Profil d'espèce

Sébaste aux yeux jaunes Population des eaux extérieures de l'océan Pacifique

Nom scientifique : Sebastes ruberrimus
Autres noms/noms précédents : Sébaste aux yeux jaunes (Population des eaux extérieures de l'ocean Pacifique)
Taxonomie : Poissons
Distribution : Océan Pacifique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2008
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Sébaste aux yeux jaunes

Taxinomie

Poissons

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Description

Le sébaste aux yeux jaunes (Sébastes ruberrimus) est l'une des 102 espèces du genre Sébastes. Il est l'un des plus grands poissons de son genre avec une longueur maximale enregistrée de 91 cm et un poids de 11,3 kg. On peut facilement les identifier grâce à leurs yeux jaune clair et à leur couleur éclatante qui va de l'orange au rouge. Les adultes ont habituellement une ligne qui va de pâle à blanche sur la ligne latérale de leur corps tandis que les jeunes ont une coloration rougeâtre plus foncée et ont deux rayures pâles au-dessus et en dessus de la ligne latérale de leur corps. (Mise à jour 2017/03/27)

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Répartition et population

Il existe deux unités désignables distinctes de sébaste aux yeux jaunes dans les eaux côtières de la Colombie-Britannique. Le sébaste aux yeux jaunes qui vit à l'intérieur des eaux de l'océan Pacifique habite le détroit de Georgie, le détroit de Johnstone et le détroit de la Reine-Charlotte. La population qui vit à l'extérieur de ces eaux habite un territoire qui s'étend du sud-est de l'Alaska jusqu'au nord de l'Orégon en passant par zone extracôtière de la Colombie-Britannique et les eaux côtières du centre et du nord. On distingue ces deux populations en fonction de l'information génétique qui indique la restriction du flux génétique et l'âge à la maturité. Selon l'évaluation des stocks de 2012 et 2015 et de la biomasse initiale estimée en 1918, les populations des eaux intérieures et extérieures ont connu un déclin de 12 % et de 18 % respectivement (MPO 2012; MPO 2015). (Mise à jour 2017/03/27)

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Habitat

On trouve seulement le sébaste aux yeux jaunes dans le nord-est de l'océan Pacifique et il a été observé de Ensenada (Mexique) en passant par Baja en Californie, jusqu'à l'île Umnak dans les îles Aléoutiennes. De plus, on le trouve dans les eaux côtières de la Colombie-Britannique. Les pêches récoltent 95 % de leurs prises à une profondeur qui se situe entre 19 et 251 m. Depuis des engins sous-marins, on a pu observer le Sébaste aux yeux jaunes à des profondeurs de 30 m à 232 m sur des substrats durs, complexes ainsi que des reliefs verticaux comme des roches cassées, des récifs, des crêtes, des surplombs, des crevasses, des cavernes, des galets et des champs de gros galets. (Mise à jour 2017/03/27)

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Biologie

La femelle pond entre 1,2 et 2,7 millions œufs par année. La période d'accouplement a lieu au mois de novembre. Par la suite, la femelle peut entreposer le sperme pendant plusieurs semaines avant le début de la fécondation. Les œufs fécondés sont pondus aux mois de mai et de juin. Le Sébaste aux yeux jaunes est un poisson benthique solitaire qui habite un domaine vital limité. Dans la province de la Colombie-Britannique, il peut vivre jusqu'à 115 ans. De plus, les femelles atteignent 50 % de sa maturité à environ 16 ans pour la population intérieure et 20 ans pour la population extérieure. En moyenne, elles ont tendance à vivre plus longtemps que les mâles et à être plus grosses qu'eux. Elles peuvent également atteindre une longueur maximale de 88 cm. (Mise à jour 2017/03/27)

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Menaces

Au Canada, la pêche est la menace principale de cette espèce. Les pêches autochtones, commerciales et récréatives ainsi que les relevées scientifiques le long de la côte du pacifique ciblent tous ce poisson en plus d'autres espèces de sébastes. Le sébaste aux yeux jaunes est également capturé comme prises accessoires dans le cadre d'autres pêches commerciales. Il est particulièrement vulnérable aux pêches autochtones, commerciales et récréatives, car il habite les zones littorales et parce que sa taille fait de lui une prise désirable. Comme il est le plus gros de son espèce, qu'il vit le plus longtemps et qu'il prend le plus de temps à se rendre à l'âge adulte, le sébaste aux yeux jaunes est particulièrement sensible à la mortalité résultant des activités humaines. Les prises en eaux intérieures ont été plus importantes et se sont déroulées sur une plus longue période que celles en eaux extérieures. Tout comme les autres espèces de sébaste, il ne peut s'ajuster assez rapidement aux changements de pression; c'est pourquoi il meurt souvent lorsqu'il est ramené à la surface. (Mise à jour 2017/03/27)

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Autre protection ou statut

Aucune désignation de statut international n'est attribuée au sébaste aux yeux jaunes. Depuis 2002, dans les eaux américaines jusqu'au sud de la Colombie-Britannique, on a attribué au Sébaste aux yeux jaunes le statut d'espèce « surpêchée ». Un plan de rétablissement a été mis en place de l'état du Washington jusqu'à la Californie. En réponse aux préoccupations concernant l'état de la population, au Canada on a réduit le total autorisé des captures (TAC) du sébaste aux yeux jaunes dans les activités de pêches commerciales de 50 % en eaux extérieures et de 75 % en eaux intérieures entre 2001 et 2002. Les aires de conservation du sébaste (ACS), fermées à la pêche récréative et commerciale, protègent l'habitat de l'espèce. Elles ont pour but de protéger 20 % et 30 % de l'habitat se situant dans ces ACS dans les eaux extérieures et intérieures respectivement. À l'heure actuelle, 164 ACS sont en vigueur. (Mise à jour 2017/03/27)

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

8 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Sébaste aux yeux jaunes Sebastes ruberrimus au Canada (2009)

    Le sébaste aux yeux jaunes (Sebastes ruberrimus) fait partie des 102 espèces de sébastes du genre Sebastes, dont 96 vivent dans le Pacifique Nord et environ 36 dans les eaux canadiennes du Pacifique. Au Canada, la gestion du sébaste aux yeux jaunes s’inscrit dans le cadre de la gestion d’un complexe de sébastes « côtiers » qui comprend le sébaste à dos épineux, le sébaste cuivré, le sébaste à bandes jaunes, le sébaste noir et le sébaste-tigre.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Sébaste aux yeux jaunes (2009)

    Le sébaste aux yeux jaunes (Sebastes ruberrimus) fait partie des 102 espèces de sébastes du genre Sebastes, dont 96 vivent dans le Pacifique Nord et environ 36 dans les eaux canadiennes du Pacifique. Au Canada, la gestion du sébaste aux yeux jaunes s’inscrit dans le cadre de la gestion d’un complexe de sébastes « côtiers » qui comprend le sébaste à dos épineux, le sébaste cuivré, le sébaste à bandes jaunes, le sébaste noir et le sébaste-tigre.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Sébaste aux yeux jaunes, Population des eaux extérieures de l'océan Pacifique (2009)

    Cette espèce fait partie d’un complexe de sébastes côtiers qui est exploité par les pêches commerciales, récréatives et autochtones. Les caractéristiques de son cycle vital rendent l’espèce particulièrement vulnérable à une mortalité causée par les humains; l’âge maximal enregistré est de 120 ans et la durée de génération est estimée à 70 ans. Les relevés indépendants des pêches au cours des 10 dernières années ne montrent pas de déclins significatifs, alors que les déclins sur une période de 19 ans dans les captures commerciales par unité d’effort ne semblent pas représenter l’abondance avec précision. Les quotas de pêche ont été réduits de façon importante depuis le début des années 1990 jusqu’à de récentes années; des zones fermées sont en place et des restrictions sur la récolte devraient permettre de maintenir le taux de prises à un faible niveau dans l’avenir. Une désignation d’espèce préoccupante est conforme aux caractéristiques du cycle vital et aux retraits continus et probables par la pêche.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas (2016)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas satisfait à l’article 47 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), qui exige l’élaboration d’un plan d’action pour les espèces présentes à l’intérieur des limites de ce site nécessitant un plan d’action. Ce plan d’action sera mis à jour afin d’inclure toutes les mesures de conservation et de rétablissement des espèces marines en péril après l’achèvement du premier plan directeur intégré pour la terre, la mer et les gens concernant la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation, et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas (ci­après appelé Gwaii Haanas). Les mesures décrites dans ce plan profiteront également à d’autres espèces avec des préoccupations de conservation, qui sont régulièrement présentes sur le site.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2010)

    Sur recommandation du ministre de l’Environnement, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2011)

    Sur recommandation de la ministre de l'Environnement et en vertu de l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence la Gouverneure générale en conseil prend le Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2009 (2009)

    Le rapport annuel de 2009 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan de publication de documents relatifs au rétablissement - Pêches et Océans Canada - Exercice financier 2016-2017 (2016)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), les ministres compétents doivent préparer un programme de rétablissement dans un délai d'un an dans le cas de l'inscription d'une espèce à l'annexe 1 de la LEP à titre d'espèce en voie de disparition et dans un délai de deux ans dans le cas de l'inscription d'une espèce à titre d'espèce disparue du pays ou menacée. Un plan de gestion doit être préparé dans un délai de trois ans pour une espèce inscrite à titre d'espèce préoccupante. Pêches et Océans Canada (MPO) est responsable de 111 des 518 espèces inscrites sur la liste de la Loi sur les espèces en péril. En février 2016, les programmes de rétablissement, les plans de gestion et les plans d'action de 57 de ces espèces n'avaient pas encore été publiés dans le Registre public des espèces en péril. En outre, les plan de gestion ou d'action de 23 autres espèces aquatiques arriveront prochainement à échéance. La tableau ci-dessous donne un aperçu du plan ministériel de publication dans le Registre public des espèces en péril des documents proposés pour 64 espèces. Le plan du Ministère est de publier des programmes de rétablissement pour 9 espèces, des plans de gestion pour 13 espèces et des plans d'action pour 42 espèces au cours de l'année à venir.