Profil d'espèce

Arlequin plongeur Population de l'Est

Nom scientifique : Histrionicus histrionicus
Taxonomie : Oiseaux
Distribution : Nunavut, Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse , Terre-Neuve-et-Labrador
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2013
Dernière désignation du COSEPAC : Préoccupante
Statut de la LEP : Annexe 1, Préoccupante


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Image de Arlequin plongeur

Arlequin plongeur Photo 1

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Description

L'Arlequin plongeur est un petit canard de mer subarctique. Le mâle adulte a une tête et un cou bleus foncés, avec des taches blanches à la base du bec, sur l'oreille et sur le côté du cou, et un mince collier blanc incomplet autour du cou. Une ligne médiane noire, avec du marron de chaque côté, est située au centre de la couronne de cet oiseau. Une ligne blanche bordée de noir est située sur la poitrine de ce canard. La partie inférieure de ces ailes est brune, la partie supérieure de sa poitrine est bleue, son ventre est brun foncé, ses côtés sont marrons, ses yeux sont brun rouge, son bec est gris bleu à gris foncé, et ses pieds et pattes sont gris bleu. La femelle Arlequin est très différente du mâle. Sa tête et son cou bruns foncés ont des taches blanches derrière, sous et devant les yeux. Le reste du plumage de la femelle est brun noir, sauf les parties inférieures qui sont grises et le ventre qui est blanc. Le bec, les pieds et les pattes sont semblables à ceux du mâle, mais plus pâles et moins brillants. Le jeune Arlequin plongeur ressemble à la femelle, mais le jeune mâle commence à ressembler au mâle adulte vers la fin de l'automne de sa première année, et obtient son plumage complet au cours de l’hiver suivant.

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Répartition et population

Il existe quatre populations de l'Arlequin plongeur dans le monde, dont deux au Canada : la population de l'Ouest, le long de la côte du Pacifique, et la population de l'Est, le long de la côte de l'Atlantique. L’Arlequin plongeur de la population de l’Est se reproduit surtout dans la plus grande partie du Labrador, le long de la côte est de la baie d’Hudson et dans la péninsule Great Northern, sur l’île de Terre-Neuve. Des populations reproductrices connues sont également présentes le long de la côte nord du golfe du Saint-Laurent, en Gaspésie et dans le nord du Nouveau-Brunswick et dans le sud-est de l’île de Baffin, au Nunavut. La télémétrie par satellite et l’information fournie par le baguage montrent que le comportement migratoire de l’Arlequin plongeur varie. Bon nombre d’entre eux passent l’hiver sur les côtes orientales et méridionales de Terre-Neuve, dans le sud-est de la Nouvelle-Écosse et le sud du Nouveau-Brunswick, au Maine et en quelques endroits au sud de Cape Cod. Il est possible que de petits groupes passent l’hiver en Gaspésie et sur l’île d’Anticosti, au Québec, tandis que quelques individus hivernent plutôt sur l’Île-du-Prince-Édouard. Environ la moitié de la population hiverne en Nouvelle-Angleterre. La population hivernant dans l’est de l’Amérique du Nord, qui autrefois comprenait entre 5 000 et 10 000 individus, en comprend aujourd'hui moins de 1 500. La taille de la population semble avoir augmenté en Amérique du Nord au cours des dix dernières années pour atteindre 3 700 individus, selon les estimations, mais il y a encore moins de 2 000 Arlequins plongeurs qui passent l’hiver dans l’est du Canada.

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Habitat

L'Arlequin plongeur passe la plupart de l'année le long des côtes, mais au printemps ils vont vers l'intérieur des terres pour s'accoupler le long de cours d'eau rapides et agités. En hiver, il est souvent associé aux îles côtières, aux promontoires et aux côtes rocheuses où les vagues déferlent ce qui réduit la quantité de glace formée. Il se nourrit près des côtes ou des récifs rocheux.

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Biologie

L'Arlequin plongeur atteint la maturité sexuelle à l'âge de 2 ou 3 ans. Les nids sont généralement construits au sol sur les rives de torrents à courant rapide. Étonnamment, les deux nids localisés pour la première fois dans l’est de l’Amérique du Nord étaient situés sur des corniches d’une falaise, dont l’un à près de 20 m au-dessus de l’eau.

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Menaces

La principale cause du déclin de la population de l’Arlequin plongeur n’est pas clairement établie, mais la chasse excessive est probablement une cause importante. L'Arlequin plongeur fut chassé au point que le taux de mortalité était supérieur au taux de reproduction. Bien que la chasse soit interdite depuis quelques années, ce canard y est quand même extrêmement vulnérable, car il se nourrit près de la côte, parce qu'il n'a pas peur de l'homme et parce que les femelles et les jeunes ressemblent à certaines espèces de canard dont la chasse est permise. De plus, la contamination, la destruction et la modification de son habitat sont considérés comme étant des facteurs importants de ce déclin. Des aménagements hydroélectriques et miniers ont modifié des cours d’eau au débit autrefois rapide, et d’autres activités de l’être humain empiètent à la fois sur les aires d’hivernage et de reproduction, et sur la disponibilité de la nourriture. Les déversements de pétrole et la pollution par des hydrocarbures menacent l'habitat d'hiver de ces canards.

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Protection

Protection fédérale

De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

L’Arlequin plongeur est protégé par la Loi de 1994 sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs du gouvernement fédéral. Cette loi interdit de nuire aux adultes, aux jeunes et aux œufs, et de les tuer ou de les collectionner. L’espèce est également protégée au Nouveau-Brunswick par la Loi sur les espèces menacées d’extinction et en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador par la Endangered Species Act de ces provinces.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés à ce jour Au cours des 10 dernières années, la population d’Arlequins plongeurs s’est lentement accrue et des preuves laissent à penser que sa répartition s’étend au delà des régions de prédilection conventionnelles. Même si le nombre d’Arlequins plongeurs n’a pas encore atteint des niveaux historiques, l’espèce connaît actuellement un fort rétablissement dans la presque totalité de l’est du Canada. Résumé des activités de recherche et de suivi De nombreuses études ont été réalisées ou sont en cours de réalisation afin d’aider au rétablissement de l’Arlequin plongeur, notamment des analyses de recapture par marquage ainsi que des évaluations de l’habitat, de l’alimentation, de la génétique et des perturbations. Le baguage et la télémétrie par satellite se sont avérés utiles pour établir les modèles de mouvement des Arlequins plongeurs tout en informant les scientifiques et les biologistes sur le choix des sites pour le rassemblement, la reproduction, l’hivernage et l’habitat pour la mue. Les activités de suivi dans quatre sites importants d’hivernage ont contribué à l’acquisition de connaissances sur l’espèce et à son rétablissement. Les quatre régions principales de relevés sont les suivantes : Cape St. Mary’s (Terre-Neuve), The Wolves (Nouveau-Brunswick), Isle au Haut (Maine, États-Unis), Sachuest Point (Rhode Island, États-Unis). Ces sites ont donné un aperçu de la situation de la population d’Arlequins plongeurs et ont permis aux chercheurs de faire le suivi des changements dans la population. Les connaissances acquises grâce à ces principaux sites donnent un aperçu des besoins en matière d’intendance pour les Arlequins plongeurs, tout en contribuant à notre connaissance des besoins de cette espèce en matière d’habitat ainsi que de l’importance et de la nécessité de protéger leur habitat. Résumé des activités de rétablissement La chasse aux Arlequins plongeurs a été interdite dans les quatre provinces de l’Atlantique et au Québec en 1990. Cette interdiction a mis un terme définitif à la chasse de cette espèce dans la voie migratoire de l’Atlantique, permettant ainsi au nombre d’individus de s’accroître grâce à l’élimination des effets de cette menace. Un coordonnateur de l’intendance environnementale pour les espèces en péril collabore avec la Nation Innu, la nation Métis du Labrador et le gouvernement du Nunatsiavut. Ces coordonnateurs fournissent des renseignements sur les espèces en péril aux membres des communautés grâce à des présentations; ils agissent également à titre de personnes-ressources pour les espèces en péril dans la région. Ils représentent aussi leur communauté au sein des équipes de rétablissement afin de s’assurer que les connaissances locales et traditionnelles sont intégrées à la planification du rétablissement. Terre-Neuve-et-Labrador a été à l’origine d’importantes activités de conservation favorisant le rétablissement de l’Arlequin plongeur. Des affiches et des brochures ont été distribuées dans l’ensemble du Canada atlantique; des présentations sont données dans les écoles locales afin de conscientiser le public concernant l’Arlequin plongeur. Des panneaux d’affichage ont été installés dans les aéroports locaux partout dans la province afin de renforcer l’intendance environnementale relative à cette espèce. Grâce à des consultations et à des discussions avec les chasseurs locaux des communautés côtières partout dans l’est et le nord du Canada, des connaissances traditionnelles sur l’Arlequin plongeur ont été recueillies et par la suite utilisées pour créer des documents et des programmes indispensables au rétablissement de l’espèce. Adresses électroniques Service canadien de la faune : Région du Québecwww.qc.ec.gc.ca/faune/sauvagine/html/arlequin_plongeur.html Service canadien de la faune : Région de l’Atlantiquewww.ns.ec.gc.ca/wildlife/harlequin/index_f.html

Faune et flore du pays: Harlequin plongeur: http://www.hww.ca/hww2_f.asp?pid=1&cid=7&id=47

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Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

6 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Arlequin plongeur, Population de l'Est (2015)

    Bien que certaines augmentations des effectifs aient été enregistrées dans les parties sud de l’aire de reproduction, la taille de la population de ce canard de mer demeure relativement petite. La tendance à se rassembler en larges groupes lorsqu'en mue et dans ses aires d’hivernage marines rend l’espèce vulnérable à des catastrophes, comme les déversements de pétrole. De telles menaces sont importantes et probablement en augmentation, et elles sont d’une importance particulière pour les populations d’espèces longévives telles que ce canard de mer, populations qui peuvent être lentes à se rétablir. Sa population semble également dépendre d’efforts de gestion continus, particulièrement les mesures relatives aux restrictions de la chasse.

Plans d'actions

  • Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada du Gros–Morne (2016)

    Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada du Gros–Morne est un plan d’action relatif à la LEP (art. 47 de la LEP) pour les espèces suivantes : pluvier siffleur (sous-espèce melodus), martre d’Amérique (population de Terre-Neuve) et bec-croisé des sapins (sous-espèce percna). Le plan porte aussi sur les mesures de surveillance et de gestion de onze autres espèces préoccupantes sur le plan de la conservation qui se trouvent périodiquement dans le parc. Ce plan n’est applicable que dans les terres et les eaux situées à l’intérieur des limites du parc national du Gors–Morne.

Plans de gestion

  • Plan de gestion de l’Arlequin plongeur (Histrionicus histrionicus), population de l’Est, au Canada atlantique et au Québec (2007)

    L’Arlequin plongeur est un oiseau migrateur protégé par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, et la gestion de cette espèce relève de la compétence du gouvernement fédéral. En vertu de l’article 65 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), le ministre compétent est tenu d’élaborer un plan de gestion pour chaque espèce sauvage inscrite comme espèce préoccupante. L’Arlequin plongeur s’est vu attribuer ce statut en mai 2001. Le Service canadien de la faune, Région de l’Atlantique, Environnement Canada, a dirigé l’élaboration du présent plan. Toutes les compétences responsables ont révisé et approuvé le plan. Il satisfait aux exigences de la LEP du point de vue du contenu et du processus (articles 68 à 70).

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2013-2014 (2014)

    En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), la mission première du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est « d’évaluer la situation de toute espèce sauvage qu'il estime en péril ainsi que, dans le cadre de l'évaluation, de signaler les menaces réelles ou potentielles à son égard ». Au cours de la dernière année (octobre 2013 à septembre 2014), le COSEPAC a tenu deux réunions d’évaluation des espèces sauvages, la première du 24 au 29 novembre 2013, et la deuxième, du 27 avril au 2 mai 2014. Durant la période de déclaration en cours, le COSEPAC a évalué la situation ou revu la classification de 56 espèces sauvages. Disparues : 0 Disparues du pays : 0 En voie de disparition : 23 Menacées : 12 Préoccupantes : 20 Données insuffisantes : 0 Non en péril : 1 Total : 56 Sur les 56 espèces sauvages examinées, le COSEPAC a révisé la classification de 40 espèces dont la situation avait déjà été évaluée. La révision de la classification de 25 de ces espèces a confirmé que leur statut n’avait pas changé par rapport à celui qui leur avait été attribué lors de l’évaluation précédente.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : espèces terrestres - Janvier 2015 (2015)

    Le gouvernement du Canada est voué à prévenir la disparition des espèces sauvages en péril de nos territoires. Dans le cadre de sa stratégie visant à honorer cet engagement, le gouvernement du Canada a adopté la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003. L'annexe 1 de la Loi, qui présente la liste des espèces qui sont protégées en vertu de la LEP, est aussi appelée la « Liste des espèces en péril ». Les espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées qui figurent à l'annexe 1 bénéficient de la protection conférée par les interdictions et d’exigences en matière de la planification du rétablissement prévues à la LEP. Les espèces préoccupantes bénéficient d’exigences en matière de planification de la gestion. L'annexe 1 contenait initialement 233 espèces sauvages en péril et, maintenant, 521 espèces forment la liste. Veuillez envoyer vos commentaires au plus tard : le 15 avril 2015 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations régulières; et le 15 octobre 2015 pour les espèces terrestres faisant l'objet de consultations prolongées.Pour obtenir une description des processus de consultation auxquels ces espèces seront soumises, veuillez consulter le site Web suivant : Registre public des espèces en péril