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Plan de gestion de l’oreillard maculé (Euderma maculatum) au Canada [Proposition] – 2014

Loi sur les espèces en péril
Série de Plans de gestion
Adoption en vertu de l’article 69 de la LEP
Oreillard maculé

Oreillard maculé (Euderma maculatum) au Canada.
Photo : Michael Proctor © Environnement Canada.

Table des matières

Information sur le document


Information sur le document

Plan de gestion de l’oreillard maculé (Euderma maculatum) au Canada [Proposition] – 2014

Plan de gestion de l’oreillard maculé (Euderma maculatum) au Canada

Référence recommandée :

Environnement Canada. 2014. Plan de gestion de l’oreillard maculé (Euderma maculatum) au Canada [Proposition], Série de Plans de gestion de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa (Ontario), III p. + annexe.

Pour télécharger le présent plan de gestion ou pour obtenir un complément d’information sur les espèces en péril, incluant les rapports de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), les descriptions de la résidence, les plans d’action et d’autres documents connexes sur le rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril.

Illustration de la couverture: Michael Proctor

Also available in English under the title:
"Management Plan for the Spotted Bat (Euderma maculatum) in Canada [Proposed]"

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre de l’Environnement, 2014. Tous droits réservés.

ISBN

Numéro de catalogue

Le contenu du présent document (à l’exception des illustrations) peut être utilisé sans autorisation, mais en prenant soin d’indiquer la source.

Plan de gestion de l’oreillard maculé (Euderma maculatum) au Canada - 2014

En vertu de l’Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont convenu de travailler ensemble pour établir des mesures législatives, des programmes et des politiques visant à assurer la protection des espèces sauvages en péril partout au Canada.

Dans l’esprit de collaboration de l’Accord, le gouvernement de la Colombie-Britannique a donné au gouvernement du Canada la permission d’adopter le « Plan de gestion de l’oreillard maculé (Euderma maculatum) en Colombie-Britannique » (partie 2) en vertu de l’article 69 de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Environnement Canada a inclus une addition à ce plan de gestion afin de répondre aux exigences de la LEP.

Le Plan de gestion du gouvernement fédéral de l’oreillard maculé au Canada comprend deux parties :

Partie 1 – Addition du gouvernement fédéral au « Plan de gestion de l’oreillard maculé (Euderma maculatum) en Colombie-Britannique », préparée par Environnement Canada

Partie 2 – « Plan de gestion de l’oreillard maculé (Euderma maculatum) en Colombie-Britannique », préparé par le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique


Partie 1 – Addition du gouvernement fédéral au « Plan de gestion de l’oreillard maculé (Euderma maculatum) en Colombie-Britannique », préparée par Environnement Canada

Préface

En vertu de l’Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d’établir une législation et des programmes complémentaires qui assureront la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) (LEP), les ministres fédéraux compétents sont responsables de l’élaboration des plans de gestion pour les espèces inscrites comme espèces préoccupantes et sont tenus de rendre compte des progrès réalisés d’ici cinq ans.

En vertu de l’article 65 de la LEP, le ministre compétent, en l’occurrence le ministre fédéral de l’Environnement, doit élaborer un plan de gestion pour toutes les espèces inscrites comme espèces préoccupantes. L’article 69 de la LEPautorise le ministre à adopter un plan existant pour une espèce, en partie ou en totalité, s’il estime que ce plan comporte les mesures voulues pour la conservation de l’espèce.

Le plan de gestion provincial ci-joint (partie 2 du présent document) a été remis, à titre d’avis scientifique, aux compétences responsables de la gestion de l’espèce en Colombie-Britannique. Environnement Canada a préparé la présente addition du gouvernement fédéral afin de respecter les exigences de la LEP.

La réussite de la conservation de l’espèce dépendra de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des recommandations formulées dans le présent plan de gestion. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement Canada ou sur toute autre compétence. Tous les Canadiens et toutes les Canadiennes sont invités à appuyer ce plan et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien de l’oreillard maculé et de l’ensemble de la société canadienne.

La mise en œuvre du présent plan de gestion est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des compétences et organisations participantes.

Ajouts et modifications apportés au document adopté

Les sections suivantes ont été ajoutées pour satisfaire à certaines exigences de la LEP qui ne sont pas abordées dans le Plan de gestion de l’oreillard maculé (Euderma maculatum) en Colombie-Britannique (ou « document provincial »; partie 2 du présent document) et/ou pour fournir des renseignements supplémentaires.

Information sur la situation de l’espèce

La présente section vient s’ajouter à la section « Information sur la situation de l’espèce » (section 2) du document provincial.

Selon les estimations, le pourcentage de l’aire de répartition mondiale de cette espèce au Canada est de moins de 5 %.

Effets sur l’environnement et sur les espèces non ciblées

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée pour tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP, conformément à La directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes. L’objet de l’EES est d’incorporer les considérations environnementales à l’élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairée du point de vue de l’environnement.

La planification du rétablissement vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que des plans peuvent, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur des espèces ou des habitats non ciblés. Les résultats de l’EES sont directement inclus dans le plan lui-même, mais également résumés dans le présent énoncé, ci-dessous.

On ne prévoit aucun effet néfaste sur l’environnement ni sur d’autres espèces; cependant, la gestion et la protection de l’oreillard maculé pourraient être bénéfiques pour d’autres espèces qui partagent le même habitat. Parmi les espèces auxquelles les efforts visant à protéger l’habitat de perchoir de l’oreillard maculé pourraient être bénéfiques, on compte d’autres espèces de chauves-souris utilisant les falaises comme aires de repos (la chauve-souris blonde [Antrozous pallidus], une espèce menacée, et la petite chauve-souris brune, une espèce en voie de disparition) ainsi que les oiseaux nichant dans les falaises (p. ex. le Faucon pèlerin [Falco peregrinus anatum/tundrius], une espèce préoccupante). Les efforts visant le maintien des habitats d’alimentation de l’oreillard maculé dans les forêts ouvertes et les marais seront bénéfiques à de nombreuses espèces inscrites à l’annexe de la LEP qui dépendent également de ces types d’habitats (p. ex. forêts ouvertes : Pic à tête blanche [Picoides albolarvatus], une espèce en voie de disparition; Pic de Lewis [ Melanerpes lewis ], une espèce menacée).

Partie 2 – « Plan de gestion de l’oreillard maculé (Euderma maculatum) en Colombie-Britannique », préparé par le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique

Plan de gestion de l’oreillard maculé (Euderma maculatum) en Colombie-Britannique

Oreillard maculé (Euderma maculatum) au Colombie-Britannique

Préparé par le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique
Mars 2013

Photo: Ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique, © 2013.

Table des matières

Information sur le document

Liste des tableaux

Liste des figures

Information sur le document

La Série de plans de gestion de la Colombie-Britannique

La présente série présente les plans de gestion qui sont préparés en tant qu’avis à l’intention de la province de la Colombie-Britannique. Ils sont élaborés conformément aux priorités et aux mesures de gestion établies dans le Conservation Framework (cadre de conservation) de la Colombie-Britannique. La province prépare des plans de gestion pour les espèces susceptibles de devenir menacées ou en voie de disparition en raison de leur sensibilité aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Qu’est-ce qu’un plan de gestion?

Un plan de gestion établit un ensemble coordonné de mesures relatives à la conservation et à l’affectation des terres qui doit à tout le moins garantir que l’espèce ciblée ne deviendra pas menacée ou en voie de disparition. Un plan de gestion résume la meilleure information scientifique connue sur la biologie et les menaces pour guider l’élaboration d’un cadre de gestion. Enfin, le plan doit fixer des buts et des objectifs, et recommander des approches pour la conservation de l’espèce ou de l’écosystème.

Et ensuite?

Le plan de gestion offre des renseignements importants sur les menaces qui pèsent sur l’espèce et contient des lignes directrices sur les mesures de conservation que peuvent appliquer les particuliers, les collectivités, les utilisateurs des terres, les conservationnistes, les universitaires et les gouvernements qui s’intéressent à la conservation des espèces et des écosystèmes.

Pour en savoir plus

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la planification du rétablissement des espèces en péril en Colombie-Britannique, veuillez consulter la page Web du ministère de l’Environnement portant sur la planification du rétablissement (Ministry of Environment Recovery Planning) à l’adresse suivante : Site Web (en anglais seulement).

Plan de gestion de l’oreillard maculé (Euderma maculatum) en Colombie-Britannique

préparé par le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique

Mars 2013

Référence recommandée

British Columbia Ministry of Environment. 2013. Plan de gestion de l’oreillard maculé (Euderma maculatum) en Colombie-Britannique, ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique, Victoria (Colombie-Britannique), 24 p.

Illustration/photographie de la couverture

M. Brock Fenton

Exemplaires supplémentaires

Il est possible de télécharger la version anglaise du présent document à partir de la page Web du ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique portant sur la planification du rétablissement à l’adresse suivante : Site Web (en anglais seulement).

Données de publication anglaise

Données de catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada

British Columbia (B.C.) Spotted Bat Management Team
Management plan for the spotted bat
(Euderma maculatum) in British Columbia [electronic resource] / prepared by B.C. Spotted Bat Management Team.

(British Columbia management plan series)
Includes bibliographical references.
Electronic monograph in PDF format.

ISBN 978-0-7726-6681-9

  1. Spotted bat--British Columbia.
  2. Wildlife management--British Columbia.
    1. British Columbia. Ministry of Environment
    2. Title.
    3. Series: British Columbia management plan series

QL737.C595 B27 2013
333.95’947
C2013-980027-1

Avis

Le présent plan de gestion a été préparé par le ministère de l’Environnement en tant qu’avis à l’intention des compétences et organismes responsables susceptibles de participer à la gestion de l’espèce.

Le présent document détermine les mesures de gestion qui sont jugées nécessaires, en se fondant sur les meilleurs renseignements scientifiques et les meilleures connaissances traditionnelles disponibles, pour empêcher que les populations d’oreillards maculés en Colombie-Britannique ne deviennent en voie de disparition ou menacées. Les mesures de gestion visant à réaliser les buts et les objectifs déterminés dans le présent document sont sujettes aux priorités et aux restrictions budgétaires des organismes et organisations participants. Ces buts, ces objectifs et ces approches de gestion peuvent être modifiés dans le futur afin de répondre aux nouveaux objectifs et aux nouveaux résultats de recherche.

Les compétences responsables ont eu l’occasion d’examiner le présent document. Cependant, le document ne représente pas nécessairement les positions officielles des organismes ni les opinions personnelles des individus.

La réussite de la conservation de l’espèce dépendra de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties concernées susceptibles de participer à la mise en œuvre des recommandations formulées dans le présent plan de gestion. Le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique encourage tous les gens de la Colombie-Britannique à participer à la conservation de l’oreillard maculé.


Remerciements

Une version préliminaire du présent plan de gestion a été préparée par Glorianna Anderson (Environnement Canada – Service canadien de la faune) avec la participation de Megan Harrison (Environnement Canada – Service canadien de la faune) et de Francis Iredale (ministère des Forêts, des Terres et de l’Exploitation des ressources naturelles de la Colombie-Britannique). Orville Dyer (ministère des Forêts, des Terres et de l’Exploitation des ressources naturelles de la Colombie-Britannique) a révisé le présent document en vue de sa publication, et un examen supplémentaire a été effectué par Mike Sarell (Ophiuchus Consulting) et Leah Westereng (ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique). Orville Dyer, John Surgenor (ministère des Forêts, des Terres et de l’Exploitation des ressources naturelles de la Colombie-Britannique), Mike Sarell et Megan Harrison ont procédé à l’évaluation des menaces qui pèsent sur l’oreillard maculé. Nous remercions le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique d’avoir financé un examen externe.

Sommaire

L’oreillard maculé (Euderma maculatum) figure sur la liste des espèces préoccupantes au Canada, à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Il a été désigné comme étant une espèce préoccupante par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), principalement en raison des faibles effectifs de la population, mais également en raison de la disparition de ses proies et des sites d’alimentation, et de la perturbation des sites de repos. La cote de conservation de l’oreillard maculé est S3S4 (de vulnérable à apparemment non en péril) en Colombie-Britannique; l’espèce figure sur la liste bleue de la Colombie-Britannique. à l’échelle mondiale, NatureServe a attribué la cote G4 (apparemment non en péril) à l’oreillard maculé. Dans le Conservation Framework (cadre de conservation) de la Colombie-Britannique, l’oreillard maculé s’est vu attribuer la priorité 2 en vertu du but 1 (Participer aux programmes mondiaux de conservation des espèces et des écosystèmes) et du but 3 (Maintenir la diversité des espèces et des écosystèmes indigènes). L’espèce est protégée : il est interdit de la capturer et de la tuer aux termes de la Wildlife Act de la Colombie-Britannique. Elle figure également dans la catégorie des espèces en péril en vertu de la Forest and Range Practices Act, qui prévoit des outils de gestion de l’habitat conformément à la stratégie de gestion des espèces sauvages désignées (Identified Wildlife Management Strategy).

L’oreillard maculé est une chauve-souris de taille moyenne dont les aires de repos sont situées dans les falaises. Il peut être facilement distingué des autres espèces de chauves-souris en raison de sa fourrure noire et de ses trois taches blanches contrastantes bien distinctes sur le dos. En outre, contrairement aux autres espèces de chauves-souris en Colombie-Britannique, ses signaux d’écholocation peuvent être entendus par l’être humain.

En Colombie-Britannique, l’oreillard maculé se trouve dans les zones biogéoclimatiques de graminées cespiteuses, du pin ponderosa et du douglas de taxifolié de l’Intérieur. Il utilise ces secteurs à la fois pour se percher (dans les fissures des parois abruptes des falaises) et pour s’alimenter. L’aire de répartition de l’oreillard maculé en Amérique du Nord est relativement vaste; cependant, il semble que la population totale de la Colombie-Britannique se maintienne à moins de 1 000 adultes (lors de l’évaluation du COSEPAC de 2004).

Parmi les menaces qui pèsent sur l’oreillard maculé, on compte la perte d’habitat en raison du développement urbain ou de la conversion des terres à des fins agricoles et, dans une moindre mesure, de l’exploration minière et des routes. L’escalade récréative peut causer des perturbations susceptibles de provoquer l’abandon des sites de repos et augmenter le risque de mortalité des petits. En outre, les éoliennes peuvent causer la mort des chauves-souris à la suite d’une collision contre les pales ou, plus souvent, à la suite d’un barotraumatisme. D’autres menaces telles que la pollution lumineuse ou sonore, l’utilisation de pesticides et les impacts des incendies requièrent des recherches supplémentaires. Les oreillards maculés de l’Amérique du Nord n’ont pas encore été exposés au syndrome du museau blanc; il est donc impossible de savoir si ce syndrome aura une incidence sur leurs populations.

Le but de la gestion est de maintenir une population stable ou croissante de l’oreillard maculé répartie dans toute l’aire de répartition actuelle de l’espèce en Colombie-Britannique.

  1. Protéger Note de bas de page1 et gérer les habitats importants de l’oreillard maculé en Colombie-Britannique.
  2. Préciser les effectifs de la population, la répartition des habitats de perchoir et d’alimentation, et les tendances en matière de population et d’habitat de l’oreillard maculé en Colombie-Britannique.
  3. Combler les lacunes dans les connaissances relatives à l’utilisation de l’habitat d’hivernage et à la superficie d’habitat d’alimentation utilisée par l’oreillard maculé.

1 Évaluation de l’espèce par le COSEPAC

Date de l’évaluation : Mai 2004
Nom commun (population) : Oreillard maculé
Nom scientifique : Euderma maculatum
Statut selon le COSEPAC: Espèce préoccupante
Justification de la désignation : Au Canada, cette espèce se trouve dans les terres herbeuses intramontagnardes du sud de la Colombie-Britannique. Il s’agit d’une chauve-souris de couleur distincte, ce qui permet de l’identifier sans aucun doute. Contrairement à toute autre espèce de chauve-souris au Canada, le cri d’écholocation de cette espèce peut être entendu par l’être humain. Cette espèce se repose dans les crevasses de grandes falaises. Cette espèce est considérée comme l’espèce de chauve-souris la plus recensée et la plus facile à recenser au Canada. Les estimations de populations, fondées sur des recensements relativement fiables, suggèrent qu’il existe moins de 1 000 adultes. à l’heure actuelle, les nombres semblent stables et relativement peu de menaces pèsent sur les populations ou les habitats. La plus grave menace pour cette espèce est possiblement la petite taille de sa population. L’utilisation de pesticides sur ses proies, la perte de son habitat d’alimentation et la perturbation dans ses sites de repos par des alpinistes sont des menaces possibles. Une immigration de populations avoisinantes aux États-Unis est possible; cependant, le déplacement des individus entre les populations canadiennes et américaines n’a pas été documenté.
Présence au Canada : Colombie-Britannique
Historique de la situation selon le COSEPAC:Espèce désignée « préoccupante » en avril 1988 et en mai 2004. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d’un rapport de situation.

2 Information sur la situation de l’espèce

Oreillard maculéa Note de bas de page a
Désignation officielle

FRPA Note de bas de pageb : Espèce en péril

OGAA Note de bas de pageb: Espèce en péril

Wildlife Actde la C.-B. Note de bas de pagec : Annexe A

Annexe de la LEP : 1 – Espèce préoccupante (2005)

Cotes de conservation Note de bas de page d

Cotes infranationales Note de bas de page e

  • Arizona : S1S2,
  • Californie : S2S3,
  • Colorado : S2,
  • Idaho : S3,
  • Montana : S2,
  • Navajo Nation : S4,
  • Nevada : S2,
  • Nouveau-Mexique : S3,
  • Oregon : S2,
  • Texas : S2,
  • Utah : S2S3,
  • Washington : S3,
  • Wyoming : S3

Conservation Framework de la Colombie-Britannique Note de bas de pagef

  • But 1 : Participer aux programmes mondiaux de conservation des espèces et des écosystèmes
    Priorité :Note de bas de page g 2 (2009)
  • But 2 : Empêcher que les espèces et les écosystèmes deviennent en péril
    Priorité : 5 (2009)
  • But 3 : Maintenir la diversité des espèces et des écosystèmes indigènes
    Priorité : 2 (2009)

Catégories de mesures :

  • élaboration du rapport de situation;
  • suivi des tendances;
  • transmission au COSEPAC;
  • protection de l’habitat;
  • intendance sur les terres privées;
  • gestion de l’espèce et des populations

Note de bas de page

Note de bas de page a

Source de données : Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique (2013), sauf indication contraire.

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Note de bas de page b

Espèce en péril = espèce inscrite dont la gestion nécessite une attention particulière afin de contrer les répercussions des activités forestières et d’élevage en vertu de la Forest and Range Practices Act (Province of British Columbia, 2002) et/ou les répercussions des activités pétrolières et gazières en vertu de la Oil and Gas Activities Act (Province of British Columbia, 2008) menées sur les terres publiques (définies dans la stratégie de gestion des espèces sauvages désignées; Province of British Columbia, 2004).

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Note de bas de page c

Annexe A = espèce désignée comme étant une espèce sauvage aux termes de la Wildlife Act de la Colombie-Britannique, qui offre une protection contre la persécution directe et la mortalité (Province of British Columbia, 1982).

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Note de bas de page d

S = infranational; N = national; G = mondial; X = vraisemblablement disparue; H = possiblement disparue; 1 = gravement en péril; 2 = en péril; 3 = préoccupante, vulnérable à la disparition du pays ou de la planète; 4 = apparemment non en péril; 5 = manifestement répandue, abondante et non en péril; NR = non classée; U = non classable.

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Note de bas de page e

Source des données : NatureServe (2012).

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Note de bas de page f

Source des données : British Columbia Ministry of Environment (2010).

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Note de bas de page g

échelle à six niveaux : De la priorité 1 (la plus élevée) à la priorité 6 (la moins élevée).

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3 Information sur l’espèce

3.1 Description de l’espèce

L’oreillard maculé est une chauve-souris de taille moyenne de l’ordre des chiroptères ayant une masse corporelle moyenne de 17,9 grammes (Nagorsen, 2002). L’oreillard maculé peut être facilement distingué des autres espèces de chauves-souris en raison de ses taches et de ses caractéristiques physiques uniques : il a une fourrure noire marquée de trois taches blanches bien distinctes, une sur le croupion et une sur chaque épaule, en plus de deux taches blanches plus petites à la base des oreilles (van Zyll de Jong, 1985). Il semble que ces taches pourraient servir au camouflage (Easterla, 1965) ou à la communication par signaux visuels (van Zyll de Jong, 1985). La face ventrale de l’oreillard maculé est blanche, avec un duvet noir. Les grandes oreilles rose grisâtre de l’oreillard maculé sont un trait frappant de l’espèce. Les signaux d’écholocation ont une fréquence de 6 à 16 kilohertz; ils peuvent donc être entendus par l’être humain (Nagorsen et Brigham, 1993).

3.2 Populations et répartition

La distribution de l’oreillard maculé est irrégulière dans toute son aire de répartition nord-américaine (Fenton et coll., 1987; Pierson et Rainey, 1998). Son aire de répartition s’étend du centre du Mexique jusqu’au sud de la Colombie-Britannique en passant par l’ouest des États-Unis dans les états de l’Arizona, du Nouveau-Mexique, du Nevada, du Texas, de la Californie, de l’Oregon, de l’Utah, du Colorado, du Wyoming, du Montana, de l’Idaho et de Washington (COSEPAC, 2004; figure 1).

Au Canada, cette espèce est présente uniquement dans les prairies sèches de l’intérieur du sud de la Colombie-Britannique (Nagorsen et Brigham, 1993; figure 2). La superficie de la zone d’occurrence de la population de l’oreillard maculé en Colombie-Britannique est d’environ 10 590 kilomètres carrés, soit moins de 5 % de l’aire de répartition mondiale de l’espèce (COSEPAC, 2004). La zone d’occupation est inconnue (COSEPAC, 2004). L’oreillard maculé a été détecté pour la première fois au Canada en 1979 (Woodsworth et coll., 1981); de nouveaux relevés (Collard et coll., 1990; Roberts et Roberts, 1992, 1993; Holroyd et coll., 1994; Sarell et Haney, 2000), ont permis de repérer des occurrences dans les vallées des rivières Okanagan, Similkameen, Thompson, Chilcotin et du fleuve Fraser. En 2010, l’aire de répartition a été élargie à la suite d’une seule détection au lac Carpenter, en Colombie-Britannique; cet emplacement est l’emplacement le plus occidental de l’oreillard maculé le connu à ce jour (Sarell et coll., 2010). L’oreillard maculé se trouve généralement à une élévation inférieure à 900 mètres (m) (Nagorsen et Brigham, 1993).

En 2004, il existait 80 mentions de l’espèce (individus perchés ou en alimentation); cependant, les relevés n’étaient pas réalisés de façon systématique, et peu de relevés ont été effectués dans le nord de la vallée de l’Okanagan ou dans la vallée du Fraser (COSEPAC, 2004). Les relevés effectués dans le sud de la vallée de l’Okanagan et la vallée de la Similkameen n’incluaient que les secteurs dont l’habitat était le plus susceptible de contenir des gîtes (Sarell et Haney, 2000).

Il semble que la population de l’oreillard maculé en Colombie-Britannique serait stable, et compterait moins de 1 000 individus matures (COSEPAC, 2004). Sarell et Haney (2000) ont estimé que, dans le sud de la vallée de l’Okanagan, le nombre total d’individus matures s’élevait à 100-200. En supposant que les régions de Cariboo-Chilcotin et de la Thompson en comptent un nombre semblable, l’estimation de la population britanno-colombienne à moins de 1 000 individus semble réaliste (COSEPAC, 2004). Cependant, aucune méthodologie uniforme n’a été utilisée; ainsi, les efforts d’échantillonnage étaient inconstants, un même individu a pu être compté plusieurs fois et on a privilégié les relevés dans les secteurs où se trouvaient des aires de repos de haute qualité. Ces données doivent donc être interprétées avec circonspection (COSEPAC, 2004).

Figure 1. Aire de répartition de l’oreillard maculé en Amérique du Nord (version modifiée de COSEPAC, 2004)

La figure 1 montre l’aire de répartition de l’oreillard maculé en Amérique du Nord. (Voir description longue ci-dessous.)

Description longue pour la figure 1

La figure 1 montre l’aire de répartition de l’oreillard maculé en Amérique du Nord. Celle-ci s’étend du nord du Mexique jusqu'au centre-sud de la Colombie Britannique, couvrant une grande partie de l’ouest des États-Unis.

Figure 2. Distribution de l’oreillard maculé en Colombie-Britannique (Environnement Canada, 2012, données inédites)

La figure 2 présente la distribution de l’oreillard maculé en Colombie-Britannique, selon les détections de l’espèce faites entre 1990 et 2010.

Description longue pour la figure 2

La figure 2 présente la distribution de l’oreillard maculé en Colombie-Britannique, selon les détections de l’espèce faites entre1990 et 2010. Les détections sont concentrées le long d’une rivière sans nom dans le centre-sud de la Colombie-Britannique, la concentration la plus importante se trouvant près de la frontière des États Unis.

3.3 Besoins de l’oreillard maculé

3.3.1 Besoins biologiques et besoins en matière d’habitat

Au Canada, la majorité des observations d’oreillards maculés ont été faites à des élévations de 300 m à 900 m, dans des habitats de prairies (Nagorsen et Brigham, 1993), de steppes arbustives, et de forêts de pins ponderosa (Pinus ponderosa) et de douglas taxifolié (Pseudotsuga menziesii) (Meidinger et Pojar, 1991). La plupart des observations ont eu lieu dans les zones biogéoclimatiques de graminées cespiteuses (Bunchgrass – BG), du pin ponderosa (Ponderosa Pine – PP) et du douglas taxifolié de l’Intérieur (Interior Douglas-fir – IDF). Aux États-Unis, l’oreillard maculé a été observé à des altitudes variant du niveau de la mer jusqu’à 3 230 mau-dessus du niveau de la mer (Watkins, 1977; Reynolds, 1981), où il occupe des habitats de déserts autant que de forêts de conifères.

Malgré une vaste aire de répartition de l’espèce, la biologie de l’oreillard maculé est peu connue en raison de la distribution irrégulière de l’espèce et du faible taux de capture (Fenton et coll., 1987). Les renseignements relatifs à la reproduction de l’oreillard maculé sont minimaux; cependant, il semble que la plupart des oreillards maculés de la Colombie-Britannique s’accouplent en automne (Nagorsen et Brigham, 1993). Easterla (1973) suppose que ce sont des reproducteurs solitaires et que la fécondation est retardée jusqu’au printemps suivant. La femelle de l’oreillard maculé donne naissance à un seul petit (Watkins, 1977). Aux États-Unis, les naissances ont lieu en mai ou en juin et des femelles allaitantes ont été observées de juin à août (Watkins, 1977). En Colombie-Britannique, il semble que les naissances ont lieu légèrement plus tard, soit à la fin de juin ou au début de juillet (Nagorsen et Brigham, 1993). L’âge de la maturité sexuelle est inconnu.

Il n’y a aucune donnée au sujet de la durée de vie de cette espèce; on croit toutefois qu’elle serait semblable à celle des autres chauves-souris des régions tempérées (soit de 20 à 40 ans).

En raison de sa vaste aire de répartition, l’oreillard maculé s’est adapté afin de résister à des variations de température. Lors des périodes d’activité nocturne (chasse), les températures ambiantes varient généralement de 4,4 °C à 18,3 °C (Leonard et Fenton, 1983).

L’oreillard maculé est un insectivore aérien qui se nourrit principalement de papillons de nuit, spécifiquement de ceux qui mesurent de 2 à 5 millimètres de longueur (Easterla, 1965; Ross, 1967; Poché, 1981; Wai-Ping et Fenton, 1989). à l’instar des autres espèces de chauves-souris, l’oreillard maculé utilise les signaux d’écholocation pour localiser sa proie et en suivre les mouvements. L’écozone de la cordillère en Colombie-Britannique abrite une population diversifiée de papillons de nuit, dont bon nombre d’espèces (approximativement 350) partagent l’aire de répartition de l’oreillard maculé dans la vallée de l’Okanagan (Wai-Ping et Fenton, 1989). De plus, l’oreillard maculé a un signal d’écholocation unique qui le rend très efficace dans la capture des papillons de nuit. Contrairement à la plupart des chauves-souris, cette espèce émet un signal à basse fréquence (fréquence dominante de 9 kilohertz (kHz) à 12 kHz), audible pour l’être humain (Fullard et Dawson, 1997). Ce signal à basse fréquence est efficace pour la capture des papillons de nuit à tympans, qui peuvent percevoir les signaux d’écholocation émis par les autres espèces de chauves-souris, dont la fréquence plus élevée (p. ex. de 30 kHz à 75 kHz), et ainsi parfois échapper à leurs prédateurs (Fullard et coll., 1983).

L’oreillard maculé chasse typiquement dans les secteurs ouverts, à 5 m à 30 m du sol, en trajectoires elliptiques de 200 m à 300 m (Easterla, 1965; Ross, 1967; Poché, 1981; Wai-Ping et Fenton, 1989). Les observations de l’oreillard maculé indiquent qu’il s’agit d’une espèce solitaire, qui se perche seule et qui garde l’exclusivité de ses aires d’alimentation (Leonard et Fenton, 1983). Il est possible que l’espèce soit territoriale (Leonard et Fenton, 1983; Storz, 1995).

Gîtes diurnes

Les oreillards maculés ont besoin de perchoirs pendant la journée. Ces perchoirs servent de sites de repos sécuritaires le jour, mais également de gîte d’élevage des petits pour les femelles, qui donnent naissance en juin et juillet (Nagorsen et Brigham, 1993). Des espèces plus répandues, comme la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus ), utilisent une diversité de perchoirs (p. ex. bâtiments, arbres), mais l’oreillard maculé est associé aux fentes et aux fissures (de 2,0 centimètres (cm) à 5,5 cm de largeur) des parois de falaises (Poché, 1981; Leonard et Fenton, 1983; Sarell et Haney, 2000). En Colombie-Britannique, il semble y avoir des variations dans l’élévation, la hauteur et l’orientation des falaises choisies (Wai-Ping et Fenton, 1987); cependant, un examen général a montré que les falaises choisies ont des parois verticales pouvant atteindre 400 m de hauteur, exposées au soleil (Roberts et Roberts, 1993; Sarell et Haney, 2000). L’élévation minimale des parois choisies pour percher pourrait aussi être importante : la plupart des parois où se perchent les oreillards maculés sont à plus de 40 m de hauteur (M. Sarell, communication personnelle (comm. pers.), 2012). Bien que de nombreuses observations aient été faites, il est difficile de mesurer les caractéristiques physiques particulières déterminant le choix des oreillards maculés, puisque la hauteur des falaises les rend inaccessibles.

Hibernacles

Les caractéristiques des hibernacles de l’oreillard maculé sont peu connues. Nagorsen et Brigham (1993) n’ont rapporté aucune observation de cette espèce en hiver en Colombie-Britannique et supposent que les oreillards maculés hibernent dans des falaises ou des fissures soit en Colombie-Britannique, soit à l’extérieur de la province.

Habitats d’alimentation

Les principaux habitats d’alimentation de l’oreillard maculé en Colombie-Britannique sont les marais, les zones riveraines, les champs ouverts et les clairières (Leonard et Fenton, 1983; Wai-Ping et Fenton, 1989; Holroyd et coll., 1994). Dans le sud de la vallée de l’Okanagan, les forêts ouvertes de pins ponderosa et les secteurs marécageux étaient des habitats très fréquemment utilisés (Wai-Ping et Fenton, 1989). Cependant, Leonard et Fenton (1983) n’ont rapporté aucun signal associé à l’alimentation au-dessus des forêts de pins ponderosa et ont supposé que les chauves-souris volant au-dessus de cet habitat étaient en transit. Les habitats indigènes qui ont été convertis en prairies de fauche étaient utilisés par les oreillards maculés pour s’alimenter, selon les signaux entendus par Leonard et Fenton (1983). Cependant, les habitats convertis en vergers n’étaient pas utilisés (Leonard et Fenton, 1983). Un habitat forestier modifié par un incendie n’était pas non plus utilisé, selon un suivi effectué dix ans après l’événement (Leonard et Fenton, 1983). Une caractéristique courante et importante de la plupart des habitats d’alimentation de l’oreillard maculé est la proximité d’une source d’eau (Collard et coll., 1990). Bien que certains déplacements sur de longues distances aient été enregistrés au Canada comme aux États-Unis, la distance parcourue par trois oreillards maculés entre leurs sites de repos et leurs habitats d’alimentation dans la vallée de l’Okanagan était de 6 kilomètres (km) à 10 km (Wai-Ping et Fenton, 1989).

3.3.2 Facteurs limitatifs

Les oreillards maculés femelles ont un seul petit par année (Watkins, 1977). Bien que la population de la Colombie-Britannique semble actuellement stable, un faible taux de reproduction pourrait limiter le rétablissement de la population si d’autres menaces s’intensifiaient. La population peu nombreuse en Colombie-Britannique peut limiter la capacité de la population à se rétablir après des événements stochastiques. Les interactions d’accouplement peuvent aussi être limitées, puisque les sites de repos sont souvent isolés géographiquement et répartis de façon irrégulière dans la région en raison des besoins particuliers de l’oreillard maculé en matière d’habitat.

4 Menaces

Les menaces sont définies comme étant les activités ou les processus immédiats qui ont causé, qui causent ou qui pourraient causer la destruction, la dégradation et/ou l’altération de l’entité à l’étude (population, espèce, communauté ou écosystème) dans la zone d’intérêt (à l’échelle mondiale, nationale ou infranationale) (Salafsky et coll., 2008). Dans le cadre de l’évaluation des menaces, seules les menaces actuelles et futures sont prises en considération Note de bas de page2. Les menaces présentées ici ne comprennent pas les caractéristiques biologiques de l’espèce ou de la population, comme la dépression de consanguinité, la petite taille des populations et l’isolement génétique, ni la probabilité de la régénération ou de la recolonisation des écosystèmes, qui sont considérés comme étant des facteurs limitatifs Note de bas de page3.

Pour la plupart, les menaces sont liées aux activités humaines, mais elles peuvent être d’origine naturelle. L’impact des activités humaines peut être direct (p. ex. destruction d’un habitat) ou indirect (p. ex. introduction d’espèces envahissantes). L’impact des phénomènes naturels (p. ex. incendies, ouragans ou inondations) peut être particulièrement important lorsque l’espèce ou l’écosystème est concentré en un emplacement ou a peu d’occurrences, ce qui pourrait être attribuable aux activités humaines (Master et coll., 2009). Les phénomènes naturels peuvent donc être considérés comme étant des menaces, mais dans certains cas seulement. En fait, les événements stochastiques ne devraient être considérés comme une menace que lorsqu’une espèce (ou un habitat) a subi des dommages si grands (attribuables à d’autres menaces) qu’elle en a perdu sa capacité de résilience et qu’elle est, par conséquent, vulnérable aux perturbations provoquées par les événements stochastiques (Salafsky et coll., 2008), au point que l’impact d’un tel événement sur la population ou l’écosystème serait infiniment plus grand que ce qu’il aurait été autrefois.

4.1 évaluation des menaces

La classification des menaces présentée ci-dessous se fonde sur le système uniforme de classification des menaces de l’UICN-CMP (Union mondiale pour la nature et Conservation Measures Partnership) et elle est compatible avec les méthodes utilisées par le Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique et avec le Conservation Framework de la province. Pour obtenir une description détaillée du système de classification des menaces, consulter le site Web du CMP (en anglais seulement) (CMP, 2010). Les menaces peuvent être observées, inférées ou attendues à court terme. Ici, les menaces sont caractérisées en fonction de leur portée, de leur gravité et de leur imminence. L’impact est établi en fonction de la portée et de la gravité des menaces. Pour en savoir plus sur la façon dont les valeurs sont déterminées, consulter Master et coll. (2009) (en anglais seulement) et les notes qui figurent au bas du tableau. Les menaces qui pèsent sur l’oreillard maculé ont été évaluées pour toute la province (tableau 1).

Tableau 1. Classification des menaces qui pèsent sur l’oreillard maculé en Colombie-Britannique
No de la menaceDescription de la menaceImpact Note de tableauaPortée Note de tableaubGravité Note de tableaucImminence Note de tableaud
1Développement résidentiel et commercialFaiblePetiteConsidérableélevée
1.1Zones urbaines et résidentiellesFaiblePetiteConsidérableélevée
2Agriculture et aquacultureFaiblePetiteConsidérableélevée
2.1Cultures annuelles et pérennes de végétaux non ligneuxFaiblePetiteConsidérableélevée
2.3élevage et pâturageInconnuGrandeInconnueélevée
3Production d’énergie et exploitation minièreFaiblePetiteExtrêmeModérée
3.2Exploitation de mines et de carrièresFaiblePetiteExtrêmeModérée
3.3énergies renouvelablesFaiblePetiteExtrêmeModérée
4Transport et corridors de servicesFaiblePetiteConsidérableélevée
4.1Routes et chemins de ferFaiblePetiteSévèreélevée
5Utilisation des ressources biologiquesNégligeableNégligeableInconnueélevée
5.3Exploitation forestière et récolte du boisNégligeableNégligeableInconnueélevée
6Intrusions et perturbations humainesFaiblePetiteExtrêmeélevée
6.1Activités récréativesFaiblePetiteExtrêmeélevée
7Modifications du système naturelInconnuMoyenneInconnueélevée
7.1Incendies et extinction des incendiesInconnuPetiteInconnueélevée
7.3Autres modifications de l’écosystèmeInconnuMoyenneInconnueélevée
8Espèces envahissantes et autres espèces et gènes problématiquesInconnuGénéraliséeInconnueModérée
8.1Espèces non indigènes/exotiques envahissantesInconnuGénéraliséeInconnueModérée
9PollutionFaibleGrandeFaibleélevée
9.6Excès d’énergieFaibleGrandeFaibleélevée
11Changements climatiques et épisodes de temps violentInconnuMoyenneInconnueélevée
11.1SécheressesInconnuMoyenneInconnueélevée

Note de tableau

Note de tableau a

Impact– Mesure dans laquelle on observe, infère ou soupçonne que l’espèce est directement ou indirectement menacée dans la zone d’intérêt. L’impact de chaque menace est déterminé selon les valeurs de la portée et de la gravité et ne tient compte que des menaces actuelles et futures. L’impact d’une menace se traduit par une baisse des effectifs de la population d’une espèce ou par la disparition ou la dégradation d’une certaine superficie d’un écosystème. Le taux médian du déclin de la population ou de la superficie correspondant à chaque combinaison des valeurs de la portée et de la gravité se range dans les classes d’impact suivantes : très grave (déclin de 75 %), grave (40 %), moyen (15 %) et faible (3 %). Inconnu : il est impossible de déterminer l’impact (p. ex. si la valeur de la portée ou de la gravité est « inconnue »); non calculé : l’impact n’est pas calculé, parce que la menace est exclue du cadre de l’évaluation (p. ex.l’imminence est sans importance/négligeable ou faible (menace antérieure); négligeable : la portée ou la gravité est négligeable; nul : la gravité est cotée « neutre » ou « possiblement favorable »).

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Note de tableau b

Portée – Proportion des effectifs de l’espèce, généralement dans la zone d’intérêt, qui sera vraisemblablement touchée par la menace d’ici dix ans. (Généralisée = 71–100 %; grande = 31–70 %; moyenne = 11–30 %; petite = 1–10 %; négligeable < 1 %).

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Note de tableau c

Gravité – Niveau de dommage que causera vraisemblablement la menace à l’effectif touché (portée) d’ici dix ans ou en trois générations. Habituellement une mesure de l’importance de la réduction de la population. (Extrême = 71–100 %; considérable = 31–70 %; modérée = 11-30 %; faible = 1–10 %; négligeable < 1 %; neutre ou possiblement favorable > 0 %).

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Note de tableau d

Imminence– élevée = menace constante; modérée = menace future seulement (menace pouvant se déployer à brève échéance – dans moins de dix ans ou de trois générations) ou en suspens pour l’instant (pourrait revenir à court terme); faible = menace future seulement (pourrait se déployer à longue échéance) ou en suspens (pourrait revenir à longue échéance); sans importance / négligeable = menace passée, peu susceptible de se déployer de nouveau, ou menace qui n’aurait aucun effet direct, mais qui pourrait être limitative.

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4.2 Description des menaces

À l’échelle de la province, l’impact global des menaces pesant sur cette espèce est « moyen » Note de bas de page4 . Cette menace globale tient compte de l’effet cumulatif de multiples menaces, y compris six menaces dont l’impact est « faible » : le développement urbain, la conversion des terres à des fins agricoles, les routes et l’exploration minière, ainsi que les énergies renouvelables (p. ex. éoliennes), les activités récréatives (p. ex.escalade) et la pollution lumineuse ou sonore (tableau 1). Les détails sont exposés ci-dessous sous les menaces de niveaux 1 et 2.

UICN Nº 1. Développement résidentiel et commercial

1.1 Zones urbaines et résidentielles

On prévoit que l’étalement urbain devrait s’accroître de 5 % et de 7 % dans les districts régionaux d’Okanagan-Similkameen et de Thompson-Nicola, respectivement, au cours des dix prochaines années (Province of British Columbia, 2011). La plus grande partie de ce développement se produira dans les régions situées à faibles altitudes qu’occupe l’oreillard maculé. Il est peu probable qu’il y ait un impact direct sur l’habitat des aires de repos diurnes (perchoirs) de l’oreillard maculé (parois de falaises inaccessibles). Cependant, les activités de construction produisent du bruit, ce qui pourrait causer l’abandon des aires de repos situées à proximité (Garcia et coll., 1995). Cette espèce parcourt de 6 km à 10 km environ entre ses aires de repos et ses aires d’alimentation, lesquelles seront plus vraisemblablement touchées par le développement que les aires de repos proprement dites. Plus de 90 % de l’aire de répartition de l’oreillard maculé se situe à l’extérieur des aires protégées (COSEPAC, 2004) et risque d’être perdue en raison du développement. Les habitats d’alimentation naturels sont susceptibles d’être détruits par l’étalement urbain, en raison de la réduction considérable de l’habitat et de la productivité des papillons de nuit (proies), même si rien n’empêche les chauves-souris de les survoler.

UICN Nº 2. Agriculture et aquaculture

2.1 Cultures annuelles et pérennes de végétaux non ligneux

Les vergers et les vignobles sont courants dans les vallées de l’Okanagan et de la Thompson. Seulement dans la région d’Okanagan-Similkameen, où la majorité (> 80 %) des détections d’oreillards maculés ont eu lieu, 5 965 ha sont consacrés aux vergers, aux plantations d’arbres à noix et aux champs de petits fruits (British Columbia Ministry of Agriculture and Lands, 2006). La superficie totale des terres consacrées à l’agriculture a augmenté de façon constante dans la région d’Okanagan-Similkameen depuis 1996 (British Columbia Ministry of Agriculture and Lands, 2006). Selon les prévisions, cette tendance se poursuivra, tout comme la conversion des habitats d’alimentation de l’oreillard maculé pour la production agricole. Un accroissement supplémentaire de la conversion des terres et de la production agricole pourrait menacer l’oreillard maculé, selon le type de culture. Aucune activité d’alimentation n’a été observée dans les vergers (Leonard et Fenton, 1983), ce qui suggère que ces secteurs ne font pas partie des habitats d’alimentation de prédilection de l’oreillard maculé. Les habitats d’alimentation naturels sont susceptibles d’être détruits par le développement agricole, ce qui réduira considérablement l’habitat et la productivité des papillons de nuit (proies).

2.3 Élevage et pâturage

Les impacts des activités d’élevage et de pâturage ne sont pas bien compris. Garcia et coll. (1995) a affirmé que « le pâturage et les pratiques agricoles peuvent causer la perte de l’habitat, détériorer les conditions d’alimentation ou nuire à l’abondance de proies ». Par conséquent, les mesures concernant le pâturage qui sont énumérées dans la stratégie de gestion des espèces sauvages désignées (Identified Wildlife Management Strategy) recommandent d’éviter l’utilisation d’attracteurs pour les animaux d’élevage, d’assurer le maintien de la bonne fonction des bandes riveraines et de maintenir les habitats d’alimentation et l’abondance des proies dans les aires d’habitat faunique de l’oreillard maculé.

UICN Nº 3. Production d’énergie et exploitation minière

3.2 Exploitation de mines et de carrières

Il y a eu un récent bond dans l’activité minière en Colombie-Britannique. En 2010, le nombre de projets miniers au stade de l’évaluation a doublé par rapport à 2009 dans la région Thompson-Okanagan-Cariboo, et les activités minières ont connu des augmentations importantes de 2009 à 2010 (Madu, 2010). Ce type d’activité pourrait détruire les aires de repos (perchoirs) et l’habitat d’alimentation. L’extraction de talus ou d’autres structures rocheuses associées aux aires de repos pourrait aussi avoir un impact sur certains sites. De plus, il semble que les oreillards maculés soient sensibles à la perturbation par le bruit (Garcia et coll., 1995). L’exploration minière et les autres activités minières pourraient produire beaucoup de bruit, menant possiblement à l’abandon des aires de repos. Selon les estimations, l’activité minière a présentement un impact sur environ 1 % (portée) des aires de repos et des aires d’alimentation associées.

3.3 Énergies renouvelables

Les éoliennes peuvent causer la mort des chauves-souris, en raison d’une collision contre les pales ou, plus souvent, des suites d’un barotraumatisme (c.-à-d. d’une hémorragie interne causée par une variation subite de la pression de l’air au voisinage des pales; Baerwald et coll., 2008). Selon les estimations, cette menace a un impact sur environ 1 % (portée) des aires de repos et des aires d’alimentation associées, mais un accroissement est à prévoir au cours des dix prochaines années.

UICN Nº 4. Transports et corridors de services

4.1 Routes et chemins de fer

Les routes réduisent vraisemblablement la production de proies (papillons de nuit) par la destruction directe de leur habitat, tout comme le développement urbain. La mortalité directe est inconnue, mais présumée faible puisque, en général, les oreillards maculés volent relativement haut (5 m à 15 m du sol) (Wai Ping et Fenton, 1989).

UICN Nº 5. Utilisation des ressources biologiques

5.3 Exploitation forestière et récolte du bois

Les impacts de l’exploitation forestière sur les oreillards maculés sont mal compris. Les oreillards maculés utilisent les forêts ouvertes de pins ponderosa et s’alimentent souvent à moins de 20 m de la lisière des forêts (Garcia et coll., 1995). Leonard et Fenton (1983) n’ont enregistré aucun signal d’écholocation d’attaque (« bourdonnement ») au-dessus des forêts de pins ponderosa et ont supposé que les chauves-souris volant au-dessus de cet habitat étaient en transit. Wai-Ping et Fenton (1989) ont rapporté que des chauves-souris se nourrissaient pendant le transit, mais avec plus d’intensité dans les marais et les forêts de pins ponderosa très ouvertes. Une certaine intensité d’exploitation forestière dans les forêts denses de pins ponderosa pourrait donc être bénéfique pour cette espèce. Les oreillards maculés dépendent des papillons de nuit, mais les données sur l’écologie, la production et la densité des papillons de nuit en lien avec les habitats forestiers et la récolte forestière ne sont pas connues. à l’heure actuelle, l’exploitation forestière des forêts de pin ponderosa est restreinte en raison de l’intérêt limité du marché et des ravages causés par le dendroctone du pin, qui orientent la récolte vers d’autres essences. Il semble donc que l’exploitation forestière et la récolte du bois aient un impact négligeable à l’heure actuelle.

UICN Nº 6. Intrusions et perturbations humaines

6.1 Activités récréatives

L’habitat de perchoir de l’oreillard maculé dans les falaises peut être perturbé par des activités récréatives telles que l’escalade (COSEPAC, 2004). Cette menace potentielle n’est pas bien connue et des recherches supplémentaires seront nécessaires pour comprendre le phénomène. L’escalade pourrait avoir un impact sur environ 1 % (portée) des aires de repos (perchoirs) connues, particulièrement dans le parc provincial Skaha Bluffs. La période de pointe des activités d’escalade coïncide avec la période de la naissance et d’élevage des petits de l’espèce. Easterala (1973) rapporte l’abandon de perchoirs en raison du bruit. Les perturbations prolongées et continues pourraient mener à l’abandon d’une aire de repos et augmenter les risques de mortalité des petits. Dans le parc provincial Skaha Bluffs, les falaises où l’oreillard maculé pourrait se percher qui servent aux activités d’escalade ne sont pas occupées par les oreillards maculés, ce qui donne à penser que l’espèce évite le site en raison de la présence des grimpeurs (M. Sarell, comm. pers., 2012). En raison de la hauteur des aires de repos, la menace globale que représente l’escalade semble faible.

UICN Nº 7. Modifications du système naturel

7.1 Incendies et extinction des incendies

Les impacts des incendies sur les oreillards maculés sont peu connus; des recherches supplémentaires sont nécessaires pour les comprendre.

Les feux de forêt sont courants pendant les mois secs de l’été dans le sud des régions des vallées de l’Okanagan et de la Thompson. Les feux causés par l’être humain sont les plus fréquents en Colombie-Britannique. Selon le ministère des Forêts et du Territoire de la Colombie-Britannique (British Columbia Ministry of Forests and Range, 2010), 41 % des incendies consignés entre 2000 et 2010 étaient d’origine humaine. En raison de l’extinction des incendies anthropiques, il y a une probabilité accrue d’incendies catastrophiques (destructeurs de peuplements) (Noss et coll., 2006), lesquels pourraient mener à l’élimination de l’habitat d’alimentation de l’oreillard maculé pendant une plus longue période que les incendies moins graves qui surviennent naturellement dans les forêts sèches de l’intérieur. Leonard et Fenton (1983) n’ont pas détecté de signaux d’écholocation d’attaque dans une forêt de pins ponderosa 10 ans après la destruction du peuplement par un incendie. Un incendie catastrophique pourrait réduire les populations de proies de l’oreillard maculé et modifier temporairement l’habitat d’alimentation, réduisant ainsi l’abondance des proies et le succès de chasse. Toutefois, les oreillards maculés préfèrent les forêts et les habitats ouverts pour s’alimenter, et les incendies peuvent, dans certains cas, fournir un habitat d’alimentation de meilleure qualité à plus long terme si la structure de la forêt et la production de papillons de nuit demeurent convenables. Wai-Ping et Fenton (1989) ont observé une importante activité d’alimentation au-dessus de forêts de pins ponderosa très ouvertes. L’extinction des incendies a souvent un effet sur la composition du couvert forestier et du sous-étage. Si le couvert forestier et le sous-étage deviennent plus denses, diminuant l’ouverture de la forêt, l’habitat d’alimentation pourrait être moins utilisé. L’extinction des incendies pourrait avoir, pour les oreillards maculés, un effet plus néfaste que la survenue d’incendies réguliers, mais peu d’observations directes des impacts des incendies ont été faites.

7.3 Autres modifications de l’écosystème

Le COSEPAC(2004) indique que les impacts des pesticides sur l’oreillard maculé sont inconnus, mais que la pulvérisation d’insecticide dans les vergers pourrait réduire l’abondance des proies. L’utilisation de pesticides dans la production agricole est une pratique courante dans les vallées de l’Okanagan et de la Thompson. Aucune activité d’alimentation n’a été observée dans les vergers (Leonard et Fenton, 1983), ce qui donne à penser que les vergers ne seraient pas des aires d’alimentation de prédilection de l’espèce et qu’ils ne contribueraient pas à la production de proies. L’épandage aérien de Bacillus thuringiensis var. kurstaki (Btk) pour contrer la tordeuse occidentale de l’épinette (Choristoneura occidentalis), la chenille à houppes du douglas (Orgyia pseudotsugata) ou d’autres parasites des forêts peut aussi réduire la densité des proies. Cependant, cet épandage touche de façon limitée l’habitat de l’oreillard maculé et il est rarement appliqué dans la même région plus d’une fois tous les 10 ou 20 ans (L. MacLauchlan, comm. pers., 2011); il aurait donc peu d’impacts, particulièrement à long terme. Il s’agit d’une lacune en matière de connaissances qui devra faire l’objet de plus de recherches.

UICN Nº 8. Espèces envahissantes et autres espèces et gènes problématiques

Le syndrome du museau blanc est une nouvelle maladie qui se propage rapidement. Il est associé à une mortalité extrêmement élevée chez certaines espèces de chauves-souris en hibernation en Amérique du Nord (U.S. Fish and Wildlife Service, 2012). Il est causé par un champignon (Geomyces destructans) (U.S.Fish and Wildlife Service, 2012). Il n’a pas encore atteint la Colombie-Britannique et il semble que les oreillards maculés ne soient pas touchés à l’heure actuelle (U.S. Fish and Wildlife Service, 2012). Cependant, il est possible qu’ils n’aient pas encore été exposés au champignon. On ne sait pas si les oreillards maculés seront exposés au champignon ou s’ils seront susceptibles d’être infectés, parce que leur comportement d’hibernation n’est pas bien compris. Le syndrome du museau blanc est une menace émergente potentielle qui requiert une surveillance étroite.

UICN Nº 9. Pollution

9.6 Excès d’énergie

La circulation des véhicules sur les routes semble causer un évitement temporaire de l’espace aérien au-dessus de la route (M. Sarell, comm. pers., 2012). Les voitures circulant la nuit peuvent interrompre les comportements d’alimentation (Sarell, 2004). Les oreillards maculés s’éloignent lorsque les véhicules passent, mais reviennent après (M. Sarell, comm. pers., 2012). Ce comportement peut augmenter l’énergie dépensée par les oreillards maculés pour s’alimenter. Des données anecdotiques suggèrent que les oreillards maculés peuvent réagir au bruit et à la lumière en désertant l’habitat dans un rayon allant jusqu’à 100 m de la source (M. Sarell, comm. pers., 2012). On ne sait pas exactement si cette réaction est liée à la lumière, au bruit ou à d’autres facteurs. Le COSEPAC(2004) renvoie à des rapports qui signalent l’intolérance au bruit de l’oreillard maculé, tout en précisant que ceux-ci sont anecdotiques. Davantage de recherches sont nécessaires à ce sujet.

UICN Nº 11. Changements climatiques et épisodes de temps violent

11.2 Sécheresses

Les impacts possibles des changements climatiques sur les oreillards maculés sont incertains. Des modèles climatiques prévoient une augmentation de la superficie des prairies au-delà des limites actuelles de la zone de graminées cespiteuses (Wilson et Hebda, 2008), ce qui pourrait mener à une augmentation de l’habitat de l’oreillard maculé, notamment des communautés d’armoises argentées et de purshies tridentées. Des modèles climatiques prédisent aussi une augmentation de la température de 2,5 °C à 4,8 °C d’ici 2080 et une diminution des précipitations en été (Austin et coll., 2008). Une augmentation des températures estivales peut n’avoir aucune incidence directe sur l’espèce, puisqu’elle prospère dans les climats plus chauds au sud. Une sécheresse pourrait modifier l’habitat d’alimentation (assèchement, diminution du taux de survie des plantes, etc.), ce qui pourrait mener à une diminution des populations de proies, mais il ne s’agit là que d’une hypothèse. Une sécheresse entraînerait probablement l’assèchement des terres humides, ce qui peut avoir une incidence sur l’habitat d’alimentation de l’espèce. L’espèce s’alimente en grande partie au-dessus d’habitats plus ou moins humides tels que les milieux humides, des zones riveraines et des prairies de fauche (COSEPAC, 2004).

5 But et objectifs de gestion

5.1 But de la gestion

Maintenir une population stable ou croissante de l’oreillard maculé répartie dans toute l’aire de répartition actuelle de l’espèce en Colombie-Britannique.

5.2 Justification du but de gestion

En 2004, on comptait 80 occurrences connues de l’espèce et on estimait les effectifs de la population à moins de 1 000 individus matures (COSEPAC, 2004). Il est probable que le COSEPACmaintiendra le statut d’espèce préoccupante de l’oreillard maculé (c.-à-d. qu’il est peu probable qu’il soit retiré de l’annexe 1) en raison de la rareté naturelle de ses habitats de perchoirs particuliers et de son aire de répartition limitée dans le sud de la Colombie-Britannique. Cependant, la population de l’oreillard maculé en Colombie-Britannique semble stable, et il devrait être possible d’éviter que l’espèce ne devienne menacée ou en voie de disparition en maintenant et ses effectifs et sa répartition actuels et en réduisant les menaces. La menace émergente potentielle liée au syndrome du museau blanc, qui ne semble pas toucher l’oreillard maculé pour le moment, pourra nécessiter un changement d’approche. L’établissement de cibles quantitatives en matière de population et d’habitat est impossible à l’heure actuelle en raison du peu de données fondamentales. Pour arriver à le faire, il faudra avant tout combler les lacunes dans les connaissances.

5.3 Objectifs de gestion

  1. 1. Protéger Note de bas de page 5 et gérer les habitats importants de l’oreillard maculé en Colombie-Britannique.
  2. 2. Préciser les effectifs de la population, la répartition des habitats de perchoir et d’alimentation, et les tendances en matière de population et d’habitat de l’oreillard maculé en Colombie-Britannique.
  3. 3. Combler les lacunes dans les connaissances relatives à l’utilisation de l’habitat d’hivernage et à la superficie d’habitat d’alimentation utilisée par l’oreillard maculé.

6 Approches pour l’atteinte des objectifs

6.1 Mesures déjà achevées ou en cours

Les mesures ci-dessous ont été classées selon les catégories de mesures du cadre de conservation de la Colombie-Britannique (British Columbia Ministry of Environment, 2010). Leur état d’avancement est indiqué entre parenthèses.

Production du rapport de situation (terminée)
  • Le rapport du COSEPACest terminé (COSEPAC, 2004). Une mise à jour est prévue en 2014.
Envoi au COSEPAC(terminé)
  • L’oreillard maculé a été désigné comme étant une espèce préoccupante (COSEPAC, 2004). Une réévaluation doit être faite en 2014.
Suivi des tendances (en cours)
  • Un suivi limité de l’occupation des sites a été mené : 1981 (Leonard et Fenton, 1983); 1986 (Fenton et coll., 1987); 1987 (Wai-Ping et Fenton, 1987); 1989 (Collard et coll., 1990); 1991 (Chapman et McGuiness, données inédites); 1992 (Roberts et Roberts, 1992; Holroyd et coll., 1994); 1993 (Roberts et Roberts, 1993); 2000 (Sarell et Haney, 2000); 2007 (Iredale et Ferguson, 2007).
Planification (terminée)
  • Plan de gestion de l’oreillard maculé (Euderma maculatum) en Colombie-Britannique terminé (présent document, 2013).
Protection de l’habitat et intendance des terres (en cours)
  • Des inventaires acoustiques ont été réalisés afin de sélectionner des sites à des fins de protection de l’habitat et d’intendance (mais cette mesure est incomplète) : 1981 (Leonard et Fenton, 1983); 1986 (Fenton et coll., 1987); 1987 (Wai-Ping et Fenton, 1987); 1989 (Collard et coll., 1990); 1991 (Chapman et McGuiness, données inédites); 1992 (Roberts et Roberts, 1992; Holroyd et coll., 1994); 1993 (Roberts et Roberts, 1993); 2000 (Sarell et Haney, 2000); 2007 (Iredale et Ferguson, 2007).
  • Évaluation de 2010 des chauves-souris de la rivière Bridge (Sarell et coll., 2010).
  • Cinq pour cent de l’habitat potentiel de l’oreillard maculé en Colombie-Britannique se trouve sur des terres vouées à la conservation (COSEPAC, 2004), comme les aires protégées de South Okanagan Grasslands et de White Lake Grasslands, qui sont protégées par les dispositions de la Parks Actprovinciale, et à la réserve nationale de faune de Vaseux-Bighorn, qui est protégée en vertu de la Loi sur les espèces sauvages du Canada.
  • L’espèce est inscrite à la liste des espèces en péril en vertu de la Forest and Range Practices Act, qui prévoit des mesures de gestion de l’habitat conformément à la stratégie de gestion des espèces sauvages désignées (Identified Wildlife Management Strategy; Province of British Columbia, 2004). Une aire d’habitat faunique a été approuvée à Criss Creek près de Kamloops pour gérer les activités forestières et d’élevage en fonction de l’oreillard maculé.
Gestion de l’espèce et de la population (en cours)
  • Il est interdit de tuer cette espèce en vertu de la Wildlife Actprovinciale.

6.2 Mesures de gestion recommandées

Tableau 2. Mesures de gestion recommandées et calendrier de mise en œuvre proposé pour l’oreillard maculé en Colombie-Britannique
ObjectifCatégorie de mesures du Conservation FrameworkMesure de gestion recommandéeMenaceNote adu tableau 2 ou préoccupation viséePrioritéNote bdu tableau 2Échéancier
1Protection de l’habitatDéterminer les habitats de perchoir, d’hivernage et d’alimentation importants à protéger au moyen de relevés et de modèles fondés sur le système d’information géographique. Évaluer et consigner les menaces à chaque site important afin de préciser les besoins en matière de protectionToutes les menaces; lacunes dans les connaissancesEssentielleDe 2013 à 2018
1Protection de l’habitatProtéger et gérer des habitats importants au moyen d’aires d’habitat faunique, de parcs et d’aires protégées, de pratiques exemplaires de gestion, de sensibilisation, d’accords d’intendance et d’autres mesures efficaces1.1, 2.1, 3.2, 3.3, 4.1, 6.1, 9.6; lacunes dans les connaissancesEssentielleDe 2013 à 2018
2Suivi des tendancesélaborer des méthodes uniformes de relevés et de suivi afin d’obtenir des dénombrements et des tendances de la population à des sites représentatifsLacunes dans les connaissancesNécessaireDe 2013 à 2014
2Suivi des tendancesMettre en œuvre les méthodes uniformes mentionnées ci-dessus afin d’établir les tendances de la populationLacunes dans les connaissancesNécessaireDe 2013 à 2014
2Suivi des tendancesélaborer des méthodes uniformes de suivi des tendances dans les habitats importantsLacunes dans les connaissancesNécessaireDe 2014 à 2018
2Suivi des tendancesMettre en œuvre les méthodes uniformes mentionnées ci-dessus afin d’établir les tendances en matière d’habitatLacunes dans les connaissancesNécessaireDe 2014 à 2018
3Gestion de l’espèce et de la populationS’entendre avec les universités du Canada et des États-Unis pour accorder la priorité aux recherches visant à combler les lacunes dans les connaissances et pour effectuer ces recherches, visant notamment : les habitats d’hivernage; la quantification des habitats d’alimentation de prédilection et de la densité des proies (papillons de nuit); et les menaces potentielles que constituent le bruit, la lumière, les parcs éoliens, le syndrome du museau blanc et l’escaladeLacunes dans les connaissances; 3.3, 6.1, 8.1, 9.6BénéfiqueDe 2013 à 2018

Notes du tableau 2

Note de tableau a

Numéros de la menace selon la classification de l’UICN-CMP(voir le tableau 1 pour plus de détails).

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Note de tableau b

Essentielle (urgente et importante, doit débuter immédiatement); nécessaire (importante, mais non urgente, la mesure peut commencer d’ici deux à cinq ans); ou bénéfique (la mesure est bénéfique et pourrait être entreprise au moment qui convient).

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6.2.1 Commentaires à l’appui du tableau des mesures de gestion

Les mesures recommandées ont été catégorisées selon les catégories de mesures du Conservation Framework (cadre de conservation).

6.2.2 Protection de l’habitat

La protection et la gestion de l’habitat sont essentielles afin de maintenir les emplacements existants de l’oreillard maculé. L’habitat de perchoir de l’oreillard maculé se trouve généralement sur des parois de falaises inaccessibles, mais il peut quand même être soumis à des perturbations et faire l’objet d’une gestion en vue de réduire les menaces qui pèsent sur lui. Les sites d’hibernation n’ont pas été localisés. Ce sont pourtant des habitats importants et possiblement limitatifs qui devront être protégés, lorsqu’ils seront localisés. Les aires d’alimentation comprennent les milieux humides et les zones riveraines qui subit les impacts du développement (Lea, 2008); ces aires doivent être protégées afin d’éviter une perte d’habitat si importante qu’elle serait insoutenable pour l’espèce.

6.2.3 Suivi des tendances

Le suivi d’emplacements stratégiquement choisis est nécessaire afin d’évaluer l’efficacité des mesures de protection et de réduction des menaces.

6.2.4 Gestion de l’espèce et de la population

Il existe de nombreuses lacunes dans les connaissances sur l’oreillard maculé. Ces lacunes doivent être jugées prioritaires et comblées, afin de s’assurer que les mesures de réduction des menaces sont efficaces et qu’elles ciblent les menaces qui ont le plus grand impact sur l’espèce.

7 Mesure des progrès

Les indicateurs de rendement présentés ci-dessous proposent un moyen de définir et de mesurer les progrès réalisés en vue d’atteindre le but en matière de population et de répartition et les objectifs de rétablissement. Si les activités de suivi indiquent que la population de l’oreillard maculé est stable ou en croissance dans toute l’aire de répartition de l’espèce en Colombie-Britannique, le but de gestion aura été atteint. Des mesures de rendement correspondant à chaque objectif sont présentées ci-dessous.

Objectif 1
  • Des habitats de perchoir, d’hivernage et d’alimentation importants ont été localisés à au moins 10 emplacements dans toute l’aire de répartition de l’espèce avant 2015 et des mesures de protection ont été mises en œuvre à ces 10 emplacements avant 2018.
Objectif 2
  • Une stratégie uniforme de suivi des emplacements ou des habitats choisis a été élaborée (avant 2014) et mise en œuvre (avant 2015), afin de préciser les tendances en matière de population et d’habitat.
Objectif 3
  • Des sujets de recherches ont été jugés prioritaires et des universités ont été jointes et encouragées à mener des recherches pour combler les lacunes dans les connaissances (avant 2015).

8 Effets sur les espèces non ciblées

On ne prévoit aucun effet néfaste sur des espèces non ciblées; cependant, la gestion et la protection de l’oreillard maculé pourraient être bénéfiques pour d’autres espèces qui partagent le même habitat. Parmi les espèces auxquelles les efforts visant à protéger l’habitat de perchoir de l’oreillard maculé pourraient être bénéfiques, on compte d’autres espèces de chauves-souris utilisant les falaises comme aires de repos (la chauve-souris blonde [ Antrozous pallidus], une espèce menacée, et la petite chauve-souris brune, une espèce en voie de disparition) ainsi que des espèces d’oiseaux nichant dans les falaises (p. ex. le Faucon pèlerin [ Falco peregrinus anatum/tundrius], une espèce préoccupante). Les efforts visant le maintien des habitats d’alimentation de l’oreillard maculé dans les forêts ouvertes et les marais seront bénéfiques à de nombreuses espèces inscrites à l’annexe de la LEP qui dépendent également de ces types d’habitats (p. ex. forêts ouvertes : Pic à tête blanche [ Picoides albolarvatus ], une espèce en voie de disparition; Pic de Lewis [ Melanerpes lewis ], une espèce menacée).

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Communications personnelles

MacLauchlan, Lorraine. 2011. Entomologiste, ministère des Forêts, des Terres et de l’Exploitation des ressources naturelles, Kamloops (Colombie-Britannique).

Sarell, Mike. 2012. Ophiuchus Consulting, Oliver (Colombie-Britannique).

Note de bas de page

Note de bas de page 1

La protection peut être assurée par divers mécanismes, notamment par des accords d’intendance volontaires, des covenants de conservation, la vente de terres privées par des propriétaires consentants, l’affectation des terres et la désignation d’aires protégées.

Note de bas de page1

Note de bas de page 2

Les menaces passées peuvent être enregistrées, mais ne sont pas utilisées aux fins du calcul de l’impact des menaces. L’incidence des menaces passées (si elles ne persistent pas) est prise en considération pour la détermination des facteurs relatifs aux tendances à long terme et/ou à court terme (Master et coll., 2009).

Note de bas de page2

Note de bas de page 3

Il importe de distinguer les facteurs limitatifs des menaces. Généralement, les facteurs limitatifs ne sont pas d’origine anthropique et comprennent les caractéristiques qui font en sorte que l’espèce ou l’écosystème est moins susceptible de bien répondre aux efforts de rétablissement ou de conservation.

Note de bas de page3

Note de bas de page 4

L’impact global des menaces a été calculé conformément à Master et coll. (2009) en utilisant seulement les grandes classes de menaces (« niveau 1 ») pour cette espèce pour lesquelles l’imminence est « élevée » ou « modérée ». Les résultats sont les suivants : 0 – très grave, 0 – grave, 0 – moyen, 6 – faible et 3– inconnu (bas de page 1). La menace globale est une évaluation de l’impact cumulatif de multiples menaces.

Note de bas de page4

Note de bas de page 5

La protection peut être assurée par divers mécanismes, notamment par des accords d’intendance volontaires, des covenants de conservation, la vente de terres privées par des propriétaires consentants, l’affectation des terres et la désignation d’aires protégées.

Note de bas de page5