de réglementation. Toutefois, il arrive dans bien des cas qu'on connaisse mal une espèce et son habitat essentiel, notamment des renseignements précis sur son seuil de résistance aux perturbations causées par les activités anthropiques. Il est important de combler cette lacune.

Le tableau 5 présente des exemples d'activités susceptibles de détruire l'habitat essentiel des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda. Des explications détaillées se trouvent à la suite du tableau.

Description longue du tableau 5

Le tableau 5 s'intitule « Exemples d'activités susceptibles d'entraîner la destruction de l'habitat essentiel ». Il fournit des exemples d'activités susceptibles de détruire l'habitat essentiel des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda. Le tableau se lit horizontalement, de gauche à droite, et comprend 5 colonnes et 5 lignes. Dans la ligne du haut, on trouve les en-têtes des colonnes : Activité, Séquence des effets, Fonctions touchées, Caractéristiques touchées et Attributs touchés. La première colonne indique et décrit les quatre activités principales : Espèces exotiques, envahissantes ou introduites, Perte ou dégradation de l'habitat, Pollution de l'eau et Extraction/retenue d’eau. La deuxième indique la ou les séquences des effets qui sont associées aux différentes fonctions énumérées dans la troisième colonne, qui sont à leur tour associées à une ou des caractéristiques particulières listées dans la quatrième colonne. La cinquième colonne fournit une description détaillée des attributs de la ou des caractéristiques.

Tableau 5. Exemples d'activités susceptibles d'entraîner la destruction de l'habitat essentiel
ActivitéSéquence des effetsFonctions touchéesCaractéristiques touchéesAttributs touchés
Espèces exotiques, envahissantes ou introduites

Introduction résultant d'actions humaines délibérées ou accidentelles susceptible de mener à l'établissement, par la suite, d'espèces aquatiques non indigènes dans les lacs
Altération de la qualité de l'eau qui pourrait compromettre le niveau de clarté requis pour la reconnaissance des partenaires

Modification de la composition ou de la structure de la communauté végétale, ce qui peut avoir des répercussions sur les sites d'isolement reproductif et de nidification

Modification de la communauté faunique touchant les populations d'épinoches, de façon directe par une augmentation de la prédation ou le déplacement depuis l'habitat de nidification provoquant un échec du recrutement ou de façon indirecte par une compétition pour la nourriture et les ressources ou une disponibilité moindre des proies
Élevage, quête de nourriture et repos

Accouplement, frai, et construction et défense du nid

Hivernage et quête de nourriture
Habitat lacustre pélagique

Habitat lacustre littoral
  • Communauté faunique stable, exempte d'espèces aquatiques envahissantes
  • Présence de lits de macrophytes (fourchette d'abondance naturelle)
  • Complexité de l'habitat physique, y compris les arbres morts
  • Stabilité des paramètres de qualité de l'eau, y compris la température, le pH, l'oxygène dissous, la turbidité, les solides en suspension, le carbone organique dissous et les nutriments (dans la fourchette de variation naturelle)
  • Approvisionnement alimentaire adéquat, y compris sur le plan du zooplancton et des invertébrés benthiques
Perte ou dégradation de l'habitat

Disparition importante de la végétation
riveraine dans les zones riveraines ciblées

Diminution de la stabilité des berges provoquant une augmentation de l'apport en sédiments dans l'eau, ce qui pourrait :

  • compromettre la limpidité de l'eau nécessaire pour la reconnaissance des partenaires pendant le frai;
  • modifier la couverture de la végétation aquatique ou le régime alimentaire et en nutriments dans les lacs.

Diminution de la nourriture provenant de la terre et de la couverture végétale pour se protéger des prédateurs

Augmentation de la quantité de lumière du soleil qui atteint les lacs, le cours d’eau ou le marais, favorisant la prolifération d'algues qui conduirait à une perte temporaire de l'habitat

Altération de la qualité de l'eau (p. ex., nutriments, sédiments, turbidité, etc.)

Voir la séquence des effets pour les points Espèces exotiques, envahissantes ou introduites et Pollution de l'eau

Élevage, quête de nourriture et repos

Accouplement, frai, et construction et défense du nid

Hivernage et quête de nourriture
Habitat lacustre pélagique

Habitat lacustre littoral

Zone riveraine entourant les périmètres mouillés des lacs, des marais et des cours d'eau
  • Environnement littoral physiquement stable (c.-à-d. berges riveraines stables)
  • Végétation riveraine suffisante pour l'approvisionnement en nourriture et en nutriments
  • Apport d'un couvert adéquat (gros débris ligneux, végétation en surplomb)
  • Filtration et absorption adéquates des eaux de ruissellement
  • Complexité de l'habitat physique, y compris les arbres morts
  • Limpidité de l'eau et transmission de la lumière stables (c.-à-d. peu ou pas de turbidité)
  • Stabilité des paramètres de qualité de l'eau, y compris la température, le pH, l'oxygène dissous, la turbidité, les solides en suspension, le carbone organique dissous et les nutriments (dans la fourchette de variation naturelle)
Pollution de l'eau

Pollution de source non ponctuelle et modification de la qualité de l'eau découlant de pratiques d'utilisation des terres (p. ex., construction de routes et routes mal entretenues, traversées de cours d’eau et voies de transmission)
Apport accru de sédiments dans l'eau qui pourrait avoir des répercussions sur la limpidité de l'eau requise pour la reconnaissance des partenaires durant le fraiAccouplement, frai, et construction et défense du nidHabitat lacustre littoral
  • Limpidité de l'eau et transmission de la lumière stables (c.-à-d. peu ou pas de turbidité)
  • Stabilité des paramètres de qualité de l'eau, y compris la température, le pH, l'oxygène dissous, la turbidité, les solides en suspension, le carbone organique dissous et les nutriments (dans la fourchette de variation naturelle)
Extraction/retenue d'eau

Extraction ou retenue d’eau excessive causant des modifications au niveau des lacs
La retenue ou l'extraction d'eau excessive est susceptible de modifier le rapport littoral lacustre/zone pélagique. Cela pourrait mener à des changements dans les lits de macrophytes et la structure de l'habitat physique, ce qui affecterait la nidification, la quête de nourriture et le frai de l'épinoche.

Modification du niveau des lacs qui pourrait provoquer une diminution de la disponibilité de l'habitat pour le frai et la quête de nourriture
Élevage, quête de nourriture et repos

Accouplement, frai, et construction et défense du nid
Habitat lacustre pélagique

Habitat lacustre littoral
  • Complexité de l'habitat physique, y compris les arbres morts
  • Stabilité des paramètres de qualité de l'eau, y compris la température, le pH, l'oxygène dissous, la turbidité, les solides en suspension, le carbone organique dissous et les nutriments (dans la fourchette de variation naturelle)
  • Présence de lits de macrophytes (fourchette d'abondance naturelle)
  • Stabilité des niveaux d'eau du lac (dans la fourchette de variation naturelle)

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Espèces exotiques, envahissantes ou introduites

Les communautés de poissons des lacs qui abritent les paires d'espèces d'épinoches regroupent uniquement des épinoches et des truites fardées côtières (Larson 1976). Ces communautés de poissons simples sont considérées comme un facteur déterminant de l'existence des paires d'espèces d'épinoches (Vamosi 2003; Ormond 2010). L'introduction d'espèces aquatiques envahissantes résultant d'actions humaines délibérées ou accidentelles représente l'une des plus grandes menaces pour les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda (Hatfield 2009). Les moyens d'introduction peuvent comprendre l'utilisation d'appâts vivants, le transfert ou l'entreposage d'espèces aquatiques non autorisées, la libération d'animaux domestiques ou de poissons d'aquarium, le transfert non intentionnel d'espèces provenant d'étangs extérieurs ou de la navigation de plaisance, l'introduction et la reproduction de poissons aux fins de consommation (p. ex., les écrevisses), l'introduction malveillante ou intentionnelle et l'accroissement de la répartition des espèces envahissantes. Les espèces envahissantes peuvent représenter une menace directe pour les populations d'épinoches (par la prédation ou le déplacement des individus de l'aire de nidification, ce qui entraîne un échec du recrutement) ou une menace indirecte (concurrence pour les sources alimentaires ou modification du régime alimentaire sélectif dans leur habitat).

L'introduction d'espèces envahissantes est liée à la perte de deux des cinq paires d'espèces connues d'épinoches benthiques-limnétiques. La paire d'espèces d'épinoches benthiques-limnétiques du lac Hadley, sur l'île Lasqueti, en Colombie-Britannique, a disparu dans les cinq ans qui ont suivi l'introduction de la barbotte (Hatfield 2001). La paire d'espèces d'épinoches du lac Enos, sur l'île de Vancouver, pourrait s'être effondrée en raison de l'hybridation qui a coïncidé avec l'arrivée de l'écrevisse signal (Taylor et al. 2006; Behm et al. 2010).

Perte et dégradation de l'habitat, et pollution de l'eau

Les terres du bassin hydrographique du lac Paxton et du ruisseau Vananda ont connu bon nombre de perturbations, comme des carrières, l'exploitation forestière et d'autres développements. La modification du paysage et la perte de zones riveraines découlant de ces pratiques risquent de provoquer une turbidité et une sédimentation accrues dans les lacs en raison du ruissellement provenant des terres et des routes exposées. La tolérance des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda aux changements de la qualité de l'eau est inconnue. Toutefois, des changements nocifs de la qualité de l'eau du lac risquent d'avoir des répercussions négatives sur la limpidité de l'eau (p. ex., augmentation de la turbidité ou du carbone organique dissous menant à une diminution du niveau de transmission de la lumière) qui, à leur tour, pourraient perturber les mécanismes d'isolement reproductif des paires d'espèces d'épinoches en interférant avec la différenciation des partenaires femelles et, ainsi, faire augmenter le taux d'hybridation (Engström-Öst et Candolin 2007). Une augmentation du taux d'hybridation d'aussi peu que 3 % suffit à provoquer l'effondrement des formes benthique et limnétique, puis à les regrouper en une population hybride (Wood et al. 2004).

La perte ou la dégradation des zones riveraines peut également causer l'augmentation de la température des lacs et la diminution de l'apport en nourriture et en nutriments provenant de l'environnement littoral. De tels changements dans l'écologie du lac peuvent mener à des changements dans l'habitat littoral, ce qui risquerait de dégrader les conditions optimales de croissance et de frai et d'avoir des répercussions sur la dynamique des populations d'épinoches.

Extraction/retenue d'eau

Dans le bassin hydrographique du lac Paxton et du ruisseau Vananda, le niveau du lac est touché par la déviation et le stockage de l'eau. Les permis actuels sont importants par rapport au volume de certains lacs et à la taille du bassin. Par exemple, les permis actuels d'utilisation de l'eau dans le lac Paxton permettent la déviation de plus du double du volume du lac alors que les apports d'eau sont faibles en raison du petit bassin hydrographique et de précipitations limitées (ÉNRPEE 2007). Plusieurs abaissements du niveau d'eau ont eu lieu par le passé à la suite d'opérations minières (Larson 1976). La communauté de Van Anda dépend de l'extraction de l'eau du bassin hydrographique du ruisseau Vananda pour son approvisionnement en eau potable et pour combattre les incendies. Le taux annuel de déviation en vertu des permis totalise environ 15 % du volume du lac Priest et 82 % du lac Emily (Harvey et Brown 2013). Selon le moment et la durée des extractions, l'abaissement du niveau du lac peut mener à la perte de la zone littorale efficace disponible pour la quête de nourriture et la nidification à titre de fonctions de l'habitat essentiel. Un important abaissement du niveau d'eau et la retenue d’eau du lac qui s'ensuit peuvent diminuer le volume et la profondeur du lac dans une telle mesure que l'habitat pélagique disparaît pratiquement et qu'il ne reste que l'habitat littoral ou peuvent avoir des répercussions négatives sur la croissance et la qualité de l'habitat littoral, ce qui est néfaste pour la disponibilité et la productivité de l'habitat. De telles modifications peuvent également avoir une incidence négative sur la température de l'eau. Les effets de l'extraction et de la retenue d’eau peuvent avoir des répercussions directes sur les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda en réduisant l'habitat disponible pour le frai et la quête de nourriture.

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2.3 Mesures proposées pour protéger l'habitat essentiel

En vertu de la LEP, la protection de l’habitat essentiel contre la destruction doit être assurée légalement dans un délai de 180 jours suivant la désignation de cet habitat dans un programme de rétablissement ou un plan d’action. En ce qui concerne l'habitat essentiel des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda, on prévoit que cette protection prendra la forme d'un arrêté en conseil visant la protection de l'habitat essentiel en vertu des paragraphes 58(4) et 58(5) de la LEP, qui invoquera l’interdiction, prévue au paragraphe 58(1), de la destruction de l’habitat essentiel désigné.

En plus de cette interdiction, on s'attend à ce que plusieurs autres mécanismes contribuent à la protection de l'habitat essentiel. Parmi ces mécanismes, il y a celui du ministère des Forêts, des Terres et de l'Exploitation des ressources naturelles (MFTERN) de la Colombie-Britannique, qui a en 2013 mis en place sur les terres publiques provinciales une zone d'habitat faunique (ZAF) de 881 ha (#2-250)20 pour les épinoches benthique et limnétique du ruisseau Vananda, en vertu du Government Actions Regulation (B.C. Reg. 582/2004) adopté sous le régime de la Forest and Range Practices Act (FRPA). Les personnes adhérant aux accords conclus en vertu de la Loi sur les forêts et du Range Act qui préparent et proposent des plans et qui utilisent des pratiques en matière de forêts ou de pâturages doivent respecter la zone de récolte de la faune et les mesures générales visant la faune (MGF) qui s'appliquent à cette zone.21 Le MFTERN a également établi une ZAF (#2-250) en 2015 en vertu du Environmental Protection and Management Regulation (EPMR; B.C. Reg. 200/2014) de la Oil and Gas Activities Act  (OGAA) qui englobe la même zone géographique que la ZAF #2-250 de la FRPA. Les ZAF mises en place en vertu de l'OGAA ne sont pas visées par des MGF, car l'autorité responsable de la réglementation des activités pétrolières et gazières n'est plus le MFTERN, mais l'Oil and Gas Commission (OGC), depuis la mise sur pied de cette dernière. Les ZAF désignées en vertu de l'EPMR sont prises en compte par l'OGC au moment de l'octroi des permis délivrés pour les activités pétrolières et gazières.22

En outre, le district régional de Powell River a adopté le règlement no 237 (1993), qui vise à protéger le bassin hydrographique de l'île Texada. Ce règlement comporte des mesures qui consistent, entre autres, à délimiter les zones entourant les lacs Priest et Spectacle « de manière à protéger le bassin hydrographique du lac Priest des activités et des utilisations néfastes qui entraînent habituellement une érosion, un envasement et une contamination des ressources aquatiques essentielles » et « pour autoriser uniquement les utilisations et les activités qui ne nuisent pas au maintien de l'état naturel de l'eau de ces lacs ».23

La WHA #2-250 et le règlement no 237 (1993) visant à protéger le bassin hydrographique de l'île Texada sont tous deux jugés bénéfiques pour la protection de l'habitat essentiel, compte tenu des connaissances actuelles sur la nature et l'ampleur des menaces relevées pesant sur les espèces.

2.4 Résidence

La LEP définit la résidence comme suit :

« Gîte – terrier, nid ou autre aire ou lieu semblable – occupé ou habituellement occupé par un ou plusieurs individus pendant toute ou une partie de leur vie, notamment pendant la reproduction, l'élevage, les haltes migratoires, l'hivernage, l'alimentation ou l'hibernation » [paragr. 2(1)].

Les paires d'espèces d'épinoches, notamment les paires d'espèces du lac Paxton et du ruisseau Vananda, fraient dans les zones littorales peu profondes des lacs (McPhail 1994). La forme limnétique fraie du début avril au début juin dans des sites de nidification ouverts sur des substrats de graviers ou de rochers ou sur des rondins immergés à une profondeur maximale d'un mètre. La forme benthique fraie de la mi-mars à la mi-mai et choisit des sites sous la couverture de la végétation aquatique ou d'autres structures dans des eaux un peu plus profondes, jusqu'à deux mètres (McPhail 1994; Hatfield et Schluter 1996, cité dans Hatfield 2009). Les mâles de l'espèce construisent les nids où les femelles pondent leurs œufs. Ils peuvent s'accoupler avec plusieurs femelles pendant une période allant d'un à quatre jours. Ils surveillent et défendent les nids pendant leur construction, lors de l'accouplement et au cours d'une phase de « soins par les géniteurs », jusqu'à ce que les juvéniles aient environ une semaine (Wood et al. 2004). Le territoire défendu dépend de la taille du mâle (Wood et al. 2004).

Les nids construits, modifiés, utilisés et défendus par les paires d'espèces du lac Paxton et du ruisseau Vananda pour le frai et les premières phases de l'élevage se trouvent dans des gîtes discrets exigeant un investissement important des épinoches mâles pour leur construction et leur entretien. Les nids ont la capacité fonctionnelle d'appuyer la réussite du frai et de l'éclosion et sont occupés pendant les stades de vie des adultes, des œufs et de l'éclosion des juvéniles. Ainsi, les nids sont considérés comme une résidence pour les épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda pendant la période de frai où ils sont occupés par le mâle, pendant la période d'incubation des œufs et de protection des juvéniles après leur éclosion et leur départ du nid, et jusqu'à ce que le mâle ait terminé tous les cycles de la nidification.

Les épinoches benthiques et limnétiques du lac Paxton et du ruisseau Vananda construisent des nids dans la zone littorale des lacs dans lesquels ils se trouvent. Ces nids sont considérés comme des résidences, selon la définition de la LEP.

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3. Évaluation des coûts et des avantages socioéconomiques

L'alinéa 49(1)e) de la LEP exige qu'un plan d'action comporte une évaluation des coûts socioéconomiques du plan d'action et des avantages qu'on pourra tirer de sa mise en œuvre. Cette évaluation ne traite que des coûts socioéconomiques supplémentaires qui découleront de la mise en œuvre du plan d'action à l'échelle nationale, ainsi que des avantages sociaux et environnementaux qui seront obtenus si le plan d'action est appliqué dans son intégralité, en reconnaissant que certains aspects de sa mise en œuvre ne relèvent pas du gouvernement fédéral. Elle n'aborde pas les coûts cumulés du rétablissement des espèces en général et ne constitue pas une analyse coûts-avantages. Elle vise plutôt à informer le public et à aider les partenaires à prendre les décisions qui concernent l'application du plan d'action.

La protection et le rétablissement des espèces en péril peuvent engendrer tant des avantages que des coûts. Le préambule de la LEP précise que « les espèces sauvages, sous toutes leurs formes, ont leur valeur intrinsèque et sont appréciées des Canadiens pour des raisons esthétiques, culturelles, spirituelles, récréatives, éducatives, historiques, économiques, médicales, écologiques et scientifiques ». Les écosystèmes qui sont autosuffisants et sains, de même que les différents éléments dont ils sont constitués, notamment les espèces en péril, ont des effets positifs sur les moyens d'existence et la qualité de vie de tous les Canadiens. Une analyse documentaire a permis de confirmer que la préservation et la conservation des espèces sont en soi précieuses aux yeux des Canadiens. Les mesures prises pour préserver une espèce, telles que la protection et la restauration de son habitat, sont également appréciées. En outre, plus une mesure contribue au rétablissement d'une espèce, plus le public lui accorde de la valeur (Loomis et White 1996; MPO 2008). Qui plus est, la conservation des espèces en péril est une composante importante de l'engagement du gouvernement du Canada à conserver la diversité biologique en vertu de la Convention internationale sur la diversité biologique. Le gouvernement du Canada s'est également engagé à protéger et à rétablir les espèces en péril en signant l'Accord pour la protection des espèces en péril. Les coûts et les avantages spécifiques associés à ce plan d'action sont décrits ci-dessous.

La présente évaluation ne porte pas sur les répercussions socioéconomiques de la protection des habitats essentiels des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda. Conformément à la LEP, le MPO doit s'assurer que l'habitat essentiel est protégé contre la destruction dans les 180 jours suivant la publication de la version définitive du programme de rétablissement ou du plan d'action. Lorsque l'on décide de recourir à un arrêté en conseil visant la protection d'un habitat essentiel pris en vertu de la LEP, l'élaboration de cet arrêté devra suivre un processus réglementaire conforme à la Directive du Cabinet sur la gestion de la réglementation et comprendre une analyse des répercussions potentielles supplémentaires de l'arrêté en conseil visant la protection de l'habitat essentiel qui devra être incluse dans le Résumé de l'étude d'impact de la réglementation. En conséquence, aucune autre analyse de la protection de l'habitat essentiel n'a été entreprise pour évaluer les coûts et les avantages du plan d'action. 

Mesures de rétablissement prises à ce jour

Les mesures visant à soutenir le rétablissement mises en œuvre avant le présent plan d'action comprennent des recherches financées par le MPO à l'appui de la désignation de l'habitat essentiel ainsi que des projets d'éducation, de sensibilisation et d'intendance appuyés par le MPO grâce au Programme d'intendance de l'habitat. De plus, le groupe sur l'épinoche de Texada (enanglais seulement) a mis en place plusieurs projets d'éducation et d'intendance afin de soutenir le rétablissement des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda. Des chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique et d'autres universités ont également réalisé plusieurs projets de recherche en vue d'en apprendre davantage sur ces paires d'espèces. Tout récemment, en vertu de la Loi sur les pêches en 2015, le MPO a élaboré un règlement fédéral sur les espèces aquatiques envahissantes (EAE)  qui sera avantageux pour les paires d'espèces d'épinoches et autres espèces en péril touchées par les EAE.

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Avantages de la mise en œuvre du présent plan d'action

Les avantages découlant de la conservation des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda demeurent inconnus, mais ils sont vraisemblablement positifs. Comme il a été mentionné précédemment, les Canadiens accordent de l'importance à ces espèces pour diverses raisons, notamment parce que celles-ci procurent des avantages non marchands (valeurs d'existence, de legs et d'option24). Les activités qui favorisent le rétablissement de ces espèces peuvent avoir des effets bénéfiques sur les Canadiens. L'histoire généalogique unique et récente de ces paires d'espèces d'épinoches présente un important intérêt du point de vue scientifique. Le rétablissement conservera cette valeur de recherche et permettrait d'obtenir des indications qui pourraient profiter à d'autres espèces isolées de façon semblable en ce qui concerne leur aire de répartition.

Bien que les répercussions précises des mesures de rétablissement en vertu des divers plans et stratégies qui seront mis en œuvre à long terme soient inconnues, ces mesures sont également susceptibles de procurer des avantages plus généraux associés aux mesures de conservation, d'intendance, de recherche et de surveillance pour les autres espèces du bassin hydrographique du lac Paxton et du ruisseau Vananda.

Coûts socioéconomiques de la mise en œuvre du plan d'action

Les mesures du plan d'action visant la protection et le rétablissement des espèces sont classées dans cinq grandes catégories complémentaires : recherche; surveillance; éducation, sensibilisation et intendance; élaboration de démarches par pratiques exemplaires et d'options d'atténuation; coopération et participation.  Il est possible que certains coûts des mesures décrites ne se trouvent pas dans la présente évaluation. De plus, bien que l'on reconnaisse que les mesures indiquées aux tableaux 2 et 3 soient importantes pour le rétablissement des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda, le niveau d'incertitude en ce qui concerne les participants, les échéances et les précisions sur le projet nuit à une évaluation complète des coûts pour les collaborateurs et les contributeurs et à la répartition de ces coûts dans l'évaluation.

La mesure décrite au tableau 1 est une mesure à court terme (< 5 ans) liée à l'élaboration d'un plan de surveillance. La contribution financière de Pêches et Océans Canada devrait être inférieure à 50 000 $ pour la mesure 1. Bien que Pêches et Océans Canada soit désigné comme le responsable de l’activité analysée au tableau 1, un certain nombre de collaborateurs potentiels peuvent participer ou participent déjà. Ces collaborateurs peuvent comprendre d'autres organismes gouvernementaux, des établissements d'enseignement, des chercheurs, des organismes d'intendance locaux, des particuliers et des groupes de l'industrie. Une telle participation peut comprendre un appui non financier constitué de ressources et de personnel libéré pour les discussions et pour assister aux réunions. Les coûts généraux du tableau 1 devraient être minimes.

Les mesures présentées dans le tableau 2 comprennent principalement des recherches pour combler les lacunes dans les connaissances, la mise en œuvre d'activités de surveillance et la détermination d'options d'atténuation des menaces au moyen de la participation et de la collaboration. Ces activités dépendent du soutien financier ou non financier des collaborateurs. La majorité des coûts financiers de Pêches et Océans Canada relatifs à ce tableau sont liés aux coûts ponctuels en matière de recherche, aux coûts de la surveillance continue et aux coûts ponctuels de l'élaboration d'options ou de lignes directrices en matière d'atténuation. Les coûts de soutien non financier de Pêches et Océans Canada sont également prévus pour les activités de mobilisation. De plus, une contribution financière ou non financière de niveau inconnu sera vraisemblablement engagée pour des collaborateurs qui participera aux activités de coopération et de mobilisation aux activités du tableau 2. Les coûts généraux (financiers et non financiers) du tableau 2 pour Pêches et Océans Canada et les collaborateurs devraient être faibles.25

Les activités du tableau 3 mettent l'accent sur la mise en œuvre de plans pour : 1) accroître la sensibilisation au moyen d'activités d'éducation et de sensibilisation; et 2) atténuer les menaces posées par les EAE, l'utilisation des terres, l'utilisation et la qualité de l'eau et l'utilisation à des fins récréatives au moyen d'activités d'intendance et de l'adoption de pratiques exemplaires. Les coûts associés à la mise en œuvre de plans et de stratégies d'atténuation ne peuvent pas être évalués étant donné qu'ils varient selon la conception, laquelle n'a pas encore été entreprise et pourrait être orientée par des activités de recherche.  Les activités d'intendance devraient être soutenues par des sources gouvernementales existantes. Toutefois, il est aussi possible que des contributeurs offrent un appui financier et non financier. La mise en œuvre de plans d'éducation et de sensibilisation est vraisemblablement peu coûteuse. Le coût de l'adoption de pratiques exemplaires pour les utilisateurs récréatifs, les gouvernements locaux ou provinciaux, les groupes d'intendance et d'autres groupes ou personnes est largement inconnu à l'heure actuelle, étant donné que dans certains cas, ces mesures devront être orientées par des activités de recherche afin d'en établir les objectifs. La répartition des coûts ne peut pas être déterminée étant donné que les responsabilités des personnes qui pourraient choisir de participer volontairement n'ont pas encore été déterminées. Toutefois, si ces stratégies et plans d'atténuation sont élaborés en collaboration avec les parties intéressées, les considérations liées aux coûts pourraient être intégrées dans la conception.

En résumé, même si les coûts financiers et non financiers à long terme qui figurent aux tableaux 1 et 2 sont susceptibles d'être faibles pour Pêches et Océans Canada et les collaborateurs, les coûts qui figurent au tableau 3 ne peuvent être évalués étant donné que les plans et les stratégies n'ont pas encore été rédigés. Par conséquent, les coûts et les avantages généraux de ce plan d’action sont inconnus, mais il est probable que les avantages seront positifs et que les coûts seront faibles.

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4. Mesure des progrès

Les indicateurs de rendement présentés dans le programme de rétablissement connexe (ÉNRPEE 2007) permettent de définir et de mesurer les progrès réalisés relativement à l'atteinte de l'objectif en matière de population et de répartition.

Les rapports sur la mise en œuvre du plan d'action (comme l'exige l'article 55 de la LEP) s'appuieront sur l'évaluation des progrès réalisés en ce qui a trait à la mise en œuvre des stratégies générales décrites dans le programme de rétablissement.

Les rapports sur les répercussions écologiques et socioéconomiques du plan d'action (comme l'exige l'article 55 de la LEP) s'appuieront sur l'évaluation des résultats de la surveillance du rétablissement de l'espèce et de sa viabilité à long terme, ainsi que sur l'évaluation de la mise en œuvre du plan d'action.

5. Références

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Annexe A : Effets sur l'environnement et les autres espèces

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée pour tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP, conformément à La directive du Cabinet sur l'évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes. Ce type d'évaluation vise à intégrer des considérations environnementales dans l'élaboration de politiques publiques, de plans et de propositions de programme pour appuyer une prise de décision éclairée en matière d'environnement et évaluer si les résultats d'un document de planification du rétablissement peuvent avoir des répercussions sur certains éléments de l'environnement ou sur l'atteinte des objectifs et des cibles de la Stratégie fédérale de développement durable (SFDD).

La planification du rétablissement vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Toutefois, il est reconnu que la mise en œuvre de plans d'action peut avoir des effets imprévus sur l'environnement qui vont au-delà des avantages recherchés. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient compte directement de tous les effets environnementaux, en s'attachant particulièrement aux impacts possibles sur les espèces ou les habitats non ciblés. Les résultats de l'évaluation environnementale stratégique sont inscrits directement dans le plan d'action, mais ils sont également résumés ci-après dans le présent énoncé.

Le présent plan d'action profitera à l'environnement en faisant la promotion du rétablissement des paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda à l'état sauvage, contribuant ainsi à l'objectif 4 (Conserver et restaurer les écosystèmes, la faune et l'habitat, et protéger les Canadiens) du thème III (Protéger la nature et les Canadiens) de la SFDD. Plus précisément, il aidera à atteindre la cible 4.1 qui vise à ce que les populations d'espèces en péril inscrites dans le cadre des lois fédérales affichent des tendances qui correspondent aux programmes de rétablissement et aux plans de gestion. En outre, il pourrait aider à atteindre la cible 4.6 selon laquelle les voies d'introduction d'espèces exotiques envahissantes sont établies, et des plans d'intervention ou de gestion axés sur les risques sont en place pour les voies d'introduction et espèces prioritaires.

Les mesures déterminées dans le plan traitent des menaces provenant de la gestion de l’eau (y compris la pollution aquatique et la sédimentation), de l'utilisation de terres (y compris la perte ou la dégradation de l'habitat) et des espèces exotiques (y compris les espèces envahissantes ou introduites). Tous ces éléments ont habituellement des répercussions négatives sur les espèces aquatiques et la faune. En traitant ces menaces, les mesures favoriseront la santé générale de l'écosystème et procureront par le fait même des avantages à d'autres espèces, comme la truite fardée côtière, ainsi que des écoservices aux Canadiens qui vivent dans cette région. Aucun effet nocif sur d'autres espèces n'est prévu à la suite de la mise en œuvre du présent plan d’action.

Les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda coexistent avec la truite fardée côtière, qui est la seule autre espèce de poisson documentée se trouvant dans les lacs. Des interactions propres à chaque espèce et avec les prédateurs peuvent avoir lieu avec des invertébrés benthiques carnivores ou des oiseaux piscivores, mais elles ne sont pas considérées comme une menace pour les paires d'espèces. Les espèces introduites, comme la barbotte brune, ont probablement provoqué la disparition des espèces dans le lac Hadley en raison de la prédation ou des interférences en ce qui concerne la nidification menant à l'échec du recrutement (Hatfield 2001). L'effondrement de la paire du lac Enos a probablement été causé par l'introduction de l'écrevisse signal qui a touché la communauté de macrophytes et a mené à l'hybridation des espèces.

Compte tenu des considérations présentées plus haut, les avantages du plan d'action pour l'environnement et pour d'autres espèces devraient être supérieurs aux effets négatifs qui pourraient en découler.

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Annexe B : Registre des initiatives de collaboration et de consultation

Les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda ont été inscrites sur la liste de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en juin 2003, lorsque la Loi est entrée en vigueur, à titre d'espèces en voie de disparition, et un programme de rétablissement définitif a été publié dans le Registre public des espèces en péril en 2007. En vertu de la LEP, la ministre des Pêches et des Océans (MPO) est la ministre compétente pour les paires d'espèces d'épinoches du lac Paxton et du ruisseau Vananda. En vertu de l'article 47 de ladite loi, elle a préparé le présent plan d'action. Le plan a été préparé autant que possible en collaboration avec le gouvernement de la Colombie-Britannique, aux termes du paragraphe 48(1) de la LEP. Les processus de coordination et de consultation entre les gouvernements fédéral et de la Colombie-Britannique sur la gestion et la protection des espèces en péril sont énoncés dans l'Accord sur les espèces en péril conclu entre le Canada et la Colombie-Britannique (PDF 1,46 Mo). La version provisoire du présent document a également été transmise à l'Agence Parcs Canada et à Environnement et Changement climatique Canada, aux fins d'examen et de commentaires.

Le 19 mars 2011, on a tenu un atelier communautaire sur l'île Texada, dans le but d'obtenir des commentaires sur la version provisoire du plan d’action et de veiller à ce que le document intègre l'expertise technique et scientifique la plus solide possible sur ces espèces. Les participants comprenaient le Texada Stickleback Group, des citoyens locaux, des universitaires, Texada Logging (maintenant JMG Logging), Texada Quarry Ltd (exploitation de granulats LaFarge North America), des experts scientifiques et des représentants de la province de la Colombie-Britannique.

La version provisoire du plan d'action, qui définit l'habitat essentiel et le mécanisme de protection prévu, a été publiée sur le site Web des consultations de la région du Pacifique du MPOpour une période de consultation publique qui s'est étendue du 19 août au 17 septembre 2014. Une version provisoire du plan d'action, des renseignements généraux et un formulaire de commentaires sont maintenant disponibles sur le site Web. Des lettres ont été envoyées par la poste, par courrier électronique et par télécopieur aux organisations des Premières Nations habitant dans l'aire de répartition de l'espèce, pour leur demander leur avis sur cette version provisoire du plan d’action et les inviter à se réunir avec le MPO, afin de poursuivre les discussions. De plus, on a transmis par courriel aux entités suivantes un avis les informant de la tenue des consultations : gouvernement de la Colombie-Britannique, Environnement et Changement climatique Canada, groupes d'intérêt environnementaux, universitaires, groupes de l'industrie et d'autres intervenants qui se trouvaient dans l'aire de répartition de l'espèce. Aux mêmes fins, on a fait parvenir des lettres aux propriétaires fonciers privés vivant à proximité de l'habitat essentiel défini dans la version provisoire. Le grand public a été informé par des messages sur les réseaux sociaux et des annonces dans les journaux.

Six répondants ont transmis leurs commentaires sur les consultations régionales par courriel, par téléphone et en ligne. Les principaux sujets abordés comprennent les mécanismes de protection actuels, les autres menaces, la désignation (justification scientifique) et la protection (répercussions pour les propriétaires fonciers et la gestion des ressources naturelles) de l'habitat essentiel, les autres activités susceptibles d'endommager l'habitat essentiel, les coûts socioéconomiques et l'importance de l'intendance. Tous les commentaires reçus au cours de la période de consultation ont été pris en compte dans la rédaction du plan d’action définitif.


1Remarque : Cette stratégie générale englobe trois.autres stratégies générales du programme de rétablissement : i) soutenir la mise sur pied d'un groupe d'action sur la recherche chargé d'entreprendre des activités de recherche particulières et de fournir des conseils techniques détaillés; ii) mener des études visant à déterminer l'habitat essentiel des paires d'espèces d'épinoches et iii) étudier les possibles répercussions sur la qualité de l'eau découlant de l'utilisation d'explosifs dans le cadre de l'exploitation minière dans les réseaux hydrographiques des paires d'espèces (ÉNRPEE 2007).

2Il convient de noter que cette stratégie générale englobe deux stratégies générales du programme de rétablissement : i) déterminer les impacts potentiels de la pêche sportive dans les lacs contenant une paire d'espèces et élaborer des mesures d'atténuation, au besoin et ii) déterminer les impacts que pourrait avoir l'utilisation d'embarcations à moteur à essence sur la qualité de l'eau des lacs contenant une paire d'espèces; élaborer des mesures d'atténuation, au besoin; décourager les impacts attribuables à l'aménagement des rives des lacs et à la pratique de loisirs (ÉNRPEE 2007);

3La répartition spatiale des deux espèces se chevauche complètement, ou presque.

4Le lac Paxton se situe dans le réseau hydrographique du ruisseau Myrtle (voir la figure 1).

5Le lac Spectacle est parfois appelé lac Balkwill.

6Le lac Emily est parfois appelé lac Turtle.

7La disparition des paires d'espèces d'épinoches du lac Enos n'a pas encore été confirmée, mais l'on pense que les deux espèces se sont effondrées, puis regroupées en un essaim hybride (Taylor et al. 2006; COSEPAC 2010a, 2010b).

8Les paires d'espèces d'épinoches du lac Enos sont encore inscrites sur la liste des espèces en péril de la LEP et ont été évaluées comme étant en voie de disparition par le COSEPAC en 2012.

9« Priorité » indique le degré selon lequel la mesure contribue directement au rétablissement des espèces ou si la mesure est un précurseur essentiel à une mesure qui contribue au rétablissement des espèces. Les mesures dont le niveau de priorité est élevé (« E ») sont considérées comme étant susceptibles d'avoir une incidence immédiate ou directe sur l'atteinte des objectifs de rétablissement de l'espèce. Les mesures dont le niveau de priorité est moyen (« M ») pourraient avoir une incidence moins immédiate ou moins directe sur l'atteinte de l'objectif en matière de population et de répartition, mais elles sont quand même importantes pour le rétablissement de la population. Les mesures dont le niveau de priorité est faible (« F ») sont susceptibles d'avoir une incidence indirecte ou graduelle sur l'atteinte des objectifs de rétablissement, mais on estime qu'il s'agit d'importantes contributions à la base de connaissances, ainsi qu'à la participation du public et à son acceptation envers les espèces.

10 Ibid.

11 Remarque : Cette stratégie générale englobe trois.autres stratégies générales du programme de rétablissement : i) soutenir la mise sur pied d'un groupe d'action sur la recherche chargé d'entreprendre des activités de recherche particulières et de fournir des conseils techniques détaillés; ii) mener des études visant à déterminer l'habitat essentiel des paires d'espèces d'épinoches et iii) étudier les possibles répercussions sur la qualité de l'eau découlant de l'utilisation d'explosifs dans le cadre de l'exploitation minière dans les réseaux hydrographiques des paires d'espèces (ÉNRPEE 2007).

12 Cette mesure est aussi énoncée dans la section 6.3 du programme de rétablissement, Programme des études requises pour la désignation de l’habitat essentiel (ÉNRPEE 2007).

13 « Priorité » indique le degré selon lequel la mesure contribue directement au rétablissement des espèces ou si la mesure est un précurseur essentiel à une mesure qui contribue au rétablissement des espèces. Les mesures dont le niveau de priorité est élevé (« E ») sont considérées comme étant susceptibles d'avoir une incidence immédiate ou directe sur l'atteinte des objectifs de rétablissement de l'espèce. Les mesures dont le niveau de priorité est moyen (« M ») pourraient avoir une incidence moins immédiate ou moins directe sur l'atteinte de l'objectif en matière de population et de répartition, mais elles sont quand même importantes pour le rétablissement de la population. Les mesures dont le niveau de priorité est faible (« F ») sont susceptibles d'avoir une incidence indirecte ou graduelle sur l'atteinte des objectifs de rétablissement, mais on estime qu'il s'agit d'importantes contributions à la base de connaissances, ainsi qu'à la participation du public et à son acceptation envers les espèces.

14 Il convient de noter que cette stratégie générale englobe deux stratégies générales du programme de rétablissement : i) déterminer les impacts potentiels de la pêche sportive dans les lacs contenant une paire d'espèces et élaborer des mesures d'atténuation, au besoin et ii) déterminer les impacts que pourrait avoir l'utilisation d'embarcations à moteur à essence sur la qualité de l'eau des lacs contenant une paire d'espèces; élaborer des mesures d'atténuation, au besoin; décourager les impacts attribuables à l'aménagement des rives des lacs et à la pratique de loisirs (ÉNRPEE 2007);

15 D'autres mécanismes qui ont une incidence sur la séparation au moment de la reproduction ont été étudiés depuis la publication du programme de rétablissement.

16 L'annexe sur les méthodes d'évaluation du Riparian Areas Regulation définit la ligne de hautes eaux comme « là où la présence et l'action d'une zone inondable tous les ans sont si habituelles et normales, et se produisent pendant si longtemps au fil des ans ordinaires, qu'elles donnent au sol du lit de l'étendue d'eau un caractère distinct de celui de ses rives, dans la végétation aussi bien que dans la composition du sol lui-même, et comprend des zones inondées de façon saisonnière par les eaux de crue ». [traduction]

17 Ibid.

18 L'annexe sur les méthodes d'évaluation du Riparian Areas Regulation définit la laisse de crue des cours d'eau comme étant « la ligne apparente des hautes eaux d'un cours d’eau où la présence et l'action de l'eau sont si habituelles et normales, et se produisent pendant si longtemps au fil des ans ordinaires, qu'elles donnent au sol du lit du cours d'eau un caractère distinct de celui de ses rives, dans la végétation aussi bien que dans la composition du sol lui-même, et comprend les plaines d'inondation actives ». [traduction] L'annexe sur les méthodes d'évaluation du Riparian Areas Regulation définit la ligne externe des zones humides comme étant « d'un point de vue écologique, une abondance de plantes aquatiques ou des conditions de sol hydrique qui suffisent généralement à désigner un écosystème en zone humide. La limite ou la laisse de crue eaux d'une zone humide est déterminée par les modifications de la structure de la végétation, la perte de plantes aquatiques nécessaires et l'absence des caractéristiques du sol d'une zone humide ».

19 Ibid.

20WHA #2-250en vertu de la FRPA (en anglais seulement). La zone de récolte de la faune est composée d'une zone principale de 242 ha et d'une zone de gestion de 639 ha.

21 Plus précisément, les ZAF servent, entre autres, à mettre en place des MGF qui décrivent les pratiques en matière de forêts et de pâturages permises et interdites dans leur zone (parmi ces pratiques : récolte du bois; construction de routes, de sentiers, de jetées, d'aires de récréation, d'installations et de structures; utilisation de pesticides; érosion de surface, production de sédiments et turbidité).

22 Ces ZAF mises en place en vertu de l'OGAA entraîneraient l'entrée en vigueur des objectifs environnementaux du gouvernement découlant de l'EPMR visant ces zones. Plus précisément, l'OGC doit être convaincue qu'il n'y a « pas d'effet négatif important sur la capacité de l'habitat faunique de la ZAF à assurer la survie des espèces sauvages pour lesquelles cette zone a été mise en place et que les activités pétrolières et gazières menées dans une zone d'exploitation située en dehors d'une ZAF sont pratiquées à un moment et d'une manière qui n'entraînent aucune perturbation physique sur les espèces sauvages de haute priorité et leur habitat, ce qui comprend la perturbation pendant les saisons sensibles et les étapes critiques du cycle vital » (B.C. Reg. 200/2014) [traduction]. En fonction de la capacité de l'OGC à répondre à ces deux questions, la mise en place d'une zone d'exploitation pétrolière et gazière dans une ZAF sera approuvée ou rejetée. 

23Règlement no 237 (1993) visant à protéger le bassin hydrographique de l'île Texada (PDF 458,54 Ko) (en anglais seulement)

24 Les avantages non marchands comprennent les valeurs de legs (la valeur accordée à la conservation pour les générations futures), les valeurs d'existence (la valeur accordée par les gens à l'existence d'une espèce) et les valeurs d'option (le montant qu'une personne est prête à payer pour permettre aux générations futures de profiter de l'espèce).

25 La directive présente des échelles qui s'appliquent aux valeurs actualisées et aux valeurs annualisées.  L'échelle pour les valeurs annualisées est la suivante : Faible = 0-1 million de dollars, Moyenne = 1-10 millions de dollars, Élevée = plus de 10 millions de dollars (Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada 2014).

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