Profil d'espèce

Dard de rivière Populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent

Nom scientifique : Percina shumardi
Autres noms/noms précédents : Dard de rivière (Populations des Grands Lacs - Ouest du Saint-Laurent)
Taxonomie : Poissons
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2016
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut

Les individus de cette espèce pourraient être protégés en vertu de l'annexe 1 de la LEP sous un autre nom. Pour plus d'information voir l'annexe 1, l'index des espèces de A à Z, ou le cas échéant, le tableau des espèces apparentées ci-dessous.


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Image de Dard de rivière

Description

dard de rivière (Percina shumardi) est un petit poisson au corps élancé qui se distingue des autres dards par ses joues et son opercule squameux et par la présence de deux taches foncées bien visibles sur la nageoire dorsale épineuse : l'une dans le coin supérieur de la partie antérieure, et l'autre, dans le coin inférieur de la partie postérieure. Les écailles sont absentes de la poitrine, tandis qu'ils sont au nombre de 46 à 62 sur la ligne latérale. La nageoire anale des mâles est longue, touchant presque la nageoire caudale. Le dard de rivière est une espèce peu connue sans importance économique directe; toutefois, il peut être abondant dans les grands cours d'eau et près des berges de grands lacs du Manitoba et du nord-ouest de l'Ontario et joue donc probablement un rôle écologique important dans ces zones d'abondance. L'espèce est cotée gravement en péril dans des portions de son aire de répartition aux États-Unis. (Mise à jour 2017/06/01)

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Répartition et population

Le dard de rivière a l'une des répartitions latitudinales les plus vastes de toutes les espèces de dards. L'aire de répartition s'étend depuis le nord de la côte du Texas, sur le golfe du Mexique, jusqu'au fleuve Nelson, près de la baie d'Hudson, dans le nord du Manitoba. La répartition est continue dans la plus grande partie du Manitoba, le nord-ouest de l'Ontario (dans le bassin versant du système rivière Saskatchewan-fleuve Nelson) et le bassin versant de la baie d'Hudson (à l'ouest de la baie James). Un seul spécimen a été prélevé dans la rivière Saskatchewan, en Saskatchewan. L'espèce se rencontre aussi dans le lac Sainte-Claire et ses affluents en Ontario. Par conséquent, le dard de rivière est évalué selon trois unités désignables distinctes, qui correspondent à des zones biogéographiques nationales d'eau douce. (Mise à jour 2017/06/01)

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Habitat

Le dard de rivière vit principalement dans des cours d'eau de taille moyenne à grande ou dans les zones près des berges de grands lacs généralement caractérisés par des courants modérés et des eaux profondes. Le dard de rivière est le plus abondant sur des substrats de gravier et de galets, et il tolère les eaux turbides. (Mise à jour 2017/06/01)

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Biologie

Le dard de rivière peut atteindre la maturité dès l'âge de 1 an et vivre jusqu'à 4 ans. Au Canada, la fraye a lieu de mai au début juin, principalement dans des cours d'eau; toutefois, des individus à maturité sont capturés dans des lacs, ce qui donne à penser que la fraye peut se produire tant en milieu lentique qu'en milieu lotique. Pendant la fraye, les œufs sont enfouis dans le sable ou le gravier, et ils ne sont pas surveillés. Les larves écloses nagent presque continuellement à proximité de la surface de l'eau, ce qui laisse croire que la dispersion vers l'aval est possible en milieu fluvial puisque la vitesse des eaux de surface dépasse généralement la vitesse de nage des larves. Le dard de rivière se nourrit principalement pendant le jour. Parmi ses proies figurent des diptères, des trichoptères, des éphéméroptères, des crustacés et des gastéropodes. Les proies dominantes varient selon les sites et les saisons. (Mise à jour 2017/06/01)

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Menaces

Les connaissances sur les menaces et leurs effets sur les populations de dards de rivière sont limitées, car l'on dispose de peu d'information sur les liens de cause à effet propres à chaque menace. Aucun facteur limitatif n'a été défini pour cette espèce. Les altérations/modifications physiques de l'habitat causées par les espèces exotiques, le durcissement des rives, les effluents industriels et agricoles, les nutriments, la sédimentation, les barrages et le dragage touchent possiblement le dard de rivière au Canada. (Mise à jour 2017/06/01)

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Protection

Protection fédérale

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

3 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Dard de rivière, Populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent (2017)

    Il s’agit d’une espèce de petite taille qui occupe des rivières de taille moyenne à grande ainsi que les rives de grands lacs. Elle a une répartition très limitée, est présente dans un petit nombre de localités et est exposée à un risque élevé de menaces provenant du renforcement des rivages, d’espèces exotiques telles que le gobie à taches noires, des barrages et de la gestion de l’eau, du dragage, des nutriments et effluents provenant des déchets urbains, des déversements et de l’agriculture.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2015-2016 (2016)

    Au cours de la dernière année, le COSEPAC a réexaminé la situation de 25 espèces sauvages; de ce nombre, la majorité (68 %) a été réévaluée au même niveau de risque, sinon à un risque plus faible. Sur un total de 45 espèces évaluées, on a attribué le statut d’espèce non en péril à sept d’entre elles (deux réévaluations et cinq nouvelles évaluations). À ce jour, et compte tenu de la présentation de ce rapport, les évaluations du COSEPAC comprennent maintenant 724 espèces sauvages dans diverses catégories de risque, ce qui comprend 320 espèces en voie de disparition, 172 espèces menacées, 209 espèces préoccupantes et 23 espèces disparues (c.-à-d. que l’on ne trouve plus à l’état sauvage au Canada). De plus, on a jugé disparues 15 espèces sauvages, les données de 54 espèces sauvages ont été jugées insuffisantes et on a évalué que 177 espèces ne sont pas à risque.