Profil d'espèce

Patelle des zostères

Nom scientifique : Lottia alveus alveus
Autres noms/noms précédents : Lottia alveus
Taxonomie : Mollusques
Distribution : Océan Atlantique
Dernière évaluation du COSEPAC : mai 2000
Dernière désignation du COSEPAC : Disparue
Statut de la LEP : Aucune annexe, Aucun statut


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Patelle des zostères Photo 1

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Description

La Patelle des zostères était un invertébré marin dont la dernière mention remonte à 1929. Il s’agissait d’un gastéropode, organisme se déplaçant à l’aide d’un pied. Il possédait une seule paire de dents marginales sur la radula, structure buccale rappelant une râpe et servant à racler et amener la nourriture dans la bouche.

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Répartition et population

La Patelle des zostères fut décrite pour la première fois en 1831au Massachusetts. Elle fut ensuite découverte dans l’ouest de l’océan atlantique entre le Labrador et New York. C’est le premier invertébré marin dont on connaît la disparition en milieu océanique. Les derniers spécimens connus ont été récoltés dans les années 1930, juste avant le déclin drastique de la Zostère marine dans l’Atlantique nord. La Patelle des zostères vient du Pacifique nord, issue d’une lignée que l’on retrouve au Japon. La Zostère marine de l’Atlantique provient également de l’ouest du Pacifique nord. Les deux espèces ont colonisé le nord de l’Atlantique en passant par le détroit de Béring et l’océan Arctique. La Patelle des zostères s’est différenciée en trois sous-espèces : une dans le Pacifique nord-est; une dans le Pacifique nord-ouest; et une troisième (Lottia alveus) dans l’Atlantique nord-ouest. Comparée aux sous-espèces du Pacifique, la sous-espèce de l'Atlantique présentait moins de variation dans la couleur et les patrons de la coquille. Elle possédait également une première dent latérale supplémentaire sur la partie gauche de la radula. Elle se retrouvait jusqu’à New York au sud, et jusqu’à Egg Harbour au Labrador à l’est. Entre les années 1860 et 1920, l’espèce était suffisamment abondante dans le nord de la Nouvelle-Angleterre pour être récoltée sur demande. Malgré des recherches, aucune Patelle des zostères n’a été récoltée dans l’océan Atlantique depuis 1929.

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Habitat

La sous-espèce de l’atlantique nord-ouest de la Patelle des zostères se retrouvait uniquement sur les longues feuilles de la Zostère marine, Zostera marina. Les patelles se détachaient de ces feuilles sans doute par l’action des vagues. Elles étaient trouvées quelquefois sur d’autres substrats, comme le bigorneau Littorina littoria. Tous les sites où l’espèce a été récoltée sont en milieu marin plutôt que dans les estuaires. D’autres mollusques retrouvés à proximité de la Patelle étaient également des espèces strictement marines. Aucune donnée n’indique que l’espèce vivait dans les eaux à faible salinité (saumâtres). Ainsi la Patelle des zostères devait être une espèce sténohaline des eaux côtières.

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Biologie

La Patelle des zostères se nourrissait de cellules épithéliales (couche de cellules extérieures) des zostères plutôt que de diatomées et d’algues épiphytes. Son mode de vie était plus spécialisé, et son aire de répartition et sa tolérance plus restreintes que la plupart des invertébrés marins.

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Raison de la disparition

Des besoins très spécifiques en matière d'habitat et une faible variabilité génétique ont sans doute conduit à la disparition de cette sous-espèce. Lorsque sa seule source d’alimentation a décliné (entre 1930 et 1933) dans l’est et l’ouest de l’Atlantique nord, et ce à un niveau beaucoup plus élevé que les déclins antérieurs, la Patelle des zostères s‘est éteinte. Une maladie provoquée par une moisissure myxomycète (Labyrinthula) est sans doute la cause principale du déclin de la Zostère marine. Le déclin de cette plante a eu des répercussions sur tout l’écosystème marin, entraînant un déclin chez les populations d’oiseaux de mer migrateurs, des pertes au niveau de la pêche commerciale aux pétoncles, et des modifications des habitats côtiers à fins sédiments. Seules les populations de zostères des aires à faible salinité survécurent. En raison sans doute de sa tolérance réduite à une faible salinité, la sous-espèce de Patelle des zostères de l’Atlantique n’a pu survivre dans les eaux saumâtres où il restait des zostères marines. Les deux autres sous-espèces de Patelle du Pacifique ont survécu sans doute parce que les zostères n’ont pas été affectées au même niveau que dans l’Atlantique nord.

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

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