Profil d'espèce

Braya poilu

Nom scientifique : Braya pilosa
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Territoires-du-Nord-Ouest
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2013
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Braya poilu

Description

Le braya poilu (Braya pilosa) est une vivace à longue durée de vie de la famille des crucifères qui produit une ou plusieurs tiges. Les tiges mesurent 4 à 12 cm de longueur, sont dressées à ascendantes ou presque couchées et sont modérément à densément pubescentes. Le braya poilu se distingue des autres espèces du genre Braya par ses fleurs grandes et ses fruits globuleux (presque sphériques) surmontés d’un très long style persistant. Le braya poilu est une espèce à répartition relativement restreinte, endémique à l’Arctique canadien. Il a probablement joué un rôle essentiel dans l’évolution d’autres espèces du genre Braya. (Mise à jour 2017/07/28)

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Répartition et population

Le braya poilu a seulement été observé au cap Bathurst, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Canada. Les 13 populations connues se trouvent dans la partie nord du cap Bathurst et dans les îles Baillie, situées à proximité. Le braya poilu est limité à une région qui est demeurée libre de glace durant le Pléistocène. Il a apparemment été incapable de se propager vers les régions voisines durant les millénaires qui se sont écoulés depuis le retrait des glaces. (Mise à jour 2017/07/28)

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Habitat

Le braya poilu pousse sur des escarpements et des terrains élevés, dans des parcelles dénudées à sol sableux ou limoneux riche en calcium. Il pousse généralement en compagnie du saule arctique, de la dryade à feuilles entières et de diverses graminées, dont la fétuque de Richardson, l’élyme à glumes larges, le pâturin arctique et des puccinellies. Les milieux convenant à l’espèce semblent plutôt limités au cap Bathurst. Les parcelles de milieux propices sont souvent séparées par de vastes superficies de toundra humide et de sol salinisé ou par des escarpements érodés. Les régions côtières du sud-ouest du cap Bathurst s’érodent rapidement, et la diminution de la banquise arctique accélère probablement l’érosion de l’habitat du braya poilu le long de la côte. (Mise à jour 2017/07/28)

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Biologie

De 1850 à 2004, on croyait que le braya poilu était disparu. Ainsi, on en sait très peu sur la biologie de l’espèce. Toutefois, les grandes fleurs odorantes de l’espèce laissent croire qu’elle est pollinisée par des insectes, et les graines germent rapidement. Certaines observations génétiques et morphologiques donnent à croire que deux espèces apparentées, le braya glabre et le braya de Wulff, pourraient être issues du braya poilu. Les aires de répartition de ces deux espèces chevauchent celle du braya poilu, et on croit qu’il est possible que des cas d’hybridation se produisent. (Mise à jour 2017/07/28)

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Menaces

La menace la plus flagrante pesant sur le braya poilu est la destruction de son habitat côtier causée par l’érosion rapide et la salinisation, phénomènes associés aux marées de tempêtes et à la fonte du pergélisol. La fréquence et la gravité de ces menaces semblent être en hausse, en raison de la diminution considérable de la banquise de la mer de Beaufort au cours des quelques dernières décennies. On s’attend à ce que ces effets du changement climatique d’origine anthropique se poursuivent dans un avenir prévisible; ainsi, il est peu probable que les taux d’érosion côtière diminuent. (Mise à jour 2017/07/28)

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Protection

Protection fédérale

Le braya poilu a été classé « gravement en péril » à l’échelle mondiale (G1) et à l’échelle du Canada (N1) par NatureServe, et il a été désigné « menacé » dans les Territoires du Nord-Ouest. Le cap Bathurst est un lieu très éloigné, et les activités humaines menacent très peu le braya poilu de façon directe. Il comprend les aires de mise bas du troupeau de caribous du cap Bathurst, et un plan de conservation local recommande que la région soit gérée de façon à ce que les dommages et les perturbations soient éliminés, dans la mesure du possible. (Mise à jour 2017/07/28)

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Braya poilu Braya pilosa au Canada (2013)

    Le braya poilu (Braya pilosa) est une vivace à longue durée de vie de la famille des crucifères qui produit une ou plusieurs tiges. Les tiges mesurent 4 à 12 cm de longueur, sont dressées à ascendantes ou presque couchées et sont modérément à densément pubescentes. Le braya poilu se distingue des autres espèces du genre Braya par ses fleurs grandes et ses fruits globuleux (presque sphériques) surmontés d’un très long style persistant. Le braya poilu est une espèce à répartition relativement restreinte, endémique à l’Arctique canadien. Il a probablement joué un rôle essentiel dans l’évolution d’autres espèces du genre Braya.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Braya poilu (2013)

    Cette plante est restreinte mondialement à une très petite zone des Territoires du Nord-Ouest. Elle est grandement menacée par la perte d’habitat due à l’érosion côtière très rapide et à l’exposition à l’eau salée causées par les marées de tempête, et par la fonte du pergélisol. La fréquence et la gravité de ces processus semblent être en augmentation dû à l’importante réduction de la couverture de glace dans la mer de Beaufort et des changements dans les conditions climatiques. Ces effets indirects des changements climatiques continueront vraisemblablement dans un avenir prévisible.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations). Compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et les services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les organismes nuisibles, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent donc avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC – 2012-2013 (2013)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2012 à septembre 2013), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 25 au 30 novembre 2012, et la deuxième, du 28 avril au 3 mai 2013. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 73 espèces sauvages. Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2012-2013 sont les suivants : Disparues : 0 Disparues du pays : 2 En voie de disparition : 28 Menacées : 19 Préoccupantes : 19 Données insuffisantes : 4 Non en péril : 1 Total : 73 Sur les 73 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 50 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 26 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres – Décembre 2013 (2013)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et la planification de rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient de sa planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 518 espèces forment la liste Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 23 mars 2014 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations régulières; et le 23 octobre 2014 pour les espèces terrestres faisant l’objet de consultations prolongées. Processus de consultation.