Profil d'espèce

Téphrosie de Virginie

Nom scientifique : Tephrosia virginiana
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2009
Dernière désignation du COSEPAC : En voie de disparition
Statut de la LEP : Annexe 1, En voie de disparition


Recherche avancée

Liens rapides : | Photo | Description | Répartition et population | Habitat | Biologie | Menaces | Protection | Initiatives de rétablissement | Programme national de rétablissement | Documents

Image de Téphrosie de Virginie

Téphrosie de Virginie Photo 1

Haut de la page

Description

La téphrosie de Virginie (Tephrosia virginiana) est une plante herbacée vivace de la famille des Légumineuses (Fabacées). Ses tiges sont dressées et atteignent généralement de 30 à 70 cm de hauteur, à partir d’une souche ligneuse ramifiée produisant des racines ligneuses minces et coriaces. Ses tiges, ses rameaux et ses pétioles sont densément recouverts de fins poils blanchâtres. Ses feuilles sont alternes, courtement pétiolées, composées, comportant un nombre impair de folioles disposées de manière pennée. Ses fleurs sont bicolores et ont l’aspect typique des fleurs de Légumineuses; le pétale supérieur, le plus grand, est de couleur jaune à crème, tandis que les pétales latéraux, plus petits, et les pétales inférieurs, formant la carène, sont roses à violet pâle. Les fruits sont des gousses linéaires longues de 3,5 à 5,5 cm, villeuses, aplaties, renfermant de 6 à 11 graines réniformes. (Mise à jour 2017/05/31)

Haut de la page

Répartition et population

La téphrosie de Virginie ne se rencontre que dans l’est et le centre de l’Amérique du Nord; le centre de l’aire de répartition se situe au Tennessee et au Kentucky. Vers le sud, l’espèce atteint le Texas et la Floride, vers l’ouest, le Nebraska, et vers le nord, le Minnesota. En Ontario, la téphrosie de Virginie se trouve à la limite nord de son aire mondiale et ne se rencontre que dans un petit secteur du sud de la province, sur la rive nord du lac Érié. L’aire de répartition canadienne actuelle de la téphrosie de Virginie occupe une superficie d’environ 10 km². La superficie réelle d’habitat occupée par l’espèce est d’environ 0,16 hectare, ou 0,002 km². Selon un maillage de 2 km, l’indice de la zone d’occupation est de 20 km². (Mise à jour 2017/05/31)

Haut de la page

Habitat

Dans l’ensemble de son aire de répartition, la téphrosie de Virginie se rencontre dans une gamme de chênaies, de pinèdes, de savanes à chênes, de landes à pins ainsi que dans des prairies sableuses, des dunes et des landes sableuses dégagées. En Ontario, l’espèce n’est présente que dans les dépôts de sable acide de la plaine sableuse de Norfolk, dans des parcelles reliques de savanes et de forêts claires à chêne des teinturiers. Les tendances observées semblent indiquer que l’habitat connaît des pertes dans l’ensemble de l’aire de répartition; ces réductions visent notamment les savanes à chênes de l’Ontario, une des communautés écologiques les plus menacées au Canada. (Mise à jour 2017/05/31)

Haut de la page

Biologie

La téphrosie de Virginie est une plante herbacée vivace qui fleurit et fructifie de nombreuses fois au cours de sa vie. En Ontario, la floraison a lieu de la fin juin à la fin juillet. L’espèce est capable d’autopollinisation mais semble également adaptée à la pollinisation par les abeilles. La longévité de la plante est inconnue, mais la présence de racines ligneuses et profondes semble indiquer que la plante vit longtemps. La téphrosie de Virginie est adaptée à la sécheresse et aux incendies; ses racines ligneuses et profondes sont très probablement capables de fixer l’azote. (Mise à jour 2017/05/31)

Haut de la page

Menaces

Le principal facteur limitatif affectant la téphrosie de Virginie au Canada est le manque de milieux pouvant lui servir d’habitat. Les menaces directes sont relativement mineures et comprennent le piétinement et le fauchage, dans la zone naturelle de la pointe Turkey, et l’érosion, menace plus grave, sur le cordon dunaire de Vittoria. Les menaces indirectes sont globalement plus graves et comprennent la succession végétale et l’absence de perturbation des nombreuses sous–populations. À l’heure actuelle, les espèces envahissantes constituent une menace mineure, mais elles pourraient devenir une menace plus grave à long terme. (Mise à jour 2017/05/31)

Haut de la page

Protection

Protection fédérale

L'espèces Téphrosie de Virginie est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

Haut de la page

Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la téphrosie de Virginie (Tephrosia virginiana) au Canada
État d'avancement : Versions proposées affichées dans le Registre des espèces en péril

Haut de la page

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

7 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la téphrosie de Virginie (Tephrosia virginiana) au Canada (2010)

    La téphrosie de Virginie (Tephrosia virginiana) est une plante herbacée vivace de la famille des Légumineuses (Fabacées). Ses tiges sont dressées et atteignent généralement de 30 à 70 cm de hauteur, à partir d’une souche ligneuse ramifiée produisant des racines ligneuses minces et coriaces. Ses tiges, ses rameaux et ses pétioles sont densément recouverts de fins poils blanchâtres. Ses feuilles sont alternes, courtement pétiolées, composées, comportant un nombre impair de folioles disposées de manière pennée. Ses fleurs sont bicolores et ont l’aspect typique des fleurs de Légumineuses; le pétale supérieur, le plus grand, est de couleur jaune à crème, tandis que les pétales latéraux, plus petits, et les pétales inférieurs, formant la carène, sont roses à violet pâle. Les fruits sont des gousses linéaires longues de 3,5 à 5,5 cm, villeuses, aplaties, renfermant de 6 à 11 graines réniformes.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • COSEPAC - Sommaire de l’évaluation et Rapport de situation : Téphrosie de Virginie Tephrosia virginiana (2010)

    Sommaire de l’évaluation – Novembre 2009 Nom commun Téphrosie de Virginie Nom scientifique Tephrosia virginiana Statut En voie de disparition Justification de la désignation Il s’agit d’une espèce dont l’occurrence géographique canadienne est restreinte et qui se présente sous la forme de deux populations dans des habitats restants de savanes et de forêts à chênes noirs dans le sud–ouest de l’Ontario. Ces habitats sont rares à l’échelle mondiale et comptent parmi les communautés écologiques les plus menacées du Canada. La presque totalité des individus (tout près de 600 individus) forme une seule population chevauchant deux aires protégées voisines. Cette population est menacée par la dégradation de son habitat lors des changements successionnels. La seconde population, qui se trouve sur des terres privées, est très petite et risque de disparaître en raison de l’érosion de son habitat de dunes. Répartition Ontario Historique du statut Espèce désignée « menacée » en avril 1996. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en mai 2000 et en novembre 2009. Veulliez noter que ce Rapport de situation de COSEPAC est disponible en format PDF à l'hyperlien ci-dessous. Vous devrez fournir votre adresse courriel, et par la suite, vous recevrez un courriel qui contient un hyperlien qui vous permettra de télécharger le document. Une fois votre demande traitée, votre adresse courriel ne sera pas conservée et elle sera automatiquement éliminée de notre système.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Téphrosie de Virginie (2010)

    Il s’agit d’une espèce dont l’occurrence géographique canadienne est restreinte et qui se présente sous la forme de deux populations dans des habitats restants de savanes et de forêts à chênes noirs dans le sud-ouest de l’Ontario. Ces habitats sont rares à l’échelle mondiale et comptent parmi les communautés écologiques les plus menacées du Canada. La presque totalité des individus (tout près de 600 individus) forme une seule population chevauchant deux aires protégées voisines. Cette population est menacée par la dégradation de son habitat lors des changements successionnels. La seconde population, qui se trouve sur des terres privées, est très petite et risque de disparaître en raison de l’érosion de son habitat de dunes.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de la téphrosie de Virginie (Tephrosia virginiana) au Canada (2015)

    Le ministre de l’Environnement est le ministre compétent en vertu de la LEP de la téphrosie de Virginie et a élaboré la composante fédérale (partie 1) du programme de rétablissement, conformément à l’article 37 de la LEP. L’article 44 de la LEP autorise le ministre à adopter en tout ou en partie un plan existant pour l’espèce si ce plan respecte les exigences de contenu imposées par la LEP au paragraphe 41(1) ou 41(2). Le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (maintenant connu sous le nom de ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario) a dirigé l’élaboration du Programme de rétablissement de la téphrosie de Virginie présenté en pièce jointe (partie 2), en collaboration avec Environnement Canada.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2010 (2010)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada, la fonction première du COSEPAC est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu’il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l’évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année, le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages et a revu le statut de 79 espèces (espèces, sous-espèces, populations). Lors de la réunion de novembre 2009, le COSEPAC a évalué ou revu le statut de 28 espèces sauvages. À sa réunion d’avril 2010, le Comité a évalué ou revu la classification de 51 espèces sauvages additionnelles (espèces, sous-espèces, populations). Le COSEPAC a revu la classification de 32 espèces sauvages déjà inscrites à l’annexe 1 de la LEP et leur statut a été confirmé (disparue du pays - espèce ne vivant plus à l’état sauvage au pays, mais qu’on trouve ailleurs -, en voie de disparition, menacée ou préoccupante). Les résultats de l’évaluation des espèces sauvages pour la période de déclaration 2009-2010 sont les suivants : Disparues du pays : 6 En voie de disparition : 39 Menacées : 16 Préoccupantes : 17 Données insuffisantes : 1 Le présent rapport présente au ministre le statut de 46 espèces nouvellement désignées comme disparues du pays, en voie de disparition, menacées ou préoccupantes et remplit les obligations du COSEPAC stipulées aux articles 25 et 26 de la Loi sur les espèces en péril. Un résumé complet et détaillé de l’évaluation de chaque espèce et la justification de la désignation de chacune d’entre elles se trouvent à l’annexe I du rapport. Depuis sa création, le COSEPAC a évalué 602 espèces sauvages correspondant à diverses catégories de risque, dont 262 en voie de disparition, 151 menacées, 166 préoccupantes et 23 disparues du pays. Au total, 13 espèces ont été désignées comme espèces disparues. À ce jour, 46 espèces sauvages ont été inscrites dans la catégorie « données insuffisantes » et 166 espèces ont été désignées comme « non en péril ». L’année en cours a été particulièrement productive pour le Sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) du COSEPAC. En avril 2010, le COSEPAC a approuvé les Lignes directrices des procédures et des protocoles relatifs aux connaissances traditionnelles autochtones. Ces lignes directrices établissent des principes clairs ayant été convenus quant à la collecte de connaissances traditionnelles autochtones dans l’accomplissement de la mission du COSEPAC prescrite au paragraphe 15(2) de la LEP (voir l’annexe III du rapport ci-joint). Nous sommes reconnaissants aux aînés des collectivités et aux experts pour l’aide généreuse et l’enthousiaste qu’ils ont apportés au Sous-comité dans la préparation des protocoles sur les CTA.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril Espèces terrestres - Novembre 2010 (2010)

    Dans le cadre de sa stratégie visant à protéger les espèces en péril, le gouvernement du Canada a adopté, le 5 juin 2003, la Loi sur les espèces en péril (LEP). L’annexe 1 de cette loi présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la Loi, aussi appelée « liste des espèces sauvages en péril ». Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 4 février 2011 pour les espèces faisant l'objet de consultations normales; le 4 février 2012 pour les espèces faisant l'objet de consultations prolongées.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017