Profil d'espèce

Hémileucin du ményanthe

Nom scientifique : Hemileuca sp.
Taxonomie : Arthropodes
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2009
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Hémileucin du ményanthe

Description

Les hémileucins (Hemileuca) forment un genre relativement bien étudié et diversifié de papillons. Même si son statut taxinomique demeure incertain, l’hémileucin du ményanthe est la seule espèce du genre Hemileuca dans l’est du Canada. Ce papillon actif de jour et facilement reconnaissable est écologiquement distinct de l’hémileucin rencontré dans les prairies, qui exploite une plante hôte différente et fréquente des habitats plus secs. Les adultes ont une envergure moyenne (mâles : de 26 à 32 mm; femelles : de 32 à 36 mm). Ils se reconnaissent facilement à leurs ailes noir et blanc marquées chacune d’une tache discale. (Mise à jour 2017/06/02)

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Répartition et population

Les seules populations connues de l’hémileucin du ményanthe se trouvent en Ontario et dans l’État de New York. Au Canada, l’espèce occupe 4 sites dans l’est de l’Ontario. D’ailleurs, 2 de ces sites se trouvent près de Richmond, au sud d’Ottawa, et les 2 autres, environ 50 km plus à l’ouest, près de White Lake. Chaque paire de sites est considérée comme un emplacement distinct exposé à des menaces potentielles différentes. La zone occupée par l’espèce au Canada couvre moins de 3 km². (Mise à jour 2017/06/02)

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Habitat

Au Canada, l’hémileucin du ményanthe se rencontre dans des tourbières minérotrophes (fens) non arborées à assise calcaire et à tapis végétal à dominance de graminoïdes et de petits arbustes. Les effectifs larvaires atteignent leur abondance maximale dans les portions de tourbière dominées par le marisque inerme ou le carex à fruits tomenteux et parsemées de petits étangs peu profonds abritant la plante hôte principale de l’espèce, le ményanthe trifolié (couramment appelé trèfle d’eau). Les buttes de sphaigne (Sphagnum spp.) adjacentes peuplées d’arbustes et de sujets rabougris de mélèze laricin ou de thuya occidental constituent des sites propices à la nymphose. (Mise à jour 2017/06/02)

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Biologie

L’hémileucin du ményanthe est un Saturniidé qui vole le jour et qui produit une génération par année. Les adultes émergent à la fin de septembre. Les femelles déposent leurs œufs en bagues spiralées pouvant contenir plusieurs centaines d’œufs sur les tiges de divers arbustes, principalement le myrique baumier ou le bouleau nain. Les œufs éclosent à la fin de mai ou au début de juin. Les chenilles du premier stade se nourrissent en groupes, principalement sur la canneberge à gros fruits pendant les quelque 12 premiers jours de leur existence, puis sur le ményanthe trifolié. Les chenilles plus âgées s’alimentent également sur le bouleau nain, les saules et d’autres arbustes. Ces hôtes de remplacement sont probablement utilisés lorsque la plante hôte principale n’est plus disponible. En Ontario, les adultes émergent normalement au cours de la troisième semaine de septembre. Les femelles émergent l’abdomen déjà chargé d’œufs pleinement formés. Elles émettent aussitôt une phéromone pour attirer des mâles, s’accouplent une seule fois et pondent tous leurs œufs au cours de la même journée. Les adultes ne s’alimentent pas. Ils sont peut–être capables de parcourir plusieurs kilomètres, mais ils ne sont pas de bons voiliers et s’éloignent rarement de la tourbière où ils sont nés. La brièveté de la vie imaginable contribue également à l’isolement des populations. (Mise à jour 2017/06/02)

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Menaces

Toutes les populations canadiennes d’hémileucin du ményanthe sont vraisemblablement gravement menacées par les modifications de l'habitat, les fluctuations des niveaux d’eau, l’aménagement des terres et, peut–être, les programmes de lutte antiparasitaire. La dégradation de l’habitat causée par les plantes exotiques envahissantes est probablement la menace la plus importante et la plus imminente. Deux espèces, à savoir la sous–espèce européenne du roseau commun et la quenouille à feuilles étroites, ont envahi les sites canadiens et menacent d’étouffer les colonies de plantes hôtes et de provoquer une fermeture du couvert végétal. À la tourbière du lac White, la régulation du niveau des eaux du lac pourrait avoir des répercussions importantes sur l’habitat de l’espèce. (Mise à jour 2017/06/02)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Hémileucin du ményanthe est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de l’hémileucin du ményanthe (Hemileuca sp.) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

9 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur L’hémileucin du ményanthe Hemileuca sp. au Canada (2010)

    Les hémileucins (Hemileuca) forment un genre relativement bien étudié et diversifié de papillons. Même si son statut taxinomique demeure incertain, l’hémileucin du ményanthe est la seule espèce du genre Hemileuca dans l’est du Canada. Ce papillon actif de jour et facilement reconnaissable est écologiquement distinct de l’hémileucin rencontré dans les prairies, qui exploite une plante hôte différente et fréquente des habitats plus secs.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • COSEPAC - Sommaire de l’évaluation : L’hémileucin du ményanthe Hemileuca sp. (2010)

    Sommaire de l’évaluation – Novembre 2009 Nom commun Hémileucin du ményanthe Nom scientifique Hemileuca sp. Statut En voie de disparition Justification de la désignation Ce très rare papillon nocturne est connu seulement dans l’État de New York et en Ontario. En Ontario, on trouve cette espèce dans deux fens largement éloignés l’un de l’autre. L'espèce est vulnérable aux effets de plantes exotiques envahissantes, particulièrement le roseau commun, qui supplantent l’espèce végétale dont elle préfère se nourrir, soit le ményanthe. L’habitat de l’espèce est vulnérable à l’inondation ou à l’assèchement potentiel qui résulterait d’une manipulation des niveaux d’eau au site principal. Répartition Ontario Historique du statut Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2009.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Hémileucin du ményanthe (2010)

    Ce très rare papillon nocturne est connu seulement dans l’État de New York et en Ontario. En Ontario, on trouve cette espèce dans deux fens largement éloignés l’un de l’autre. L'espèce est vulnérable aux effets de plantes exotiques envahissantes, particulièrement le roseau commun, qui supplantent l’espèce végétale dont elle préfère se nourrir, soit le ményanthe. L’habitat de l’espèce est vulnérable à l’inondation ou à l’assèchement potentiel qui résulterait d’une manipulation des niveaux d’eau au site principal.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de l'hémileucin du ményanthe (Hemileuca sp.) au Canada (2015)

    Le ministre de l’Environnement est le ministre compétent pour le rétablissement de l’hémileucin du ményanthe et a élaboré la composante fédérale du présent programme de rétablissement (partie 1), conformément à l’article 37 de la LEP. L’article 44 de la LEP autorise le ministre à adopter un plan existant pour l’espèce, en partie ou en totalité, s’il estime que ce plan est conforme aux prescriptions de la LEP en matière de contenu [paragraphes 41(1) ou (2)]. Le ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario a dirigé l’élaboration du programme de rétablissement de l’hémileucin du ményanthe en Ontario (partie 2), en collaboration avec Environnement Canada.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2011)

    Sur recommandation du ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2012)

    L’objet du Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril est d’ajouter 18 espèces à l’annexe 1, la Liste des espèces en péril (la Liste), et de changer la classification de 7 espèces inscrites, aux termes du paragraphe 27(1) de la LEP. Cette modification est proposée à la suite de la recommandation du ministre de l’Environnement à la lumière d’évaluations scientifiques qu’a faites le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), et à la suite de consultations tenues auprès des gouvernements, des peuples autochtones, des intervenants et du public canadien.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 (2010)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada, la fonction première du COSEPAC est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu’il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l’évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages et a revu le statut de 79 espèces (espèces, sous-espèces, populations). Lors de la réunion de novembre 2009, le COSEPAC a évalué ou revu le statut de 28 espèces sauvages. À sa réunion d’avril 2010, le Comité a évalué ou revu la classification de 51 espèces sauvages additionnelles (espèces, sous-espèces, populations). Le COSEPAC a revu la classification de 32 espèces sauvages déjà inscrites à l’annexe 1 de la LEP et leur statut a été confirmé (disparue du pays - espèce ne vivant plus à l’état sauvage au pays, mais qu’on trouve ailleurs -, en voie de disparition, menacée ou préoccupante). Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2009-2010 sont les suivants : Disparues du pays : 6 En voie de disparition : 39 Menacées : 16 Préoccupantes : 17 Données insuffisantes : 1 Le présent rapport présente au ministre le statut de 46 espèces nouvellement désignées comme disparues du pays, en voie de disparition, menacées ou préoccupantes et remplit les obligations du COSEPAC stipulées aux articles 25 et 26 de la Loi sur les espèces en péril. Un résumé complet et détaillé de l’évaluation de chaque espèce et la justification de la désignation de chacune d’entre elles se trouvent à l’annexe I du rapport. Depuis sa création, le COSEPAC a évalué 602 espèces sauvages correspondant à diverses catégories de risque, dont 262 en voie de disparition, 151 menacées, 166 préoccupantes et 23 disparues du pays. Au total, 13 espèces ont été désignées comme espèces disparues. À ce jour, 46 espèces sauvages ont été inscrites dans la catégorie « données insuffisantes » et 166 espèces ont été désignées comme « non en péril ». L’année en cours a été particulièrement productive pour le Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) du COSEPAC. En avril 2010, le COSEPAC a approuvé les Lignes directrices des procédures et des protocoles relatifs aux connaissances traditionnelles autochtones. Ces lignes directrices établissent des principes clairs ayant été convenus quant à la collecte de connaissances traditionnelles autochtones dans l’accomplissement de la mission du COSEPAC prescrite au paragraphe 15(2) de la LEP (voir l’annexe III du rapport ci-joint). Nous sommes reconnaissants aux aînés des collectivités et aux experts pour l’aide généreuse et l’enthousiaste qu’ils ont apportés au Sous-comité dans la préparation des protocoles sur les CTA.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Novembre 2010 (2010)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 février 2011 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 4 février 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017