Profil d'espèce

Souris des moissons de la sous-espèce megalotis

Nom scientifique : Reithrodontomys megalotis megalotis
Autres noms/noms précédents : Souris des moissons (Population de la Colombie-Britannique)
Taxonomie : Mammifères
Distribution : Colombie-Britannique
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2007
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Souris des moissons de la sous-espèce megalotis Photo 1

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Description

La souris des moissons est une des plus petites souris en Amérique du Nord; elle mesure en moyenne 13,6 cm, sa queue comptant pour la moitié de sa longueur. Cette souris de couleur fauve a sur son dos une bande foncée qui s’étend du front jusqu’à la queue. Ses pattes arrière sont blanches, ses flancs et ses joues sont chamois et le pelage de son ventre varie de blanc à gris foncé. Sa longue queue, grise sur le dessus et plutôt blanche en dessous, a peu de poils, et ses grandes oreilles n’en ont pas du tout.   Il est facile de confondre ce rongeur avec la souris sylvestre et la souris commune, deux espèces plus grosses et plus communes. Toutefois, les souriceaux de la souris sylvestre sont plus souvent gris et la souris commune a une queue complètement dénudée.

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Répartition et population

On retrouve la souris des moissons presque partout dans l’ouest de l’Amérique du Nord, du sud du Canada jusqu’au centre du Mexique. Au Canada, sa présence est limitée aux prairies du centre-sud de la Colombie-Britannique et du sud-est de l’Alberta. Les populations de l’Alberta et de la Colombie-Britannique, séparées par les Rocheuses, sont respectivement représentées par les sous-espèces dychei et megalotis.   En Colombie-Britannique, la souris des moissons de la sous-espèce megalotis est présente partout dans la vallée de l’Okanagan, au nord jusqu’à Vernon, et dans la vallée de la rivière Similkameen, au nord jusqu’à Keremeos. Elle n’a pas été capturée dans le centre de l’Okanagan près de Kelowna, ce qui donne à penser que la population de Vernon est isolée des populations au sud. L’espèce est également absente des vallées adjacentes, notamment des vallées des rivières Thompson et Kettle. Cependant, l’absence de données n’est peut-être pas le moyen le plus fiable d’évaluer la répartition, étant donné le faible nombre de captures.     Contrairement aux États-Unis où la souris des moissons constitue une espèce dominante des communautés de petits mammifères des prairies, l’espèce est plutôt rare au Canada et représente généralement moins de 10 % de ces communautés. Toutefois, une densité de population aussi élevée que 80 individus par hectare a été observée en Colombie-Britannique. La taille des populations de souris des moissons semble atteindre un sommet à la fin de l’automne ou au début de l’hiver et diminuer au milieu de l’été. Aucune donnée n’existe sur la taille et les tendances des populations sur le plan provincial ou national.

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Habitat

Les besoins précis en matière d’habitat de la souris des moissons sont peu connus, mais on a observé que l’espèce préférait les habitats caractérisés par une couverture végétale dense constituée d’herbes hautes ou d’arbustes.   La population de la Colombie-Britannique semble limitée aux creux des vallées très chaudes et très arides, où poussent l’armoise tridentée et la purshie tridentée. On la retrouve dans des habitats variés, dont des ravines asséchées ayant un couvert arbustif dense en bordure des prairies, des champs abandonnés, des vergers de pommiers, des forêts de pins ponderosa et des zones herbeuses en bordure de champs cultivés.   Même si elle préfère la couverture végétale offerte dans des habitats où il y a peu de pâturage, la souris des moissons de la sous-espèce megalotis est présente des habitats pâturés en Colombie-Britannique, à condition qu’il y ait présence d’une quantité suffisante de couvert par des arbustes tels que la purshie tridentée ou l’armoise.   Depuis les années 1930, l’étendue des habitats propices à la souris des moissons dans la vallée de l’Okanagan a diminué en raison de l’action combinée du pâturage du bétail, de l’agriculture et de l’urbanisation. Son principal habitat naturel de même que les vieux champs sont en déclin. De plus, les vieux vergers de pommiers où cette souris a déjà été capturée sont convertis en vignobles. Et le taux de disparition de son habitat s’accélère.

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Biologie

En Colombie-Britannique, la saison de reproduction s’étend de mars à novembre. Les femelles peuvent se reproduire dès l’âge de quatre mois et avoir jusqu’à cinq portées par saison comptant en moyenne trois souriceaux. La souris des moissons construit un petit nid d’herbe au sol ou dans un arbuste, jusqu’à une hauteur d’un mètre. Elle n’aménage pas de terriers, mais utilise parfois ceux d’autres petits mammifères. La souris des moissons semble capable d’entrer en torpeur pour endurer les températures froides. Cet état dormant où les fonctions vitales sont au ralenti est peut-être essentiel à la survie des populations canadiennes. Certains chercheurs supposent qu’elle hiberne, bien que cela ne semble pas se produire dans le sud de la Colombie-Britannique étant donné que l’espèce y a été observée toute l’année. Cette souris nocturne est omnivore; elle se nourrit principalement de graines et d’insectes, tels que des chenilles et des papillons nocturnes. Elle mange aussi des nouvelles pousses et des fleurs. Au Canada, seuls les oiseaux de la famille des Strigidés, comme les Petites Nyctales, sont les prédateurs officiels de l’espèce, mais les crotales des prairies, les éperviers, les geais, les pies-grièches, les ratons laveurs, les renards, les belettes, les mouffettes, les blaireaux et les coyotes comptent parmi ses prédateurs possibles. Bien que l’espèce puisse vivre pendant 18 mois à l’état sauvage, peu d’individus survivent plus de six mois.   La souris des moissons est parfois en compétition avec des rongeurs de taille semblable. En Colombie-Britannique, le campagnol montagnard est peut-être une espèce compétitrice importante.

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Menaces

La fragmentation et la perte d’habitat causées par le pâturage, la culture ou d’autres activités agricoles et l’expansion urbaine constituent probablement les principales menaces qui pèsent sur les populations au Canada.   Le pâturage des bovins et des chevaux, l’agriculture et l’urbanisation sont probablement les plus grandes menaces qui pèsent sur l’habitat de la souris des moissons. En Colombie-Britannique, la transformation des prairies en vergers, en champs cultivés et, plus récemment, en zones d’urbanisation et en vignobles a éliminé de grands territoires d’habitat de steppe arbustive importants pour l’espèce. L’utilisation des habitats en bordure de route et le long de champs cultivés peut être particulièrement importante pour la dispersion de cette espèce dans les fragments d’habitat qui lui sont propices.   La souris des moissons est sensible aux modifications de l’habitat, telles que la disparition du couvert végétal et de nourriture, engendrées par un feu. Les populations peuvent toutefois se rétablir rapidement si elles disposent à proximité d’un habitat non brûlé qui leur est propice.   La création de nouvelles routes peut constituer un obstacle considérable à la dispersion et au déplacement de cette petite souris.   Enfin, l’utilisation de pesticides pour contrôler les populations de campagnols et de gaufres gris dans les champs abandonnés et les vergers en Colombie-Britannique peut avoir des conséquences notables sur les populations locales de souris des moissons. Toutefois, les vergers ne constituent pas l’habitat préféré de cette souris; le taux de mortalité par empoisonnement est donc jugée faible.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

9 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Souris des moissons, sous-espèces Megalotis et Dychei (2007)

    Souris des moissons de la sous-espèce megalotis désignée « préoccupante » en avril 1994 et en avril 2007. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation. Souris des moissons de la sous-espèce dychei étudiée en avril 1994 et classée dans la catégorie « données insuffisantes ». Réexamen en avril 2007 et désignée « en voie de disparition ». Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Souris des moissons de la sous-espèce megalotis (2007)

    Cette sous-espèce a une aire de répartition limitée, une petite zone d’occurrence et une petite zone d’occupation. Toutefois, sa zone d’occurrence et sa zone d’occupation semblent stables. Son principal habitat naturel dans la région de l’Okanagan, de même que les vieux champs, sont en déclin. De plus, les vieux vergers de pommiers où cette souris a déjà été capturée sont convertis en vignobles. La distance de dispersion de cette sous-espèce est limitée, et la probabilité d’une immigration de source externe est petite. Un échantillonnage intensif a révélé l’occurrence de la souris à plus d’un endroit. Une superficie de 63 000 hectares d’habitat convenable à l’espèce est protégée.

Plans de gestion

Décrets

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2007 (2007)

    Le rapport annuel de 2007 présenté au Ministre de l'Environnement et au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultations sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril - Espèces terrestres (2008)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 25 mars 2008 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 27 mars 2009 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017