Profil d'espèce

Tradescantie de l'Ouest

Nom scientifique : Tradescantia occidentalis
Autres noms/noms précédents : Tradescantie occidentale
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Alberta, Saskatchewan, Manitoba
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2002
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Annexe 1, Menacée


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Image de Tradescantie de l'Ouest

Tradescantie de l'Ouest Photo 1

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Description

La tradescantie de l'Ouest est une plante vivace qui croît sur les dunes. Sa tige droite et mince atteint 5 à 60 cm de hauteur. Ses feuilles, de 10 à 30 cm de longueur, ressemblent à des feuilles de graminées; elles sont marquées de veines violettes saillantes et sont pliées dans le sens de la longueur. Les fleurs ont trois pétales de 10 à 15 cm de longueur, légèrement pointus à l’apex. En général, les pétales sont bleu foncé, mais il arrive qu’ils soient blancs ou roses. Les fleurs sont disposées en grappes, mais une seule ouvre chaque jour et ne dure que quelques heures. Une capsule à texture de papier et de forme oblongue renferme de 1 à 6 graines grises de 2 à 5 mm de longueur. Le nom commun anglais de la plante vient de la substance gélatineuse que les tiges sécrètent lorsqu’elles sont brisées. Il est possible d’étirer cette substance en longs filaments qui ressemblent à ceux d’une toile d’araignée lorsqu’ils durcissent.

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Répartition et population

La tradescantie de l'Ouest pousse dans le centre des États-Unis, du Texas, du Nouveau Mexique et de l’Arizona au sud, jusqu’au Montana et au Dakota du Nord et au Dakota du Sud, dans le nord. Au Canada, ou se trouve la limite nord de son aire de répartition, elle ne pousse que dans quatre localités du sud des Prairies : les dunes du lac Pakowki, le sud-est de l’Alberta, le parc provincial Douglas, en Saskatchewan, et les dunes Lauder et Routledge, dans le sud-ouest du Manitoba. Les deux stations du Manitoba sont reliées à la l’aire principale de l’espèce, aux États-Unis. Selon des relevés effectués de 1996 à 2002, la population de tradescanties de l’Ouest oscille au Canada entre 15 000 et 55 000 plantes environ, la majorité poussant dans les deux localités du Manitoba. En 2001, année où les précipitations ont été faibles, il n’y avait que sept plantes dans la station de l’Alberta; en 2002, les conditions étant plus favorables, on y a dénombré 7 450 plantes.

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Habitat

La tradescantie de l’Ouest pousse sur les cordons dunaires en partie stabilisés, en général sur les crêtes et les pentes abruptes orientées au sud. Elle est d’habitude associée aux zones de dunes actives et instables, où la végétation est relativement clairsemée. Au Manitoba, il s’avère que l’espèce pousse aussi dans les prés et à l’ombre, en particulier dans les régions pâturées. Une humidité supérieure à la moyenne en été fait augmenter la taille des populations et la durée de la période de floraison. Les tiges aériennes ont besoin d’une couche de neige protectrice pour survivre à l’hiver.

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Biologie

Les fleurs de la tradescantie de l’Ouest ouvrent à la fin juin ou au début juillet et sont pollinisées par des insectes, en général des halicites. Les gousses s’ouvrent trois semaines environ après la floraison et libèrent de une à six graines. Ces graines tombent en général assez près de la plante, de sorte que l’espèce pousse d’habitude en touffes. Elle peut également se multiplier de façon végétative, par des racines qui croissent sur la tige. Après la floraison, les parties aériennes de la plante se dessèchent et de nouvelles pousses croissent depuis la base de la tige. Une bonne partie de cette nouvelle végétation survit à l’hiver et recommence à pousser le printemps suivant. La tradescantie de l’Ouest ne peut pas vraiment être confondue avec beaucoup d’autres plantes, étant donné qu’aucun autre membre de cette famille (les Commelinacées) n’est indigène de l’Ouest du Canada. Certains de ses proches parents sont cultivés comme plantes d’ornement, mais s’échappent rarement des jardins.

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Menaces

La perte de l’habitat est la principale cause du déclin des populations de tradescanties de l’Ouest. La transformation des prairies indigènes en terres agricoles a grandement rétréci l’habitat convenant à l’espèce. L’exploration et l’extraction pétrolières au Manitoba menacent aussi de faire disparaître la plus grande population existant au Canada. L'euphorbe ésule (Euphorbia esula), une mauvaise herbe exotique, se répand très rapidement et forme des bosquets denses d’où les autres plantes sont exclues. L’excès de végétation fait de l’ombre sur les dunes et en stabilise les pentes, créant ainsi un habitat qui ne convient pas à la tradescantie de l’Ouest. Le broutage intense par le bétail peut menacer gravement les populations de tradescanties de l’Ouest; par contre, un broutage léger ou modéré empêche la végétation d’empiéter sur les dunes actives et contribue ainsi à maintenir cet habitat.

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Tradescantie de l'Ouest est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

La tradescantie de l’Ouest est inscrite parmi les « espèces menacées » en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition du Manitoba. Il est illégal de tuer, de blesser, de posséder, de déranger ou d’importuner une espèce inscrite au Manitoba ou d’endommager son habitat. Il est possible de protéger les végétaux sous la Alberta Wildlife Act, cependant aucune désignation n’a encore été faite en vertu de cette loi. En Saskatchewan, la tradescantie de l’Ouest est désignée « menacée » (endangered) en vertu de la loi sur la faune de la province, qui la protège contre les perturbations, la cueillette, la récolte, la destruction ou l’exportation.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la tradescantie de l'Ouest (Tradescantia occidentalis) au Canada
État d'avancement : Versions finales affichées dans le Registre des espèces en péril

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Équipe de rétablissement

Équipe de rétablissement des plantes en péril des Prairies

  • Candace Neufeld - Président/Contact - Environnement Canada
    Tél. : 306-975-4101  Envoyer un courriel

Équipe de rétablissement du Tradescantie de l'Ouest - Alberta

  • Joel Nicholson - Président/Contact - Gouv. de l'Alberta
    Tél. : 403-528-5202  Téléc. : 403-362-5212  Envoyer un courriel

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présentL’objectif principal de l’Équipe de rétablissement des plantes en péril dans les Prairies canadiennes consiste à recenser et à effectuer le suivi de l’espèce ainsi qu’à recueillir des renseignements sur son habitat et des données démographiques afin de mieux comprendre les associations d’habitat, la répartition et les menaces au Canada.Résumé des activités de recherche et de surveillance Les populations existantes sont recensées pendant la période de floraison. L’habitat similaire et les aires environnant les populations de tradescanties de l’Ouest sont également surveillées afin de détecter toute autre population.En 2002 et en 2004, on a récolté des semences des populations du Manitoba et de l’Alberta. Une étude portant sur la longévité, la germination et la propagation des graines sera menée.Au cours de l’été 2005, des chercheurs de l’Administration du rétablissement agricole des Prairies d’Agriculture et Agroalimentaire Canada ont examiné les répercussions du broutage par le mouton sur la tradescantie de l’Ouest, les effets de l’euphorbe ésule, une plante envahissante, ainsi que la lutte éventuelle contre celle-ci.On mène également des études sur la diversité génétique à l’intérieur des populations canadiennes de tradescanties de l’Ouest et entre celles-ci.Résumé des activités de rétablissement Des accords d’intendance volontaires avec les propriétaires fonciers ruraux ont été signés afin de préserver l’habitat de cette plante rare. Les propriétaires fonciers ont convenu qu’ils ne cultiveraient pas la terre ni ne perturberaient excessivement les espèces de plantes rares résidantes. La sensibilisation des propriétaires fonciers a été réalisée dans le cadre du Rare Plant Rescue Program de Nature Saskatchewan, au moyen, entre autres, de son bulletin Stewards of Saskatchewan, publié en 2002. Le bulletin comprend de l’information sur l’intendance, les espèces en péril et la biodiversité. D’autres activités d’information et de sensibilisation, notamment des démonstrations dans le cadre d’expositions commerciales, de foires régionales et d’autres événements, sont organisées. Des méthodes de lutte biologique contre l’euphorbe ésule sont mises en place afin d’améliorer l’habitat de la tradescantie de l’Ouest à la Base des Forces canadiennes Shilo. Un plan de rétablissement de la tradescantie de l’Ouest en Alberta a été récemment approuvé. Il s’agit de la deuxième année de mise en œuvre du plan dans la province. Adresses électroniques Nature Saskatchewan :www.naturesask.ca Saskatchewan Environment : Tradescantie de l’Ouest :www.se.gov.sk.ca/ecosystem/speciesatrisk/westernspiderwort.htm Espèces à risque du Manitoba :www.gov.mb.ca/conservation/wildlife/managing/pdf/western_spiderwort_fr.pdf Espèces en péril de l’Alberta :www.srd.gov.ab.ca/fw/speciesatrisk/recovery_teams.htmlwww.srd.gov.ab.ca/fw/speciesatrisk/ Espèces en péril d’Environnement Canada :www.especesenperil.gc.cawww.registrelep.gc.ca/default_f.cfm

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

8 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

Énoncés de réaction

  • Énoncés de réaction - Tradescantie de l'Ouest (2004)

    Un énoncé de réaction est un document de communication qui identifie la façon dont le Ministre de l'environnement a l'intention de répondre à l'évaluation d'une espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Ce document est un point de départ au processus de listage et de rétablissement pour les espèces identifiées comme étant en péril, il fournit aussi des échéanciers dans la mesure du possible.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de la tradescantie de l'Ouest (Tradescantia occidentalis) au Canada (2013)

    La tradescantie de l’Ouest est une plante vivace aux fleurs violettes à trois pétales et aux feuilles de graminées. Elle est désignée comme espèce menacée en vertu de l’Annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Le ministre de l’Environnement est le ministre compétent pour le rétablissement de la tradescantie de l’Ouest et a élaboré ce programme, conformément à l’article 37 de la LEP. Ce programme a été préparé en collaboration avec : 1) les compétences provinciales dans lesquelles l’espèce est présente – la Saskatchewan, l’Alberta et le Manitoba; 2) les intervenants de l’industrie – l’Association canadienne des éleveurs de bovins; 3) les gestionnaires des terres fédérales – Agriculture et Agroalimentaire Canada – Direction générale des services agroenvironnementaux (anciennement connue sous le nom de « Administration du rétablissement agricole des Prairies »).

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluation faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (2004)

    Par le décret, la gouverneure en conseil accuse réception des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    L'annexe 1, la Liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP), est modifiée par décret du gouverneur en conseil, à la suite de la recommandation du ministre de l'Environnement, par l'ajout de 73 espèces. Ce décret est fondé sur des évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et suit les consultations avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones, les intervenants et le public, ainsi que l'analyse des coûts et des avantages pour les Canadiennes et les Canadiens.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2003 (2003)

    Rapport annuel de mai 2003 au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : mars 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.