Profil d'espèce

Gnaphose de Snohomish

Nom scientifique : Gnaphosa snohomish
Taxonomie : Arthropodes
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2012
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Gnaphose de Snohomish

Description

La gnaphose de Snohomish (Ganphosa snohomish) est une araignée qui appartient à la famille des Gnaphosidés. Les membres de cette famille se reconnaissent à leurs pattes terminées par deux griffes, à leurs filières antérolatérales cylindriques, de grande taille et largement espacées et à leurs yeux médians postérieurs modifiés. Les espèces du genre Gnaphosa se distinguent par la présence d’une carène dentelée sur le bord postérieur des pièces buccales. La gnaphose de Snohomish diffère de ses congénères, auxquels elle ressemble par ailleurs beaucoup, par la morphologie de ses pièces génitales. Le corps mesure entre 7,5 et 12 m de longueur. L’abdomen est couvert de poils courts. Les pattes sont relativement fortes et recouvertes de nombreux grands poils. Le céphalothorax, l’abdomen et les pattes sont brun clair à marron foncé. La gnaphose de Snohomish est endémique à la région de Puget Sound et du bassin de Géorgie, et environ la moitié des occurrences connues se trouvent au Canada. (Mise à jour 2017/07/27)

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Répartition et population

L’aire de répartition mondiale de la gnaphose de Snohomish se limite à la portion sud des îles Gulf, dans la région de Puget Sound et du bassin de Géorgie, dans l’extrême-sud-ouest de la Colombie-Britannique et les régions adjacentes de l’État de Washington. Au Canada, elle se rencontre dans trois tourbières oligotrophes et un marais. Les occurrences dans les îles Gulf (ailleurs qu’à l’île Tumbo) et sur l’île de Vancouver adjacente sont considérées comme transitoires et attribuées à la dispersion d’individus isolés par le vent. (Mise à jour 2017/07/27)

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Habitat

La gnaphose de Snohomish est principalement associée aux tourbières oligotrophes à l’échelle de son aire de répartition au Canada et aux États-Unis. À quelques exceptions près, les occurrences de l’espèce dans d’autres types de milieux humides se rapportent à des spécimens isolés qui se sont probablement dispersés par ballooning et n’attestent pas la présence de populations établies. Un marais à quenouille dans les îles Gulf est la seule localité connue au Canada où une population de l’espèce est établie dans un milieu humide autre qu’une tourbière oligotrophe. Cinq des six sites abritant l’espèce dans l’État de Washington sont des tourbières oligotrophes. L’habitat de tourbière typique se présente sous la forme d’une lande dégagée à strate mucinale de sphaigne (Sphagnum) parsemée d’éricacées arbustives. (Mise à jour 2017/07/27)

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Biologie

La plupart des espèces du genre Gnaphosa sont des prédateurs généralistes qui poursuivent activement leurs proies sur le sol la nuit et demeurent cachés durant la journée. Leurs proies incluent divers insectes et d’autres araignées. La gnaphose de Snohomish hiberne à l’état subimaginal et atteint sa maturité au début du printemps. Sa durée de vie est probablement d’un an. Les jeunes araignées se dispersent probablement non seulement en se déplaçant localement de façon aléatoire, mais aussi par ballooning, en produisant un fil de soie à partir d’un perchoir exposé pour se laisser emporter au loin par un courant ascendant. Ce mode de dispersion est aléatoire, et il est avantageux seulement si l’individu qui le pratique atterrit dans un milieu propice. L’hypothèse selon laquelle la gnaphose de Snohomish peut se disperser par ballooning est confortée par l’observation d’individus isolés dans des milieux autres que des tourbières oligotrophes dans les îles Gulf et l’île de Vancouver adjacente, à 20 à 30 km des populations connues. (Mise à jour 2017/07/27)

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Menaces

L’inondation par l’eau de mer occasionnée par la hausse du niveau des océans (un effet des changements climatiques), les tempêtes hivernales et les tsunamis pourraient avoir des effets néfastes à tous les sites sauf un. La modification des écosystèmes naturels, en particulier la destruction des milieux humides et la succession induite par les plantes envahissantes indigènes et exotiques, ont des effets avérés ou potentiels à tous les sites occupés par l’espèce. Les activités agricoles, notamment l’extraction récente et historique de la tourbe, l’aménagement de cannebergières et l’altération des processus hydrologiques qui en découlent, de même que la pollution occasionnée par les activités agricoles et industrielles et l’élimination des déchets ont des impacts importants à au moins deux sites. L’impact global des menaces est jugé très élevé, selon le calculateur des menaces de NatureServe et sept catégories de menaces pertinentes. (Mise à jour 2017/07/27)

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

7 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Gnaphose de Snohomish Gnaphosa snohomish au Canada (2013)

    La gnaphose de Snohomish (Gnaphosa snohomish) est une araignée qui appartient à la famille des Gnaphosidés. Les membres de cette famille se reconnaissent à leurs pattes terminées par deux griffes, à leurs filières antérolatérales cylindriques, de grande taille et largement espacées et à leurs yeux médians postérieurs modifiés. Les espèces du genre Gnaphosa se distinguent par la présence d’une carène dentelée sur le bord postérieur des pièces buccales. La gnaphose de Snohomish diffère de ses congénères, auxquels elle ressemble par ailleurs beaucoup, par la morphologie de ses pièces génitales. Le corps mesure entre 7,5 et 12 m de longueur. L’abdomen est couvert de poils courts. Les pattes sont relativement fortes et recouvertes de nombreux grands poils. Le céphalothorax, l’abdomen et les pattes sont brun clair à marron foncé. La gnaphose de Snohomish est endémique à la région de Puget Sound et du bassin de Géorgie, et environ la moitié des occurrences connues se trouvent au Canada.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Gnaphose de Snohomish (2013)

    Cette petite gnaphose (1 cm) des terres humides a une répartition mondiale très limitée, se trouvant dans le bassin de Georgia et dans l’ouest de l’État de Washington. Au Canada, elle n'est connue que dans quatre sites dans le sud de la Colombie-Britannique. Ces populations peuvent devenir menacées en très peu de temps. La plus importante menace est l’inondation par l’eau de mer puisque trois des quatre sites connus sont à moins de 3 m au-dessus du niveau de la mer et sont menacés par les augmentations prévues de la fréquence et de la violence des tempêtes.

Plans d'actions

  • Plan d’action visant des espèces multiples la réserve de parc national du Canada des Îles-Gulf (2017)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans la réserve de parc national du Canada des Îles-Gulf s’applique aux terres et aux eaux à l’intérieur des limites de la réserve de parc national des Îles-Gulf (RPNIG). Le Plan satisfait aux exigences applicables aux Plans d’action énoncées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP (art.47)) en ce qui a trait aux espèces pour lesquelles il faut établir un Plan d’action et qui sont observées régulièrement à cet endroit. Les mesures décrites dans le Plan entraîneront aussi des bienfaits pour d’autres espèces préoccupantes en matière de conservation que l’on observe régulièrement dans la RPNIG.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations). Compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et les services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les organismes nuisibles, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent donc avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC – 2012-2013 (2013)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2012 à septembre 2013), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 25 au 30 novembre 2012, et la deuxième, du 28 avril au 3 mai 2013. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 73 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2012-2013 sont les suivants : Disparues : 0 Disparues du pays : 2 En voie de disparition : 28 Menacées : 19 Préoccupantes : 19 Données insuffisantes : 4 Non en péril : 1 Total : 73 Sur les 73 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 50 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres – Décembre 2013 (2013)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et la planification de rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient de sa planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 518 espèces forment la liste Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 23 mars 2014 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 23 octobre 2014 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.