Profil d'espèce

Petite-centaurée de Muhlenberg

Nom scientifique : Centaurium muehlenbergii
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2008
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Petite-centaurée de Muhlenberg

Description

La petite-centaurée de Muhlenberg est une petite herbacée annuelle. Au Canada, la plante atteint généralement de 4 à 8 cm de hauteur. Les feuilles sont disposées sur la tige par paires, face à face. Les petites fleurs sont roses ou blanches. Le fruit est une capsule mince renfermant un grand nombre de petites graines brunes, mesurant 0,5 mm de longueur.

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Répartition et population

La petite-centaurée de Muhlenberg se retrouve depuis le sud-ouest de la Colombie-Britannique jusqu’en Oregon, en Idaho, au Nevada et en Californie. Autrefois présente dans le sud de l’état de Washington, elle y est aujourd’hui classée disparue, bien que des individus aient été récoltés en 1992 dans les îles San Juan, appartenant à cet état. Au Canada, l’espèce est confinée à la région du sud-est de l’île de Vancouver, pour laquelle seulement trois populations sont répertoriées. L’une se trouve à Oak Bay, dans le Grand Victoria, l’autre se trouve sur l’île de Chatham, une des îles Gulf situées au large de Victoria, et la troisième a été découverte en 2003 près de Nanaimo. Celle-ci n’est probablement pas une nouvelle population, mais plutôt une population passée inaperçue jusqu’à ce jour en raison de son très faible effectif. Au pays, l’effectif total de la petite-centaurée de Muhlenberg se situerait entre 500 et 1 000 individus, la majorité d’entre eux étant regroupés dans un même site, à Oak Bay. Aucun signe de déclin n’a été observé dans les dix dernières années, et les populations semblent plus ou moins stables.

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Habitat

Au Canada, la petite-centaurée de Muhlenberg pousse dans un milieu limité sur la côte du sud-est de l’île de Vancouver. Abritée des précipitations par les monts Olympic et les montagnes de l’île de Vancouver, cette région jouit d’un climat de type méditerranéen, avec des étés chauds et secs et des hivers doux et humides. On retrouve la petite-centaurée de Muhlenberg dans divers types d’habitats humides dégagés, allant de prés inondés uniquement au printemps et de suintements printaniers aux marges d’un marais côtier. Cette petite plante annuelle semble préférer les sites qui sont humides au printemps, mais très secs pendant une bonne partie de l’été. L’étalement urbain autour de Victoria ainsi que l’assèchement des milieux humides au profit de l’agriculture et de l’aménagement ont profondément modifié l’écologie de la région, et la superficie de milieu pouvant abriter la petite-centaurée de Muhlenberg est réduite à une fraction de ce qu’elle était autrefois.

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Biologie

On dispose de peu d’informations sur la biologie de la petite-centaurée de Muhlenberg. On ne connaît pas son mode de reproduction, mais on sait que les autres espèces de centaurées peuvent être fécondées par leur propre pollen et par celui d’autres fleurs. Cette plante annuelle des milieux humides fleurit en été, de juin à août, et produit un grand nombre de petites graines qui demeurent en dormance dans le sol durant l’hiver et germent l’année d’ensuite. On pense qu’un certain nombre de graines demeurent ainsi en dormance plus d’un an et forment un réservoir permanent, ce qui permettrait à l’espèce de se rétablir après une période de conditions défavorables. Enfin, la petite-centaurée de Muhlenberg semble peu compétitive et risque d’être remplacée par des espèces envahissantes, en particulier des graminées exotiques.

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Menaces

En Colombie-Britannique, la principale menace qui pèse sur la petite-centaurée de Muhlenberg est la perte d’habitat au profit de l’urbanisation. Le sud-est de l’île de Vancouver, où sont confinées les populations canadiennes, est parmi les régions d’Amérique du Nord qui connaissent la plus forte croissance urbaine. Outre la perte d’habitat, l’espèce est constamment menacée par des facteurs tels que la prolifération de plantes envahissantes et les activités humaines, y compris le piétinement par les piétons, les vélos et les chiens ainsi que la circulation de véhicules tout-terrains dans les zones d’activités récréatives. Enfin, la perturbation du sol par la Bernache du Canada pourrait nuire à l’espèce. Depuis les années 1960, l’effectif de cet oiseau croît de façon exponentielle dans le sud-est de l’île de Vancouver et dans les îles voisines. En se nourrissant d’herbe sur de larges étendues, les bernaches remuent le sol avec leur bec, nuisant peut-être ainsi à la croissance de la petite-centaurée de Muhlenberg.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Petite-centaurée de Muhlenberg est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

En Colombie-Britannique, la petite-centaurée de Muhlenberg n’est protégée par aucune loi provinciale. Une des populations se trouve dans un parc municipal et bénéficie de ce fait d’une certaine protection.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la petite centaurée de Muhlenberg (Centaurium muehlenbergii) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de l'écosystème des chênes de Garry

  • Conan Webb - Président/Contact - Agence Parcs Canada
    Tél. : 250-478-5153  Envoyer un courriel

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

8 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Petite-centaurée de Muhlenberg (2008)

    Cette petite plante annuelle n’est présente que dans trois petites zones d’habitat principalement humide, dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique. La population canadienne totale compte moins de 1 000 individus. Les populations sont fortement isolées de l’aire de répartition principale de l’espèce qui s’étend de l’Oregon vers la Californie et le Nevada. L’espèce est constamment menacée par des facteurs tels que la prolifération de plantes envahissantes et les activités humaines, y compris le piétinement dans les zones d’activités récréatives.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de la petite centaurée de Muhlenberg (Centaurium muehlenbergii) au Canada (2013)

    En 2008, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a évalué la population canadienne de la petite-centaurée de Muhlenberg (Centaurium muehlenbergii) et a établi qu’il s’agit d’une espèce en voie de disparition. En février 2010, cette population a été inscrite à titre d’espèce en voie de disparition aux termes de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada, ce qui confère à l’espèce une protection juridique.

Décrets

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2007 - 2008 (2008)

    Le rapport annuel de 2008 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres (2009)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 20 mars 2009 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 19 mars 2010 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.