Profil d'espèce

Bartonie paniculée

Nom scientifique : Bartonia paniculata ssp. paniculata
Autres noms/noms précédents : Bartonia paniculata
Taxonomie : Plantes vasculaires
Distribution : Ontario
Dernière évaluation du COSEPAC : novembre 2003
Dernière désignation du COSEPAC : Menacée
Statut de la LEP : Annexe 1, Menacée


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Image de Bartonie paniculée

Bartonie paniculée Photo 1

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Description

La bartonie paniculée (Bartonia paniculata ssp. paniculata) est une plante herbacée annuelle de 1 à 4 dm de hauteur, à tige verte ou violette anguleuse et parfois volubile. Comme elle pousse souvent enfouie dans la sphaigne, cette plante a généralement l’air beaucoup plus courte qu’elle ne l’est en réalité. Les feuilles sont réduites à d’infimes écailles essentiellement alternes. L’inflorescence consiste habituellement en une panicule de petites fleurs blanches quadrilobées, nombreuses ou non, poussant sur des ramifications divergentes ou ascendantes incurvées. La capsule, longue en moyenne de 4,2 mm, s’amincit en une pointe émoussée; elle contient de 1 000 à 1 500 graines mesurant en moyenne 0,19 mm de longueur sur 0,12 mm de largeur. Compte tenu de la taille fortement réduite de ses feuilles et, donc, de sa capacité photosynthétique limitée, la bartonie paniculée pourrait être hétérotrophe, c’est-à-dire dépendre directement ou indirectement des champignons du sol pour combler ses besoins nutritifs. La sous-espèce apparentée iodandra pousse au Canada atlantique, mais ne soulève pas globalement de crainte quant à sa conservation dans la région. (Mise à jour 2017/05/23)

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Répartition et population

Aux États-Unis, la bartonie paniculée a une vaste aire de répartition qui s’étend de la Nouvelle-Angleterre jusqu’à la Louisiane et au Texas, au sud. Au Canada, elle ne pousse que dans le centre-sud de l’Ontario. On compte actuellement au Canada six populations de bartonie paniculée. Quatre sites ont été reconfirmés en 2002 : le site 3, avec 20 individus (78 en 1991); le site 4, avec 122 individus (12 en 1990); le site 5, avec 52 individus (plus de 200 en 1997); le site 6, avec 19 individus (30 en 1979). Une cinquième population se trouve sur une terre de la Couronne (site 7), dans un lieu isolé, sur la rive de la baie Georgienne. Cette population n’a fait l’objet d’aucune visite depuis 1977, année où on y a recensé de 20 à 30 individus, mais on présume qu’elle existe encore. Une sixième population (site 1), où on avait dénombré de 10 à 20 individus, n’a pas été visitée depuis 1983, mais on présume également qu’elle existe toujours. La population du site 2, confirmé en 1991, comptait 16 individus; cependant, comme on n’a pu y retrouver l’espèce en 2002, elle pourrait avoir disparu. Plus récemment, on a recensé 213 individus de l’espèce, mais l’effectif total pourrait dépasser les 500 individus. Comme la bartonie paniculée est une petite annuelle difficile à repérer, il est impossible d’affirmer avec certitude si ses effectifs augmentent ou diminuent dans la plupart des localités.(Mise à jour 2017/05/23)

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Habitat

L’habitat de la bartonie paniculée est la tourbière ombrotrophe ou minérotrophe à graminoïdes (végétation de type graminée) ou à couvert arbustif bas, parsemée de mélèzes et d’épinettes noires. Le substrat est composé de tourbe. La température du lieu peut être inférieure à la normale en raison de la nature saturée de la tourbe et de la proximité de la baie Georgienne. (Mise à jour 2017/05/23)

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Biologie

Espèce annuelle, peut-être hétérotrophe, la bartonie paniculée ne se reproduit que par ses graines. On ne connaît ni l’importance du réservoir de graines ni les conditions qui sont nécessaires à la germination. (Mise à jour 2017/05/23)

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Menaces

Le type de tourbière ombrotrophe ou minérotrophe dégagée où pousse la bartonie paniculée est répandu dans le centre-sud de l’Ontario, et d’autres endroits pourraient abriter des populations de cette espèce. Toutefois, lorsqu’on prospecte les milieux susceptibles de convenir à cette plante dans son aire de répartition connue en Ontario, il est rare qu’on la découvre. Les espèces de la flore de la plaine côtière de l’Atlantique, à laquelle appartient apparemment la bartonie paniculée, sont généralement confinées à une zone plutôt restreinte du centre-sud de l’Ontario. Aucune menace imminente ne pèserait sur l’espèce, mais les zones périphériques de deux sites sont peu à peu envahis par un arbuste envahissant, le nerprun bourdaine (Rhamnus frangula). L’expansion soutenue de cet arbuste pourrait menacer la bartonie paniculée dans ces localités. Une autre population, dont l’existence n’a pu être confirmée en 2002 et qui pourrait avoir disparu, se trouve près d’un remblai de chemin de fer. Si ce remblai venait à être élargi, le site pourrait disparaître. (Mise à jour 2017/05/23)

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Protection

Protection fédérale

L'espèces Bartonie paniculée est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris sur la façon dont elle protège les espèces individuelles, sont disponibles dans le document Loi sur les espèces en péril : un guide.

Protection provinciale et territoriale

Pour savoir si cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites web des provinces et territoires.

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Initiatives de rétablissement

État d'avancement de la planification du rétablissement

Programmes de rétablissement :

Nom : Programme de rétablissement de la bartonie paniculée (Bartonia paniculata ssp. paniculata) au Canada
État d'avancement : Versions proposées affichées dans le Registre des espèces en péril

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Progrès et activités de rétablissement

Résumé des progrès réalisés jusqu’à présent En 2003, un total de 213 plants ont été trouvés à 7 endroits dans le sud de l’Ontario. Ce total est incertain, parce qu’aucune recherche détaillée n’a été menée dans la plupart des sites connus et que la plante passe très facilement inaperçue. En 2005, 530 tiges de floraison et de fructification ont été trouvées, ce qui représente une augmentation de 67 p. 100 comparativement aux résultats du relevé de 2002, au cours duquel les sites n’avaient pas fait l’objet d’un inventaire. Résumé des activités de recherche et de surveillance En 2005, Parcs Ontario, Zone centrale, et le ministère des Richesses naturelles du district de Parry Sound ont embauché un consultant chargé de faire l’inventaire de toutes les populations de bartonies paniculées en Ontario. Les sept sites connus ont fait l’objet d’un inventaire et dans tous ces sites des plants s’y trouvaient. Il existe maintenant de l’information complète sur la situation actuelle de toutes les populations connues. Adresses électroniques Mise à jour, Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la bartonie paniculée au Canada ? Mise à jour : www.registrelep.gc.ca/virtual_sara/files/cosewic/sr_branched_bartonia_f.pdf Biodiversité de l’Ontario : Espèces en péril :www.rom.on.ca/ontario/risk.php?doc_type=fact&lang=&id=29 (en anglais seulement) Espèces en péril au Canada :www.canadianbiodiversity.mcgill.ca/english/species/endangered/endangeredpages/bar_pan.htm (en anglais seulement)

Documents

REMARQUE : Ce ne sont pas tous les rapports du COSEPAC qui sont actuellement disponibles dans le Registre public des espèces en péril. La plupart des rapports qui ne sont pas encore disponibles sont des rapports de situation pour des espèces évaluées par le COSEPAC avant mai 2002. Parmi les autres rapports du COSEPAC qui ne peuvent être consultés pour le moment, il y a ceux sur les espèces qui sont évaluées comme espèces disparues, espèces non en péril ou pour lesquelles des données sont insuffisantes. Dans l’intervalle, ils sont disponibles sur demande auprès du Secrétariat du COSEPAC.

9 enregistrement(s) trouvé(s).

Rapports de situation du COSEPAC

  • Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la situation de la bartonie paniculée (Bartonia paniculata ssp. paniculata) au Canada – Mise à jour (2003)

    La bartonie paniculée (Bartonia paniculata ssp. paniculata) est une plante herbacée annuelle de 1 à 4 dm de hauteur, à tige verte ou violette anguleuse et parfois volubile. Comme elle pousse souvent enfouie dans la sphaigne, cette plante a généralement l'air beaucoup plus courte qu'elle ne l'est en réalité. Les feuilles sont réduites à d'infimes écailles essentiellement alternes. L'inflorescence consiste habituellement en une panicule de petites fleurs blanches quadrilobées, nombreuses ou non, poussant sur des ramifications divergentes ou ascendantes incurvées. La capsule, longue en moyenne de 4,2 mm, s'amincit en une pointe émoussée; elle contient de 1 000 à 1 500 graines mesurant en moyenne 0,19 mm de longueur sur 0,12 mm de largeur. Compte tenu de la taille fortement réduite de ses feuilles et, donc, de sa capacité photosynthétique limitée, la bartonie paniculée pourrait être hétérotrophe, c'est-à-dire dépendre directement ou indirectement des champignons du sol pour combler ses besoins nutritifs. La sous-espèce apparentée iodandra pousse au Canada atlantique, mais ne soulève pas globalement de crainte quant à sa conservation dans la région.

Sommaire de l'évaluation du COSEPAC

  • Sommaire de l'évaluation du COSEPAC - Bartonie paniculée (2003)

    Espèce désignée « préoccupante » en avril 1992. Réexamen du statut : l'espèce a été reclassifiée dans la catégorie de risque plus élevé « menacée » en novembre 2003. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.

Énoncés de réaction

  • Énoncé de réaction - Bartonie paniculée (paniculata) (2004)

    Espèce annuelle cryptique des terres humides ayant des affinités avec la plaine côtière de l'Atlantique, dont la répartition géographique et écologique est fortement limitée, et qui n'est présente que dans six ou sept sites connus. Les populations de l'Ontario sont distantes d'environ 600 km de l'aire de répartition principale de l'espèce, et il y a peu de chance d'une immigration de source externe. À deux des emplacements, le plus grand risque éventuel provient du nerprun bourdaine, un arbuste envahissant.

Programmes de rétablissement

  • Programme de rétablissement de la bartonie paniculée (Bartonia paniculata ssp. paniculata) au Canada (2016)

    La ministre de l’Environnement et du Changement climatique est la ministre compétente en vertu de la LEP de la bartonie paniculée et a élaboré ce programme de rétablissement, conformément à l’article 37 de la LEP. Dans la mesure du possible, le programme de rétablissement a été préparé en collaboration avec la province de l’Ontario (ministère des Richesses naturelles et des Forêts).

Décrets

  • Décret accusant réception des évaluations faites conformément au paragraphe 23(1) de la Loi (2004)

    Le décret accuse réception par la gouverneure en conseil des évaluations de la situation d'espèces sauvages effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) conformément au paragraphe 23(1) de la Loi sur les espèces en péril (LEP). La LEP vise à prévenir la disparition - de la planète ou du Canada seulement - des espèces sauvages, à permettre le rétablissement de celles qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et à favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées.
  • Décret modifiant les annexes 1 à 3 de la Loi sur les espèces en péril (2005)

    Conformément à l'article 27 de la Loi sur les espèces en péril (LEP), le ministre de l'Environnement recommande que 43 espèces soient ajoutées à l'annexe 1, soit la Liste des espèces en péril. Cette recommandation est fondée sur les évaluations scientifiques effectuées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) et sur les consultations avec des gouvernements, des peuples autochtones, des conseils de gestion des ressources fauniques, des intervenants et le public canadien.

Rapports annuels du COSEPAC

  • Rapport annuel du COSEPAC - 2004 (2004)

    Le rapport annuel de 2004 présenté au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP) par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Documents de consultation

  • Consultation sur la modification de la liste des espèces de la Loi sur les espèces en péril : novembre 2004 (2004)

    Le gouvernement du Canada a promulgué la Loi sur les espèces en péril (LEP), le 5 juin 2003 dans le cadre de sa stratégie sur les espèces en péril. L'annexe 1 de cette loi, appelée ici « liste de la LEP », énumère les espèces qui sont protégées en vertu de la loi. Les Canadiens sont invités à exprimer leur opinion concernant l'inscription à la liste de la LEP de toutes les espèces incluses dans ce document ou de certaines d'entre elles.

Plans d'affichage des documents de rétablissement

  • Plan d’affichage des documents de rétablissement sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada (2016)

    Le plan d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion sur trois ans d’Environnement et Changement climatique Canada identifie les espèces pour lesquelles des documents de rétablissement seront publiés à chaque exercice à partir de 2014-2015. La publication de ce plan sur trois ans dans le registre public des espèces en péril a pour but d’assurer la transparence à l’égard des partenaires, des intervenants et du public à propos des intentions d’Environnement et Changement climatique Canada en matière d’élaboration et d’affichage des propositions de programmes de rétablissement et de plans de gestion. Cependant, le nombre de documents et les espèces qui sont publiés pour une année donnée peuvent varier légèrement selon les circonstances. Dernière mise à jour, le 31 mars 2017