Profil d'espèce

Benoîte de Peck

Nom scientifique : Geum peckii
Autres noms/noms précédents : Benoîte de l'Est
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Nouvelle-Écosse
Dernière évaluation du COSEPAC : avril 2010
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


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Image de Benoîte de Peck

Benoîte de Peck Photo 1

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Description

La benoîte de Peck est une plante herbacée vivace de 20 à 40 cm de haut. Les feuilles basales et composées sont formées d’une grande foliole terminale arrondie et de plusieurs autres petites folioles situées latéralement. La tige florale porte de une à cinq fleurs jaunes. Chaque fleur produit une cinquantaine de graines. En Nouvelle-Écosse, la floraison a lieu de juin à septembre.

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Répartition et population

La benoîte de Peck se rencontre aux États-Unis dans les Montagnes Blanches du New Hampshire, ainsi qu’en Nouvelle-Écosse sur l’île Brier et à Digby Neck dans le comté de Digby. Sur l’île Brier on trouve un petit nombre de populations éparpillées comprenant chacune moins de quelques centaines d’individus. De grandes colonies situées dans une tourbière de l’île dépérissent depuis 40 ans et sont présentement sérieusement menacées par une colonie de goélands en expansion et par le drainage systématique de la tourbière. Une population découverte récemment sur le continent, à Digby Neck, comprend environ 600 individus dont environ 300 portent des fleurs.

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Habitat

En Nouvelle-Écosse, la benoîte de Peck se rencontre habituellement parmi les arbustes d'une tourbière, mais elle peut également se retrouver dans des dépressions plus ou moins sèches sur des sols riches en minéraux.

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Biologie

La benoîte de Peck fleurit de juin à août. Les graines atteignent la maturité à la fin août ou en septembre. La benoîte de Peck se reproduit par l'entremise de pousses émergeant des rhizomes, ou de graines. La pollinisation est accomplie par des insectes, et en particulier par de petites mouches.

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Menaces

Dans une tourbière de l’île Brier, certaines populations autrefois importantes sont en déclin à cause de l’envahissement par les arbres et arbustes. Cet envahissement semble avoir été causé par les fossés de drainage creusés dans les années 1950 et par l’expansion d’une colonie de goélands, qui piétinent les plantes, ramènent des graines de mauvaises herbes et modifient le niveau de nutriments dans la région. Récemment, le creusage des fossés d’une route a détruit une autre colonie de benoîtes de Peck. La construction de maisons et de chalets ainsi que l’écotourisme représentent des menaces potentielles à la survie de l’espèce.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Benoîte de Peck est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Le coréopsis rose est protégé par la Endangered Species Act de la Nouvelle-Écosse. Cette loi interdit de nuire aux individus de cette espèce, de les tuer ou de les collecter. Une grande population se trouve dans la réserve naturelle de la rivière Tusket.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la benoîte de Peck (Geum peckii) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement de la flore de la plaine côtière de l'Atlantique

  • Sherman Boates - Président/Contact - Gouv. de la Nouvelle Écosse
    Tél. : 902-679-6146  Téléc. : 902-679-6176  Envoyer un courriel
  • Samara Eaton - Président/Contact - Environnement Canada
    Tél. : 506-364-5060  Téléc. : 506-364-5062  Envoyer un courriel

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présent Le rétablissement de la benoîte de Peck est coordonné par l’équipe de rétablissement et de conservation de la flore de la plaine côtière de l’Atlantique. Cependant, les initiatives de rétablissement pour la benoîte de Peck sont distinctes de celles qui sont effectuées pour le rétablissement de la flore de la plaine côtière de l’Atlantique. La plupart des benoîtes de Peck du Canada poussent sur l’île Brier, et la moitié à peu près de la population de l’île est protégée sur des terres dont Conservation de la nature Canada est propriétaire. Le reste de l’aire de répartition de cette plante se trouve sur des terres privées situées sur l’île Brier et, dans la péninsule Digby, sur le continent. En 2003, Conservation de la nature Canada a effectué un inventaire de la benoîte de Peck sur l’île Brier. Les menaces qui pèsent sur l’habitat de cette plante ont également été évaluées, tout comme la possibilité de remettre en état l’habitat des tourbières. L’étude a montré que le fossé de drainage central a une influence sur les conditions hydriques du sol jusqu’à 40 mètres du fossé, de sorte que la tourbière s’assèche, ce qui facilite l’établissement d’arbustes et menace donc une très grande portion de l’habitat de la benoîte de Peck sur l’île Brier. Des zones d’habitat piétinées par les mouettes et goélands couvraient de 20 p. 100 à 30 p. 100 environ de la superficie de la tourbière. Les dommages provoqués par les véhicules tout-terrain étaient par contre limités à seulement deux ou trois des principaux sentiers le long de la tourbière. Cette étude a recommandé, pour la remise en état de la nappe phréatique de la tourbière, plusieurs options qui sont à l’étude. Ramener la nappe phréatique au niveau qu’elle avait avant que le fossé ne soit creusé modifierait suffisamment l’habitat pour dissuader les mouettes et goélands d’y nicher et empêcher les arbustes d’empiéter sur l’habitat de la benoîte de Peck.

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

8 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le benoîte de peck (Geum peckii) au Canada (2010)

    La benoîte de Peck (Geum peckii) est une plante herbacée vivace de la famille des roses. Les tiges florifères de 15 à 40 cm portent de une à cinq fleurs jaunes à cinq pétales, qui produisent de 30 à 60 graines. Les feuilles se trouvent principalement à la base, avec une dernière grande feuille et plusieurs petites folioles latérales. Il est morphologiquement impossible de différencier cette espèce de la très rare benoîte radiée (G. radiatum) que l'on trouve sur des sites de haute altitude du Tennessee et de la Caroline du Nord; de récentes recherches en génétique moléculaire ont toutefois laissé entendre que des tendances de variance génétique entre la benoîte radiée et la benoîte de Peck appuient le maintien des deux espèces comme espèces distinctes. Des éléments, tels que la plus grande taille de la fleur, son centre jaune orangé et l'habitat de tourbière de la benoîte de Peck, la distinguent de l'autre espèce Geum de la Nouvelle-Écosse.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • COSEPAC - Sommaire de l’évaluation et Rapport de situation : Benoîte de Peck Geum peckii (2010)

    Sommaire de l’évaluation – Avril 2010 Nom commun Benoîte de peck Nom scientifique Geum peckii Statut En voie de disparition Justification de la désignation Au Canada, cette espèce en péril à l’échelle mondiale est géographiquement restreinte à trois localités d’habitat de tourbière ouverte en Nouvelle-Écosse. Son habitat a diminué en raison de l’empiétement par la végétation ligneuse exacerbé par le drainage artificiel des sites. Des portions de l’habitat ont également été dégradées par les goélands nicheurs. Les menaces, dont les véhicules tout-terrain, l’entretien des routes ainsi que le développement, ont également eu un impact sur l’espèce. Il existe moins de 9 000 individus matures qui, pour la plupart, se trouvent sur des terres privées. Répartition Nouvelle-Écosse Historique du statut Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1986. Réexamen et confirmation du statut en avril 1999, en mai 2000, et en avril 2010. Veulliez noter que ce Rapport de situation de COSEPAC est disponible en format PDF à l'hyperlien ci-dessous. Vous devrez fournir votre adresse courriel, et par la suite, vous recevrez un courriel qui contient un hyperlien qui vous permettra de télécharger le document. Une fois votre demande traitée, votre adresse courriel ne sera pas conservée et elle sera automatiquement éliminée de notre système.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Benoîte de Peck (2010)

    Au Canada, cette espèce en péril à l’échelle mondiale est géographiquement restreinte à trois localités d’habitat de tourbière ouverte en Nouvelle-Écosse. Son habitat a diminué en raison de l’empiétement par la végétation ligneuse exacerbé par le drainage artificiel des sites. Des portions de l’habitat ont également été dégradées par les goélands nicheurs. Les menaces, dont les véhicules tout-terrain, l’entretien des routes ainsi que le développement, ont également eu un impact sur l’espèce. Il existe moins de 9 000 individus matures qui, pour la plupart, se trouvent sur des terres privées.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de la benoîte de Peck (Geum peckii) au Canada (2010)

    L’article 37 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) requiert que le ministre compétent prépare des programmes de rétablissement pour les espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées. La benoîte de Peck a été inscrite comme étant en voie de disparition sous le régime de la LEP, en juin 2003, et sous le régime de l’Endangered Species Act de la Nouvelle-Écosse, en 2000. La Région de l'Atlantique du Service canadien de la faune d'Environnement Canada et le Department of Natural Resources de la Nouvelle-Écosse ont mené l'élaboration du présent programme de rétablissement. Il s'agit d'un programme se déroulant sur cinq ans, soit de 2010 à 2015. Le présent programme de rétablissement satisfait aux exigences de la LEP et satisfait également aux exigences particulières des plans de rétablissement établis en vertu de l’Endangered Species Act (1998) de la Nouvelle-Écosse.

Plans d'actions

  • Plan d’action pour la benoîte de Peck (Geum peckii) au Canada (2016)

    La ministre de l’Environnement et du Changement climatique est la ministre compétente en vertu de la LEP de la benoîte de Peck et a élaboré le présent plan d’action pour mettre en oeuvre le programme de rétablissement, conformément à l’article 47 de la LEP. Dans la mesure du possible, le plan d’action a été préparé en collaboration avec la province de la Nouvelle-Écosse, l’équipe de rétablissement de la benoîte de Peck, des organisations environnementales non gouvernementales, des intervenants de l’industrie, des groupes autochtones et des propriétaires fonciers.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 (2010)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada, la fonction première du COSEPAC est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu’il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l’évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages et a revu le statut de 79 espèces (espèces, sous-espèces, populations). Lors de la réunion de novembre 2009, le COSEPAC a évalué ou revu le statut de 28 espèces sauvages. À sa réunion d’avril 2010, le Comité a évalué ou revu la classification de 51 espèces sauvages additionnelles (espèces, sous-espèces, populations). Le COSEPAC a revu la classification de 32 espèces sauvages déjà inscrites à l’annexe 1 de la LEP et leur statut a été confirmé (disparue du pays - espèce ne vivant plus à l’état sauvage au pays, mais qu’on trouve ailleurs -, en voie de disparition, menacée ou préoccupante). Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2009-2010 sont les suivants : Disparues du pays : 6 En voie de disparition : 39 Menacées : 16 Préoccupantes : 17 Données insuffisantes : 1 Le présent rapport présente au ministre le statut de 46 espèces nouvellement désignées comme disparues du pays, en voie de disparition, menacées ou préoccupantes et remplit les obligations du COSEPAC stipulées aux articles 25 et 26 de la Loi sur les espèces en péril. Un résumé complet et détaillé de l’évaluation de chaque espèce et la justification de la désignation de chacune d’entre elles se trouvent à l’annexe I du rapport. Depuis sa création, le COSEPAC a évalué 602 espèces sauvages correspondant à diverses catégories de risque, dont 262 en voie de disparition, 151 menacées, 166 préoccupantes et 23 disparues du pays. Au total, 13 espèces ont été désignées comme espèces disparues. À ce jour, 46 espèces sauvages ont été inscrites dans la catégorie « données insuffisantes » et 166 espèces ont été désignées comme « non en péril ». L’année en cours a été particulièrement productive pour le Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) du COSEPAC. En avril 2010, le COSEPAC a approuvé les Lignes directrices des procédures et des protocoles relatifs aux connaissances traditionnelles autochtones. Ces lignes directrices établissent des principes clairs ayant été convenus quant à la collecte de connaissances traditionnelles autochtones dans l’accomplissement de la mission du COSEPAC prescrite au paragraphe 15(2) de la LEP (voir l’annexe III du rapport ci-joint). Nous sommes reconnaissants aux aînés des collectivités et aux experts pour l’aide généreuse et l’enthousiaste qu’ils ont apportés au Sous-comité dans la préparation des protocoles sur les CTA.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Novembre 2010 (2010)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 février 2011 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 4 février 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.

Description de la résidence

  • Justification de la résidence - Benoîte de Peck (2007)

    Les plantes individuelles de la benoîte de Peck ne semblent pas utiliser un gîte semblable à celui d’un nid ou d’un terrier et ne réunissent donc pas les conditions requises pour être considérées comme ayant une résidence. Il n'y aurait donc aucune autre protection juridique que celle qui est déjà prévue par la protection de l'individu et de son habitat essentiel.