Profil d'espèce

Lamproie argentée Populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent

Nom scientifique : Ichthyomyzon unicuspis
Taxonomie : Poissons
Distribution : Ontario, Québec
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2011
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Lamproie argentée

Lamproie argentée Photo 1

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Description

La lamproie argentée est une des onze espèces de lamproie au Canada. Il existe deux populations distinctes reconnues de lamproie argentée au Canada : les populations des Grands Lacs et du cours supérieur du Saint-Laurent et les populations de la Saskatchewan et du fleuve Nelson. La lamproie argentée possède les caractéristiques suivantes : Sans mâchoire, de la forme d’une anguille avec un disque buccal de succion et dépourvue de nageoires paires; Sept paires de pores branchiaux; Les juvéniles nouvellement métamorphosés peuvent mesurer aussi peu que 9 centimètres, alors que les adultes de la taille de géniteurs mesurent entre 31 et 39 centimètres de longueur; Avant le frai, les adultes présentent une couleur jaune clair sur la face ventrale (face inférieure) qui devient bleu ou bleu-gris foncé vers le dos; Les larves ressemblent à des vers et sont dépourvues d’yeux ou de dents. Au lieu d’un disque buccal, elles ont un capuchon oral; et Leur durée de vie varie entre six et huit ans, dont la plus grande partie se passe sous forme de larve; les adultes meurent peu après le frai.

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Habitat

La lamproie argentée se manifeste en eau douce, dans l’est de l’Amérique du Nord; son aire de répartition s’étend du Manitoba au Tennessee à l’ouest, et du Québec à l’État du Vermont à l’est. Au Canada, elle est séparée en deux populations : la population des Grands Lacs et du Saint- Laurent et la population de la Saskatchewan et du fleuve Nelson. Dans la région des Grands Lacs et du haut Saint- Laurent, la lamproie argentée est présente dans 41 ruisseaux et neuf lacs, dont le lac Ontario, le lac Huron, le lac Supérieur, le lac Érié, le lac Sainte-Claire, le lac Nipissing, le lac Champlain, le lac Saint-Pierre et le lac Saint-Louis.La lamproie argentée fraie dans les rivières et les ruisseaux et doit accomplir une migration non restreinte vers l’habitat de frai. Dans les habitats de frai, on trouve du gravier et du sable pour construire les nids, de l’eau vive propre et une petite quantité de sable dépourvu de vase ou d’autres matériaux auxquels les oeufs peuvent adhérer. Le frai n’a lieu qu’une fois au cours de la vie d’une lamproie argentée et les adultes meurent peu après. Les oeufs de lamproie argentée éclosent après deux à trois semaines après la fécondation et entrent dans l’état larvaire. Au cours de ce stade de vie, les larves en forme de ver (appelées ammocoètes) dérivent en aval et s’enfouissent dans les sédiments meubles composés de sable, de vase et de débris organiques où elles restent pendant quatre à sept ans. À la fin de cette période, les larves se métamorphosent pour prendre leur forme juvénile, caractérisée par l’agrandissement de la queue et des nageoires dorsales, et le développement des yeux et d’un disque buccal de succion tapissé de dents acérées. Les juvéniles nouvellement transformés migrent en aval dans les lacs ou les rivières afin de localiser des poissons hôtes desquels ils se nourriront pendant un à deux ans avant de retourner dans les ruisseaux pour frayer.

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Menaces

Threats to the Silver Lamprey include methods used to control the invasive Sea Lamprey in the Great Lakes (for example. the application of lampricides and the construction of low head barriers to block spawning migrations), pollution, habitat alteration, dam construction, siltation, water fluctuations, and competition from other species. While most of these threats occur broadly across the Silver Lamprey’s range, Sea Lamprey control impacts are limited to Silver Lamprey nursery streams in the Great Lakes that receive lampricide treatments or have Sea Lamprey barriers. Lampricide treatments are not conducted in the Huron-Erie corridor or outside the Great Lakes Basin (such as Quebec and St. Lawrence River).

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

5 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la lamproie argentée, populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent et populations des rivières Saskatchewan et Nelson (Ichthyomyzon unicuspis) au Canada (2011)

    La lamproie argentée (Ichthyomyzon unicuspis) est un poisson anguilliforme qui possède un disque buccal suceur. Comme toutes les lamproies, elle n’a ni mâchoires ni nageoires paires et possède sept paires de pores branchiaux. La disposition des dents des lamproies adultes est diagnostique de l’espèce, et la nageoire dorsale unique aide à distinguer les espèces du genre Ichthyomyzon de celles appartenant à d’autres genres. Les lamproies argentées adultes varient en taille. Leur longueur peut aller de 9 cm à 39 cm. Avant le frai, elles ont une pigmentation grise qui s’assombrit vers le côté dorsal et sont jaune beige du côté ventral. Les lignes latérales servant d’organe sensoriel sont sombres chez les individus de grande taille, mais incolores chez les spécimens jeunes, plus petits. Les larves (appelées « ammocètes ») des lamproies du genre Ichthyomyzon sont très semblables morphologiquement. Elles ont presque l’apparence de vers puisqu’elles n’ont ni yeux ni dents. Elles possèdent un capuchon oral plutôt que la bouche ventouse en forme de disque de la forme adulte.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Lamproie argentée, Populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent (2011)

    Cette petite lamproie parasite se trouve dans le bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent. La lamproie est vulnérable aux traitements aux lampricides qui ciblent la grande lamproie marine envahissante. Il existe plusieurs autres menaces continues causées par les petits barrages, les perturbations de l’habitat et la pollution engendrée par les traitements aux herbicides.

Plans d'actions

  • Plan d'action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada de la Péninsule-Bruce et dans le parc marin national du Canada Fathom Five (2016)

    Le parc national du Canada de la Péninsule-Bruce (PNPB) et le parc marin national du Canada Fathom Five (PMNFF) sont situés à l'extrémité de la péninsule Bruce qui sépare la baie Georgienne du lac Huron. La péninsule s'étend sur 90 km de long, l'escarpement du Niagara, qui longe toute sa bordure du côté est, en constitue la caractéristique la plus notable. À l'intérieur du PNPB, l'escarpement forme la rive de la baie Georgienne et est reconnu comme faisant partie de l'aire centrale de la réserve de la biosphère mondiale de l'UNESCO dénommée “ Escarpement du Niagara ”. Le PNPB a été créé par le gouvernement fédéral en 1987 pour protéger un exemple représentatif de la région naturelle des basses terres des Grands Lacs et du Saint-Laurent. En raison de la nature fragmentée des terrains du parc, bon nombre des pressions exercées sur son écosystème proviennent de l'extérieur de ses limites. C'est la raison pour laquelle les Premières Nations, les résidents locaux, les organismes non gouvernementaux, d'autres groupes ainsi que les utilisateurs des terres jouent un rôle important dans la gestion, la restauration et la protection de l'écosystème du nord de la péninsule Bruce.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 - 2011 (2011)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages pour évaluer le statut ou revoir la classification d'un total de 92 espèces sauvages.

Documents de consultation