Brosme

Consultations sur l’inscription en vertu de la Loi sur les espèces en péril

Le gouvernement du Canada consulte les Canadiens pour déterminer si le brosme devrait être ajouté à la Liste des espèces en péril comme espèce en voie de disparition. – Veuillez remplir le sondage en ligne d'ici le 18 mars 2016.

Votre opinion compte!

La Loi sur les espèces en péril (LEP) appuie les engagements internationaux qu’a pris le gouvernement du Canada pour conserver la diversité biologique en assurant la protection juridique des espèces sauvages en péril. La LEP reconnaît que tous les Canadiens ont un rôle à jouer dans la conservation des espèces sauvages.

Avant de prendre une décision concernant l'inscription ou non du brosme (Brosme brosme) sur la Liste des espèces en péril en vertu de la LEP, nous aimerions recevoir vos commentaires au sujet des impacts écologiques, culturels et économiques pouvant découler de l'inscription ou de la non-inscription de cette espèce.

Inscription d'une espèce sur la Liste des espèces en péril

La première étape du processus permettant de déterminer si une espèce devrait être inscrite en vertu de la LEP survient lorsque le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), un comité indépendant composé d'experts, évalue la situation d'une espèce en se fondant sur les meilleurs renseignements disponibles, notamment des données scientifiques, des informations écologiques locales et le savoir traditionnel des peuples autochtones. Le COSEPACattribue ensuite une désignation à l'espèce en fonction de son risque de disparition au Canada (p. ex. espèces en voie de disparition, menacées, préoccupantes).

Une fois qu'une espèce a été évaluée, le gouvernement du Canada doit décider d'ajouter ou non cette espèce à la Liste des espèces en péril en vertu de la LEP. Les consultations publiques sont une étape importante du processus pour recueillir des renseignements sur les effets positifs et négatifs possibles de la protection d'une espèce en vertu de la LEP.

Faits sur le brosme

dessin d'un brosme

Figure 1. Brosme

Le brosme est une espèce de poissons marins qui possède une grosse tête, une grande bouche, un corps allongé, qui vit en eaux profondes (200 m – 375 m le plus fréquemment) et qui se déplace lentement. Il a plusieurs rangées de dents pointues et un seul barbillon – ou moustache – sur la mâchoire inférieure. La couleur du corps varie du rouge au brun-verdâtre, dont la couleur s'estompe et devient une couleur crème ou blanche sur le ventre.

Dans les eaux canadiennes, le brosme se trouve au large des côtes atlantiques de Terre-Neuve-et-Labrador et de la Nouvelle-Écosse. On le trouve le plus fréquemment dans le golfe du Maine, dans la partie ouest du plateau néo-écossais et le long du bord du plateau jusqu’au banc Banquereau (Figure 2). On le voit rarement dans le golfe du Saint-Laurent. La période de frai du brosme survient habituellement entre mai et août sur le plateau néo-écossais, mais elle peut avoir lieu dès avril dans le golfe du Maine. On croit que les femelles déposent au moins 100 000 œufs à la fois. Son alimentation se compose d'invertébrés marins, comme les crabes, les crevettes et les krills, et parfois d'autres poissons.

Statut attribué au brosme dans les eaux canadiennes

Le COSEPACa évalué la population du brosme dans les eaux canadiennes en novembre 2012 et lui a attribué un statut d'espèce en voie de disparition. Aux termes de la LEP, une espèce en voie de disparition est une espèce exposée à une disparition (l'espèce n'existe plus à l'état sauvage au Canada) ou à une extinction imminente (l'espèce n'existe plus à l'état sauvage nulle part).

Carte : aire de répartition

Figure 2. Importance et répartition des débarquements de brosme entre 2002 et 2013 superposées sur les divisions de l'Organisation des pêches de l'Atlantique Nord-Ouest (OPANO) et la frontière de la zone économique exclusive.

Pourquoi le brosme est-il désigné comme une espèce en péril?

Selon le COSEPAC, la partie de la population mature dans les eaux canadiennes a connu un déclin d'environ 85 % au cours des trois dernières générations. La surpêche est la principale menace pour le brosme. Il n'existe aucune pêche commerciale ou récréative dirigée pour le brosme dans les eaux canadiennes, mais l'espèce est capturée comme prise accessoire dans le cadre de nombreuses pêches au Canada atlantique, y compris celles au poisson de fond et au homard. La pêche au poisson de fond à la palangre et la pêche au homard à l'aide de casiers dans la zone où l'abondance du brosme est la plus élevée (au large de la côte sud-ouest de la Nouvelle-Écosse dans les divisions 4X et 5Z de l'Organisation des pêches de l'Atlantique Nord-Ouest) ont été identifiées comme ayant les niveaux de prises accessoires du brosme les plus élevés. Le brosme peut également être capturé dans le cadre de la pêche autochtone à des fins alimentaires, sociales et rituelles (ASR) en Nouvelle-Écosse. En tant qu'espèce vivant en eaux profondes, le brosme subit habituellement d'importantes blessures causées par la variation de la pression lorsqu'il est ramené à la surface et, par conséquent, les taux de mortalité après remise à l'eau sont très élevés (probablement plus de 90 %).

Qu'adviendrait-il si le brosme était inscrit sur la liste de la Loi sur les espèces en péril?

Si le brosme est inscrit comme espèce en voie de disparition, les interdictions de la LEP entreront immédiatement en vigueur dans les eaux canadiennes. Il serait interdit de tuer, de nuire, de harceler, de capturer, de posséder, d'acheter, de vendre ou d'échanger le brosme. Un programme de rétablissement et un ou plusieurs plan(s) d'action subséquents seraient élaborés afin de traiter les menaces connues. Habitat essentiel – l'habitat nécessaire à la survie et au rétablissement du brosme – devrait être désigné, dans la mesure du possible, dans un programme de rétablissement ou un plan d'action et protégé contre la destruction.

En quoi l'inscription en vertu de la LEP serait-t-elle bénéfique pour le brosme?

Les interdictions mises en œuvre en vertu de la LEP assureraient la protection juridique de l'espèce au Canada et permettraient de déclencher la planification du rétablissement en collaboration avec les partenaires clés. Il pourrait y avoir un accès accru au financement pour les activités liées à la recherche scientifique et à l'intendance axées sur le rétablissement de l'espèce. 

Quelle serait l'incidence de l'inscription du brosme sur les activités de pêche?

Pêches commerciales et récréatives

Nous vous saurions gré de nous faire part de vos commentaires sur les impacts potentiels de l'inscription ou de la non-inscription du brosme en tant qu'espèce en voie de disparition sur la Liste des espèces en péril de la LEP.

Vos commentaires sont importants.

Veuillez remplir ce sondage : nous voulons connnaître votre opinion.

Les activités de pêche ayant le potentiel de capturer accidentellement le brosme seraient examinées afin de déterminer si elles remplissent les critères d'un permis ou d'une exemption en vertu de la LEP. Si l'on accorde un permis ou une exemption, une pêche pourrait continuer à être pratiquée, mais tout brosme capturé comme prise accessoire devrait être remis à l'eau, de la manière la moins dommageable possible. D'autres mesures pourraient être mises en œuvre, comme une surveillance accrue par des observateurs ou une augmentation des fermetures spatiales.

Pêches autochtones

Une exemption pourrait être accordée pour les pêches autorisées du brosme à des fins ASR s'il était déterminé qu'une telle pêche ne constitue pas une menace pour la survie ou le rétablissement de la population. Il faudra inclure une exemption dans un programme de rétablissement mis au point.

Vous pouvez obtenir une copie de l'Évaluation et du Rapport de situation du COSEPACde 2012 et d'autres renseignements sur le brosme en consultant le Registre public des espèces en péril, ainsi qu'une copie de l'Évaluation du potentiel de rétablissement du brosme dans les eaux canadiennes à l'adresse http://www.dfo-mpo.gc.ca/csas-sccs/.

 

Merci de répondre à ce sondage.

Programme des espèces en péril, région des Maritimes
1, promenade Challenger, C.P. 1006
Dartmouth (Nouvelle-Écosse) B2Y 4A2
xmarsara@dfo-mpo.gc.ca