Profil d'espèce

Salamandre tigrée de l’Ouest Population des montagnes du Sud

Nom scientifique : Ambystoma mavortium
Taxonomie : Amphibiens
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2012
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


Recherche avancée

Liens rapides : | Description | Habitat | Biologie | Menaces | Protection | Programme national de rétablissement | Documents

Image de Salamandre tigrée de l’Ouest

Description

La salamandre tigrée de l’Ouest compte parmi les plus grandes salamandres d’Amérique du Nord, et elle joue le rôle de prédateur supérieur dans les étangs et les lacs exempts de poissons qu’elle occupe. Les adultes terrestres présentent une peau foncée recouverte d’un motif tacheté, zébré ou réticulé jaune ou blanc cassé. Les données génétiques et morphologiques indiquent que la salamandre tigrée de l’Ouest, qui compte plusieurs sous-espèces, serait une espèce distincte de la salamandre tigrée de l’Est (Ambystoma tigrinum), avec laquelle elle était précédemment combinée en une seule espèce. La majeure partie de la documentation antérieure n’établit d’ailleurs aucune distinction entre la salamandre tigrée de l’Ouest et la salamandre tigrée de l’Est, comme c’est le cas actuellement. (Mise à jour 2017/05/25)

Haut de la page

Répartition et population

La salamandre tigrée de l’Ouest est largement répandue dans l’ouest de l’Amérique du Nord, dans les régions arides de l’intérieur. Elle est présente dans l’écozone des Prairies, depuis l’Alberta jusqu’à la rivière Rouge, au Manitoba. La limite de l’aire de répartition descend ensuite vers le sud, en passant par l’ouest du Minnesota, jusqu’au Texas, où elle longe la frontière avec le Mexique vers l’ouest, avant de remonter vers le nord, jusqu’en Alberta, en traversant l’Arizona, puis en longeant le versant est des Rocheuses. Des populations disjointes vivent dans le nord de l’Oregon, en Idaho et dans l’État de Washington ainsi que dans le sud de la région de l’Okanagan, en Colombie-Britannique. Dans cette province, l’espèce est isolée des autres populations du Canada. En effet, elle est présente dans l’écozone des montagnes du Sud, tandis que le reste de la population canadienne occupe l’écozone des Prairies, laquelle englobe des régions de l’Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba. Cette répartition résulte probablement d’une expansion post-glaciaire au Canada à partir d’au moins deux points d’origine situés de chaque côté des Rocheuses. (Mise à jour 2017/05/25)

Haut de la page

Habitat

La salamandre tigrée de l’Ouest occupe divers habitats ouverts, dont les prairies, les forêts-parcs, les prés subalpins et les régions semi-désertiques. Parmi les principales caractéristiques de son habitat, on trouve des sols sableux ou friables (granuleux) entourant des plans d’eau permanents ou semi-permanents exempts de poissons prédateurs. Les individus terrestres creusent activement des tunnels dans le sol ou utilisent les terriers de petits mammifères pour se réfugier et passer l’hiver. L’habitat de reproduction doit contenir de l’eau pendant les trois à sept mois nécessaires au développement des larves. En outre, des populations d’adultes néoténiques (des individus qui conservent leur forme larvaire après avoir atteint la maturité sexuelle) sont parfois observées dans des lacs froids exempts de poissons. (Mise à jour 2017/05/25)

Haut de la page

Biologie

La salamandre tigrée de l’Ouest migre vers des sites de reproduction, soit dans des milieux humides, soit dans des lacs, après les premières pluies du printemps, peu de temps après le dégel. Les femelles pondent leurs œufs un à un ou en amas, en les fixant à des brindilles ou à des tiges de plantes émergentes, sous la surface de l’eau. Les juvéniles migrent massivement à partir des sites de reproduction vers les milieux terrestres à la fin de l’été. Les mâles atteignent la maturité sexuelle au cours de leur deuxième année de vie, et les femelles, une année ou deux plus tard. La durée d’une génération est d’environ cinq à six ans. Les larves comme les adultes sont carnivores et s’alimentent d’un grand éventail de petites proies. À son tour, la salamandre tigrée de l’Ouest ne survit pas bien dans les milieux où des poissons prédateurs ont été introduits ou sont naturellement présents, car elle est constitue une proie à tous les stades de vie. (Mise à jour 2017/05/25)

Haut de la page

Menaces

La salamandre tigrée de l’Ouest fait face aux mêmes pressions et menaces que les autres espèces d’amphibiens. En outre, les adultes terrestres et les larves aquatiques ont des besoins différents. Dans la majeure partie de l’aire de répartition canadienne de l’espèce, on observe une pression énorme causée par la perte, la dégradation et la fragmentation de l’habitat. Dans les Prairies, le mode d’utilisation des terres a changé, passant d’une utilisation aux fins de pâturage et d’agriculture à petite échelle à une exploitation agricole à grande échelle, sans compter la conversion de l’habitat pour accommoder la croissance démographique et l’expansion des projets pétroliers et gaziers. Au cœur de l’aire de répartition de l’espèce en Colombie-Britannique, soit dans la vallée de l’Okanagan, on a constaté une perte rapide de l’habitat associée au ruissellement de polluants issus de l’aménagement résidentiel et de la viticulture. Le ouaouaron, espèce introduite, constitue également une menace pour la salamandre tigrée de l’Ouest dans cette région. De plus, la croissance de la population humaine et la hausse de la densité routière ont grandement accru le risque de mortalité attribuable aux véhicules durant les migrations saisonnières de l’espèce entre ses sites de reproduction et ses sites terrestres d’hivernage et d’alimentation. L’empoissonnement aux fins de la pêche sportive, de l’aquaculture et de la lutte contre les moustiques, qui peut avoir de graves répercussions sur les populations de salamandres tigrées de l’Ouest, est toujours employé dans l’aire de répartition canadienne de l’espèce. Enfin, l’émergence de maladies infectieuses, particulièrement le virus de l’Ambystoma tigrinum, peut décimer des populations locales. (Mise à jour 2017/05/25)

Haut de la page

Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

Haut de la page

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

5 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Salamandre tigrée de l’Ouest Ambystoma mavortium au Canada (2013)

    La salamandre tigrée de l’Ouest compte parmi les plus grandes salamandres d’Amérique du Nord, et elle joue le rôle de prédateur supérieur dans les étangs et les lacs exempts de poissons qu’elle occupe. Les adultes terrestres présentent une peau foncée recouverte d’un motif tacheté, zébré ou réticulé jaune ou blanc cassé. Les données génétiques et morphologiques indiquent que la salamandre tigrée de l’Ouest, qui compte plusieurs sous-espèces, serait une espèce distincte de la salamandre tigrée de l’Est (Ambystoma tigrinum), avec laquelle elle était précédemment combinée en une seule espèce. La majeure partie de la documentation antérieure n’établit d’ailleurs aucune distinction entre la salamandre tigrée de l’Ouest et la salamandre tigrée de l’Est, comme c’est le cas actuellement.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Salamandre tigrée de l’Ouest, Population des montagnes du Sud (2013)

    Cette grande salamandre a une aire de répartition restreinte au sud de la Colombie-Britannique qui chevauche les zones peuplées et agricoles modifiées du sud de la vallée de l'Okanagan. L’espèce a subi une perte d'habitat de reproduction disponible en raison du drainage des terres humides, de la contamination et de l’empoissonnement. Les habitats de la salamandre sont fragmentés par les routes et l’exploitation urbaine et agricole qui continuent de s’accroître, ce qui entraîne une perturbation des voies de migration, la mortalité due à la circulation routière, et la perte d'habitat de hautes terres pour les adultes terrestres. Une augmentation des sécheresses et l’abaissement de la nappe phréatique, ainsi que l’introduction du ouaouaron, menacent également cette espèce.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations). Compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et les services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les organismes nuisibles, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent donc avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC – 2012-2013 (2013)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2012 à septembre 2013), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 25 au 30 novembre 2012, et la deuxième, du 28 avril au 3 mai 2013. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 73 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2012-2013 sont les suivants : Disparues : 0 Disparues du pays : 2 En voie de disparition : 28 Menacées : 19 Préoccupantes : 19 Données insuffisantes : 4 Non en péril : 1 Total : 73 Sur les 73 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 50 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.