Profil d'espèce

Léwisie de Tweedy

Nom scientifique : Lewisiopsis tweedyi
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2013
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Léwisie de Tweedy

Description

La léwisie de Tweedy est une plante herbacée vivace qui produit une touffe à partir de sa racine pivotante épaisse, charnue et rougeâtre. Les feuilles sont charnues, toujours vertes, réunies en une rosette basilaire. La plante produit également plusieurs tiges portant chacune 2 à 5 fleurs voyantes de couleur saumon, rose jaunâtre ou blanche. La léwisie de Tweedy est une espèce caractéristique et voyante qui est depuis longtemps cultivée comme plante ornementale mais a la réputation d’être difficile à garder en vie, ce qui limite son intérêt commercial aux spécialistes des jardins alpins. (Mise à jour 2017/08/04)

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Répartition et population

La léwisie de Tweedy se rencontre depuis le centre-sud de la Colombie-Britannique jusqu’aux monts Wenatchee et au centre de l’État de Washington. Au Canada, l’espèce a été signalée uniquement dans deux sites de la chaîne des Cascades, dans le parc provincial E.C. Manning. (Mise à jour 2017/08/04)

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Habitat

Au Canada, la léwisie de Tweedy pousse sur des versants secs orientés au sud, dans des secteurs subalpins de la sous-zone humide et chaude de la zone biogéoclimatique à épinette d’Engelmann et sapin subalpin. Cette sous-zone connaît des hivers longs et froids avec précipitations neigeuses abondantes ainsi que des étés courts et frais. Des accumulations importantes de neige peuvent persister jusqu’en juin. La plante se rencontre sur des affleurements rocheux stables mais fracturés où s’accumule une litière d’aiguilles de conifères, dans des secteurs sans arbres ou à couvert clair de douglas adultes. La plupart des touffes ont pour habitat une corniche ou une crevasse exposées au sud-est, mais quelques-unes poussent en terrain plat. Les strates arbustive et herbacée sont clairsemées, et l’espèce a sans doute peu de relations interspécifiques avec d’autres plantes basses. Aux alentours de la sous-population du site 1, le milieu ne semble pas exposé à des sources importantes de perturbation. Aux alentours de la sous-population du site 2, le milieu a subi des altérations appréciables dues à la construction d’une route et à la modification subséquente de son tracé, mais ces travaux ont cessé. (Mise à jour 2017/08/04)

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Biologie

La population canadienne fleurit de la mi-juin à la fin juillet. Les abeilles et les syrphes constituent la majorité des insectes observés sur les fleurs pendant le jour, mais il n’est pas certain que ce soient les principaux pollinisateurs. La léwisie de Tweedy est autofertile, et la production de graines varie peu, que la plante soit autofécondée, fécondée par d’autres individus de la même sous-population, ou fécondée par les individus de sous-populations éloignées. Les tiges florifères ont tendance à se replier si plusieurs graines sont produites, ce qui accroît la probabilité de graines tombant au sol près de la plante. Les graines ont un parfum de miel et sont souvent dispersées par des fourmis. Elles germent en automne ou au printemps. Chez la plante établie, les pousses sortent de dormance pendant la fonte des neiges. La viabilité des graines est très variable. La germination et la croissance peuvent débuter peu de temps après l’ensemencement, mais les graines semées peuvent demeurer viables et germer de manière épisodique sur une période de jusqu’à 18 mois. La léwisie de Tweedy est adaptée à la sécheresse estivale, mais non aux pluies hivernales. La plante peut être broutée par le pica d’Amérique, le cerf mulet et le wapiti. Les plus forts taux de broutage s’observent généralement dans les grandes sous-populations. (Mise à jour 2017/08/04)

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Menaces

L’aire de répartition canadienne de la léwisie de Tweedy est strictement limitée par la superficie relativement petite des milieux propices existant à l’intérieur de sa zone d’occurrence exiguë. Les sous-populations existantes sont menacées par la cueillette de spécimens et par l’aggravation des sécheresses estivales, qui semble résulter du changement climatique. (Mise à jour 2017/08/04)

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la léwisie de Tweedy (Lewisiopsis tweedyi) au Canada (2014)

    La léwisie de Tweedy est une plante herbacée vivace qui produit une touffe à partir de sa racine pivotante épaisse, charnue et rougeâtre. Les feuilles sont charnues, toujours vertes, réunies en une rosette basilaire. La plante produit également plusieurs tiges portant chacune 2 à 5 fleurs voyantes de couleur saumon, rose jaunâtre ou blanche. La léwisie de Tweedy est une espèce caractéristique et voyante qui est depuis longtemps cultivée comme plante ornementale mais a la réputation d’être difficile à garder en vie, ce qui limite son intérêt commercial aux spécialistes des jardins alpins.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Léwisie de Tweedy (2015)

    Cette plante vivace et voyante n’est présente que dans l’État de Washington et en Colombie-Britannique. Il existe deux petites sous-populations au Canada, où l’espèce a connu un déclin pouvant atteindre 30 % au cours des dernières années, possiblement en raison de la cueillette de plantes. La petite taille de la population et l’impact potentiel des modifications aux régimes hydriques causées par les changements climatiques exposent l’espèce à un risque continu.

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2017)

    Sur recommandation de la ministre de l’Environnement, Son Excellence le Gouverneur général en conseil accuse réception, par la prise du présent décret, des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) relativement aux espèces mentionnées à l’annexe ci-après.
  • Décret modifiant l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (2017)

    La biodiversité diminue rapidement dans le monde entier, à mesure que certaines espèces disparaissent. On estime que le taux d’extinction est maintenant de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. Une corrélation positive a été établie entre la biodiversité et la productivité de l’écosystème, sa santé et sa résilience (c’est-à-dire la capacité de l’écosystème à s’adapter aux changements ou à se défendre contre les perturbations). Compte tenu de l’interdépendance des espèces, une perte de biodiversité peut réduire les fonctions et les services écosystémiques (par exemple les processus naturels comme la défense contre les organismes nuisibles, la pollinisation, la diminution des vagues sur la côte, la régulation de la température et la fixation du carbone). Ces services sont importants pour la santé des Canadiens et ont aussi des liens importants avec l’économie du pays. De petits changements au sein d’un écosystème qui ont pour effet la perte d’individus et d’espèces peuvent donc avoir des conséquences néfastes, irréversibles et variées.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2013-2014 (2014)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2013 à septembre 2014), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 24 au 29 novembre 2013, et la deuxième, du 27 avril au 2 mai 2014. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 0 En voie de disparition : 23 Menacées : 12 Préoccupantes : 20 Données insuffisantes : 0 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 25 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2015 (2015)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 521 espèces forment la liste. Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 15 avril 2015 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 15 octobre 2015 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril