Profil d'espèce

Asile de l'Okanagan

Nom scientifique : Efferia okanagana
Taxonomie : Arthropodes
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2011
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Asile de l'Okanagan

Description

L’Efferia okanagana Cannings (nom commun de travail : asile de l’Okanagan) est une grosse mouche (jusqu’à environ 2 cm de longueur) de la famille des Asilidés (asiles) au corps brun hérissé de fortes soies. Chez les deux sexes, l’arrière des yeux est bordé d’une rangée de soies doré-orange vif. Chez le mâle, les pièces génitales à l’extrémité de l’abdomen sont bien développées et en forme de marteau, et les trois derniers segments visibles de l’abdomen sont blanc argenté. Chez la femelle, l’extrémité de l’abdomen est prolongée d’un ovipositeur allongé en forme de sabre. Aucune sous-espèce n’est connue. La larve et la nymphe sont inconnues. Cet asile est important car il est l’un des grands invertébrés les plus remarquables de l’écosystème de purshie tridentée au Canada. Cet habitat est en grande partie menacé, et à ce jour, l’asile de l’Okanagan n’a été observé nulle part ailleurs au monde. (Mise à jour 2017/08/11)

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Répartition et population

L’aire de répartition mondiale connue de l’asile de l’Okanagan se limite à cinq localités (28 sites individuels) réparties de Kamloops au nord jusqu’à Oliver au sud dans les vallées de l’Okanagan et de la Thompson, dans le centre-sud de la Colombie-Britannique. (Mise à jour 2017/08/11)

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Habitat

L’asile de l’Okanagan semble confiné aux prairies sèches à sol graveleux ou sablo-loameux comportant habituellement des zones de sol dénudé parsemées de touffes d’agropyre. Dans le sud de la vallée de l’Okanagan, cet asile a été trouvé uniquement dans la steppe à purshie tridentée. (Mise à jour 2017/08/11)

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Biologie

Les asiles sont des prédateurs généralistes d’autres insectes, tant durant leur vie larvaire qu’à l’âge adulte. Des adultes de l’asile de l’Okanagan ont été observés capturant des cicadelles, des taupins, des mégachiles, des abeilles de la famille des Andrénidés, des fourmis, des microlépidoptères, des syrphes, des tipules et des asiles. Après avoir capturé une proie à l’aide de leurs pattes épineuses, les adultes insèrent leur robuste rostre dans le corps de celle-ci pour y injecter une certaine quantité de salive protéolytique paralysante, puis aspirent les tissus ainsi dissous. Les femelles déposent leurs œufs dans les glumes vides des inflorescences de purshie tridentée de l’année précédente. Comme la plupart des Asilidés, l’asile de l’Okanagan se nourrit probablement à l’état larvaire d’invertébrés vivant dans le sol comme des larves de coléoptères. Le développement larvaire est étalé sur un à deux ans. La nymphose a lieu au dernier printemps, et les adultes émergent à la fin d’avril ou au début de mai. Des asiles de l’Okanagan ont été récoltés ou photographiés entre le 17 avril et le 18 juin. La plupart des observations ont été effectuées au cours des deuxième et troisième semaines de mai. (Mise à jour 2017/08/11)

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Menaces

La taille des populations n’a pas été estimée à ce jour. À l’échelle régionale, les populations sont réparties de façon irrégulière dans l’habitat favorable, et leur densité varie considérablement d’un site à l’autre. Dans les zones d’habitat propice, une recherche de 30 minutes peut se solder par la capture de jusqu’à 15 individus, mais le nombre de captures varie généralement entre 0 et 5. Bien qu’on ne dispose d’aucune information directe sur les tendances des populations, les tendances liées à la destruction de l’habitat donnent à croire que les populations sont en déclin. Dans la portion sud de l’aire de répartition de l’asile de l’Okanagan, la superficie de la steppe à purshie tridentée, principal habitat de l’espèce, s’est rétrécie des deux tiers depuis le début de la colonisation européenne. (Mise à jour 2017/08/11)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Asile de l'Okanagan est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’asile de l'Okanagan (Efferia okanagana) au Canada (2012)

    L’Efferia okanagana Cannings (nom commun de travail : asile de l’Okanagan) est une grosse mouche (jusqu’à environ 2 cm de longueur) de la famille des Asilidés (asiles) au corps brun hérissé de fortes soies. Chez les deux sexes, l’arrière des yeux est bordé d’une rangée de soies doré-orange vif. Chez le mâle, les pièces génitales à l’extrémité de l’abdomen sont bien développées et en forme de marteau, et les trois derniers segments visibles de l’abdomen sont blanc argenté. Chez la femelle, l’extrémité de l’abdomen est prolongée d’un ovipositeur allongé en forme de sabre. Aucune sous-espèce n’est connue. La larve et la nymphe sont inconnues. Cet asile est important car il est l’un des grands invertébrés les plus remarquables de l’écosystème de purshie tridentée au Canada. Cet habitat est en grande partie menacé, et à ce jour, l’asile de l’Okanagan n’a été observé nulle part ailleurs au monde.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Asile de l'Okanagan (2013)

    Cette espèce endémique canadienne n’est présente que dans cinq localités dans une très petite zone du centre-sud de la Colombie-Britannique. L'habitat de prairie de l’espèce est limité et continue de faire l’objet d’une dégradation. Les menaces comprennent l'introduction et la propagation des espèces envahissantes, les changements dans le régime des feux, la dérive de pesticides et l’utilisation sans restriction de véhicules tous terrains.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2016)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement et en vertu du paragraphe 27(1) de la Loi sur les espèces en péril, Son Excellence le Gouverneur général en conseil prend le Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril, ci-après.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2011-2012 (2012)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (1er septembre 2011 au 30 septembre 2012), le COSEPAC a organisé deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 21 au 25 novembre 2011, et la deuxième, du 29 avril au 4 mai 2012. Le 3 février 2012, un sous-comité des évaluations d’urgence du COSEPAC a également évalué la situation de la pipistrelle de l’Est (Perimyotis subflavus), de la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus) et de la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis). Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 67 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2011-2012 sont les suivants : Disparues : 1 Disparues du pays : 4 En voie de disparition : 29 Menacées : 10 Préoccupantes : 15 Données insuffisantes : 2 Non en péril : 6 Total : 67 Sur les 67 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 49 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente (voir le tableau 1a).

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Décembre 2012 (2013)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 mars 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 4 octobre 2013 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.