Profil d'espèce

Patelle géante du fleuve Columbia

Nom scientifique : Fisherola nuttallii
Taxonomie : Mollusques
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2016
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Patelle géante du fleuve Columbia

Description

La patelle géante du fleuve Columbia, Fisherola nuttallii (Haldeman, 1841), est un petit escargot d’eau douce patelliforme (c.-à-d. ressemblant à un volcan conique) qui atteint environ 12 mm de longueur, 10 mm de largeur, et 6 mm de hauteur. On le distingue facilement des autres escargots d’eau douce qui vivent dans le bassin hydrographique du fleuve Columbia au Canada et aux États-Unis à la forme de sa coquille. Le genre Fisherola ne compte actuellement qu’une seule espèce, mais celui-ci est étroitement apparenté au genre Lanx, que l’on trouve dans le sud de l’Oregon et le nord de la Californie, et à une troisième espèce encore non décrite (Banbury Lanx, en anglais), dont la présence est connue dans 4 sources du sud de l’Idaho. Comme elle a besoin d’eaux vives bien oxygénées et froides (moins de 20°C), la patelle géante du fleuve Columbia pourrait être une espèce sensible potentiellement utile pour la surveillance des milieux aquatiques. (Mise à jour 2017/06/01)

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Répartition et population

La patelle géante du fleuve Columbia est endémique au bassin versant du fleuve Columbia, et sa présence s’y restreint au Canada et aux États-Unis. L’espèce a été observée dans le fleuve Columbia dans les États de Washington et de l’Oregon, dans la rivière Snake en Idaho et en Oregon, dans la rivière Salmon en Idaho, dans les rivières Deschutes, John Day et Imnaha en Oregon, et dans les rivières Okanogan, Methow et Spokane dans l’État de Washington. Au Canada, la patelle géante du fleuve Columbia n’est connue que dans la portion non aménagée du fleuve Columbia, dans le sud-est de la Colombie-Britannique, qui s’étend environ 14 km en amont et 6 km en aval de la ville de Trail. Il existe une mention historique datant de 1863, dans la « rivière Kootanie Est » (rivière Kootenay), mais aucun autre spécimen n’a été observé dans cette rivière. (Mise à jour 2017/06/01)

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Habitat

La patelle géante du fleuve Columbia se rencontre habituellement en dessous et sur les côtés (rarement sur le dessus) de roches relativement lisses dans d’importants cours d’eau en mouvement. On ignore la profondeur maximale à laquelle l’espèce peut être présente. La plus grande profondeur rapportée où des chercheurs ont été capables de trouver l’espèce est d’environ 0,5 m au Canada et aux États-Unis. Toutefois, il est presque certain que l’espèce est présente à de plus grandes profondeurs, hors de la portée des chercheurs, à moins qu’ils n’utilisent des tubas ou des équipements de plongée autonome. (Mise à jour 2017/06/01)

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Biologie

On en sait relativement peu sur la biologie et le cycle vital de la patelle géante du fleuve Columbia. Il s’agit d’une espèce hermaphrodite (les deux sexes sont présents chez tous les individus) qui pond des masses d’œufs gélatineuses translucides de forme subovale; les masses d’œufs contiennent de 1 à 12 œufs. Dans la portion du fleuve Columbia qui se trouve dans l’État de Washington, la ponte a lieu d’avril à juin, et elle est corrélée avec la hausse de la température de l’eau, qui passe des températures hivernales de 4 à 6°C aux températures estivales de 17 à 20°C. Le taux de croissance augmente avec la hausse de la disponibilité de la nourriture et de la température. La durée de vie de l’espèce est d’environ un an, le taux de mortalité des adultes augmentant rapidement après la ponte des œufs et lorsque la température s’élève au-delà de 17°C. (Mise à jour 2017/06/01)

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Menaces

La patelle géante du fleuve Columbia est menacée par les modifications des systèmes naturels découlant des effets des barrages, des espèces envahissantes et des autres espèces indigènes problématiques, de la pollution de sources urbaines et industrielles, et des effets des changements climatiques et des phénomènes météorologiques violents, et ce, même si les régimes d’écoulement sont régularisés par des barrages. Vu l’aire de répartition connue limitée de l’espèce, cette dernière est vulnérable aux déversements de substances toxiques causés par le déraillement de trains ou par des accidents de la route impliquant des camions lorsque de tels événements se produisent très près du fleuve. La construction de barrages un peu partout dans le bassin versant du fleuve Columbia, tant au Canada qu’aux États-Unis, a entraîné la formation de vastes tronçons de conditions lacustres n’offrant pas un habitat convenable à la patelle géante du fleuve Columbia, et limitant les possibilités de dispersion de cette dernière. (Mise à jour 2017/06/01)

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

3 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Patelle géante du fleuve Columbia Fisherola nuttallii au Canada (2016)

    La patelle géante du fleuve Columbia, Fisherola nuttallii (Haldeman, 1841), est un petit escargot d’eau douce patelliforme (c.-à-d. ressemblant à un volcan conique) qui atteint environ 12 mm de longueur, 10 mm de largeur, et 6 mm de hauteur. On le distingue facilement des autres escargots d’eau douce qui vivent dans le bassin hydrographique du fleuve Columbia au Canada et aux États-Unis à la forme de sa coquille. Le genre Fisherola ne compte actuellement qu’une seule espèce, mais celui-ci est étroitement apparenté au genre Lanx, que l’on trouve dans le sud de l’Oregon et le nord de la Californie, et à une troisième espèce encore non décrite (Banbury Lanx, en anglais), dont la présence est connue dans 4 sources du sud de l’Idaho. Comme elle a besoin d’eaux vives bien oxygénées et froides (moins de 20°C), la patelle géante du fleuve Columbia pourrait être une espèce sensible potentiellement utile pour la surveillance des milieux aquatiques.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Patelle géante du fleuve Columbia (2017)

    Cet escargot d’eau douce ressemblant à une patelle est confiné au bassin du fleuve Columbia à l’échelle mondiale. Historiquement connue depuis les années 1800, la première preuve récente de l’espèce au Canada a été la découverte d’une coquille brisée dans le fleuve Columbia, près de Trail, en Colombie-Britannique, suivie d’observations d’individus vivants dans la même région en 2009 et en 2010. Des recherches effectuées en 2014 ont confirmé que l’espèce existe toujours dans cette petite section à écoulement libre du fleuve Columbia. L’espèce a besoin d’eau froide, propre, vive et bien oxygénée, mais les nombreux barrages sur le fleuve Columbia et ses principaux affluents ont converti la majeure partie de cet habitat en réservoirs. L’espèce est exposée à une diversité de menaces provenant des modifications des systèmes naturels causées par les barrages, la pollution de sources urbaines et industrielles, les espèces envahissantes et les espèces indigènes problématiques ainsi que les changements climatiques.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2015-2016 (2016)

    Au cours de la dernière année, le COSEPAC a réexaminé la situation de 25 espèces sauvages; de ce nombre, la majorité (68 %) a été réévaluée au même niveau de risque, sinon à un risque plus faible. Sur un total de 45 espèces évaluées, on a attribué le statut d’espèce non en péril à sept d’entre elles (deux réévaluations et cinq nouvelles évaluations). À ce jour, et compte tenu de la présentation de ce rapport, les évaluations du COSEPAC comprennent maintenant 724 espèces sauvages dans diverses catégories de risque, ce qui comprend 320 espèces en voie de disparition, 172 espèces menacées, 209 espèces préoccupantes et 23 espèces disparues (c.-à-d. que l’on ne trouve plus à l’état sauvage au Canada). De plus, on a jugé disparues 15 espèces sauvages, les données de 54 espèces sauvages ont été jugées insuffisantes et on a évalué que 177 espèces ne sont pas à risque.