Profil d'espèce

Perceur du ptéléa

Nom scientifique : Prays atomocella
Taxonomie : Arthropodes
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2015
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Perceur du ptéléa

Description

Le perceur du ptéléa est un petit papillon nocturne (envergure de 17 à 20 mm) et la seule espèce indigène de la famille des Praydidés au Canada. En dépit de sa faible taille, il se reconnaît à sa coloration et à ses motifs distinctifs : les ailes antérieures sont blanc pur piqué de points noirs, tandis que les ailes postérieures et l’abdomen sont brun rouille rosé. Les chenilles mesurent jusqu’à 20 mm de longueur et sont vert ou jaunâtre pâle avec des lignes latérales indistinctes. Le perceur du ptéléa est l’un des trois seuls insectes herbivores connus qui entretient une association exclusive avec le ptéléa trifolié, qui est actuellement classé « espèce préoccupante » aux échelles provinciale (Ontario) et fédérale. (Mise à jour 2016/12/20)

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Répartition et population

Le perceur du ptéléa se rencontre depuis le sud de la région des Grands Lacs jusqu’au centre-sud du Texas, en passant par les États du Midwest. Son aire de répartition est plus restreinte que celle de sa plante hôte larvaire, le ptéléa trifolié. Il est apparemment absent dans une grande partie de l’aire de répartition du ptéléa trifolié, qui s’étend depuis le sud de la plaine côtière de l’Atlantique jusqu’à la côte du golfe du Mexique, dans le sud-est des États-Unis. Au Canada, le perceur du ptéléa est reconnu comme présent uniquement à la pointe Pelée. On soupçonne également sa présence à l’île Pelée, car les dommages caractéristiques dus à l’alimentation larvaire y ont été observés. Au Canada, la superficie de l’aire de répartition du perceur du ptéléa est estimée à 148 km2. (Mise à jour 2016/12/20)

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Habitat

Le perceur du ptéléa dépend de son unique plante hôte larvaire, le ptéléa trifolié, qui pousse le long du littoral du lac Érié. Le ptéléa trifolié forme souvent la bande de végétation riveraine la plus avancée vers les eaux du lac et de ce fait activement soumise au régime de perturbations naturelles, en particulier l’érosion par le vent et les vagues. Le perceur du ptéléa a été observé uniquement dans les plus grandes sous-populations de sa plante hôte, mais il n’a pas été trouvé parmi les plus petites sous-populations plus isolées réparties le long du littoral du lac Érié, au nord-est de la pointe Pelée. (Mise à jour 2016/12/20)

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Biologie

Nos connaissances sur le cycle vital du perceur du ptéléa sont fragmentaires. En Ontario, l’espèce est univoltine, et les adultes sont actifs entre le milieu et la fin de juin. Les femelles déposent alors leurs œufs sur les feuilles ou les pousses de la plante hôte. Les chenilles semblent se nourrir uniquement sur les pousses de l’année. On ignore la durée précise des différentes étapes du cycle vital (œuf, chenille et adulte), et l’œuf et le comportement de ponte demeurent à décrire. Le développement larvaire s’amorce probablement durant les mois d’été suivant l’éclosion de l’œuf. Les jeunes chenilles pénètrent dans une jeune pousse et forent une cavité caractéristique dans la tige ligneuse sous la pousse. Le matériel excavé est intégré à un couvercle soyeux couvrant la cavité et forme un court tube qui sert probablement de refuge contre les prédateurs et les parasitoïdes. Les chenilles hibernent probablement dans la galerie qu’elles ont forée dans la tige, comme c’est le cas chez d’autres espèces du genre Prays, puis recommencent à se nourrir au printemps suivant lorsque les plantes produisent de nouvelles pousses. Leur développement achevé, elles s’extraient de la tige pour se nymphoser à l’intérieur d’un cocon en dentelle distinctif, souvent parmi les grappes de fleurs de la plante hôte. L’alimentation des adultes n’a jamais été documentée. (Mise à jour 2016/12/20)

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Menaces

Les menaces auxquelles le perceur du ptéléa est exposé comprennent la plupart des menaces qui pèsent sur le ptéléa trifolié. L’impact potentiel des menaces est toutefois plus élevé chez le perceur du ptéléa, car ce dernier n’est pas présent au sein de toutes les sous-populations de sa plante hôte. Les menaces les plus imminentes comprennent l’érosion du littoral, la succession végétale, l’aménagement du littoral, les activités récréatives et les plantes envahissantes. Les pullulations d’un petit papillon également associé au ptéléa trifolié, l’Agonopterix pteleae, sont également considérées comme une menace potentielle, car les chenilles de ce papillon peuvent défolier presque entièrement les ptéléas trifoliés et nuire aux populations de perceurs du ptéléa en leur livrant une compétition directe pour les ressources et en provoquant le dépérissement des feuilles et des pousses. Il a également été démontré que les applications de pesticides destinées à enrayer les pullulations de la spongieuse ont des effets néfastes pour d’autres espèces de Lépidoptères. (Mise à jour 2016/12/20)

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

4 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le perceur du ptéléa (Prays atomocella) au Canada (2016)

    Le perceur du ptéléa est un petit papillon nocturne (envergure de 17 à 20 mm) et la seule espèce indigène de la famille des Praydidés au Canada. En dépit de sa faible taille, il se reconnaît à sa coloration et à ses motifs distinctifs : les ailes antérieures sont blanc pur piqué de points noirs, tandis que les ailes postérieures et l’abdomen sont brun rouille rosé. Les chenilles mesurent jusqu’à 20 mm de longueur et sont vert ou jaunâtre pâle avec des lignes latérales indistinctes. Le perceur du ptéléa est l’un des trois seuls insectes herbivores connus qui entretient une association exclusive avec le ptéléa trifolié, qui est actuellement classé « espèce préoccupante » aux échelles provinciale (Ontario) et fédérale.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Perceur du ptéléa (2017)

    Cette espèce est dépendante de la seule plante qui sert d’hôte aux larves, le ptéléa trifolié, qui se limite à une étroite bande du sud-ouest de l’Ontario et qui est évalué actuellement comme espèce « préoccupante ». Ce papillon nocturne a une aire de répartition encore plus limitée que celle de son hôte, sa présence n’étant connue que sur la rive ouest de la pointe Pelée et sur l’île Pelée. Très peu d’individus ont été détectés. Les menaces les plus imminentes comprennent la perte des habitats littoraux par l’érosion, la succession végétale et les espèces de plantes envahissantes.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2015-2016 (2016)

    Au cours de la dernière année, le COSEPAC a réexaminé la situation de 25 espèces sauvages; de ce nombre, la majorité (68 %) a été réévaluée au même niveau de risque, sinon à un risque plus faible. Sur un total de 45 espèces évaluées, on a attribué le statut d’espèce non en péril à sept d’entre elles (deux réévaluations et cinq nouvelles évaluations). À ce jour, et compte tenu de la présentation de ce rapport, les évaluations du COSEPAC comprennent maintenant 724 espèces sauvages dans diverses catégories de risque, ce qui comprend 320 espèces en voie de disparition, 172 espèces menacées, 209 espèces préoccupantes et 23 espèces disparues (c.-à-d. que l’on ne trouve plus à l’état sauvage au Canada). De plus, on a jugé disparues 15 espèces sauvages, les données de 54 espèces sauvages ont été jugées insuffisantes et on a évalué que 177 espèces ne sont pas à risque.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2017 (2017)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et maintenant, 521 espèces forment la liste. En 2016, sur recommandation du ministre de l'Environnement, le gouverneur en conseil a approuvé des propositions d'inscription pour 44 espèces sauvages. Il est proposé que 23 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, 18 soient reclassifiées ou aient leur définition modifiée (deux espèces fauniques sont divisées en quatre), qu'une espèce soit retirée de l'annexe 1 et deux autres espèces ajoutées. Les propositions d'inscription ont été publiées dans la Partie I de la Gazette du Canada pour une période de consultation publique de 30 jours et les décisions finales d'inscription pour les 44 espèces sont attendues au début de 2017.Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 11 mai 2017 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 11 octobre 2017 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril Résumés du COSEPAC sur les espèces terrestres admissibles pour ajout ou reclassification à l’annexe 1