Profil d'espèce

Omble à tête plate Populations de l'ouest de l'Arctique

Nom scientifique : Salvelinus confluentus
Taxonomie : Poissons
Distribution : Yukon, Territoires-du-Nord-Ouest, Colombie-Britannique, Alberta
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2012
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Omble à tête plate

Omble à tête plate Photo 1

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Description

L'omble à tête plate (Salvelinus confluentus) appartient à la famille des saumons et des truites (Salmonidae) et il fait partie du sous-groupe qui comprend également le Dolly Varden (S. malma), le touladi (S. namaycush), l'omble de fontaine (S. fontinalis) et l'omble chevalier (S. alpinus). L'omble à tête plate possède les caractéristiques suivantes : un corps fin et long; une tête grande et large, ainsi qu'une mâchoire supérieure proéminente; une nageoire caudale légèrement fourchue; un dos vert olive à gris bleuâtre; des flancs d'une couleur argentée avec de petites taches roses, lilas, jaune-orange ou rouges; un ventre de couleur pâle et pouvant devenir jaune, orange ou rouge chez les mâles pendant le frai; un bord avant des nageoires anales et pelviennes blanc, sans ligne noire; et la taille à maturité variant selon le cycle biologique. Les poissons des populations résidentes mesurent 250 millimètres de longueur en moyenne (maximum de 410 millimètres); les populations fluviales dépassent les 400 millimètres (maximum de 730 millimètres); les populations adfluviales dépassent aussi les 400 millimètres (maximum de 900 millimètres). Les populations anadromes peuvent être de plus grande taille.

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Répartition et population

Les ombles à tête plate sont présents dans l'ouest de l'Amérique du Nord du nord du Nevada à l'Idaho, le Montana et l'état de Washington. Au Canada, l'aire de répartition comprend l'ensemble de la Colombie-Britannique et l'ouest de l'Alberta ainsi que le sud du Yukon et la partie centrale des Territoires du Nord-Ouest comme limite septentrionale. En se fondant sur des analyses génétiques et la fragmentation de l'aire de répartition, on a divisé les populations d'omble à tête plate en cinq unités désignables : côte sud de la Colombie-Britannique (UD1), ouest de l'Arctique (UD2), Yukon (UD3), Saskatchewan-Nelson (UD4) et Pacifique (UD5). Les populations de l'ouest de l'Arctique (UD2) comprennent les populations du réseau hydrographique du fleuve Mackenzie et de ses principaux tributaires, notamment les rivières Liard, Peace et Athabasca.

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Habitat

L'omble à tête plate est une espèce vivant en eau froide présente dans des lacs, des cours d'eau et des rivières aussi bien au niveau de la mer que dans les zones montagneuses. Son habitat a été décrit par le U.S. Fish and Wildlife Service comme étant « froid, propre, complexe et bien relié ».

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Biologie

Le cycle vital de l'espèce peut prendre quatre formes : 1) résident; 2) fluvial; 3) adfluvial et 4) anadrome. Comme résident, l'omble à tête plate passe sa vie dans des petites rivières et cours d'eau, isolé grâce, entre autres, à des barrières physiques et chimiques. La forme fluviale boucle son cycle de vie dans de petites rivières et cours d'eau; elle migre des cours d'eau natals à d'autres plus importants. La forme adfluviale est semblable, mais atteint la maturité dans des lacs plutôt que dans des cours d'eau et des rivières. La forme anadrome, dont la présence se limite au sud-ouest de la Colombie-Britannique et au nord-est de l'état de Washington, migre des cours d'eau douce natals à l'habitat d'alimentation en mer. La maturité sexuelle survient à un âge entre 5 et 7 ans. Le frai a lieu en automne, quand la température de l'eau chute en dessous de 10 degrés Celsius. Les frayères préférées sont les cours d'eau froids, non pollués avec des substrats de galets ou de gravier qui sont associés avec les sources d'eaux souterraines. La femelle creuse une frayère au centre du chenal, accompagnée d'un mâle dominant qui la défend des autres mâles qui cherchent à la féconder. Certains mâles, dénommés « tricheurs », peuvent imiter des femelles et s'approcher suffisamment pour féconder quelques œufs. Les ombles à tête plate sont des prédateurs opportunistes; toutefois, les juvéniles ont tendance à préférer les insectes et les invertébrés aquatiques, tandis que les adultes se nourrissent habituellement de poisson.

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Menaces

Parmi les menaces les plus importantes qui pèsent sur l'omble à tête plate, on peut citer un habitat dégradé et fragmenté par le développement et l'introduction d'espèces non indigènes. L'omble à tête plate est susceptible de s'hybrider avec une espèce introduite comme l'omble de fontaine, ce qui constitue une menace dans les zones où les deux espèces coexistent. Le développement pétrolier et gazier, l'exploitation forestière et minière, l'infrastructure de transport et les projets hydroélectriques ont des répercussions : ils favorisent l'envasement, l'augmentation de la température de l'eau et la diminution du débit des cours d'eau. À leur tour, ces changements ont une incidence sur le succès reproducteur. De même, les obstacles au déplacement des poissons tels que les barrages et les déversoirs causent la fragmentation des voies de migration nécessaires pour le frai. La surpêche constitue aussi une menace. L'omble à tête plate est difficile à distinguer des autres espèces d'omble et de truite qui font l'objet de pêches récréatives; les erreurs d'identification de la part des pêcheurs constituent donc un autre risque.

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Protection

Protection fédérale

Au Canada, l'espèce bénéficie de la protection accordée par la Loi sur les pêches, et on envisage actuellement de l'inscrire à la liste des espèces préoccupantes en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Pour obtenir davantage de renseignements sur la LEP, notamment pour savoir comment elle protège les espèces, consultez www.especesaquatiquesenperil.gc.ca ou le Registre public des espèces en péril : www.registrelep.gc.ca.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Autre protection ou statut

À l'échelle provinciale et territoriale, l'omble à tête plate a été désigné comme faisant partie des espèces préoccupantes par l'Alberta (http://srd.alberta.ca/FishWildlife/WildSpecies/Fish/SalmonTroutRelated/BullTrout/BullTrout.aspx) et il est considéré comme une espèce potentiellement en péril par les Territoires du Nord-Ouest(http://nwtspeciesatrisk.ca/tiki/tiki-index.php?page=SpeciesAtRisk).

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

4 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’omble à tête plate Salvelinus confluentus au Canada (2013)

    L’omble à tête plate est un gros salmonidé dont la tête et la gueule très développées par rapport à d’autres espèces de salmonidés lui ont valu le nom commun anglais de « Bull Trout ». Il se distingue de la plupart des autres salmonidés qui lui ressemblent par son corps vert olive à gris-bleu parsemé de taches rondes pâles sur les flancs et le dos, mais il est nécessaire de recourir à des mesures détaillées ou à des analyses génétiques pour l’identifier avec certitude partout où il partage l’habitat du Dolly Varden. Étant donné ses exigences très particulières en matière d’habitat, ce poisson-gibier est très sensible aux changements apportés à son habitat; il est donc considéré comme une espèce indicatrice de la santé générale de l’écosystème. L’analyse génétique et l’étude de la fragmentation de l’aire de répartition de cette espèce entre les diverses zones biogéographiques nationales d’eau douce ont conduit à reconnaître cinq unités désignables réparties entre deux lignées génétiques : lignée 1 (populations de la côte sud de la Colombie-Britannique) et lignée 2 (populations de l’ouest de l’Arctique, de la partie supérieure du bassin versant du fleuve Yukon, des rivières Saskatchewan et Nelson, et du Pacifique).

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Omble à tête plate, Populations de l'ouest de l'Arctique (2013)

    Ce poisson d'eau douce est largement réparti dans l'ensemble du bassin versant de l'Arctique de l'ouest, quoique les populations n'y soient jamais abondantes. Il existe des zones où il y a des indications d’un déclin du nombre d’individus et de la répartition de l'espèce, mais il y a un manque d'estimations quantitatives pour l'ensemble de l'aire de répartition. Il s'agit d'une espèce à croissance lente et à maturation tardive qui prospère dans les eaux pures froides, et de nombreuses populations requièrent de longues voies de migration sans obstruction reliant l’habitat de frai et l’habitat des adultes. L'espèce est donc particulièrement vulnérable à la dégradation de l'habitat, à la fragmentation des réseaux fluviaux par les barrages, aux effets néfastes découlant de l'envahissement par l'omble de fontaine non indigène, ainsi qu’à la surexploitation, mais ces menaces sont localisées dans son aire de répartition.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC – 2012-2013 (2013)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2012 à septembre 2013), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 25 au 30 novembre 2012, et la deuxième, du 28 avril au 3 mai 2013. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 73 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2012-2013 sont les suivants : Disparues : 0 Disparues du pays : 2 En voie de disparition : 28 Menacées : 19 Préoccupantes : 19 Données insuffisantes : 4 Non en péril : 1 Total : 73 Sur les 73 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 50 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation